Le Robin, un espoir pour demain!
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mariuss66
, 06 jan 2005 à 01:45
10 réponses dans ce topic
#1
Posté 06 janvier 2005 à 01:45
Ceux qui sont habitués de me lire savent que je crois que le système économique actuel est responsable de la plupart des problèmes de notre société. Je viens de découvrir un nouveau concept, une nouvelle façon de transformer notre monde afin de le rendre plus juste et plus équitable, et ce sans modifier drastiquement le système (ce qui devrait plaire à ceux qui trouvent notre système parfait).
Le texte est assez long, vous pouvez pour un plus grand confort de lecture aller le lire sur le site même d'où je tire ce texte, soit au: http://www.yhad.org/robin/index.html
Le Robin, un espoir pour demain!
C'est Jean-Marc Flament qui a inventé ce concept. Son espoir est qu'un jour, pour le plus grand bien de l'humanité, il soit mis en application, dans le monde entier.
Mais qu'est ce que le robin?
Le "robin" est une monnaie complétive de l’argent, une monnaie humaniste destinée à replacer l’Homme au centre des préoccupations et des processus de décision. Le robin n’est pas une monnaie alternative, il ne remplace pas l’argent mais le complète, c’est à dire le valide par sa présence ou l’invalide par son absence.
Ainsi, dans une société robinifiée, un bien ou un service a un prix en argent et un prix en robins. Tous deux doivent être acquittés mais cela ne signifie pas que tout coûtera plus cher car des robins sont distribués automatiquement, sans aucune exigence supplémentaire, à toute personne ayant une activité professionnelle déclarée.
Il sera également possible de gagner des robins en exerçant une activité bénévole au service d’autrui, ou en offrant de l’argent ou des biens à de plus démunis. Dans ce dernier cas, le gain de robins sera proportionnel au dénuement du bénéficiaire et à son utilité sociale reflétée par son avoir en robins.
De plus, les dépenses en argent consenties pour la rémunération de la main d’œuvre ou à titre de précaution écologique seront remboursées en robins de sorte que la redistribution ou le souci du bien commun ne constituent plus des pertes mais une simple transmutation d’une monnaie dans une autre tout aussi indispensable.
A l’inverse, les revenus en argent qui ne résultent pas d’un service rendu à la communauté ou à la personne humaine n’ont pas leur contrepoids en robins. Il en est ainsi notamment des gains au jeu, des héritages, des revenus de la spéculation, des intérêts bancaires et bien sûr de tous les revenus inavouables ou illicites tels que travail au noir, fraude, corruption, escroqueries, vols et surtout tous les trafics mafieux (drogues, pédophilie, armes, traite des êtres humains, terrorisme…) et ceci sans même que soit connue l’origine de ces revenus.
La compréhension de ce système à double valeur de référence réclame du lecteur, nous en sommes conscients, un gros effort d’imagination pour se placer dans la perspective de cet univers inconnu. Tout le monde connaît l’importance de l’argent dans notre société capitaliste mais certains éprouveront peut-être du mal à imaginer que le robin puisse susciter le même attrait. C’est pourtant une évidence : la monnaie n’a en soi aucune importance ; ce qui compte, c’est le pouvoir d’achat qu’elle confère. La motivation à acquérir ce pouvoir d’achat ne s’étant jamais démentie, il est clair que les comportements et les stratégies s’orienteront vers une acquisition équilibrée des deux monnaies. On peut en déduire sans risque de se tromper que tout accroissement de fortune individuelle s’accompagnera automatiquement d’un « plus sociétal » équivalent.
Par quelques unes de ses caractéristiques, le robin diffère de l’argent. Il est nominatif car son objectif est de responsabiliser les échanges et les comportements. Il est réservé aux seules personnes physiques, ce qui signifie qu’une personne morale (une société ou une association) ne gagne pas de robins mais peut utiliser pour ses dépenses les robins de ses actionnaires ou associés et de son personnel sans que ceux-ci voient leur compte débité. A tout moment, les actionnaires, associés et membres du personnel peuvent retirer à la personne morale le droit d’utiliser leurs robins s’ils ne veulent pas supporter la responsabilité de la politique de l’entreprise. Il est aussi incessible ce qui signifie qu’il est débité du compte de la personne physique lors d’un achat personnel mais ne s’ajoute pas, comme l’argent, au compte du commerçant. Il est tout simplement détruit. De même, lors d’un don en argent à un plus démuni, les robins gagnés par le donateur ne proviennent pas du compte du bénéficiaire mais résultent d’une création, par un organisme habilité, en contrepartie de la redistribution opérée. Enfin, le robin n’est pas productif d’intérêts.
Avant d’aller plus loin, fermez un instant les yeux et imaginez, en prenant pour fil d’Ariane les motivations de chacun, à quoi pourrait ressembler un monde construit sur de telles bases, c’est à dire sur une monnaie, l’argent, liée à la création de richesses et sur une autre, le robin, liée à leur redistribution.
Le ROBIN est donc une nouvelle valeur de référence, parallèle à l'argent dont elle constitue le contrepoids, et tout aussi nécessaire que ce dernier dans le pouvoir d'achat. L’intérêt individuel passe par la possession équilibrée des deux monnaies, ce qui conduit à un équilibre planétaire entre création et redistribution de richesses.
Mais pourquoi instaurer le robin ?
Aujourd'hui, plus que jamais, je suis persuadé que le combat citoyen pour conserver, ou mieux reconquérir, le contrôle de son avenir est la plus impérieuse des nécessités. Et dans le même temps, je suis convaincu de l'inutilité à long terme de tirs de barrage contre des projets tels que l'AMI ou le Millénium (OMC) parce qu'ils reviendront à la charge, autant de fois qu'il faudra, pour faire passer, de compromis en compromis, un à un, tous leurs objectifs.
Si une lutte défensive, pourtant aujourd'hui indispensable, me semble, sur la durée, vouée à l'échec, je crois à l'inverse qu'une revendication constructive, en vue d'instaurer un projet de société rendant impossibles les aberrations actuelles, aboutira avec le temps grâce à cette même culture du compromis.
Le projet de société que je propose est fondamental. Pour en comprendre la portée, il suffit de bien s'imprégner de cette évidence : l'évolution actuelle qui voit les puissances d'argent dicter leur loi aux gouvernements élus est tout à fait normale dans un contexte où il existe une règle du jeu d'un niveau supérieur à toutes les Constitutions et à toutes les lois promulguées par les gouvernements du monde entier. Cette règle du jeu dit simplement que l'argent est le seul moyen d'accès au pouvoir d'achat.
Nous voici au cœur du problème: la motivation à acquérir du pouvoir d'achat est l'énergie motrice de l'action tant individuelle que collective. L'action elle-même s'inscrit le plus souvent dans une vision stratégique et une stratégie, quelle qu'elle soit, s'élabore toujours sur base de trois éléments : le but du jeu (le pouvoir ou pouvoir d'achat), la règle du jeu (le profit financier est la seule base du pouvoir d'achat) et les caractéristiques techniques de l'arme ou de l'outil utilisé (tout comme les pièces d'un jeu d'échecs, l'argent a ses particularités : il est anonyme, cessible, capitalisable, susceptible d'appréciation ou de dépréciation en fonction de l'importance des profits générés et il ne conserve pas la mémoire de la manière dont il a été acquis ou perdu).
Les maîtres du monde ont tout simplement imaginé et appliqué une stratégie gagnante sur base de la règle du jeu et des caractéristiques de l'argent. Peut-on vraiment leur reprocher les déséquilibres engendrés par leur stratégie gagnante alors que nous n'avons pas jugé utile d'inscrire l'intérêt de l'Homme au niveau le plus fondamental de l'organisation de la société que constitue la règle du jeu ?.
Les déséquilibres observés tant dans la vie économique toujours sous la menace d’un krach financier que dans la vie sociale avec ses souffrances perpétuelles et son nombre croissant de victimes proviennent du déséquilibre entre les niveaux de pouvoir ou d’organisation auxquels les problèmes sont posés.
L’économie elle-même est le reflet de cette anomalie puisqu’elle s’est bornée à étudier les faits mesurables dans la seule unité de mesures disponible : l’argent.
Ainsi, les conséquences économiques d’une vague de licenciements ne s’évaluent qu’en termes de rentabilité d’entreprises ou de coûts sociaux à charge de l’Etat mais non en termes de souffrances humaines dont il est pourtant difficile de nier qu’elles ont des conséquences économiques en matière de soins de santé, d’éducation, de criminalité et ce, souvent, sur plusieurs générations. Si, statistiquement, mille licenciements n’entraînaient qu’une seule vocation de dealer, le coût social devrait prendre en compte pour chaque client de celui-ci la différence de rapport entre un citoyen actif et un allocataire social, les préjudices subis par les victimes de vols en vue de se procurer de la drogue, les carences éducatives du milieu marginal du client et ses conséquences sur plusieurs générations, le coût des équipes médico-sociales, des forces de l’ordre, de l’appareil judiciaire, du système pénitentiaire et l’impact de tout cela sur le portefeuille du contribuable.
De même, il est difficile de nier que les prestations bénévoles d’un parent au foyer, de personnes engagées dans la formation sportive, culturelle ou artistique des jeunes, dans l’accompagnement du troisième âge ou des handicapés, dans diverses associations humanitaires ou caritatives ont également un impact économique qu’on ne retrouve pas dans le PIB.
