"My toxic valentine" : l'industrie cosmétique
Commencé par
Her Bak
, 10 fév 2005 à 17:34
11 réponses dans ce topic
#1
Posté 10 février 2005 à 17:34
My toxic Valentine
Greenpeace révèle la présence de substances chimiques dangereuses dans les parfums
jeu 10 février 2005
FRANCE/Paris
Selon un rapport d'analyses rendu public aujourd'hui par Greenpeace(1), s'asperger de parfum nous expose à des substances chimiques persistantes, suspectées de pénétrer le corps, avec des effets graves pour la santé à long terme. Le rapport "Un parfum de scandale" présente les résultats de l'analyse de 36 parfums mondialement connus et démontre la présence de substances chimiques fabriquées par l'homme, notamment les esters de phtalates et les muscs de synthèse(2). La législation actuelle est insuffisante et ne nous protège pas de l'exposition aux substances chimiques qui se trouvent dans les cosmétiques et beaucoup d'autres produits de consommation courante. CYBERACTION
Quasiment tous les parfums testés à cette occasion contiennent des phtalates et des muscs de synthèse. Les analyses ont révélé d'importantes quantités de diéthyl phtalate (DEP) dans "Eternity for women" de Calvin Klein et dans "Le Mâle" de Jean Paul Gaultier. De nombreuses études ont prouvé que le DEP pénètre rapidement la peau et se disperse dans le corps à la suite de chaque exposition. Une fois introduit dans le corps, cette substance chimique est vite transformée en monoéthyl phtalate (MEP), une molécule suspectée d'endommager l'ADN des spermatozoïdes et de limiter les capacités pulmonaires de l'homme. En ce qui concerne les muscs de synthèse, de fortes concentrations de muscs-nitro et de muscs polycycliques ont par exemple été identifiées dans "Le Baiser Du Dragon" de Cartier et "White Musk" de The Body Shop. Les muscs de synthèse peuvent s'accumuler dans les tissus vivants. Des études récentes ont montré que certains d'entre eux interfèrent avec le système de communication hormonale des poissons, des amphibiens et des mammifères. En outre, ils renforcent les effets liés à l'exposition d'autres substances chimiques toxiques.
Et Yannick Vicaire, chargé de la campagne Toxiques à Greenpeace France de rappeler "En offrant un parfum le jour de la saint Valentin, nous souhaitons exprimer notre amour et non mettre en danger la santé de notre partenaire. Or les parfums, objets glamour de séduction par excellence, sont paradoxalement susceptibles d'engendrer des perturbations endocriniennes chez leurs utilisateurs réguliers, à cause des substances dangereuses qu'ils contiennent et qui s'accumulent dans le corps humain." Malheureusement, la présence de ces substances chimiques ne figure que rarement sur les emballages et le public ne dispose pas de véritable moyen pour les éviter.
Le projet de la nouvelle réglementation à l'échelle européenne REACH(3) pourrait en partie résoudre ce problème : elle oblige notamment l'industrie chimique à abandonner progressivement l'utilisation des substances chimiques dangereuses et à les remplacer par des alternatives plus sûres. Cependant, ce projet de loi est constamment victime d'un lobbying intensif de la part de l'industrie chimique et du gouvernement américain actuel. Greenpeace est convaincu que REACH ne parviendra à une protection véritable contre les substances chimiques dangereuses qu'à travers l'application du principe de substitution. Ceci implique obligatoirement d'évaluer les propriétés intrinsèques de toute substance chimique dangereuse et de la remplacer, quand c'est possible, par une alternative plus sûre. "REACH et nos amours méritent un avenir sans toxiques qui passe par la substitution obligatoire des substances dangereuses conclut Yannick Vicaire.
