A nouveau cette nuit, la terre à tremblé en Alsace ! Pas fort certes, mais c'est le 3e tremblement de terre en 2 ans, ça commence à faire beaucoup :
Citation
5 décembre 2004
4:40 Un séisme de 5,2 degrés touche la Suisse - épicentre en Allemagne
BERNE - Un séisme d'environ 5 degrés sur l'échelle de Richter s'est produit vers 02h50 en Alsace et dans le Bade-Wurtemberg allemand. La secousse, dont l'épicentre était situé près de Fribourg en Brisgau, a été ressentie en Suisse, en particulier dans le nord.
La magnitude du séisme a été évaluée à 5,4 sur l'échelle de Richter par l'Office de géologie du Land du Bade-Wurtemberg et à 4,9 par l'Observatoire des sciences de la terre de Strasbourg. En Suisse, il a pu être ressenti dans «de larges régions», a indiqué l'institut sismologique de l'Ecole polytechnique de Zurich (EPFZ).
De nombreux Helvètes ont été réveillés par la secousse et ont alerté la police. Les services de secours allemands et français ont également fait part de centaines d'appels.
Aucune information n'a toutefois été fournie dans l'immédiat sur d'éventuels dégâts. Les spécialistes estiment toutefois qu'une secousse d'une telle ampleur peut occasionner de légers dégâts dans un rayon de 40 km autour de l'épicentre, localisé dans le village de Waldkirch, à environ 150 km au nord de Bâle.
L'institut sismologique de l'EPFZ juge en revanche «improbable» que le tremblement de terre ait pu provoque des dégâts jusqu'en Suisse.
© ATS
4:40 Un séisme de 5,2 degrés touche la Suisse - épicentre en Allemagne
BERNE - Un séisme d'environ 5 degrés sur l'échelle de Richter s'est produit vers 02h50 en Alsace et dans le Bade-Wurtemberg allemand. La secousse, dont l'épicentre était situé près de Fribourg en Brisgau, a été ressentie en Suisse, en particulier dans le nord.
La magnitude du séisme a été évaluée à 5,4 sur l'échelle de Richter par l'Office de géologie du Land du Bade-Wurtemberg et à 4,9 par l'Observatoire des sciences de la terre de Strasbourg. En Suisse, il a pu être ressenti dans «de larges régions», a indiqué l'institut sismologique de l'Ecole polytechnique de Zurich (EPFZ).
De nombreux Helvètes ont été réveillés par la secousse et ont alerté la police. Les services de secours allemands et français ont également fait part de centaines d'appels.
Aucune information n'a toutefois été fournie dans l'immédiat sur d'éventuels dégâts. Les spécialistes estiment toutefois qu'une secousse d'une telle ampleur peut occasionner de légers dégâts dans un rayon de 40 km autour de l'épicentre, localisé dans le village de Waldkirch, à environ 150 km au nord de Bâle.
L'institut sismologique de l'EPFZ juge en revanche «improbable» que le tremblement de terre ait pu provoque des dégâts jusqu'en Suisse.
© ATS
POUR INFO, la centrale nucléaire de Fessenheim se situe à 20km de cet épicentre.
Je vous laisse méditer sur l'article ci-dessous trouvé sur http://www.observabilis.com/ :
Citation
NUCLÉAIRE - 26/11/2004
Retour de la crainte sismique en France face aux installations nucléaires
Notes de la rédaction
Le séisme de forte intensité qui a eu lieu au nord de l’italie dans la nuit du 24 au 25 novembre 2004 n’est en réalité situé qu’à quelques centaines de kilomètres de plusieurs centrales nucléaires françaises. On ne peut pas imaginer quelles auraient été les conséquences irréversibles d’un tel séisme s’il s’était déroulé un peu plus près du côté français, sur la même faille sismique et avec une entensité peut-être plus forte. On sait que les centrales nucléaires françaises ne sont finalement pas invulnérables aux séismes. ROME - Un fort tremblement de terre d'une magnitude de 5,2 sur l'échelle de Richter a été largement ressenti dans le nord de l'Italie aux premières heures de jeudi. La secousse n'a pas fait de victimes selon les premières informations des autorités.
