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Fondations de l'Initiation


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173 réponses dans ce topic

#151 oriflamme

oriflamme

    Chercheur

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Posté 26 septembre 2005 à 09:06

Contradiction Exos: on ne peut pas purifier notre face sombre..C'est comme si vous essayez de purifier les nuages pour qu'ils deviennent le soleil..
  Par contre, cette face sombre, c'est l'énergie même du soleil mais cristallisée d'une certaine façon et qu'il faut dissoudre pour en libérer l'énergie, comme vous l'avez dit en d'autres termes..
  Le problème qui survient ensuite, c'est que lorsque vous croyez à ce processus, vous vous recristallisez un gros ego....et tout est à recommencer.. :ange:

#152 exos

exos
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Posté 26 septembre 2005 à 10:13

oriflamme, le Lundi 26 Septembre 2005, 09:08, dit :

Contradiction Exos: on ne peut pas purifier notre face sombre..C'est comme si vous essayez de purifier les nuages pour qu'ils deviennent le soleil..
  Par contre, cette face sombre, c'est l'énergie même du soleil mais cristallisée d'une certaine façon et qu'il faut dissoudre pour en libérer l'énergie, comme vous l'avez dit en d'autres termes..
  Le problème qui survient ensuite, c'est que lorsque vous croyez à ce processus, vous vous recristallisez un gros ego....et tout est à recommencer.. :ange:
et non
la face sombre et representée ( comme dans le tarot)
par lucifer
le porteur de lumiere dans le noir
c'est a dire que meme au plus profond du noir
y a une etincelle de lumiere


apres ton imaginaire et une idée fixe te fait croire que
alors crois que

il y a pas de probleme apres puisque tu brules de la tete au pied
c'est l'union de l'ame et de Dieu

la montée du carmel
la vive flamme d'amour
la nuit obscur


jean de la croix explique bien l'union de l'ame et de Dieu

tiens t'as de quoi lire la t'en as au moins pour plusieurs semaines


http://perso.wanadoo...it_obscure.html


ah oui le jour ou Dieu n'est plus avec toi il te reste son Amour

quand a l'ego il a brulé dans le feu purificateur
il faut bien qu'il y est quelqu'un qui aille ou naissent les pensées
et te mene ou tu ne saurais aller :o

#153 pop-corn

pop-corn

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  • Bannis
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Posté 26 septembre 2005 à 11:01

je pige rien a tout ce que vous dite, mais j'irai voir le lien exos .

je dit peut être une connerie , mais je pense que l'endroit ideal est celui ou il n'y a plus d'enjeu

le seul adversaire est le doute pour être cet foi absolue
s'est marrant il y a comme une synthese de la trinité
l'absolu  
la foi
Et le doute ,seul endroit ou il y a la dualité des hommes

j'espere que marek ne m'enverra pas le caducé dans le trongnon

Ce message a été modifié par pop-corn - 26 septembre 2005 à 12:00.

La illaha illa Allah

#154 pop-corn

pop-corn

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  • Bannis
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Posté 27 septembre 2005 à 19:31

Les dualités

Une pile est munie d’un pôle dit « positif » et d’un pôle « négatif ». Ces polarités font intrinsèquement partie de la pile et c’est même ce qui en assure son fonctionnement. C’est ce qui permet à l’énergie électrique de circuler à travers elle en toute sécurité. Il en va de même pour tous les humains et la planète toute entière. Nos corps demeurent polarisés. Les Pôles Nord/Sud, Négatif/Positif, Noirceur/Lumière sont comme les côtés d’une même médaille. Il ne s’agit pas de dualité, mais de complémentarité. Ils ne peuvent exister les uns sans les autres.
C’est ce qui permet les échanges d’énergie, l’harmonisation  
Alors, imaginons un instant qu’une pile se rebelle. Qu’un beau matin, le côté positif se lève en affirmant que « Seul le côté positif est important et le négatif ne vaut rien ! Il faut se débarrasser du négatif ! ». Qu’arrivera-t-il à cette pile ? Tout simplement, elle cessera de fonctionner. Les deux pôles sont nécessaires à son équilibre. Nier le négatif, c’est courir tout droit à sa perte car, en réalité, si le pôle positif « donne » de l’énergie, le pôle négatif en « reçoit ». Les deux ensembles permettent que l’énergie circule. S’il n’y a plus de négatif, le positif ne peut plus donner ou, s’il continue à donner, il se vide totalement de toute substance. S’il n’existe qu’un pôle négatif, cette partie qui « va chercher » et « emmagasine » l’énergie, il y aura risque de « surcharge interne » du circuit, ce qui pourrait causer une « explosion » dans le cas d’une pile alcaline… tout comme dans le corps humain, bien entendu !

Voyons ce qui se passe partout dans le monde.
Qui a tort et qui a raison ? En fait, ni les uns, ni les autres, ne sont dans l’équilibre. Nul ne peut prétendre vivre dans l’harmonie tant qu’un pôle prend le dessus sur l’autre. Oh, bien entendu, vous pouvez continuer d’entretenir l’illusion d’une lutte à finir. Que le « BIEN » doit absolument vaincre le « MAL ».

Il en va de même encore aujourd’hui pour chaque conflit dans lequel nous pataugeons. Avec nos voisins, nos collègues, les membres de notre famille : « J’ai raison, il a tort ! Je suis Lumière, donc l’autre est nécessairement noirceur » Tous se disent la même chose. Chacun cherche à l’emporter sur l’autre plutôt que de respecter ses opinions et ses choix qui semblent différents, mais qui sont en réalité COMPLÉMENTAIRES aux nôtres! À défaut d’un équilibre individuel permanant, l’inconscient collectif recrée la polarité entre les membres d’une même famille, d’un même quartier, voire même de nations entières. C’est une question universelle de survie qui se joue à l’intérieur de tout système vivant et s'est notre propre liberation .

Soyons  dans l’équilibre dans toutes les sphères de notre vie et nous n’aurons plus à « subir » le contrecoup du « rebalancement » de nos polarités internes.

Il en va de même de par tout l’univers. Se  rebeller contre les mouvements « négatifs » à l’extérieur comme à l’intérieur de nous-même, chercher à devenir « Lumière » à tout prix.
Ne semble pas la  bonne solution  L’idéal serait d’être centré, aligné en créant l’harmonie entre les deux pôles. Blanc/noir, lumière/noirceur, bien/mal, ce ne sont pas des dualités, mais bien les deux côtés d’une même médaille.

Notre ultime défi : rester en équilibre au milieu, comme sur la tranche d’une pièce de monnaie. Afin de ne plus nier les parties de nous qui ont besoin de « recevoir » autant que de « donner ». Afin de ne plus recréer, ni en nous, ni autour de nous, les éternels enjeux et luttes de pouvoir. Mais plutôt demeurer en retrait, témoin imperturbable, jouissant de la sagesse de celui qui SAIT que tout est temporaire, tout est illusion, et seule l’attitude compte. C’est notre attitude et nos pensées qui créent le monde qui nous entoure. Nous avons  le choix entre « subir » et « lutter », ou demeurer calme et serein à chaque instant.

Le combat noirceur/lumière, c’est d’abord et avant tout en nous même qu’il se joue il nous suffit de fusionner dans l’Amour avec ceux qui nous « dérangent » ou nous « opposent » pour que tout rentre dans l’ordre.

Leur envoyer de la « Lumière » c’est croire qu’ils sont dans la « noirceur ». Ceux-ci pourraient être entrain de penser la même chose de vous. Plutôt, demandons nous en quoi ils nous sont « complémentaires » et accueillons  la partie de nous qu’ils représentent : celle qui aspire à être reconnue, rééquilibrée et harmonisée en nous-même.

La Quintessence, la fusion avec le plan divin ne se joue pas dans la « Luminosité », mais bien dans l’AMOUR ! Être centré n’est pas être « lumineux », mais bien « harmonieux », empreint d’AMOUR pour tout ce qui vit, semblable ou différent à nous. nous faisons  UN avec l’univers tout entier.

Considérons  les parties au-dedans de nous non plus comme des dualités, ou une lutte à finir, mais bien comme une complémentarité et un équilibre à maintenir….
La illaha illa Allah

#155 aiguillonmagique

aiguillonmagique

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Posté 27 septembre 2005 à 19:39

Pop Corn. C'est bien. Mais je préfère quand c'est raconté par toi. Donc c'est un peu mal. Je positive en négatif. :cogite:

#156 pop-corn

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    Chercheur de lumière

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Posté 27 septembre 2005 à 20:38

s'est tres delicat comme sujet , en plus je devais le poster dans l'arche d'alliance et je me suis gouré , mon bas débit bug tout le temps et je vais de ce fait trop vite.
et ses deux sujets me confondent
les dualités est un sujet qu'il faut approfondir et je ne peut que m'inspirer sur des textes des autres apres depouillement de type new age .

je dis delicat comme sujet car il semblerait qu'il y a des façons de faire au lecture des posts de marek qui nous mettent droit dans le mur et je vais en aveugle .
donc lourde responsabilité pour ne pas être en contradiction de plus experimenté avec des references.marek sur un post dit qu'il a connu plusieur cas personnel de retour a la source

pour mon pitch perso
Il s'agit de saint george et de saint michel , les rassembler pour arriver au janus

mes déductions  
les dualités nous sont propre par mecanisme comme si nous fonctionnons par défaut ou programme , on ne peut lutter contre , car on ne fait qu'accentueer ses propres oppositions, les transcender devrait  nous restituer une complementarité total de ce qui nous semble être des energies contraire et l'amour de la difference de l'autre et de l'acceptation  de ses propres contradictions en s'aimant soi même

a la limite par défaut de faire mieux  on peut rechercher l'aspect possitif de ce qui nous semble negatif , s'est ce que je fait moi même , mais cela ne me semble pas suffissant car nous ne voyons pas la profondeur de toutes les choses de plus on oublie de travailler son propre point de vision en se demandant ce qui peut être contradictoire pour son interlocuteur en sens inverse ; on a toujours tendance a ramener vers soi sans rendre a l'autre .

d'ou aucune echange

accepter une chose et pas son contraire est typique de la nature humaine moribonde
le detachement de ce qui nous semble bon semble attenuer son contraire

puis il reste l'amour inconditionnel , mais je ne connais pas ce truc là pour ne l'avoir jamais vecu réellement , qui nous ramene a la foi en l'absolu et qui est du tip top  .
mais s'est mon point de vue au moins là je ne me preoccupe plus de ce que je pense et ce n'est pas évident dans un monde qui nous assaille .

moi les techniques tantrique et indoue et new age  je n'en veut pas , donc je n'ai pas beaucoup de perspective .

s'est deja un big probleme de parler d'amour sur un forum comme celui ci , ou il faut garder un air de STEVE CRAVATTE evidemment l'amour n'est pas côté en bourse !!
La illaha illa Allah

#157 aiguillonmagique

aiguillonmagique

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Posté 27 septembre 2005 à 20:48

Dis comme çà je comprends mieux. Meme Steve Cravatte.
Mais si le positif et le négatif étaient de valeur égale, il n'y aurait pas autant de souffrances.
Pour moi le bon équilibre serait 1/3 de Mal, 1/3 de Bien et 1/3 de saint esprit...