Une rupture de logique survient notamment aussi du fait de la socialisation des coûts et de la privatisation des profits. Par exemple, le secteur public finance l’enseignement et la recherche qui aboutissent à la découverte de nouvelles technologies, lesquelles remplacent avantageusement l’homme dans les entreprises et créent donc de nouvelles charges sociales pour le secteur public. Une telle organisation sociétale ne peut évidemment que creuser toujours davantage le fossé social d’autant que les profits, mondialisation oblige, désertent en grande partie les cadres nationaux où les pertes ne cessent de s’accumuler.
Parce que les profits sont privatisés et les coûts socialisés, certains ont avancé l’idée de socialiser les profits mais on s’est rendu compte, avec l’expérience communiste, que cette formule souffrait d’une forte baisse de production de richesses par manque de motivation. Le robin pourrait apparaître comme une tentative de privatiser coûts et profits. C’est une piste qui n’a jamais été explorée jusqu’ici parce qu’elle est impraticable sans le recours à une deuxième valeur de référence.
Pour exemple, lorsque l’Etat propose l’exonération fiscale des sommes versées à des associations humanitaires, le don n’en reste pas moins une perte pour le donateur. En revanche, s’il reçoit le même nombre de robins en retour (ou même davantage en fonction du dénuement du bénéficiaire), c’est au minimum une affaire blanche dont l’intérêt dépendra du sens du déséquilibre argent-robins dans son portefeuille électronique.
Le projet de société "Robin" constitue bien une troisième voie par rapport au néolibéralisme et au communisme. Comme le premier nommé, il s'appuie sur la motivation au pouvoir d'achat et sur l'économie de marchés mais il met en œuvre un processus autorégulateur tel que chaque profit réalisé se traduise par un "plus" social de même importance.
Tout résumé est forcément réducteur. Je renvoie celui qui voudrait une information plus complète sur l’origine ou l’esprit de ce projet de société à l'essai intitulé " Le robin"; La garantie d'une société plus humaine " (160 pages; 495 FB "Belgique") par Noûma aux Editions L'Aube des Temps Nouveaux - Janvier 98 (voir page http://www.yhad.org/robin/livre.htm ).
Il ne s'est jamais trouvé à ce jour aucun économiste ou homme politique pour réfuter la démonstration selon laquelle ce système éliminerait la pauvreté, provoquerait une reprise durable de l'emploi, dynamiserait l'économie, réduirait la criminalité sans frais supplémentaire, préserverait l’économie d’un risque de krach financier et assurerait une gestion plus responsable de l'environnement et de la production alimentaire tout en rendant aux citoyens le contrôle de leurs droits démocratiques.
Comment pourrait être appliqué le robin ?
L’application du robin ne réclamera pas un dédoublement des administrations. Elle appellera plutôt les administrations existantes à fonctionner différemment.
Le centre économique mondial du robin serait logé au « Programme des Nations Unies pour le Développement » (PNUD) dont le rôle consisterait essentiellement à veiller à ce que la consommation de robins dans l’acte d’achat reste globalement au même niveau que la consommation d’argent et ceci afin que les deux monnaies soient également désirables.
Bien sûr, selon les endroits, les personnes et les moments, c’est, en vertu du principe des vases communicants appliqué à l’économie, tantôt l’argent, tantôt le robin qui sera le plus demandé. Il faut simplement éviter que des éléments structurels faussent l’équilibre naturel entre les deux monnaies comme ce serait le cas si l’une se conservait beaucoup plus longtemps que l’autre.
Pour aider le PNUD, une commission « robin » nationale constituerait dans chaque pays l’antenne et le relais de la commission mondiale.
La création et la distribution des robins s’effectuerait dans chaque pays, sous contrôle de l’Etat, lui même soumis à un contrôle citoyen, par :
- le ministère de l’Emploi ou des Finances pour les robins attribués en rémunération de prestations professionnelles ou en compensation de coûts salariaux.
Le principe de base est que tout travailleur touche une rémunération en robins correspondant à un salaire net moyen en argent et que la compensation des coûts salariaux s’effectue sur la base 1 Euro = 1 Robin.
Toutefois, certains travailleurs peuvent s’attendre à une gratification supplémentaire en robins si le travail presté a pour objet de sauver des vies humaines, s’adresse à tout le monde sans critère de fortune ou d’appartenance à un groupe philosophique, ethnique ou autre, si le travail presté bénéficie à la personne humaine à un moment où elle est fragilisée, si ce travail a une importance vitale, s’il implique un risque personnel ou une disponibilité plus grande ou s’il est mal payé en argent
- le ministère de l’Environnement pour les robins distribués en compensation de dépenses consenties dans un but de précaution écologique
- les centres publics d’aide sociale pour les robins attribués pour des dons en argent aux plus démuni
Les centres fonctionnent ainsi comme des bourses d’échanges vers lesquelles convergent des personnes privées de ressources et des demandeurs de robins. Les mieux placés dans cette bourse sont les plus démunis grâce à la règle qui distribue les robins au donateur en proportion du dénuement du bénéficiaire
- les offices de l’emploi et du chômage pour les robins accordés contre le financement d’activités non rentables prestées par des chômeurs en faveur des franges les plus défavorisées de la population
Ces bureaux fonctionnent aussi comme des bourses d’échanges. Dans une société robinifiée, les chômeurs ont parfaitement le droit, mais pas du tout intérêt, de rester inactifs et de toucher une maigre allocation de chômage. Ils ont toutefois la faculté de prester une activité non rentable en rapport avec leur goût et leurs compétences au profit des plus défavorisés. Certains créeront un service « emplettes » pour le 3e âge, d’autres véhiculeront des personnes à mobilité réduite, traduiront des livres en braille, créeront un service « étude à domicile » pour les enfants d’immigrés, embelliront le quartier, visiteront des prisonniers, organiseront des spectacles de bienfaisance et gagneront de ce fait des robins, se positionnant ainsi utilement pour voir leur activité financée avec un salaire normal par des demandeurs de robins.
- les ONG pour la rétribution en robins d’aides financières ou de travail bénévole en soutien à des programmes humanitaires.
- les banques alternatives et les banques pour les robins octroyés contre remises de dettes, investissements éthiques, risques financiers encourus pour autrui.
Se porter aval pour autrui est dans le système actuel particulièrement périlleux et sans aucune récompense positive. Dans une société robinifiée, l’aval peut compter sur une rétribution en robins équivalente à 10% du risque encouru et, en cas de chute, à une compensation en robins de l’ordre de 90%.
- les notaires également pour des robins récompensant des remises de dette ou des baux gratuits
Vous constaterez à la lumière de ces exemples qu’il n’y a pas d’échange direct entre argent et robins. Il y a toujours entre les deux une forme de redistribution, un « plus sociétal » dûment observé et c’est ce dernier qui est générateur de robins.
Vous constaterez aussi que ceux qui créeront ce « plus sociétal », les demandeurs de robins, sont précisément ceux qui, dans le système actuel, échappent majoritairement à l’impôt tandis que les travailleurs déclarés et les entrepreneurs qui embauchent n’ont aucun effort supplémentaire à fournir. C’est ce qu’un physicien décrirait comme un système néguentropique, c’est à dire conduisant à plus de conscience par la motivation à intégrer dans les calculs l’intérêt collectif.
A l’inverse, le système actuel peut être décrit comme entropique car conduisant à un désordre croissant. Lorsqu’une entreprise licencie son personnel pour augmenter ses bénéfices et alourdir ainsi le fardeau social à charge des autres tout en y échappant elle-même, elle en est récompensée et les autres pénalisées. La motivation joue donc en faveur de l’incivisme.
Vous observerez enfin que le système n’est pas égalitaire et ne remettra pas en cause la hiérarchie établie car ceux qui ont le plus d’argent ont aussi le plus de moyens de gagner des robins. Ils en ont d’ailleurs davantage besoin. Disons que c’est un système équilibré qui, après avoir réduit le fossé social d’environ 50%, l’empêchera de se creuser à nouveau.
A ce titre, il pourrait se présenter comme un compromis judicieux.
Suggestions d'application
Ce que nous venons de laisser entrevoir à propos de la rémunération en robins permet de bien comprendre que la création de robins est intimement liée à la création d’un « plus sociétal » dûment observé par un organisme habilité qui perdrait définitivement son agréation en cas de fraude.
La notion de « plus sociétal » est assez large. Elle inclut comme on l’a vu la redistribution par les salaires et par les dons, la protection de l’environnement, l’investissement éthique et même la participation civique aux charges de l’Etat puisque c’est à ce titre que toutes les activités professionnelles déclarées, même celles dont l’utilité sociale est sujette à caution, sont rémunérées en robins.
En fait, dans son esprit, la notion de « plus sociétal » tente de recouvrir le concept d’économie à long terme que nous évoquions au début en citant d’une part les conséquences de la souffrance humaine et des activités bénévoles non reprises dans le PIB sur l’économie à long terme.
Pour être tout à fait complets, il nous reste donc à évoquer la rémunération en robins du parent au foyer qui devrait correspondre à une rémunération à mi-temps ou à temps plein en cas de charge à domicile d’une personne âgée ou impotente ou d’un enfant handicapé, celle des bénévoles à l’œuvre dans les mouvements de jeunesse, clubs sportifs ou culturels ou dans les associations caritatives et humanitaires. Celle-ci devrait correspondre au temps réellement investi et les administrations communales, les instances les plus proches des citoyens, devraient être habilitées à distribuer les robins à ces différents titres.
En clair obscur, tout ce qui n’apporte pas de « plus sociétal » ne peut sous aucun prétexte être rémunéré en robins quand bien même sa rentabilité assurerait une rémunération en argent.