L'épicentre du séisme s'est situé près de la Brescia. Quelques dommages ont été signalés dans des villes près du lac de Garde. La secousse a été ressentie de Gênes dans l'ouest de la Péninsule, à Venise à l'est. Aucun blessé n'a pour l'instant été signalé.
Dans un communiqué, le service sismologique suisse a indiqué que cette secousse, de 5,2 degrés sur l'échelle de Richter, avait dû être ressentie en Suisse. Il n'a pas donné plus d'indications dans l'immédiat.
Le tremblement de terre en Italie a réveillé les vieilles craintes d'un séisme de grande ampleur en France. Onze centrales nucléaires ne seraient pas sécurisées.
Le séisme du jeudi 31 octobre en Italie, à San Giuliano di Puglia, a coûté la vie à 29 personnes, dont 26 enfants d'une même classe, dont l'école s'est effondrée. Ce triste bilan, dont les raisons n'ont pas encore été définies, malgré l'arrivée samedi d'une équipe d'enquêteurs, a ramené sur le devant de la scène le débat sur la sécurité nationale en cas de tremblement de terre.
L'ONG " Sortir du nucléaire " a indiqué dans un communiqué, le 3 novembre, que les systèmes de sécurité de onze centrales nucléaires françaises, soit pour 34 des 58 réacteurs nucléaires du territoire, sont déficients, et pourrait être inopérants en cas de séisme. L'association indique tenir ces informations de l'Autorité de Sûreté nucléaire elle-même, qui les aurait fait paraître en octobre, mais " noyées parmi une foule de données banales dans le site Internet de l'Autorité. Elles sont pourtant d'un importance exceptionnelle pour la sécurité des populations ".
L'association distingue deux situations. Dans la première, ce sont sept centrales dont le système de refroidissement des réacteurs ne serait plus assuré : Le Blayais, Chinon, Dampierre, Saint-Laurent, Tricastin, Fessenheim et Bugey. Dans la deuxième, des " anomalies pourraient rendre le système de commande à distance inopérant ", en particulier en cas de séisme, dans les centrales de Cattenom, Flamanville, Golfech et Saint-Alban. Pour l'association, de telles déficiences pourraient conduire à une catastrophe, si l'épicentre se trouvait à proximité d'une centrale. Cependant, la carte de la répartition de ces centrales à risques, rapprochée à celle de l'activité sismique en France réduit les dangers. Néanmoins, les centrales de Flamanville, Bugey, Tricastin, Fessenheim et Saint-Alban se trouvent bien dans des zones sismiques.
Pour la protection des " ouvrages à risque spécial ", comme les centrales nucléaires ou les barrages, la France s'est doté d'un ensemble de mesures législatives contraignantes. A la traîne pendant les années 1960, elle a rattrapé son retard grâce à l'ensemble de lois votées en 1992, et qui forment la législation parasismique dite P.S. 92.
Ces lois concernent les constructions très récentes car les normes ne sont appliquées pour les ouvrages recevant du public que depuis 1982 et pour les habitations individuelles que depuis 1994. Or, le renouvellement des habitations se fait en moyenne au rythme de 1% par an. Il faut donc 100 ans pour renouveler toutes les habitations du pays. Il est donc nécessaire de renforcer les ouvrages construits avant l'établissement des règles parasismiques. Les installations nucléaires sont quant à elles soumises à la règle fondamentales de Sûreté de 1981, régie par la Direction de la Sûreté des Installations Nucléaires et par l'Autorité de tutelle. Mais si les textes sont précis et contraignants, ils n'ont de valeur que s'ils sont appliqués, remarque le réseau Sortir du nucléaire.
" Il est avéré qu'aucune mesure efficace ne peut être mise en œuvre en cas de catastrophe nucléaire. Nous avons donc eu de la chance depuis 20 ans, mais la sécurité des populations ne doit pas dépendre du hasard ", ajoute le réseau, qui demande en conséquence la fermeture de ces onze sites.