#158 pop-corn

pop-corn

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Posté 27 septembre 2005 à 21:07

tu propose un tiers de chaque

oui mais il faut un dieu incarné  qui gere les proportions dans ton offre , tel un pharaon

et on est passé de mode , on est tout seul maintenant .

et pour les proportions on sait ce que l'on en a fait quand l'homme y a joute sont grain de sel .

car aujourd'hui  j'ai pensé a un truc
que la mondialisation tel qu'elle se presente avec la pensée unique dirrigé par le tout commerce était le miroir de ce que nous devions faire par nous même
unifier les dualités.
aussi : de deux choses l'une soit s'est ce qui arrivera  unifications des dualités liée a la matiere au travers de la pensée unique donc, soit les laissés pour compte de la pensée unique qui se retrancherons  derriere leur specificité fondemental extrême .
et les deux ensemble s'est le chaos , d'ou retour a la case depart .

donc pour le bien de l'humanité soit on travail pour son janus perso soit toute l'humanité transcande la dualité , au risque de voir arriver ma premiere vision

mais ce qui est drôle avec cette vision des deux paradoxes
unité des dualités en les transcandants et pensée unique dont le commerce est le dieux

s'est comme si nous n'avions pas le choix que quelque chose nous cadrait dans une dirrection bien définie

et j'au constaté pareil avec l'implant

soit le le libre arbitre est cadré par la matiere dont l'implant
soit nous nous cadrons nous même dans un sens plus constructif pour l'humanité .

encore une fois on note les deux truc idem comme si la dirrection nous était encore imposé dans un sens avec un choix de deux alternatives
esprit  ou  matiere

donc on perçois qu'il y a bien un paradigme a l'horizon , mais lequel ???

Ce message a été modifié par pop-corn - 27 septembre 2005 à 21:23.

La illaha illa Allah

#159 Nowar

Nowar

    congénitalement curieux

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Posté 28 septembre 2005 à 10:16

La médaille sans revers n'existe

il y a ce que l'on montre, et ce que l'on cache, mais à qui?

Entre les deux poles, circule l'énergie, enlève un pole et l'énergie cesse sa circulation.

Les deux poles sont une nécessité vitale, et en ce sens, aucun n'est plus important que l'autre.

La face lumineuse masque et fait de l'ombre à l'autre.

Eclairer l'aspect sombre n'est qu'un abus du langage pour signifier que l'on regarde l'autre face

#160 pop-corn

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Posté 28 septembre 2005 à 12:14

en parlant de pole je souhaite parler de deux autres pôles

dans les textes on parle souvant de reine du sud , ou reine de saba , ou reine du midi, ou de schéba (qui a un lien avec l'histoire de Salomon)

Les navigateur la surnomaient " la croix du sud " qui n'est visible qu'a partir de l'équoiteur et qui est donc l'étoile polaire du nord ,si on regarde une carte des constelletions austral
on trouve cette constellation cru ou crux ou cruxix dependant des réferences(souces de language)

et la plus brillante est acrux on la nomme l'Alfa crux
Image IPB

Image IPB


mais il y a aussi la reine du Nord
cassiopée  etait l' épouse de Céphée, roi d’Ethiopie, elle était totalement amoureuse de son image sa fille Andromède  dont elle louait  la beauté au point d'offensé  Neptune, dieu de la Mer se décrétant  plus belle que les Néréides.
Certains historiens ont identifié Céphée (en grec Kèpheus) au pharaon Egyptien Khéops, qui règna vers 2700 avant notre ère.
et pour l'étoile du Nord nous avons justement "la constellation de cassiopée"

Image IPB

Ruchbach (provient de l'arabe Al Rukah qui signifie "le genou de la femme assise
chaque etoile a une signification dans le texte

en fait on la represente toujours assise sur son trône
l'image étant un calque s'est mieux d'aller la voir sur le lien
http://images.google...ttp...6lr=&sa=N

je cherchais simplement pourquoi le nord et le sud sont si important  et comme tout ce qui est en haut est pareil avec ce qui est en bas
nous avons là les deux poles de la medaillle terrestre, un alpha et un omega  .

Ce message a été modifié par pop-corn - 28 septembre 2005 à 12:27.

La illaha illa Allah

#161 pop-corn

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Posté 28 septembre 2005 à 16:50

Citation

Les navigateur la surnomaient " la croix du sud " qui n'est visible qu'a partir de l'équoiteur et qui est donc l'étoile polaire du nord ,si on regarde une carte des constelletions austral
comme l'étoile polaire du Nord , a ne pas confondre.

aussi un passionné des constellations s'il possède une carte pourrais vérifier si le soleil ( ou autre étoile, tel siruis par exemple  ) est en APEX avec A(lpha) crux de la constellation de la "croix du sud" et omega(l'etoile la moins brilllante de la constellation de cassiopée)
le tout doit former un angle droit .

ne pas prendre ses informations au serieux est un tord car tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas.

Mettez vos trésors dans le ciel là ou la vermine et les moisissures ne peuvent les atteindre...

et s'est le seul endroit dont l'homme ne peut bidouiller les informations.
La illaha illa Allah

#162 pop-corn

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Posté 27 octobre 2005 à 23:52

texte d'Annick de SOUZENELLE

Il n'y a jamais eu d'Adam et Eve au paradis terrestre !


Ce jardin d'Eden, jardin de " jouissance " est au-dedans de tout être humain, de tout Adam - Adam est l'homme et la femme - lorsqu'il assume ses normes ontologiques, c'est-à-dire lorsqu'il se retourne au-dedans de lui-même et qu'il entre en communication avec Ishah, cette " autre " qui est en lui, son épouse intérieure.

Ishah, dans son union avec Adam, constitue un aspect du jardin d'Eden.

Lorsqu'il n'est pas tourné vers le dedans de lui-même et dans l'union avec Ishah, l'Homme est en exil ; dans cette situation dite " de chute ", d'exil, Ishah non épousée peut déterminer notre enfer ; elle est refoulée dans les profondeurs inconscientes et devient alors l'objet de la légende de Lilith, dite " la première femme d'Adam ".

Mais que signifie " première " lorsque la scène se joue en amont de l'exil, c'est-à-dire hors du champ de l'espace-temps historique ?

Dans cette situation d'exil, Ishah l'oubliée reste présente au-dedans de chaque être humain, jouant tantôt les inspiratrices, tantôt les démones.

Mais sur la scène historique de l'exil, Eve apparaît :

elle est la femme devant l'homme, qui prend le nom d'Adam ; Eve met au monde l'enfant dans le contexte animal qui nous est commun, mais qui ne constitue pas la vocation ontologique première du véritable Adam.

Toutes les traditions rendent compte du drame de cet exil :

Prométhée, chez les Grecs, dérobant le feu du ciel avant d'y être introduit ; son épouse, Pandore (dont le nom signifie " tous les dons ") ouvrant la boîte interdite et répandant sur le Terre des dons qu'elle ne sait gérer ; les hommes de la Tour de Babel tournant le dos à leur " Orient " et faisant une percée dans la plaine de Shinéar (celle " où l'on crie " et " où l'on titube "), tous sont comme Adam, prenant le fruit de l'Arbre de la Connaissance, que lui tend Ishah, au lieu d'attendre de le devenir lui-même.


Privilégions notre propre tradition et focalisons notre regard sur le Livre de la Genèse, que nos traducteurs ont lu à l'aide de leurs lunettes d'exilés.

Les deux premiers chapitres rapportent l'état d'Adam en amont de cette situation d'exil, dans un espace-temps autre que celui de notre commune expérience actuelle ; ils faussent donc d'entrée de jeu le discours.

" Au commencement Dieu créa les cieux et la terre ", disent-ils.

Il ne s'agit nullement du commencement historique.

Bereshit, ce mot qui, pour les Hébreux, contient toute la Torah, ce mot intraduisible peut être rendu au moins mal par " dans le principe ", en arche en grec, in principio en latin ; cette traduction est préférable, à la condition que nous comprenions que ce " principe " nous habite en chaque instant.

Cet " instant " - le kairos grec - se rapporte à l'espace de l'intériorité de l'Homme ; il est le seul moment du temps intérieur avec lequel puisse s'articuler le temps historique dans son présent - le chronos grec.

La langue grecque possède deux mots pour distinguer ces deux qualités du même temps :

l'instant de l'intériorité, lourd du " principe " divin fondateur de l'être, et l'instant du monde extérieur, dont la répétition banalisante structure le déroulement de l'exil, laissant l'Homme totalement inconscient, et de plus insatisfait !

Bereshit, ce " principe " en lequel tout est créé, est encore appelé par la Torah " l'Orient " de l'être, ou le " très antique ", mais un Orient qui appartient à la géographie de l'âme et un antique qui se trouve à ses origines ontologiques :

" Dans le principe Dieu créa... "

Ce temps passé du verbe créer convient tout aussi peu à l'oeuvre divine, qui se joue de toute éternité.

L'éternité n'a rien à voir avec la succession indéfinie de notre temps d'exil ; temps divin, l'éternité lui est totalement transcendante, mais lui devient immanente en chaque " instant " de l'intériorité, vécu en communion avec le " principe " divin de l'être.

Le Nom de " Elohim " est ici révélé pour désigner non pas la Personne divine, innommable, mais l'Innommable dans sa fonction créatrice.


Enfin, dans ces mots, " Dans le principe Dieu crée les cieux et la terre ", il s'agit de " cieux et terre " qui sont à l'intérieur de nous car, si le temps n'est pas celui de l'exil, l'espace n'appartient pas davantage au monde qui nous est extérieur.

" Cieux et terre " sont, en hébreu, shamaïm (shem, " le NOM " ; maïm, " les eaux "), et erets, le " sec ".

" Dans le principe Dieu crée l'humide et le sec ", pourrait-on traduire, en précisant que l'humide est lourd du NOM, c'est-à-dire du Verbe divin qui fonde toute chose.

En Adam, l'Homme, qui sera dit plus loin " image de Dieu ", repose le NOM, " image de Dieu ", repose le NOM, image de Dieu, dans sa fonction d'Incarnation, YHWH, " JE SUIS ".