Tous les profits résultant d’activités inavouables n’ont évidemment pas leur contre-poids en robins. Parmi ceux-ci, on peut énumérer :
- Les trafics de stupéfiants , la traite des êtres humains, les trafics pédophiles
- Les hold-up, trafics de véhicules, les escroqueries, les pots de vin, les vols
- Les fraudes, le travail au noir
Il est important de souligner à ce sujet que la connaissance des délits par les autorités est indifférente. Il suffit que les titulaires de ces sommes d’argent ne puissent justifier l’utilité sociale de leur provenance pour que la sanction soit automatique.
D’autres revenus, parfaitement légaux, mais ne résultant pas d’un service rendu à la personne humaine, n’ont pas davantage de contrepoids en robins. Parmi ceux-ci, mentionnons :
- Les héritages
- Les gains aux jeux
- Les revenus de la spéculation
- Les intérêts de l’argent
- Les augmentations de dividendes résultant de licenciements
Ce sont donc les titulaires de ces revenus qui seront les plus gros demandeurs de robins et donc les plus gros pourvoyeurs de « plus sociétaux », ce qui diminuera d’autant les impôts actuellement à charge des travailleurs et des entrepreneurs qui embauchent. Juste retour des choses.
Les pertes de robins
On peut gagner des robins mais on peut aussi en perdre.
Ne parlons pas ici des licenciements qui constituent plutôt des suppressions de gains que des pertes mais bien des préjudices causés à autrui et actés par un tribunal.
Le préjudice est un moins sociétal et le montant du préjudice est aussi le montant en robins à déduire du compte du ou des responsables. Les responsables de la pollution de l’Erika se seraient par exemple partagé la dette en robins liée à ce naufrage.
Une dette de robins est plus dissuasive qu’une dette d’argent parce que nominative et saisie à la source de revenus.
De même toute tricherie visant à accorder ou obtenir indûment des robins ou à éluder le payement en robins lors d’un achat aurait une sanction en robins.
Les coûts en robins
La règle générale est que toute marchandise ou service a un coût en robins égal à son coût en argent sur base 1 robin = 1 euro . Les produits de luxe, plus chers en argent, seront donc également plus coûteux en robins.
Il y a cependant des exceptions. Les biens de première nécessité devraient bénéficier d’une réduction en robins et parmi ceux-ci, les marchandises provenant du commerce équitable, d’une réduction supplémentaire.
En revanche, les produits dangereux, nocifs ou toxiques ou encore les produits résultant du saccage de la nature (mettant en péril des espèces menacées ou encore la couche d’ozone par exemple) verraient leur prix en argent majoré en robins de 50%
L’étude qui devra être menée par des économistes dans les universités préalablement à l’instauration du système aura entre autres pour but d’assurer que les besoins en argent et les besoins en robins dans le pouvoir d’achat soient globalement toujours au même niveau, ce que garantit la règle générale. Les exceptions dans un sens et dans l’autre devraient donc globalement se compenser pour que la demande des deux monnaies soit parallèle.
Conséquences
La société robinifiée ne connaîtrait plus de chômage
* Parce que le coût de la main d'oeuvre ne constituerait plus une perte mais une transmutation d'une monnaie dans une autre tout aussi nécessaire
* Parce que des activités aujourd'hui non rentables le deviendraient compte tenu de l'existence d'une monnaie complétive.
* Parce que l'engagement et le travail au noir, ne pouvant générer des robins, disparaîtraient par manque d'intérêt.
* Parce que le retour des exclus d'aujourd'hui dans le club des consommateurs aura un impact positif sur la demande et justifiera une production accrue, donc une main d'oeuvre supplémentaire.
* Parce que les stratégies de placements financiers tiendront compte de la non rentabilité en robins des intérêts bancaires et s'ouvriront davantage aux investissements créateurs d'emplois.
* Parce que l'allégement des impôts qui pourront être consentis aux travailleurs et entrepreneurs du fait de la prise en charge du fardeau social par les détenteurs de revenus inavouables rétablira la confiance dans les institutions et la motivation.
La faim dans le monde serait très rapidement vaincue
* Parce que la planète ne manque ni de ressources naturelles, ni de bras, ni de moyens technologiques ou logistiques, ni d'argent mais seulement de la motivation à régler ce problème compte tenu de l'absence de pouvoir d'achat des victimes et parce que le robin provoquerait cette motivation, l'absence de pouvoir d'achat des victimes étant précisément source de rentabilité.
L'économie globale deviendrait beaucoup plus stable
* Parce que les énormes capitaux qui gonflent actuellement la bulle financière et ne peuvent s'employer dans le circuit de production sans nuire à sa rentabilité trouveraient à s'employer essentiellement dans le Tiers Monde dégonflant ainsi progressivement la bulle et son risque d'éclatement.
* Parce que dans un système à double valeur de référence, la notion de croissance doit se concevoir différemment : une croissance négative dans l'une des deux monnaies est acceptable pourvu que la croissance positive dans l'autre monnaie conduise à une croissance globalement positive.
La pauvreté ne serait plus qu'un phénomène accidentel et éphémère
* En vertu de la règle rendant la rémunération en robins pour un don à un plus démuni proportionnelle au dénuement, les intérêts du pauvre et du riche en argent convergent au lieu de s'opposer, particulièrement à l'instauration du système quand l'argent est beaucoup plus répandu que le robin et ce jusqu'à ce que le besoin de robins devienne globalement inférieur au besoin d'argent.
La criminalité se réduirait dans des proportions très sensibles
* D'abord parce que ses causes principales, la pauvreté et l'exclusion sociale, disparaîtraient.
* Ensuite parce que sa motivation, quand elle est liée à l'argent, subirait une baisse d'environ 50% puisque sa rentabilité serait diminuée d'autant. Beaucoup estimeront que le jeu n'en vaut plus la chandelle car, identifiés ou non, les coupables sont de toutes manières sanctionnés.
* Et enfin parce que, cette diminution de la criminalité étant obtenue non seulement sans frais supplémentaires mais encore avec une participation aux frais des délinquants, le simple maintien au niveau actuel des budgets de police autorisera une plus grande efficacité sur le nombre restreint des délits restants.
L'écologie et le respect de la santé du consommateur y gagneraient
* Grâce à la transmutation en robins des coûts en argent consentis en vertu du principe de précaution écologique
* Grâce à la responsabilisation accrue par le caractère nominatif du robin
* Grâce à l'effet dissuasif de la majoration du prix en robins des produits dangereux , toxiques ou résultant d'un saccage de la nature.
Le système tendrait perpétuellement vers l'équilibre
* Pour peu que le besoin de robins reste au niveau individuel égal au besoin d'argent, et c'est à cela que les calculs initiaux doivent tendre, le souci d'équilibre individuel sera le garant de l'équilibre collectif. C'est l'application à l'économie du principe des vases communicants. Quand les besoins humains sont satisfaits, la demande de robins faiblit parce qu'ils sont déjà largement distribués et l'argent redevient plus désirable, quand la rentabilité globale augmente, il y a de nouveau plus d'argent que de robins et celui-ci retrouve son attrait.
Le système assurerait un rapide développement du Tiers Monde
* L'annulation de la dette du TM ne constituerait plus une perte mais une simple transmutation de monnaie
* L'exploitation de la main d'oeuvre du TM n'aurait plus de raison d'être, le gain en argent qu'elle procurerait serait compensé par une perte en robins
* Le coup de pouce du robin au commerce équitable conduirait à la généralisation de ce dernier
* Les dons aux ONG actives dans les PVD étant rémunérés en robins, les surplus du Nord aboutiraient au Sud
* Les entreprises auraient intérêt à augmenter leur chiffre d'affaires par des implantations au sud avec engagement de personnel local aux barèmes du Nord pour gagner des robins dans un premier temps et de l'argent dans un second temps en profitant du pouvoir d'achat accru de ces populations.
* De la même manière que pour la faim dans le monde (voir plus haut), les capitaux dormants de la bulle financière trouveront à s'employer dans le secteur santé des PVD et dans les infrastructures en général.
Le système ne bousculerait pas la hiérarchie établie
* La possession de capitaux autorise un gain en robins proportionnel à ceux-ci et permet donc un équilibre argent-robins à un niveau supérieur à d'autres et ce, sans plafond. Le système n'est donc pas égalitaire mais équilibré en ce sens qu'il ne creuse pas davantage le fossé entre riches et pauvres après l'avoir réduit d'environ 50%.
* Il aurait l'avantage de résoudre les problèmes épineux de notre époque sans révolution ni expropriation en maintenant et même en augmentant la liberté individuelle, s'inscrivant ainsi dans le cours d'une mondialisation qui, devenant aussi sociale, n'aurait plus de raison d'être combattue.
* Ce serait sans doute la seule manière intelligente de vaincre le terrorisme qui s'enracine dans les frustrations de l'humanité.
Le système élargirait le champ des « possibles »
Dans la société à une seule valeur de référence que nous connaissons, quand les Hommes sont d'accord pour estimer souhaitable pour le bien commun d'entreprendre tels ou tels travaux, ce qui peut encore s'y opposer, c'est une contrainte de budget. L'argent s'est donc érigé en maître absolu alors qu'il n'existe aucune raison naturelle pour qu'il en soit ainsi.
