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L'armée d'occupation des Etats-Unis


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76 réponses dans ce topic

#1 Isis Rider

Isis Rider

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Posté 04 janvier 2005 à 20:52

Un soldat américain tente de dévoiler une jeune Irakienne de force
4 janvier 2005

Par Omar Al-Faris, JihadUnSpun Et Muhammad Abu Nasr, Free Arab Voice

Il a souvent été dit que les Américains qui occupent l'Irak ne comprennent rien à l'Islam ou à la culture irakienne. Ils passent avec leurs chars qui diffusent de la musique à plein volume, ce qui est haram, ils bafouent les lieux sacrés et ne comprennent pas la haute position occupée par les femmes dans la culture [irakienne]. Il a été clamé partout que les femmes "voilées" sont opprimées, ce qui ne saurait être plus éloigné de la vérité. Le voile est un signe de piété et un commandement d'Allah (swt) qui sert à protéger la pureté de la femme. La femme dans l'Islam a le statut inverse de celui qui est présenté [au public occidental] et ce récent incident de Ramadi prouve que soit les soldats des Etats-Unis méconnaissent le sens profond du hijab, soit ils s'en fichent. D'une manière ou d'une autre, ce point a déclenché un conflit entre la police locale et les forces d'occupation américaines hier

Des soldats américains et des policiers irakiens se sont affrontés hier à un poste de contrôle états-unien au centre de Ramadi lundi matin. Des témoins oculaires ont raconté à
Mafkarat al-Islam que la bagarre a éclaté vers 10h du matin lorsqu'un soldat états-unien a insisté pour fouiller une jeune fille voilée qui était accompagnée de sa mère. Le soldat é-u était bien décidé à lui enlever son voile, prétendant que les combattants de la résistance pouvaient se déguiser en femmes.

Les témoins ont raconté que la jeune Irakienne a refusé d'ôter le voile de son visage, à la suite de quoi le soldat américain a essayé de le lui enlever de force. A ce stade, les policiers irakiens sont intervenus et se sont opposés aux Américains ; il s'en est suivi une bagarre qui a duré un quart d'heure.

Le journaliste a dit que la bagarre s'était soldée par l'arrestation de cinq membres de la police locale par les soldats américains, alors que quatre autres prenaient la fuite avec la mère et la jeune Irakienne qui a conservé son voile. Le fait que les policiers de Ramadi aient tenu tête aux Américains leur ont valu la sympathie enthousiaste des habitants.

Source : JIHAD UNSPUN

#2 KaMiKaZe

KaMiKaZe

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Posté 04 janvier 2005 à 23:32

C'est tres bien de rigoler nerveusement des Américains de leur malheur avec des textes du style "Ils n'avaient pas qu'a ..." "Ils n'y comprennent rien" "Nous les Francais avions raison alors qu'ils assument"

Maintenant, c'est toute la région qui est en danger, et objectivement parlant la Turquie a une frontiere avec l'Irak, donc somme toute un régime islamisto-terroriste affectera beaucoup plus l'Europe que les USA si la région implose.

Certes personne ne veut avoir affaire avec Bush parmi les Francais, et pourtant c'est ce qu'il faudrait  faire pour régler ce probleme.

C'est vrai, les Américains ne comprennent pas dans leur conscience collective l'Islam.

Mais les Francais eux, oui.

PS: Il me semble que l'Apocalypse "révele" que les clés de l'Abime se situent a Babylone, c'est-a-dire en Irak.

Ce message a été modifié par KaMiKaZe - 05 janvier 2005 à 00:06.


#3 Isis Rider

Isis Rider

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Posté 04 janvier 2005 à 23:54

Tu as raison Kamikaze, en tous cas perso rien de tout ça ne me fait rigoler, je n'ai pas traduit cet article parce que je le trouvais comique.
Une des raisons qui m'ont pouissé à publier ça aujourd'hui est la conclusion de la bagarre : l'image des Américains arrêtant des flics irakiens!
Rien de tout ça n'est drôle, et apparemment le gouvernement intérimaire voudrait faire reporter les élections.
Le gouvernement irakien prie l'ONU de revoir la date des élections
Ceci dit, s'ils les reportent, qui peut dire à quelle date elles pourront avoir lieu : 200 000 résistants, 150 000 GIs (plus tous les mercenaires dont on n'entend plus parler mais à mon avis il doit encore en rester un paquet) ça risque de s'éterniser.

Ce message a été modifié par Isis Rider - 04 janvier 2005 à 23:54.


#4 KaMiKaZe

KaMiKaZe

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Posté 05 janvier 2005 à 00:11

Et comme tu as sans doute voulu le montrer, ca s'empire car meme les collabos qui sont censés collaborer ne collaborent plus.

Apparemment, si les Irakiens sont décidés a virer les Américains, ils vont devoir le faire par la force.
Donc que se passera-t-il quand les Américains perdrons du terrain en Irak?

Ils feront appel a leurs alliés de la Région, ce qui me fait tristement penser au protocole des Sages de Sion sur la 3eme Guerre Mondiale...

#5 Amilcar

Amilcar

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Posté 05 janvier 2005 à 02:39

C'est à dire ?

#6 KaMiKaZe

KaMiKaZe

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Posté 05 janvier 2005 à 04:06

Citation

Buts des guerres

Nous devons être à même de répondre à toute opposition par une déclaration de guerre du pays voisin de l'État qui ose se mettre en travers de notre route ; mais si ces voisins, à leur tour, devaient se décider à s'unir contre nous, il faudrait leur répondre en déchaînant une guerre mondiale.

Certes c'est un extrait parmi d'autres, mais voila l'Irak de Saddam Hussein avait l'intention un moment de construire l'arme nucléaire.  Que Nenni ! Seul les USA et Israel ont le droit de posséder l'arme nucléaire pour répandre le "Bien".

De plus, l'Irak correspond bien au critere du voisin, qui ose se mettre en travers de notre route.

Ce message a été modifié par KaMiKaZe - 05 janvier 2005 à 04:13.


#7 L'heretique

L'heretique

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Posté 05 janvier 2005 à 05:50

Il est bien complexe ce probleme irakien.Dommage pour ce pays que le petrole soit venu tout pourrir.

J'avais ete frappe par le temoignage televise d'irakiens juifs refugies en israel qui disaient que l'irak etait le plus beau pays du monde.

J'ai donc surfe pour decouvrir un peu.Les journaux televises ne nous montrent toujours que des etendues de sable.C'est vrai il y en a mais il a autre chose.Des regions qui sont effectivement merveilleuses.

Exactement comme si on nous montrait toujours le sahara en parlant de l'algerie.

De plus les irakiens ne sont pas des gens desagreables du tout,encore une idee recue.Ils n'ont pas plus d'imbeciles qu'ailleurs,ni moins non plus.

