La théorie du temps ajouté
#1
Posté 03 janvier 2005 à 20:26
Boulversant !
UNE HISTOIRE DE CALENDRIERS
Ce sont les travaux d'un moine arménien, Denys le Petit (en latin, Dionysius Exiguus), lequel tenta, vers la fin du V' siècle, de fixer la date de naissance de Jésus-Christ, qui est à la base de notre chronologie actuelle "anno domini Il ! Ainsi si l'on en croit le calendrier, nous sommes actuellement en 2004. Cela dit, on a un peu tendance à l'oublier: d'autres calendriers sont en vigueur, à usage plutôt religieux, comme celui daté de l'hégire (en 622 de l'ère chrétienne) pour les musulmans, ou le calendrier juif; ou bien encore l'ère bouddhiste, largement employée dans les documents d'état civil en Thaïlande, comme j'ai pu le constater. Ces calendriers, et quelques autres, sont donc bien vivants. Quand nous avons fêté le passage à l'an 2000, toute l'humanité ne se sentait pas concernée, loin de là !
Nous pourrions également évoquer le calendrier républicain qui fut institué en France par la Convention nationale le 24 octobre 1793, et demeura en usage jusqu'au 1er janvier 1806. Parallèlement à l'ère chrétienne en cours, et sur la même base d'une année tropique de 365,2422 jours, il existe une chronologie scientifique qui a pour année de référence 1950 : c'est la chronologie avant le présent, appelée en anglais YBP [Years Before Present]. On parle ainsi de datations BP (Before Present). C'est très utile pour dater les objets archéologiques, les événements protohistoriques, etc. Dans cette chronologie absolue, on procède en reculant depuis l'année de référence 1950, et non plus en avançant depuis un hypothétique an 1 instauré par le moine Denys le Petit...
La Chronologie historique est-elle fiable?
L'ère linéaire (chrétienne, dans notre exemple) comprend des années calendaires dont la durée est fixée par des critères astronomiques. Nous savons qu'une année tropique dure 365,2422 jours.
L'année julienne des Romains comportait 365,25 jours. C'était déjà une bonne approximation. Tous les 4 ans, il suffisait d'ajouter un jour, mais l'année astronomique demeurait plus courte que l'année légale, d'où une certaine dérive dans le temps: l'écart entre l'équinoxe de printemps "calendaire" et "astronomique" atteignait 10 jours au XVI' siècle, ce qui se ressentait sur la date de Pâques. C'est pourquoi, depuis 1582, le calendrier grégorien supprime 3 années bis¬sextiles sur 4 en début de siècle, ce qui a pour effet de ralentir cette fâcheuse dérive... À cette occasion, le pape Grégoire XIII avait rétabli la concordance des dates, en passant directement du jeudi 4 octobre 1582 au vendredi 15 octobre 1582.
Certains historiens, partisans d'une révision de la chronologie, pensent que Grégoire XIII en a aussi profité pour réajuster des dates anciennes... voire pour intercaler des événements fictifs en dedans de la chronologie chrétienne!
C'est ce que nous découvrirons au fur et à mesure de ce dossier, et bien plus encore...
Il va de soi que, même dans un cadre "conventionnel", certains mythes ont jadis pu être imbriqués dans l'histoire des peuples, comme celui de Jeanne d'Arc au XV' siècle (qui n'a vraisemblablement jamais assiégé Orléans et qui ne termina pas sa vie sur le bûcher. Pour l'historien français Robert Caratini, la Guerre de Cent Ans s'est résumée à de simples escarmouches et "querelles familiales", puisque les souverains anglais et français étaient de proches parents! De même, on peut réfuter l'existence du personnage du comte Roland de Roncevaux (778).
Certains auteurs, comme l'historien allemand Heribert IIIig, pensent d'ailleurs que toute l'épopée de Charlemagne doit être reléguée dans le domaine du mythe...
LA THEORIE DU TEMPS AJOUTE
Pour certains chercheurs comme Uwe Topper, c'est plus d'une dizaine de siècles qui auraient été imaginés de toute pièce!
Pour ce chercheur allemand, l'Antiquité ne serait en effet séparée de la Renaissance que par quelques dizaines d'années, et non pas par une dizaine de siècles... ! Tous les événements et personnages historiques allégués à ces dix siècles auraient été replacés arbitrairement, compilés, combinés, intercalés, fusionnés les uns dans les autres, ou tout simplement inventés et réécrits à partir de mythes ou de légendes. Comme vous le constaterez, l'idée une fois étudiée et creusée, semble finalement bien moins farfelue qu'il n'y paraît de prime abord.
Ainsi pour ce chercheur et quelques autres, l'histoire de la Chrétienté -mais aussi l'Histoire tout court- auraient été "rédigées" au Concile de Trente (1545), et lors de l'institution du calendrier grégorien (1582) ! Comment une telle falsification aurait-elle pu se faire? Uwe Topper l'explique dans son livre "ZeitFalschung".
Selon lui, une grande catastrophe aurait décimé la planète il y a 700 ans environ. De vastes zones d'habitat humain auraient alors été détruites ou ensevelies sous des tonnes de boue, notamment en Europe occidentale! Cet événement se serait déroulé vers l'année 1350 de notre calendrier. Pour nos historiens, l'an de grâce 1350 correspond à la guerre de Cent Ans qui opposait Français et Anglais; à la peste noire qui faisait des ravages en Europe. C'était également une période de transition qui aboutirait à la Renaissance. Pour Uwe Topper ces faits historiques ont été tronqués, modifiés ou n'ont jamais existé. Pour lui, il y eut l'Antiquité, période qui précéda le grand cataclysme. La grande majorité des gens périrent, soit de la catastrophe, soit de ses conséquences, famines, guerres, épidémies, puis, succédant à une relativement courte période de chaos, il y eut la Renaissance...si bien nommée !
Réécrire l'Histoire
En fait l'élite survivante serait à l'origine du "remodelage" des consciences, en imposant le monothéisme -et plus précisément le christianisme romain- en tant que religion nouvelle. Dans un tel contexte "messianique", les suites du grand cataclysme ont ainsi favorisé la naissance du Catholicisme stricto sensu, tel qu'on le connaît actuellement, institué par une élite dominante regroupée autour du Pape, et d'ordres préexistants de moines-soldats (Templiers !), de moines-ouvriers et de moines-copistes...
À cette époque l'inquisition se met en place et partout s'élèvent des monastères. On brûle les bibliothèques et on organise des ratissages pour soustraire les écrits jugés païens et on les fait brûler en place publique. Parallèlement les premiers moines copistes entreprennent de réécrire l'histoire, supprimant, modifiant ou arrangeant les passages sous des directives précises. Tandis que les originaux disparaissent ou sont purement et simplement détruits. La chaîne des moines copistes qui se succèdent fait en sorte que la nouvelle histoire s'impose. Ajoutons à cela que, beaucoup de chroniques historiques étaient alors en fait les épopées de héros imaginaires... des personnages de pure fiction.
De nos jours, on fait bien visiter au château d'If la cellule d'Edmond Dantès, un personnage d'Alexandre Dumas!
