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c'est vrais que il y a trop d'arabes et de de noirs dans les colleges !
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connards de flics....
le coté positif je dirais meme éducatif c'est que c'est que les jeunes savent a quoi s'en tenir a leur sujet.
notez que ca aurait pu etre pire:
http://www.humanite....99-11-02-298713
L’HISTOIRE DE MARYSE L. QUI ACCUSE LA POLICE DE VIOL
Maryse L. arrêtée pour conduite en état d’ivresse, dit avoir été violée dans un commissariat. Mais l’affaire a été classée...
Cette mère de famille comparaît aujourd’hui pour une infraction au code de la route. Un collectif s’est constitué pour que le Parquet rouvre son dossier. Récit d’une affaire délicate.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le dossier de Maryse L. baigne dans le flou. Lourd de contradictions, pénible d’aveux difficiles, il ne comporte pas moins de 486 pages. Mauricienne, mariée et mère de famille, Maryse L. a été arrêtée dans la nuit du 15 au 16 août dernier alors qu’elle s’engageait sur l’autoroute A3. Elle conduisait en état d’ivresse et écopa donc d’une nuit en cellule de dégrisement. A sa sortie, Maryse L. porte plainte contre les policiers pour viol, racisme et sévices sexuels. Opérée en urgence, le médecin de l’hôpital lui retire une lanière de cuir d’un équipement de CRS restée... dans ses organes génitaux. Après enquête, l’affaire est classée.
Vis à vis du droit, la lanière de cuir retrouvée ne constitue en rien une preuve de viol dès lors qu’il était théoriquement possible à Maryse L. de l’introduire elle-même dans son vagin. Alors qui croire ? Maryse L. qui énonce dans le détail gestes et insultes ? Ou les policiers qui, dans le rapport remis par la Police des Polices, jurent de son agressivité, de son état éthylique avancé, comme de ses provocations sexuelles restées sans écho ? En tout état de cause, des faits incontestables soulignent des erreurs policières graves, difficiles à expliquer, effectuées au cours d’une procédure largement bâclée et que dénonce depuis deux mois, manifestation à l’appui, le Collectif de lutte contre les violences racistes et sexistes composé notamment du MRAP, de Sud-Ptt et des Verts.
Pour commencer, les policiers qui arrêtent Maryse L., cette nuit du 15 août 1999, écrivent dans leur rapport qu’il y a eu accident de la voie publique, mais d’accident point de trace. Quant à la voiture, elle est, selon maître Thiant, avocat de Maryse L., intacte. Ce sont alors les CRS qui viennent s’occuper de Maryse L., les réseaux autoroutiers relevant de leurs compétences. Ils la conduisent à l’hôpital Delafontaine de Saint-Denis pour y effectuer des analyses de sang. Elle y entre à 1 heure 20 du matin et en ressort à 3 heures. Le personnel présent dira qu’elle était très excitée, pas vraiment polie, difficile à maîtriser. Attachée, Maryse reçoit alors, après plusieurs tentatives pour trouver une veine, une piqûre... de 10 mg de valium. L’analyse de sang avait dores et déjà établi la présence dans le sang de 1,94 grammes d’alcool, de valium, d’anti-douleurs. Opérée d’un cancer du sein il y a peu, Maryse prend des médicaments pour dormir.
Alors qu’au vu de son état, l’hôpital aurait pu la garder, cette mère de famille est remise aux policiers qui la menottent dans le dos. C’est alors qu’elle descendait du fourgon que Maryse se démène. Lâchée par les policiers, elle tombe face contre terre et s’éclate la lèvre. Les policiers appellent alors les pompiers, qui la trouvent "détachée", sonnée. Elle les rabroue et refuse qu’ils s’occupent d’elle. Ils s’en retournent ayant simplement remarqué que la blessure semble "légère".
L’adjoint en chef de l’unité auto-routière de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) 7 reconnaît, dans le rapport remis par la Police des polices, qu’il a "pris acte du fait que certains incidents qui se sont déroulés au cours de la rétention de Madame L. dans (leurs) murs n’ont pas été rapportés sur les registres prévus à cet effet. Il est certain que la chute de cette personne gardée à vue et l’intervention d’un véhicule de secours aux asphyxiés et blessés dans (leurs) murs auraient dû figurer en mention sur la main courante, ce qui, déjà, aurait donné une autre physionomie aux accusations formulées par la plaignante." De permanence ce soir-là, le lieutenant Boissard, tenu au courant de l’interpellation de Maryse L. par téléphone, dit aussi n’avoir pas été informé de cette chute. Cela aurait pu n’être qu’un détail. Si la suite de l’histoire ne charriait pas un nouveau flot d’incohérences.