La ils sont pris dans un mauvais engrenage et la presence US ne va rien arranger.

Encore un peuple victime des richesses de son sous sol,victime de ses gouvernants,victime de la stupidite collective humaine.

#8 hieros gamos

hieros gamos

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Posté 06 janvier 2005 à 18:57

Isis Rider, le Mardi 04 Janvier 2005, 20:52, dit :

Un soldat américain tente de dévoiler une jeune Irakienne de force
4 janvier 2005

Par Omar Al-Faris, JihadUnSpun Et Muhammad Abu Nasr, Free Arab Voice

Il a souvent été dit que les Américains qui occupent l'Irak ne comprennent rien à l'Islam ou à la culture irakienne. Ils passent avec leurs chars qui diffusent de la musique à plein volume, ce qui est haram, ils bafouent les lieux sacrés et ne comprennent pas la haute position occupée par les femmes dans la culture [irakienne]. Il a été clamé partout que les femmes "voilées" sont opprimées, ce qui ne saurait être plus éloigné de la vérité. Le voile est un signe de piété et un commandement d'Allah (swt) qui sert à protéger la pureté de la femme. La femme dans l'Islam a le statut inverse de celui qui est présenté [au public occidental] et ce récent incident de Ramadi prouve que soit les soldats des Etats-Unis méconnaissent le sens profond du hijab, soit ils s'en fichent. D'une manière ou d'une autre, ce point a déclenché un conflit entre la police locale et les forces d'occupation américaines hier

Des soldats américains et des policiers irakiens se sont affrontés hier à un poste de contrôle états-unien au centre de Ramadi lundi matin. Des témoins oculaires ont raconté à
Mafkarat al-Islam que la bagarre a éclaté vers 10h du matin lorsqu'un soldat états-unien a insisté pour fouiller une jeune fille voilée qui était accompagnée de sa mère. Le soldat é-u était bien décidé à lui enlever son voile, prétendant que les combattants de la résistance pouvaient se déguiser en femmes.

Les témoins ont raconté que la jeune Irakienne a refusé d'ôter le voile de son visage, à la suite de quoi le soldat américain a essayé de le lui enlever de force. A ce stade, les policiers irakiens sont intervenus et se sont opposés aux Américains ; il s'en est suivi une bagarre qui a duré un quart d'heure.

Le journaliste a dit que la bagarre s'était soldée par l'arrestation de cinq membres de la police locale par les soldats américains, alors que quatre autres prenaient la fuite avec la mère et la jeune Irakienne qui a conservé son voile. Le fait que les policiers de Ramadi aient tenu tête aux Américains leur ont valu la sympathie enthousiaste des habitants.

Source : JIHAD UNSPUN
Et si cette jeune femme n'en aurait pas été une mais un terroriste se cachant derriére un voile pour tuer des innocents....

Si j'étais soldat en Irak, je ferais mon boulot et dévoilerai toutes les femmes voilées et je pense que cela ne serait qu'une question de survie et non pas une question d'humilié les gens .

#9 biboul

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Posté 12 janvier 2005 à 08:36

Pour ceux qui ne recoivent pas la newsletter du reseau Voltaire, voici Janvier en Irak qui présente la situation actuelle en Irak. Un moyen de voir ce qui se passe vraiment, d'autant plus que d'après ce que j'ai entendu a la radio (corrigez moi si je me trompe) , Florence Aubenas était la dernière journaliste francaise en Irak. Bon ok ca vient du reseau voltaire et ok il ne cite pas expressement les sources, mais c'est oujours mieux que rien...

Je me demande ce qui va se passer en Irak quand il n'y aura plus de journalistes...

#10 manu

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Posté 12 janvier 2005 à 09:16

Citation

Je me demande ce qui va se passer en Irak quand il n'y aura plus de journalistes...


Une Busherie, ça va saigner...
Une dictature, même de l'Amour, reste une dictature.

Si tu veux la paix dans le monde, commence par trouver la paix intérieur.

#11 achelhi

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Posté 26 janvier 2005 à 21:42

Photos chocs d'irakiens torturés par des soldats britanniques.


La démon-cratie et ses bienfaits apportés aux indigènes par les sujets de sa majesté(âmes sensibles s'abstenir) :

http://www.albasrah....itish-abuse.htm

Il y a les photos que l'on nous montre, celle que l'on censure, et puis celle qui n'ont jamais été prise.

Ce n'est juste que la partie visible et "visionable" de l'iceberg...

Les britaniques sont choqués par les photos de tortures de prisonniers irakiens par leurs soldats.
Encore de la sauvegerie de la bestialité avec les mains de gens prétendus comme étant civilisés.
On a l' impression que c'est une compétition dans l'horreur entre Anglais et americains.

http://www.aljazeera...521209_1_34.jpg
http://www.aljazeera...109A988BAFF.htm

Ces tortures et autres extrêmes resultent de la volonté deliberée de Bush d'ignorer les conventions de Geneve et notamment le statut des prisonniers de guerre (Guantanamo).

Bush fait rentrer tous les resistants (Afghans, Iraquiens, etc...) à ses guerres dans la nebuleuse Al Qaida. Cela lui permet de ne pas leur appliquer les Conventions de Geneve. Car en 2002, Bush a pris la decision de considerer hors Convention de Geneve les combattants d'Al Qaida.
C'est pourquoi, les US parlent toujours de combattants Al Qaida et pas de resistants Iraquiens.

C'est Alberto Gonzalez qui avait redigé un rapport en ce sens. Il est aussi favorable a une torture acceptable. Bush a suivi a la lettre les recommandations de Gonzalez entre autre. Gonzalez est le conseiller juridique de Bush.
Même mieux, Bush a nommé Gonzalez Ministre de la Justice.

Les USA ont ratifié les Conventions de Geneve en 1956.

Certains juristes US pensent qu'une procedure de destitution du president Bush est possible à cause de cela et des tribunaux militaires d'exception qu'il a mis en place pour les detenus de Guantanamo.

#12 Il Karkagnol

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Posté 26 janvier 2005 à 22:07

"que Dieu bénisse ces juristes"

#13 achelhi

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Posté 27 janvier 2005 à 21:51

Et ça continue...

Après un père et une mère exterminés devant leurs enfants blessés aussi, c'est un irakien qui est assassiné de sang froid par les terroristes US, une justice expéditive, la "justice" américaine.

http://www.khilafah....D=10672&TagID=2

Où sont nos médias donneur de leçon pour condamner cette éxécution photographiée ????