Les textes sacrés ont pu être rédigés à partir des récits colportés, à cette époque, dans la continuation des cultes rendus à Jupiter et à l'empereur romain Jules César.
L'administration papale se fixa tout d'abord en Avignon et à Lyon, avant de (re)venir s'implanter dans la ville-symbole, Rome, au tout début du Quattrocento. C'est peu à peu que s'imposa le calendrier "sur mesure" que nous connaissons aujourd'hui, faisant débuter l'histoire chrétienne autour d'une année "1" fictive, quelque 1400 ans auparavant!
Ainsi au regard de la critique "récentiste", toute l'Histoire du premier Millénaire et des siècles qui suivent, se réduit comme peau de chagrin. La Renaissance, époque de rénovation culturelle en Europe dans les Arts, les Sciences et en Economie, fait en réalité suite à l'Antiquité romaine, sans la "période intercalée" du Moyen-Age...
La "Chronologie" de Fomenko
Si nous voulions faire le compte des premiers "sceptiques" de la chronologie anno domini, il faudrait citer le savant anglais Isaac Newton (fin du XVII' siècle). Toutefois, les données que nous venons de révéler plus haut s'inscri¬vent surtout dans le cadre des travaux d'Anatolij Fomenko, professeur de mathématiques à l'Université de Moscou, et de ses collaborateurs. Depuis le début des années 1980, ces chercheurs proposent en effet une révision radicale des dates de l'Histoire mondiale, considérées comme douteuses au moins jus¬qu'au XV' siècle (c'est-à-dire jusqu'aux règnes de François 1er et d'Henri IV).
Le point de départ des recherches de Fomenko fut la détermination d'un paramètre de l'accélération lunaire, dont le calcul s'appuie sur les renseignements fournis dans l'Almageste, traité d'astronomie rédigé par Claude Ptolémée, prétendument du II' siècle après J.-c. Le professeur Fomenko avait découvert qu'une anomalie astronomique pouvait être éliminée si l'on redatait ce catalogue astral de "600 à 1300 ans après J.-c.".
Cela concernait également les éclipses de soleil, et la correspondance de certaines dates dans les chroniques anciennes. Par la suite, Fomenko s'intéressa aux méthodes employées par les historiens pour dater les textes. Il remonta ainsi à Joseph Scaliger (Opus novum de emendatione temporum, 1583) et à Dionysios Petavius (De doctrina temporum, 1627), qu'il désigna comme les fondateurs du système chronologique à partir duquel on date habituellement les trouvailles archéologiques et les événements historiques.
En fait, Scaliger et Petavius avaient fondé leur démarche sur une lecture peu critique des tex¬tes ecclésiastiques traditionnels. Et les historiens laïcs du XIX' siècle, comme Jules Michelet, leur ont tout naturellement emboîté le pas... D'où notre vision actuelle "tronquée" de l'Histoire!
Immanuel Velikovsky et les "Mondes en Collision" Un exposé sur la révision de la Chronologie ne serait pas complet si l'on ne n'y évoquait pas Immanuel Velikovsky, un psychiatre new-yorkais qui trouva son inspiration première dans un livre de Sigmund Freud "Moïse et le monothéisme" .II s'agissait des liens possibles entre Moïse et le pharaon Akhenaton.
Velikovsky repensa toute l'histoire ancienne dans une vision
catastrophique... Planètes et comètes auraient été la cause de cataclysmes sur Terre, dont
le souvenir s'était perpétué dans les écritures saintes et les légendes antiques.
Les astronomes ont, par la suite, établi que les mouvements des corps célestes du Système Solaire étaient loin d'être aussi stables et réguliers qu'on le pensait naguère
Le "Livre de Civilisation"
L'école russe initiée par Anatolij Fomenko, Gleb Nossovski et Nikolaï Morozov a inspiré
d'autres auteurs dans les années 1990, et notamment le champion d'échecs Garri Kasparov, qui signe la préface du "Book of Civilization" d'Igor Davindenco et Jaroslav Kesler, ou "Livre de Civilisation", publié à Moscou en 2001.
La critique -constructive- de la chronologie traditionnelle s'enracine dans les domaines les plus divers (art, histoire, architecture, métallurgie), et aussi dans la linguistique.
L'apparition des langues européennes modernes paraît très récente, et en tout cas postérieure au dernier cataclysme envisagé, voici 700 ans. Le latin a été une sorte de koïné, propre à l'Empire romain, puis à l'Eglise catholique romaine...où il resta en usage jusqu'au Concile Vatican II (années 1960).
L'école dite allemande est composée de "fomenkistes", comme Eugen Gabowitsch, Alexander Beiebach, parfois critiques envers Fomenko, comme Uwe Topper ou le bâlois Christoph Marx, ou bien de "vélikoskistes", comme Heribert Illig (théorie des "siècles fantômes"), Gunnar Heinsohn ou Horst Friedrich. On peut citer également ici le physicien Christian BI6ss, le mathématicien italien Emilio Spedicato, ou encore le géologue Hans-Joachim Zillmer, partisan d'un raccourcissement conséquent des périodes géologiques.
Tous ces chercheurs venus d'horizons très divers ont publié des études, des manuels, voire des livres à fort tirage sur la nouvelle chronologie, en Allemagne notamment.
En 1999, je connaissais les idées d'Heribert Illig et d'Uwe Topper, avec lesquels j'étais en contact. Topper avait élaboré sa théorie, alors qu'Illig restait plus "classique" dans ses projections. De façon intéressante, des éléments nouveaux sont venus par la suite
renforcer mes réflexions personnelles.
Ainsi l'hypothèse de la "comète nordique" a-t-elle été évoquée en février 2004 par une équipe de chercheurs de l'université de Cardiff (Grande-Bretagne), qui font remonter cet événement à 1500 ans, ce qui (dans le respect de la chronologie officielle) le situe au début du Moyen-Age. Les chercheurs Emma Rigby et Mel Symonds vont jusqu'à comparer cet événement, à l'échel¬le de la terre, avec ce qui s'est vu dans les observatoires astronomiques du monde entier en 1995, à l'occasion de l'impact dela comète Shoemaker-Levy sur Jupiter!
L'auteur irlandais Mike Baillie (Queen's University, Belfast) avait déjà fait des réflexions en ce sens, suggérant une catastrophe cosmique vers -1500 ans BP. Pour lui, cet événement coïncidait avec les "Dark Ages", marquant la fin de l'Empire Romain, et aussi celle du règne du mythique roi Arthur (ou Artus). Ce roi légendaire du pays de Galles anima la résistance des Celtes face à la conquête anglo-saxonne (fin V' siècle - début VIe siècle).
Personnage de fiction?
En tout cas, le roi Arthur est représenté en habits du Moyen-Age dans la Hofkirche d'Innsbruck (Autriche) en compagnie de personnages réputés historiques comme Clovis, ou Théodoric, roi des Ostrogoths (454-526 en chronologie traditionnelle), et aussi de personnages moins tardifs et des contemporains de l'empereur germanique Maximilien 1" (XVI' siècle) auquel le monument est dédié. C'est un peu comme si l'on avait "gommé" la période historique comprise entre le V' et le XIV'siècle... Pour en revenir à Mike Baillie, celui-ci relève que le VI' siècle est aussi celui de la Grande Peste, dite de Justinien. Les effets de cette pandémie furent désastreux sur une population apparemment déjà très affaiblie par les bouleversements climatiques et la famine consécutive aux mauvaises récoltes.
