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La vérite sur la dynastie des Bush


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63 réponses dans ce topic

#1 chercheur de vérité

chercheur de vérité

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Posté 07 février 2005 à 00:59

Chers Onnoucachetousiens,

Depuis de nombreux mois dèjà, nous postons et nous interrogeons sur certaines incohérences du pouvoir américain en place mais, c'est vrai nous savons tout de ce qui se prépare et nous pouvons imaginer sans problèmes, les manoeuvres militaro-poliitiques des puissants qui règnent sans partage sur le monde.

Pourtant, le fil de cette histoire qui mena les bush à la maison blanche est magnifique et faite d'une ascension exemplaire qui montre qu'en amérique tout est possible !!!!

Ce tableau un peu trop idéalisé à la Dallas me fait penser que c'est dans le passé que nous pouvons comprendre pour mieux agir. Ne pas lire les livres d'histoire était déjà une bonne chose mais avaler avec passion l'autobiographie proclamée des maîtres du monde qui par leur seule volonté, par cette "foi" en l'amérique sont arrivé au pouvoir dans la dignité pour sauver leur pays et le monde de la démocratie, voila qui est à proprement parler, une histoire à réecrire.

Et donc puisque qu'il faut la réécrire, nous allons commencer tout de suite à entrer dans le vif du sujet.

Message personnel à MAREK : d'autres bien plaçés désormais,  te suivent....

La dynastie des bush puisque tel est notre propos va s'étaler dans le temps sur ce topic. Petit à petit je vous donnerai un peu de lecture du soir que je vous conseille vivement de copier pour donner aux plus sceptiques.

Ce soir, nous débutons avec le passé le plus profond. Bref, on va voir ce qu'il y a dans le grenier de la  maison de la famille bush.  Ouvrons donc le véritable livre d'histoire de la famille Bush.

Qui est George Bush ?

Comment est-il devenu le 41e président des Etats-Unis ?

On dit de lui qu'il est un homme de l'« ancien establishment » qu'il « a choisi de chercher sa fortune comme entrepreneur indépendant du pétrole !

En fait, Bush n'a jamais été « indépendant ». Chaque étape de sa carrière et de son ascension s'est appuyée sur les puissantes relations de sa famille. Les membres de la famille Bush ont rallié l'establishment de l'Est assez récemment, et uniquement dans des positions de serviteurs. Leur fortune et leur influence résultèrent de leur loyauté à une autre famille, plus puissante encore, et à leur volonté de faire n'importe quoi pour aller de l' avant.

Pour ce qu'ils ont fait, les ancêtres de Bush auraient dû devenir très fameux, ou infâmes. Ils demeurèrent des personnages obscurs, des directeurs de coulisses. Mais leurs actions - y compris le rôle du père en tant que banquier d'Adolf Hitler - eurent des effets tragique pour la planète tout entière. Ce furent ces services rendus aux bienfaiteurs de sa familles qui propulsèrent George Bush vers les sommets. Parlons en si vous voulez bien !


******************************************************************************
La dynastie des Bush


Chapitre I : Prescott s'en va-t-en guerre


Le président George Herbert Walker Bush est né en 1924, fils de Prescott S. Bush et de Dorothy Walker Bush. Nous aborderons l'histoire de George Bush environ une décennie avant sa naissance, à la veille de la Première Guerre mondiale. Nous suivrons la carrière de son père, Prescott Bush, au travers de son mariage avec Dorothy Walker, sur la route de la fortune, de l' élégance et du pouvoir.

Prescott Bush entra à l'Université de Yale en 1913. Né à Columbus, Ohio, Prescott avait passé ses cinq années d'avant le collège à l'école préparatoire épiscopale de St. George, à Newport, Rhode Island. La première année de collège de Prescott Bush, 1913, fut également la première année à Yale de E. Roland (« Bunny ») Harriman, dont le frère aîné (Wm.) Averell Harriman venait de terminer ses études à Yale.

Il s'agit bien du fameux Averell Harriman qui allait connaître la renommée en tant qu' ambassadeur des Etats-Unis en Union soviétique durant la Seconde Guerre mondiale, en tant que gouverneur de l' Etat de New York et en tant que conseiller présidentiel en grande partie responsable du déclenchement de la guerre du Viêt-nam.

Les Harriman allaient devenir les protecteurs des Bush, pour les soulever à hauteur de la scène de l'histoire du monde. Au cours du printemps 1916, Prescott Bush et « Bunny » Harriman furent admis dans une société secrète d'élite groupant des étudiants de dernière année de Yale et connue sous le nom de  Skull and Bones (Crânes et Tibias).

Ce groupe particulièrement morbide, adorateur de la mort, aidait les financiers de Wall Street à dénicher des jeunes hommes actifs, de « bonne famille » pour constituer une espèce d'imitation de l'aristocratie britannique en Amérique. La Première Guerre mondiale faisait alors rage en Europe. Dans la perspective que les Etats-Unis allaient bientôt entrer en guerre à leur tour, deux « patriarches » de la Skull and Bones, Averell Harriman (de la classe 1913) et Percy A. Rockefeller (de la classe 1900), s'intéressèrent particulièrement à la classe de Prescott, celle de 1917.

Ils désiraient des cadres fiables pour les aider à jouer le Grand Jeu, dans la nouvelle ère impériale lucrative que la guerre ouvrait pour les magnats financiers de Londres et de New York. Prescott Bush, à l'époque proche ami de « Bunny » Harriman, et plusieurs autres Bonesiens de leur classe de 1917, allaient plus tard faire partie des partenaires de base de la Brown Brothers, Harriman, la plus importante banque privée d'investissement du monde.

La Première Guerre mondiale rapporta un incalculable paquet d'argent au clan des spéculateurs boursiers et des banquiers britanniques qui venaient de reprendre l'industrie américaine. Les Harriman devinrent les stars de cette nouvelle élite anglo-américaine. Le père d'Averell, l'agent de change E. H. Harriman, avait acquis le contrôle de l'Union Pacific Railroad en 1898 avec des crédits arrangés par William Rockefeller, le père de Percy, et par les banquiers privés affiliés en Grande-Bretagne à la Kuhn Loeb & Co.'s, Otto Kahn, Jacob Schiff et Felix Warburg.

William Rockefeller, trésorier de la Standard Oil et frère du fondateur de la Standard, John D. Rockefeller, possédait la National City Bank (plus tard « Citibank ») en compagnie de James Stillman, basé au Texas. En retour de leur soutien, E. H. Harriman déposait à la City Bank les grosses recettes de ses lignes de chemin de fer. Quand il sortit pour des dizaines de millions de dollars d'actions « diluées » (frauduleuses) du chemin de fer, Harriman vendit la plupart des parts via la compagnie Kuhn Loeb.

La Première Guerre mondiale éleva Prescott Bush et son père, Samuel P. Bush, aux rangs inférieurs de l'establishment de l'Est. Comme la guerre menaçait en 1914, la National City Bank commença à réorganiser l'industrie américaine de l'armement. Percy A. Rockefeller prit le contrôle direct de la firme d'armement Remington, désignant un homme à lui, Samuel F. Pryor, comme nouveau PDG de la Remington. Les Etats-Unis entrèrent dans le Première Guerre mondiale en 1917. Au cours du printemps 1918, le père de Prescott, Samuel P. Bush, devint chef de la Section Matériel, Armes légères et Munitions du Conseil des Industries de Guerre. (n.2) Le père Bush assuma la responsabilité nationale de l'aide gouvernementale à la Remington et aux autres compagnies d'armes, ainsi que la reponsabilité des relations gouvernementales avec ces mêmes firmes. Il s'agissait d'une désignation inhabituelle, puisque le père de Prescott semblait n'avoir jamais eu le moindre rapport antérieur avec les munitions.

Samuel Bush avait été président de la Buckeye Steel Castings Co. à Columbus, Ohio, des fabricants de pièces pour wagons et voitures de chemin de fer. Toute sa carrière s'était déroulée dans le monde du rail - il fournissait de l'équipement aux systèmes ferroviaires possédés par Wall Street. Le Conseil des Industries de Guerre était dirigé par Bernard Baruch, un spéculateur de Wall Street très lié, tant sur le plan privé que sur celui des affaires, avec le vieil E. H  Harriman. La firme de courtage de Baruch s' était chargée de traiter toutes les formes de spéculation de Harriman.(n.3). En 1918, Samuel Bush devenait le directeur de la Division des Installations du Conseil des Industries  de Guerre.

Le père de Prescott adressait ses rapports au président du Conseil, Bernard Baruch, et à l'assistant de Baruch, un banquier privé de Wall Street, Clarence Dillon. Robert S. Lovett, président de l'Union Pacific Railroad, principal conseiller de E.H. Harriman et son exécuteur testamentaire, était chargé de la production nationale et de l'acquisition des « priorités » pour le Conseil de Baruch. Avec la mobilisation en vue de la guerre, sous le contrôle du Conseil des Industries de Guerre, les consommateurs et contribuables américains submergèrent des fortunes sans précédent les producteurs de guerre et certains détenteurs de matières premières et de brevets.

Des auditions, en 1934, réalisées par la commission du sénateur américain Gerald Nye, attaquèrent les « marchands de mort » - des profiteurs de guerre comme la Remington Arms et la firme britannique Vickers - dont les représentants avaient manipulé de nombreuses nations pour qu'elles entrent en guerre et qui, ensuite, avaient fourni des armes à tous les belligérants sans distinction. Percy Rockefeller et la Remington Arms de Samuel Pryor fournirent des mitrailleuses et des pistolets automatiques Colt, des millions de fusils à la Russie tsariste et plus de la moitié des munitions des armes légères utilisées par les alliés anglo-américains au cours de la Première Guerre mondiale, ainsi que 69% des fusils utilisés par les Etat-Unis au cours de ce conflit.(N.4).

Les relations de temps de guerre de Samuel Bush avec ces hommes d'affaires allaient se poursuivre après la guerre et allaient particulièrement aider la carrière de son fils Prescott au service des Harriman. La plupart des archives et de la correspondance de la section gouvernementale ayant trait aux armes de Samuel Bush et figurant aux Archives nationales ont été brûlées, pour « gagner de la place ». Ce problème de destruction ou de mauvais rangement d'archives devrait inquiéter davantage les citoyens d'une république constitutionnelle.

Malheureusement, il y a constamment des entraves en ce qui concerne la recherche du passé de George Bush : il est certainement le chef de l'exécutif américain le plus occulté » qui soit. Maintenant, la production d'armes en temps de guerre s'accompagne nécessairement de précautions énormes en matière de sécurité.

Le public n'a pas besoin de connaître les détails des vies privées des agents gouvernementaux ou des patrons d' industries impliqués, et de larges interrelations entre le gouvernement et le personnel du secteur privé sont normales et utiles. Mais, au cours de la période qui précéda la Première Guerre mondiale, ainsi que dans les années 1914-1917, lorsque les Etats-Unis étaient toujours neutres, des financiers interconnectés de Wall Street, subordonnés à la stratégie britannique, firent de lourdes pressions et altérèrent les fonctions du gouvernement américain ainsi que celles de la police intérieure.

Dirigés par le groupe de J.P. Morgan, l' agent britannique des achats en tous genres en Amérique, ces financiers voulaient une guerre mondiale et ils voulaient que les Etats-Unis y participent en tant qu'alliés de la Grande - Bretagne. Les sociétés d'armement américaines et britanniques, aux mains de ces financiers internationaux, livrèrent des armes à l'étranger en établissant des transactions qui échappaient à la vigilance de l' électorat américain ou anglais.

Plus tard, comme nous le verrons, ces mêmes messieurs allaient également fournir des armes et de l'argent aux nazis de Hitler. Si ce problème persiste aujourd'hui, c'est dû, à certains égards, au contrôle » exercé sur la documentation et l'histoire par les trafiquants d' armes. La Première Guerre mondiale fut un désastre pour le monde civilisé. Elle fit un nombre terrible et sans précédent de victimes et des effets bouleversants sur la philosophie morale des Européens et des Américains.

Par contre, pendant une brève période, cette guerre fut plutôt bénéfique pour Prescott Bush. En juin 1918, au moment précis où son père reprenait les responsabilités des relations entre le gouvernement et les producteurs d'armes privés, Prescott se rendit en Europe avec l'armée américaine. Son unité n'approcha pas de la ligne de feu avant septembre 1918 mais, le 8 août 1918, le titre suivant parut en première page du journal local de la ville des Bush : Hautes distinctions militaires décernées au capitaine Bush. Pour acte de bravoure notoire, alors que les principaux commandants alliés étaient en danger, un homme de chez nous reçoit des croix française, anglaise et américaine.

Les honneurs internationaux, une distinction peut-être sans précédent dans la vie d'un soldat américain, ont été conférés au capitaine Prescott Sheldon Bush, fils de Monsieur et Madame S.P. Bush, de Columbus. Au jeune Bush (.) ont été décernées : la Croix de la Légion d'Honneur, (.), la Victoria Cross, (.) la Distinguished Service Cross (DSC) (.).

La remise de ces trois décorations à un seul homme en même temps implique la reconnaissance d'un acte d'une rare valeur et probablement aussi d'une grande importance militaire. Des messages qui sont parvenus à Columbus ces derniers jours, il semble bien que l'exploit du capitaine Bush satisfasse bien à ces conditions.

L'incident s'est déroulé sur le front occidental, plus ou moins au moment où les Allemands lançaient leur grande offensive du 15 juillet. (.) L'histoire de la victoire remarquable enregistrée plus tard par les alliés pourrait avoir été écrite dans une tout autre veine s'il n'y avait eu l'action héroïque et rapide du capitaine Bush. Les (.) trois dirigeants alliés, le général [Ferdinand] Foch, Sir Douglas  Haig et le général [John J.] Pershing (...) procédaient à une inspection des positions américaines.
Le général Pershing avait fait venir le capitaine Bush pour les guider dans un secteur. (.) Soudain, le capitaine Bush avait vu un obus venant directement sur eux. Il cria un avertissement, sortit brusquement son couteau, le brandit comme il l'aurait fait avec une batte de baseball et para le coup, obligeant l'obus à dévier vers la droite. (.). Dans les 24 heures, le jeune Bush fut prévenu (.) [que] les trois commandants alliés l'avaient recommandé pour les honneurs les plus élevés en leur pouvoir. (.)

Le capitaine Bush a 23 ans, il est diplômé de Yale, classe de 1917. Il était l'un des athlètes les plus réputés de Yale (.) dirigeait une chorale (.) et, dans sa dernière année, fut élu dans la célèbre Skull and Bones Society.... (n.5). Le lendemain de la publication de cette étonnante histoire, il y eut un large dessin à la page de l'édito, montrant Prescott Bush en petit garçon, lisant un livre d'histoires sur l'héroïsme militaire et disant : « Ca alors ! Je me demande si un truc de ce genre pourrait vraiment arriver à un garçon. » Le texte d’accompagnement était un compte rendu de l'exploit de la déviation de l'obus, rédigé dans le même style que celui de ces livres d’histoires. (n.6)
L'enthousiasme local à propos du « Babe Ruth » de l'armée dura tout juste quatre semaines.

Puis, ce sombre petit encadré parut à la une :

Au rédacteur en chef du journal :

« Un télégramme reçu de mon fils, Prescott S. Bush, mentionne qu'il n'a pas été décoré, comme on l'a écrit dans les journaux voici un mois. Il se sent terriblement ennuyé du fait qu'une lettre, écrite en matière de plaisanterie, aurait été mal interprétée. Il déclare qu'il n'est pas un héros et me demande de fournir des explications. J'apprécierai votre gentillesse si vous acceptez de publier la présente lettre. (.).

