EcliptuX, le Mercredi 02 Février 2005, 18:41, dit :
Citation
Appel à l'arrêt des poursuites contre le téléchargement de musique
PARIS (AFP) - M, Jean-Louis Aubert, Manu Chao, Dominique A, Benabar et Ariel Wizman font partie des quelque 70 signataires de l'appel "Libérez la musique" lancé dans le Nouvel Observateur à paraître jeudi et qui demande l'arrêt des poursuites contre les internautes qui téléchargent illégalement de la musique.
"Comme 8 millions de Français au moins, nous avons nous aussi téléchargé un jour de la musique en ligne et sommes donc des délinquants en puissance. Nous demandons l'arrêt de ces poursuites absurdes", dit le texte de l'appel, signé par des artistes, des universitaires, des associations professionnelles ou des politiciens.
Les signataires proposent "l'ouverture d'un large débat public impliquant le gouvernement, tous les acteurs de l'industrie musicale, tous les artistes, afin de parvenir à une meilleure défense du droit d'auteur, mais aussi les consommateurs, afin de trouver ensemble des réponses équitables et surtout adaptées à notre époque".
L'appel compte entre autres les signatures de Ségolène Royal, de l'Adami (société civile pour l'administration des droits des artistes et musiciens interprètes), du député PS Christian Paul ou d'Ariel Wizman.
Ce dernier avait prêté sa voix à une campagne de sensibilisation contre le téléchargement illégal lancé en décembre par le ministère de l'Industrie. Ce message antipiratage, inséré sur des "fichiers leurres" disponibles sur les plates-formes d'échange P2P (d'ordinateur à ordinateur), a depuis été récupéré par des centaines d'internautes musiciens et détourné à des fins artistiques.
L'industrie du disque, qui attribue la crise des ventes qu'elle connaît actuellement au téléchargement pirate, a multiplié en 2004 les poursuites contre les utilisateurs de P2P, en France comme à l'étranger. Le premier jugement en France est attendu cette semaine.
Lire l'article.
Signez la Pétition !
Ariel le sample d’esprit...
ARIEL WIZMAN EST-IL UN VIRUS ?
Ou une girouette qui marche avec des pièces?
« Bonjour, ceci est message d'information du ministère délégué à l'Industrie. Vous venez de tenter de télécharger un fichier musical protégé. Ce faisant, vous faites courir des dangers non seulement aux artistes et à l'industrie musicale, mais aussi à vous-même : vous pouvez facilement être identifié et poursuivi devant la justice par les ayants droit ; vous risquez aussi d'attraper un virus informatique. Pour profiter de la musique en toute liberté, il existe des solutions de téléchargement légales et sans risques. Alors pourquoi continuez-vous à vous exposer ? ».
Ariel Wizman, DJ et animateur télé (si si, c’est possible), a enregistré pour les majors du disque ce petit texte contre le téléchargement gratuit. Un jingle qui surgit en plein téléchargement en théorie interdit.
ARIEL OU LA REPRESSION BRANCHEE
« Le message de Wizman a été planqué dans un faux fichier musical, dont 100 000 versions en deux mois seraient diffusées sur les services comme Kazaa avec l'aide des fournisseurs d'accès à l'Internet », nous apprend Libé du 6/1.
Réplique immédiate des internautes : ils samplent (c’est-à-dire enregistrent en boucle) cette menace sur des musiques connues, comme celle d’Ennio Morricone, qu’ils s’empressent de balancer sur internet. Un des titres ainsi obtenus s’appelle « Wizman social traître ». Désormais rangé dans la catégorie des collabos ridicules, le très ( ?) gauchiste Ariel a perdu sa cape de superbranché proche des jeunes. Délicat, quand on contribue à leur vendre du bien culturel du matin au soir...
Depuis, il s'est empressé de déclarer qu’il n’était pas l’ennemi des internautes et des téléchargeurs. Combien la corporation des pirates du net l’a-t-elle payé pour qu’il dise ça ?
QUI ES-TU ARIEL WIZMAN ?
Ariel, surnommé par ses détracteurs « le sample d’esprit », a toujours eu un pied dans la branchitude pauvre (l’underground, dit-on sur Radio Nova) et les fastes de la télé. Auréolé du titre prestigieux de philosophe-sociologue d’avant-garde, au discours sonnant young, Ariel a vendu ses services de Canal+ à France5 (et son tragique talk-show roulant « Cinébus »), en passant par Radio Nova ("La grosse boule" avec son complice le filsde Edouard Baer), 20 Ans, Vogue Homme, et autres média révolutionnaires. Il a même osé inviter Jean-Marie Messier, le capo tutti cappi, dans son émission "L’appartement" du 17/12/2000 sur Canal+. Subversif.
Hélas, le grand écart lui a été fatal.
LE VRAI ARIEL WIZMAN
Faux disciple d’Emmanuel Levinas, auteur de chroniques audacieuses pour Globe en 1989 qui l’ont fait connaître, et qui n’étaient en fait que des traductions de journaux spécialisés américains (déjà, le goût du sample et de l’Amérique), réalisateur pour « 90 minutes » de 4 enquêtes (où en réalité il prête sa voix au travail d’une autre, Valentine Gay) dans lesquelles il parasite en permanence le reportage (voir l'édifiant docu sur Las Vegas), co-animateur effacé par Stéphane Bern (qui lui préférait Guy Carlier) dans « 20H10 pétantes » mais pour un salaire quasi-identique (une émission dans laquelle il fait le portemanteau rémunéré pour des créateurs de mode), Ariel n’aura eu de cesse de donner un avis… changeant comme l’air du temps.
D’ailleurs, à propos de changement, ne vient-il pas de signer l’appel du Nouvel Obs en date du 2/2 condamnant les poursuites engagées par les mêmes majors du disque contre les téléchargeurs pirates ?
« Dénonçons cette politique répressive et disproportionnée, dont sont victimes quelques boucs émissaires. Comme huit millions de français, au moins, nous avons, nous aussi téléchargé un jour de la musique en ligne et sommes donc des délinquants en puissance. Nous demandons l'arrêt de ces poursuites absurdes. »
Avec une excuse à la limite du glandilleux : il aurait accepté trop vite, dans l’urgence…
Un double retournement de veste intégral.
De veste branchée, bien entendu.
Edouard Berk
09/02/2005
L'organe magazine
En ce qui me concerne, je n'ai pas à m'inquiéter d'être un jour traitre à mes idées, J'en ai jamais eu.