Pour lire les textes de l'Autorité de Sûreté Nucléaire:
www.asn.gouv.fr/data/evenement/44_2002_ano.asp
www.asn.gouv.fr/data/evenement/39_2002_ano1.asp
Pour lire le communiqué:
www.sortirdunucleaire.org/novembre2002/cp031102.htm
http://permanent.nou...P6254.html?0316
http://www.dissident...news_terre.html
http://earthquake.us...akes/usrfcl.htm
Retour de la crainte sismique en France face aux installations nucléaires
Notes de la rédaction
Le séisme de forte intensité qui a eu lieu au nord de l’italie dans la nuit du 24 au 25 novembre 2004 n’est en réalité situé qu’à quelques centaines de kilomètres de plusieurs centrales nucléaires françaises. On ne peut pas imaginer quelles auraient été les conséquences irréversibles d’un tel séisme s’il s’était déroulé un peu plus près du côté français, sur la même faille sismique et avec une entensité peut-être plus forte. On sait que les centrales nucléaires françaises ne sont finalement pas invulnérables aux séismes. ROME - Un fort tremblement de terre d'une magnitude de 5,2 sur l'échelle de Richter a été largement ressenti dans le nord de l'Italie aux premières heures de jeudi. La secousse n'a pas fait de victimes selon les premières informations des autorités.
L'épicentre du séisme s'est situé près de la Brescia. Quelques dommages ont été signalés dans des villes près du lac de Garde. La secousse a été ressentie de Gênes dans l'ouest de la Péninsule, à Venise à l'est. Aucun blessé n'a pour l'instant été signalé.
Dans un communiqué, le service sismologique suisse a indiqué que cette secousse, de 5,2 degrés sur l'échelle de Richter, avait dû être ressentie en Suisse. Il n'a pas donné plus d'indications dans l'immédiat.
Le tremblement de terre en Italie a réveillé les vieilles craintes d'un séisme de grande ampleur en France. Onze centrales nucléaires ne seraient pas sécurisées.
Le séisme du jeudi 31 octobre en Italie, à San Giuliano di Puglia, a coûté la vie à 29 personnes, dont 26 enfants d'une même classe, dont l'école s'est effondrée. Ce triste bilan, dont les raisons n'ont pas encore été définies, malgré l'arrivée samedi d'une équipe d'enquêteurs, a ramené sur le devant de la scène le débat sur la sécurité nationale en cas de tremblement de terre.
L'ONG " Sortir du nucléaire " a indiqué dans un communiqué, le 3 novembre, que les systèmes de sécurité de onze centrales nucléaires françaises, soit pour 34 des 58 réacteurs nucléaires du territoire, sont déficients, et pourrait être inopérants en cas de séisme. L'association indique tenir ces informations de l'Autorité de Sûreté nucléaire elle-même, qui les aurait fait paraître en octobre, mais " noyées parmi une foule de données banales dans le site Internet de l'Autorité. Elles sont pourtant d'un importance exceptionnelle pour la sécurité des populations ".
L'association distingue deux situations. Dans la première, ce sont sept centrales dont le système de refroidissement des réacteurs ne serait plus assuré : Le Blayais, Chinon, Dampierre, Saint-Laurent, Tricastin, Fessenheim et Bugey. Dans la deuxième, des " anomalies pourraient rendre le système de commande à distance inopérant ", en particulier en cas de séisme, dans les centrales de Cattenom, Flamanville, Golfech et Saint-Alban. Pour l'association, de telles déficiences pourraient conduire à une catastrophe, si l'épicentre se trouvait à proximité d'une centrale. Cependant, la carte de la répartition de ces centrales à risques, rapprochée à celle de l'activité sismique en France réduit les dangers. Néanmoins, les centrales de Flamanville, Bugey, Tricastin, Fessenheim et Saint-Alban se trouvent bien dans des zones sismiques.