Chaque être humain est un germe de " JE SUIS ", un " JE SUIS en devenir d'être.. ", car tel est le NOM révélé à Moïse dans son expérience du buisson ardent (Exode 3,14).

" Je suis qui je suis " est une traduction faussée de ce verset, car le verbe être est employé ici, en hébreu, à la forme inaccomplie.


Ce NOM secret de chacun est au coeur des eaux comme un enfant dans le sein d'une mère.

Les eaux ne peuvent être saisies, elles symbolisent l'inconnu que les Hébreux appellent " l'inaccompli ", car elles recèlent un potentiel d'énergies infini destiné à être réalisé pour construire le NOM.


L'inaccompli est aujourd'hui comme l'inconscient ; par rapport à lui, la terre, le " sec ", serait le conscient.

La présence du shem (le NOM) dans les maïm (les eaux), sa puissance amoureuse et créatrice, est source d'une dynamique ontologique qui appelle les eaux à devenir du sec, l'inaccompli, de l'accompli, et l'inconscient, du conscient.

Cette dialectique fondamentale s'exprimera dans la suite du texte par :

" ténèbres-lumière ", ou encore " femelle-mâle ", dont nous allons découvrir le véritable sens.

Au Sixième Jour de la Genèse, Adam est en effet " créé Image de Dieu ", il sera " fait à sa Ressemblance ".

De l'Image à la Ressemblance s'inscrit la dynamique que je viens d'évoquer ; elle constitue la vie.

Les physiciens ne disent-ils pas que la vie est actualisation d'un potentiel d'énergies ?
L'énergie, disent-ils aussi, c'est de l'information.

Les informations qui habitent les shamaïm sont appelées à construire " l'Arbre de la Connaissance ", dont on ne peut dire qu'il est, dans son principe, celui " du bien et du mal ", mais plutôt celui " de l'accompli et du pas-encore-accompli ", ces deux pôles se rapportant au Germe divin que tout humain porte en gestation, à l'Orient de son être.

Dans la finalité de cet accomplissement, Adam est créé en même temps " mâle et femelle ".

Nos traducteurs n'ont vu en ces deux mots que l'homme et la femme dans leur nature animale, celle de l'exil.

Il est vrai qu'Adam est l'humanité toute entière, hommes et femmes, mais la dimension ontologique de cette double qualité est différente :

est " mâle " celui (ou celle) qui " se souvient " de sa " femelle ".
(Le mot hébreu zakhor recouvre le substantif " mâle " et le verbe " se souvenir ").

La femelle n'est autre que les shamaïm (les cieux), alors appelée adamah dans la fonction matricielle du shem (le NOM) qu'elle porte.

La adamah est mère (et mer) des profondeurs de tout être humain ; elle doit être cultivée - ce qui signifie qu'Adam doit faire oeuvre mâle en elle, en pénétrer chaque énergie, la nommer, la travailler, afin de construire l'Arbre de la Connaissance et de faire mûrir son fruit, le divin en l'Homme.

Adam a pour vocation de se mettre au monde ; dans ce sens, il a vocation de maternité.


L'Adam du Sixième Jour, encore confondu avec sa Adamah, baigne dans les eaux de l'inconscience ; les énergies de celles-ci, douées d'une vie autonome, jouent à la place de l'Homme et il ne le sait pas !

Ceci décrit la situation actuelle d'exil dans laquelle l'Homme est maintenu parce qu'il se détourne de lui-même et de Dieu.

L'Adam du Sixième Jour (et celui de l'exil) est incapable de travailler sa Adamah. " Il n'y a pas d'Homme pour cultiver la terre [Adamah] ", dit le texte du Septième Jour.

Nos traducteurs exilés ont déduit de ce verset de la Genèse l'inexistence de l'Homme, qui venait cependant d'être créé au Sixième Jour ; ils en ont conclu que ce deuxième chapitre de la Genèse constituait une autre Genèse, étrangère à la première ; et la critique historique d'aller bon train !

Or, ce deuxième chapitre de la Genèse décrit un jour où " Elohim se retire [shabbat] " pour que croisse YHWH, comme un père le fait devant un fils qui commence à affirmer son identité, car YHWH, JE SUIS, est l'identité réelle d'Adam, par laquelle il peut devenir conscient de lui-même.


En ce Septième Jour, un processus de différenciation s'accomplit entre Adam et sa Adamah ; l'Homme entre en résonance avec son noyau divin fondateur, il sort de son être collectif pour devenir sa personne et faire croître son arbre.

Elohim dit :

" l'Homme coupé de lui-même ne peut s'accomplir " (verset généralement traduit par :
" il n'est pas bon que l'homme soit seul ").

Elohim initie alors Adam à faire oeuvre mâle en lui-même, à nommer les animaux (énergies) de sa Adamah pour transmuter leur peau (ténèbres) en lumière (jeux de mots hébreux intraduisibles):

Elohim fait " communiquer " Adam avec lui-même dans des " face-à-face " incontournables pour son accomplissement.

Adam cherche le face-à-face total ; il est alors " endormi " d'un sommeil qui est en réalité un éveil, au coeur duquel Dieu lui montre la totalité de son autre côté.

Cet " autre côté " n'a jamais été une côte :

il est le côté " inaccompli ", donc encore voilé, de l'Arbre de la Connaissance qu'est Adam dans sa totalité ; il est " dressé " par Dieu, devant cet Adam, en " épouse ", Ishah, dont Adam est l'époux ; Ish.

Ishah est l'autre nom des shamaïm, les cieux, appelés Adamah en tant que mère des profondeurs et maintenant Ishah, " épouse " d'Adam.

Lorsque Adam découvre son épouse et l'enfant divin qu'elle porte, il vit une extase et s'écrie :

" Voici celle qui est os de mes os et chair de ma chair " ce qui en hébreu signifie : " Voici celle qui est la substance de ma substance [qui se tient cachée sous les apparences] et l'Image divine que je suis ".

Car la " chair ", basar, " scellée dans les profondeurs de cet autre côté " est l'Image divine fondatrice, constituée de bar, le " Fils " (le shem) et d'une présence secrète symbolisée par la lettre médiane de ce mot, le shin, première lettre du mot shem, le NOM, dont l'idéogramme primitif (flèche retenue au bout d'un arc tendu à l'extrême) exprime " l'esprit " qui est en l'Homme.

L'esprit est puissance de l'éros qui (départ de la flèche) rend capable l'accomplissement du Fils (le logos grec).

La puissance de l'éros est, dans le principe, celle du désir infini de l'Homme pour son Dieu, qui ne peut se traduire dans un premier temps que par ses épousailles avec Ishah ; elle est une pulsion de vie informationnelle car elle transforme les énergies potentielles de Adamah en informations - le conscient - ; elle fait croître la sève de l'Arbre de Connaissance dont Adam va devenir le fruit :

le Fils -JE SUIS - totalement accompli.

Ce Grand'Oeuvre est possible, puisque maintenant " Adam et son Ishah sont deux ; ils connaissent le chemin qu'ils ont à faire ; ils ne sont plus confondus " ; ce verset, à un premier niveau de lecture est traduit par :

" ils étaient tous les deux nus et ils n'en avaient pas honte ".


C'est à cette hauteur du mythe qu'intervient, au milieu de tous les animaux (les énergies) intérieurs d'Adam," le serpent, Le plus rusé de toutes les énergies ".

Ici, la racine du mot hébreu arom " rusé ", est aussi celle du mot qui vient de qualifier Adam et son Ishah et que l'on a traduit par " nu " au verset précédent.

Le serpent doué de savoir et de savoir-faire est une émanation du Satan, l'Adversaire ; il va tenter de déstabiliser Adam en s'adressant à son épouse Ishah.

Ishah prend le fruit de l'Arbre de la Connaissance que lui tend le serpent-Satan ; elle le donne à son époux qui le mange.

Adam entre alors dans l'illusion totale d'être devenu JE SUIS ; ce " je " illusoire est l'ego du monde de l'exil, qui se trouve alors en relation avec l'extérieur des choses et d'Adam lui-même, mais coupé de l'intérieur, coupé d'Ishah dont il croit qu'elle est devenue sa totale lumière.

Réduit à l'état animal du Sixième Jour, Adam n'est plus que l'homme devant la femme alors seulement appelée Eve.

Eve devient mère biologique dans le monde extérieur alors que c'était à lui Adam, de devenir mère ontologique, mère du Fils intérieur, JE SUIS.

[U] [http://perso.wanadoo...uzenelle_02.htm /U]


autre extrait

"L'Humanité a mal au Proche-Orient parce que chacun de nous vit mal en lui ce que représente le conflit qui se déroule là-bas depuis 50 ans. Les Hébreux sont descendants d'Eber, qui signifie "le passage". Et arabe, en hébreu, se dit Ereb, qui signifie "le soir". Le Soir, c'est ce moment de la Genèse où tout s'obscurcit, mais où commence la gestation d'un jour
nouveau. (...) Le Soir, c'est la nuit matricielle que nous avons chacun à vivre dans notre intériorité, pour renaître. Or, Eber et Ereb sont 2 mots structurés par les mêmes lettres, c'est-à-dire les mêmes énergies : ils nous disent qu'au plan personnel, pour opérer notre "passage" à une dimension d'accomplissement, il nous faut entrer dans notre "soir". Et qu'au plan planétaire, le monde occidental, c'est-à-dire judéo-chrétien, ne pourra s'épanouir sans "épouser" un jour ou l'autre le frère arabe."
La illaha illa Allah

#163 tysis

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Posté 28 octobre 2005 à 20:32

Cher Pop Corn,

merci de ton travail. A te signaler en exode 3-14, la traduction du rabbinat est 'Je suis l'être invariable'.

J'espère que cela t'aidera car beaucoup de traductions ont été faussées.

Marek

#164 pop-corn

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Posté 31 octobre 2005 à 16:07

Citation

beaucoup de traductions ont été faussées.

extrait repris sur une page internet et je pense qu'il peut s'appliquer même si la traduction ne pourra jamais être juste et pour cause quand  on creuse  plus loin .