Flora Sheldon Bush.

Columbus, 5 septembre. » (n.7)

Prescott Bush prétendit plus tard qu'il avait passé « environ 10 ou 11 semaines » dans la zone des combats, en France. « Nous y étions sous le feu. (.) Ce fut très excitant et, bien sûr, ce fut une expérience merveilleuse. » (n.8). Prescott Bush fut démobilisé à la mi-1919 et retourna pendant très peu de temps à Columbus, en Ohio. Mais son humiliation dans sa ville natale fut si intense qu'il ne pouvait plus y vivre. Dès lors, on ne parla plus de l’histoire du « héros de la guerre » en sa présence.

Des dizaines d'années plus tard, lorsqu'il fut un riche et important sénateur américain, les membres du Congrès discutèrent encore de cette histoire, mais à mots couverts. Cherchant à être délivré de cette vilaine situation, le capitaine Bush se rendit à la réunion de 1919 de sa classe de Yale, à New Haven, dans le Connecticut. Wallace Simmons, le patriarche de la Skull and Bones, un homme étroitement lié aux fabricants d'armes, proposa à Prescott Bush un emploi dans sa compagnie d'équipements ferroviaires à Saint-Louis. Bush accepta l’offre et déménagea donc à Saint-Louis, en route vers sa destinée.

Un mariage de classe

Prescott Bush se rendit donc à Saint-Louis pour réparer les problèmes de son existence. Un jour de la même année, Averell Harriman fit un voyage dans cette ville en vue d'un projet qui allait avoir d'importantes conséquences pour Prescott. Harriman, 28 ans, qui avait jusqu'alors vécu plus ou moins en playboy, voulait faire fructifier l'argent qu'il avait hérité, ainsi que ses contacts, dans l'arène du business mondial. Le président Théodore Roosevelt avait dénoncé le père de Harriman pour son cynisme et sa corruption profondément enracinée » et avait dit de lui qu'il était un « citoyen indésirable ». (n.9)

Pour que le toujours fringant Averelle reprenne sa place parmi les faiseurs et dé faiseurs de nations, il avait besoin d'une organisation de cerveaux bien à lui. L'homme à qui Harriman confia la tâche de créer ce genre d'institution fut Bert Walker, un  agent de change du Missouri et un magouilleur de sociétés. George Herbert (« Bert ») Walker, dont le président George H.W. Bush tire son nom, n'accepta pas tout de suite la proposition de Harriman. Walker allait-il quitter son petit empire de Saint-Louis pour essayer son influence sur New York et l'Europe ?

Bert était le fils d'un grossiste en tissus qui avait prospéré en important d'Angleterre. (n.10) La connexion britannique avait payé les maisons de vacances de Walker à Santa Barbara, en Californie et dans le Maine : Walker's Point », à Kennebunkport. Bert Walker avait été envoyé parfaire son éducation dans un collège privé, en Angleterre. En 1919, Bert Walker entretenait des liens solides avec la Guaranty Trust Company de New York et avec la société de banque américano-britannique J.P.Morgan and Co. Ces sociétés installées à Wall Street représentaient tous les gros propriétaires des chemins de fer américains : les partenaires de Morgan et leurs associés ou cousins au sein des familles Rockefeller, Whitney, Harriman et Vanderbilt, qui se mariaient entre elles.

Bert Walker était connu comme le premier arrangeur d'affaires du Middlewest, allouant le capital d'investissement de ses contacts bancaires internationaux aux nombreux chemins de fer, services et autres industries du Middlewest dont lui et ses amis de Saint-Louis étaient les PDG ou les membres du conseil d'administration. Les opérations de Walker se faisaient toujours dans le plus grand calme, ou de façon mystérieuse, que ce soit pour les affaires locales ou au niveau mondial. Longtemps, il avait été le « pouvoir derrière le trône » dans le Parti démocrate de Saint-Louis, et ce, en compagnie de son complice, l’ancien gouverneur du Missouri, David R. Francis. Ensemble, Walker et Francis avaient suffisamment d'influence pour choisir les candidats du parti.  n.11)

En 1904, Bert Walker, David Francis, le président de l'Université de Washington, Robert Brookings et leur cercle de banquiers et de courtiers avait organisé une foire mondiale à Saint-Louis, la Louisiana Purchase Exhibition. Conformément aux vieux contextes familiaux de bon nombre de ces sponsors, qui renvoyaient à la Confédération sudiste, la foire présentait un « Zoo humain » : des indigènes en chair et en os, provenant de régions arriérées de la jungle, étaient exhibés dans des cages spéciales sous la supervision de l'anthropologue William J. McGee. Ainsi, Averell Harriman fut un patron tout naturel, pour Bert Walker. Bert partageait la passion d'Averell pour l'élevage et les courses de chevaux et il s'accommodait facilement de la philosophie sociale de la famille Harriman, proche de la sienne.

Ils croyaient que les chevaux et les écuries de course qu'ils possédaient indiquaient la voie d'une forte revalorisation de la souche humaine - il suffisait de choisir et d'accoupler les purs-sangs et de rejeter et d'éliminer les animaux inférieurs. La Première Guerre mondiale avait amené la petite oligarchie de Saint-Louis dans l'administration à tendance esclavagiste confédérée du président Woodrow Wilson et de ses conseillers, le colonel Edward House et Bernard Baruch. L'ami de Walker, Robert Brookings entra dans le Conseil des Industries de Guerre de Bernard Baruch en tant que directeur de la Fixation nationale des Prix (national Price Fixing) (sic). David R. Francis devint ambassadeur des Etats-Unis en Russie en 1916. Quand la révolution bolchevique éclate, nous retrouvons Bert Walker occupé à désigner des gens pour l'équipe de Francis à Petrograd. (n.12)

Les premières activités de Walker en relation avec l' État soviétique sont d' un intérêt primordial pour les historiens, étant donné le rôle actif qu'il allait jouer là-bas en compagnie de Harriman. Mais l'existence de Walker est aussi secrète que celle du reste du clan Bush, et les archives publiques qui ont survécu sont extrêmement minces. En 1919, le traité de Versailles rassemblait les stratèges impériaux britanniques et leurs amis américains en vue d'établir les arrangements mondiaux d'après-guerre. Pour la carrière internationale qu'il se réservait, Harriman avait besoin de Bert Walker, l'intrigant chevronné, qui représentait tranquillement bon nombre des dirigeants, désignés par les Britanniques, de la politique et de la finance aux Etats-Unis.

Après que Harriman eut fait dans l'Ouest deux voyages de persuasion (n.13), Walker finit enfin par s'installer à New York. Mais il garda la résidence d’été de son père à Kennebunkport, dans le Maine. Bert Walker organisa formellement la banque privée W.A. Harriman & Co. en novembre 1919. Walker devint le président de la banque et son PDG; Averell Harriman fut président et copropriétaire contrôleur en compagnie de son frère Roland (« Bunny »), l'ami proche de Prescott Bush depuis Yale; et Percy Rockefeller devenait directeur et sponsor financier fondateur. En automne 1919, Prescott Bush fit la connaissance de la fille de Bert Walker, Dorothy. Ils se fiancèrent l'année suivante et se marièrent en août 1921. (n.14)

Parmi les garçons d'honneur et les suivants de ce mariage somptueux figuraient Ellery S. James, Knight Woolley et quatre autres membres des Skull and Bonesmen de la classe 1917 de Yale.(n.15) A l'issue de ce mariage des parents du président Bush et jusqu'à nos jours encore, la grande famille Bush-Walker allait se réunir chaque été à la « maison de campagne des Walker » à Kennebunkport. Lorsque Prescott épousa Dorothy, il n'était encore qu'un petit directeur de la Simmons Co., des fournisseurs d'équipements ferroviaires, alors que le père de son épouse était en train de monter l'une des plus gigantesques affaires au monde. L'année suivante, le couple essaya de retourner à Columbus, Ohio; là, Prescott travailla brièvement au sein d'une société de produits et caoutchouc que possédait son père. Mais ils redéménagèrent bientôt à Milton, Massachusetts, après que des étrangers à l'affaire eurent racheté la petite affaire familiale et l'eurent transplantée en cette ville.

Par conséquent, Prescott Bush allait vite se retrouver nulle part, lorsque son fils George Herbert Walker Bush - le futur président des Etats-Unis - naquit à Milton, Massachusetts, le 12 juin 1924. Peut-être était-ce en guise de cadeau d'anniversaire pour George, que  Bunny Harriman » intervint pour sauver son père Prescott de l'oubli, le faisant entrer dans l'U.S. Rubber Co., contrôlée par les Harriman, à New York City. En 1925, la jeune famille emménagea dans la ville où George allait grandir : Greenwich, Connecticut, un faubourg à la fois de New York et de New Haven/Yale. Ensuite, le 1er mai 1926, Prescott Bush entra dans la W.A. Harriman & Co. en tant que vice-président du président même de la banque, Bert Walker, son beau-père et le grand-père maternel de George - le chef de la famille.(n.16)

Le grand jeu

Prescott Bush allait témoigner une grande loyauté envers la firme qu'il avait rejointe en 1926. Et la banque, qui avait la taille et la puissance de nombreuses nations ordinaires, pouvait amplement récompenser ses agents. Le grand-père de George Bush, Walker, avait monté l'entreprise, tranquillement, en secret, utilisant toutes les relations internationales à sa disposition.
Revenons brièvement en arrière, aux débuts de la société de Harriman - l’entreprise familiale des Bush - et suivons son parcours dans l'un des projets les plus sombres de l'histoire.

Le premier levier mondial de la firme, ce fut son arrangement couronné de succès en vue de pouvoir entrer en Allemagne en s'emparant de la flotte maritime de ce pays. En 1920, Averell Harriman annonça qu'il allait relancer la Hamburg-Amerika Line de l'Allemagne, après de nombreux mois de plans et de discussions tortueuses. Les navires commerciaux de la Hamburg-Amerika Line avaient été confisqués par les Etats-Unis à la fin de la Première Guerre mondiale. Ces navires étaient alors devenus la propriété de l’entreprise Harriman, suite à certains arrangements avec les autorités américaines qui ne furent jamais rendus publics.

La transaction était incroyable, elle allait créer la plus grande compagnie maritime privée du monde. La Ligne Hamburg-Amerika récupéra ses navires confisqués pour un prix très lourd. L'entreprise Harriman s'arrogea « le droit de participer à 50 pour - cent dans toutes les affaires lancées au départ de Hambourg »; et, au cours des vingt années qui allaient suivre (1920-1940), l'entreprise Harriman eut « le contrôle complet de toutes les activités de la compagnie de Hambourg aux Etats-Unis ».(n.17).

Harriman devint copropriétaire de la Hamburg-Amerika. La firme Harriman - Walker acquit une emprise ferme sur sa gestion, avec l'appui pas très subtil de l’occupation de l’après - Première Guerre mondiale par les armées de l’Angleterre et des Etats - Unis. Tout de suite après la déclaration publique de Harriman, la presse de Saint - Louis célébra le rôle de Bert Walker dans la collecte de l’argent servant à sceller le marché :

« Un ancien habitant de Saint - Louis constitue une fusion maritime géante »
« G. H. Wa apporte de la puissance au groupe de transport maritime Harriman - Morton (.) ».

Le compte rendu célébrait une « fusion des deux principales sociétés financières de New York qui mettront un capital pratiquement illimité à la disposition du nouveau groupe de transport maritime américano - allemand. (.) » (n.18)

Bert Walker avait arrangé un « mariage » entre le crédit de J.P. Morgan et la richesse héritée de la famille Harriman. W.A. Harriman & Co., dont Walker était le président - fondateur, fusionnait avec la banque privée Morton & Co. - et Walker était « un homme de pointe dans les affaires de la Morton & Co., » qui avait des interconnexions très étroites avec la Guaranty Trust Co, contrôlée par Morgan. La reprise de la Hamburg-Amerika créa un instrument efficace pour la manipulation et la subversion fatale de l’Allemagne. L’un des grands marchands de mort », Samuel Pryor, en faisait partie dès le début.

Pryor, à l’époque président du comité exécutif de la Remington Arms, aida à mettre sur pied la transaction et servit Walker au comité de l’organisation de front de l’entreprise maritime de Harriman, l' American Ship and Commerce Co. Walker et Harriman entreprirent le prochain pas de géant en 1922, installant leurs quartiers généraux en Europe à Berlin. Avec l’aide de la banque Warburg, dont le siège était à Hambourg, la W.A. Harriman & Co. commença à étendre un filet d'investissements sur l’industrie et les matières premières allemandes.

Depuis leur base de Berlin, Walker et Harriman plongèrent alors dans des marchés avec la nouvelle dictature (???) de l’Union soviétique. Ils dirigeaient un groupe choisi de spéculateurs de Wall Street et de l’Empire britannique qui relancèrent l’industrie pétrolière russe, laquelle avait été dévastée par la révolution bolchevique. Ils établirent des contrats miniers pour exploiter le manganèse soviétique, un élément essentiel dans la fabrication moderne de l’acier. Ces concessions furent conclues directement avec Léon Trotski, ensuite avec Félix Dzerjinski, fondateur des services de renseignements secrets (le KGB) de la dictature (???) soviétique, dont l' énorme statue fut finalement jetée à terre par des manifestants pro - démocratiques (???) en 1991.

Ces spéculations créèrent à la fois des canaux de communications et un style d’arrangement avec la dictature (???) communiste, qui s’est perpétué dans la famille jusqu' avec le président Bush. Avec le lancement de la banque, Bert Walker estima que New York était le lieu idéal pour satisfaire sa passion des sports, des affaires et du jeu. Walker fut élu président de la U.S. Golf Association en 1920. Il négocia de nouvelles réglementations internationales sportives en compagnie du Royal and Ancient Golf Club de St. Andrews, en Ecosse. Après ces discussions, il finança la Walker Cup en argent, de trois pieds de haut, pour laquelle les équipes britanniques et américaines concourent tous les deux ans.

Le beau - fils de Bert, Prescott Bush, fut plus tard secrétaire de l' U.S. Golf Association, au cours des graves crises politiques et économiques du début des années 30. Prescott devint le président de l' USGA en 1935, alors qu’il était par ailleurs impliqué dans le travail de la firme familiale avec l’Allemagne nazie. Quand George avait un an, en 1925, Bert Walker et Averell Harriman dirigèrent un syndicat qui reconstruisit le Madison Square Garden en tant que moderne Palais des Sports. Walker était au centre de la scène des jeux d’argent de New York, alors à son apogée, en cette époque de prohibition et de gangsters tout aussi sanglants que pittoresques.

Le Garden s’épanouit avec des combats professionnels à un demi - million de dollars; les bookmakers et leurs clients groupaient plus de millions encore, tentant de suivre le pas des boursiers et banquiers en cette époque de spéculation effrénée. C’était l’époque du crime « organisé » - le syndicat national des jeux et de la contrebande d’alcool se structura sur le modèle des sociétés new - yorkaises. En 1930, lorsque George était un garçonnet de six ans, son grand - père Walker était le responsable des courses de l’Etat de New York. Les couleurs vives et les bruits de la scène des courses doivent avoir impressionné le petit George autant que son grand - père. Bert Walker élevait des chevaux de course dans sa propre écurie, le Log Cabin Stud. Il était président du champ de courses de Belmont Park. Bert, en outre, gérait personnellement la plupart des aspects des intérêts d'Averell dans les courses - au point de choisir les couleurs et les tissus des harnais de l’écurie de course d' Averell. (n.19).