Notes:
1. http://www.greenpeac...noperfumereport Peters, Ruud, (2005) "Phthalates and artificial musks in perfumes," R&I-A 2005-011, TNO Environment and Geosciences, Department of Environmental Quality, Netherlands. http://www2.tno.nl/tno/
2. Les esters de phtalates sont très courants dans l'industrie cosmétiques où ils sont employés comme solvants, véhicules de fragrances et d?autres composants, ou afin de dénaturer l'alcool. Les muscs de synthèse, des composés aromatiques, remplacent de nos jours les muscs naturels qui sont beaucoup plus chers.
3. REACH pour "Enregistrement, évaluation, et autorisation des substances chimiques" a été proposée en 2003, et est actuellement discutée par les États-membres de l'Union européenne et le Parlement européen. Les associations de protection de l'environnement et de la santé publique ainsi qu'un nombre croissant d'entreprises progressistes soutiennent la revendication de la substitution obligatoire comme élément clé de la nouvelle réglementation.
source
L' étude en format pdf.
Greenpeace révèle la présence de substances chimiques dangereuses dans les parfums
jeu 10 février 2005
FRANCE/Paris
Selon un rapport d'analyses rendu public aujourd'hui par Greenpeace(1), s'asperger de parfum nous expose à des substances chimiques persistantes, suspectées de pénétrer le corps, avec des effets graves pour la santé à long terme. Le rapport "Un parfum de scandale" présente les résultats de l'analyse de 36 parfums mondialement connus et démontre la présence de substances chimiques fabriquées par l'homme, notamment les esters de phtalates et les muscs de synthèse(2). La législation actuelle est insuffisante et ne nous protège pas de l'exposition aux substances chimiques qui se trouvent dans les cosmétiques et beaucoup d'autres produits de consommation courante. CYBERACTION
Quasiment tous les parfums testés à cette occasion contiennent des phtalates et des muscs de synthèse. Les analyses ont révélé d'importantes quantités de diéthyl phtalate (DEP) dans "Eternity for women" de Calvin Klein et dans "Le Mâle" de Jean Paul Gaultier. De nombreuses études ont prouvé que le DEP pénètre rapidement la peau et se disperse dans le corps à la suite de chaque exposition. Une fois introduit dans le corps, cette substance chimique est vite transformée en monoéthyl phtalate (MEP), une molécule suspectée d'endommager l'ADN des spermatozoïdes et de limiter les capacités pulmonaires de l'homme. En ce qui concerne les muscs de synthèse, de fortes concentrations de muscs-nitro et de muscs polycycliques ont par exemple été identifiées dans "Le Baiser Du Dragon" de Cartier et "White Musk" de The Body Shop. Les muscs de synthèse peuvent s'accumuler dans les tissus vivants. Des études récentes ont montré que certains d'entre eux interfèrent avec le système de communication hormonale des poissons, des amphibiens et des mammifères. En outre, ils renforcent les effets liés à l'exposition d'autres substances chimiques toxiques.
Et Yannick Vicaire, chargé de la campagne Toxiques à Greenpeace France de rappeler "En offrant un parfum le jour de la saint Valentin, nous souhaitons exprimer notre amour et non mettre en danger la santé de notre partenaire. Or les parfums, objets glamour de séduction par excellence, sont paradoxalement susceptibles d'engendrer des perturbations endocriniennes chez leurs utilisateurs réguliers, à cause des substances dangereuses qu'ils contiennent et qui s'accumulent dans le corps humain." Malheureusement, la présence de ces substances chimiques ne figure que rarement sur les emballages et le public ne dispose pas de véritable moyen pour les éviter.
Le projet de la nouvelle réglementation à l'échelle européenne REACH(3) pourrait en partie résoudre ce problème : elle oblige notamment l'industrie chimique à abandonner progressivement l'utilisation des substances chimiques dangereuses et à les remplacer par des alternatives plus sûres. Cependant, ce projet de loi est constamment victime d'un lobbying intensif de la part de l'industrie chimique et du gouvernement américain actuel. Greenpeace est convaincu que REACH ne parviendra à une protection véritable contre les substances chimiques dangereuses qu'à travers l'application du principe de substitution. Ceci implique obligatoirement d'évaluer les propriétés intrinsèques de toute substance chimique dangereuse et de la remplacer, quand c'est possible, par une alternative plus sûre. "REACH et nos amours méritent un avenir sans toxiques qui passe par la substitution obligatoire des substances dangereuses conclut Yannick Vicaire.