Citation

"L’univers du Sens demeure transcendant : le texte nous en ouvre l’accès sans jamais nous le donner.
Considérer celui-ci comme révélé, c’est s’interdire de parvenir à son sens ultime puisqu’il ne peut être que médiateur, voie possible qui place le lecteur face à l’exigence absolue et impossible à combler La sainteté de la Torah lui vient de la relation que le lecteur entretient avec elle par sa lecture, c’est-à-dire par l’interprétation qu’il en fait. Celle-ci illustre le mouvement de transcendance qui la tire constamment vers l’au-delà et vers l’ailleurs".
"L’Univers hébraïque" d' Armand Abécassis


aussi pour avoir été un fervent defensseur anti biblique , je me doit de m'incliner et de revenir sur ma position par se post qui propose un autre sens plus cohérant , tout en m'opposant a une adhésion quelconque a tout prosélytisme de groupe de façade actuel ( a mon sens) et militant plus pour une recherche du groupe unifié et invariable ( comme dit plus haut) intérieur

la bible
----------
Monument littéraire, socle de notre civilisation, livre saint pour les juifs et les chrétiens, la Bible pourtant ne "parle" ; plus à nombre de nos contemporains.
On continue, certes, de s'y référer pour expliquer tel pan de notre histoire, à la lire avec curiosité comme une formidable fresque romanesque, à y chercher des références culturelles.
Mais hormis les croyants les plus fervents, de moins en moins d'Européens y trouvent une véritable nourriture spirituelle.
A l'exception des Evangiles - les récits de la vie de Jésus et ses paroles - qui conservent pour beaucoup de chrétiens une étonnante modernité, la plupart des Livres saints apparaissent lointains et peu crédibles aux lecteurs d'aujourd'hui.

Le Livre biblique le plus atteint par cette perte de crédibilité est sans aucun doute le premier d’entre eux, la Genèse, et particulièrement ses onze premiers chapitres qui racontent la création du monde et de l’homme.
d'ou j'ai copier collé une interpretation autre sur mon post précèdant .

Lu comme un récit historique des origines de l’homme et du monde, ce texte apparaît comme totalement absurde au regard de nos connaissances scientifiques et historiques actuelles.
Même son sens moral nous heurte :
comment l’humanité entière subirait-elle les conséquences de ce fameux "péché originel" de nos lointains ancêtres
- selon l’interprétation du récit de la Chute qui s’est enracinée en Occident à partir de saint Augustin ?
Et ce récit qui fait naître Eve de la côte d’Adam, même s’il est symbolique, ne sert-il pas à légitimer la supériorité et la domination de l’homme sur la femme, typiques des sociétés patriarcales ?
Non crédible sur le terrain de l’histoire, discutable sur le plan moral, sans signification spirituelle explicite susceptible de nourrir la foi des croyants, quel intérêt peut-on encore trouver à lire ces premiers chapitres de la Genèse ?

La Bible : une collection de Livres écrits à des époques différentes.
----------------------------------------------------------------------------------------

Le mot "Bible" vient du nom d’une cité phénicienne, Byblos, qui fabriquait un papyrus que les Grecs finirent par nommer du nom de la cité. On qualifia ainsi de biblos le rouleau, puis le livre, fabriqués à partir de ce papyrus.

A l’époque hellénistique, le terme pluriel de Ta Biblia (les livres) fut appliqué au Livre saint des juifs, en référence aux nombreux de rouleaux qui le composent.

L’expression "les Livres" rend d’ailleurs bien compte de la diversité de textes qui composent les saintes Ecritures juives, puis chrétiennes.
En même temps, l’expression "la Bible", au singulier, a l’avantage d’insister sur l’unité, la cohérence organique de cet ensemble de textes, à laquelle les croyants sont attachés.

La Bible juive comme la Bible chrétienne sont des Livres institués : face à un grand nombre d’écrits de genres littéraires très variés (récits historiques, codes législatifs et ritualistes, prières, poèmes, exhortations, etc.) une autorité religieuse a fixé à un moment donné le canon définitif des Ecritures considérées comme révélées ou inspirées par Dieu.

La Bible hébraïque a été instituée en deux temps.
Vers le IVe siècle avant J.C. les cinq Livres fondamentaux de la Loi (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome) ont été fixés une fois pour toutes comme la Révélation faite par Dieu à Moïse (la Torah).

Il faudra attendre la destruction du second Temple (70 après J.C.) pour que les rabbins réunis à Yavé fixent le canon définitif des autres écrits.
La Bible hébraïque comprend depuis lors vingt-quatre Livres regroupés en trois sections :

-la première section (Torah) comprend les cinq Livres de la Loi
-la deuxième section {Nebiim ou Prophètes) regroupe différents écrits prophétiques (Josué, Juges, 1 et 2 Samuel, 1 et 2 Rois, Isaïe, Jérémie, Ezéchiel, les douze «petits « prophètes)  
-la troisième section (Ketubim ou Ecrits) rassemble divers Livres n’appartenant pas au deux genres précédents (Psaumes, Job, Proverbes, Ruth, Cantique des cantiques, Qphelet, Lamentations, Esther, Daniel, Esdras-Néhémie, 1 et 2 Chroniques).

Mais les Ecritures juives n’ont pas été toujours limitées à ces vingt-quatre livres.
Lorsqu’elle fût traduite de l’hébreu en grec à partir du IIIe siècle avant J.C. par des juifs vivant à Alexandrie, la Bible hébraïque - qui prit le nom de "Septante" selon la légende qui veut que la traduction en ait été assurée par soixante-douze savants - comprenait au 1er siècle d’autres écrits (Tobie, Judith, Sagesse de Salomon, Maccabées, etc. ) qui ne seront pas retenus dans le canon rabbinique.

Cela ne sera pas sans incidence, puisque les premières communautés chrétiennes intégreront la traduction grecque des Septante à laquelle ils adjoindront au cours des quatre premiers siècles de l’ère chrétienne leurs propres Ecritures saintes : vie et paroles de Jésus (quatre Evangiles), Actes des apôtres, Lettres de Paul et des apôtres, Apocalypse.

L’institution des écrits chrétiens s’est en effet faite progressivement et ce n’est qu’au concile de Carthage, en 397, que le canon des Ecritures chrétiennes sera définitivement constitué, tous les textes non retenus étant considérés comme apocryphes, ce qui n’empêchera pas certains d’entre eux de continuer de circuler dans les communautés chrétiennes.

Par la suite, les chrétiens diviseront leur Bible en deux grandes sections : l’Ancien Testament (la Bible juive des Septante) et le Nouveau Testament (les écrits proprement chrétiens).

Cette terminologie encore couramment utilisée est évidemment très péjorative pour les juifs : selon une loi historique et théologique de progrès linéaire, ils sont ainsi considérés comme le peuple témoin d’une première alliance avec Dieu (le mot «testament « signifie alliance) ancienne et périmée, tandis que l’Eglise chrétienne se considère comme le nouveau peuple élu {vers Israël, le «vrai Israël), avec lequel Dieu établit une nouvelle alliance.

Cette logique d’assimilation/dépassement aboutira en chrétienté à considérer le juif comme une aberration - il n’a plus qu’à se convertir ou disparaître - et nourrira pendant des siècles l’anti-judaïsme chrétien.

Précisons enfin que la Bible chrétienne va encore évoluer au XVIe siècle avec la Réforme protestante qui instituera de nouveaux canons bibliques, adoptant notamment pour "l’Ancien Testament" le canon plus étroit de la Bible hébraïque.


La Torah : une origine incertaine.
-------------------------------------------
Au sein de cette collection de textes écrits au fil des siècles par des auteurs très divers et qu’on appelle la Bible - et qui, encore une fois, possède une unité organique pour chaque groupe qui l’établit -, le seul ensemble qui fasse l’unanimité est la Torah.

Ces cinq premiers Livres de toutes les Bibles instituées sont considérés par les juifs et par les chrétiens comme la Loi dictée par Dieu à Moïse au Sinaï, au XIII ° siècle avant J.C. selon les chronologies bibliques.

Depuis la destruction du second Temple, toute la vie religieuse des juifs pieux est centrée autour de la lecture hebdomadaire des rouleaux de la Torah.
Même si les écrits chrétiens revêtent une plus grande importance à ses yeux, l’Eglise a également considéré la Torah comme révélée directement par Dieu à Moïse, lequel l’aurait ensuite consignée par écrit, comme cela est suggéré dans le verset 27 du chapitre 34 du Livre de l’Exode "Yahvé dit à Moïse : "Mets par écrit ces paroles, car elles sont les clauses de l’alliance que je conclus avec toi et avec Israël".

Les cinq Livres de la Torah transmettent non seulement les Dix Commandements, socle de la morale juive et chrétienne, mais aussi de nombreuses prescriptions rituelles, le récit de la création de l’homme et du monde ainsi que l’histoire ancienne du peuple juif, des premiers Hébreux nomades jusqu’à l’arrivée aux portes de la Terre promise, après la sortie miraculeuse d’Egypte et la longue pérégrination du peuple hébreu dans le désert.

Ces récits ont été pris au pied de la lettre pendant de siècles et continuent de l’être par un certain nombre de juifs et de chrétiens pieux. Pourtant, cette lecture fondamentaliste est aujourd’hui insoutenable.

Depuis la Renaissance, l’essor de l’esprit critique et des connaissances historiques, linguistiques, archéologiques, sociologiques, astronomiques, géologiques, a profondément ébranlé bon nombre de certitudes tirées d’une lecture littérale de la Bible.

La révolution copernicienne, puis la théorie darwinienne de l’évolution ont rendu obsolète la vision d’un cosmos dont la terre et l’homme seraient le centre, comme celle de la création par Dieu du premier couple humain un peu moins de quatre mille ans avant J.C. selon la chronologie biblique. Les connaissances historiques et archéologiques ont également mis à mal toute l’histoire du peuple hébreu telle qu’elle est racontée dans la Torah.


Avant le IXe siècle avant J.C. on ne trouve qu’une seule mention de l’existence d’Israël dans des sources extérieures à la Bible :

Sur, une stèle commémorative, le pharaon Merneptah se vante de sa victoire : "Israël est dévasté, sa semence n’existe plus."

Or non seulement cet épisode n’a aucun écho dans la Bible, mais surtout on ne trouve nulle mention en Egypte (ou ailleurs) du passage des Hébreux, des plaies épouvantables qui frappèrent les Egyptiens et de la sortie pour le moins spectaculaire des Hébreux.

Nulle trace historique non plus de la longue pérégrination du peuple hébreu pendant quarante années, ni de sa conquête de la terre de Canaan.

On sait même aujourd’hui que cette terre était en fait sous domination égyptienne à l’époque de la fameuse conquête mentionnée par la Bible et on voit mal comment la "superpuissance" de l’époque aurait pu non seulement laisser s’échapper un peuple entier d’esclaves, mais aussi le laisser semer la terreur à travers l’une de ses principales provinces.
Certains récits bibliques hauts en couleur, comme la chute des murs de Jéricho, sont décrédibilisés par des découvertes archéologiques révélant que les villes de l’époque n’avaient pas de murailles.