A partir de 1926, le père de George, Prescott Bush témoigna une loyauté à toute épreuve envers les Harriman et une détermination opiniâtre à progresser lui-même; progressivement, il en vint à gérer les opérations journalières de la W.A. Harriman & Co. Après la fusion, en 1931, de la firme avec la société de banque anglo - américaine Brown Brothers, Prescott Bush devint directeur associé de la nouvelle compagnie ainsi formée, la Brown Brothers Harriman.

Celle-ci, en fin de compte, devint la banque privée la plus puissance et, politiquement, la plus importante, de l'Amérique. L’effondrement financier, la dépression mondiale et les bouleversements sociaux succédèrent à la fièvre spéculatrice des années 20. Le krach de 1929 - 1931 des valeurs boursières balaya la petite fortune que Prescott Bush avait gagnée depuis 1926. Mais, en raison de sa dévotion pour les Harriman, ceux - ci « firent une chose très généreuse », comme Bush allait l’expliquer plus tard. Ils le renflouèrent de l’équivalent de ce qu’il avait perdu et le remirent ainsi en selle.

Prescott Bush a décrit son propre rôle, depuis 1931 jusque dans les années 1940, dans une interview confidentielle : « J'insiste (.) Sur le fait que les Harriman ont fait preuve de beaucoup de courage, de loyauté et de confiance en nous, parce que trois ou quatre d’entre nous faisaient réellement marcher l'affaire, les affaires quotidiennes. Averelle était partout sur la place, à cette époque (.) et Roland était impliqué dans un tas de dictatures, et ils ne descendait pas dans les hauts et les bas des activités bancaires, vous comprenez- les décisions au jour le jour - (.), nous gérions réellement toute l’affaire, les affaires quotidiennes, toutes les décisions administratives et les décisions exécutives.

C’était nous qui faisions cela. Nous étions les partenaires de direction, en quelque sorte. » (n.20). Mais, des « trois ou quatre » partenaires en poste, c’était Prescott qui était effectivement à la tête de la firme, parce qu’il avait repris la direction des gigantesques fonds personnels d’investissement d' Averell et d' E. Roland « Bunny » Harriman.

Dans cette période de l'entre - deux guerres, Prescott Bush constitua la fortune familiale que George Bush allait hériter. Il entassa l’argent à partir d'un projet international qui se poursuivit jusqu'à l’éclatement d’une nouvelle guerre mondiale, et ce fut l’action du gouvernement américain qui intervint pour l’arrêter.

Notes

1. Washington Post, 16 août 1991, p.A1.

2. Du général Hugh S. Johnson au major J.H.K. Davis, 6 juin 1918, dossier n° 334.8/168 ou 334.8/451 dans U.S. National Archives, Suitland, Maryland.

3. Bernard M. Baruch, My Own Story (New York: Henry Holt and Co., 1957), pp.138-39. Baruch racontait que « notre firme fit de grosses affaires pour Monsieur Harriman (.) En 1906, Harriman nous fit placer de lourdes sommes sur Charles Evans Hughes dans sa course au poste de gouverneur de l'Etat de New York contre William Randolph Hearst. Après avoir engagé plusieurs centaines de milliers de dollars, notre firme cessa ses versements. Harriman appela. « Je ne vous avais pas dit de parier ? » demanda-t-il. « Eh bien, continuez donc ! »

4. Alden Hatch, Remington Arms: An American History, 1956, copyright by the Remington Arms Co., pp. 224-25.            
                                                                                        
5. The Ohio State Journal, Columbus, Ohio, jeudi 8 août 1918.

6. The Ohio State Journal, vendredi 9 août 1918.

7. The Ohio State Journal, vendredi 6 septembre 1918.

8. Interview de Prescott Bush dans l'Oral History Research Project organisé par la Columbia University en 1966, Eisenhower Administration Part II; pp.5-6. L'interview était censée devoir être tenue confidentielle et ne fut jamais publiée mais, plus tard, Columbia vendit les microfilms de la transcription à certaines bibliothèques, y compris celle de l'Arizona State University.

9. Theodore Roosevelt à James S. Sherman, 6 octobre 1906, déclaration rendue
publique par Roosevelt lors d'une conférence de presse, le 2 avril 1907. Cité dans Henry F. Pringle, Theodore Roosevelt (New York: Harcourt, Brace and Company, 1931), p. 452. Plus tard, Roosevelt confia à l'avocat de Harriman, Robert S. Lovett que ses opinions à propos de Harriman reposaient sur ce que J.P. Morgan lui avait raconté.

10. Voir The Industries of St. Louis, publié en 1885 par J.M. Elstner & Co., pp. 61-62 pour Crow, Hagardine & Co., la première entreprise de David Walker; et p. 86 pour Ely & Walker.

11. Voir Lettre de G.H. Walker à D.R. Francis, 20 mars 1905, dans la collection Francis de la Missouri Historical Society, St. Louis, Missouri, sur l'organisation des Républicains et des Démocrates afin de gérer l' élection du maire, un Démocrate acceptable aux personnes proéminentes sur le plan social. Le lendemain, Walker devint le trésorier et Francis le président de ce « Committee of 1000. » Voir également l'obituaire de George H. Walker, St. Louis Globe-Democrat, 25 juin 1953.

12. Lettre de Perry Francis à son père, l'ambassadeur David R. Francis, 15 octobre 1917, collection Francis de la Missouri Historical Society. « (.) Joe Miller est parti pour San Francisco mardi dernier au soir, il y recevra des ordres pour poursuivre sa route vers Petrograd. Mildred Kotany [la belle-soeur de Walker] m'a dit que Bert Walker lui avait obtenu sa désignation par le biais de Breck Long. Je ne savais pas que c'était ce que Joe cherchait, sinon j'aurais pu l'aider moi-même. Ce sera une bonne compagnie pour toi une fois qu'il sera là. (.) »

13. Entretien privé avec un membre de la famille Walker, cousin du président Bush.

14. Prescott Bush, Columbia University, op. cit., p. 7.

15. St. Louis Globe Democrat, 7 août 1921.

16. Telle est la suite chronologique des événements, depuis Simmons jusqu'à l' U.S. Rubber, que Prescott Bush donna dans son interview avec la Columbia University interview, op. cit.,) pp. 7-8.
                                                                                                                        
17. Déclaration en public d'Averell Harriman, New York Times, 6 octobre 1920, p. 1.

18. St. Louis Globe-Democrat, 12 octobre 1920, p. 1.

19. Les sports comme vecteurs d'affaires ont continué dans la famille tout au long de la vie d'adulte de George Bush. Le fils de Bert, George Walker, Jr. - l'oncle du président Bush et son ange gardien financier au Texas - fut le co - fondateut des Mets de New York et il fut également le vice-président du club de baseball ainsi que, durant 17 ans, son trésorier jusqu'à sa mort en 1977. Le fils du président, George Walker Bush, fut copropriétaire du club de baseball des Texas Rangers durant la présidence de son père.

20. Prescott Bush, Columbia University, op. cit., pp. 16-22.

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Demain nous aborderons le passionnant chapitre 2 : Le projet Hitler

CHERCHEUR DE VERITE....

#2 e_r_i_c

e_r_i_c

    Chercheur

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Posté 07 février 2005 à 09:18

Bonjour,

La fortune des Bush entachée du sang des déportés

SOURCE

Citation

Mais, pendant que le Président Bush étreignait la communauté des survivants de l'holocauste au printemps dernier, lui et sa famille ont gardé un lourd secret, depuis plus de 50 ans, sur le passé du grand-père du Président, Prescott Bush. D'après des documents des services secrets hollandais et des archives gouvernementales U.S, Prescott Bush a fait de considérables bénéfices sur le dos du travail des esclaves du camp d'Auschwitz.
,

Citation

Le Président Bush lui-même a hérité de ces profits datant de l'holocauste, et son père, George Herbert Walker, ancien Président des Etats-Unis, décida au début des années 1980, de placer cette fortune en l'investissant dans un trust.
,

#3 Cosmoschtroumpf

Cosmoschtroumpf

    Cosmoprout

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Posté 07 février 2005 à 11:01

Je suis en train de lire un bouquin trouvé sur le bet en PDF (et en anglais) sur la famille Bush ca date un peu (1993/94) mais c'est tres pointu des que j'arrive chez moi ce soir je vous met les references.

#4 chercheur de vérité

chercheur de vérité

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Posté 07 février 2005 à 16:29

Comme promis, suite de notre feuilleton sur la dynastie des bush détails à l'appui. comme vous avez pu le constater, les références de chaque évenement important se trouvent noté en annexe de chaque chapitre.  Ce n'est que par une méthodologie pointilleuse que nous pourrons avancer dans notre lutte contre le NOM.

Vous souhaitant bonne lecture et attendant vos réactions,

CHERCHEUR DE VERITE

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Chapitre II - Le projet Hitler

Saisie de la propriété de Bush - Commerce avec l' ennemi En octobre 1942, dix mois après son entrée en guerre, l' Amérique prépare son premier assaut contre les forces militaires nazies. Prescott Bush est managing partner de la Brown Brothers Harriman. Son fils de 18 ans, George, le futur président des Etats - Unis, a tout juste débuté l’entraînement et la formation pour devenir pilote naval. Le 20 octobre 1942, le gouvernement américain ordonne la saisie des opérations bancaires de l’Allemagne nazie à New York, opérations dirigées par Prescott Bush.

Sous la loi concernant le commerce avec l’ennemi (Trading with the Enemy A firme britannique Vickers ct), le gouvernement reprend l' Union Banking Corporation, dont Bush est l' un des directeurs. Le service de mise sous garde des biens étrangers saisit les actions de l' Union Banking Corporation, dont la totalité sont détenues par Prescott Bush, E. Roland « Bunny » Harriman, trois cadres nazis et deux autres associés de Bush.(n.1). L' ordre de saisie de la banque « investit » (saisit) « toutes les parts de capital de l'Union Banking Corporation, une société new - yorkaise, et cite, comme détenteurs de parts :

E. Roland Harriman - 3991 actions [président et directeur de l'Union Banking Corp. (UBC); c'est « Bunny » Harriman, décrit par Prescott Bush comme un actionnaire qui ne s' occupait guère d' affaires bancaires; c'est Prescott qui gérait ses investissements personnels]

Cornelis Lievense - 4 actions [président et directeur de l' UBC; fonctionnaire de banque résident à New York et au service des nazis]

Harold D. Pennington - 1 action [trésorier et directeur de l'UBC; un directeur en fonction employé par Bush à la Brown Brothers Harriman]

Ray Morris - 1 action [directeur de l' UBC; partenaire de Bush et des Harriman]

Prescott S. Bush - 1 action [directeur de l'UBC, qui fut cofondée et sponsorisée par son beau-père, George Walker ; managing partner principal pour E. Roland Harriman et Averell Harriman]

H.J. Kouwenhoven - 1 action [directeur de l'UBC; a organisé l'UBC en tant qu'émissaire de Fritz Thyssen dans les négociations avec George Walker et Averell Harriman; managing director de la filiale hollandaise de l'UBC sous l'occupation nazie; cadre industriel en Allemagne nazie, directeur et cadre principal pour les finances à l'étranger du German Steel Trust]

Johann G. Groeninger - 1 action [directeur de l'UBC et de sa filiale aux Pays-Bas; cadre industriel en Allemagne nazie] « dont toutes les parts sont détenues au profit de (.) membres de la famille Thyssen, [et] sont la propriété de ressortissants (.) d'un pays officiellement ennemi.(.) »

Le 26 octobre 1942, les troupes américaines sont en route pour l'Afrique du Nord. Le 28 octobre, le gouvernement donne des ordres de saisie contre deux organisations servant de prête-noms aux nazis et dirigées par la banque Bush-Harriman : la Holland-American Trading Corporation et la Seamless Steel Equipment Corporation.(n.2)

Les forces américaines débarquent sous le feu près d'Alger, le 8 novembre 1942; de durs combats font rage tout au long du mois de novembre. Les intérêts nazis dans la Silesian - American Corporation, dirigée depuis longtemps par Prescott Bush et son beau-père George Herbert Walker, sont saisis conformément à la loi concernant les relations commerciales avec l' ennemi, le 17 novembre 1942.

Dans cette action, le gouvernement avait annoncé qu'il n'allait saisir que les intérêts nazis, laissant les partenaires américains des nazis poursuivre leurs activités.(n.3). Ces mesures et d'autres prises par le gouvernement américain en temps de guerre étaient, tragiquement, trop restreintes et trop tardives.

La famille du président Bush avait déjà joué un rôle central dans le financement et l' armement d'Adolf Hitler pour sa prise de pouvoir de l'Allemagne, dans le financement et la direction de la mise sur pied des industries de guerre nazies en vue de la conquête de l'Europe et de la guerre contre les Etats-Unis; et dans le développement des théories génocidaires et de la propagande racistes des nazis, avec les résultats que l'on ne connaît que trop bien.

Les faits présentés ici doivent être connus et leurs implications reproduites, pour une compréhension convenable du président George Herbert Walker Bush et du danger pour l'humanité qu'il représente. La fortune familiale du président fut largement une résultante du projet de Hitler. Les puissances associations de familles anglo-américaines qui, plus tard, le propulsèrent dans la Central Intelligence Agency (CIA) et, ensuite, à la Maison-Blanche, étaient les partenaires de son père dans le projet de Hitler.

Le responsable de la garde des biens étrangers du président Franklin Roosevelt, Leo T. Crowley, signa l'Ordre de Saisie n° 248 concernant les biens de Prescott Bush, conformément à la loi sur les relations commerciales  avec l'ennemi. L'ordre, publié dans d'obscurs recueils d'archives gouvernementales et mis à l'abri de l'information  (n.4), ne disait mot sur les nazis concernés; la seule chose qu'il mentionnait, c'est que l'Union Banking Corporation était gérée pour la « famille Thyssen » ou pour « l' Allemagne et/ou la Hongrie » - des « nationaux (.) d'un pays officiellement  déclaré ennemi ».

En décidant que Prescott Bush et les autres directeurs de l'UBC étaient légalement des prête-noms pour les nazis, le gouvernement évitait le problème historique le plus important : Dans quelle mesure les nazis de Hitler eux-mêmes étaient-ils engagés, armés et formés par la clique de New York et de Londres dont Prescott était l'un des executive managers ?

Examinons le projet hitlérien de Harriman-Bush à partir des années 1920 jusqu'au moment où il fut partiellement interrompu, pour chercher une réponse à cette question.

L'origine et l'importance du projet Fritz Thyssen et ses partenaires d'affaires sont universellement reconnus comme les plus importants financiers de la reprise de l'Allemagne par Adolf Hitler. Au moment de l'ordre de saisie de l'UBC de la famille Thyssen, M. Fritz Thyssen avait déjà publié son fameux ouvrage, I Paid Hitler (J'ai payé Hitler), (n.5), admettant qu'il avait financé Adolf Hitler et le mouvement nazi depuis octobre 1923. Le rôle de Thyssen en tant que principal soutien des débuts de la course de Hitler vers le pouvoir en Allemagne avait été remarqué par les diplomates américains à Berlin, en 1932. (n.6).