Cet épisode n'est pas sans rappeler la Peste Noire, qui dans la chronologie traditionnelle a sévi sept siècles plus tard, ravageant l'Europe, en provenance d'Asie mineure, et occasionnant des dizaines de millions de morts... Dans les deux cas, on pense que
près de la moitié de la population européenne a péri. Ces deux épidémies pour¬raient-elles n'être en réalité qu'un seul et même événement?
En tout cas, l'écrivain florentin du XIV' siècie, Giovanni Boccacio, auteur du "Décaméron", dépeint la fuite de jeunes gens devant l'épidémie de peste qui s'abat sur l'Italie. A-t-il décrit des faits historiques dont il a été témoin?
Quant au chroniqueur Roger de Wendover (Flores Historium - 1230), il fait allusion à l'apparition d'une comète en Gaule, vers 540 ou 541 : "Tout le ciel était en flammes, du sang coulait des nuages... et beaucoup de gens périrent ".
Après la Peste Noire (1347, en chronologie anno domini) et les temps qui s'ensuivent, les populations européennes et celles du pourtour méditerranéen luttent essentielle¬ment pour leur survie. En l'espace de deux ou trois générations, chez les survivants minés par les maladies et la malnutrition, les souvenirs du passé (même récent) s'altèrent, s'estompent, s'oblitèrent. Il n'y a pas que les êtres humains qui sont frappés. Faute d'entretien, les grands édifices (cathédrales, temples et beffrois) se délabrent et menacent de tomber en ruine; leur fonction originelle est vite oubliée.
On peut supposer que les élites dirigeantes de l'époque surent profiter de la situation, en se trouvant une légitimation politico-religieuse, puis en s'assurant que leur secret resterait caché des masses...
L'historiographe russe Fomenko pensait que Scaliger (au XVI' siècle) et la génération de "chronologues" qui l'avait précédé, s'étaient involontairement trompés en faisant la synthèses des divers calendriers, puis en déclassant dans des périodes différentes des documents qui décrivaient en fait la même époque, parfois dans des langages variés (grec, latin, hébreu).
En revanche, si l'on se réfère à Uwe Topper ou à Christopher Marx, une puissance politico-religieuse du XIV' siècle aurait eu tout intérêt à fabriquer une nouvelle version de l'histoire...qui allait servir à asseoir et à légitimer son pouvoir!
A cette époque, en raison du traumatisme post-cataclysmique et du délabrement général des sociétés, une multiplicité de mythes et de légendes couraient à travers l'Europe: l'identité nationale était devenue floue et le brassage des langues, général. Les points de repère manquaient, et les quelques chroniqueurs s'exposaient tout naturellement à des télescopages chronologiques et géographiques, par approximation, ou par insuffisance de documentation écrite.
Aujourd'hui, on a tendance à "couler" tout ce que l'on voit dans le moule de l'Histoire apprise. Ainsi, la basilique ou cathédrale "du XII' siècle", nous semble bien évidemment avoir été, depuis l'origine, dédiée au culte chrétien. La simple pensée que les bâtisseurs n'étaient pas Chrétiens apparaît pour le moins saugrenue... Et pourtant!
Un autre exemple de chronologie possible¬ment tronquée est celui d'un événement important dans le cours de l'Histoire: la bataille de Hastings (1066), et la victoire de Guillaume le Conquérant qui livra l'Angleterre aux Normands. Cette bataille est pour ainsi dire rétrodatée d'après le passage de la comète de Halley, visible sur la célèbre tapisserie de Bayeux. Ainsi, nous associons ensemble l'année 1066, la conquête de l'Angleterre et le passage de la comète. Ce faisant, nous oublions que la tapisserie dite "de la reine Mathilde" est for¬cément postérieure à l'événement, et que la comète a effectué plusieurs apparitions à l'époque médiévale (tous les 76 ans).
Quoi qu'il en soit, le fait d'amputer l'Histoire d'une dizaine de siècles, ne veut, bien sûr, pas dire que tout ce qui est compris entre la fin de l'Empire Romain d'Occident et le début de la Renaissance, doit être systématiquement rayé des tablettes... Loin s'en faut! Certains événements ont pu être décalés; certaines dynasties ont pu être gonflées.
Les tombeaux des rois de France
Nous avons tous en mémoire l'épisode des rois de France inhumés à Saint-Denis (du Mérovingien Dagobert 1" au Bourbon Louis XVIII, à de rares exceptions près). Or on sait que les tombeaux royaux ont été profanés en 1790 ; la Basilique est même abandonnée aux pilleurs jusqu'en 1805. En 1816 Napoléon fait procéder aux premières restaurations, puis, Louis XVIII ordonne la reconstitution de la nécropole royale. Les ossements des Bourbons sont remis dans la crypte, et Louis XVIII lui-même y sera enterré en 1824. D'un point de vue historique, on peut admettre que la Basilique de Saint-Denis fut, durant 12 siècles, le lieu d'inhumation de plus de 70 rois et reines Mérovingiens, Carolingiens et Capétiens. Toute notre Histoire de France! Oui, mais... Retournons en arrière: l'abbaye de Saint¬Denis est fondée en 475 par Sainte¬Geneviève. En 638, Dagobert y est enseveli selon sa volonté, créant ainsi un panthéon pour sa dynastie. Cependant ce n'est qu'au XIII' siècle que le transept sera véritablement aménagé par Pierre de Montreuil pour accueillir les dépouilles royales.
Avec le recul de temps, il paraît difficile d'affirmer que les rois de France se sont succédé durant 12 siècles dans la même crypte...! C'est possible, mais non certain! En tout cas, cela ne permet de trancher, ni pour, ni contre, la chronologie traditionnelle, d'au¬tant que les exactions de la Révolution ont rendu toute vérification impossible
Alors comment être sûr...
Pour avoir plus de certitudes, on cherchera sans doute à comparer "notre" Chronologie avec celle d'autres pays, plus lointains. Mais pour ne citer ici que cet exemple, l'histoire chronologique de la Chine semble être un modèle tardif, recréé en fait à par¬tir de la chronologie importée d'Europe lors des premiers contacts avec les missionnaires jésuites. Jusqu'alors la Chine ne dispo¬sait que des chroniques dynastiques non reliées entre elles, et possiblement recopiées en plusieurs "couches".
Curieusement, il semblerait que la grande majorité des décisions relatives à la conservation de l'histoire (dépouille des rois, état civil de la population, copie de textes anciens) aient été prises et effectuées au XIII' et XIV' siècle, comme si notre histoire avait en réalité commencé à ce moment là !
Il y a 7 siècles... l'Empire romain?
Après l'assassinat de Jules César par Brutus et l'accession d'Octave, le pouvoir personnel allait s'imposer à Rome: titre d'auguste et caractère divin du monarque régnant... Puis sous Calligula et Claude, l'imperium prit le pas sur l'auctoritas.