On s’étonne aussi de ne trouver nulle mention hors des sources bibliques du règne du roi Salomon, présenté dans la Bible comme un puissant souverain universellement connu.
Aux yeux des historiens et des archéologues, il apparaît clairement que les Hébreux étaient un peuple de très petite taille, probablement d’origine nomade, qui s’est sédentarisé en terre de Canaan.
Son passage en Egypte, comme l’existence de Moïse, sont douteux, sans être exclus. A l’époque de la royauté, Jérusalem était une bourgade assez insignifiante de quelques milliers d’habitants et ses rois des potentats locaux.

Reste la question de l’écriture de la Torah.

L’idée d’un texte écrit par Moïse, certitude à laquelle restent encore attachés de nombreux juifs et chrétiens, a fait long feu depuis longtemps pour les esprits critiques.
En 1670, le penseur juif Baruch Spinoza écrivait déjà dans son Traité théologico-politique : "II apparaît plus clair que la lumière du jour que le Pentateuque n’a pas été écrit par Moïse mais par un autre qui a vécu bien des siècles après lui".

Cette thèse, qui lui valut d’être exclu de la synagogue, sera confirmée au cours des siècles suivants par le progrès des connaissances historiques et linguistiques, qui mettront au jour plusieurs documents de styles et d’origines très divers.

Ces sources ont été pour la plupart écrites, mais surtout rassemblées et unifiées, entre le VIIe siècle et le V siècle avant J.C. , dans le contexte traumatisant de l’effondrement du royaume d’Israël (- 721), puis de l’exil à Babylone des habitants du royaume de Juda (- 587), par des scribes judéens soucieux de sauvegarder leur identité nationale fondée sur une alliance avec le Dieu unique.

L’impuissance politique de la nation juive a alors. été compensée par une écriture de son histoire et de son lien particulier au Dieu unique, censée garantir son existence sociale et morale.

Dans ce contexte, le premier Livre de la Torah, la Genèse, traduit d’abord le souci de faire remonter le passé et l’histoire du peuple hébreu jusqu’aux origines de l’humanité, par généalogies successives d’Adam à Noé, puis de son fils Chem (ancêtres des peuples sémites) à Eber (ancêtres des Hébreux) jusqu’à son lointain descendant Abraham, qui contractera l’alliance avec Dieu et dont le petit-fils, Jaqob, prendra le nom d’Israël et sera le père de douze fils, donnant leur nom aux douze tribus d’Israël.

L’étude historique et textuelle des onze premiers chapitres de la Genèse met au jour des sources hétérogènes, qui ont été combinées entre elles dans un ordre ne respectant pas leur chronologie.

Elle montre aussi les nombreux emprunts à des aires culturelles diverses, dont le plus manifeste est le récit du déluge et de l’arche de Noé, calqué presque dans ses moindres détails sur le récit de Hatra-Asis rapporté dans l’épopée de Gilgamesh, récit que l’on peut dater du XVIIIe siècle avant J.C., donc bien avant la rédaction réelle (ou même stipulée par la Tradition) de la Genèse.
L’emprunt de nombreuses sources mésopotamiennes tend d’ailleurs à confirmer que certains documents de la Genèse ont été écrits durant la déportation à Babylone ou après le retour de l’exil, dans la seconde moitié du VI° siècle avant J.C. Lectures et interprétations du Texte.

L’analyse historicocritique démystifie le texte biblique et incite le lecteur moderne à ne pas le prendre au pied de la lettre.

Qui peut encore soutenir, à partir des chronologies bibliques, que le premier couple humain a été créé par Dieu il y a un peu moins de six mille ans ?
La lecture fondamentaliste, même si elle est encore pratiquée par de nombreux juifs religieux et des chrétiens évangéliques convaincus que la Torah est une oeuvre unique écrite par Moïse, est insoutenable d’un point de vue rationnel.

Le texte demande à être interprété.

L’interprétation historicocritique est-elle pour autant la seule légitime ? D’un point de vue purement rationaliste, très probablement. Du point de vue du croyant, il en va tout autrement.

Pour lui, l’analyse matérielle des textes en montre l’écorce, permet d’en comprendre la composition plurielle et parfois de se faire une idée sur le contexte d’élaboration du récit et l’intention théologique ou politique des rédacteurs.
Le croyant est convaincu qu’il existe d’autres niveaux de lecture que la lecture littérale et matérielle du texte et d’autres intentions de rédaction ou d’assemblages que les seules motivations contingentes.

Cela pour au moins deux raisons.

D’abord parce que ceux qui ont écrit ces textes croient aussi en l’existence de Dieu et s’interrogent - de manière très ouverte et contradictoire - sur des questions essentielles comme l’éthique, le mal, la faute, le salut.
Ces scribes qui ont écrit les textes bibliques, très certainement d’ailleurs à partir de traditions orales plus anciennes, n’ont pas simplement agencé des sources diverses dans un "copié-collé" approximatif, mais selon une logique théologique, spirituelle et même symbolique cohérente, qui n’apparaît pas nécessairement à l’observateur extérieur, lequel ne partage pas la foi de ces rédacteurs et ne scrute pas le texte avec le coeur.

Car s’il est légitime de lire et d’interpréter un texte religieux, qui se prétend révélé ou inspiré, avec les outils de la raison de type aristotélicienne et cartésienne (qui a permis le développement de la science), il est aussi possible de le lire avec une autre rationalité, qui laisse plus de place à l’intuition, à la dimension symbolique, au coeur, à la foi.

On trouvera alors d’autres liens organiques, d’autres logiques, d’autres sens et d’autres intentions à l’oeuvre dans le texte, que celles que mettra en lumière le savant rationaliste. Certes, ces sens et ces logiques ne pourront jamais être prouvés de manière scientifique.
Ils pourront être reconnus par une communauté de croyants, par des personnes qui scrutent les Ecritures avec leur coeur et leur intuition, mais ne peuvent prétendre à un statut de vérité similaire aux conclusions de l’exégèse scientifique.

Sont-ils pour autant moins vrais ?
-------------------------------------------
Ils renvoient en fait à un autre ordre de vérité, plus intérieur et subjectif, porté par la foi et par une logique symbolique.
C’est aussi la raison pour laquelle, si on se doit de respecter les lectures croyantes ou qui relèvent d’une autre rationalité que la rationalité scientifique, il faut aussi se méfier de ceux qui affirment que la Torah (ou la Bible chrétienne ou le Coran) possède une structure mathématique qui prouve son caractère scientifique, qu’elle recèle un code secret déchiffrable par l’informatique annonçant tous les événements de l’humanité, etc...

Ces discours apologétiques, qui ont pour but affiché de réconcilier la foi et la raison, produisent le résultat inverse car ils présupposent ce qu’ils sont censés démontrer et tendent seulement à utiliser des fragments de méthodes ou de connaissances scientifiques pour prouver que les Ecritures sont de nature divine et révélée.

Ce délire interprétatif, qui est parfois issu de certains cercles occultistes se réclamant de la Kabbale, dissimule l’essentiel : il existe assurément plusieurs niveaux de lecture du texte biblique (comme de tout texte d’ailleurs).
Cela est d’autant plus manifeste pour la Bible hébraïque - et c’est la deuxième raison pour laquelle la lecture historico-critique ne peut de toutes façons épuiser le sens du texte.

Car ce Livre est avant tout une oeuvre hébraïque, c’est essentiel.

(d'où j'en arrive pour le sens de l'interprètation)

Il a d’abord été écrit dans un hébreu consonantique, c’est-à-dire dans lequel les voyelles ne sont pas indiquées par le scribe.

Dans un tel cas de figure, l’interprétation du texte est obligatoire car un mot sans voyelles ne veut rien dire, ou plutôt revêt plusieurs significations selon les voyelles que l’on va placer entre les consonnes.
Prenons l’exemple de la racine D-B-R qui forme un mot fréquemment utilisé dans la Bible.
DaBaR signifiera "parole", mais DeBeR "peste", DoBeR "pâturage" ou encore DeBiR "Saint des saints".

La Bible hébraïque a progressivement été fixée dans une certaine lecture par introduction d’une ponctuation au-dessus ou au-dessous des consonnes indiquant les voyelles et certains accents.

Mais le fait même que la première écriture de la Bible hébraïque était uniquement consonantique a conduit les rabbins à proposer une variété infinie d’interprétations du texte en revenant à la racine des mots.

Telle est une des sources de ce que le judaïsme appelle la "Torah orale", transcrite dans le Talmud, tradition interprétative ouverte qui ne cesse depuis plus de deux mille ans d’interroger le texte hébreu et de lui trouver des sens nouveaux ou cachés.

Cette particularité de la langue hébraïque (que l’on retrouve aussi dans la langue arabe) montre non seulement que la lecture littérale fondamentaliste ou historico-critique ne pourra jamais épuiser le sens du texte, mais aussi que celui-ci s’ouvre spontanément à une dimension symbolique.

Entre une lecture de type fondamentaliste et une lecture de type scientifique qui, dans les deux cas, matérialise le texte, il existe donc d’autres espaces d’interprétation possibles de la Bible.

Chaque lecteur, selon ses croyances, ses questions personnelles, son niveau de conscience, ses outils de lecture rationnelle, intuitive ou affective et son contexte socioculturel, va lire et interpréter le texte différemment.

Il y trouvera un sens qui lui parlera et qui rejoindra peut-être parfois l’intention profonde de l’auteur.

Les juifs appellent midrach, "enquête infinie", cet effort d’interprétation qui n’est autre qu’une mise en relation du texte institué avec un lecteur en quête de sens.

La lecture de la Bible est donc toujours ouverte, vivante, actuelle, renouvelée et c’est la raison pour laquelle le Talmud tient une place presque comparable à celle des Ecritures saintes dans la vie des communautés juives.

Certains croyants affirment d’ailleurs que si la Torah est révélée, c’est justement parce que jamais personne ne pourra en dire le sens ultime. Le choc des interprétations et l’ouverture infinie à la Transcendance sont au coeur de la lecture juive de la Torah.

texte repris dont j'ai omis certain passage du même lien que mon post précèdant

---------------------------------------

ps: pour ma part si "le tout" des apparances n'est "qu' un" , soit " l'être invariable" la question de l'Ethymologie ne devrait plus  se poser et ne se poserai même pas , car celle ci n'est que de l'apparat de discutions dans lequel j'y suis encore ; bien sur !!
quoique j'ai un faible pour le peuple qui devrait être dépositaire du message initiale

mais

Citation

Certains croyants affirment d’ailleurs que si la Torah est révélée, c’est justement parce que jamais personne ne pourra en dire le sens ultime.

en toute modestie et en clair il n'y a pas de sens et au mieux la question ne se pose pas !!les reponses ne sont que les égarements de la quête dite spirituelle , qui n'est rien de plus que de la vanité d'un Adam dans sa division , sa chute , qui l'éloigne de son arbre ou de son axe .
La illaha illa Allah

#165 Didier

Didier
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Posté 31 octobre 2005 à 20:02

Citation

DaBaR signifiera "parole", mais DeBeR "peste", DoBeR "pâturage" ou encore DeBiR "Saint des saints".