La nature, en effet, ne se fait pas payer pour les ressources qu'elle nous offre. Seuls les humains se font payer pour exploiter au profit d'autres humains les ressources de la nature, puis les outils et autres produits manufacturés réalisés grâce à ces dernières. Mais le mode de payement, c'est à dire la monnaie, n'a aucune importance intrinsèque. Seule compte la confiance de celui qui la reçoit dans le pouvoir d'achat de cette monnaie.
Il n'y a, a priori, aucune raison de penser qu'un payement en robins jouisse d'une moindre confiance qu'un payement en argent dès lors que les deux monnaies sont nécessaires au pouvoir d'achat. Si les hommes sont d'accord pour estimer souhaitables tels ou tels travaux, rien ne peut donc logiquement s'opposer à leur réalisation.
Pour contredire le raisonnement qui précède, certains avanceront que les ressources naturelles ont des limites (elles ne sont d'ailleurs pas encore atteintes et rien ne dit que la technologie ne pourra pas les reculer) et que, le gâteau n'étant pas extensible, la confiance dans la monnaie ne se justifie que si la monnaie en circulation correspond à la valeur des biens disponibles.
Précisément, s'agissant d'argent, l'évocation de risques de récession ou de krach économique suffit à démontrer que la confiance n'est pas absolue. Parce que justement il y a beaucoup plus d'argent que de biens disponibles. Sans les marchés virtuels qui s'effondreraient en cas de krach économique, nous connaîtrions, du fait de notre système de création monétaire, une inflation monstrueuse. Nous vivons sur une poudrière.
Or, l'introduction du robin comme monnaie complétive n'est pas du tout l'équivalent d'une fausse monnaie susceptible d'augmenter l'inflation, ce qui serait le cas si le robin pouvait remplacer l'argent dans le pouvoir d'achat, mais au contraire un outil de déflation ou de régulation qui diminuera certes la confiance en une seule monnaie (puisqu'aucune d'elle ne garantit seule le pouvoir d'achat) mais devrait au contraire avoir un effet de diminution de l'inflation. En effet: l'argent dormant, produisant des intérêts bancaires sans rapport avec une augmentation du volume des biens et services disponibles, aurait intérêt, parce qu'il ne produit pas de robins, à s'investir, pour moitié du moins, dans la production de biens et services à destination des PVD ou du quart monde. Il y aurait donc de nouvelles productions aujourd'hui impensables et parallèlement des salaires permettant aux habitants d'acquérir cette production. La distance entre l'équilibre argent-robins et le volume des biens et services disponibles serait nécessairement plus courte que la distance actuelle entre masse monétaire et ce même volume.
La création monétaire du système actuel (monnaie de crédit) restera évidemment possible si elle est souhaitée, mais à chaque émission monétaire correspondra nécessairement, afin de pouvoir utiliser la monnaie crée, une demande de robins dont la création ne pourra résulter que d'un plus sociétal de même importance.
********
Il y a une version plus longue et plus détaillée de ce concept, pour ceux désirant approfondir celui-ci. Voici sa présentation et comment y avoir accès:
Ce document était joint à une lettre envoyée à Monsieur Didier Reynders, Ministre des Finances de Belgique, en octobre 2001. Jean Marc Flament, l'inventeur du concept du robin demande qu'une étude de faisabilité soit effectuée par des économistes. Vous pouvez télécharger ce document en format "pdf" (70 ko), http://www.yhad.org/... - 10-03-02.pdf ou en html au http://www.yhad.org/robin/robin1.htm
Ce document représente l'état de la réflexion la plus évoluée à ce jour concernant le robin.
Si vous souhaitez en savoir plus, voyez le site "robin <http://robin.youhaveadream.org/> "
et/ou demandez l'envoi <mailto:jeanmarc.flament@win.be> de son livre gratuit en format "pdf" ou "doc".
Pour ma part, je trouve que les robins pourraient être une très bonne idée! Qu'en pensez-vous?
Le texte est assez long, vous pouvez pour un plus grand confort de lecture aller le lire sur le site même d'où je tire ce texte, soit au: http://www.yhad.org/robin/index.html
Le Robin, un espoir pour demain!
C'est Jean-Marc Flament qui a inventé ce concept. Son espoir est qu'un jour, pour le plus grand bien de l'humanité, il soit mis en application, dans le monde entier.
Mais qu'est ce que le robin?
Le "robin" est une monnaie complétive de l’argent, une monnaie humaniste destinée à replacer l’Homme au centre des préoccupations et des processus de décision. Le robin n’est pas une monnaie alternative, il ne remplace pas l’argent mais le complète, c’est à dire le valide par sa présence ou l’invalide par son absence.
Ainsi, dans une société robinifiée, un bien ou un service a un prix en argent et un prix en robins. Tous deux doivent être acquittés mais cela ne signifie pas que tout coûtera plus cher car des robins sont distribués automatiquement, sans aucune exigence supplémentaire, à toute personne ayant une activité professionnelle déclarée.
Il sera également possible de gagner des robins en exerçant une activité bénévole au service d’autrui, ou en offrant de l’argent ou des biens à de plus démunis. Dans ce dernier cas, le gain de robins sera proportionnel au dénuement du bénéficiaire et à son utilité sociale reflétée par son avoir en robins.
De plus, les dépenses en argent consenties pour la rémunération de la main d’œuvre ou à titre de précaution écologique seront remboursées en robins de sorte que la redistribution ou le souci du bien commun ne constituent plus des pertes mais une simple transmutation d’une monnaie dans une autre tout aussi indispensable.
A l’inverse, les revenus en argent qui ne résultent pas d’un service rendu à la communauté ou à la personne humaine n’ont pas leur contrepoids en robins. Il en est ainsi notamment des gains au jeu, des héritages, des revenus de la spéculation, des intérêts bancaires et bien sûr de tous les revenus inavouables ou illicites tels que travail au noir, fraude, corruption, escroqueries, vols et surtout tous les trafics mafieux (drogues, pédophilie, armes, traite des êtres humains, terrorisme…) et ceci sans même que soit connue l’origine de ces revenus.
La compréhension de ce système à double valeur de référence réclame du lecteur, nous en sommes conscients, un gros effort d’imagination pour se placer dans la perspective de cet univers inconnu. Tout le monde connaît l’importance de l’argent dans notre société capitaliste mais certains éprouveront peut-être du mal à imaginer que le robin puisse susciter le même attrait. C’est pourtant une évidence : la monnaie n’a en soi aucune importance ; ce qui compte, c’est le pouvoir d’achat qu’elle confère. La motivation à acquérir ce pouvoir d’achat ne s’étant jamais démentie, il est clair que les comportements et les stratégies s’orienteront vers une acquisition équilibrée des deux monnaies. On peut en déduire sans risque de se tromper que tout accroissement de fortune individuelle s’accompagnera automatiquement d’un « plus sociétal » équivalent.
Par quelques unes de ses caractéristiques, le robin diffère de l’argent. Il est nominatif car son objectif est de responsabiliser les échanges et les comportements. Il est réservé aux seules personnes physiques, ce qui signifie qu’une personne morale (une société ou une association) ne gagne pas de robins mais peut utiliser pour ses dépenses les robins de ses actionnaires ou associés et de son personnel sans que ceux-ci voient leur compte débité. A tout moment, les actionnaires, associés et membres du personnel peuvent retirer à la personne morale le droit d’utiliser leurs robins s’ils ne veulent pas supporter la responsabilité de la politique de l’entreprise. Il est aussi incessible ce qui signifie qu’il est débité du compte de la personne physique lors d’un achat personnel mais ne s’ajoute pas, comme l’argent, au compte du commerçant. Il est tout simplement détruit. De même, lors d’un don en argent à un plus démuni, les robins gagnés par le donateur ne proviennent pas du compte du bénéficiaire mais résultent d’une création, par un organisme habilité, en contrepartie de la redistribution opérée. Enfin, le robin n’est pas productif d’intérêts.
Avant d’aller plus loin, fermez un instant les yeux et imaginez, en prenant pour fil d’Ariane les motivations de chacun, à quoi pourrait ressembler un monde construit sur de telles bases, c’est à dire sur une monnaie, l’argent, liée à la création de richesses et sur une autre, le robin, liée à leur redistribution.
Le ROBIN est donc une nouvelle valeur de référence, parallèle à l'argent dont elle constitue le contrepoids, et tout aussi nécessaire que ce dernier dans le pouvoir d'achat. L’intérêt individuel passe par la possession équilibrée des deux monnaies, ce qui conduit à un équilibre planétaire entre création et redistribution de richesses.
Mais pourquoi instaurer le robin ?
Aujourd'hui, plus que jamais, je suis persuadé que le combat citoyen pour conserver, ou mieux reconquérir, le contrôle de son avenir est la plus impérieuse des nécessités. Et dans le même temps, je suis convaincu de l'inutilité à long terme de tirs de barrage contre des projets tels que l'AMI ou le Millénium (OMC) parce qu'ils reviendront à la charge, autant de fois qu'il faudra, pour faire passer, de compromis en compromis, un à un, tous leurs objectifs.
Si une lutte défensive, pourtant aujourd'hui indispensable, me semble, sur la durée, vouée à l'échec, je crois à l'inverse qu'une revendication constructive, en vue d'instaurer un projet de société rendant impossibles les aberrations actuelles, aboutira avec le temps grâce à cette même culture du compromis.
Le projet de société que je propose est fondamental. Pour en comprendre la portée, il suffit de bien s'imprégner de cette évidence : l'évolution actuelle qui voit les puissances d'argent dicter leur loi aux gouvernements élus est tout à fait normale dans un contexte où il existe une règle du jeu d'un niveau supérieur à toutes les Constitutions et à toutes les lois promulguées par les gouvernements du monde entier. Cette règle du jeu dit simplement que l'argent est le seul moyen d'accès au pouvoir d'achat.