Pour la protection des " ouvrages à risque spécial ", comme les centrales nucléaires ou les barrages, la France s'est doté d'un ensemble de mesures législatives contraignantes. A la traîne pendant les années 1960, elle a rattrapé son retard grâce à l'ensemble de lois votées en 1992, et qui forment la législation parasismique dite P.S. 92.
Ces lois concernent les constructions très récentes car les normes ne sont appliquées pour les ouvrages recevant du public que depuis 1982 et pour les habitations individuelles que depuis 1994. Or, le renouvellement des habitations se fait en moyenne au rythme de 1% par an. Il faut donc 100 ans pour renouveler toutes les habitations du pays. Il est donc nécessaire de renforcer les ouvrages construits avant l'établissement des règles parasismiques. Les installations nucléaires sont quant à elles soumises à la règle fondamentales de Sûreté de 1981, régie par la Direction de la Sûreté des Installations Nucléaires et par l'Autorité de tutelle. Mais si les textes sont précis et contraignants, ils n'ont de valeur que s'ils sont appliqués, remarque le réseau Sortir du nucléaire.
" Il est avéré qu'aucune mesure efficace ne peut être mise en œuvre en cas de catastrophe nucléaire. Nous avons donc eu de la chance depuis 20 ans, mais la sécurité des populations ne doit pas dépendre du hasard ", ajoute le réseau, qui demande en conséquence la fermeture de ces onze sites.
Pour lire les textes de l'Autorité de Sûreté Nucléaire:
www.asn.gouv.fr/data/evenement/44_2002_ano.asp
www.asn.gouv.fr/data/evenement/39_2002_ano1.asp
Pour lire le communiqué:
www.sortirdunucleaire.org/novembre2002/cp031102.htm
http://permanent.nou...P6254.html?0316
http://www.dissident...news_terre.html
http://earthquake.us...akes/usrfcl.htm
ET VOICI CE QUE CERTAINS ELUS ET ECOLOS ALSACIENS EN PENSENT : (source : http://www.dissident...news_terre.html )
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Dernières Nouvelles d'Alsace du 15/10/03
Ne pas écarter les risques sismiques
Les géologues Denise Nury et Jacques Muller ont dressé un tableau peu idyllique du nucléaire dans l'Est de la France.
La centrale nucléaire de Fessenheim ne serait pas au meilleur emplacement en cas de problèmes sismiques. Les normes de sécurité ne seraient pas à la hauteur du danger. Le stockage des déchets ultimes et hautement toxiques reste problématique. La conférence animée par deux géologues à Colmar a donné froid dans le dos.
Le tableau brossé est sombre. Le constat est sans complaisance. L'avenir ne serait pas radieux. Invités à l'IUT de Colmar afin de s'exprimer sur le « nucléaire et les risques sismiques dans l'Est de la France » par les organisations siégeant à la commission locale de surveillance de Fessenheim, les deux conférenciers n'ont pas mâché leurs mots pour dénoncer avec vigueur l'hérésie de la production d'énergie par le nucléaire. Denise Nury, géologue docteur ès sciences de l'université d'Aix-Marseille, maître de conférence honoraire à l'IUFM d'Aix-Marseille et Jacques Muller, géologue docteur ès sciences des universités de Bordeaux et de Neuchâtel, directeur de recherche honoraire au CNRS ont présenté les dangers que la centrale nucléaire de Fessenheim pouvait faire encourir à la population en cas de séisme. Le site est en effet placé sur une faille active du fossé tectonique alsacien. « Aucun politique, ni aucun ingénieur n'a pensé à faire des recherches sur les failles avant la construction de la centrale alors que des cartes répertoriant celles-ci sont disponibles depuis un siècle... », a assuré Jacques Muller. « Lors des révisions décennales sur les problèmes sismiques, une étude supplémentaire par un cabinet indépendant a été demandé par la commission locale de surveillance. Cette proposition a été rejetée par... EDF et la DRIRE. Une commande a néanmoins été passée avec le conseil général », a expliqué Jean-Paul Lacote d'Alsace Nature. La DRIRE aurait néanmoins donné son accord depuis. EDF a aussi depuis peu l'obligation d'instaurer de nouvelles normes de sécurité en matière sismique. Celles-ci auraient un coût de l'ordre de 400 millions d'euros pour le site de Fessenheim. Un document de 11 pages émanant d'un courrier interne d'EDF a d'ailleurs été distribué à l'assemblée.