Notes:
1. http://www.greenpeac...noperfumereport Peters, Ruud, (2005) "Phthalates and artificial musks in perfumes," R&I-A 2005-011, TNO Environment and Geosciences, Department of Environmental Quality, Netherlands. http://www2.tno.nl/tno/
2. Les esters de phtalates sont très courants dans l'industrie cosmétiques où ils sont employés comme solvants, véhicules de fragrances et d?autres composants, ou afin de dénaturer l'alcool. Les muscs de synthèse, des composés aromatiques, remplacent de nos jours les muscs naturels qui sont beaucoup plus chers.
3. REACH pour "Enregistrement, évaluation, et autorisation des substances chimiques" a été proposée en 2003, et est actuellement discutée par les États-membres de l'Union européenne et le Parlement européen. Les associations de protection de l'environnement et de la santé publique ainsi qu'un nombre croissant d'entreprises progressistes soutiennent la revendication de la substitution obligatoire comme élément clé de la nouvelle réglementation.
source
L' étude en format pdf.
#2
Posté 10 février 2005 à 18:39
J''
régulièrement ma compagne qui s'asperge de ces saloperies qu' elle paie à prix d'or, de plus ces parfums sont en grande partie fabriqués avec des produits petro-chimique... du kérosène au prix du caviar...
Perso, je trouve que ces parfums puent horriblement, et me declenchent immanquablement des maux de tête.
Revennons à nos bonnes vieilles odeurs naturelles.
Perso, je trouve que ces parfums puent horriblement, et me declenchent immanquablement des maux de tête.
Revennons à nos bonnes vieilles odeurs naturelles.
#3
Posté 10 février 2005 à 20:57
C est vrai que tous ces parfums empestent. Les gens doivent mettre ça pour couvrir leurs vieilles odeurs de sueur...
Et en plus ils bousillent la santé!
Je n' en mets jamais.
Et en plus ils bousillent la santé!
Je n' en mets jamais.
#4
Posté 10 février 2005 à 22:46
vous pouvez aussi aller chez yves rocher,c est un peu plus naturel je crois.Enfin ça reste a vérifier...messieurs vous pouvez aussi fabriquer des parfums à vos femmes,elles n en seront que ravies
Ce message a été modifié par veni - 10 février 2005 à 22:47.
#5
Posté 17 février 2005 à 12:52
C'est degoutant les mecs qui se mettent du deo et de l'apres rasage, berk! Moi mes parfums preferes c'est une goutte d'essence de neroli ou de geranium. Au moins on est sur qu'il n'y a pas de saloperie dedans(enfin...surement!) Puis quand on mange pas trop de saloperies la sueur sent moins(experience personnelle! Par contre quand on mange du cumin ca ressort vachement!!! pareil pour l'onion de printemps : il resort sur la peau aussi . Par contre l'ail j'ai jamais senti autre que sur l'haleine)
C'est pas la peine, meme le mec super mignon avec de beaux cheveux longs , si il met du parfum, alors la non, pas la peine... Au placard! Mieux vaut rester celib
Super de lire cet article merci, ma tante m'a offert un parfun machin pour noel qui pue, je l'ai refile a ma soeur qui l'aimait bien et a dit " ben les parfums c'est fait avec des plantes de toute facons" Ouais des plantes mais quoi d'autre? J'ai rien dit, pas la peine de se facher...Elle trouvera bien les articles toute seule un jour. C'est dur d'avoir des croyances qu'on est les seuls a avoir...
