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6 réponses dans ce topic

#1 L'ignorant

L'ignorant

    Hôm

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Posté 28 janvier 2005 à 17:16

Voila vous avez vu vous en pensez quoi?

http://antwrp.gsfc.n...d/ap050122.html

#2 pendore

pendore

    poil à gratter

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Posté 07 février 2005 à 12:26

un "vrai faux" document esoterique
car a priori personne ne sait si c'est un vrais document ou juste un ramassis de "betises"
il est ecrit dans un langage inconnu mais il y aurais une traduction...

tu peux rechercher ceci sur la mule :

A-Voynich Transcription - A glyph-based transcription of the Voynich Manuscript

c'est une manuscrit qui, si je ne me trompe, est utilisé dans les ecrits de Lovecraft...

#3 pendore

pendore

    poil à gratter

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Posté 07 février 2005 à 12:31

l'originale qui se trouve à... Yale :

http://beinecke.libr...earchExecXC.asp

#4 veni

veni

    chercheur d étoiles

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Posté 07 février 2005 à 13:53

Je ne pense pas à un hoax,mais c est étrange qu aucune traduction ne soit possible.J ai lu la traduction déduite de l anglais mais ça n a pas beaucoup de sens .Et c est quoi cet homme dans les airs au dessus des femmes?on dirait un astronaute non?si ça date du 15 ou 16 eme siécle ça peut paraître curieux.C est plus cette image qui m intrigue que le texte.

#5 pendore

pendore

    poil à gratter

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Posté 07 février 2005 à 14:53

ou un livre de science fiction avec qqs siecles d'avance...  :D

à moins que ce ne soit encor un livre avec un double codage...

#6 Cagliostro

Cagliostro

    Expert

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Posté 09 juin 2005 à 22:41

Si tu veux un livre énigme vraiment balèze essaye de trouver l’Hypnerotomachia Poliphili

l’Hypnerotomachia Poliphili

Le Combat pour l’amour dans le songe de Poliphile est une œuvre de fin du Quattrocento, réputée être un des plus beaux livres imprimés au monde. Réalisé par le célèbre imprimeur vénitien Aldo Manuzio en 1499 (dont il subsiste aujourd’hui moins d’exemplaires que de la Bible de Gutenberg), la typographie est splendide et les gravures sur bois magnifiques. Mais c’est la réputation mystérieuse de ce livre qui justifie que l’on écrive un roman à énigmes sur lui, ainsi que d’innombrables thèses pour tenter d’en percer le secret. Il n’en reste pas moins que ce livre a inspiré des personnages aussi illustres que Jean de La Fontaine, Salvador Dali, Georges Perec, Gérard de Nerval, Roman Polanski ou Rabelais.

Ecrit en cinq langues (italien, latin, grec, hébreu, arabe et même parsemé de hiéroglyphes), il s’agit d’un songe allégorique, genre très prisé au XVème siècle. L’auteur était anonyme, mais fut découvert grâce à l’une des nombreuses clefs cachées qu’il contient. En effet, en mettant à la suite, les lettrines des chapitres l’on obtient le message suivant :

POLIAM FRATER FRANCISCUS COLUMNA PERAMAVIT
(Le frère Francesco Colonna brûla d'amour pour Polia)

L'auteur du manuscrit serait donc un certain Francisco Colonna, mais l’on ne sait pas précisément lequel entre un moine vénitien et un prince romain. Quant à Polia, on ignore toujours s’il s’agit d’une femme dont on ignore l’identité ou d’une allégorie.

Les messages codés sous forme de gravures, de rébus, de symboles, de jeux de lettres en plusieurs langues, ont fait couler beaucoup d’encre. Et ne sont pas rares ceux qui soutiennent, comme les personnages du roman que l’Hypnerotomachia est loin d’avoir livrée tous ses secrets.



A consulter :

Leon Battista Alberti's Hypnerotomachia Poliphili
The Electronic Hypnerotomachia
The 500th Anniversary - The Hypnerotomachia Poliphilo
Hypnerotomachia Poliphili: MYSTERIOUS THING
Hypnerotomachia Poliphili, a treasure of the State Library of Victoria
Aldo Manuzio, l’imprimeur

#7 kidding

kidding

    Confirmé

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Posté 08 juillet 2005 à 04:00

Voila une description du livre en question :

Citation

COLLATION : p4 a-y8 z10 A-E8 F4 : 234 feuillets. Caractères romains R4b:115 pour le texte et R2a:82 (titre, errata), grecs Gk2:114 (quelques mots), et hébreux (b8r-v). 39 lignes à la page. 2 grandes et 37 petites initiales gravées sur bois dont la succession forme l'acrostiche célèbre : Poliam Frater Franciscus Columna peramavit. Lettres AM corrigées à la main au second titre (Saneque en Sanequam) en a1r

CONTENU : p1r titre, p1v dédicace de Léonardo Crasso à Guido Ubaldo da Montefeltro duc d'Urbino, p2r poème latin de Crasso à Giovanni Baptista Scytha, p3r lettre au lecteur, p4v épigrammes d'Andrea Marone - dont les quatres dernières lignes sont considérées comme étant probablement de Colonna -, a1r second titre, a1v Poliphilus Poliae, F4r errata et colophon : Venetiis Mense decembri 1499 in aedibus Aldi Manutii, accuratissime