Curieusement, l'ordre de saisie de la banque Bush-Thyssen demeurait silencieux et modeste quant à l'identité des responsables qui avaient été pincés. Mais deux semaines avant l'ordre officiel, les enquêteurs du gouvernement avaient rapporté en secret que « W. Averell Harriman avait été en Europe un peu avant 1924 et qu'à l'époque, il avait fait la connaissance de Fritz Thyssen, l'industriel allemand. » Harriman et Thyssen furent d' accord pour monter une banque à New York. « Certains associés de [Harriman] allaient faire office de directeurs (.) ». L'agent de Thyssen, « H.J. Kouwenhoven (.) vint aux  Etats - Unis (.) avant 1924, pour des conférences traitant de l' affaire en compagnie de la Harriman Company. (.) » (n.7).

Quand exactement « Harriman fut-il en Europe un peu avant 1924 » ? En fait, il était à Berlin en 1922 pour installer une filiale de W.A. Harriman & Co. sous la présidence de George Walker. L'UBC fut installée formellement en 1924 en tant qu'unité dans les bureaux de Manhattan de W.A. Harriman & Co., s'emboîtant dans la Bank voor Handel en Scheepvaart (BHS), dont le propriétaire était Thyssen, aux Pays-Bas.

Les enquêteurs conclurent que « l'UBC, depuis sa fondation, avait négocié des fonds qui lui avaient surtout été confiés, par le biais de la banque hollandaise, par les intérêts de Thyssen dans les investissements américains. ». Donc, par accord personnel entre Averell Harriman et Fritz Thyssen en 1922, la W.A. Harriman & Co. (alias UBC) allait transférer des fonds, d'un côté comme de l'autre, entre New York et les « intérêts de Thyssen » en Allemagne. En mettant environ 400.000 dollars sur la table, l'organisation Harriman allait être propriétaire associée et directrice des opérations bancaires de Thyssen en dehors de l'Allemagne.

Quelle était l'importance de l'entreprise nazie pour laquelle le père du président Bush était le banquier à New York ?

Le rapport d'enquête du gouvernement américain en 1942 disait que la banque de Bush, qui servait de prête-nom aux nazis était une entreprise qui avait des interconnexions avec la Vereinigte Stahlwerke (United Steel Works Corporation ou German Steel Trust) dirigée par Fritz Thyssen et ses deux frères.

Après la guerre, des enquêteurs du Congrès sondèrent les intérêts de Thyssen, l'UBC, de même que les unités nazies apparentées. L'enquête montra que la Vereinigte Stahlwerke avait produit plus ou moins les proportions suivantes de la production totale nationale allemande :

50,8% de la fonte brute de l'Allemagne nazie
41,4% de ses feuillards universels
36,0% de ses feuillards lourds
38,5% de ses tôles galvanisées
45,5% de ses tubes et tuyaux
22,1% de son fil
35,0% de ses explosifs. (n.8)

Prescott Bush devint vice-président de la W.A. Harriman & Co. en 1926. Cette même année, un ami de  Harriman et de Bush fonda un nouvelle organisation géante pour leur client Fritz Thyssen, principal sponsor du politicien Adolf  Hitler. Le nouveau German Steel Trust, lma plus grosse société industrielle d'Allemagne, fut organisée en 1926 par le banquier de Wall Street, Clarence Dillon. Dillon était le vieux camarade du père de Prescott Bush, Sam Bush, du bureau des « marchands de mort » de la Première Guerre mondiale. En retour d'avoir mis sur la table 70 millions de dollars pour créer son organisation, le propriétaire majoritaire Thyssen à la Dillon Read Company deux représentants ou plus au conseil du nouveau Steel Trust.(n.9).

Il y a donc une division du travail : les propres comptes confidentiels de  Thyssen, à des fins politiques et apparentées, étaient gérés par l' organisation Walker-Bush; le German Steel Trust faisait faire ses opérations bancaires par le biais de Dillon Read. Les activités bancaires de la firme Walker-Bush n'étaient pas exactement des entreprises lucratives neutres, politiquement parlant, coïncidant par hasard avec les objectifs de l'Allemagne nazie. Toutes les affaires européennes de la firme, à l'époque, étaient organisées autour de forces politiques antidémocratiques. En 1927, une critique de leur soutien au totalitarisme s'attira la réplique suivante de Bert Walker, adressée depuis Kennebunkport à Averell Harriman :

« Il me semble que la suggestion en rapport avec les points de vue de Lord Bearsted selon lesquels nous nous retirons de la Russie a un léger goût d' impertinence. (.) Je pense que nous avons dessiné notre ligne et que nous devrions l'approfondir. » (n.10). Averell Harriman une rencontre avec le dictateur fasciste de l'Italie, Benito Mussolini. Un représentant de la firme, par la suite, télégraphia de bonnes nouvelles à son directeur principal, Bert Walker : « (.) Ces derniers jours (.) Mussolini (.) a examiné et approuvé notre contrat du 15 juin. »(n.11)

Le grand krach financier de 1929-31 secoua l'Amérique, l'Allemagne et la Grande - Bretagne, affaiblissant tous les gouvernements. Cela rendit également Prescott Bush, durement touché, plus susceptible encore de faire tout ce qui était nécessaire pour garder son nouveau rang dans le monde. Ce fut dans cette crise que certains Anglo-Américains décidèrent de l'installation d'un régime à la Hitler en Allemagne.

La W.A. Harriman & Co., bien positionnée pour cette entreprise et riche en avoirs provenant de leurs affaires en Allemagne et en Russie, fusionnèrent avec la firme d'investissement anglo-américaine, la Brown Brothers, le 1er janvier 1931. Bert Walker se retira au sein de sa propre société G.H. Walker & Co. Ceci laissa les frères Harriman, Prescott Bush et Thatcher M. Brown comme principaux partenaires de la nouvelle société Brown Brothers Harriman firm. (La branche anglaise, fixée à Londres, de la firme familiale des Brown continua à opérer sous son nim historique, la Brown, Shipley.).

Robert A. Lovett lui aussi vint de la Brown Brothers en tant que partenaire. Son père, l'avocat et le responsable des chemins de fer de E.H. Harriman, avait fait partie du Conseil des Industries de Guerre avec le père de Prescott. Bien qu'il fût resté partenaire de la Brown Brothers Harriman, le jeune Lovette remplaça bientôt son père en tant que directeur principal de l' Union Pacific Railroad. La Brown Brothers avait une tradition raciale qui cadrait bien avec le projet de Hitler ! Des patriotes américains avaient déjà maudit son nom à l' époque de la guerre de Sécession américaine. La Brown Brothers, qui avait des bureaux aux Etats-Unis et en Angleterre, avait transporté dans ses navires au moins 75 pour-cent du coton esclavagiste depuis le Sud des Etats-Unis jusque chez les propriétaires des filatures britanniques.

En 1931, le dictateur virtuel de la finance mondiale, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Montagu Collet Norman, était un ancien partenaire de la Brown Brothers, dont le grand-père avait été patron de la Brown Brothers durant la guerre de Sécession américaine. Montagu Norman passait pour le plus passionné des partisans de Hitler au sein des cercles dirigeants britanniques, et les rapports étroits de Norman avec cette firmes étaient essentiels pour sa gestion du projet de Hitler.

En 1931, alors que Prescott Bush dirigeait le bureau new-yorkais de la Brown Brothers Harriman, son partenaire était l'ami intime de Montagu Norman, Thatcher Brown. Le patron de la Banque d'Angleterre résidait toujours au domicile du partenaire de Prescott durant ses voyages ultra-secrets à New York. Prescott Bush se concentrait sur les activités allemandes de la firme et Thatcher Brown veillait à leurs affaires dans la vieille Angleterre, sous la direction de son mentor, Montagu Norman.(n.12).

Adolf Hitler devint chancelier de l'Allemagne le 30 janvier 1933, et dictateur absolu en mars 1933, après deux années de lobbying et d' électoralisme outranciers et violents. Deux membres de l'organisation Bush-Harriman jouèrent de grands rôles dans cette entreprise criminelle : la German Steel Trust de Thyssen, la Hamburg-Amerika Line et plusieurs de ses cadres.(n.13)

Examinons d'un peu plus près les partenaires allemands de la famille Bush :

A des enquêteurs alliés qui l'interrogeaient après la guerre, Fritz Thyssen parla de certaines de ses aides financières au parti nazi : « En 1930 ou 1931 (.) je dis à Hess [Rudolf Hess, le bras droit de Hitler] (.) que j' allais arranger un crédit pour lui avec une banque hollandaise à Rotterdam, la Bank für Handel und Schiff [c'est-dire Bank voor Handel en Scheepvaart (BHS), la filiale de Harriman-Bush affiliate]. J'arrangeai effectivement le crédit (.)

il devait me rembourser trois ans plus tard (.) je choisis une banque hollandaise parce que je ne voulais pas être mêlé aux banques allemandes dans ma position, et parce que je pensais qu'il valait mieux faire des affaires avec une banque hollandaise, et je pensais que j'aurais eu les nazis un peu plus à ma main(.). « Le crédit était d'environ 250 ou 300.000 marks [or] - soit à peu près la somme que j'avais donnée avant. L'emprunt a été remboursé en partie à la banque allemande, mais je pense qu'il reste toujours de l'argent dû, sur cet emprunt (.) » (n.14)

Le total général des donations et prêts politiques de Thyssen aux nazis dépassa largement le million de dollars, y compris des fonds qu'il collecta auprès d'autres personnes - dans une période de terrible pénurie d'argent en Allemagne.

Friedrich Flick était le principal copropriétaire de la German Steel Trust avec Fritz Thyssen, il fut le collaborateur pendant très longtemps de Thyssen et, à l'occasion, son concurrent. Dans sa préparation du tribunal pour crimes de guerre, à Nuremberg, le gouvernement américain dit que Flick était « l'un des principaux financiers et industriels qui, à partir de 1932, allouèrent des sommes importantes au parti nazi (.) Il faisait partie du Cercle d'amis » de Himmler et alloua d'importantes sommes d'argent aux SS ». (n.15)

Flick, à l'instar de Thyssen, finança les nazis afin qu'ils puissent conserver leurs armées privées, appelées Schutzstaffel (S.S. ou Chemises noires) and Sturmabteilung (S.A., troupes d'assaut ou Chemises brunes). Le partenariat Flick-Harriman était directement supervisé par Prescott Bush,  le père du président Bush, et par son grand-père, George Walker. Les arrangements de la Harriman-Walker Union Banking Corporation en faveur  de la German Steel Trust en avaient fait les banquiers de Flick et de ses  grosses opérations en Allemagne, et ce, dès 1926, déjà. La Harriman Fifteen Corporation (avec George Walker comme président, Prescott Bush et Averell Harriman comme uniques directeurs) détenait une part substantielle dans la Silesian Holding Co.

à l'époque de la fusion avec la Brown Brothers, le 1er janvier 1931. Ce holding était en corrélation avec la présidence d'Averell Harriman de la Consolidated Silesian Steel  Corporation, le groupe américain qui possédait un tiers d'un complexe d' activités sidérurgiques, minières et d'exploitation du zinc en Allemagne et en Pologne et dont Friedrich Flick possédait les deux autres tiers.(n.16)
Le procureur de Nuremberg dépeignit Flick de la façon suivante : « Propriétaire et dirigeant d'un important groupe d'entreprises  industrielles (mines de charbon et de fer, production d' acier, et usines de fabrication) (.) « Wehrwirtschaftsführer », 1938 [titre accordé aux industriels de premier plan pour leur mérite dans la course aux armements - « Dirigeant militaire de l'économie »] (.) (n.17)

Pour avoir construit la machine de guerre hitlérienne grâce à sa production de charbon, d'acier et d'armes, tout en utilisant des travailleurs réduits à l'état d'esclaves, le nazi Flick fut condamné à sept années de prison lors des procès de Nuremberg; il en fit trois. Toutefois, en compagnie de ses amis de New York et de Londres, Flick vécut jusque dans les années 1970 et mourut dans la peau d'un milliardaire.

Le 19 mars 1934, Prescott Bush - à l'époque directeur de la German Steel Trust's Union Banking Corporation - lança un avertissement à l'adresse d' Averell Harriman, absent, au sujet d'un problème qui s'était développé dans le partenariat de Flick. (n.18) Bush envoya à Harriman une coupure de presse du New York Times du jour, qui disait que le gouvernement polonais résistait aux actionnaires américains et allemands qui contrôlaient la « plus importante unité industrielle de Pologne, l'Upper Silesian Coal and Steel Company (.) ».

L' article du New York Times poursuivait : « Depuis longtemps, la compagnie a été accusée de mauvaise gestion, d'emprunts excessifs, de comptabilité factice et de jouer avec les placements. Des mandats d'arrêts ont été délivrés en décembre contre plusieurs directeurs accusés d'évasion fiscale. C'étaient des citoyens allemands et ils ont quitté le pays. Ils ont été remplacés par des Polonais. Vexé, Herr Flick, considérant ceci comme une tentative de ne plus avoir que des Polonais au sein du conseil d' administration de la compagnie, restreignit les crédits jusqu'à ce que les nouveaux directeurs polonais furent incapables de payer les travailleurs régulièrement. ».

Le New York Times faisait également remarquer que les mines et usines de la compagnie « emploient 25.000 personnes et prennent à leur actif 45% de la production totale d'acier de la Pologne et 12% de sa production de charbon.

Deux tiers des actions de la compagnie sont aux mains de Friedrich Flick, un éminent industriel allemand de l'acier, et le reste est détenu par des intérêts situés aux Etats-Unis. » Considérant le fait qu'une grande partie de la production polonaise était exportée vers l' Allemagne nazie qui traversait une dépression, le gouvernement polonais pensa que Prescott Bush, Harriman et leurs partenaires nazis devaient au moins payer des taxes sur leurs holdings polonais. Les propriétaires américains et nazis répondirent par un lock-out. La lettre à Harriman à Washington faisait état d'un télégramme provenant de leur représentant en Europe :

« Avons entrepris de nouvelles démarches Londres Berlin (.) SVP établir des relations amicales avec l'ambassadeur polonais [à Washington]. ».Une note de 1935 de la Harriman Fifteen Corporation, signée George Walker, annonçait qu'un accord avait été conclu « à Berlin» pour vendre un paquet de 8.000 de leurs actions dans la Consolidated Silesian Steel. (n.19).

Mais la dispute avec la Pologne n'empêcha pas la famille Bush de poursuivre son partenariat avec Flick. Les chars et les bombes nazis « réglèrent » cette querelle en septembre 1939 avec l'invasion de la Pologne qui constitua le début de la Seconde Guerre mondiale. L'armée nazie avait été équipée par Flick, Harriman, Walker et Bush, avec des matériaux essentiellement volés à la Pologne. A l'époque, peu nombreux sans doute étaient ceux qui pouvaient apprécier l’ironie de la situation. En effet, lorsque les Soviétiques attaquèrent et envahirent également la Pologne à partir de l'est, leurs véhicules fonctionnaient avec le pétrole extrait des puits de Bakou qu’avait relancé l'entreprise Harriman/Walker/Bush.

Trois ans plus tard, soit environ une année après l'attaque japonaise sur Pearl Harbor, le gouvernement américain ordonna la saisie des parts nazies dans la Silesian American Corporation, conformément à la loi relative au commerce avec l'ennemi. On établit que des ressortissants ennemis possédaient 49% des actions ordinaires et 41,67% des titres privilégiés de la compagnie. L'ordre caractérisait la compagnie en tant que «entreprise commerciale au sein des Etats-Unis, détenue par [une association de compagnies de] Zurich, en Suisse et gérée au bénéfice de la Bergwerksgesellschaft George Von Giesche's Erben, une société allemande (.) » (n.20).

