
Atmospherique:
Alors que le trafic est en constante augmentation (de l'ordre de 10% par an) ce mode de transport beneficie d'etonnantes "largesses" puisque complètement oublié dans le cadre du protocole de Kyoto pour le rejet des gaz à effet de serre (l'activité aviation = emissions annuelles de la France),alors qu'un aller-retour Paris-New-York émet près d’une tonne de CO2 par passager et un voyageur en avion émet environ 140 grammes de CO2 au kilomètre, contre 100 pour un automobiliste, qui, lui, s’acquitte d’une taxe sur le carburant ( la taxation du kerosene est jugée trop dangereuse pour la viabilité économique de l'industrie du transport aérien...).

Le trafic continue cependant d'augmenter et constitue l'une des "pires menaces pour l'environnement", selon une étude parue en juillet 2004. Ses auteurs, les professeurs John Whitelegg et Howard Cambridge, sont membres de l'Institut de l'Environnement de Stockholm, spécialiste de l'environnement, du développement durable et de l'aide à la prise de décisions politiques. Depuis 50 ans, rappellent-ils, la demande globale du trafic aérien a augmenté de 9 % par an. La croissance prévue pour les vingt ans à venir varie entre 3 et 7 % : si aujourd'hui 1 milliard de personnes et 30 millions de tonnes de fret transitent par les airs, le nombre de kilomètres parcourus devrait tripler et le nombre d'avions doubler sur la même période.
De plus les polluants et le Co2 rejettés dans les hautes couches de l'atmosphère augmentent fortement l'impact de cette pollution.
Acoustique:
Concernant la pollution sonore, dramatique elle aussi, l'Advocnar et le Comité santé nuisances aériennes (CSNA) viennent de lancer une étude sur les pathologies liées aux troubles du sommeil. Ce n'est pas un luxe, avec 160 vols à Roissy de 22h à 6h, dont 68 % dépassent les valeurs seuils de bruit de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Chimique:
Dans une étude récente, Airparif vient de confirmer des niveaux élevés de pollution dans les 5 km autour de Roissy, périmètre retenu pour l'étude qui concerne un million d'habitants. Nous apprenons, par exemple, que les niveaux de fond en dioxyde d'azote peuvent dépasser de 20 % ceux observés au cœur de l'agglomération parisienne, qui enregistre, historiquement, les taux les plus élevés d'Ile-de-France. C'est une 1ère reconnaissance de la pollution chimique liée aux aéronefs.
Les activités de Roissy représente 25% de la pollution dans une zone située de 3 à 4 kilomètres de l'aéroport, précise Chris Roth, responsable d'études à Airparif. Elles seraient à l'origine de 4 à 5% du total des émissions franciliennes de dioxyde d'azote, l'équivalent de la pollution automobile générée par le périphérique parisien ". D'autres études sont en cours à Orly. De son côté l'organisme Eurocontrol affirme que la pollution atmosphérique due au trafic aérien pourrait croître de 57% d'ici 2015 en Europe.

Les aéroports parisiens génèrent en outre un important trafic routier. 80 à 90% des passagers s'y rendent en voiture ce qui, ajouté aux salariés de l'aéroport, aux cars et aux camions, porte à 80000 le nombre de véhicules comptabilisé chaque jour.
De plus des tonnes d'éther de glycol sont utilisées en aviation comme produit de dégivrage. Chaque avion passe à la douche glycol. Une grosse partie du produit part avec les eaux usées de l'aérodrome. Un nombre important d'aérodromes n'ont pas encore de système d'épuration capable de traiter cette pollution.
Impacts economiques:
Il est evident que le faible cout du transport aérien engendre de nombreux effets pervers sur l'activité économique en favorisant par exemple les delocalisations, ou encore en permettant le développement d'un tourisme de masse destructeur de l'environnement, des ressources locales et des spécificités culturelles.