On pensait bien connaître la liste des empereurs romains, mais des archéologues romains viennent de découvrir près d'Oxford 5000 pièces du III' siècle de notre ère, avec un portrait nouveau autour duquel était inscrit: "IMP C DOMITIANUS P F AUG", ce qu'on traduit par "Empereur Caesar Domitianus, obéissant et heureux auguste" (à ne pas confondre avec Domitien Flavien, qui régna de 81 à 96). Voici donc un nouvel empereur, non répertorié!
Soit dit en passant, les pièces romaines n'étaient pas datées (pas même "ab urbe condita")... Leur âge est donc laissé à l'appréciation des archéologues et historiens!
Dans la chronologie traditionnelle, la fin de l'Empire romain d'Occident est fixée à 476 après J-C (chute du dernier empereur, Romulus Augustule) ; celle de l'Empire romain d'Orient (byzantin) à 1453 après J-C, à la prise de Constantinople par les Turcs. La question que nous nous posons est de savoir si le dernier empereur ouest-romain a été occis il y a 1500 ans, ou plutôt il y a 700 ans?
Si tel est le cas, la Renaissance aurait donc été, non pas une période de redécouverte de la culture antique, mais en fait l'époque de la production de la plupart des textes plus tard classés comme antiques. Bien sûr, des écrits anciens (d'avant la grande catastrophe) ont dû être retrouvés; mais nous n'en connais sons que des copies, ou des textes incompréhensibles, comme le fameux manuscrit Voynich et autres grimoires.
On constate par exemple sur les illustrations que les bateaux sur lesquels l'armée de Saint Louis s'embarque en 1248 à Gênes pour traverser la Méditerranée ressemblent étrangement à ceux des Phéniciens, ce qui n'est pas conforme au type de progression exponentielle des sociétés humaines...
En d'autres termes: ce qui est normal, c'est de passer en 50 années de l'avion des frères Wright au bombardier à réaction; ce qui n'est pas normal, en revanche, c'est d'en être toujours, 1000 ans après, au même type de char à b?ufs, au même navire... Et si c'est effectivement le cas, c'est qu'il y a quelque part une anomalie...!
C'est donc sans doute à partir d'un événement brutal, et après la destruction quasi totale des civilisations antiques, que l'essor de l'humanité a redémarré, voici 700 ans.
Pourquoi modifier la chronologie? Au début de notre exposé, nous disions que même à notre époque contemporaine, il y a encore beaucoup de calendriers qui coexistent... C'était aussi le cas, voici 7 siècles.
L'un de ces calendriers a pu être détourné... La critique chronologique s'appuie en effet sur de probables manipulations du calendrier, ou plus précisément des ères...( caractère dynastique ou religieux).
Mais pourquoi vouloir "se vieillir" ? Pour des raisons évidentes de prestige et de légitimité... Ce n'est pas très différent des slogans publicitaires actuels qui vantent les qualités d'eaux minérales: "Depuis des temps immémoriaux...". Même si c'est archi-faux, cela a toujours été un très bon argument de séduction auprès des foules. Revenons aux chronologies. Dans les textes anciens, il est courant d'écrire: "Dans la Sème année du règne du pharaon Amenophis..." ou "Dans la lsème année du règne de l'empereur Tibère"(cf. l'évangile de Luc, 3, 1). D'où la profusion des chronologies ou "ères"... Dans l'Antiquité, on connaissait l'ère des Séleucides, d'après une dynastie héllénistique. On date (par comparaison) le début de cette ère à 312 avant Jésus-Christ. Il y avait aussi, bien sûr, l'ère romaine "ab urbe condita", depuis la fondation mythique de la ville de Rome (753 avant Jésus-Christ). Citons aussi l'ère de Dioclétien à compter de 284 après Jésus-Christ, toujours en usage dans l'Eglise copte.
Les calendriers, comme celui d'Eusebius et Orosius, dataient (rétrospectivement) la naissance du Christ à +5199 ans après la Création du Monde. Vers l'époque de Jules César, on connaissait aussi un calendrier ars mundi, ainsi que des chronologies d'inspira¬tion babylonienne ou celto-germanique...
Sur la façade d'une tour de la petite ville de Kürnbach (pays de Bade), une date inscrite dans la pierre indique 3496 en chiffres arabo-indiens. Pour l'historien Walter Haug, on peut aussi lire 1496 si l'on considère que les 3 "barres" réunies constituent le chiffre "1". Mais dans les deux cas de figure, serait-on tenté de dire, de quel calendrier s'agissait-il?
Absence de datation
Ce n'est que vers la fin du )0.fI' siècle que l'on a commencé à mettre des dates sur les pièces de monnaie... Comme l'écrit Garri Kasparov dans sa préface du "Livre de Civilisation", il faut noter aussi l'absence des datations anciennes dans les cathédrales, à part bien sûr les plaques apposées au )0.fI!I' ou XIX' avec des dates qui correspondent au système chronologique anno domini en vigueur. Jusqu'à preuve du contraire, aucun édifice daté du XII' ou du XIII' siècle ne comporte d'inscription authentique contemporaine à la date prétendue de la fin des travaux, ce à quoi on serait pourtant en droit de s'attendre! La critique chronologique s'adresse donc aux possibles manipulations du calendrier. En tout état de cause, il y a pu avoir "récupération" d'un calendrier plus ancien par divers artifices. Qui a changé l'heure?
Il semble assez évident que la dernière catastrophe planétaire, puis les grandes épi¬démies, ont favorisé la naissance d'un pou¬voir politico-religieux fort, dans une partie de ce qui avait été l'Empire romain.
Pour Uwe Topper, certains éléments indiquent le sud de la Gaule, et tout particulièrement la vallée du Rhône autour d'Avignon. L'établissement de la Papauté à Rome ne se fit qu'au )0.f' siècle (quattrocento).
Dans ce contexte, l'essor même de la chrétienté semble assez récent (7-6 siècles). En fait, le récit des Evangiles aurait été calqué directement sur des représentations du théâtre "païen". De nos jours encore, beau¬coup d'éléments du culte chrétien présentent des aspects scéniques: pastorales et crèches en Provence; passions et processions en Bavière et en Espagne). Tout comme l'office religieux en Orient, où le prêtre semble se retirer derrière les décors (l'iconostase, cloison couverte d'icônes) d'une scène théâtrale. En tout cas c'est l'im¬pression très nette que j'ai eu, voici quelques années, en assistant au culte de Pentecôte sur l'Île grecque de Milos. Une partie de l'office se déroule en coulisses... Etait-ce -à l'origine- pour changer de costume, comme dans le théâtre antique où plu¬sieurs rôles étaient joués par le même acteur? Au milieu de la scène, prône l'autel. Les échanges entre "acteur" et "public" rap¬pellent le théâtre antique, également les ch?urs, la division en prologue, les épisodes séparés par des chants, et l'acte final (ite missa est). Selon Uwe Topper, le sacrifice rituel et même le repas de la Cène pris en commun, ont trouvé leur origine dans les fêtes des morts publiques de l'Antiquité, que l'on jouait dans les théâtres.