Le récit de Maryse L. : "Les policiers sont entrés dans ma cellule en disant "on va s’occuper de la belle." Ils m’ont enlevé mon tee-shirt, mon soutien-gorge blanc à dentelles. (...) L’un d’entre eux m’a poussé par terre et m’a enlevé mon pantalon ainsi que mon slip. "Elle est bien foutue quand même cette pute. Reste cool, dans quelques minutes, tu vas être dans les nuages." Il m’a projetée contre le mur. Je les suppliais. Il a alors introduit sa matraque, puis son pénis dans mon vagin. (...) Je ne suis pas séropositive et je ne crois pas qu’il ait utilisé de latex. Puis il m’a pénétrée dans mon anus. J’avais tellement mal, c’était atroce. Il a éjaculé dans mon dos en me disant "tu auras un souvenir de la France" (...) Je suis restée nue toute la nuit. J’ai demandé à aller aux toilettes et l’on m’a dit de faire sur place." De leur côté, les policiers évoquent une femme arrogante, les insultant sans cesse, les provoquant. La languette de la matraque a été retrouvée au fond du vagin de Maryse ? Les policiers expliquent qu’elle la leur a arrachée, qu’allongée sur le sol, elle bloquait la porte de sa cellule avec ses jambes. "Je me penche vers ses jambes pour les repousser et elle s’agrippe, m’arrache mes gants, mon sifflet et la lanière de la matraque..." déclarera ainsi un policier lors de l’enquête. Maryse fait du chantage, veut rendre les biens contre son sac. Mais, devant le refus des policiers elle rend bientôt le tout, sauf la languette. "Elle nous a montré qu’elle l’avait conservée. Elle cherchait à nous allumer. Elle jouait avec, l’a mis dans la culotte et se frottait...".
Une première fouille corporelle a lieu, de forme, où la femme policier note simplement la présence des chaussures et du soutien-gorge de Maryse, laissés dans un coin en dehors de la cellule. Maryse ne lui dit alors rien de particulier. Puis une seconde. Pour retrouver l’objet perdu. La fonctionnaire qui en est chargée dit qu’elle tente de réveiller la prisonnière et "que cela prend deux bonnes minutes". Elle effectue une fouille incomplète. Elle aurait dû faire accroupir et tousser Maryse mais elle n’y parvient pas tant cette dernière est groggy. "Elle m’a dit : "Je n’ai rien sur moi, où veux-tu que je le cache ?"." Lors de sa déposition cette femme policière notera : "La cellule dans laquelle était la garde à vue n’avait pas d’éclairage intérieur, elle était sombre et je pense m’être contentée de la lumière du couloir, mais il est évident que la cellule était sombre au point que je n’ai pu saisir la couleur précise de son caleçon sombre..." Une telle obscurité n’est pas légale, mais on ne peut exclure une panne d’ampoule et l’on ne saurait établir une responsabilité sur ce seul fait.
En revanche, l’incident de la perte de la languette n’apparaît dans aucune des mains courantes établies par les policiers au cours de la garde à vue. Pourquoi ? Ne s’agissait-il pas, là, d’un fait suffisamment grave, ou du moins inhabituel, pour mériter d’être signalé ? Les policiers ont ordre de tout consigner. De quelle force physique Maryse L. pouvait-elle faire preuve, malgré l’alcool, les médicaments, dont le valium, qu’elle avait absorbés, pour pouvoir, comme l’affirme le policier, s’agripper à lui et lui arracher un élément de sa matraque ? Pourquoi Maryse dit n’avoir absorbé que deux verres de porto, pour se remettre d’une dispute avec son mari, alors qu’un taux d’1 gramme 94 représente beaucoup plus ? Pourquoi n’a-t-elle rien dit à la seconde femme policier ? Pourquoi dit-elle aussi qu’on lui a fait une piqûre au commissariat alors que les traces relevées sur ses bras proviennent des tentatives effectuées à l’hôpital ?
Le Procureur a classé l’affaire parce qu’il estimait, après enquête, que les propos tenus par Maryse étaient totalement incohérents. Ouvrir une autre enquête, pour propos diffamatoires cette fois, serait alors, selon le Procureur général du Parquet de Pontoise, Monsieur Salvat, "un autre moyen pour rechercher la vérité". Si les déclarations de Maryse se révèlent fausses, les policiers auront quand même à rendre compte de leurs erreurs de procédure qui sont, elles, avérées. D’ici peu, une plainte pour viol et agression sexuelle va être déposée. Le Collectif de lutte contre les violences racistes et sexistes sera partie civile. Ainsi, peut-être que la confrontation des uns et des autres sortira le dossier de l’ombre.
Karelle Ménine
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