Freud d'ailleurs dira en allemand à Jung qu'il accompagnait pour une série de conférences aux Etats-Unis : "nous allons leur apporter la peste", preuve que son inconscient fonctionnait en hébreu.

Sur la "Torah orale", je crois comprendre qu'il peut y avoir confusion entre plusieurs sources concurrentes, notamment le Talmud babylonien, le Talmud de la diaspora ou encore le Zohar des kabbalistes.

Ce dernier, d'inspiration gnostique (juive), est sans doute en première ligne dans la manière dont les donmeh interprètent le monde et dans la convergence qu'ils peuvent réaliser avec les "maîtres du monde".

La vision gnostique chrétienne classique est celle d'un Dieu de l'Ancien testament entièrement mauvais et d'une Terre qui serait le lieu de l'enfer.

Celle des donmeh voit en Dieu une entité duale, à la fois bonne et mauvaise. Leur culte vise à "restaurer le visage de Dieu" en l'aidant à reconquérir sa totalité. L'homme lui-même ne peut être sauvé, mais il peut sauver Dieu.

Il faut noter que le mouvement kabbaliste semble régresser assez vite après la disparition de Shabbatai Tzvi.

Un des enseignements de la kabbale juive est la nécessité pour l'homme de poursuivre ses propres objectifs, qui réalisent par la main de Dieu le bien commun. C'est étonnament proche de la "main invisible" d'Adam Smith, fondateur du libéralisme économique classique.

Cette source gnostique, peut-être corrompue, alimenterait un grand nombre de sociétés secrètes parallèlement aux donmeh: Templiers, illuminés, certains courants maçons...

#166 tysis

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Posté 31 octobre 2005 à 23:35

Cher Pop corn,

ma très courte réponse a entraîné de ta part une très longue réponse. Symptomatique.

'Je suis l'être invariable' de l'exode veut dire qu'il est d'abord l'Eternel pour commencer et secondement de manière associative que jamais son opinion ou son Etre ne varie.Il est le Pôle ou le Maître, ou le MAsque Maître.Je veux bien que vous variez autour de ce que vous pensez, mais je vais reprendre toutes ces choses en main car elles varient et basculent autour du pôle.Je m'y vois obligé.

Marek

#167 tysis

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Posté 01 novembre 2005 à 19:50

Quote :
Privilégions notre propre tradition et focalisons notre regard sur le Livre de la Genèse, que nos traducteurs ont lu à l'aide de leurs lunettes d'exilés.
Quote :

Il s'agit donc bien d'un travail libre qui n'engage que ses rédacteurs et ceux qui les lisent. En aucun cas il ne s'agit d'une retranscription véritable d'une vérité quelconque.

Quote :
Les deux premiers chapitres rapportent l'état d'Adam en amont de cette situation d'exil, dans un espace-temps autre que celui de notre commune expérience actuelle ; ils faussent donc d'entrée de jeu le discours.

" Au commencement Dieu créa les cieux et la terre ", disent-ils.

Il ne s'agit nullement du commencement historique.
Quote :

On se demande de qui il s'agit lorsqu'on parle de 'ils' ?

Quote :
Bereshit, ce mot qui, pour les Hébreux, contient toute la Torah, ce mot intraduisible peut être rendu au moins mal par " dans le principe ", en arche en grec, in principio en latin ; cette traduction est préférable, à la condition que nous comprenions que ce " principe " nous habite en chaque instant.
Cet " instant " - le kairos grec - se rapporte à l'espace de l'intériorité de l'Homme ; il est le seul moment du temps intérieur avec lequel puisse s'articuler le temps historique dans son présent - le chronos grec.
La langue grecque possède deux mots pour distinguer ces deux qualités du même temps :
l'instant de l'intériorité, lourd du " principe " divin fondateur de l'être, et l'instant du monde extérieur, dont la répétition banalisante structure le déroulement de l'exil, laissant l'Homme totalement inconscient, et de plus insatisfait !
Quote :

Nous constatons que la rédactrice depuis le départ ne parle que de l'homme et sa compagne intérieure. Cela a un but bien précis et d'emblée de jeu deux mille ans de traduction et d'études sont écartées d'un revers de la main...
La Kabbale se développe à partir de Bereshit et en aucune manière ne suit une ‘logique Grecque du temps’ dont j’ai déjà parlé dans mon chapitre sur la Gnose. Cette allusion au ‘chronos Grec’ traduit déjà une intention prédéterminée.

Quote :
" Dans le principe Dieu créa... "

Ce temps passé du verbe créer convient tout aussi peu à l'oeuvre divine, qui se joue de toute éternité.
L'éternité n'a rien à voir avec la succession indéfinie de notre temps d'exil ; temps divin, l'éternité lui est totalement transcendante, mais lui devient immanente en chaque " instant " de l'intériorité, vécu en communion avec le " principe " divin de l'être.
Le Nom de " Elohim " est ici révélé pour désigner non pas la Personne divine, innommable, mais l'Innommable dans sa fonction créatrice.
Enfin, dans ces mots, " Dans le principe Dieu crée les cieux et la terre ", il s'agit de " cieux et terre " qui sont à l'intérieur de nous car, si le temps n'est pas celui de l'exil, l'espace n'appartient pas davantage au monde qui nous est extérieur.
Quote :

Donc la création n'a porté que sur la création au sein de notre Etre de ce qui permet de nous réconcilier avec nous même. En aucun cas, Dieu n'a créé le monde réel, sauf en abstraction, bien sûr.( s'il faut en croire ce discours délirant). [La notion d’exil est en rapport avec la Kabbale de Louria mais elle a trait au peuple d’Israël et du retour de son Messie. Ici on en fait un outil au service de l’individu dans sa matérialité la plus extrême.]

"
Au Sixième Jour de la Genèse, Adam est en effet " créé Image de Dieu ", il sera " fait à sa Ressemblance ".


[C'est d'ailleurs pour cette raison que suivant la tradition de la Kabbale et des rabbins faisant autorité, le Créateur se repose le septième jour après avoir laissé la place à l'homme. Je trouve quelque chose dans le texte de l’auteur qui s’y rapporte]

Quote :

" l'Homme coupé de lui-même ne peut s'accomplir " (verset généralement traduit par :
" il n'est pas bon que l'homme soit seul ").
[il est curieux que la phrase suivante voit en effet l’ Eternel lui faire une compagne qui lui donnera des enfants.. sans doute conceptuels !]
Elohim initie alors Adam à faire oeuvre mâle en lui-même, à nommer les animaux (énergies) de sa Adamah pour transmuter leur peau (ténèbres) en lumière (jeux de mots hébreux intraduisibles):
Elohim fait " communiquer " Adam avec lui-même dans des " face-à-face " incontournables pour son accomplissement.
Adam cherche le face-à-face total ; il est alors " endormi " d'un sommeil qui est en réalité un éveil, au coeur duquel Dieu lui montre la totalité de son autre côté.
Cet " autre côté " n'a jamais été une côte :
il est le côté " inaccompli ", donc encore voilé, de l'Arbre de la Connaissance qu'est Adam dans sa totalité ; il est " dressé " par Dieu, devant cet Adam, en " épouse ", Ishah, dont Adam est l'époux ; Ish.
Quote :
[Celui qui a saisi cela dans son intégralité est un champion.Comme le dit très bien le Pirqué de Rabbi Eliezer :- si l’homme est méritant, elle sera une aide pour lui, sinon elle sera contre lui pour lui faire la guerre-( kénagdo/ lénagdo).’C’est parcequ’il a été pris de adama ( terre, sol) que son nom était Adam. Lorsqu’Il lui eut créé une aide féminine, l’un et l’autre furent appelés esh ( feu)S’ils marchent selon mes voies, Mon Nom sera partagé entre eux et les délivrera de leurs afflictions ; mais s’ils s’en écartent, J’enlèverai Mon NOM d’entre les leur et ils devriendront feu ( ech) et (ech). [en effet YH s’ajoute au radical ech ce qui donne avec le Yod le nom ich ( homme) et avec le Hé le nom icha (femme)]]

Ishah est l'autre nom des shamaïm, les cieux, appelés Adamah en tant que mère des profondeurs et maintenant Ishah, " épouse " d'Adam.
[ vous voyez après mes explications vers quoi on se dirige…]
Lorsque Adam découvre son épouse et l'enfant divin qu'elle porte, il vit une extase et s'écrie :
" Voici celle qui est os de mes os et chair de ma chair " ce qui en hébreu signifie : " Voici celle qui est la substance de ma substance [qui se tient cachée sous les apparences] et l'Image divine que je suis ".
Car la " chair ", basar, " scellée dans les profondeurs de cet autre côté " est l'Image divine fondatrice, constituée de bar, le " Fils " (le shem) et d'une présence secrète symbolisée par la lettre médiane de ce mot, le shin, première lettre du mot shem, le NOM, dont l'idéogramme primitif (flèche retenue au bout d'un arc tendu à l'extrême) exprime " l'esprit " qui est en l'Homme.
L'esprit est puissance de l'éros qui (départ de la flèche) rend capable l'accomplissement du Fils (le logos grec).
[alors là, tapez vous les cuisses. L’ Eros Grec entre en action…]
La puissance de l'éros est, dans le principe, celle du désir infini de l'Homme pour son Dieu, qui ne peut se traduire dans un premier temps que par ses épousailles avec Ishah ; elle est une pulsion de vie informationnelle car elle transforme les énergies potentielles de Adamah en informations - le conscient - ; elle fait croître la sève de l'Arbre de Connaissance dont Adam va devenir le fruit :
[si vous voulez avoir beaucoup d’esprit et de spiritualité, vous devez faire travailler l’Eros qui est en vous….nous sommes presque dans une doctrine tantrique de la voie gauche]

le Fils -JE SUIS - totalement accompli.

Ce Grand'Oeuvre [hum, hum, voilà de l’alchimie !]est possible, puisque maintenant " Adam et son Ishah sont deux ; ils connaissent le chemin qu'ils ont à faire ; ils ne sont plus confondus " ; ce verset, à un premier niveau de lecture est traduit par :

" ils étaient tous les deux nus et ils n'en avaient pas honte ".