Mon premier contact avec une "discordance" de l'Histoire eut lieu en 1966 à l'occasion d'un stage à l'Institut d'Océanographie de Split (Croatie). Au centre-ville, le Palais de l'empereur romain Dioclétien (284-305 après J-C) est resté pratiquement intact, et surtout les habitations de la Renaissance se sont intégrées un peu partout dans l'ensemble architectural pré¬existant, comme s'il n'y avait jamais eu 10 ou 12 siècles d'intervalle... Sachant que, partout dans le monde, les habitants d'une cité sont prompts à récupérer des pierres pour les utiliser dans les constructions nouvelles, cela paraissait étonnant! Le Palais de Dioclétien a¬t-il été longtemps préservé sous une épaisse coulée de boue (un peu comme à Pompéi, mais sans le volcan...), ou bien les maisons de la Renaissance ont-elles été édifiées peu après la fin du règne de Dioclétien, dans un style architectural résolument nouveau (vénitien)?
Des analyses par le carbone 14 ont daté le suaire du XIV' siècle alors qu'on s'attendait à une datation du 1" siècle... Et si les 1300 ans de décalage n'étaient dus qu'à une erreur chronologique ? Autrement dit, il ne faut pas imputer "l'erreur" aux datations du C 14, mais plutôt à notre calendrier!
En tout cas, le secret politico-religieux a long¬temps été bien gardé. Ce sont les discordances temporelles qui nous révèlent peu à peu la vérité cachée...
Foi contre Raison? C'est un faux débat, car pour le peuple chrétien, seule la Foi compte, et non la croyance en une succession d'événements historiques référencés par l'Encyclopédie... Le médecin et théologien protestant Albert Schweitzer (1875-1965) n'avait guère offusqué
son entourage en exprimant que Jésus¬Christ n'était pas un personnage historique, mais une figure créée par la Foi .
Conclusion
Notre conception globale de l'Histoire antique et médiévale est née à la Renaissance, la bien nommée, après que les populations européennes et méditerranéennes eurent subi un terrible cataclysme d'origine cosmique, suivi d'épidémies dévastatrices dont l'histoire se souvient sous le nom de Peste Noire.
À la Renaissance, voici 7 à 6 siècles, le pou¬voir politico-religieux en place a favorisé une relecture de l'Histoire, en faisant produire par les moines-copistes une multitude de
textes d'inspiration antique, car il fallait se forger une légitimité en s'appuyant sur l'ancienneté des actes fondateurs (Evangiles, récits autour des apôtres Pierre et Paul).
Dans le cadre d'une critique de la Chronologie anno domini, il faut réexaminer tous les témoignages historiques d'un point de vue analytique, comme le font les savants Fomento et Davidenco en Russie, IIIIg et Topper en Allemagne.
C'est aussi une question de simple bon sens... Il faut cesser de "forcer" l'archéologie dans le moule préfabriqué de l'Histoire conventionnelle, et se poser quelques questions rationnelles, dans le cadre d'une cri¬tique saine et sereine. La datation des pyramides d'Egypte, arrêtée à 2500 ans avant J¬C, en est un bel exemple. Les pyramides pouvaient difficilement être plus vieilles, puisqu'au XIX' siècle, le clergé avait établi d'après lecture de la bible que la création du monde remontait à quelques 5000 ans avant J-C, et le déluge était survenu vers ¬2700 ans. Les premiers "Egyptologues" n'étaient pas en position de contredire ce dogme sans encourir les foudres de l'église. Ce n'est qu'au début du XX' qu'on parvient à régler le problème de l'âge de la terre par la datation des roches. La géologie explose, mais l'Égyptologie est née trop tôt. Lorsque l'église perd sa main mise sur les sciences, les égyptologues sont déjà englués dans leurs propres dogmes.
Le problème est inverse, en ce qui concerne la chronologie et surtout la période charnière entre l'Antiquité et la Renaissance. Dans l'esprit des historiens, cette période aurait duré plusieurs siècles, alors qu'il pourrait s'agir d'une coupure brutale de quelques dizaines d'années seulement, qui laissa les survivants quasiment amnésiques. Et l'on comprend que les élites dirigeantes eurent à c?ur de bien gérer la situation, car il y allait également de leur propre survie! Et puis c'était l'occasion d'asseoir leur pouvoir pour le long terme...
Pour résumer la théorie d'Uwe Topper, toutes les dates d'avant 1582 (réforme du calendrier par le pape Grégoire XIII) sont fortement sujettes à caution. Après les clercs réunis autour de Jean Hardoin au Concile de Trente, ce sont les chroniqueurs et historiens des XVIII' et XIX' siècles qui ont "écrit notre Histoire", souvent selon leurs aspirations personnelles, et -au moins au début- en accord tacite avec le Saint¬Siège, nihil obstat... ! Ce n'était certes plus le cas d'un Jules Michelet ( 1798-1874 ), auteur de la fameuse "Histoire de France". Néanmoins, ce grand historien français ne put que reprendre la trame chronologique héritée de ses prédécesseurs cléricaux Il nous faut donc apprendre à repenser l'Histoire. Notre calendrier anno domini est, pour une large part, faux...! Et notre vision "occidentale" du cours des choses dans le Monde ne repose apparemment que sur des "morceaux choisis", originellement destinés à asseoir les fondements du Catholicisme Romain, voici 7 siècles!
Certes, beaucoup souriront de ces allégations. Mais il n'est désormais plus possible de passer sous silence les contradictions de l'histoire "traditionnelle", même si cela va à l'encontre de certaines convictions, ancrées par l'habitude.
L'un des grands secret que renfermerait la fameuse bibliothèque secrète du Vatican,
ne serait-il pas précisément celui que nous venons d'exposer ici... ?
La chute de la démographie des populations européennes, entre le V' ( prétendu) et le XV' siècle (voici 600 ans) est imputé aux épidémies, aux guerres et aux mauvaises conditions d'hygiène. On peut également y intégrer un scénario catastrophique! Et puis au cours du XII" siècle, les historiens nous apprennent que la population française va doubler. En tout état de cause, depuis le XVI' siècle, les pays d'Europe voient leurs populations croître selon une courbe ascendante régulière.
Si catastrophe il y a eu vers 1350, elle a forcé¬ment laissé un fort traumatisme, tant chez les gens du peuple que chez l'élite, d'où les textes messianiques (Apocalypse). Cela expliquerait aussi l'édification, comme à Gôrem en Cappadoce, d'églises rupestres ornées de peintures. En visitant ce site et les villes souterraines, je n'ai pu m'empêcher de penser que de tels lieux de vie ont été aménagés, non seule¬ment pour se cacher des envahisseurs, mais, plus encore, par peur irraisonnée du retour imminent d'un grand cataclysme! D'où l'émergence, aussi, des religions de type messianique, car le contexte s'y prêtait... En effet, beaucoup de gens se souvenaient des inondations dévastatrices, et tout le monde s'accordait pour pré¬voir de nouvelles grandes catastrophes.
#2
Posté 03 janvier 2005 à 20:46
Mais que faire de toutes les reliques et autres objets archéologiques que les scientifiques ont daté du Moyent Age?