Nous voici au cœur du problème: la motivation à acquérir du pouvoir d'achat est l'énergie motrice de l'action tant individuelle que collective. L'action elle-même s'inscrit le plus souvent dans une vision stratégique et une stratégie, quelle qu'elle soit, s'élabore toujours sur base de trois éléments : le but du jeu (le pouvoir ou pouvoir d'achat), la règle du jeu (le profit financier est la seule base du pouvoir d'achat) et les caractéristiques techniques de l'arme ou de l'outil utilisé (tout comme les pièces d'un jeu d'échecs, l'argent a ses particularités : il est anonyme, cessible, capitalisable, susceptible d'appréciation ou de dépréciation en fonction de l'importance des profits générés et il ne conserve pas la mémoire de la manière dont il a été acquis ou perdu).
Les maîtres du monde ont tout simplement imaginé et appliqué une stratégie gagnante sur base de la règle du jeu et des caractéristiques de l'argent. Peut-on vraiment leur reprocher les déséquilibres engendrés par leur stratégie gagnante alors que nous n'avons pas jugé utile d'inscrire l'intérêt de l'Homme au niveau le plus fondamental de l'organisation de la société que constitue la règle du jeu ?.
Les déséquilibres observés tant dans la vie économique toujours sous la menace d’un krach financier que dans la vie sociale avec ses souffrances perpétuelles et son nombre croissant de victimes proviennent du déséquilibre entre les niveaux de pouvoir ou d’organisation auxquels les problèmes sont posés.
L’économie elle-même est le reflet de cette anomalie puisqu’elle s’est bornée à étudier les faits mesurables dans la seule unité de mesures disponible : l’argent.
Ainsi, les conséquences économiques d’une vague de licenciements ne s’évaluent qu’en termes de rentabilité d’entreprises ou de coûts sociaux à charge de l’Etat mais non en termes de souffrances humaines dont il est pourtant difficile de nier qu’elles ont des conséquences économiques en matière de soins de santé, d’éducation, de criminalité et ce, souvent, sur plusieurs générations. Si, statistiquement, mille licenciements n’entraînaient qu’une seule vocation de dealer, le coût social devrait prendre en compte pour chaque client de celui-ci la différence de rapport entre un citoyen actif et un allocataire social, les préjudices subis par les victimes de vols en vue de se procurer de la drogue, les carences éducatives du milieu marginal du client et ses conséquences sur plusieurs générations, le coût des équipes médico-sociales, des forces de l’ordre, de l’appareil judiciaire, du système pénitentiaire et l’impact de tout cela sur le portefeuille du contribuable.
De même, il est difficile de nier que les prestations bénévoles d’un parent au foyer, de personnes engagées dans la formation sportive, culturelle ou artistique des jeunes, dans l’accompagnement du troisième âge ou des handicapés, dans diverses associations humanitaires ou caritatives ont également un impact économique qu’on ne retrouve pas dans le PIB.
Une rupture de logique survient notamment aussi du fait de la socialisation des coûts et de la privatisation des profits. Par exemple, le secteur public finance l’enseignement et la recherche qui aboutissent à la découverte de nouvelles technologies, lesquelles remplacent avantageusement l’homme dans les entreprises et créent donc de nouvelles charges sociales pour le secteur public. Une telle organisation sociétale ne peut évidemment que creuser toujours davantage le fossé social d’autant que les profits, mondialisation oblige, désertent en grande partie les cadres nationaux où les pertes ne cessent de s’accumuler.
Parce que les profits sont privatisés et les coûts socialisés, certains ont avancé l’idée de socialiser les profits mais on s’est rendu compte, avec l’expérience communiste, que cette formule souffrait d’une forte baisse de production de richesses par manque de motivation. Le robin pourrait apparaître comme une tentative de privatiser coûts et profits. C’est une piste qui n’a jamais été explorée jusqu’ici parce qu’elle est impraticable sans le recours à une deuxième valeur de référence.
Pour exemple, lorsque l’Etat propose l’exonération fiscale des sommes versées à des associations humanitaires, le don n’en reste pas moins une perte pour le donateur. En revanche, s’il reçoit le même nombre de robins en retour (ou même davantage en fonction du dénuement du bénéficiaire), c’est au minimum une affaire blanche dont l’intérêt dépendra du sens du déséquilibre argent-robins dans son portefeuille électronique.
Le projet de société "Robin" constitue bien une troisième voie par rapport au néolibéralisme et au communisme. Comme le premier nommé, il s'appuie sur la motivation au pouvoir d'achat et sur l'économie de marchés mais il met en œuvre un processus autorégulateur tel que chaque profit réalisé se traduise par un "plus" social de même importance.
Tout résumé est forcément réducteur. Je renvoie celui qui voudrait une information plus complète sur l’origine ou l’esprit de ce projet de société à l'essai intitulé " Le robin"; La garantie d'une société plus humaine " (160 pages; 495 FB "Belgique") par Noûma aux Editions L'Aube des Temps Nouveaux - Janvier 98 (voir page http://www.yhad.org/robin/livre.htm ).
Il ne s'est jamais trouvé à ce jour aucun économiste ou homme politique pour réfuter la démonstration selon laquelle ce système éliminerait la pauvreté, provoquerait une reprise durable de l'emploi, dynamiserait l'économie, réduirait la criminalité sans frais supplémentaire, préserverait l’économie d’un risque de krach financier et assurerait une gestion plus responsable de l'environnement et de la production alimentaire tout en rendant aux citoyens le contrôle de leurs droits démocratiques.
Comment pourrait être appliqué le robin ?
L’application du robin ne réclamera pas un dédoublement des administrations. Elle appellera plutôt les administrations existantes à fonctionner différemment.
Le centre économique mondial du robin serait logé au « Programme des Nations Unies pour le Développement » (PNUD) dont le rôle consisterait essentiellement à veiller à ce que la consommation de robins dans l’acte d’achat reste globalement au même niveau que la consommation d’argent et ceci afin que les deux monnaies soient également désirables.
Bien sûr, selon les endroits, les personnes et les moments, c’est, en vertu du principe des vases communicants appliqué à l’économie, tantôt l’argent, tantôt le robin qui sera le plus demandé. Il faut simplement éviter que des éléments structurels faussent l’équilibre naturel entre les deux monnaies comme ce serait le cas si l’une se conservait beaucoup plus longtemps que l’autre.
Pour aider le PNUD, une commission « robin » nationale constituerait dans chaque pays l’antenne et le relais de la commission mondiale.
La création et la distribution des robins s’effectuerait dans chaque pays, sous contrôle de l’Etat, lui même soumis à un contrôle citoyen, par :
- le ministère de l’Emploi ou des Finances pour les robins attribués en rémunération de prestations professionnelles ou en compensation de coûts salariaux.
Le principe de base est que tout travailleur touche une rémunération en robins correspondant à un salaire net moyen en argent et que la compensation des coûts salariaux s’effectue sur la base 1 Euro = 1 Robin.
Toutefois, certains travailleurs peuvent s’attendre à une gratification supplémentaire en robins si le travail presté a pour objet de sauver des vies humaines, s’adresse à tout le monde sans critère de fortune ou d’appartenance à un groupe philosophique, ethnique ou autre, si le travail presté bénéficie à la personne humaine à un moment où elle est fragilisée, si ce travail a une importance vitale, s’il implique un risque personnel ou une disponibilité plus grande ou s’il est mal payé en argent
- le ministère de l’Environnement pour les robins distribués en compensation de dépenses consenties dans un but de précaution écologique
- les centres publics d’aide sociale pour les robins attribués pour des dons en argent aux plus démuni
Les centres fonctionnent ainsi comme des bourses d’échanges vers lesquelles convergent des personnes privées de ressources et des demandeurs de robins. Les mieux placés dans cette bourse sont les plus démunis grâce à la règle qui distribue les robins au donateur en proportion du dénuement du bénéficiaire
- les offices de l’emploi et du chômage pour les robins accordés contre le financement d’activités non rentables prestées par des chômeurs en faveur des franges les plus défavorisées de la population
Ces bureaux fonctionnent aussi comme des bourses d’échanges. Dans une société robinifiée, les chômeurs ont parfaitement le droit, mais pas du tout intérêt, de rester inactifs et de toucher une maigre allocation de chômage. Ils ont toutefois la faculté de prester une activité non rentable en rapport avec leur goût et leurs compétences au profit des plus défavorisés. Certains créeront un service « emplettes » pour le 3e âge, d’autres véhiculeront des personnes à mobilité réduite, traduiront des livres en braille, créeront un service « étude à domicile » pour les enfants d’immigrés, embelliront le quartier, visiteront des prisonniers, organiseront des spectacles de bienfaisance et gagneront de ce fait des robins, se positionnant ainsi utilement pour voir leur activité financée avec un salaire normal par des demandeurs de robins.
- les ONG pour la rétribution en robins d’aides financières ou de travail bénévole en soutien à des programmes humanitaires.
- les banques alternatives et les banques pour les robins octroyés contre remises de dettes, investissements éthiques, risques financiers encourus pour autrui.
Se porter aval pour autrui est dans le système actuel particulièrement périlleux et sans aucune récompense positive. Dans une société robinifiée, l’aval peut compter sur une rétribution en robins équivalente à 10% du risque encouru et, en cas de chute, à une compensation en robins de l’ordre de 90%.