[j’ai honte de la nudité de ce texte ! J ]
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Quote :
"L'univers du Sens demeure transcendant : le texte nous en ouvre l'accès sans jamais nous le donner.
Considérer celui-ci comme révélé, c'est s'interdire de parvenir à son sens ultime puisqu'il ne peut être que médiateur, voie possible qui place le lecteur face à l'exigence absolue et impossible à combler La sainteté de la Torah lui vient de la relation que le lecteur entretient avec elle par sa lecture, c'est-à-dire par l'interprétation qu'il en fait. Celle-ci illustre le mouvement de transcendance qui la tire constamment vers l'au-delà et vers l'ailleurs".
"L'Univers hébraïque" d' Armand Abécassis
Quote :

Le grand problème Pop Corn est qu’il est difficile d’être son propre professeur et initiateur. Si le sens est ouvert sur la transcendance il exige un minimum de base. Apprendre avant d’enseigner et ne pas se faire enseigner des erreurs.Là est le plus grand danger.
Quote :
aussi pour avoir été un fervent défenseur anti biblique , je me doit de m'incliner et de revenir sur ma position par se post qui propose un autre sens plus cohérent , tout en m'opposant a une adhésion quelconque a tout prosélytisme de groupe de façade actuel ( a mon sens) et militant plus pour une recherche du groupe unifié et invariable ( comme dit plus haut) intérieur
Quote :

Ta recherche est à ton honneur et je n’ai aucune prétention à obliger quiconque à croire ce que je raconte. Mais il y a un minimum de sens critique à faire jouer sinon le topic va vite devenir la décharge municipale d’Onnouscachetout.com. Je l’ai déjà dit un minimum de recherche est nécessaire et ne pas copier coller des trucs qui ont l’air sympa mais qui induisent en erreur.
[coupure d’un texte déjà publié auquel je ne désire pas apporter de remarque]

Quote :

Lu comme un récit historique des origines de l'homme et du monde, ce texte apparaît comme totalement absurde au regard de nos connaissances scientifiques et historiques actuelles.
Même son sens moral nous heurte :
comment l'humanité entière subirait-elle les conséquences de ce fameux "péché originel" de nos lointains ancêtres

Quote :
Ceci est évidemment en contradiction avec le paragraphe précédent où on nous disait que les évangiles étaient encore ‘d’actualité’. Le Christ ne serait il pas venu pour effacer ce péché originel ? bizarre ?

Quote :
Avant le IXe siècle avant J.C. on ne trouve qu'une seule mention de l'existence d'Israël dans des sources extérieures à la Bible :
Sur, une stèle commémorative, le pharaon Merneptah se vante de sa victoire : "Israël est dévasté, sa semence n'existe plus."
Quote :

Entre nous, Pharaon a donc bien éradiqué les Juifs… au contraire, ne devrait on pas remettre en question le contenu de la stèle écrite par un Pharaon originaire de Marseille ?
Deux siècles plus tard, ce peuple non nommé édifie le Temple dit de Salomon, alors que Rome n’est peuplé que de bergers qui habitent dans des cahutes.

Quote :
Or non seulement cet épisode n'a aucun écho dans la Bible, mais surtout on ne trouve nulle mention en Egypte (ou ailleurs) du passage des Hébreux, des plaies épouvantables qui frappèrent les Egyptiens et de la sortie pour le moins spectaculaire des Hébreux.
Nulle trace historique non plus de la longue pérégrination du peuple hébreu pendant quarante années, ni de sa conquête de la terre de Canaan.
On sait même aujourd'hui que cette terre était en fait sous domination égyptienne à l'époque de la fameuse conquête mentionnée par la Bible et on voit mal comment la "superpuissance" de l'époque aurait pu non seulement laisser s'échapper un peuple entier d'esclaves, mais aussi le laisser semer la terreur à travers l'une de ses principales provinces.
Certains récits bibliques hauts en couleur, comme la chute des murs de Jéricho, sont décrédibilisés par des découvertes archéologiques révélant que les villes de l'époque n'avaient pas de murailles.
Quote :

Holà, Holà , voilà comment une certaine classe d’érudits simplifient ces questions et les ramènent à une mise en doute systématique des écrits saints des Juifs et des chrétiens. Il y a là un travail de faussaire et de faux monnayage historique.
« Biblical personnalities and archeology » de Leah Bronner (Keter publishing house-Jerusalem –1974 nous dit :

“ N’importe quel envahisseur ferait de Jéricho son point de depart, car cette position défendait la vallée du Jourdain. Les témoignages d’occupation ont été erodés au cours des temps. Les tombes prouvent l’importance de l’âge moyen du bronze, alors que sur le mont de la ville, les traces de cette époque et même de celle d’avant ont été érodées. ( de 1600 av JC à 1400 av JC). »

Compte tenu de cette érosion, il est normal que beaucoup de traces aient disparu. De là à en tirer pareille conclusion il y a quelque chose de malhonnête…TRES MALHONNETE INTELLECTUELLEMENT.

On trouve des traces de cette invasion en d’autres sites :Ai, Bethel, Lachish, Debir, Hazor sans aucune contestation.

L’Empire égyptien était en état de faiblesse et deux cents plus tard, Salomon pourrait traiter avec le roi du liban Hiram ( ou Houram) et mener des expéditions sans qu’aucune mention ne soit faite sur l’influence de l’Egypte ( endettée et pharaon sans réel puissance).Pharaon discutaille même sur le prix de ses achats avec le Liban

QUOTE :

On s'étonne aussi de ne trouver nulle mention hors des sources bibliques du règne du roi Salomon, présenté dans la Bible comme un puissant souverain universellement connu.
Aux yeux des historiens et des archéologues, il apparaît clairement que les Hébreux étaient un peuple de très petite taille, probablement d'origine nomade, qui s'est sédentarisé en terre de Canaan.
Son passage en Egypte, comme l'existence de Moïse, sont douteux, sans être exclus. A l'époque de la royauté, Jérusalem était une bourgade assez insignifiante de quelques milliers d'habitants et ses rois des potentats locaux.
Quote :

Schlomo est un roi diplomate. Il aura jusqu’à 700 épouses du rang de princesse et 300 concubines. Il est tolérant. Il est blâmé pour son ouverture en ce y compris pour l’importation de cultes étrangers. A sa mort, le royaume connaîtra des problèmes. Schlomo leva des taxes lourdes, ses déportations d’hommes vers le travail , le contrat de cession de cinq villes à un souverain étranger ( en garantie des prêts pour la construction du Temple). A sa mort, le peuple demanda à son fils Rehoboam de lever les taxes et l’imbécile les menaça d’en lever plus.

Pour en terminer aujourd’hui, ces questions sur l’existence de Salomon sont surranées. En tant que souverain ,il ne pouvait être aimé .

+++ A SUIVRE++++

#168 pop-corn

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Posté 01 novembre 2005 à 21:06

je doit admettre qu'il faut un solide bagage pour pouvoir déceler la manipulation même s'il elle n'est pas voulue en soi par l'auteur .
et là tu viens de me faire une solide demonstration , qu'il est toujours possible de contredire une hypothese déguisé en thèse  
merci pour y avoir consacrer du temps , car elle m'apportera plus de prudence bon enfant.

personnellement je ne suis pas armé pour faire de la critique sur ce que je post
je doit être franchement nul , mais le contraire n'étais pas recherché .
l'auteur de l'article a 40 ans de travail  et je ne peut en consacrer 40 pour l'analyser  

a partir de ce post j'opte pour le recadrement dans la  simplicité qui ne m'empêchera pas de donner mon crédit de tolérance pour les croyances de l'autre tel celle  de SOUZENELLE

mais je doit admettre qu'elle me semblait tres crédible , peut être qu'en fin de compte je me suis sous estimé
mon ignorance pourrait être une qualité si je n'allait chercher la solution dans la faiblesse de celle ci  

je pense que la simplicité ramène plus surement a l'essentiel qui se passe du détail des malversations des faussaires , faussaires car ils détiennent la vérité.

donc a l'avenir je serai plus prudent , même au travers de tes textes tysis sans pour cela te manquer de respect
au contraire
La illaha illa Allah

#169 tysis

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Posté 02 novembre 2005 à 21:52

Cher Pop Corn,
Tu sais , cela demande du temps et de l'attention, beaucoup de temps et beaucoup d'attention.
Je vais te consoler par  l'article suivant paru dans le guardian  du 1er novembre 2005 (p7)

"Un leader de la Kabbale arrêté sur la charge d'une cure contre le cancer ayant rapporté 30.000 livres sterling.

Le chef d'un centre spirituel qui a été honoré de lavisite de Madonna lors de sa visite en Israel a été arrêté sur la suspiscion d'avoir promis un traitement à une femme pour la sauver de son cancer contre rétribution de 30.000 livres sterling."


Le centre à Tel Aviv dirige les autres centres dans le monde ( il s'agit du Kabbalah centre dont dépend le centre où Madonna est affiliée aux USA)

Plusieurs escroqueries dégueulasses du même style ont déjà été enregistrées à l'encontre de ce centre dont le programme d'étude est désavoué par les authentiques Kabbalistes.

Madonna qui porte une "bracelet rouge ( prix: 15 livres sterling) pour la protéger des influences négatives à défendu hier son adhésion à la Kabbale ( disons au Kabbalah center) malgré qu'elle n'ait pas voulu faire de commentaires au sujets des fraudes.( le journaliste est bien gentil, il aurait du parler de système d'escroquerie)

"Il serait moins controversé si je joignais le parti nazi"
Cette réponse digne d'un niveau mental très élevé n'ajoute rien à cette garce.

Voilà pourquoi Pop Corn, je veille pour éviter que des gens ne tombent dans ce piège mental. Les Voies authentiques ne SONT PAS FACILES ET LES TROUS SONT NOMBREUX, la rapacité de nombre de gens ajoutent à la difficulté.


Amitiés

Marek

#170 quidam

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Posté 07 novembre 2005 à 11:54

pop-corn, le Mardi 01 Novembre 2005, 21:11, dit :

je doit admettre qu'il faut un solide bagage pour pouvoir déceler la manipulation même s'il elle n'est pas voulue en soi par l'auteur .

donc a l'avenir je serai plus prudent , même au travers de tes textes tysis sans pour cela te manquer de respect
au contraire
Salut Pop,

ça me démangeais un peu de te proposer un texte, mais ne faut-il pas soi-même faire un premiers pas?Marek est vraiment sympha avec toi, patience oblige.

D'ailleurs, pas mal cette remarque un peu comme en boxe, des maçons de Gauche et de droite...Bien que ceux de droite peuvent être gauche et ceux de gauche adroite  :biglol:

L'Arche est avant tout divin, sur un plan créateur divin; puis vient la matérialisation de cet Archétype universel...Et effectivement, ce qui est universel est aussi au plan matériel individuel...

Voici donc un texte de Savoret, illuminateur si tu le comprends pour ce qu'il est...