Bert Walker était toujours le principal directeur de la compagnie qu'il avait fondée en 1926, en même temps qu'avait été fondé le German Steel Trust. Ray Morris, le partenaire de  Prescott dans l'Union Banking Corp. et la Brown Brothers Harriman, était également l'un des directeurs. Le rapport d'enquête qui précéda les sanctions du gouvernement expliquait la « NATURE DES AFFAIRES » : La société en question est un holding américain agissant pour des filiales allemandes et polonaises qui possèdent d’importantes et prospères mines de charbon et de zinc en Silésie, en Pologne et en Allemagne. Depuis septembre 1939, ces propriétés sont en possession ou ont été exploitées par le gouvernement allemand et ont constitué sans aucun doute une assistance considérable à l'effort de guerre de ce pays. » (n.21).

Le rapport ajoutait que les actionnaires américains espéraient reprendre le contrôle des propriétés européennes après la guerre. Déjà en 1920, Bert Walker avait arrangé les crédits dont Harriman avait besoin pour prendre le contrôle de la Hamburg-Amerika Line. Walker avait organisé l'American Ship and Commerce Corp. en tant qu'unité de la W.A. Harriman & Co., disposant d'un pouvoir contractuel sur les affaires de la Hamburg-Amerika. Comme le projet de Hitler prenait de plus en plus d'ampleur, les actions de Harriman Bush dans l'American Ship and Commerce Corp. étaient gérées par la Harriman Fifteen Corp., dirigée par Prescott Bush et Bert Walker. (n.22).

C'était une balade facile pour l'athlétique, élégant et bien bronzé Prescott Bush : depuis le gratte-ciel de la Brown Brothers Harriman au 59 Wall Street - où il était directeur principal et partenaire, directeur des investissements spéciaux et conseiller d'Averell et de son frère « Bunny » - il se rendait à la Harriman Fifteen Corporation au 1, Wall Street, connue également sous le nom de G.H. Walker & Co. - et tournait le coin pour se rendre à ses autres bureaux au 39 de Broadway, siège précédent de l'ancienne W.A. Harriman & Co., puis, passait également par les bureaux de l'American Ship and Commerce Corp., et enfin ceux de l'Union Banking Corporation. A maints égards, la Hamburg-Amerika Line de Bush fut le pivot de tout le projet de Hitler.

Averell Harriman et Bert Walker avaient acquis le contrôle de la compagnie maritime en 1920, lors de négociations avec son PDG de l'après-guerre, Wilhelm Cuno, et avec les banquiers de la compagnie, Messieurs Warburg. Cuno fut par la suite complètement dépendant des Anglo-américains et devint membre de l'Anglo-German Friendship Society. Lors de la montée vers la dictature de Hitler, dans les années 1930-32, Wilhelm Cuno alloua des sommes importantes au parti nazi. (n.23)

Albert Voegler était PDG de la Thyssen Flick German Steel Trust pour laquelle l'Union Banking Corp. de Bush constituait le bureau de New York. Il était directeur de la BHS Bank, associée à Bush, à Rotterdam et il était également l'un des directeurs de la Hamburg - Amerika Line de Harriman et Bush. Voegler s'associa à Thyssen et à Flick dans leurs lourdes contributions au parti nazi, entre 1930 et 1933 et aida à organiser l’accession finale des nazis au pouvoir national. (n.24).

La famille des banquiers Schroeder était la cheville ouvrière des activités nazies de Harriman et Prescott Bush et était étroitement liée à leurs avocats Allen et John Foster Dulles. Le baron Kurt von Schroeder était codirecteur de l'imposante fonderie Thyssen-Hugutte en compagnie de Johann Groeninger, le partenaire de banque de Prescott Bush à New York. Kurt von Schroeder était trésorier de l’organisation de soutien des milices privées du parti nazi, que subventionnait Friedrich Flick. Kurt von Schroeder en compagnie du protégé de Montagu Norman, Hjalmar Schacht, se chargèrent des arrangements finaux qui allaient permettre à Hitler d'entrer au gouvernement. (n.25).

Le baron Rudolph von Schroeder était vice-président et directeur de la Hamburg-Amerika Line. Contact intime de longue date d'Averell Harriman en Allemagne, le baron Rudolph envoya son petit-fils le baron Johann Rudolph dans une tournée des bureaux de Prescott Bush de la Brown Brothers Harriman, à New York City, en décembre 1932 - à la veille du triomphe de leur protégé Hitler.(n.26).

Certaines actions entreprises directement par la compagnie maritime Harriman - Bush en 1932 peuvent se ranger parmi les pires actes de trahison de ce siècle. L'ambassade américaine à Berlin rapporta à Washington que les « campagnes électorales coûteuses » et « le prix pour maintenir une armée privée de 300 à 400.000 hommes » avaient soulevé des questions à propos des soutiens financiers des nazis. Le gouvernement constitutionnel de la République allemande se décida à défendre la liberté nationale en ordonnant au parti nazi de dissoudre ses armées privées. L'ambassade américaine rapporta que la Hamburg - Amerika Line se livrait à des attaques propagandistes contre le gouvernement allemand du fait que celui-ci avait pris des mesures énergiques de dernière minute contre les forces de Hitler. (n.27).

Des milliers d'opposants allemands au nazisme furent abattus ou subirent des intimidations de la part des milices privées nazies, les Chemises brunes. A ce propos, faisons remarquer que l'original « marchand de mort », Samuel Pryor, fut l'un des directeurs fondateurs à la fois de l'Union Banking Corp. et de l'American Ship and Commerce Corp. Puisque Monsieur Pryor était président du comité exécutif de Remington Arms et un personnage central dans le commerce privé mondial des armes, son utilité dans le projet de Hitler s’accrut en tant que partenaire de la famille Bush dans les opérations bancaires du parti nazi et du transport maritime transatlantique.

Les enquêteurs chargés par le sénat américain d'enquêter sur le trafic d’armes ont fouillé dans les activités de Remington après qu'elle se fut alliée, suite à un accord de cartel concernant les explosifs, à la firme nazie I.G. Farben. Enquêtant sur la période qui allait conduire à la prise de pouvoir par Hitler, les sénateurs découvrirent que « des associations politiques allemandes, telles les nazis et d'autres, sont presque toutes équipées d’armes à feu américaines. (.)

Des armes en tous genres venant d’Amérique sont transbordées sur l'Escaut dans des barges fluviales avant que les navires n'arrivent à Anvers. Elles peuvent ensuite être acheminées vers la Hollande sans inspection ou interférence de la police. On présume que c’est de cette façon que les hitlériens et les communistes se procurent des armes. Les principales armes venant d'Amérique sont des mitraillettes et des revolvers Thompson. Et ce, en grandes quantités.»(n.28).

Le commencement du régime hitlérien amena quelques changements bizarres à la Hamburg - Amerika Line - et quelques trahisons supplémentaires. Le 7 mars 1933, l' American Ship and Commerce Corp. de Prescott Bush fit savoir à Max Warburg de Hambourg, en Allemagne, qu' il serait le représentant officiel et désigne du conseil d'administration de la Hamburg-Amerika (n.29)

Max Warburg répondit, le 27 mars 1933, assurant ses sponsors américains de ce que le gouvernement de Hitler était bon pour l'Allemagne : « Ces quelques dernières années, les affaires ont été considérablement mieux que nous ne nous y étions attendus, mais une réaction s'est fait ressentir depuis quelques mois. En fait, nous souffrons également de la propagande très active contre l'Allemagne et provoquée par certaines circonstances déplaisantes. Ces événements ont été la conséquence naturelle de la campagne électorale très nerveuse, mais ils ont été extraordinairement exagérés dans la presse étrangère. Le gouvernement est fermement décidé à maintenir la paix publique et l'ordre en Allemagne, et je suis absolument convaincu, à cet égard, qu'il n'y a pas la moindre raison de s'alarmer. » (n.30)

Cette marque d'approbation en faveur de Hitler, venant d'un juif réputé, était tout ce que Harriman et Bush souhaitaient, car ils avaient prévu des cris d'alarme » plutôt sérieux aux Etats - Unis mêmes contre leurs opérations nazies. Le 29 mars 1933, deux jours après la lettre de Max à Harriman, le fils de Max, Erich Warburg, envoya un télégramme à son cousin Frederick M. Warburg, directeur du système ferroviaire de Harriman. Il demanda à Frederick d'utiliser « toute son influence » pour faire cesser toute activité antinazie en Amérique, y compris « les informations concernant les atrocités et la propagande inamicale dans la presse étrangère, les rassemblements de masses, etc. ».

Frederick répondit à Erich, toujours par câble : « Il n'y a pas de groupes responsables ici pour insister sur un boycott des marchandises allemandes, excepté tout simplement des individus excités. » Le surlendemain, 31 mars 1933, l'American-Jewish Committee, contrôlé par les Warburg, et la B'nai B'rith, fortement influencé par les Sulzberger (New York Times), sortirent une déclaration officielle, commune aux deux organisations, conseillant « qu'on n'encourage aucunement en Amérique un boycott contre l'Allemagne » et que, dorénavant, « on n'organise plus de réunions de masses ou autres formes similaires d'organisations ». (n.31)

L'American Jewish Committee et la B'nai B'rith (qui donna naissance à l' Anti-Defamation League » - Ligue anti-diffamation') maintinrent leurs positions intransigeantes consistant à ne pas attaquer Hitler tout au long des années 30, émoussant en permanence le combat organisé par de nombreux juifs et autres antifascistes. Par conséquent, l'échange décisif reproduit ci-dessus, ayant eu lieu entièrement dans l'orbite de la firme Harriman/Bush, peut expliquer certains traits des relations de George Bush vis-à-vis des dirigeants juifs américains et sionistes.

Certains d'entre eux, en étroite coopération avec sa famille, jouèrent un sale rôle dans le drame du nazisme. Est-ce pourquoi les « chasseurs professionnels de nazis » n'ont jamais découvert comment la famille Bush avait bâti sa fortune ?

Le 5 septembre 1933, à Hambourg, le conseil de direction de la Hamburg Amerika Line (Hapag) eut une réunion avec la compagnie Lloyd pour l’Allemagne du Nord. Sous la supervision officielle des nazis, les deux firmes fusionnèrent. Le 4 novembre 1933, l'American Ship and Commerce Corp de Prescott Bush installa Christian J. Beck, un directeur d'opérations depuis longtemps chez Harriman en tant que directeur de l'affrètement et des opérations en Amérique du Nord pour les nouvelles lignes de transport maritimes nazies (Hapag Lloyd). Selon les témoignages que des officiels des compagnies firent au Congrès en 1934, un superviseur venu du Nazi Labor Front (Front nazi du travail) se trouvait à bord de chaque navire de la ligne Harriman Bush.

Les employés des bureaux de New York étaient directement organisés dans l'organisation qu'était le Nazi Labor Front; La Hamburg-Amerika fournissait le libre passage aux individus allant à l'étranger dans le but de faire de la propagande nazie; et la ligne subsidiait les journaux pronazis aux Etats-Unis, comme elle l'avait fait en Allemagne contre le gouvernement constitutionnel.( n.32)
A la mi-1936, l'American Ship and Commerce Corp. de Prescott Bush envoya un câble à MM. Warburg, leur demandant de représentant les lourds intérêts de la compagnies lors de la prochaine assemblées des actionnaires de la Hamburg-Amerika.

Le bureau des Warburg répondit : « Nous vous avons représentés » lors de l'assemblée des actionnaires et nous « avons usé à votre endroit de votre pouvoir de vote pour la somme de 3.509.600 RM [Reich Marks = marks or] 3,509,600 du stock d'actions Hapag déposé avec nous. ». Les Warburg transmirent une lettre qu'ils avaient reçue d'Emil Helfferich, directeur à la fois de Hapag Lloyd et de la filiale de la Standard Oil en Allemagne : « Il est de nos intentions de poursuivre nos relations avec M. Harriman sur la même base que jusqu'à présent (.) »

Dans un geste haut en couleur, Helfferich, le président nazi de Hapag envoya le président de la ligne à travers l’Atlantique en le faisant embarquer sur un zeppelin afin de rencontrer les tireurs de ficelles de New York. Après la réunion avec le passager du zeppelin, le bureau Harriman Bush répondit : « Nous sommes heureux d'apprendre que M. Helfferich [sic] a déclaré que les relations entre la Hamburg American Line et nous-mêmes se poursuivront sur la même base que jusqu'à présent. »(n.33)

Deux mois avant de prendre des mesures contre l'Union Banking Corporation de Prescott Bush, le gouvernement américain ordonna la saisie de toutes les propriétés de la Hamburg - Amerika Line et de la North German Lloyd, conformément à la loi sur le commerce avec l'ennemi. Les enquêteurs notèrent dans leur rapport précédant la saisie que Christian J. Beck agissait toujours en tant qu'avocat représentant la firme nazie. (n.34)

En mai 1933, juste après la mise en place du régime nazi, un accord fut signé à Berlin en vue de la coordination de tout le commerce nazi avec les Etats-Unis. La Harriman International Co., dirigée par l'aîné des cousins d' Averell Harriman, Oliver, devait diriger un syndicat de 150 firmes et individus, pour gérer toutes les exportations venant de l'Allemagne de Hitler aux Etats-Unis. (n.35)
Ce pacte avait été négocié à Berlin entre le ministre des Affaires économiques de Hitler, Hjalmar Schacht, et John Foster Dulles, avocat international pour des douzaines d'entreprises nazies, avec le conseil de Max Warburg et Kurt von Schroeder. Plus tard, John Foster Dulles allait devenir secrétaire d'Etat et la grande force du Parti républicain dans les années 50.

L'amitié de Foster et celle de son frère Allen (chef de la CIA) aidèrent grandement Prescott Bush à devenir sénateur républicain du Connecticut. Et ce fut d'une valeur inestimable pour George Bush, dans son ascension vers les hauteurs du  gouvernement d'action couverte », qu'à la fois ces deux frères Dulles eussent été les avocats de la très vaste entreprise de la famille Bush. Tout au long des années 30, John Foster Dulles arrangea la restructuration des dettes des firmes allemandes salon une série de décrets sortis par Adolf Hitler.

Dans ces transactions, Dulles établit un équilibre entre les intérêts dus à des investisseurs choisis, plus importants et les besoins sans cesse grandissants de la machine de guerre nazie dans la production de chars, de gaz nocifs, etc. Dulles écrivit à Prescott Bush en 1937 à propos d'un arrangement de ce genre. Au cours des années 20, la German-Atlantic Câble Company, qui possédait le seul canal nazi de télégraphie, avait signé des arrangements concernant ses dettes et sa gestion avec la banque Walker Harriman.

Un nouveau décret allait annuler ces accords qui avaient été décidés originalement avec des cadres importants des sociétés qui n'étaient pas nazis. Dulles demanda à Bush, qui dirigeait ces affaires pour Averell Harriman, d'obtenir la signature d'Averell sur une lettre adressée à des officiels nazis et donnant son accord pour les changements. Dulles écrivit ceci :

22 septembre 1937
Monsieur Prescott S. Bush
59 Wall Street, New York, N.Y.