- les notaires également pour des robins récompensant des remises de dette ou des baux gratuits
Vous constaterez à la lumière de ces exemples qu’il n’y a pas d’échange direct entre argent et robins. Il y a toujours entre les deux une forme de redistribution, un « plus sociétal » dûment observé et c’est ce dernier qui est générateur de robins.
Vous constaterez aussi que ceux qui créeront ce « plus sociétal », les demandeurs de robins, sont précisément ceux qui, dans le système actuel, échappent majoritairement à l’impôt tandis que les travailleurs déclarés et les entrepreneurs qui embauchent n’ont aucun effort supplémentaire à fournir. C’est ce qu’un physicien décrirait comme un système néguentropique, c’est à dire conduisant à plus de conscience par la motivation à intégrer dans les calculs l’intérêt collectif.
A l’inverse, le système actuel peut être décrit comme entropique car conduisant à un désordre croissant. Lorsqu’une entreprise licencie son personnel pour augmenter ses bénéfices et alourdir ainsi le fardeau social à charge des autres tout en y échappant elle-même, elle en est récompensée et les autres pénalisées. La motivation joue donc en faveur de l’incivisme.
Vous observerez enfin que le système n’est pas égalitaire et ne remettra pas en cause la hiérarchie établie car ceux qui ont le plus d’argent ont aussi le plus de moyens de gagner des robins. Ils en ont d’ailleurs davantage besoin. Disons que c’est un système équilibré qui, après avoir réduit le fossé social d’environ 50%, l’empêchera de se creuser à nouveau.
A ce titre, il pourrait se présenter comme un compromis judicieux.
Suggestions d'application
Ce que nous venons de laisser entrevoir à propos de la rémunération en robins permet de bien comprendre que la création de robins est intimement liée à la création d’un « plus sociétal » dûment observé par un organisme habilité qui perdrait définitivement son agréation en cas de fraude.
La notion de « plus sociétal » est assez large. Elle inclut comme on l’a vu la redistribution par les salaires et par les dons, la protection de l’environnement, l’investissement éthique et même la participation civique aux charges de l’Etat puisque c’est à ce titre que toutes les activités professionnelles déclarées, même celles dont l’utilité sociale est sujette à caution, sont rémunérées en robins.
En fait, dans son esprit, la notion de « plus sociétal » tente de recouvrir le concept d’économie à long terme que nous évoquions au début en citant d’une part les conséquences de la souffrance humaine et des activités bénévoles non reprises dans le PIB sur l’économie à long terme.
Pour être tout à fait complets, il nous reste donc à évoquer la rémunération en robins du parent au foyer qui devrait correspondre à une rémunération à mi-temps ou à temps plein en cas de charge à domicile d’une personne âgée ou impotente ou d’un enfant handicapé, celle des bénévoles à l’œuvre dans les mouvements de jeunesse, clubs sportifs ou culturels ou dans les associations caritatives et humanitaires. Celle-ci devrait correspondre au temps réellement investi et les administrations communales, les instances les plus proches des citoyens, devraient être habilitées à distribuer les robins à ces différents titres.
En clair obscur, tout ce qui n’apporte pas de « plus sociétal » ne peut sous aucun prétexte être rémunéré en robins quand bien même sa rentabilité assurerait une rémunération en argent.
Tous les profits résultant d’activités inavouables n’ont évidemment pas leur contre-poids en robins. Parmi ceux-ci, on peut énumérer :
- Les trafics de stupéfiants , la traite des êtres humains, les trafics pédophiles
- Les hold-up, trafics de véhicules, les escroqueries, les pots de vin, les vols
- Les fraudes, le travail au noir
Il est important de souligner à ce sujet que la connaissance des délits par les autorités est indifférente. Il suffit que les titulaires de ces sommes d’argent ne puissent justifier l’utilité sociale de leur provenance pour que la sanction soit automatique.
D’autres revenus, parfaitement légaux, mais ne résultant pas d’un service rendu à la personne humaine, n’ont pas davantage de contrepoids en robins. Parmi ceux-ci, mentionnons :
- Les héritages
- Les gains aux jeux
- Les revenus de la spéculation
- Les intérêts de l’argent
- Les augmentations de dividendes résultant de licenciements
Ce sont donc les titulaires de ces revenus qui seront les plus gros demandeurs de robins et donc les plus gros pourvoyeurs de « plus sociétaux », ce qui diminuera d’autant les impôts actuellement à charge des travailleurs et des entrepreneurs qui embauchent. Juste retour des choses.
Les pertes de robins
On peut gagner des robins mais on peut aussi en perdre.
Ne parlons pas ici des licenciements qui constituent plutôt des suppressions de gains que des pertes mais bien des préjudices causés à autrui et actés par un tribunal.
Le préjudice est un moins sociétal et le montant du préjudice est aussi le montant en robins à déduire du compte du ou des responsables. Les responsables de la pollution de l’Erika se seraient par exemple partagé la dette en robins liée à ce naufrage.
Une dette de robins est plus dissuasive qu’une dette d’argent parce que nominative et saisie à la source de revenus.
De même toute tricherie visant à accorder ou obtenir indûment des robins ou à éluder le payement en robins lors d’un achat aurait une sanction en robins.
Les coûts en robins
La règle générale est que toute marchandise ou service a un coût en robins égal à son coût en argent sur base 1 robin = 1 euro . Les produits de luxe, plus chers en argent, seront donc également plus coûteux en robins.
Il y a cependant des exceptions. Les biens de première nécessité devraient bénéficier d’une réduction en robins et parmi ceux-ci, les marchandises provenant du commerce équitable, d’une réduction supplémentaire.
En revanche, les produits dangereux, nocifs ou toxiques ou encore les produits résultant du saccage de la nature (mettant en péril des espèces menacées ou encore la couche d’ozone par exemple) verraient leur prix en argent majoré en robins de 50%
L’étude qui devra être menée par des économistes dans les universités préalablement à l’instauration du système aura entre autres pour but d’assurer que les besoins en argent et les besoins en robins dans le pouvoir d’achat soient globalement toujours au même niveau, ce que garantit la règle générale. Les exceptions dans un sens et dans l’autre devraient donc globalement se compenser pour que la demande des deux monnaies soit parallèle.
Conséquences
La société robinifiée ne connaîtrait plus de chômage
* Parce que le coût de la main d'oeuvre ne constituerait plus une perte mais une transmutation d'une monnaie dans une autre tout aussi nécessaire
* Parce que des activités aujourd'hui non rentables le deviendraient compte tenu de l'existence d'une monnaie complétive.
* Parce que l'engagement et le travail au noir, ne pouvant générer des robins, disparaîtraient par manque d'intérêt.
* Parce que le retour des exclus d'aujourd'hui dans le club des consommateurs aura un impact positif sur la demande et justifiera une production accrue, donc une main d'oeuvre supplémentaire.
* Parce que les stratégies de placements financiers tiendront compte de la non rentabilité en robins des intérêts bancaires et s'ouvriront davantage aux investissements créateurs d'emplois.
* Parce que l'allégement des impôts qui pourront être consentis aux travailleurs et entrepreneurs du fait de la prise en charge du fardeau social par les détenteurs de revenus inavouables rétablira la confiance dans les institutions et la motivation.
La faim dans le monde serait très rapidement vaincue
* Parce que la planète ne manque ni de ressources naturelles, ni de bras, ni de moyens technologiques ou logistiques, ni d'argent mais seulement de la motivation à régler ce problème compte tenu de l'absence de pouvoir d'achat des victimes et parce que le robin provoquerait cette motivation, l'absence de pouvoir d'achat des victimes étant précisément source de rentabilité.
L'économie globale deviendrait beaucoup plus stable
* Parce que les énormes capitaux qui gonflent actuellement la bulle financière et ne peuvent s'employer dans le circuit de production sans nuire à sa rentabilité trouveraient à s'employer essentiellement dans le Tiers Monde dégonflant ainsi progressivement la bulle et son risque d'éclatement.
* Parce que dans un système à double valeur de référence, la notion de croissance doit se concevoir différemment : une croissance négative dans l'une des deux monnaies est acceptable pourvu que la croissance positive dans l'autre monnaie conduise à une croissance globalement positive.
La pauvreté ne serait plus qu'un phénomène accidentel et éphémère
* En vertu de la règle rendant la rémunération en robins pour un don à un plus démuni proportionnelle au dénuement, les intérêts du pauvre et du riche en argent convergent au lieu de s'opposer, particulièrement à l'instauration du système quand l'argent est beaucoup plus répandu que le robin et ce jusqu'à ce que le besoin de robins devienne globalement inférieur au besoin d'argent.
La criminalité se réduirait dans des proportions très sensibles
* D'abord parce que ses causes principales, la pauvreté et l'exclusion sociale, disparaîtraient.
* Ensuite parce que sa motivation, quand elle est liée à l'argent, subirait une baisse d'environ 50% puisque sa rentabilité serait diminuée d'autant. Beaucoup estimeront que le jeu n'en vaut plus la chandelle car, identifiés ou non, les coupables sont de toutes manières sanctionnés.
* Et enfin parce que, cette diminution de la criminalité étant obtenue non seulement sans frais supplémentaires mais encore avec une participation aux frais des délinquants, le simple maintien au niveau actuel des budgets de police autorisera une plus grande efficacité sur le nombre restreint des délits restants.