#14 achelhi

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Posté 28 janvier 2005 à 19:29

Elections en Irak : Plus de la moitié des Irakiens n'iront pas voter


Démocratiques ces élections ? On peut en douter fortement. D'abord, une majorité d'Irakiens n'iront pas voter. Même le général en chef des troupes US en Irak, Thomas Metz, l'a admis. « Des parties significatives de 4 provinces irakiennes sur 18 ne sont pas assez sécurisées pour que le vote ait lieu »1.Ces 4 provinces composent le cur de l'Irak. La moitié de la population y vit.

Il s'agit des provinces de Bagdad et Anbar (comprenant Fallujah et Ramadi) à l'Ouest. De celle de Nineveh comprenant Mossoul, la deuxième ville du pays. Enfin de celle de Salahadin (comprenant Tikrit). L'exclusion de ces provinces du scrutin lui enlève déjà toute représentativité.

Ensuite, si 75 partis et 9 coalitions électorales participent au scrutin2, plus de 70 partis le boycottent. Les figures les plus connues qui se présentent sont mises en avant depuis des mois par les médias pro-occupation contrôlés par les Etats-Unis. Et ces partis sont largement financés par des ONG américaines3.

Et comble du comble, la plupart des candidats seront anonymes. Oui, vous avez bien lu: la plupart des 275 candidats qui composent chaque liste sont représentés sur le bulletin de vote par rien du tout. Et l'immense majorité des affiches électorales aux murs des villes sont celles de personnes qui ne se présentent pas. Celle du grand ayotallah Ali al-Sistani. Mais aussi celle de Qassem, président d'Irak de 1958 à 1963. Tandis que la «fédération générale de la jeunesse irakienne» qui se présente aux élections a pour tête d'affiche Ronaldinho, le célèbre joueur de football brésilien !4

Quant aux observateurs internationaux, obligatoires au Venezuela ou en Ukraine, ils seront absents d'Irak. Un organisme contrôlera le déroulement des élections depuis Amman en Jordanie.5

Enfin, last but not least, ces élections se déroulent après une modification profonde de toutes les lois irakiennes par l'occupant américain. Or « suivant les conventions de Genève et de La Haye, la force occupante n'a pas l'autorité de changer les lois d'un pays occupé ».6

Entre-temps, le Pentagone a mis sur pied des escadrons de la mort, dans une opération connue sous le nom de code « Option salvadorienne », en référence à ce qui s'est passé dans ce pays d'Amérique centrale dans les années 80. C'est-à-dire l'assassinat systématique de milliers d'opposants connus ou supposés du régime en place. 7
Ces élections démontrent ainsi ce qu'est la démocratie impérialiste américaine : le libre choix entre les différents partis pro-US, même si c'est par une petite minorité de la population, même si c'est par la terreur contre tous ceux qui s'opposent à l'occupation.

«200.000 insurgés» affirme le chef de l'espionnage irakien

« Une minorité de terroristes sunnites veut empêcher la victoire de la majorité chiite » affirment les grands médias à l'approche des élections irakiennes du 30 janvier. « Peut-on ainsi résumer la situation ? » nous demandait récemment un journaliste de France-Info (chaîne d'info en continu)

La division en Irak ne se situe pas entre sunnites et chiites8. Les 4 provinces qui ne participeront pas aux élections sont des régions multi-ethniques. La résistance opère aussi dans le Sud irakien, à majorité chiite. L'expert militaire américain Anthony Cordesman admet qu'il y a jusqu'à 7 attaques majeures par semaine à Bassorah, la principale ville du Sud.9

Et des mouvements chiites importants s'opposent aux élections. Le 16 janvier, des milliers de manifestants, partisans du leader chiite Moqtada Al-Sadr, se sont rassemblés devant le Ministère du pétrole. Parmi eux, des ouvriers du secteur pétrolier, qui protestent contre les pénuries d'électricité et depétrole. « Il est vraiment dérangeant de voir tous ces politiciens uniquement intéressés par les élections. Ils devraient plutôt rencontrer les besoins de base des gens » affirmaient les manifestants.10

Le célèbre journaliste britannique Robert Fisk affirme que ce sont les élections organisées par l'occupant qui peuvent développer des divisions religieuses. « Le véritable problème, ce n'est pas tellement la violence. La plus grande menace pour la démocratie est qu'avec quatre provinces contenant la moitié de la population de l'Irak en état d'urgence et la plupart de ces villes dans les mains des rebelles, ces élections aggraveront les différences entre sunnites, chiites et kurdes comme jamais vu auparavant. »11 Car les Américains ont déjà prévu de désigner eux-mêmes des représentants sunnites comme "députés" de ces provinces.

Ces élections n'offrent pas d'espoir à la majorité des Irakiens qui se tournent toujours davantage vers la résistance. Le général Mohammed Shahwani, chef de l'espionnage irakien pro-US, a dû l'avouer: « Je pense que la résistance est plus importante que l'armée américaine. Je pense que la résistance est composée de plus de 200.000 hommes » Interrogé sur les raisons de l'ampleur de cette résistance, il a admis: « Les gens en ont marre après deux ans sans amélioration. Ils en ont marre de l'insécurité, du manque d'électricité, ils sentent qu'ils doivent faire quelque chose. Et je dirais qu'ils ne sont pas en train de perdre. »12

Les Etats-Unis ne sont pas en Irak pour résoudre l'insécurité et arrêter les dangers de guerre civile. Au contraire. Ce sont eux qui développent depuis deux ans les contradictions ethniques et religieuses. Ce sont eux qui sont la première cause d'insécurité et les principaux responsables des 100.000 morts Irakiens jusqu'à aujourd'hui.

« Armée US hors d'Irak », diront dès lors les manifestants qui protesteront contre la venue de George Bush en Belgique les 21 et 22 février prochains.

David Pestieau & Mohammed Hassan, 26 Janvier 2005

source

Notes :
1 The New York Times, 7 janvier 2005 ·
2 The Independent on Sunday, 16 janvier 2005 ·
3 The New Standard, 17 janvier 2005 ·
4 Financial Times, 12 janvier 2005 ·
5 Financial Times, 21 janvier 2005 ·
6 The New Standard, 22 novembre 2004 ·
7 Aljazeera, 20 janvier 2005 ·
8 Le sunnisme et le chiïsme sont deux courants religieux en Islam plus semblables entre eux que le protestantisme et le catholicisme le sont dans la religion chrétienne ·
9 Anthony Cordesman, Center for Strategic and International Studies, 22 décembre 2004 ·
10 AFP, 17 janvier 2005 ·
11 The Independent on Sunday, 16 janvier 2005 ·
12 AFP, 3 janvier 2005.

#15 achelhi

achelhi

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Posté 28 janvier 2005 à 19:42

Des élections possibles sous occupation?