Cher Press,

J'ai parcouru la lettre de la German American [sic] Câble Company adressée à Averell Harriman. (.) Il s'avérerait que les seuls droits, ici, seraient ceux qui sont naturels pour les banquiers et qu'il ne résulterait aucun embarras légal, en ce qui concerne les actionnaires, de votre acceptation au sujet de la modification de l'accord bancaire.

Sincèrement vôtre,
John Foster Dulles

Dulles joignait un projet de réponse, Bush obtint la signature de Harriman et les changements eurent donc lieu. (n.36)

Conformément à ces arrangements, la German Atlantic Câble Company tenta de mettre un terme au paiement de ses dettes envers ses petits obligataires américains. L'argent devait être utilisé, en lieu et place, à armer l'Etat nazi, selon un décret du gouvernement de Hitler. Malgré les efforts zélés de Bush et de Dulles, un tribunal de New York décida que cette « loi » spéciale de Hitler n'avait pas cours aux Etats-Unis; les petits actionnaires, et non les participants aux transactions entre banquiers et nazis, étaient habilités à être payés. (n.37)

Dans cette escroquerie, et dans quelques autres encore qui furent tentées, les victimes visées récupérèrent leur argent. Mais la réorganisation financière et politique des nazis se poursuivit vers son apogée tragique. Pour le rôle qu'il joua dans la révolution hitlérienne, Prescott Bush reçut une fortune en paiement. Voici le testament qu'il légua à son fils, le président George Bush. Une importante remarque historique : Comment les Harriman louèrent les services de Hitler. Il n'était pas inévitable que des millions de personnes soient massacrées sous le fascisme et au cours de la Seconde Guerre mondiale. A un certain moment de crise, des décisions pronazies importantes furent prises en dehors de l’Allemagne. Ces décisions en faveur d'actions pronazies furent plus agressives que le simple «apaisement » au sujet duquel les historiens anglo-américains allaient préférer débattre par la suite.

Des armées privées de 300 à 400.000 terroristes aidèrent à la montée des nazis vers le pouvoir. La Hamburg-Amerika Line de W.A. Harriman intervint contre la tentative de l’Allemagne, en 1932, de l'interrompre. L'effondrement économique de 1929-31 mit en faillite la German Steel Trust appuyée par Wall Street. Lorsque le gouvernement allemand reprit les parts de cette même GST, des intérêts associés à Konrad Adenauer et au Parti du centre catholique antinazi tentèrent de les acquérir. Mais les Anglo-américains - Montagu Norma, et la banque Harriman Bush - s'assurèrent que leur marionnette nazie Fritz Thyssen reprenne le contrôle des actions et du Trust.

La rémunération de Hitler par Thyssen pus alors se poursuivre sans entraves. Des dettes insurmontables écrasaient l'Allemagne dans les années 20, il s’agissait des dommages de guerre réclamés par le traité de Versailles. L’Allemagne était mise à sac par le système bancaire de Londres et New York et la propagande hitlérienne exploitait ce fardeau de la dette allemande.
Mais immédiatement après que l'Allemagne fut passée sous la dictature de Hitler, les financiers anglo-américains accordèrent un répit à la dette ce qui libéra des fonds à utiliser dans le réarmement de l’Etat nazi.

La ligne maritime North German Lloyd, qui avait fusionné avec la Hamburg-Amerika Line, était l'une des compagnies qui cessa les remboursements de la dette suite à un décret de Hitler mijoté par John Foster Dulles et Hjalmar Schacht. Félix Warburg, de la Kuhn Loeb and Co mena à bien le plan financier de Hitler à New York. Kuhn Loeb demanda aux obligataires de la North German Lloyd d'accepter de nouvelles obligations maritimes à intérêts plus faibles. Ces obligations seraient sorties par Kuhn Loeb en lieu et place des bons d’avant Hitler, meilleurs.

L'opposition L'avocat new-yorkais, Jacob Chaitkin, père du coauteur Anton Chaitkin, défendit les affaires de nombreux obligataires différents qui refusaient l’escroquerie montée par Harriman, Bush, Warburg et Hitler. Représentant une femme à qui l'on devait 30 $ sur une vieille obligation maritime et s’opposant à John Foster Dulles au tribunal municipal de New York, Chaitkin le menaça d'une ordonnance du chef de la police visant à immobiliser le paquebot transatlantique de 30.000 tonnes Europa jusqu'à ce que sa cliente reçoive ses 30 $. (New York Times, 10 janvier 1934, p.31, col.3).

L'American Jewish Congress loua les services de Jacob Chaitkin en tant que responsable légal du boycott contre l'Allemagne nazie. La Fédération américaine du Travail coopéra avec des groupes juifs et autres dans le boycott contre les importations. Par ailleurs, pratiquement tout le commerce nazi avec les Etats-Unis se trouvait sous le contrôle des intérêts de Harriman et de fonctionnaires comme Prescott Bush, père du président George Bush. En attendant, les Warburg demandèrent que les Juifs américains ne fassent pas d'agitation contre le gouvernement hitlérien ni qu'ils se rallient au boycott organisé. La décision des Warburg fut appliquée par l'American Jewish Committee et la B'nai B'rith, qui s'opposaient au boycott tandis que l’Etat militaire nazi ne cessait de gagner en puissance.

La dissimulation historique de ces événements est si soignée qu'à peu près la seule dénonciation des Warburg se trouve dans le texte du journaliste John L. Spivak, «Wall Street's Fascist Conspiracy » (La conspiration fasciste de Wall Street) paru dans le périodique procommuniste New Masses (29 janvier  et 5 février 1934). Spivak faisait remarquer que les Warburg contrôlaient l'American Jewish Committee, qui s'opposait au boycott antinazi, alors que leur firme Kuhn Loeb and Co. avait souscrit dans les navires nazis; et il dénonçait le financement des activités politiques pro - fascistes des Warburg et de leurs partenaires et alliés, dont bon nombre étaient des gros pontes de l'American Jewish Committee et de la B'nai B'rith. Etant donné le périodique dans lequel parut l'article de Spivak, il n'est pas surprenant que Spivak dit de Warburg qu'il était un allié de la Morgan Bank, mais qu'il ne fit pas mention d' Averell Harriman. Monsieur Harriman, après tout, était un héros permanent de l'Union soviétique.

Plus tard, John L. Spivak subit une transformation curieuse, ralliant lui-même l'occultation de l'affaire. En 1967, il écrivit une autobiographie (A Man in His Time - Un homme dans son époque, New York: Horizon Press), qui fait la louange de l' American Jewish Committee. Le profascisme des Warburg n’apparaît pas dans l'ouvrage. L'ancien « rebelle » Spivak loue également le levier de la B'nai B'rith, c'est-à-dire l' Anti - Defamation League (Ligue anti-diffamation). De façon pathétique, il se montre favorable au fait que la Ligue possède des dossiers secrets sur la population américaine et qu'elle les partage avec les agences gouvernementales. Voilà donc une histoire que l'on a gommée; et ces décisions qui dirigent l’histoire selon une direction ou une autre, sont perdues à la connaissance de l'actuelle génération.

NOTES:

1. Bureau de Garde des Propriétés étrangères, Ordre de saisie n° 248. L’ordre fut signé par Léo T. Crowley, du même bureau, exécuté le 20 octobre 1942; F.R. Doc. 42-11568; archivé le 6 novembre 1942, à 11 h 31 du matin; 7 Fed. Reg. 9097 (7 nov. 1942). Voir également le New York City Directory of Directors (disponible à la Bibliothèque du Congrès). Les volumes pour les années 30 et 40 renseignent Prescott Bush comme l'un des directeurs de l'UBC pour les années allant de 1934 jusqu'en 1943 au moins.

2. Ordre de saisie émis par la Garde des Propriétés étrangères n° 259 : Seamless Steel Equipment Corporation; Ordre de saisie n° 261 : Holland-American Trading Corp.

3. Ordre de saisie émis par la Garde des Propriétés étrangères n° 370 : Silesian American Corp.

4. Le New York Times, le 16 décembre 1944, consacra, page 25, un article de cinq colonnes aux activités du New York State Banking Department. Seule la dernière phrase fait référence à la banque nazie, en ces termes : « L'UBC, Broadway, 39, à New York, a été autorisée à transférer le siège principal de ses activités à Broadway, 120. » Le Times passait sous silence le fait que l'UBC avait été saisie par le gouvernement pour avoir fait du commerce avec l'ennemi, et même le fait que Broadway, 120 était l'adresse du Bureau gouvernemental de Garde des Propriétés étrangères.

5. Fritz Thyssen, I Paid Hitler, 1941, réimprimé chez Port Washington, N.Y.: Kennikat Press, 1972, p. 133. Thyssen dit que ses contributions ont débuté par 100.000 marks donnés en octobre 1923, pour la tentative de « putsch » de Hitler contre le gouvernement constitutionnel.

6. Mémorandum confidentiel provenant de l'ambassade des Etats-Unis à Berlin, adressé au secrétaire d'Etat américain, le 20 avril 1932, par microfilm, publié dans Confidential Reports of U.S. State Dept., 1930s, Germany, disponible dans les plus grandes bibliothèques américaines.

7. Le 5 octobre 1942, mémorandum au Comité exécutif du Bureau de Garde des Propriétés étrangères, étiqueté CONFIDENTIEL, provenant de la Division d' Enquête et de Recherche, directeur, Homer Jones. Aujourd'hui déclassé dans l’annexe des Archives nationales des Etats-Unis, Suitland, Maryland. Voir Groupes d'archives 131, Garde des Propriétés étrangères, rapports d'enquête, dans la chemise relative à l'ordre de saisie n° 248.

8. Elimination of German Ressources for War (Elimination des ressources allemandes pour la guerre) : Auditions devant un sous-comité du Comité des Affaires militaires, Sénat des Etats-Unis, 79e Congrès; 5e partie, témoignage du département [américain] du Trésor, 2 juillet 1945. P. 507 : Tableau de la production de Vereinigte Stahlwerke, les chiffres indiquent les pourcentage du total pour l'Allemagne en 1938; l'organisation de Thyssen comprenant l'UBC, pp. 727-31.

9. Robert Sobel, The Life and Times of Dillon Read (La vie et l'époque de D.R.), New York: Dutton-Penguin, 1991, pp. 92-111. La firme Dillon Read coopéra à la composition de l'ouvrage de Sobel.

10. George Walker à Averell Harriman, 11 août 1927, dans les papiers de W. Averell Harriman papers à la Bibliothèque du Congrès (désignés par la suite comme  « papiers WAH »).

11. « Iaccarino » à G. H. Walker, RCA Radiogram, 12 septembre 1927. La nature spécifique de leurs affaires avec Mussolini n'est pas expliquée dans la correspondance accessible au public.

12. Andrew Boyle, Montagu Norman, London: Cassell, 1967. Sir Henry Clay, Lord Norman, London, MacMillan & Co., 1957, pp. 18, 57, 70-71. John A. Kouwenhouven, Partners in banking ... Brown Brothers Harriman (Partenaires dans la banque. BBH), Garden City: Doubleday & Co., 1969.

13. La coordination d'une bonne part du projet de Hitler se fit à une seule adresse à New York. L'Union Banking Corporation avait été installée par George Walker à Broadway, 39. La direction de la Hamburg-Amerika Line, gérée via l'American Ship and Commerce Corp. de Harriman, fut également installée par George Walker à cette même adresse.

14. Interrogatoire de Fritz Thyssen, EF/Me/1, 4 septembre 1945, repris dans les archives de l'U.S. Control Council, reproduit à la page 167 de l' ouvrage d'Anthony Sutton, An Introduction to The Order (Billings, Mt.: Liberty House Press, 1986).

15. Nazi Conspiracy and Agression--Supplement B, par le chef de la commission du Bureau américain de poursuites des activités criminelles de l’Axe, United States Government Printing Office, (Washington: 1948), pp.1597, 1686.

16. « Consolidated Silesian Steel Corporation - [comptes rendus de la -] Réunion du Conseil des directeurs », 31 octobre 1930 (Papiers de Harriman, Bibliothèque du Congrès). Ces comptes rendus présentent Averell Harriman comme président de ce conseil. Prescott Bush à W.A. Harriman, Mémorandum Dec. 19, 1930 à propos de leur Harriman Fifteen Corp. Le rapport annuel de l'United Konigs and Laura Steel and Iron Works pour l' année 1930 (Papiers de Harriman, Bibl. du Congrès) mentionne : « Le Dr Friedrich Flick (.) Berlin » et « William Averell Harriman (...) New York » dans la liste des directeurs. « Harriman Fifteen Corporation Securities Position February 28, 1931, ». Papiers Harriman, Bibl. du Congrès. Ce rapport montre que la Harriman Fifteen Corporation détient 32.576 actions dans la Silesian Holding Co. pour une valeur totale (en dollars de la dépression, fort rares) de 1.628.800 dollars, c’est à dire exactement la moitié de la valeur des parts totales de la Harriman Fifteen Corporation. Les volumes du New York City Directory of Directors pour les années 30 (disponibles à la Bibl. du Congrès) mentionnent Prescott Sheldon Bush et W. Averell Harriman en tant que directeurs de la Harriman Fifteen Corp. « Appointements (Rendez-vous) » (trois pages dactylographiées) renseigne  Noté, 18 mai 1931, W.A.H. », (parmi les papiers du bureau de NY de la Brown Brothers Harriman, occupés par Prescott Bush, papiers Harriman, Bibl. du Congrès), renseigne également une réunion en Averell Harriman et Friedrich Flick à Berlin à 16 heures, le mercredi 22 avril 1931. Ce rendez-vous fut immédiatement suivi d'une réunion avec Wilhelm Cuno, PDG de la Hamburg-Amerika Line. Le « Report To the Stockholders of the Harriman Fifteen Corporation » (Rapport aux actionnaires de la -) renseigne : « 19 octobre 1933 (dans les papiers Harriman, Bibl. du Congrès), désigne G.H. Walker comme président de la société. L'adresse renseignée pour la Harriman Fifteen Corporation est le n° 1 à Wall Street - l'endroit où se situe le siège de la G.H. Walker and Co.

17. Nazi Conspiracy and Agression--Supplement B, op. cit. p.1686.

18. Jim Flaherty (un directeur de la BBH, et employé de Prescott Bush), 19 mars 1934, à W.A. Harriman : « Cher Averell, En l'absence de Roland, Prescott a pensé qu'il valait mieux que je vous fasse savoir que nous avons reçu le télégramme suivant de [notre représentant en Europe] Rossi, daté du 17 mars [faisant référence à un conflit avec le gouvernement polonais] (.) »

19. Note de la Harriman Fifteen Corporation aux actionnaires, 7 janv. 1935, de la part de George Walker, président.

20. Commande n° 370: Silesian-American Corp. Exécutée le 17 Nov. 1942, signée par Leo T. Crowley, Alien Property Custodian. F.R. Doc. 42-14183; Filed Dec. 31, 1942, 11:28 A.M.; 8 Fed. Reg. 33 (Jan. 1, 1943). L'ordre confisquait les possessions des nazis : 98.000 actions ordinaires et 50.000 titres privilégiés de la Silesian American. La compagnie nazie apparentée à Breslau, en Allemagne, écrivit directement à Averell Harriman au 59, Wall St., le5 août 1940, par « une invitation à prendre part à une réunion régulière des membres de la Bergwerksgesellschaft Georg von Giesche's Erben.... » (Papiers de WAH).

