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mardi 11 janvier 2005, 14h01
Téléphones portables et enfants: des experts appellent à la prudence
LONDRES (AFP) - Des experts britanniques ont appelé mardi à la prudence face à l'usage immodéré des téléphones portables chez les enfants, soulignant l'incertitude persistante sur d'éventuels risques pour leur santé.
Les parents ne devraient pas donner de téléphones portables à des enfants de moins de huit ans, a ainsi estimé le professeur William Stewart, alors qu'étaient rendues publiques les conclusions d'une nouvelle enquête du National Radiological Protection Board (NRPB), organisme gouvernemental spécialisé.
Ce rapport souligne qu'au premier abord, la multiplication des téléphones portables dans le monde "n'a pas été accompagnée d'une augmentation des problèmes de santé associés". Mais, souligne-t-il, l'utilisation massive des téléphones portables est un phénomène récent "qui se développe à une vitesse qui dépasse les analyses sur leur impact potentiel sur la santé".
Les enfants, souligne le rapport, "pourraient être plus vulnérables aux effets liés à l'utilisation d'un téléphone portable". Ce "parce que leur système nerveux est en cours de développement, parce que les tissus de leur cerveau absorbent plus les rayonnements d'énergie et parce qu'ils y seront plus longtemps exposés".
Soulignant l'incertitude persistante en la matière, le professeur Stewart, qui a dirigé l'étude du NRPB, a donc conseillé aux parents une "approche prudente", limitant l'usage des portables chez les jeunes et les incitant à envoyer de préférence des SMS.
"Je ne pense pas que l'on puisse dire, la main sur le coeur, que les téléphones portables sont sans danger", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
"Si vous avez un adolescent, et que vous pensez qu'un téléphone portable peut l'aider en terme de sécurité, c'est un choix personnel", a-t-il fait valoir.
"Mais je ne vois pas quelle peut être la justification pour des enfants de 3 à 8 ans".
Selon lui, les enfants devraient utiliser leur téléphone portable "aussi brièvement que possible et les messages textes (SMS) aussi souvent que possible".
Le professeur Stewart, qui s'est dit "plus inquiet" que lors de la publication d'une étude similaire il y a cinq ans, a également soulevé la question des émetteurs pour téléphones portables, situés près des écoles.
Selon lui, "les émissions émanant de ces antennes ne représentent qu'un faible pourcentage des émissions reçues d'un téléphone portable". Mais il a néanmoins suggéré que ces antennes ne soient pas installées près des écoles.
Mike Dolan, directeur de l'Association des opérateurs de téléphones mobiles a insisté mardi sur les mesures prises par les opérateurs de téléphones portables pour prendre en compte ces inquiétudes. Il a ainsi rappelé qu'ils s'étaient mis d'accord il y a cinq ans pour ne pas cibler les moins de 16 ans avec leurs produits.
On compte aujourd'hui quelque 50 millions de téléphones portables au Royaume Uni, deux fois plus qu'en 2000 et dix fois plus qu'en 1995.
Téléphones portables et enfants: des experts appellent à la prudence
LONDRES (AFP) - Des experts britanniques ont appelé mardi à la prudence face à l'usage immodéré des téléphones portables chez les enfants, soulignant l'incertitude persistante sur d'éventuels risques pour leur santé.
Les parents ne devraient pas donner de téléphones portables à des enfants de moins de huit ans, a ainsi estimé le professeur William Stewart, alors qu'étaient rendues publiques les conclusions d'une nouvelle enquête du National Radiological Protection Board (NRPB), organisme gouvernemental spécialisé.
Ce rapport souligne qu'au premier abord, la multiplication des téléphones portables dans le monde "n'a pas été accompagnée d'une augmentation des problèmes de santé associés". Mais, souligne-t-il, l'utilisation massive des téléphones portables est un phénomène récent "qui se développe à une vitesse qui dépasse les analyses sur leur impact potentiel sur la santé".
Les enfants, souligne le rapport, "pourraient être plus vulnérables aux effets liés à l'utilisation d'un téléphone portable". Ce "parce que leur système nerveux est en cours de développement, parce que les tissus de leur cerveau absorbent plus les rayonnements d'énergie et parce qu'ils y seront plus longtemps exposés".
Soulignant l'incertitude persistante en la matière, le professeur Stewart, qui a dirigé l'étude du NRPB, a donc conseillé aux parents une "approche prudente", limitant l'usage des portables chez les jeunes et les incitant à envoyer de préférence des SMS.
"Je ne pense pas que l'on puisse dire, la main sur le coeur, que les téléphones portables sont sans danger", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
"Si vous avez un adolescent, et que vous pensez qu'un téléphone portable peut l'aider en terme de sécurité, c'est un choix personnel", a-t-il fait valoir.
"Mais je ne vois pas quelle peut être la justification pour des enfants de 3 à 8 ans".
Selon lui, les enfants devraient utiliser leur téléphone portable "aussi brièvement que possible et les messages textes (SMS) aussi souvent que possible".
Le professeur Stewart, qui s'est dit "plus inquiet" que lors de la publication d'une étude similaire il y a cinq ans, a également soulevé la question des émetteurs pour téléphones portables, situés près des écoles.
Selon lui, "les émissions émanant de ces antennes ne représentent qu'un faible pourcentage des émissions reçues d'un téléphone portable". Mais il a néanmoins suggéré que ces antennes ne soient pas installées près des écoles.
Mike Dolan, directeur de l'Association des opérateurs de téléphones mobiles a insisté mardi sur les mesures prises par les opérateurs de téléphones portables pour prendre en compte ces inquiétudes. Il a ainsi rappelé qu'ils s'étaient mis d'accord il y a cinq ans pour ne pas cibler les moins de 16 ans avec leurs produits.
On compte aujourd'hui quelque 50 millions de téléphones portables au Royaume Uni, deux fois plus qu'en 2000 et dix fois plus qu'en 1995.