«C'est un de ces moments dans l'histoire où beaucoup de gens seront étonnés qu'une société soit passée si vite d'une société de tyrannie et de torture à une société où les gens sont habilités à s'exprimer eux-mêmes à travers des élections», a déclaré George W. Bush, ce 2 décembre.1

Pour se rendre compte de la société construite par les troupes d'occupation américaines en Irak, quelques faits:

    · le risque de mourir de manière violente en Irak est 58 fois plus élevé aujourd'hui qu'avant l'invasion US2;

    · des maladies comme le choléra et la typhoïde effectuent un retour en force dans le pays;

    · 25% des enfants souffrent de malnutrition, inexistante en Irak avant les guerres et l'embargo décrété en 1991.


Prenons la ville de Fallujah, agressée depuis plus de trois semaines et demi par l'armée US pour, suivant la version US, «déloger quelques terroristes». Des 300.000 habitants, 210.000 ont fui la ville. Un rapport de l'Onu indique qu'ils sont dans une situation désespérée, sans aide, alors que les températures sont proches de zéro3.

Les témoignages des habitants et journalistes sont effrayants. Ces images d'un soldat US assassinant de sang froid un combattant blessé ont fait le tour du monde. Mais ce n'est pas un cas isolé. Burhan Fasa'a, journaliste libanaise présente à Fallujah, rapporte que, rentrant dans les maisons, les soldats ont tiré sur des familles entières car celles-ci ne comprenaient pas les ordres donnés... en anglais.4

Les insurgés continuent à contrôler une partie de Fallujah


Plusieurs tanks ont roulé sur des blessés en rue. Des habitants cherchant à s'échapper, portant des drapeaux blancs, ont été abattus. «Ils ont tué des femmes et des vieillards qui étaient dans les rues, rapporte Khalil, un habitant de la ville. Puis ils ont tué tous ceux qui cherchaient à reprendre les corps.». L'armée américaine applique à Fallujah le principe de tirer sur tout ce qui bouge, combattant ou civil.5 Malgré ce véritable massacre, la résistance continue à Fallujah, où les insurgés continuent à contrôler une partie de la ville6.

Après les tortures pratiquées par l'armée US, les bombardements et massacres comme à Fallujah, l'occupation est plutôt vue en Irak comme la tyrannie version George W. Bush: 80% des Irakiens veulent le retrait immédiat des troupes américaines7.

Dans les conditions d'une occupation, il est difficile de parler d'élections démocratiques de quelque nature que ce soit. Pratiquement sans eau, avec des coupures incessantes d'électricité, sans une réelle administration, dans l'insécurité totale, les Irakiens devraient aller voter.

Mais comment? Leurs cartes d'inscription aux élections seront basées sur le système des cartes de rationnement de nourriture, qui existaient durant l'embargo de 1991 à 2003: un système peu fiable pour répertorier les habitants8. Arrivés aux bureaux de vote, ils devront choisir entre plus de 212 partis enregistrés, dont 30 ont un nom contenant le mot «patriotique», 24, le mot «démocratique», 21, le mot «islamique» et 18 le mot... «indépendant». A côté de ça, des dizaines de partis liés à une tribu ou à une minorité nationale: chrétienne, turkmène, assyrienne... Pas un seul ne s'appelle, par exemple, parti des chômeurs, qui aurait pu prétendre représenter lui 70% de la population.

Un Etat central faible et des factions régionales facilement contrôlables

En réalité, les élections seront entièrement contrôlées par l'ambassade US et ses 3.000 diplomates. Quand, le 26 novembre, quinze partis liés au pouvoir (dont celui du Premier ministre Allawi) ont annoncé la possibilité de reporter les élections de six mois, l'ambassade US a ordonné dès le lendemain que le Premier ministre déclare qu'elles auraient lieu à la date indiquée. Même sur la procédure, aucun Irakien, aussi pro-américain soit-il, n'a droit au chapitre.

Ces pseudo-élections ont un double but pour l'administration américaine. D'abord donner un semblant de légitimité internationale à un gouvernement installé par l'occupant. Ensuite, avec ces centaines de partis constitués sur base ethnique et nationale, tenter de diviser le peuple irakien. Confrontées à une résistance puissante, particulièrement au centre et à l'ouest du pays, les Etats-Unis semblent abandonner leur scénario initial: un Irak uni complètement sous contrôle américain9.

Ils envisagent aujourd'hui un Etat central faible avec les différentes régions sous contrôle de factions qu'ils pourraient contrôler: le Nord (avec les champs pétroliers de Kirkouk et Mossoul) aux milices kurdes pro-américaines, le Sud (avec la région pétrolifère de Bassora) aux organisations chiites pro-iraniennes, la capitale Bagdad à un pouvoir central faible et sans accès aux richesses pétrolières

Devant ces tentatives de division, la résistance avec son programme d'unité nationale10 et d'élections après la fin de l'occupation est la seule force capable de garantir un avenir démocratique à un Irak indépendant. Et cette résistance continue à se développer: 150 attaques par jour contre les troupes d'occupation et leurs collaborateurs (dix fois plus qu'il y a un an). Le rappel de 12.000 soldats supplémentaires la semaine dernière indiquent les difficultés croissantes du Pentagone11. L'action de la résistance a d'ailleurs aussi entraîné un appel de 65 partis et mouvements pour boycotter des élections.

David Pestieau et Mohammed Hassan
07/12/2004

source

Notes :
1 Los Angeles Times, 3/12/04
2 www.medact.org, 28/11/04
3 Reuters, 2/12/04
4 New Standard,3/12/04
5 Idem
6 Christian Science Monitor, 3/12/04
7 Asia Times, 2/1004
8 Financial Times, 25/11/04
9 Financial Times, 3/12/04
0 Voir Solidaire, 29/9/04
11 Asia Times, 4/12/04.

#16 achelhi

achelhi

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Posté 28 janvier 2005 à 20:10

Les Escadrons de la Mort de Bush


Au lieu d'admettre ses erreurs de jugement en Irak, George W. Bush est au contraire en train de mener les Etats-Unis vers ce qu'on pourrait appeler un état de "contre-terrorisme" permanent, qui aurait avoir recours à la torture, aux escadrons de la mort et même aux punitions collectives afin de combattre les présumés ennemis en Irak et à travers le monde.

Depuis le début de son second mandat, Bush a renforcé la ligne dure, en partie par la mise à l'écart des dissidents de son administration tout en conservant ou promouvant ses protégés. Bush a aussi commencé à préparer son jeune frère Jeb comme son successeur potentiel pour 2008, ce qui pourrait aider à étendre la politique guerrière de George W. tout en maintenant le contrôle de la famille Bush sur des secrets qui pourraient se révéler dommageables.

Pièce centrale de cette stratégie radicalisée de pacification de l'Irak, Bush envisage d'adopter les méthodes brutales qui furent employées pour mater les soulèvements de paysans en Amérique centrale dans les années 80. Selon le magazine Newsweek du 9 janvier, au Pentagone se déroule "un débat intense" pour l'adoption d'une nouvelle politique baptisée "l'option Salvadorienne".