Bien à vous tous, toujours dans le plaisir de vous lire, Quidam.

texte que j'ai proposé sur un autre forum chrétien

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Le Nom YHWH...l'évolution des idées et des hommes.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
une bonne émission sur les lettres est donné ( presque )chaque dimanche matin.sur la deux.

un kabaliste donna la signification du Nom Yah et du tétragramme. dommage que je ne puisse enregistrer ce genre d 'émission, car elles sont vraiment de qualité et épris d'intelligence et d'humour comme j'aime.Ce devait être un connaisseur de la kabale d'Aboulafia je crois, puisqu'il existe une kabale uniquement ciblé sur les lettres et s'exprimant sur la création faisant référence sur le texte de la formation, le sepher Yetsirath.

Ce matin, ce fut la lettre Hé, cinquième dimension. n'ayant pas de mémoire fidèle, je ne me risque pas à colporter ce que j'aurais pu mal comprendre, mais il fut clairement expliqué qu'il existait un Hé matériel et un Hé spirituel dans le Nom YHWH.

Donc je reprends ce que l'ami pharisien donna, j'ai trouvé un vieux texte sur l'Adamah.Je tire tous les extraits sur ce point, donnant évidemment la source et le texte.Je sais que le milieu des connaissances Hébraïques repousse totalement ou en partie cet Auteur ancien Fabre d'Olivet ( la langue ébraïque restituée, entre autre)je lance ce pavé dans la marre, soit ça fait coin coin ou je prends un coup sur le bec! Rabbin bienvenue s'il en est de passage.

Bien des personnes auront compris que ma connaissance est celle d'un amateur, je compte le rester; mais mon parcours vient du milieu occultiste, comme beaucoup de personnes avant de rencontrer la réelle signification du Christ-Sauveur, certaines personnes comprendrons d'autres pas, et ce n'est évidemment pas l'important.ce qui me semble l'être, c'est de connaître l'origine toute orientale de la chrétienté qui alors ne reniait pas le fait de la réincarnation doctrine si déformée aujourd'hui et sagement mise au rencart par l'ECR, en bonne Mère poule qu'elle est.

voici les extraits qui me semblent révélateur je les mets en gras [ de révélaré , revoilé; pour une fois que je sort un peu de latin !...]

ADAM-ÆNOSH


     Les traductions les plus « orthodoxes » de la Genèse nous assurent que l'homme fut tiré « du limon de la terre ». À la suite de Fabre d'Olivet, auquel il faut toujours se reporter, lorsqu'il s'agit d'étudier le sens spirituel de ce livre, nous devons nous inscrire en faux contre une pareille interprétation du texte biblique.

     En effet, on a traduit par « terre » deux mots hébreux que Moïse emploie toujoursde façon distincte et dont il ne fait jamais deux synonymes.

     Le premier est ADaME, ou adamah, le second AReTs ou arz.

     Dans le récit de la création (vers. I) Moïse oppose visiblement arz (le principe du monde sensible), à shamaïm (celui du monde céleste et glorieux).

     Lorsqu'il est question de la création d'Adam, Moïse, au second chapitre de sa cosmogonie, relate que l'universel Adam n'existait pas encore en acte pour mettre en œuvre (wabod) l'universelle adamah que l'on traduit généralement par « sol » ou « limon ». Mais, adamah n'est pas arz. Quelle est donc l'étymologie et le sens de ces deux termes ? La question est d'importance, puisque toutes les conséquences métaphysiques que l'on peut tirer du texte biblique, concernant l'âme humaine, sont entachées d'erreur, par suite d'une traduction fautive.

     Le mot adamah, comme le mot Adam, dont il est tiré (car Adam ne vient pas plus d'adamah que chien ne dérive de chienne ou que homme, grammaticalement, ne dérive d'humanité, c'est l'inverse qui est vrai, étymologiquement et logiquement), le mot adamah, donc, porte sur un radical DaM, forme nasalisée de DaV, DaB, et qui possède un sens générique analogue dans les langues sémitiques et dans les langues celtiques, depuis l'irl. domun « le monde », le gall. dwfn « profond », le gaél. dobar « eau », domhan « l'univers », le flamand diepzin « sombre », « profond », « mystérieux », « abstrait », jusqu'à l'arabe damous « souterrain », « profondeur », « citerne », et à l'hébr. damm « se taire », « être immobile, indiscernable », dam « similitude », « homogénéité », damah « un lieu vide et désert » (1) .

     L'idée primitive est celle d'une chose indiscernable par son étendue, son silence, sa subtilité, sa profondeur ; d'une chose universelle ou universalisable. Le A initial d'adamah et d'adam, est une particule emphatique qui spiritualise encore le sens de ces deux vocables. l'Adam universel, l'homme spirituel, a donc été tiré non pas du limon de la terre, mais de la spirituelle et universelle substance adamique : la « terre spirituelle ».

     Au contraire, arz, terme qui a perdu le digamma initial W, (2) , et est très vraisemblablement pour WaRTs, se réfère directement au sanskrit warsha qui signifie « terre » et « continent ». En sanskrit, le même mot signifie pluie, comme il le signifie dans notre mot français averse, et comme il signifie « rosée » dans le grec erse pour F-erse. C'est le terme d'un processus involutif, la partie descendante d'un circuit, le résultat d'une déviation, d'une inversion, d'un renversement. Dans son sens de terre, le mot hébreu arz représente donc le point le plus bas de l'involution élémentaire, l'élément sensible, le maximum de condensation et de matérialité.

     Si Moïse avait voulu dire que l'homme fut tiré de la poussière de la terre, c'est de ce terme qu'il se serait servi. Mais, il l'a évité avec soin.
   L'homme terrestre, possède d'ailleurs un autre nom, que Moïse n'emploie jamais comme synonyme d'Adam c'est ANOSh, ou Enosh, et que nous avons rapproché (3) du sanskrit nara et de l'italique ner (pour nes). (4) .

     La différence entre la terre spirituelle (adamah) et la terre matérielle (arz) est encore faite formellement par Moïse (Gen. VII, 23), où il montre l'Éternel, au moment du déluge universel, « effaçant tout ce qui subsistait sur la face d'adamah » et le déluge effaçant, alors seulement, tout ce qui subsistait sur la terre (arz). Il est pourtant normal de saisir ici que Dieu agit directement sur le plan spirituel et que la répercussion de cette action spirituelle se fait sentir dans le monde temporel et élémentaire, par voie de conséquence, sous forme d'un cataclysme. C'est pour avoir voulu absolument traduire adamah et arz par un même mot que les modernes ont vu une « interpolation » ou un « remplissage » dans ce verset pourtant explicite : « Ainsi, il (Iaveh, YHWH) effaça tout être qui était sur la face du sol », lisons-nous dans la Légende des Origines de l'humanité (Éditions Rieder), et la seconde partie du verset 23 est gravement déclarée être un remplissage. Le remplissage en question est celui-ci : « de l'homme au bétail, au reptile, à l'oiseau des cieux, ils furent effacés de la terre ».
    Si l'auteur de l'ouvrage, précité n'avait pas pris adamah et arz pour des synonymes, non seulement il aurait évité de voir un remplissage, là où il n'y a qu'une précision, mais il n'aurait pas esquivé la portée métaphysique de cette pseudo-répétition.

     Dans un texte où pas un mot n'est superflu, il est inconvenant de vouloir procéder au découpage de ceux qui y voient deux textes « Iavistes », intercalés parmi les fragments d'un texte « Eloïste ». Ce sont là des fantaisies, d'autant plus dangereuses qu'elles sont revêtues, aux yeux du public, du prestige accordé à la science.

     D'autre part, la théologie et la philosophie scholastique, en tant qu'elles s'appuient sur des traductions fallacieuses, ne sont nullement qualifiées pour nous faire accepter des conclusions logiques, mais faussées par un point de départ erroné.

    Une de ces conclusions, c'est celle de l'âme créée postérieurement au corps qu'elle doit animer. Elle est juste en tant que conclusion, si l'on prétend identifier adamah, la terre spirituelle dont provient Adam, à arz, la terre matérielle. Elle est fausse cependant, dans la mesure où adamah diffère de arz. Mais l'erreur a la vie dure, elle subsistera sans doute jusqu'au jour où un théologien, au sens strict du mot, qui sera à la fois savant selon les hommes et inspiré par l'Esprit de Vérité, nous apportera une version du texte sacré, conforme à la pensée profonde de Moïse.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                       A. SAVORET.


(1) Le radical primitif DaB, DaM, formé des signes de l'action extérieure (D) et de l'action Intérieure (B), exprime fortement la faculté d'adaptation de l'interne à l'externe, d'où les sens de similitude, d'homogénéité, d'image. À un point de vue à peine différent il exprime le sens d'universalité, de profondeur, d'insondabllité, réunissant en lui les deux idées de monde externe et de monde interne. La divergence progressive des sens particuliers dans les langues sémitiques et dans les langues aryennes n'a rien que de très logique et ne saurait militer contre l'origine commune de cette racine.
La racine Tam ou Tham n'en est qu'une modification. Elle diffère peu de la racine Thab, et il serait fructueux de comparer, par exemple, le théom ou Tiamat ,(l'abîme primordial où furent jetées les semences de l'univers) avec la Théba ou « arche » dans laquelle Nohé conserva les semences de notre cosmos.
(2) (3) Voir pour détails : Du Menhir à la Croix (Additif).
(4) En un certain sens on peut donc rapprocher Adam (l'homme « universel ») d'Adamah (la terre spirituelle) et Aenosh (l'homme individuel) d'Arz (la terre matérielle).

source:textes mystiques.
Certains aiment les oeufs, d'autres les omelettes. faut juste savoir que brouiller les choses est devenu un art majeur. R

#171 pop-corn

pop-corn

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Posté 07 novembre 2005 à 13:30

quidam
je doit lire ton texte a tête reposée donc je ne repondré qu'a ceci

Citation

ça me démangeais un peu de te proposer un texte, mais ne faut-il pas soi-même faire un premiers pas?Marek est vraiment sympha avec toi, patience oblige.
il ne faut pas te gêner de deposer un texte , mais s'est vrai que ma naïveté  sur certain  sujet n'a pas de limite .
depuis deux ans que je me prend des baffes  mais je fait ce que je peut pour participer et me rendre utile et ce n'est pas évident et je suis toujours là .
il me manque encore quelque chose mais j'y refléchi  , il ne faut pas croire .

tu va rire mais aujourd'hui je me suis dit que j'allais tout faire de la main gauche etant droitier .
donc même réapprendre a écrire ( avec des fautes bien sur) .

la main droite commence a être fatigué de tourner en rond., il faudrait un nouvel homme et celui ci est a construire
qui sait si cela change quelque chose avec les hemispheres
La illaha illa Allah