Si cette période n'a jamais réellement existée, pourquoi des artistes l'ont-elle retranscrite sur leurs toiles et autres oeuvres?
Et qu'en est-il des datations au carbonne? A moins qu'elles aussi utilisent un autre calendrier!
Bonne et Heureuse année à tous
#3
Posté 09 janvier 2005 à 04:05
#4
Posté 09 janvier 2005 à 08:36
Il n'y a en aucun cas interet a faire l'apologie des vaincus,d'ou des faits volontairement tronques.
Bien evidemment l'eglise judeo-chretienne s'est empressee de falsifier la totalite des textes et des evenements.Ce n'est pas un scoop.
Ayant etudie tres simplement au lycee le grec et le latin je n'ai jamais bien compris pourquoi l'essor donne par la rome antique s'etait brusquement stoppe.Toutes les conditions etaient presentes pour un developement de l'humanite.A tel point que les tentures ont du remplacer les portes,puisque nous avions parait-il perdu meme les connaissances de menuiseries et d'ebenisterie.
Meme nos gaulois etaient des artisans remarquables et travaillaient les metaux et les bois de facon exceptionnelle.
Un cataclysme pourquoi pas?Une mise sous silence de sept siecles d'histoire pourquoi pas?Je suis toujours avec une grande circonspection d'esprit vis a vis des faits et choses etablis,la je dois avouer que j'ai trouve mon maitre.
Connaissant l'hypocrise catholique et religieuse en general toute cette affirmation me semble etre possible.
Connaissant le genie et la fertilite du cerveau humain je m'etonne de si longues periodes d'obscurantisme.
Bien sur il apparait difficile a ces falsificateurs d'avouer ce que leurs predecesseurs ont modifie.
Il faut rechercher des moyens de confirmer ce "trou" de quelque huit siecles.Peut etre en remontant les ans grace aux oeuvres datees des artistes?Des sculpteurs?Il est vrai que comme beaucoup de francais mes connaissances en matiere d'histoire ont un neant entre la fin de l'empire de romain et LOUIS IX.Si sur le net j'ai trouve la liste des rois de france,mais c'est a peu pres tout.
De toute facon,tant qu'a faire,un mensonge doit etre enorme il a plus de chance de passer inapercu.
Ce message a été modifié par L'heretique - 09 janvier 2005 à 08:42.
#5
Posté 09 janvier 2005 à 09:39
L'heretique, le Dimanche 09 Janvier 2005, 08:36, dit :
Surtout, quand on sait que ces conduits (en plomb) fonctionnent encore chez nous...
#6
Posté 09 janvier 2005 à 10:17
Le probléme de notre époque n'est pas le plomb , mais le mercure , substance qui sous diverses formes est impliqué dans pratiquement toutes les maladies chroniques et de dégérescences.
A noter que le Mercure(Hermes) de la mythologie et le dieu des menteurs des voleurs et des commerçants .
Mercure est détenteur d'un caducée à deux serpents qui sert à endormir les hommes (et çà roupille pas mal en ce moment)
Esculape (dieu de la médecine) ne posséde quant à lui qu'un caducée à un seul serpent , qui est le même symbole que celui du dollars (bizarre!).
Amicalement
#7
Posté 28 janvier 2005 à 14:10
#8
Posté 28 janvier 2005 à 14:38
l'année prochaine, dans 7 ans ou jamais, j'aimerais savoir
#9
Posté 28 juin 2005 à 00:24
C'est une méthode qui permet de dater les catastrophes de type volcanique par l'étude des cernes et du processus de pétrification d'arbres pris dans les cendres volcaniques et apparemment l'éruption du vésuve date bien d'environs 2000 ans, or, arrêtaient moi si je me trompe, mais il y à bien des ruines de type romaine sous les cendres non ? à moins que les "grands" de se monde est pensaient à enfouir une ou deux villes pour nous prouver leurs dires.
Bref si leurs histoires sont vrai (pourquoi pas
De plus si on admet que l'église à modifiée notre histoire pour se rendre plus importante, elle aurait enlever toute les conneries qu'elle à faite pendant tout l'age sombre, or non !!! Ils nous laisse le plaisir de lire leur mesquinerie, leurs mauvaises fois et leur luttent pour le pouvoir au mépris du bien pour le peuple.... (Bien sur, je suis bète c'est pour nous prouver qu'ils ont évoluer
Que l'histoire est toujours était et soit toujours modifiée par les puissants de ce monde c'est une certitude, mais pitié qu'ils arrêtent de nous prendre pour des demeurés mentaux... 700 ans de modification... Pourquoi pas, mais alors, pourquoi ne pas dire que l'histoire à était modifiée le 11 septembre 1792 lors de la proclamation de la république ou alors qui dit que ce n'est pas Jule Ferry qui en décrétant l'enseignement obligatoire en 1870 ou 71 (je sait plus) n'as pas fait modifié l'histoire humaine entièrement pour que ça rentre dans les livres plus facilement ?? Ce qui nous ferait un trou de 1800 ans
#10
Posté 02 janvier 2007 à 22:12
"Où est donc passé le Moyen-Age ? "
L’INVENTION DE L’ÈRE CHRÉTIENNE
a telecharger gratuitement !
lecture passionnante, C'EST UNE BOMBE !!!
ici : http://cerbi.ldi5.co...e_Moyen-Age.pdf
#11
Posté 02 janvier 2007 à 22:51
il ya trop de preuve du temps écoulé !
il ya ce qu'a dit Cagliostro avec les volcans, ou encore certaines datations au carbone 14 !
donc a vous de nous donner des trucs pour contrer ce qu'on dit !
#12
Posté 02 janvier 2007 à 23:15
Un sujet simmilaire ou très proche a été abordé ici:
http://www.onnouscac...wtopic=7053&hl=
Si tu veux la paix dans le monde, commence par trouver la paix intérieur.
#13
Posté 03 janvier 2007 à 18:08
On peut rapprocher cette théorie du problème de l'effondrement de la civilisation Maya. D'après certains chercheurs un décalage aurait été introduit la aussi.
En fait le déclin maya coinciderai avec l'arrivée des espagnols, ce qui fait qu'on passe de 900 a 1521 directement, et ce qui remet en cause le fameux 2012, évidement.
Cassiopée, 2012 a du plomb dans l'aile crois moi
#14
Posté 03 janvier 2007 à 19:54
medoche71, le Mardi 02 Janvier 2007 à 22h51, dit :
#15
Posté 03 janvier 2007 à 21:02
Ca serait intéressant de le savoir...
#16 the Passenger
Posté 03 janvier 2007 à 21:27
Si certains prenaient la peine de le lire, ils poserait les bonnes questions ...
Le carbone 14 y est traité entre-autres.
Le sujet est d'ailleurs à mettre en parallèle avec un autre topic sur le livre de Pierre de Chatillon : "Bouleversements climatiques".
http://www.onnouscac...showtopic=14319
Ce sujet est fabuleux de conséquences j'ai l'impression.
S@lut à tous.
#17
Posté 03 janvier 2007 à 21:50
#18
Posté 03 janvier 2007 à 22:38
réaliste je ne sai pas trop mais qui donne envie de s'y interesser un peu plus !
en tout cas cette manipulation de l'histoire me rappel le roman "1984",, où la refonte de l'histoire est institutionnele et où le peuple gobbe tout... pourquoi remttre en cause ce qui instituionnle ???