Selon Newsweek, cette stratégie tire son nom de la "stratégie toujours secrète" de l'administration Reagan-Bush de soutien aux forces de sécurité d'extrême-droite du Salvador, qui menèrent des opérations clandestines "d'escadrons de la mort" pour éliminer à la fois les guérilleros de gauche ainsi que leurs sympathisants civils. "De nombreux conservateurs US considèrent que cette politique a été un succès - malgré la mort de civils innocents," écrit Newsweek.

Vétérans d'Amérique centrale

Le magazine a souligné aussi que nombre d'officiels de l'administration Bush étaient des personnages clés dans les opérations en Amérique centrale dans les années 80, tels que John Negroponte, qui était ambassadeur au Honduras et occupe actuellement le poste d'ambassadeur en Irak.

Parmi les autres officiels en poste qui ont joué un rôle majeur en Amérique centrale, on trouve Elliot Abrams, qui supervisait la politique en Amérique centrale au sein du Département d'Etat et qui est actuellement conseiller pour le Moyen Orient au sein du Conseil de Sécurité National (National Security Council), et le vice-président Cheney qui fut un défenseur puissant de la politique en Amérique centrale lorsqu'il était élu à la Chambre des Représentants.

Les insurrections au Salvador et au Guatemala furent écrasées par le massacre de dizaines de milliers de civils. Au Guatemala, environ 200.000 personnes périrent, y compris par ce qu'une Commission de Vérité qualifia plus tard de génocide contre les indiens Maya des hautes terres guatémaltèques. Au Salvador, environ 70.000 personnes périrent, parfois par le massacre de villages entiers, comme le massacre effectué par un bataillon - formé par les Etats-Unis - contre des centaines d'hommes, femmes et enfants dans la ville d'El Mozote et ses environs en 1981.

La stratégie de Reagan-Bush comportait aussi une dimension domestique, appelé le "contrôle des effets médiatiques" (traduction souple de "perception management" - NDT) qui consistait en une opération sophistiquée de propagande pour manipuler la peur du peuple états-unien tout en cachant la réalité macabre de ces guerres. L'administration Reagan-Bush justifiait ses actions en Amérique centrale en décrivant les soulèvements populaires en Amérique centrale comme des tentatives de l'Union Soviétique pour poser le pied sur le continent Américain et menacer la frontière sud des Etats-Unis.

[Pour plus de détails sur cette stratégie et le rôle tenu par George H.W. Bush (père), lire le livre de Robert Parry 'Secrecy & Privilege: Rise of the Bush Dynasty from Watergate to Iraq".]

Plus de souffrances

En recourant à "l'option Salvadorienne" en Irak, l'armée US augmentera les souffrances, particulièrement dans les zones sunnites ou la résistance à l'occupation US en Irak est la plus forte. Dans la pratique, Bush confierait la direction des "escadrons de la mort" contre les Sunnites à d'autres groupes ethniques Irakiens.

Newsweek révèle que "selon des sources proches de l'armée et au courant des débats en cours, une des propositions du Pentagone consisterait à envoyer des Forces Spéciales pour conseiller, appuyer et peut-être entraîner les escadrons Irakiens, probablement des combattants Peshmergas Kurdes soigneusement sélectionnés et des miliciens Chiites, pour cibler les insurgés Sunnites et leurs sympathisants, même au delà de la frontière Syrienne."

Newsweek cite une source militaire : "la population Sunnite ne paie aucun prix pour son soutien aux terroristes. De leur point de vue, le coût de leur appui est nul. Nous allons modifier cette équation."

En citant l'expérience centro-Américaine de nombreux officiels de l'administration Bush, nous écrivions en Novembre 2003 - il y a plus d'un an - que de nombreux vétérans de l'époque Reagan-Bush étaient en train de tirer les leçons des années 80 pour tenter de résoudre le problème de l'insurrection en Irak. Cependant, nous soulignions que les conditions n'étaient pas comparables. [ voir Consortiumnews.com http://www.consortiu...003/111303.html]

En Amérique centrale, et depuis longtemps, les puissantes oligarchies se faisaient déjà protéger par des forces armées et de sécurité qui ne s'encombraient pas de scrupules. Lorsque les soulèvements ont balayé la région dans les années 80, l'administration Reagan-Bush y a trouvé des alliés touts prêts - bien que peu fréquentables - pour faire le sale boulot avec le soutien financier et technologique de Washington.

La Dynamique irakienne

En Irak, la situation est différente, parce que l'administration Bush a choisi de dissoudre plutôt que de récupérer l'armée Irakienne. Les forces US se sont retrouvées avec peu de forces locales alliées susceptibles de mener les opérations de contre-insurrection autrement que par des soldats états-uniens qui ne connaissent ni le pays, la culture et la langue.

Ces problèmes ont provoqué toute une série de tactiques contre-productives, comme les arrestations massives et brutales de suspects irakiens, les tortures de prisonniers à Abu Ghraib, et l'assassinat de civils innocents par des soldats US à la gâchette facile et rendus nerveux par les attentats suicide.

La guerre en Irak a aussi affaibli la position des Etats-Unis ailleurs au Moyen-Orient et dans le monde. Les images de soldats US en train d'abuser sexuellement les prisonniers Irakiens, les sacs sur les têtes des prisonniers et l'achèvement d'un insurgé blessé ont terni l'image des Etats-Unis partout dans le monde et rendu la coopération avec les Etats-Unis de plus en plus difficile, y compris pour des pays longtemps considérés comme leurs alliés.

Au-delà des images troublantes, de plus en plus de documents révèlent que l'administration Bush avait opté pour l'institutionnalisation de certaines formes limitées de torture, en Irak comme ailleurs, dans le cadre de la Guerre contre le Terrorisme. Au mois d'août dernier, un officiel de l'antiterrorisme au FBI critiqua les pratiques abusives dans la prison de Guantanamo, sur l'île de Cuba.

L'officiel écrivit ""à plusieurs reprises, je suis entré dans une salle d'interrogation et j'ai trouvé un détenu par terre, pieds et poings liés, en position foetale, sans chaise, sans nourriture ni eau. La plupart du temps, ils s'étaient urinés et déféqués dessus, et avaient été abandonnés là pendant 18 ou 24 heures. Lorsque j'ai demandé ce qui se passait à la Police Militaire , ils m'ont répondu que le interrogateurs avaient ordonné ce traitement la veille, et que le détenu ne devait pas être déplacé. Une autre fois, l'air conditionné était éteint, et la température de la pièce non ventilée était probablement proche de 40 degrés. Le détenu était pratiquement inconscient au sol, avec une touffe de cheveux à ses côtés. Il s'était apparemment littéralement arraché les cheveux pendant la nuit."