Scénario catastrophe...
Les normes de protection pour les centrales nucléaires retiennent le séisme ayant la plus grande intensité jamais atteinte à leur proximité. A Fessenheim, la référence est donc celle du séisme historique de Bâle de 1356. Celui-ci avait atteint une intensité de IX et une magnitude évaluée à 7,4. D'après les conférenciers, le site nucléaire étant éloigné de plus de 30 kilomètres de cet épicentre, la magnitude serait minorée d'un point. « Ce qui est une hérésie totale puisque l'on ne sait pas, ni où, ni quand le prochain séisme se déclenchera et de quelle magnitude il sera ! » Et si le pire arrivait, Jacques Muller a décrit un scénario catastrophe :« Si le coeur tient, ce dont nous ne sommes même pas sûrs, le réseau de refroidissement, le matériel électronique, les conduites électriques, les systèmes d'alerte seraient endommagés. On ne pourrait plus tenir le coeur. » Que faire des déchets ultimes ?
Les géologues ont également étendu le débat au problème du stockage des déchets ultimes et hautement toxiques. Le futur site de Bure, en Meuse, inquiète déjà les spécialistes.« Le trou a même été creusé avant le début des sondages et de l'établissement du profil sismique... L'enfouissement n'est pas une bonne chose. Car on ne sait pas gérer les déchets. Quand tout sera devenu tellement radioactif et que l'on ne pourra plus accéder, que fera-t-on ? », questionne Jacques Muller. Pour le géologue, la solution la plus logique serait de « construire des bunkers ultrasurveillés en surface afin de dissuader toutes vues terroristes. Ce serait aussi la seule façon de nous mettre en face de nos responsabilités et de faire arrêter le nucléaire. » Arrêter le plus rapidement possible le nucléaire est la solution préconisée par les deux conférenciers mais pour cela, il faut des énergies de substitution et une demande moins forte. « Est-ce que chacun est prêt à perdre un peu de confort, à faire des sacrifices ? Il y a encore beaucoup d'effort pour faire évoluer les mentalités. » Vivien Montag
Centrales nucléaires : cri d'alarme des Verts sur le risque des séismes
PARIS, 26 juin 2003 - Les Verts ont affirmé jeudi que les risques sismiques étaient "sous-estimés" en France pour plus de dix centrales nucléaires, parlant de situation globalement "scandaleuse" et estimant qu'il s'agit du problème "le plus grave" du nucléaire français depuis 20 ans.
Jean-Pierre Dufour, physicien nucléaire, directeur de recherche au CNRS et vice-président (Verts) du conseil régional d'Aquitaine, a demandé au cours d'une conférence de presse au siège des Verts que l'exploitation de ces centrales soit temporairement suspendue afin que l'on procède à une analyse précise de leur situation.
Il a cité particulièrement la centrale du Blayais, construite sur le marais à 45 km de Bordeaux, celle de Cadarache (Bouches-du-Rhône), selon lui sur un site sismique reconnu, et celle de Fessenheim (Haut-Rhin).
Ces centrales, construites pour supporter jusqu'à une intensité de 8 (dégâts importants, fissures dans les murs) sur l'échelle EMS (qui mesure les effets au sol), sont fragilisées par leur présence sur des terrains mous tels qu'argiles, sables, graves ou vases, a-t-il estimé.
A la suite des tremblements de terre de Kobé (1995) et de San Francisco (1989), les scientifiques ont constaté que les "effets de sol" augmentent fortement les amplitudes d'oscillation (magnitude) et donc l'intensité du séisme qui peut croître de 2 ou 3 degrés.
Ainsi, selon M. Dufour, la secousse de 7 en 1972 à Oléron (à 75 km du Blayais) dépasserait largement dans la réalité l'intensité de 8. Les Verts estiment aussi que le site envisagé pour l'éventuelle construction du réacteur EPR (Réacteur européen à eau sous pression), en zone alluvionnaire, semble "non pertinent".