L'écologie et le respect de la santé du consommateur y gagneraient
* Grâce à la transmutation en robins des coûts en argent consentis en vertu du principe de précaution écologique
* Grâce à la responsabilisation accrue par le caractère nominatif du robin
* Grâce à l'effet dissuasif de la majoration du prix en robins des produits dangereux , toxiques ou résultant d'un saccage de la nature.
Le système tendrait perpétuellement vers l'équilibre
* Pour peu que le besoin de robins reste au niveau individuel égal au besoin d'argent, et c'est à cela que les calculs initiaux doivent tendre, le souci d'équilibre individuel sera le garant de l'équilibre collectif. C'est l'application à l'économie du principe des vases communicants. Quand les besoins humains sont satisfaits, la demande de robins faiblit parce qu'ils sont déjà largement distribués et l'argent redevient plus désirable, quand la rentabilité globale augmente, il y a de nouveau plus d'argent que de robins et celui-ci retrouve son attrait.
Le système assurerait un rapide développement du Tiers Monde
* L'annulation de la dette du TM ne constituerait plus une perte mais une simple transmutation de monnaie
* L'exploitation de la main d'oeuvre du TM n'aurait plus de raison d'être, le gain en argent qu'elle procurerait serait compensé par une perte en robins
* Le coup de pouce du robin au commerce équitable conduirait à la généralisation de ce dernier
* Les dons aux ONG actives dans les PVD étant rémunérés en robins, les surplus du Nord aboutiraient au Sud
* Les entreprises auraient intérêt à augmenter leur chiffre d'affaires par des implantations au sud avec engagement de personnel local aux barèmes du Nord pour gagner des robins dans un premier temps et de l'argent dans un second temps en profitant du pouvoir d'achat accru de ces populations.
* De la même manière que pour la faim dans le monde (voir plus haut), les capitaux dormants de la bulle financière trouveront à s'employer dans le secteur santé des PVD et dans les infrastructures en général.
Le système ne bousculerait pas la hiérarchie établie
* La possession de capitaux autorise un gain en robins proportionnel à ceux-ci et permet donc un équilibre argent-robins à un niveau supérieur à d'autres et ce, sans plafond. Le système n'est donc pas égalitaire mais équilibré en ce sens qu'il ne creuse pas davantage le fossé entre riches et pauvres après l'avoir réduit d'environ 50%.
* Il aurait l'avantage de résoudre les problèmes épineux de notre époque sans révolution ni expropriation en maintenant et même en augmentant la liberté individuelle, s'inscrivant ainsi dans le cours d'une mondialisation qui, devenant aussi sociale, n'aurait plus de raison d'être combattue.
* Ce serait sans doute la seule manière intelligente de vaincre le terrorisme qui s'enracine dans les frustrations de l'humanité.
Le système élargirait le champ des « possibles »
Dans la société à une seule valeur de référence que nous connaissons, quand les Hommes sont d'accord pour estimer souhaitable pour le bien commun d'entreprendre tels ou tels travaux, ce qui peut encore s'y opposer, c'est une contrainte de budget. L'argent s'est donc érigé en maître absolu alors qu'il n'existe aucune raison naturelle pour qu'il en soit ainsi.
La nature, en effet, ne se fait pas payer pour les ressources qu'elle nous offre. Seuls les humains se font payer pour exploiter au profit d'autres humains les ressources de la nature, puis les outils et autres produits manufacturés réalisés grâce à ces dernières. Mais le mode de payement, c'est à dire la monnaie, n'a aucune importance intrinsèque. Seule compte la confiance de celui qui la reçoit dans le pouvoir d'achat de cette monnaie.
Il n'y a, a priori, aucune raison de penser qu'un payement en robins jouisse d'une moindre confiance qu'un payement en argent dès lors que les deux monnaies sont nécessaires au pouvoir d'achat. Si les hommes sont d'accord pour estimer souhaitables tels ou tels travaux, rien ne peut donc logiquement s'opposer à leur réalisation.
Pour contredire le raisonnement qui précède, certains avanceront que les ressources naturelles ont des limites (elles ne sont d'ailleurs pas encore atteintes et rien ne dit que la technologie ne pourra pas les reculer) et que, le gâteau n'étant pas extensible, la confiance dans la monnaie ne se justifie que si la monnaie en circulation correspond à la valeur des biens disponibles.
Précisément, s'agissant d'argent, l'évocation de risques de récession ou de krach économique suffit à démontrer que la confiance n'est pas absolue. Parce que justement il y a beaucoup plus d'argent que de biens disponibles. Sans les marchés virtuels qui s'effondreraient en cas de krach économique, nous connaîtrions, du fait de notre système de création monétaire, une inflation monstrueuse. Nous vivons sur une poudrière.
Or, l'introduction du robin comme monnaie complétive n'est pas du tout l'équivalent d'une fausse monnaie susceptible d'augmenter l'inflation, ce qui serait le cas si le robin pouvait remplacer l'argent dans le pouvoir d'achat, mais au contraire un outil de déflation ou de régulation qui diminuera certes la confiance en une seule monnaie (puisqu'aucune d'elle ne garantit seule le pouvoir d'achat) mais devrait au contraire avoir un effet de diminution de l'inflation. En effet: l'argent dormant, produisant des intérêts bancaires sans rapport avec une augmentation du volume des biens et services disponibles, aurait intérêt, parce qu'il ne produit pas de robins, à s'investir, pour moitié du moins, dans la production de biens et services à destination des PVD ou du quart monde. Il y aurait donc de nouvelles productions aujourd'hui impensables et parallèlement des salaires permettant aux habitants d'acquérir cette production. La distance entre l'équilibre argent-robins et le volume des biens et services disponibles serait nécessairement plus courte que la distance actuelle entre masse monétaire et ce même volume.
La création monétaire du système actuel (monnaie de crédit) restera évidemment possible si elle est souhaitée, mais à chaque émission monétaire correspondra nécessairement, afin de pouvoir utiliser la monnaie crée, une demande de robins dont la création ne pourra résulter que d'un plus sociétal de même importance.
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Il y a une version plus longue et plus détaillée de ce concept, pour ceux désirant approfondir celui-ci. Voici sa présentation et comment y avoir accès:
Ce document était joint à une lettre envoyée à Monsieur Didier Reynders, Ministre des Finances de Belgique, en octobre 2001. Jean Marc Flament, l'inventeur du concept du robin demande qu'une étude de faisabilité soit effectuée par des économistes. Vous pouvez télécharger ce document en format "pdf" (70 ko), http://www.yhad.org/... - 10-03-02.pdf ou en html au http://www.yhad.org/robin/robin1.htm
Ce document représente l'état de la réflexion la plus évoluée à ce jour concernant le robin.
Si vous souhaitez en savoir plus, voyez le site "robin <http://robin.youhaveadream.org/> "
et/ou demandez l'envoi <mailto:jeanmarc.flament@win.be> de son livre gratuit en format "pdf" ou "doc".
Pour ma part, je trouve que les robins pourraient être une très bonne idée! Qu'en pensez-vous?
Le capitalisme est encore et toujours la source de tous nos ennuis...
#2
Posté 06 janvier 2005 à 12:59
J'ai pas encore tout lu, mais l'idée a l'air suffisament séduisante pour qu'on s'y arrete !
Je reviendrai après avoir lu plus avant.
Ceci dit, j'ai quelques questions, si éventuellement tu peux y répondre c cool... peut-être que ma lecture y répondra toute seule.
J'ai lu que si on fait un achat en robin, les robin sont détruits. Ok. Mais dans ce cas quel intéret a le vendeur de se séparer de son bien ?
Quel interet ont les puissants de ce monde a passer au Robin ?
Peut-on passer au robins en micro-société ? c'est à dire, se regrouper entre gens motivés, fonctionner aux robins entre nous, et laisser les autres choisir ce qu'ils veulent.
Ou bien faut-il que ca vienne d'en haut obligatoirement ?
Je reviendrai après avoir lu plus avant.
Ceci dit, j'ai quelques questions, si éventuellement tu peux y répondre c cool... peut-être que ma lecture y répondra toute seule.
J'ai lu que si on fait un achat en robin, les robin sont détruits. Ok. Mais dans ce cas quel intéret a le vendeur de se séparer de son bien ?
Quel interet ont les puissants de ce monde a passer au Robin ?
Peut-on passer au robins en micro-société ? c'est à dire, se regrouper entre gens motivés, fonctionner aux robins entre nous, et laisser les autres choisir ce qu'ils veulent.
Ou bien faut-il que ca vienne d'en haut obligatoirement ?
Les bisounours m'ont tuer
#3
Posté 06 janvier 2005 à 17:11
yoananda, le Jeudi 06 Janvier 2005, 06:59, dit :
J'ai lu que si on fait un achat en robin, les robin sont détruits. Ok. Mais dans ce cas quel intéret a le vendeur de se séparer de son bien ?
Citation
Quel interet ont les puissants de ce monde a passer au Robin ?
Aucun à prime abord. Cependant, un homme d'affaire conscient de la non-viabilité à long terme du modèle capitaliste actuel pourrait y voir un avantage, dans le sens où les investissements "responsables" seront récompensés en robins. Les entreprises auront besoin de robins pour pouvoir fonctionner, donc cela sera un élément motivateur pour faire des profits de manière socialement acceptable.
Citation
Peut-on passer au robins en micro-société ? c'est à dire, se regrouper entre gens motivés, fonctionner aux robins entre nous, et laisser les autres choisir ce qu'ils veulent.
Ou bien faut-il que ca vienne d'en haut obligatoirement ?
Ou bien faut-il que ca vienne d'en haut obligatoirement ?