Malgré le discours officiel selon lequel la torture ne ferait pas partie de la politique des Etats-Unis, les accusations sur ces méthodes d'un autre age touchent des échelons de plus en plus élevés de l'administration et se rapprochent du bureau du président. Il semblerait que Bush, après les attentats du 11 septembre, ait décidé de "retirer les gants", une réaction compréhensible à l'époque mais qui aujourd'hui semble avoir été contre-productive.

Un Monde Télévisé

De nombreux états-uniens ont fantasmé sur le plaisir de voir Oussama Ben Laden torturé à mort pour son rôle dans les attentats du 11 septembre. Il existe aussi une certaine culture de méthodes expéditives dans certaines émissions de télé, telles que "24" de Fox, où la torture est un moyen courant pour obtenir des résultats.

Mais le danger se présente lorsque le cas exceptionnel devient la règle, lorsqu'il ne concerne plus un assassin en masse d'Al Qaeda, mais touche désormais un père de famille tentant de venger un enfant mort sous les bombes états-uniennes.

La réalité est généralement autre que celle montrée par les séries télévisées, et plus proche du pauvre gars désespéré à Guantanamo qui baigne dans ses propres déchets et s'arrache les cheveux. La situation peut être encore pire lorsque la torture acquiert une qualité industrielle grâce à la politique gouvernementale, lorsque les victimes passent par des goulags ou des camps de concentration.

C'est aussi la raison pour laquelle les Etats-Unis et d'autres pays civilisés ont longtemps banni la torture et interdit le meurtre intentionnel de civils innocents. Les objectifs du droit international ont été d'établir des normes qui ne peuvent être violées, même dans des cas extrêmes ou lors d'explosions passagères de rage.

Et pourtant, Bush - avec une expérience limitée dans les affaires internationales - a pu aisément faire passer l'idée d'une "exception Américaine" qui, grâce à une sorte de bonté innée des Etats-Unis, les libérerait de toutes les contraintes légales qui s'imposent aux autres pays.

Mais Bush croit aussi à la sagesse des décisions "venant des tripes". Après le renversement du gouvernement Taliban en Afghanistan à la fin de 2001, Bush porta son regard sur l'Irak. Comme un joueur à las Vegas qui doublerait sa mise, Bush fait confiance à son instinct.

Mais tandis que l'insurrection Irakienne persiste et se développe, et que les troupes US et leurs alliés subissent de plus en plus de pertes, Bush se retrouve acculé devant un éventail d'options de plus en plus restreint.

Bush pourrait reconnaître ses erreurs et chercher une aide internationale pour sortir les forces US embourbées en Irak. Mais Bush a horreur de reconnaître ses erreurs, même les plus petites. De plus, la rhétorique guerrière de Bush n'a pas encouragé les autres pays à lui venir en aide.

Au contraire, Bush semble vouloir mettre de l'huile sur le feu en envisageant des raids à travers les frontières des pays voisins de l'Irak. Il est aussi en train d'envisager un élargissement de la guerre en faisant assassiner les Sunnites par des Kurdes Irakiens ou des Chiites, ce qui serait la porte ouverte à une guerre civile et un génocide.

L'option Pinochet

Il existe aussi un risque personnel pour Bush s'il choisit "l'option salvadorienne". Il pourrait devenir une version états-unienne de l'ancien dictateur Chilien Augusto Pinochet ou Efrain Rios Montt du Guatemala, des dirigeants qui ont lancé leurs forces de sécurité dans des opérations d'assassinats, de "disparitions" d'opposants et de tortures de prisonniers.

Comme la politique actuellement envisagée par George W. Bush, Pinochet avait même parrainé son "escadron de la mort" personnel - connu sous le nom d'Opération Condor - qui traquait les opposants partout dans le monde. Une de ces attaques en septembre 1976 fut menée contre le dissident chilien Orlando Letelier par l'explosion de sa voiture à Washington DC avec deux collaborateurs états-uniens à bord. Letelier et sa collègue Ronni Moffitt furent tués.

[note de CSP - on rappelera le rôle des cubains anticastristes de Miami dans cet assassinat. "Le monde est petit et Cuba est son prophète"]

Avec le soutien d'amis états-uniens haut placés, les deux anciens dictateurs ont réussi à éviter la prison. Cependant, Pinochet et Rios Montt sont devenus des parias qui risquent un procès qui les condamnerait pour leur responsabilité dans des atrocités. [ pour en savoir plus sur le protection de Pinochet par George H.W. Bush, voir http://www.secrecyandprivilege.com/ ]

Une des manières pour Bush d'échapper à ce genre d'ennuis serait de s'assurer que ses alliés politiques se maintiennent au pouvoir après la fin de son deuxième mandat en janvier 2009. Ceci pourrait se faire en promouvant son frère Jeb pour les présidentielles de 2008, ce qui serait une garantie contre l'apparition inopportune de documents compromettants.

Le président Bush a expédié son frère Jeb Bush, gouverneur de la Floride, en Asie du Sud pour examiner les dégâts du Tsunami, ce qui a déclenché toute une spéculation sur les raisons de cette promotion internationale de Jeb sur un terrain propice à l'étalage de bons sentiments. [promotion de "l'image sociale" en cours... cf "Hitler, portrait d'un homme ordinaire" http://fr.groups.yah...ct/message/7329 - Ndt]

Bien que Jeb ait insisté qu'il ne se présenterait pas aux présidentielles de 2008, la famille Bush pourrait trouver des arguments convaincants pour l'encourager à changer d'avis, surtout si la guerre en Irak s'éternise et que les tiroirs de George W. commencent à déborder de documents compromettants.

Robert Parry broke many of the Iran-Contra stories in the 1980s for the Associated Press and Newsweek. His new book, Secrecy & Privilege: Rise of the Bush Dynasty from Watergate to Iraq, can be ordered at secrecyandprivilege.com. It's also available at Amazon.com, as is his 1999 book, Lost History: Contras, Cocaine, the Press & 'Project Truth.'

Robert Parry, 11 Janvier 2005

http://www.anti-impe...ction=&id=23426
http://www.consortiu...005/011105.html

#17 achelhi

achelhi

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Posté 02 février 2005 à 13:18

RMC Info: "La vidéo d'al zarkaoui a été mise en ligne à Salt Lake City,aux Etats-Unis "

28/01/2005, 08h36

Sur l'antenne de RMC Info, on avait pu entendre un responsable d'hébergement de sites internets ( sur lequel la vidéo de l'éxécution d'un responsable du parti politique de Allaoui qui a été diffusée et attribuée à Abou Moussab Al Zarkaoui ) dire que cette vidéo a été mise en ligne à partir de Salt Lake City, aux Etats-Unis.