#19
Posté 03 janvier 2007 à 23:01
Citation
Tout à fait exact, mais dans ce cas, nous serions en présence d'un événement cyclique plus rapproché que prévu.
D'où, peut être, le caractère secret de cette connaissance et l'appropriation des biens et des informations par une classe dirigeante voulant conserver le pouvoir.
Citation
Deux cent ans avant l'ère chrétienne si tu prends comme repère les dates officielles et que tu les compares aux dates du livre.
Mais si tu restes sur les dates du livre et que tu fais abstraction des dates dites officielles, le prophète et le coran apparaissent quasiment au même moment voire un peu après le christianisme.
bien sûr l'origine de l'islam précède le christianisme puisque apparemment les trois religions du livre apparaissent toutes approximativement au même moment.
Si je ne me trompe pas!
En tous cas, cette théorie tient sérieusement la route. Nous ne sommes pas au bout de la vérité!
je comprend que les catho doivent voir cette histoire d'un mauvais oeil, ils devraient surtout ouvrir les yeux sur le caractère erroné et falsifié de cette croyance et retrouver les racines de la spiritualité.
A bientôt
#20
Posté 04 janvier 2007 à 08:40
persso, ca donne le vertige cette theorie
j'habite à Caen, fief de Guillaume le Conquerant, son chateau, toujours present serait donc bcp plus ancien ou jeune que l'an 1050 et des brouettes... c'est clair que ca parait enorme, et faut arriver à se dire que notre histoire est aussi fiable que les histoires que je raconte le soir à ma fille...
ca demande quand meme une grosse ouverture d'esprit et pas mal d'imagination...
#21
Posté 04 janvier 2007 à 09:30
j'ai fait des études d'histoire (dans la fac d'histoire la plus pourrrie, certs mais quand meme) et je me suis beaucoup interessé aux ages sombres qui demarrent de la chute de l'empire romain. C'est d'ailleurs tres interessant, on est en plein Conan le barbare. Le monde est a l'epoque mieux connu qu'on le croit souvent.
Mais surtout, il existe de cette epoque une foule d'objets, qui parfois portent les noms de leur proprietaire, des inscriptions sur les tombes qui donnent des indications precises pour dater, comme les dynasties.
Charlemagne et Les Scythes on existé, Jeanne d'Arc aussi, et ce parce que plein d'auteurs différents et n'ayant rien a voir entre eux l'on consigné.
Il y a trop de preuves archeologiques de ce qui s'est passé dans la longue periode que vous estimez rajoutée. Des monuments, des objets, des villes et villages, des tombeaux... Alors apres, si vous pensez que toutes ces preuves ont été fabriquées...Ca demanderait des moyens beaucoup plus que considérables, et pour quelle finalité?
Pierre Desproges.
#22
Posté 04 janvier 2007 à 11:02
Ceci dit, s'il y avait eu une catastrophe de cette ampleur, je ne pense pas qu'on aurai pu l'effacer de la mémoire collective. Même si a cette époque seul le clergé savait manier l'écriture. Il nous en resterait quelque chose au moins oral...
Et puis, ca me parrait gros quand même, personne n'aurai eu la puce a l'oreille ?
J'aimerai savoir ce que Paul&Micket dit a Youpi!... je ne suis malheureusement pas assez calé en histoire pour y voir clair.
#23
Posté 04 janvier 2007 à 12:12
yoananda, le Jeudi 04 Janvier 2007 à 11h02, dit :
Et puis, ca me parrait gros quand même, personne n'aurai eu la puce a l'oreille ?
A une époque où nous disposons d'images , où l'on peut avoir connaissance de certains faits par le biais d'internet , lorsque vous évoquez cette 3ème tour tout le monde vous regarde comme un extra-terrestre !
Encore mieux , lorsque l'on arrive à voir sur une vidéo qu'il y a bien un boeing qui rentre dans le pentagone , alors qu'en fait on ne voit strictement rien à part une grosse explosion précédée d'une espèce de trainée blanche !
Plus c'est gros et plus ça marche apparemment , pourtant c'est un événement majeur qui s'est déroulé il y a moins de 10 ans , devant les caméras pour témoins en plus ! Alors , l'histoire que l'on nous raconte est-elle vraiment véridique ? Quelles vérités veut-on nous transmettre ?
#24
Posté 04 janvier 2007 à 12:22
La on parle d'une catastrophe planétaire, tout le monde en aurait été affecté. Le ciel se serait peut-être obscurci, ou la terre tremblé comme jamais, je ne sais pas exactement, mais ca nous aurai tous affecté personnellement. La civilisation aurai quasi disparu !!!!
Je ne crois pas qu'on puisse comparer ca au manip du 11 septembre qui ne modifient pas le cours des choses (bien au contraire).
Mais je suis d'accord pour dire qu'on peut modifier les choses.
Peut-être cette catastrophe aurai été consignée, mais modifiée... peut-être que l'apocalypse de St Jean est une description et non pas une prédiction...
J'aimerai l'avis de personnes plus érudites
#25
Posté 04 janvier 2007 à 13:03
Non, il ne s'agit pas d'une catastrophe planétaire mais d'une catastrophe située dans l'émisphère Nord et probablement autour de l'atlantique (amérique -Europe) l'auteur se réfère à des écrits relatant des histoires anciennes et orales .
. les amérindiens auraient une histoire similaire
. les italiens relatent une histoire concernant la grande épidémie de peste.
l'auteur fait référence à la dendrochronologie (étude des cernes et de la croissance des arbres) pour démontrer qu'il y a bien eu un phénomène ayant déréglé le climat et engendrant la famine, la misère, les maladies, la peste, etc.
l'auteur pense à une chute de météorite.
Il faut aussi préciser que l'auteur n'a pas voulu supprimer le moyen -age mais replacer le moyen age à sa juste place.
C'est à dire, un moyen-age ayant une durée d'environ sept cents ans et non 1000 comme on nous l'a appris.
J'ajoute, qu'il n'y a rien d'étonnant à cela, nos moyens d'investigations et d'analyse sont bien plus performants aujourd'hui qu'ils ne l'étaient il y a 50 ans et surtout il y a 100 ans.
On peut légitimement douter de la justesse et de la perfection des théories du XIXE siècles, même si on nous les enseigne encore aujourd'hui.
Citation
Voici un extrait qui montre bien que les vestiges et les soi disants trace dont parle youpi ne sont pas si certaines que ça!!
A bientôt
Ce message a été modifié par doutoïd - 04 janvier 2007 à 13:11.
#26
Posté 04 janvier 2007 à 16:21
Youpi! @ le Jeudi 04 Janvier 2007 à 09h30 dit :
Mais surtout, il existe de cette epoque une foule d'objets, qui parfois portent les noms de leur proprietaire, des inscriptions sur les tombes qui donnent des indications precises pour dater, comme les dynasties.
Charlemagne et Les Scythes on existé, Jeanne d'Arc aussi, et ce parce que plein d'auteurs différents et n'ayant rien a voir entre eux l'on consigné.