En outre, pour M. Dufour, "les risques naturels ont été sous-estimés" du fait de standards français moins appropriés que ceux de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique). Des séismes d'intensité 8 "ne peuvent être considérés comme des événements rares", estime-t-il.
Outre la suspension de l'exploitation de plusieurs centrales, les Verts demandent que les résultats des travaux des chercheurs de l'IRSN (Institut de radio-protection et de sûreté nucléaire) soient publiés et que soit remis à plat l'ensemble du dispositif de contrôle.
Cette semaine, s'appuyant sur un document de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) demandant à EDF de modifier à la hausse les données prises en compte pour les risques de séisme pour plusieurs sites, le réseau "Sortir du nucléaire" avait accusé EDF d'avoir "falsifié des données" pour éviter une mise aux normes onéreuse.
Ne pas écarter les risques sismiques
Les géologues Denise Nury et Jacques Muller ont dressé un tableau peu idyllique du nucléaire dans l'Est de la France.
La centrale nucléaire de Fessenheim ne serait pas au meilleur emplacement en cas de problèmes sismiques. Les normes de sécurité ne seraient pas à la hauteur du danger. Le stockage des déchets ultimes et hautement toxiques reste problématique. La conférence animée par deux géologues à Colmar a donné froid dans le dos.
Le tableau brossé est sombre. Le constat est sans complaisance. L'avenir ne serait pas radieux. Invités à l'IUT de Colmar afin de s'exprimer sur le « nucléaire et les risques sismiques dans l'Est de la France » par les organisations siégeant à la commission locale de surveillance de Fessenheim, les deux conférenciers n'ont pas mâché leurs mots pour dénoncer avec vigueur l'hérésie de la production d'énergie par le nucléaire. Denise Nury, géologue docteur ès sciences de l'université d'Aix-Marseille, maître de conférence honoraire à l'IUFM d'Aix-Marseille et Jacques Muller, géologue docteur ès sciences des universités de Bordeaux et de Neuchâtel, directeur de recherche honoraire au CNRS ont présenté les dangers que la centrale nucléaire de Fessenheim pouvait faire encourir à la population en cas de séisme. Le site est en effet placé sur une faille active du fossé tectonique alsacien. « Aucun politique, ni aucun ingénieur n'a pensé à faire des recherches sur les failles avant la construction de la centrale alors que des cartes répertoriant celles-ci sont disponibles depuis un siècle... », a assuré Jacques Muller. « Lors des révisions décennales sur les problèmes sismiques, une étude supplémentaire par un cabinet indépendant a été demandé par la commission locale de surveillance. Cette proposition a été rejetée par... EDF et la DRIRE. Une commande a néanmoins été passée avec le conseil général », a expliqué Jean-Paul Lacote d'Alsace Nature. La DRIRE aurait néanmoins donné son accord depuis. EDF a aussi depuis peu l'obligation d'instaurer de nouvelles normes de sécurité en matière sismique. Celles-ci auraient un coût de l'ordre de 400 millions d'euros pour le site de Fessenheim. Un document de 11 pages émanant d'un courrier interne d'EDF a d'ailleurs été distribué à l'assemblée.
Scénario catastrophe...
Les normes de protection pour les centrales nucléaires retiennent le séisme ayant la plus grande intensité jamais atteinte à leur proximité. A Fessenheim, la référence est donc celle du séisme historique de Bâle de 1356. Celui-ci avait atteint une intensité de IX et une magnitude évaluée à 7,4. D'après les conférenciers, le site nucléaire étant éloigné de plus de 30 kilomètres de cet épicentre, la magnitude serait minorée d'un point. « Ce qui est une hérésie totale puisque l'on ne sait pas, ni où, ni quand le prochain séisme se déclenchera et de quelle magnitude il sera ! » Et si le pire arrivait, Jacques Muller a décrit un scénario catastrophe :« Si le coeur tient, ce dont nous ne sommes même pas sûrs, le réseau de refroidissement, le matériel électronique, les conduites électriques, les systèmes d'alerte seraient endommagés. On ne pourrait plus tenir le coeur. » Que faire des déchets ultimes ?