ILLUSTRATION : 172 gravures sur bois dont 11 à pleines pages attribuées au peintre de miniatures padouan Benedetto Bordon, 2 bois avec un petit " b " en a6v et c1r s'apparentant à une signature. Sur les liens existant, autour d'Alde et Fra Urbanus Bellunensis, entre peinture de manuscrits et gravure d'illustration, cf. Lilian Armstrong, " Benedetto Bordon, Aldus Manutius and Lucantonio Giunta ", Aldus Manus and Renaissance culture, Florence, 1998, pp. 161-183

RELIURE ITALIENNE, XVIIIe SIECLE. Vélin ivoire à plats rigides, pièces de titre en maroquin rouge et vert, tranches mouchetées de bleu. Etui-boîte en toile beige

PROVENANCE : intéressantes notes manuscrites contemporaines en écriture humanistique, élégamment disposées dans les marges - deux descriptions bibliographiques de la fin du XVIIIe siècle, sur beau papier vergé, l'une en anglais et français, l'autre en italien - ORD ( ?), ex-libris au contreplat

REFERENCES : HC *5501 ; Goff C-767 ; BMC V, 561 ; Essling 1198 ; GW 7223 ; Lowry pp. 129-135 ; Renouard pp. 21-22 n° 5 ; Ahmanson-Murphy 35

Ce chef-d'oeuvre typographique, l'un des rares ouvrages illustré sorti des presses d'Alde, fut publié sans nom d'auteur. Le Songe de Poliphile est un roman d'amour allégorique déployant des théories architectoniques et des descriptions d'œuvres d'art. Il a suscité d'innombrables commentaires, de Béroalde de Verville en 1500 jusqu'au psychanalyste Carl Jung qui voyait dans les illustrations de Bordon l'expression de ses fameux archétypes. Jung avait d'ailleurs compris le caractère unique de cette œuvre dans la production d'Alde puisqu'il l'appelait " the black tulip in the midst of his classical texts " (1987). On peut aussi observer les rapports de cette œuvre avec l'architecture et les jardins, l'astronomie, le langage, les coutumes antiques, réelles ou imaginaires et admirer l'abondant et intense message symbolique qui tente de traduire, en une savante recherche artistique, une attitude propre aux humanistes : la conscience aiguë et spirituelle de la splendeur de la vie.

En rêve, Poliphilo, amant de Polia, s'égare dans une forêt et parcourt, sous la conduite des cinq sens symbolisés par des nymphes, un chemin qui le mène à un beau monument. Le récit serpente entre les descriptions architecturales, la narration du songe et l'histoire de Polia : être pur, nymphe consacrée à Diane pour trouver la paix et la sérénité, mais qui ne connaît la joie que par l'amour de Poliphilo. Se référant à des thèmes et à des attitudes littéraires empruntés tant aux traditions humanistes et médiévales qu'à la Divine comédie, l'œuvre, d'un style raffiné et plein d'artifices, est écrite dans une langue mêlant italien et latin dans des constructions syntaxiques recherchées. Les notes marginales de cet exemplaire prolongent d'ailleurs ce bilinguisme. En 1499, le statut de la prose italienne, contrairement à la poésie qui avait connu Pétrarque et Dante, n'était pas fixé. Elle oscillait encore entre dialectes et latin, laissant percevoir, dans la langue étrange du Songe de Poliphile, le sentiment d'un monde infini, ouvert par la redécouverte des cultures antiques et déjà à l'œuvre dans le puissant symbolisme de ce livre.

Le nom de l'auteur présumé, Francesco Colonna (v. 1433-1527), dominicain aux mœurs sulfureux du couvent de San Zanipolo, professeur de grammaire et de théologie à Trévise et Padoue, est révélé par le fameux acrostiche des premières lettres capitales, déjà mentionné par De Bure en 1765 dans sa Bibliographie instructive. On peut traduire le titre par : le frère Francesco Colonna brûla d'amour pour Polia, hypnerotomachia signifiant combat du sommeil et de l'amour. Le personnage de Polia est longuement évoqué au verso de l'avant-dernier feuillet du livre où figure son épitaphe : cette beauté trévisane mourut en 1467. Le nom de Poliphilo signifie à la fois " amant de Polia " et, lorqu'on dérive " Poli- " du grec p????, " amant de nombreuses choses ", d'où l'indécision orthographique du français entre Poliphile et Polyphile.

Les raisons de la publication par Alde de ce livre d'amour restent des plus mystérieuses. La peste régnait à l'époque sur Venise depuis 1498. Alde avait promis, s'il en réchappait, de se faire moine. Il se fit relever de son vœu par Alexandre VI invoquant une supposée impécuniosité. Aux mêmes moments, Venise était aux prises avec une offensive turque sans précédent. La forteresse de Lépante tomba en août 1499. L'heure était à la crise. Alde s'empressa donc d'accepter l'offre de publication faite par Leonardo Crasso, gentilhomme véronais bien introduit dans la haute société vénitienne, qui avoua plus tard que l'impression lui coûta la somme considérable de plusieurs centaines de ducats (Lowry, op. cit., p. 129).

Au-delà de ces circonstances, Alde a su réaliser avec le Songe de Poliphile un chef-d'œuvre d'élégance et d'harmonie où sa sobre typographie a su épouser le raffinement des compositions attribuées à Benedetto Bordon. Cela supposait l'art profondément maîtrisé - et immensément novateur pour l'époque - d'un designer chargé de la mise en page d'un tel livre, en l'occurrence Bordon, comme l'a montré Lilian Armstrong : " Aldus Manutius would have required the assistance of a skilled designer in order to produce the Poliphilus. The designer would have overseen the transfert of drawings to woodblock and would have worked previously with images - painted or woodcut - in printed books " (op. cit., p. 166).