http://www.futura-sc...s5178.php?csl=1
Citation
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Les résultats du projet SAFE suggèrent que cette évolution, menée au nom de la productivité, est sans doute une aberration. Contrairement aux idées reçues, les chercheurs ont établi qu'en alternant des plantations de lignes d'arbres et des cultures, avec des essences et variétés judicieusement choisies et des techniques de gestion spécifiques, on pouvait enregistrer de véritables bonds de rendements – jusqu'à 30% – aussi bien agricoles que sylvicoles. Ce mélange des arbres et des cultures est le principe fondamental de l’agroforesterie.
Pour prendre un exemple, les chercheurs de SAFE ont montré que la production d’un hectare de mélange peuplier / blé est équivalente à la production d’une surface de 1,3 ha séparée en deux parcelles, une parcelle agricole de blé de 0,-.9 ha et une plantation de peupliers de 0,-.4 ha. A condition, bien sûr, de prendre en compte un cycle complet pour les arbres (20 ans pour les peupliers) et d’adopter en agroforesterie une densité d’arbres plus faible que dans les peupleraies traditionnelles, qui permettra de maintenir la culture du blé avec des rendements satisfaisants jusqu’à la récolte des arbres.
Comment expliquer un tel phénomène, alors que notre agriculture si rationalisée considère qu’une amélioration de quelques pour cent, lorsqu’elle provient d’une nouvelle variété, représente une véritable percée ? Tout simplement parce que l’arbre et la plante annuelle, lorsqu’ils sont associés et gérés d’une manière appropriée, établissent une synergie dans le partage des ressources en lumière, eau et nutriments du sol.
"De façon naturelle, la compétition avec la culture oblige l’arbre à avoir un enracinement profond », explique Christian Dupraz, chercheur à l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) de Montpellier (FR) et coordinateur de SAFE. « Les arbres finissent par former un filet racinaire qui passe sous les couches superficielles du sol occupées par les cultures. Ceci leur permet de récupérer l’eau et les nutriments qui échappent à ces dernières –, ce qui explique principalement l’amélioration de la productivité du point de vue sylvicole. La croissance de chaque arbre est également accélérée, par rapport à une parcelle entièrement boisée, du fait que les arbres ne se trouvent pas au coude à coude et en concurrence. Ceux-ci ont, en outre, un effet protecteur sur les cultures. Ils brisent le vent et atténuent les pluies ou les insolations excessives."
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Les résultats du projet SAFE suggèrent que cette évolution, menée au nom de la productivité, est sans doute une aberration. Contrairement aux idées reçues, les chercheurs ont établi qu'en alternant des plantations de lignes d'arbres et des cultures, avec des essences et variétés judicieusement choisies et des techniques de gestion spécifiques, on pouvait enregistrer de véritables bonds de rendements – jusqu'à 30% – aussi bien agricoles que sylvicoles. Ce mélange des arbres et des cultures est le principe fondamental de l’agroforesterie.
Pour prendre un exemple, les chercheurs de SAFE ont montré que la production d’un hectare de mélange peuplier / blé est équivalente à la production d’une surface de 1,3 ha séparée en deux parcelles, une parcelle agricole de blé de 0,-.9 ha et une plantation de peupliers de 0,-.4 ha. A condition, bien sûr, de prendre en compte un cycle complet pour les arbres (20 ans pour les peupliers) et d’adopter en agroforesterie une densité d’arbres plus faible que dans les peupleraies traditionnelles, qui permettra de maintenir la culture du blé avec des rendements satisfaisants jusqu’à la récolte des arbres.
Comment expliquer un tel phénomène, alors que notre agriculture si rationalisée considère qu’une amélioration de quelques pour cent, lorsqu’elle provient d’une nouvelle variété, représente une véritable percée ? Tout simplement parce que l’arbre et la plante annuelle, lorsqu’ils sont associés et gérés d’une manière appropriée, établissent une synergie dans le partage des ressources en lumière, eau et nutriments du sol.
"De façon naturelle, la compétition avec la culture oblige l’arbre à avoir un enracinement profond », explique Christian Dupraz, chercheur à l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) de Montpellier (FR) et coordinateur de SAFE. « Les arbres finissent par former un filet racinaire qui passe sous les couches superficielles du sol occupées par les cultures. Ceci leur permet de récupérer l’eau et les nutriments qui échappent à ces dernières –, ce qui explique principalement l’amélioration de la productivité du point de vue sylvicole. La croissance de chaque arbre est également accélérée, par rapport à une parcelle entièrement boisée, du fait que les arbres ne se trouvent pas au coude à coude et en concurrence. Ceux-ci ont, en outre, un effet protecteur sur les cultures. Ils brisent le vent et atténuent les pluies ou les insolations excessives."
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