Les géologues ont également étendu le débat au problème du stockage des déchets ultimes et hautement toxiques. Le futur site de Bure, en Meuse, inquiète déjà les spécialistes.« Le trou a même été creusé avant le début des sondages et de l'établissement du profil sismique... L'enfouissement n'est pas une bonne chose. Car on ne sait pas gérer les déchets. Quand tout sera devenu tellement radioactif et que l'on ne pourra plus accéder, que fera-t-on ? », questionne Jacques Muller. Pour le géologue, la solution la plus logique serait de « construire des bunkers ultrasurveillés en surface afin de dissuader toutes vues terroristes. Ce serait aussi la seule façon de nous mettre en face de nos responsabilités et de faire arrêter le nucléaire. » Arrêter le plus rapidement possible le nucléaire est la solution préconisée par les deux conférenciers mais pour cela, il faut des énergies de substitution et une demande moins forte. « Est-ce que chacun est prêt à perdre un peu de confort, à faire des sacrifices ? Il y a encore beaucoup d'effort pour faire évoluer les mentalités. » Vivien Montag
Centrales nucléaires : cri d'alarme des Verts sur le risque des séismes
PARIS, 26 juin 2003 - Les Verts ont affirmé jeudi que les risques sismiques étaient "sous-estimés" en France pour plus de dix centrales nucléaires, parlant de situation globalement "scandaleuse" et estimant qu'il s'agit du problème "le plus grave" du nucléaire français depuis 20 ans.
Jean-Pierre Dufour, physicien nucléaire, directeur de recherche au CNRS et vice-président (Verts) du conseil régional d'Aquitaine, a demandé au cours d'une conférence de presse au siège des Verts que l'exploitation de ces centrales soit temporairement suspendue afin que l'on procède à une analyse précise de leur situation.
Il a cité particulièrement la centrale du Blayais, construite sur le marais à 45 km de Bordeaux, celle de Cadarache (Bouches-du-Rhône), selon lui sur un site sismique reconnu, et celle de Fessenheim (Haut-Rhin).
Ces centrales, construites pour supporter jusqu'à une intensité de 8 (dégâts importants, fissures dans les murs) sur l'échelle EMS (qui mesure les effets au sol), sont fragilisées par leur présence sur des terrains mous tels qu'argiles, sables, graves ou vases, a-t-il estimé.
A la suite des tremblements de terre de Kobé (1995) et de San Francisco (1989), les scientifiques ont constaté que les "effets de sol" augmentent fortement les amplitudes d'oscillation (magnitude) et donc l'intensité du séisme qui peut croître de 2 ou 3 degrés.
Ainsi, selon M. Dufour, la secousse de 7 en 1972 à Oléron (à 75 km du Blayais) dépasserait largement dans la réalité l'intensité de 8. Les Verts estiment aussi que le site envisagé pour l'éventuelle construction du réacteur EPR (Réacteur européen à eau sous pression), en zone alluvionnaire, semble "non pertinent".
En outre, pour M. Dufour, "les risques naturels ont été sous-estimés" du fait de standards français moins appropriés que ceux de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique). Des séismes d'intensité 8 "ne peuvent être considérés comme des événements rares", estime-t-il.
Outre la suspension de l'exploitation de plusieurs centrales, les Verts demandent que les résultats des travaux des chercheurs de l'IRSN (Institut de radio-protection et de sûreté nucléaire) soient publiés et que soit remis à plat l'ensemble du dispositif de contrôle.
Cette semaine, s'appuyant sur un document de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) demandant à EDF de modifier à la hausse les données prises en compte pour les risques de séisme pour plusieurs sites, le réseau "Sortir du nucléaire" avait accusé EDF d'avoir "falsifié des données" pour éviter une mise aux normes onéreuse.