Il y a trop de preuves archeologiques de ce qui s'est passé dans la longue periode que vous estimez rajoutée. Des monuments, des objets, des villes et villages, des tombeaux... Alors apres, si vous pensez que toutes ces preuves ont été fabriquées...Ca demanderait des moyens beaucoup plus que considérables, et pour quelle finalité?
cette théorie a le mérite de nous remettre une fois de plus nos préjugés en cause.par contre youpi!,elle ne remets pas en cause les monuments,les personnages , les événements et les oeuvres de l'époque.elle suggére simplement que tout ceci se serait déroulés sur une période plus courte que l'histoire nous l'aurait formenté ou formaté.
n'oublions pas que le clergé n'est pas à sa première cachoterie.rappelez vous que ceux ci nous ont fait croire que la terre était plate .
pour ma part,je trouve cette théorie interressante.reste à trouvé les failles de l'histoire par exemple dans les généalogies.
#27
Posté 04 janvier 2007 à 17:00
Pierre Desproges.
#28
Posté 04 janvier 2007 à 17:26
Citation
Basée sur une échelle chronologique totalement artificielle, cette historiographie a été vivement critiquée par les tenants de l'Histoire authentique. Initiée probablement dès le 16ème siècle par le professeur de Arcilla, de l'Université de Salamanque ( 5 ) qui déclarait que l'histoire ancienne avait été inventée au Moyen-Âge, la contestation se poursuivit avec Sir Isaac Newton, et l'abbé Jean Hardouin, au 17ème siècle. Elle se développa au début du 20ème siècle, notamment à travers les études du Suisse Robert Baldauf, du philologue anglais Edwin Johnson ( 6 ), puis de l'académicien russe Nicolaï Morozov.
[…]
Dans un registre un peu différent, le réformateur Jean Calvin ( 1509-1564 ) avait déjà relevé les anachronismes, les impossibilités matérielles, bref, l'imposture de l'Église romaine. De son temps, on savait que des faux de circonstance avaient été émis, dont la fameuse Donation de Constantin, qui justifiait l'emprise de Rome sur des territoires entiers, et sur leurs populations.
[…]
Mais Wilhelm Kammeier évoquait également une volonté générale de falsification au 15ème siècle ( Renaissance ). Dans ce scénario de falsification universelle, tout semblait partir du Vatican, et du pape dans le rôle du chef d'orchestre. ? Car il ne suffit pas seulement de créer des faux, il faut aussi détruire les originaux… ? Pour cela, il avait fallu monter une « grande action » [ große Aktion, c'est aussi le titre d'un livre d'Uwe Topper ], concertée et diligentée par une hiérarchie « supra-nationale » bien structurée, à travers l'Europe occidentale. Pour Kammeier et quelques autres, la seule puissance capable de réaliser pareil tour de force était… l'Église catholique romaine !
Un autre grand précurseur des révisions chronologiques fut l'encyclopédiste russe Nicolaï Morozov ( 1854-1946 ). En 1914, dans un livre publié en russe, il déclarait avoir trouvé dans la Bible des allusions à des événements astronomique qui, par rapport à la chronologie traditionnelle, devaient être avancés de plusieurs siècles. Ainsi, si l'on tient compte du style employé ( qui rappelait celui des manuels astrologiques ) et des scènes décrites, l'Apocalypse de Jean paraissait avoir été rédigé relativement tard, à la fin du 3ème siècle. Certains auteurs comme Fomenko iront même jusqu'à le dater du Moyen-Âge. ? En tout cas, Morozov a initié la méthode statistique qu'allaient reprendre ses successeurs du groupe moscovite de la « Nouvelle Chronologie ».
[…]
Fomenko, qui est professeur de mathématiques à l'Université de Moscou, propose depuis le début des années 1980 une révision radicale des dates de l'Histoire mondiale, considérées comme douteuses au moins jusqu'au 15ème siècle ( c'est-à-dire vers l'époque d'Henri IV ). Pour cela, il se sert des méthodes astronomiques ; il émet aussi des doutes sur la fiabilité de la méthode du C14 ( ou radiocarbone ) pour les datations. ? Fomenko et ses collaborateurs ( mathématiciens et physiciens moscovites ) proposent une reconstruction de la "carte chronologique globale", sur la base d'un traitement statistique des données historiques. Constatant la présence de "doublets" ou de répétitions en Histoire, Fomenko en vint à formuler que la chronologie habituellement employée était " quatre fois plus longue " qu'elle ne devrait l'être !
[…]
Dans les années 1980, la critique constructive de la Chronologie traditionnelle a été portée jusqu'en Allemagne où elle s'est plutôt bien développée. Il y a maintenant tout un groupe de chercheurs d'outre-rhin, composé de "fomenkistes", comme Eugen Gabowitsch, Alexander Beierbach, parfois critiques envers Fomenko, comme Uwe Topper ou le Bâlois Christoph Marx, ou bien de "vélikovskistes", comme Heribert Illig et Hans-Ulrich Niemitz ( "théorie des siècles fantômes" ), Gunnar Heinsohn ou Horst Friedrich. On peut citer également le physicien Christian Blöss, le mathématicien italien Emilio Spedicato, ou encore l'ingénieur Hans-Joachim Zillmer, partisan d'un raccourcissement drastique des périodes géologiques.
Le plus connu, à l'étranger, de ces chercheurs - venus d'horizons disciplinaires différents - est sans conteste Heribert Illig. Né en 1947, promu docteur après une thèse en Histoire des civilisations, analyste et éditeur de la revue Zeitensprünge, Illig est également l'auteur d'une demi-douzaine d'ouvrages sur l'Antiquité ou le Moyen-Âge ( 15 ). Le cheval de bataille d'Illig, nous l'évoquions déjà, c'est Charlemagne ! ? En fait, toute l'épopée de Charlemagne serait à reléguer dans le domaine de l'affabulation et du mythe… tout comme la dynastie des Carolingiens.
Heribert Illig est parvenu à cette constatation peu ordinaire en considérant qu'il y avait 3 "siècles fantômes" dans la durée du Moyen-Âge. Car si le pape Grégoire XIII avait bien supprimé 10 jours du calendrier en 1585, il avait oublié que le calendrier julien remontait… à Jules César ! ? Le pontife romain de la Renaissance avait pris comme point de départ le concile de Nicée en 325. Dans cette perspective, Illig pense qu'il y a quelque part dans l'Histoire « trois siècles de trop ».
http://perso.orange....dalism/25ma.htm
#29
Posté 10 janvier 2007 à 10:32
non pas dues à une lente erosion mais un evenement "soudain"...
http://www.rassat.co...nces/mer_3.html
http://www.paladru.f...181162539806869
http://www.keris-stu...s/Ys/equipe.htm
histoires remaniées, romancées, certes, mais qui doivent pour la plupart avoir une base de réalité
Ce message a été modifié par pendore - 10 janvier 2007 à 10:56.
#30
Posté 10 janvier 2007 à 10:55
cela fait une periode creuse de 250 ans ou les historiens ne souligne que la dynastie des Abbassides
ça fait léger.........non