À mon avis, pour que ça fonctionne il faudrait que cela soit minimalement organisé au niveau national, par le gouvernement du pays. Sinon, comment faire pour imposer les robins aux entreprises et aux individus?
Et pour que ce soit réellement efficace, il faudrait que ce soit fait au niveau mondial, gérer par une entité supra-nationale.
Enfin, c'est ce que j'en pense. Il faut toutefois comprendre que si vous avez lu le texte ci-haut, vous en savez autant que moi...
Le capitalisme est encore et toujours la source de tous nos ennuis...
#4
Posté 06 janvier 2005 à 19:01
Citation
Il est aussi incessible ce qui signifie qu’il est débité du compte de la personne physique lors d’un achat personnel mais ne s’ajoute pas, comme l’argent, au compte du commerçant. Il est tout simplement détruit.
Citation
Pour faire du profit en argent "normal", comme actuellement.
Ben c'est pas ce qui est marqué. Tu peux achetter avec tes robins, mais le commercant lui n'est pas crédité.
A quoi ca lui sert de te vendre dans ce cas ?
j'ai du louper un truc...
Citation
Aucun à prime abord. Cependant, un homme d'affaire conscient de la non-viabilité à long terme du modèle capitaliste actuel pourrait y voir un avantage, dans le sens où les investissements "responsables" seront récompensés en robins.
Je crois que s'il en était conscient, et si ca le préoccupai alors il changerai de boulot
lol
Bon ca veut dire que ca ne passera jamais au niveau nationnal.
Pourquoi les puissants abandonneraient-ils leur pouvoir ?
faut pas rêver !
C'est bien pour la communauté oui, mais pour le riche non. Et pour le moment, c'est le riche qui décide.
D'ou ma question sur les micro sociétés.
Sinon y a plus qu'a faire une révolution.
Les bisounours m'ont tuer
#5
Posté 06 janvier 2005 à 19:06
Oui, oui, compliquons encore le système! Youpi!
#6
Posté 06 janvier 2005 à 19:47
L' économie actuelle n' est qu' un instrument de pouvoir, qui lui-même n' est que satisfaction de l' égo.
Le seul système économique valable et viable est celui qui nous donne à tous les moyens de notre survie: le pain quotidien, un toit et la santé.
Ce système robin ne me paraît être qu' une superposition du système actuel: une façon de casser pour reconstruire exactement la même chose.
Le seul système économique valable et viable est celui qui nous donne à tous les moyens de notre survie: le pain quotidien, un toit et la santé.
Ce système robin ne me paraît être qu' une superposition du système actuel: une façon de casser pour reconstruire exactement la même chose.
#7
Posté 06 janvier 2005 à 19:48
yoananda, le Jeudi 06 Janvier 2005, 13:01, dit :
Citation
Il est aussi incessible ce qui signifie qu’il est débité du compte de la personne physique lors d’un achat personnel mais ne s’ajoute pas, comme l’argent, au compte du commerçant. Il est tout simplement détruit.
Citation
Pour faire du profit en argent "normal", comme actuellement.
Ben c'est pas ce qui est marqué. Tu peux achetter avec tes robins, mais le commercant lui n'est pas crédité.
A quoi ca lui sert de te vendre dans ce cas ?
j'ai du louper un truc...
Citation
Citation
Aucun à prime abord. Cependant, un homme d'affaire conscient de la non-viabilité à long terme du modèle capitaliste actuel pourrait y voir un avantage, dans le sens où les investissements "responsables" seront récompensés en robins.
Je crois que s'il en était conscient, et si ca le préoccupai alors il changerai de boulot
lol
Pas nécessairement, certains peuvent vouloir les deux: beaucoup d'argent, mais sans être irresponsable socialement. Mais en ce moment, la compagnie qui agit de façon responsable est moins compétitive qu'une autre qui s'en fout. Ce qui encourage, justement, les entreprises à ne jamais prendre leurs responsabilités sociales! Mais avec le Robin, les entreprises vont avoir BESOIN de robins pour fonctionner (acheter les matières premières par exemple). Et pour en obtenir, elles devront faire investissement sociaux.
Citation
Bon ca veut dire que ca ne passera jamais au niveau nationnal.
Pourquoi les puissants abandonneraient-ils leur pouvoir ?
faut pas rêver !
C'est bien pour la communauté oui, mais pour le riche non. Et pour le moment, c'est le riche qui décide.
Pourquoi les puissants abandonneraient-ils leur pouvoir ?
faut pas rêver !
C'est bien pour la communauté oui, mais pour le riche non. Et pour le moment, c'est le riche qui décide.
C'est ce qu'ils veulent que tu croies. À ce compte, aussi bien ne rien faire, non?
Citation
D'ou ma question sur les micro sociétés.
Sinon y a plus qu'a faire une révolution.
Sinon y a plus qu'a faire une révolution.
Le robin pourrait être le moteur d'une révolution sociale, effectivement. Mais pas besoin de violence nécessairement, un regroupement politique qui ferait du robin sa pierre angulaire pourrait percer.
"Isis Rider" dit :
Oui, oui, compliquons encore le système! Youpi!
Ce ne serait pas si compliqué que ça, et je préfère plus compliqué et plus social que la situation actuelle....
Le capitalisme est encore et toujours la source de tous nos ennuis...
#8
Posté 06 janvier 2005 à 20:48
OK... D'habitude, je suis le premier à "sauter dans le tas" dès que je vois une idée potentiellement viable.
Mais là, je vois rien. Qu'est-ce qu'on entend par "valeur sociétale"? Parce qu'on sait tous très bien que les dirigeants aiment bien mieux voir la société leur apporter quelque chose ($$), que le contraire.
Si le robin est instauré, on peut dire adieu à la compétition. Et c'est la compétition qui fait avancer les choses (parfait exemple: la Guerre Froide... Les USA et les Soviétiques essayaient toujours d'avoir une technologie supérieure à l'autre... et si ça n'avait pas été de ça, peut-être qu'aujourd'hui je ne serais pas en train de taper ce message sur mon clavier, vous ne seriez pas en train de le lire!
)
Mais quand même, "l'organisme" qui va distribuer les robins... Honnêtement, ça me rappelle énormément le Crédit Social au début des années 1920... On a besoin d'argent? Eh ben, on va juste en imprimer plus!
Kahless
Mais là, je vois rien. Qu'est-ce qu'on entend par "valeur sociétale"? Parce qu'on sait tous très bien que les dirigeants aiment bien mieux voir la société leur apporter quelque chose ($$), que le contraire.
Si le robin est instauré, on peut dire adieu à la compétition. Et c'est la compétition qui fait avancer les choses (parfait exemple: la Guerre Froide... Les USA et les Soviétiques essayaient toujours d'avoir une technologie supérieure à l'autre... et si ça n'avait pas été de ça, peut-être qu'aujourd'hui je ne serais pas en train de taper ce message sur mon clavier, vous ne seriez pas en train de le lire!
Mais quand même, "l'organisme" qui va distribuer les robins... Honnêtement, ça me rappelle énormément le Crédit Social au début des années 1920... On a besoin d'argent? Eh ben, on va juste en imprimer plus!
Kahless
#9
Posté 07 janvier 2005 à 14:49
Citation
C'est ce qu'ils veulent que tu croies. À ce compte, aussi bien ne rien faire, non?
Ben oui et non, pour le moment ce sont les gens au pouvoir qui décident des choses a l'echelle nationnalle... ca n'est pas une croyance ca ! Et eux n'ont pas interet au Robin.
C'est juste que je cherche une solution pour mettre en pratique l'idée. Et il faut tenir compte de la réalité des choses.
par contre j'avais pas pensé au mouvement politique pour "percer"...
Ceci dit je pense a un truc, il se pourrai qu'il y ai des dérives avec le robin aussi.
L'organisme qui fixe la valeur sociétale des choses va avoir un pouvoir gigantesque en fait ! et qui dit pouvoir...
tu vois ce que je veux dire ?
Les bisounours m'ont tuer
#10
Posté 11 janvier 2005 à 15:26
Je trouve l'idée généreuse,
cependant, l'enfer reste pavé de bonnes intentions.
En remettant la direction de la gestion des robins au PNUD, on rejoint le plan Rockfeller des années 70, en aboutissant de fait à une économie mondialisée, et animée par des animaux économiques mondialisés que nous sommes.
D'autre part, il faut pour gèrer toutes ces transactions de formidables moyens, dont il est dit qu'ils ne perturberont pas les administrations locales. Cela désigne naturellement le meilleur outil possible, c'est à dire l'informatique, et dont le meilleur relais possible deviendrait alors la puce électronique que l'on implanterait et qui permettrait la gestion instantanée des robins.
Nowar
cependant, l'enfer reste pavé de bonnes intentions.
En remettant la direction de la gestion des robins au PNUD, on rejoint le plan Rockfeller des années 70, en aboutissant de fait à une économie mondialisée, et animée par des animaux économiques mondialisés que nous sommes.
D'autre part, il faut pour gèrer toutes ces transactions de formidables moyens, dont il est dit qu'ils ne perturberont pas les administrations locales. Cela désigne naturellement le meilleur outil possible, c'est à dire l'informatique, et dont le meilleur relais possible deviendrait alors la puce électronique que l'on implanterait et qui permettrait la gestion instantanée des robins.
Nowar
#11
Posté 11 janvier 2005 à 16:13
La monnaie du futur qui nous libérera doit être géré par toi, lecteur, sinon ce n'est que maquillage et redistribution pour revenir aux même problèmes.