Voici la fameuse vidéo :
http://mawsuat.com/d...nahr/markaz.zip

#18 achelhi

achelhi

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Posté 02 février 2005 à 13:21

Le fantôme de Zarkaoui est la carte maitresse des américains. Il permet de justifier tous les bombardements, tous les crimes, toutes les répressions contre le peuple irakien qui ne veut pas de cette occupation. La propagande médiatique joue à fond cette carte pour donner une légitimité à l'agression américaine. Avec le fantôme de Zarkaoui, on effraie les gens et on place les américano-sionistes comme rempart contre ce soi-disant barbare qui tue tout ce qui bouge.

Pour la vidéo, ce n'et pas la première fois que des vidéos de décapitation (en fait des montages réalisés par la CIA-MOSSAD) sont diffusés sur internet pour salir la résistance irakienne.

Dernièrement, il a été prouvé qu'une de ces vidéos avait été postée à partir du texas !

#19 achelhi

achelhi

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Posté 02 février 2005 à 13:36

Pour la BBC, Al Qaïda n'existe pas


Alors que quatre ressortissants britanniques détenus à Guantanamo viennent d'être renvoyés au Royaume-Uni par la justice d'exception états-unienne, puis libérés par les tribunaux de Sa Majesté sans que soient retenus une quelconque charge à leur encontre, la BBC rediffuse depuis quelques jours un documentaire mettant en cause l'existence même d'Al Qaïda. Documentariste reconnu, Adam Curtis s'applique, dans une série de trois films d'une heure intitulée The Power of Nightmares : The Rise of Political Fear (Le Pouvoir des cauchemars : la montée de la peur), à démonter les mécanismes de construction de la psychose antiterroriste orchestrée par les gouvernements de George W. Bush et Tony Blair. Selon lui, l'idée d'une menace terroriste globale « est un fantasme qui a été exagéré et déformé par des hommes politiques. C'est un sombre mirage qui s'est diffusé sans être débattu auprès des gouvernements du monde entier, mais aussi les services de sécurité et les médias internationaux ». Le film montre qu'aucune preuve tangible est jamais venue crédibiliser l'existence d'un réseau terroriste islamiste unifié tel que défini par la Maison-Blanche ; et que les bases secrètes d'Oussama Ben Laden n'ont pas plus de réalité que les armes de destruction massive de Saddam Hussein. Pour son auteur, la rhétorique Al Qaïda est un artifice de communication, une manœuvre des néo-conservateurs pour tenter de construire de toute pièce un nouvel « Empire du Mal » après la chute de l'Union soviétique. 108 États ont déjà déclaré ne jamais avoir observé sur leur territoire quoi que ce soit qui valide l'existence d'« Al Qaïda » et ne pas se sentir concernés par cette prétendue menace planétaire.

http://www.reseauvoltaire.net/

#20 Glingal

Glingal

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Posté 02 février 2005 à 17:02

Achelhi bravo pour ta compilation!

J'apprécie l'article de  dont tu as mis le lien et surtout ce passage:

Citation

Et oui, il paraît que Hitler aimait les animaux . Mais ne le répétez pas,
car vous pourriez mettre en danger la Civilisation Démocratique et Libérale
Occidentale. C'est vous dire si cette civilisation repose sur des bases
solides.
Viktor Dedaj
"ecce homo"

Je suis bien d'accord avec son analyse.

Quant à la BBC, je me doutais bien qu'elle poursuivrait dans le sens de la désinformation mais... à ce point. Là bon sang, ça va très très mal.

Le milieu Al Quaïda blanchit plus blanc grace au tourisme (visant les européens mais surtout les britaniques), au timesharing à l'étranger, comme sur les iles que j'ai fréquenté. John Palmer a dressé l'empire et Mohammed Derbah a étendu le secteur. Si les connexions entre trafic de drogue, prostitution et vente d'armes sont si bien préservés c'est parce que des diplomates sont corrompus, alors la presse BBC et compagnie.... pffff... c'est du menu frotin!!!...

N'empêche que...  :vomi1: suis dégoutée.

#21 mc0tiga

mc0tiga

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Posté 02 février 2005 à 17:10

personne sur terre n'est 100% mauvais ou 100% bon ... meme ceux qui ont ecrit les pires chapitres de notre histoire

#22 manu

manu

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Posté 02 février 2005 à 18:31

:guerrier:   :guerrier:  C'est où qu'on signe pour partir déloger les ricains d'Irak ?  :guerrier:   :guerrier:
Une dictature, même de l'Amour, reste une dictature.

Si tu veux la paix dans le monde, commence par trouver la paix intérieur.

#23 Loom

Loom
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Posté 02 février 2005 à 18:34

manu, le Mercredi 02 Février 2005, 18:31, dit :

:guerrier:   :guerrier:  C'est où qu'on signe pour partir déloger les ricains d'Irak ?  :guerrier:   :guerrier:
ICI :biglol:

#24 achelhi

achelhi

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Posté 02 février 2005 à 20:14

Le president Bush directement responsable des viols de Fatima et de la torture en Irak

Une association américaine a reçu un mail d'un agent du FBI, souhaitant bien entendu garder l'anonymat, et qui révèle que c'est le criminel de guerre Bush qui a directement signé les ordres permettant à ses terroristes en Irak d'user de la torture dans la prison d'Abou Ghraib.


Citation

President Authorized Abu Ghraib Torture, FBI Email Says

Among a new batch of documents rights groups have forced the gov't to release, a Bureau communication refers to a presidential Executive Order endorsing some forms of torture witnessed at Iraq prison.

Dec 21, 2004 -  Repeated references in an internal FBI email suggest that the president issued a special order to permit some of the more objectionable torture techniques used at Abu Ghraib and other US-run prison facilities around Iraq. The email was among a new batch of FBI documents revealed by civil rights advocates on Monday. Other documents describe the initiation of investigations into alleged incidents of torture and rape at detention facilities in Iraq.

The email, which was obtained by the American Civil Liberties Union, represents the first hard evidence directly connecting the Abu Ghraib prison abuse scandal and the White House. The author of the email, whose name is blanked out but whose title is described as "On Scene Commander -- Baghdad," contains ten explicit mentions of an "Executive Order" that the author said mandated US military personnel to engage in extraordinary interrogation tactics.

An Executive Order is a presidential edict -- sometimes public, sometimes secretive -- instituting special laws or instructions that override or complement existing legislation. The White House has officially neither admitted nor denied that the president has issued an Executive Order pertaining to interrogation techniques.

The specific methods mentioned in the email as having been approved by the unnamed Executive Order and witnessed by FBI agents include sleep deprivation, placing hoods over prisoners’ heads, the use of loud music for sensory overload, stripping detainees naked, forcing captives to stand in so-called "stress positions," and the employment of work dogs. One of the more horrifying tools of intimidation, Army canines were used at the prison to terrorize inmates, as depicted in photos taken inside Abu Ghraib.