21. Le 25 sept. 1942, Mémoire au comité exécutif du bureau de garde des propriétés étrangères, marqué CONFIDENTIEL, provenant de la Division d’enquête et recherches, Homer Jones, directeur. Maintenant déclassée dans les Archives nationales des Etats-Unis, Suitland, Maryland annex. Voir Groupe d’archives 131, Alien Property Custodian, rapports d'enquête, dans la chemise relative à l'ordre de saisie n° 370.

22. George Walker fut l'un des directeurs de l'American Ship and Commerce dès sa mise en place et tout au long de l'année 1928. Consulter le New York City Directory of Directors. « Harriman Fifteen Corporation Securities Position February 28, 1931 », op. cit. Le rapport mentionne 46.861 actions dans l'American Ship & Commerce Corp. Voir « Message from. Mr. Bullfin », 30 août 1934 (Harriman Fifteen section, Harriman papers, Library of Congress) pour la supervision complémentaire de Bush et Walker, respectivement directeur et président de la société.

23. Plus tard, Cuno fut dénoncé par Walter Funk, chef de la presse du 3e Reich et sous - secrétaire à la Propagande, dans la cellule de Funk, à Nuremberg, après la guerre, mais Cuno était mort au moment où Hitler avait pris le pouvoir. William L. Shirer, The Rise and Fall of the Third Reich (New York: Simon and Schuster, 1960), p. 144. Nazi Conspiracy and Aggression--Supplement B, op. cit., p. 1688.

24. Voir « Elimination of German Resources for War », op. cit., pp. 881-82 relatives à Voegler.
Voir rapport annuel sur la Hamburg Amerikanische Packetfahrt Aktien Gesellschaft (Hapag or
Hamburg-Amerika Line), mars 1931, pour la liste des directeurs. Une copie se trouve à la New York Public Library Annexe situé 11e avenue, à Manhattan.

25. Nazi Conspiracy and Aggression--Supplement B, op. cit., pp. 1178, 1453-54, 1597, 1599.
Voir « Elimination of German Resources for War, '' op. cit., pp. 870-72 relatives à Schroeder; p. 730 relative à Groeninger.

26. Rapport annuel de la Hamburg-Amerika, op. cit. Du baron Rudolph Schroeder, Sr. à Averell Harriman, 14 nov. 1932. Note manuscrite de Knight Wooley et brouillon de la lettre de réponse, 9 déc. 1932. Dans sa lettre, le baron Rudolph fait référence à la filiale américaine de la famille, J. Henry Schroder [nom anglicise], dont Allen Dulles était l'un des directeurs, et son frère John Foster Dulles le principal avocat. Le baron Bruno Schroder, de la branche britannique, était conseiller du gouverneur de la Banque d'Angleterre, Montagu Norman, et le partenaire du baron Bruno, Frank Cyril Tiarks, était codirecteur de Norman à la Banque d' Angleterre tout au long de la carrière de Norman. Kurt von Schroeder était le délégué de Hjalmar Schacht à la Bank for International Settlements, à Genève, où une très grande partie des arrangements financiers pour le régime nazi furent faits par Montagu Norman, Schacht et les Schroeder durant plusieurs années, à partir de la prise de pouvoir par le régime nazi jusqu' au début de la Seconde Guerre mondiale.

27. Mémoire confidentiel de l'ambassade américaine à Berlin, op. cit.

28. Sénat des Etats-Unis, auditions du « Nye Committee », 14 sept. 1934, pp.1197-98, extraits de lettres du colonel William N. Taylor, datées du 27 juin 1932 et du 9 janv. 1933. ivre)...

29. De l'American Ship and Commerce Corporation Dr Max Warburg, 7 mars 1933. Max Warburg avait négocié la vente de la Hamburg-Amerika à Harriman & Walker en 1920. Les frères de Max contrôlaient la firme bancaire d'investissements Kuhn Loeb à New York, c’est à dire la firme qui, en 1890, avait poussé le vieux  E.H. Harriman à acheter le géant qu'était l'Union Pacific Railroad. Max Warburg avait travaillé longtemps avec Lord Milner et d'autres de la raciste British Round Table autour de projets communs en Afrique et en Europe de l'Est. Il fut conseiller de Hjalmar Schacht durant plusieurs décennies et était l'un des principaux directeurs de la Reichsbank de Hitler. Le lecteur peut consulter David Farrer, The Warburgs: The Story of A Family (New York: Stein and Day, 1975).

30. Max Warburg, de chez M.M. Warburg and Co., Hamburg, à Averill [sic] Harriman, c/o Messrs. Brown Brothers Harriman & Co., 59 Wall Street, New York, N.Y., 27 mars 1933.

31. Cette correspondance, de même que les déclarations jointes des organisations juives, sont reproduites dans Moshe R. Gottlieb, American Anti Nazi Résistance, 1933-41: An Historical Analysis (New York: Ktav Publishing House, 1982).

32. Investigation of Nazi Propaganda Activities and Investigation of Certain Other Propaganda Activities: Auditions publiques devant un Sous-comité du Comité spécial des Activités non américaines, Chambre américaine des Représentants, 73e Congrès, New York City, 9-12 juillet 1934 - Auditions n° 73-NY-7 (Washington: U.S. Govt. Printing Office, 1934). Voir le témoignage du capitaine Frederick C. Mensing, de John Schroeder, de Paul von Lilienfeld -Toal, et les résumés par les membres du Comité. Voir New York Times, 16 juillet 1933, p.12, pour l'organisation du Nazi Labor Front à la North German Lloyd, qui allait déboucher sur la Hamburg-Amerika après fusion.

33. Télégramme de l'American Ship and Commerce Corporation à Rudolph Brinckmann chez M.M. Warburg, 12 juin 1936. Rudolph Brinckmann à Averell Harriman au 59 Wall St., 20 juin 1936, avec, en annexe, une note transmettant la lettre de Helfferich. Réponse au Dr Rudolph Brinckmann c/o M.M. Warburg and Co, 6 juillet 1936, dans les papiers Harriman à la Bibl. du Congrès. La copie de cette lettre ne porte aucune signature, mais elle est sans doute d'Averell Harriman.    
                      
34. Bureau de Garde des Biens étrangers, Ordre de saisie n° 126. Signé par Léo T. Crowley, Alien Property Custodian, exécuté le 28 août 1942. F.R. Doc. 42-8774; classé le 4 septembre 1942, 10 h 55; 7 F.R. 7061 (N° 176, 5 septembre 1942.) 18 juillet 1942, mémorandum au Comité exécutif du Bureau de garde des Biens étrangers, étiqueté CONFIDENTIEL, en provenance de la Division d'Enquête et de Recherche, Homer Jones, directeur. Aujourd'hui, déclassé dans les Archives nationales des Etats-Unis, Suitland, Maryland annexe. Voir Groupe d'archives 131, Alien Property Custodian, rapports d’enquête, dans la chemise relative à l'ordre de saisie n° 126.

35. New York Times, 20 mai 1933. A donné suite à cet accord un télégramme qui a échappé à la broyeuse et que l'on peut voir dans les papiers Harriman à la Bibl. du Congrès. Il est adressé au fonctionnaire nazi Hjalmar Schacht au Mayflower Hôtel, Washington, et est daté du 11 mai 1933 : « Très déçu de vous avoir raté. Vous verrais mardi après-midi. (.) Espère vous voir soit à Washington, soit à New York avant que vous embarquiez. Avec ma considération. W.A. Harriman. »'

36. Lettre de Dulles à Bush et brouillon de réponse, dans les papiers Harriman.

37. New York Times, 19 janvier 1938.

*******************************************************************************

Demain ne manquez pas notre nouveau chapitre haut en couleur et plein de surprises :

Les alliances de la famille Bush......

Amicalement

CHERCHEUR DE VERITE

#5 Maximus

Maximus

    Chercheur de vérités

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Posté 07 février 2005 à 18:12

Tu devrais faire moins long...

#6 pendore

pendore

    poil à gratter

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Posté 07 février 2005 à 18:14

oui mais c'est super interessant

peut etre un fichier a charger et a lire tranquille au coin du feu ?   ;)

#7 Cosmoschtroumpf

Cosmoschtroumpf

    Cosmoprout

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Posté 07 février 2005 à 21:00

Serait-ce la contuinité du livre "Georges Bush: The Unauthorized Biography" par Webster G.Tarpley & Anton Chaitkin ??

#8 Marek

Marek

    Chercheur de vérités

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Posté 07 février 2005 à 22:09

Très bien , chercheur de vérité,
et de bonne qualité.Ce topic va bien avancer , remercions les anciens qui ont balisé la voie.Je me réjouis d'un futur feu d'artifice de qualité.

Marek

#9 Her Bak

Her Bak

    Expert

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Posté 07 février 2005 à 23:35

Salut à tous!

Si ce que chercheur de vérité copie/colle vous intéresse, vous pouvez acheter le bouquin
George Bush : La biographie indésirable
par Webster G. Tarpley & Anton Chaitkin
Traduit par Jean - Marie FLEMAL

ou consulter le site http://users.skynet....repreambule.htm d' où sont probablement tirés ses textes. ( replacez préambule par 01, 02, 03 .... pour la suite)
Consultez aussi la  page d' accueil du site qui publie cette bio de W. Plutôt rigolo....

Amitiés,
Her Bak.

#10 Amilcar

Amilcar

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Posté 08 février 2005 à 00:42

Bah voila ! J'me disait aussi . . . il nous cache quelque chose , ce chercheur de vérité , avec ses longs monologues !!!  :ptdrasrpt2:

Il aurait été préférable qu'il nous donne les liens recquis pour ensuite entamer ensemble un commentaire de la chose , mais bon . . .  :nonnonnon:

#11 Cosmoschtroumpf

Cosmoschtroumpf

    Cosmoprout

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Posté 08 février 2005 à 09:18

:cool: J'avais raison !!!  :cool:    :biglol:

#12 Marek

Marek

    Chercheur de vérités

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Posté 08 février 2005 à 20:18

Est ce que vous confirmez? Il n'y a aucun mal à cela - c'était intéressant tout de même.Si je peux retrouver les mêmes textes sur le link, inutile de les poster davantage.
Il vaut mieux en débattre en effet.

J'attends vos confirmations...
Marek

Chercheur de Vérité, tu es de toute façon sur la bonne piste.. :-)

#13 Elfe

Elfe

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Posté 08 février 2005 à 21:20

C'est interessant de lire tout ça parce-que c'est en lien direct  avec les guerres actuelles, et l'idéologie dont George W Bush s'est directement inspirée pour se faire élire ! Et aussi sur le genre de personnes qui influencent tous les jours l'homme le plus puissant de la planète! Pas rien quand même !
Si on va dans la continuité, ça devrait pas être trop difficile de prédire l'avenir!

#14 chercheur de vérité

chercheur de vérité

    Débutant

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Posté 09 février 2005 à 00:19

Parfaitement Marek!!!!

je suis 100 % d'accord de passer par le lien de Her bak afin de faire avancer les choses plus rapidement.  Mon intention n'était pas de me faire remarquer : j'ai d'autres choses de bien plus importantes sur le feu  et, dorénavant vous aurez tous droit aux liens directs avec un commentaire de ma part dans l'attente de voir les votres.

Et justement, en correspondance avec le merveilleux livre : George Bush : La biographie indésirable
par Webster G. Tarpley & Anton Chaitkin Traduit par Jean - Marie FLEMAL , je ne sais si beaucoup d'entres-vous l'ont terminé mais pour ma part, c'est après cette lecture que j'ai décidé d'ouvrir ma gueule. Pourtant, j'aurais très bien pu le faire avant étant donné ma position professionnelle que je préfère taire ici. Mais bon, vous savez ce que c'est ! on se lève un jour du pied gauche et hop on prends le maquis.  

Ce livre vient merveilleusement a propos pour combler les vides et les failles de notre histoire. Comme disait un penseur, pour comprendre l'avenir, regarde le passé. De ce livre riche en évenements, se dégagent de nombreux points dont j'aimerais débattre avec vous. De plus, si vous voulez rajouter de l'eau au moulin avec de nouveaux documents, ce serais magnifique pour nous tous.

A mon avis, on peut résumer le livre comme suit : « En décidant que Prescott Bush [le grand-père de George W. Bush] et les autres directeurs de l'Union Banking Company (UBC) étaient légalement des PRÊTE-NOMS POUR LES NAZIS, le gouvernement éludait le problème historique le plus important : Dans quelle mesure les nazis de Hitler furent-ils eux-mêmes payés, armés et instruits par les cliques de New York et Londres dont Prescott Bush était l'un des directeurs exécutifs

Mon but est plutôt de dégager un aperçu de la manière dont les services de renseignements hollandais et les dossiers du gouvernement américain confirment de façon indubitable » les liens directs entre Prescott Bush, la famille Thyssen et les profits de mort tirés de « notre » Seconde Guerre mondiale.

Ces profits ont été amassés via l'UBC, au sein de laquelle Prescott Bush et son beau-père, George Herbert Walker, unirent leurs forces en compagnie de l'industriel allemand Fritz Thyssen et financèrent Adolf Hitler avant et pendant le Seconde Guerre mondiale.

Maintenant, même si un grand nombre d'autres sociétés aidèrent les nazis (comme la Standard Oil et la Chase Bank de Rockefeller, ainsi que de grands constructeurs automobiles américains), les intérêts de Prescott Bush furent bien plus profonds et sinistres. Non seulement, les liens financiers étaient davantage impliqués, mais également les liens d'affaires.

Ce que j'essaie de dire, c'est ceci : une part importante des assises financières de la la famille Bush a été constituée par le biais de leur aide à Adolf Hitler. Pouvons-nous  imaginer les ramifications d'une telle affirmation ? L'actuel président des Etats-Unis, ainsi que son père (ancien président, vice-président et directeur de la CIA) sont arrivés au sommet de l'échelle politique américaine parce que leur grand-père et père et leur famille par alliance avaient aidé et encouragé les nazis. Les questions que je voudrais poser maintenant sont les suivantes :

1) Pourquoi le président Bush ne veut-il pas admettre ces crimes familiaux ?
2) Pourquoi les médias ne l'interrogent-ils pas directement sur ces crimes horribles?

La réponse pour moi est simple : LE PLAN DE LA FRATERNITE !!!!

Dernier point ! Monsieur BUSH Père quand il a quitté le siège de la maison blanche à été directement catapulté au trône de la seule et unique fabrique d'armes qui fournit l'armée américaine et vend à certains d'autres pays également. La compagnie s'appelle CARLILE.

Un petit lien pour mieux comprendre la tentaculaire

http://isuisse.ifran...rlyle/index.htm

Ne devrions nous pas tirer certaines conclusions de ce livre en les mettant en pratique au moyen de cette fantastique toile qu'est Internet. Nous pourrions tous, en y mettant un peu de bonne volonté, ajouter une pierre, une preuve qui lentement ferait se fissurer leur bel édifice. C'est tous ensembles que nous pouvons reussir. Dans cette idée, pour eux c'est bien évidemment le contraîre qui est prôné : diviser pour mieux régner est certainement la plus belle des méthodes pour éloigner ceux qui partagent les mèmes idéologies.

Amicalement

CHERCHEUR DE VERITE

#15 L'heretique

L'heretique

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Posté 09 février 2005 à 06:25

Et pour vous faire encore plus reflechir vous saurez que beaucoup de juifs americains ont finance l'allemagne nazie.Je sais je n'ai rien compris non plus ,si,juste que l'argent et les interets qu'il rapporte font oublier toutes les autres choses.