The correspondence is dated May 22, 2004 -- a couple of weeks after images of torture and humiliation at the prison broke in the world media -- and was sent between FBI officials attempting to clarify the Bureau’s position on the terminology to use when categorizing and reporting such techniques. The author repeatedly states those techniques were, at least temporarily, permitted under the mysterious presidential directive. The author also wrote that Pentagon policy had since restricted most of the techniques to require specific authorization from the chain of command.

"As stated, there was a revision last week in the military’s standard operating procedures based on the Executive Order," the letter reads. "I have been told that all interrogation techniques previously authorized by the Executive Order are still on the table but that certain techniques can only be used if very high-level authority is granted." The author goes on to recount having seen a military email that said certain techniques -- including "stress positions," the use of dogs, "sleep management," hoods, "stripping (except for health inspection)," and blaring music -- cannot be used without special authorization.

The author wonders if techniques that fall within the scope of the Executive Order should be referred to as "abuse," since they are technically legal. Unless otherwise advised by the Bureau, the email continues, agents "will still not report the use of these techniques as ‘abuse’ since we will not be in a position to know whether or not the authorization for these tactics was received from the aforementioned officials."

The author does believe that interrogation methods that involve "physical beatings, sexual humiliation or touching" clearly constitute "abuse," suggesting they are not within the scope of the repeatedly referenced Executive Order.

The email says that FBI personnel operating at Abu Ghraib witnessed but did not participate in prisoner interrogations that involved actions approved by the Executive Order. That statement upholds separate documentation also obtained via Freedom of Information Act requests backed by a lawsuit on the part of the American Civil Liberties Union and other groups.

As reported by The NewStandard, documents revealed in October showed that FBI agents had witnessed abuses like those mentioned in the email, in addition to many more severe actions.

The email that was revealed on Monday is the first official document to state that the Oval Office was the source of directives permitting abuse and torture.

After the ACLU released the documents, White House, Pentagon and FBI officials told reporters that the author of the email was mistaken, and that the order was not an Executive Order, but a Defense Department directive. All sources refused to be identified in news reports.

The White House does not appear to have ever officially denied that President Bush issued an Executive Order specifying interrogation techniques, though none has been made public. The ACLU and other organizations involved in forcing the release of documents regarding prisoner treatment at Abu Ghraib as well as prison camps in Afghanistan and Guantánamo Bay, Cuba have demanded the White House "confirm or deny the existence of such an order," according to an ACLU press release issued on Monday.

Last June the president insisted that the only authorization he has issued with regard to interrogation procedures was that American personnel "would conform to US law and would be consistent with international treaty obligations."

But as the unidentified FBI official noted in his email, techniques are made legal under US law if and when the president issues an Executive Order rendering them so.

Asked more directly less than two weeks later if President Bush had ever approved particular prisoner handling methods, White House spokesperson Scott McClellan responded, "In terms of interrogation techniques related to what the military may carry out in Guantánamo Bay or Iraq, those are determinations that are made by the military, and we expect that those techniques fit within the policies that this President has instituted."

The president and his legal advisors have repeatedly said that the US government neither condones nor commits torture. The Bush administration’s conservative definition of torture, as expressed at a June 22 press briefing by White House Counsel Alberto Gonzales, incorporates only acts bearing "a specific intent to inflict severe physical or mental harm or suffering."

If White House statements are to be taken at face value, then, they still leave considerable room for the possibility that President Bush has authorized specific acts that civil libertarians and international law consider torturous, including the methods listed in the FBI email.

The United Nations Convention Against Torture, which the United States Congress has ratified, defines "torture" far more broadly as including "any act by which severe pain or suffering, whether physical or mental, is intentionally inflicted on a person for such purposes as obtaining from him or a third person information or a confession."

Also included among the newly released documents were notices regarding the initiation of criminal investigations pertaining to abuse of Iraqi detainees.

One of the documents is a memo stating that the US Army’s Criminal Investigation Division had commenced an inquiry "regarding the alleged rape of [a] juvenile male detainee at Abu Ghraib Prison." The name of the investigating officer or unit has been blanked out, and no identifying information is offered pertaining to the case.

Another document notifies Valene Caproni of the FBI’s Office of the General Counsel, that two FBI agents who were stationed in Iraq were to be interviewed by Army investigators looking into the alleged torture of an Iraqi detainee. Gary Bald of the Bureau’s Counterterrorism Division wrote the email message, in which he notes suspicious military paperwork on a detainee whose name is redacted. He also writes that the two FBI special agents were with the military police unit that held the Iraqi and signed receipts claiming to have seen him before he was transferred to Abu Ghraib for further interrogation.

While the email states that the prisoner does not mention the FBI in his complaint, he described his treatment in troubling detail. "They tortured me and cuffed me in an act called the scorpion and pouring cold water on me," the email quotes the detainee’s complaint as saying. "They tortured me from morning until the morning of the next day, and when I fell down from the severe torture I fell on the barbed wires, and then they dragged me from my feet and I was wounded and, and they punched me on my stomach."

source

Ce message a été modifié par achelhi - 02 février 2005 à 20:17.


#25 achelhi

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Posté 02 février 2005 à 20:15

Pour ceux qui n'aurait pas suivi l'affaire des tortures :

http://www.onnouscac...opic=6671&st=40

http://www.onnouscac...opic=6671&st=40

http://www.onnouscac...=80

Ce message a été modifié par achelhi - 02 février 2005 à 20:20.


#26 achelhi

achelhi

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Posté 03 février 2005 à 12:10

Regardez les images et surtout lisez les commentaires en dessous de celles-ci, c'est absolument choquant !!!

P.S : Ame sensibles s'abstenir, images difficilement supportable.

http://www.undermars.../gallery52.html

#27 mc0tiga

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Posté 03 février 2005 à 12:15

qui l'auteur des ces photos et ces commentaires?

il merite d'aller en zonzon ...

en tt cas les militaires ne respectent rien, c'est grave  :puni:

#28 PsKma

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Posté 03 février 2005 à 12:39

ce qui me choque le plus ne sont pas ces photos , mais les commentaires abjectes qui suivent.
sinon a par pour aller se rincer l'oeil, oui je ne vois pas l'interet d'aller visiter ce genre de sites.

:tss:

#29 mc0tiga

mc0tiga

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Posté 03 février 2005 à 12:58

tu te rince l'oeil a l'acide sulfurique toi ?  :neutre:

le pire ce qu'il doit y en avoir ds ce monde qui s'eclatent sur ce site ...

#30 PsKma

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Posté 03 février 2005 à 13:37

A moins que je n'ai des super pouvoirs,
je crois que si sa m'etais arrivé, je l'aurais quand méme un minimum ressenti.