Eux non plus ne sont pas pret d'avouer que certains d'entre eux via des banques et des industries ont aide a detruire leurs proches cousins juste pour des dollars.

#16 Cosmoschtroumpf

Cosmoschtroumpf

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Posté 09 février 2005 à 08:50

Je suis tout à fait d'accord avec toi chercheur de verite !!!

PS: si j'avais su qu'il existait une traduction française de la biographie indesirable je me serais pas fait chier à la lire en anglais !!!  :biglol:

#17 Elfe

Elfe

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Posté 09 février 2005 à 16:04

Juste une question: Pour vous, qui, je pense, sont beaucoup mieux informés que moi, que va-t-il se passer, et que vont-ils faire après le second et dernier(la loi ne le permettrait pas) mandat de Bush fils?
Car s'informer et informer les autres est une chose, mais je chose qu'à ce niveau vous pouvez sans problème profiter de vos conaissances pour faire des prédictions logiques, dont l'histoire nous a souvent montré la véracité!

#18 L'ignorant

L'ignorant

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Posté 09 février 2005 à 16:32

à mon avis aprés Bush on aura Arnold, et la je ne sais pas cequi va se passer, soit sa va être un véritable cauchemard mondial, soit un boulversement.

Car je penses qu il n'est pas facile de connaitre véritablement le pérsonnage, bien plus opaque qu il n y parrait, on dirait qu il va travailler pour le côté obscure de la force en feuilletant tous les sites internet portant sur lui.

Mais qui sait peut être va il avoir une révélation divine, pas comme bush biensure, mais à l'inverse une prise de conscience dans son coeur. Et il jouera le plus grand rôle de sa vie et se battant contre le mal, lol. :biglol:

Et il se ferra assassiner comme JFK...
(question de famille  :cpasmafaute:   :biglol: )

#19 Cosmoschtroumpf

Cosmoschtroumpf

    Cosmoprout

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Posté 09 février 2005 à 18:11

Faut pas oublier qu'il y a encore du monde en politique ds la famille Bush.

Et le frerot Jeb !!!!

Lui aussi pourrait prendre la succession de son frère en gardant les mêmes idéaux !!

#20 Loom

Loom
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Posté 09 février 2005 à 18:12

L'ignorant, le Mercredi 09 Février 2005, 16:32, dit :

à mon avis aprés Bush on aura Arnold, et la je ne sais pas cequi va se passer, soit sa va être un véritable cauchemard mondial, soit un boulversement.
Avec ce à quoi il nous à habitué dans ses films, ce serait "terminator" en vrai, avec révélation de toutes les cacheteries... les méchants aliens.... :biglol:

#21 Marek

Marek

    Chercheur de vérités

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Posté 09 février 2005 à 20:35

Il y avait le lien Harriman-Mc Cloy-Bush
Il y avait Ford
Il y avait Rockefeller
Il y avait...et il y avait....

Tous banquiers d'Hitler !
Tous promoteurs de la seconde guerre qui allait diviser l'Europe.
Les mêmes avaient financé Lénine, Trotsky, et puis Staline.

L'Europe allait être divisée.

Hitler le savait.(lire le testament d'Hitler -cinq pages environ- d'une prescience extraordinaire)

Himmler a été déclaré suicidé au cyanure.Aucune preuve de sa mort n'a jamais été donnée aux autorités russes.

On apprend cette semaine que CINQ ADJOINTS D EICHMANN ONT TRAVAILLE POUR LA CIA !
BARBIE ONT SAVAIT DEJA !

La CIA ne veut pas lâcher des dossiers vieux de soixante années....sur ses collaborateurs nazis.ILS ONT PEUR DE LA VERITE.

MCCLOY n'a pas bombardé les camps car Standard Oil, Pfizer etc.. profitaient de cette main d'oeuvre juive.Il s'est justifié en disant: si on l'avait fait pour les Juifs, les Grecs l'auraient demandé pour eux. Il est vrai que le génocide de Grecs entre 1940-1945 a été épouvantable !
Et Churchill qui allait faire voler tout ce qu'il pouvait pour sauver les Juifs des camps. Des papillons, c'est tout ce qu'il a trouvé?

Nous comprenoins très bien pourquoi la CIA, continuatrice de l'OSS de Mc Cloy n'a pas sauvé les Juifs des camps.

Et puis, Eichmann ne travaillait il pas avec les Shabataistes de Hongrie?
Himmler n'était il pas payé par Standard Oil?
Et certains gardiens des camps?

A Nuremberg, certains dirigeants US auraient dû comparaître avec leurs complices.Pourquoi cela n'a t'il pas été le cas?

Marek

#22 pop-corn

pop-corn

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Posté 09 février 2005 à 23:11

Je souhaiterais poser plusieurs questions.
Dans mes recherches pour développer mon topic sur l'eugénisme je suis arrivé sur des chemins auquel je ne mis attendait pas d'autant plus que les ramification vont partout a un point tel qu'il devient difficile de tout dire tout en donnant  une certaine cohérance pour le lecteur et il y a quelque zone que je ne comprends

- 1 )Le sens de l'indépendance des Etats-Unis avec sa scissions d'avec la Grande-Bretagne  est ce une scissions d'apparence ou y aurait t'il certain qui on voulu faire cavalier seul. Tel Rockefeller qui n'aurait pas voulus se soumettre à un Rothschild, s’est tout azimut. Et les Etat Unis qui serait un bastion refuge pour certain POUR LE CAS OU.
Comme si on mettait ses billes dans plusieurs paniers par précaution de garde son indépendance au cas ou un autre voudrait prendre le dessus  


Car quel est l’utilité de cette indépendance sauf peut-être que de spolier des intérêts foncier personnel à la couronne.
Lors de mon enquête j’ai perçu qu’a la même epoque  la famille des Hanovres avait détaché la banque d’Angleterre par stratégie financiere pour rendre la banque indépendante au Rothschild de l’époque qui était devenu trop puissant ,(c’est peut être une idée que je me fait !)

-2) Dans les groupes n’est ce pas le comité des 300 le plus puissant.

Car il était déjà là assez tôt et je pense qu'ils se son fait beaucoup d'argent avec la compagnie des Indes ce qui a permit de vendre la poudre les canons et louer les mercenaires qui ont permis les guerres qui a conduit dans les coulisse a des  ingérences des Etat au détriment des créanciers.
Quand on observe se qui s’est passé en Afghanistan et le trafic de la drogue aujourd’hui nous retombons dans les même schémas lors de la compagnie des indes qui se faisait de l’argent avec l’opium.

Que cet argent qui a permis la révolution industriel et que s’est se même argent qui à financé les guerre 14-18 et 40-44 entre autre de la révolution Russe et du moins les outils de propagande au régime national socialiste ,avec les bénéfice qui retourne de nouveau chez les investisseurs.

Ne peut on pas pensez que le début de la conquête du monde pour le pouvoir des Etat par la finance n'aurait pas commencé lors de la constitution du comité des 300 et qu la ruée vers l’or de tout les possibles de ce groupe a commencé avec la compagnie des Indes la East

si quelqu'un peut repondre
La illaha illa Allah

#23 pop-corn

pop-corn

    Chercheur de lumière

  • Bannis
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Posté 09 février 2005 à 23:16

Citation

) Dans les groupes n’est ce pas le comité des 300 le plus puissant.

Car il était déjà là assez tôt et je pense qu'ils se son fait beaucoup d'argent avec la compagnie des Indes ce qui a permit de vendre la poudre les canons et louer les mercenaires qui ont permis les guerres qui a conduit dans les coulisse a des ingérences des Etat au détriment des créanciers.

correction
"a l'avantage des créanciers"
La illaha illa Allah

#24 pop-corn

pop-corn

    Chercheur de lumière

  • Bannis
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Posté 09 février 2005 à 23:30

encore une question sans reponse.

concernat l'independance des Etat Unis.

N'y aurrait t'il pas une corrélation entre l'annexion de l'irlande que "De Witt " a obtenu pour la paix du pays en échange de la partie du nouveau continant pour ceux qui n'était pas d'accord de cette annexion d'ou cette affluance d'Irlandais aux Amerique et que pied de nez avec la G-B ils ont eu leur indépandance par la suite au prix d'une manipulation de  guerre civil sur le terrain entre deux clan d'ou ma premiere hypothese ?
La illaha illa Allah

#25 L'ignorant

L'ignorant

    Hôm

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Posté 09 février 2005 à 23:37

Un des groupes les plus influants su la planéte serait "le groupe des 9".

Rajneesh en a parlé dans certains de ces livres.

#26 chercheur de vérité

chercheur de vérité

    Débutant

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Posté 10 février 2005 à 12:29

chers Onnoucachetousiens,

suites à nos nombreuses et forts interressantes réactions sur ce topic,  il serait bon afin d'avancer dans notre sujet de répondre aux posteurs sur leurs interrogations. Je crois que cela peut apporter certaines idées nouvelles ou bien des éclaircissements qui, je l'espère feront leur chemin dans les jours à venir.

Je tiens tous à vous remercier quand à la qualité de vos posts. En partageant nos informations et nos questions, petit à petit nous essayons de dessiner ce que nous appelerons la réalité cachée.
Remercions tout particulièrement marek pour son intervention du Mercredi 09 Février 2005, 20:35 et, plus particulièrement son passage sur les Shabataistes. Je crois que c'est un point important qu'il nous faut developper car les interractions des Sabbataïstes ( Sabbataïsme ) dans notre monde politico-économique et religieux pourraient bien être une partie de la clef de voute du système et nous en apprendre davantage sur cette toile complexe. A cet égard Marek à déjà effectué un remarquable travail sur ce sujet en évoquant l'oeuvre de Barry Chamisch.

Dans cette optique, faisons donc un bref rappel de ce qu'est le Sabbataïsme.

Le Sabbataïsme est un mouvement messianique important, mais également dangereux dans l'histoire juive. Ce nom fut celui associé au nom de Sabbataï Zevi (ou Tsvi) dans les années 1660. Ce mouvement se développa parallèlement aux violences exercées contre les juifs et à leur persécution par les cosaques de Bogdan Chmielnizki en Europe centrale. Sabbataï Zevi réussit à rallier autour de lui des communautés juives entières composées de plusieurs dizaines à quelques centaines de milliers de Juifs; ceux-ci croyaient que par un miracle, Sabbataï Zevi allait enfin les conduire à la victoire sur tous leurs ennemis.

Malheureusement, lorsque le mouvement atteignit son apogée, Sabbataï Zevi fut capturé par le Sultan de Turquie et jeté en prison. La peur de la captivité et de la torture le poussa à se convertir à l'Islam et à enjoindre ses adeptes de l'imiter en se convertissant eux aussi à la «véritable foi» de l'Islam. Certains de ses disciples suivirent son exemple. D'autres, ne pouvant supporter la déception, se donnèrent la mort. D'autres encore, et ils furent nombreux, cessèrent de le suivre mais restèrent fidèles aux principes du «sabbataïsme» - du nom de la doctrine de Sabbataï Zevi -; ils continuèrent son action sous la forme d'une secte isolée, bannie et haïe, qui provoqua des divisions et des heurts violents dans la communauté juive de l'époque.

Au siècle suivant, un nouveau mouvement messianique étrange basé sur le sabbataïsme fit son apparition en Tchécoslovaquie sous la conduite de Jakob Frank. Dans certaines régions de Pologne, de Tchécoslovaquie et de Russie, Frank amena ses adeptes à enfreindre tous les commandements de la Thora. Selon ses dires, cela devait accélérer la fin du monde. Entre autres pratiques, les «Frankistes» participaient en masse à des orgies à caractère à la fois sexuel et religieux sous prétexte qu'il s'agissait de la voie absolue vers la Rédemption. La folie des Frankistes les amena à se faire excommunier et poursuivre par les membres des diverses communautés juives. Désireux de se venger de leurs persécuteurs, certains Frankistes collaborèrent avec les ennemis des juifs. D'autres se livrèrent à des sacrifices rituels et furent à l'origine d'accusations selon lesquelles les Juifs buvaient le sang des chrétiens.

Après la mort de Frank, l'organisation du mouvement fut dissoute, ce qui n'empêcha pas certains groupes de maintenir leurs activités sous la forme de communautés culturelles isolées. Les Frankistes continuèrent leurs activités principalement en Pologne, où ils devinrent des chrétiens respectant certains principes de la religion judaïque. La pratique de leurs étranges cérémonies religieuses cessa. Ils prirent l'habitude de se marier exclusivement entre eux et veillèrent à conserver une communication interne étroite qui persista jusqu'à la fin du 19ème siècle. Selon certains témoins, le grand poète national polonais Adam Mizkowitsch était aussi un descendant des Frankistes.

De ce fait, il est très important de noter que par la suite la secte des Frankistes à migré aux états unis et j'en veux pour preuve l'étrange corrélation entre la famille bush et la famille du pasteur bien connu Billy Graham ( dont bush à déclaré de son fils franklin qu'il était "le pasteur de l'amérique" ).

L'info du jour est que notre bon pasteur et évangeliste billy Graham à tout bonnement, et comme d'autres, changé de nom. Son vrai nom est Frank en ligne directe de Jakob Frank : c'est un de ses descendants.

Afin de mettre un peu de lumière sur ce sujet du genre comment et pourquoi ? petit lien très instructif et en français sur les trames de la vie de billy graham et sa participation cachée dans l'ordre des illuminatis :

http://www.paroledev..._illuminati.htm

Ce qui est tout de même curieux dans cette histoire, c'est qu'a n'importe quel niveau du pouvoir et auprès de nombreux chefs d'états américains se trouve ce personnage et ses ramifications.

Suite de mon intervention ce soir dans qui dirige l'amérique !

Chercheur de vérité.

#27 pop-corn

pop-corn

    Chercheur de lumière

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Posté 10 février 2005 à 12:51

je crois que tu te plante il me semble que j'ai telechargé toute l'histoire à lire encore que marek a mise sur un des posts mais je ne sais ou.
t'aurrait pas des info sur mes questions?
La illaha illa Allah

#28 juin

juin

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Posté 10 février 2005 à 14:19

"L'information fait la Une des journaux américains. Le père de George W. Bush, lui-même ancien président des Etats-Unis, aurait été la "balance" du Watergate. L'hypothèse est avancée par le biographe de Bob Woodward et Carl Bernstein, les journalistes du Washington Post qui ont révélé l'affaire en 1973. La découverte de micros au QG du parti démocrate à Washington avait entraîné la démission du président Nixon.

Les deux journalistes n'ont jamais donné le nom de leur informateur surnommé "gorge profonde". George Bush père aurait agi pour se venger de Richard Nixon qui, par deux fois, n'aurait pas tenu ses promesses de faire de lui son secrétaire au commerce puis son vice-président. "

http://fr.news.yahoo.../214/49cfq.html

#29 chercheur de vérité

chercheur de vérité

    Débutant

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Posté 10 février 2005 à 14:21

Pourrais-tu être plus précis pop-corn sur la notification de mon plantage. personne n'étant parfait on peut toujours corriger le tir en voyant ou on s'est planté.

Pour ta réponse, j'attends de mes sources des infos ce soir

Donc patience et merci de ton post

Chercheur de Vérité

#30 chercheur de vérité

chercheur de vérité

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Posté 10 février 2005 à 14:25

Petit oubli !

si marek avait la possiblilité de nous éclairer de ses lumières sur ce sujet.

d'avance merci marek

Chercheur de vérité