C'est pas la peine, meme le mec super mignon avec de beaux cheveux longs , si il met du parfum, alors la non, pas la peine... Au placard! Mieux vaut rester celib
Super de lire cet article merci, ma tante m'a offert un parfun machin pour noel qui pue, je l'ai refile a ma soeur qui l'aimait bien et a dit " ben les parfums c'est fait avec des plantes de toute facons" Ouais des plantes mais quoi d'autre? J'ai rien dit, pas la peine de se facher...Elle trouvera bien les articles toute seule un jour. C'est dur d'avoir des croyances qu'on est les seuls a avoir...
#6
Posté 11 mars 2005 à 02:24
veni, le Jeudi 10 Février 2005, 22:46, dit :
vous pouvez aussi aller chez yves rocher,c est un peu plus naturel je crois.Enfin ça reste a vérifier...
#7
Posté 09 juin 2005 à 07:15
Topic combiné. Merci d'utiliser la fonction RECHERCHE avant de créer un nouveau topic
Citation
Attaques environnementales contre l'industrie cosmétique
Au pays de la beauté, du luxe et du bien-être, le rêve pourrait tourner au cauchemar. Les marques de cosmétiques font l'objet de campagnes d'ONG comme Greenpeace ou d'associations de consommateurs comme l'UFC, pour les obliger à révéler la composition de leurs produits. Elles sont mises en cause sur leurs stratégies marketing qui met en avant des allégations santé pouvant s'avérer trompeuses. Pour l'instant, la fédération des parfumeurs se contentent d'affirmer que ses membres respectent la législation.
A l'occasion de la fête des mères fin mai, Greenpeace a distribué, dans toute la France, 50 000 exemplaires de son nouveau guide Cosmetox, devant des enseignes Marionnaud ou Séphora. Point d'orgue d'attaques sans précédent visant la cosmétologie, ce petit livre rose s'inscrit dans le cadre de la campagne Vigitox, pour mobiliser l'opinion publique et les décideurs politiques et industriels au projet imminent de réglementation des substances chimiques REACH. Après avoir ciblé les parfums au moment de la Saint-Valentin (voir article lié), ce guide classe en trois couleurs (vert, orange et rouge) les produits d'un grand nombre de marques de cosmétologie selon qu'elles recourrent ou non à des substances toxiques, listées par l'association.
Un secteur sensible qui doit prouver l'innocuité de ses produits
Greenpeace a voulu créer un électrochoc. S'il y a encore quelques années, seuls les tests sur animaux réalisés par l'industrie cosmétique mobilisaient l'opinion, le débat s'est déplacé sur la composition même des produits et l'absence de transparence et d'un secteur pourtant exposé, comme l'explique Yannick Vicaire, chargé de la campagne Toxiques à Greenpeace : "Cette industrie, plus que toutes celles que nous avons déjà visées, est celle du plaisir, du bien-être, de la santé. Elle doit donc, plus que toute autre, garantir l'innocuité de ses produits qui doivent être faits sur des critères sanitaires. Ce n'est pourtant pas le cas, c'est aberrant ! "
Françoise Vallet, reporter à Envoyé Spécial, a contribué à cette prise de conscience. Elle a réalisé une enquête sur les cosmétiques, diffusée sur France 2 en mars 2005 qui a fait l'effet d'une petite bombe sur ce marché. " Je me suis rendue compte qu'il existait maintenant sur le marché des cosmétiques bio. Je me suis alors demandée ce qui justifiait cette appellation, et par déduction, j'ai voulu comprendre ce qu'il y avait dans les autres cosmétiques qui se disent " naturels ". il fallait se poser la question des effets des substances chimiques, et des conséquences d'associer, par exemple, chaque jour un parfum avec un lait pour le corps et un déodorant ! C'est aberrant qu'on ne se pose pas plus la question, et qu'il règne une telle opacité. On a le droit de savoir de quoi est faite une crème au XXIe siècle ! " Françoise Vallet a nourri sa réflexion grâce à la lecture d'un ouvrage publié en Allemagne, il y déjà une dizaine d'années : " La Vérité sur les cosmétiques ". Traduit en français en 1998, il n'est en rupture de stock que depuis le reportage diffusé sur France 2 en 2005. Rédigé par Rita Stein, ancienne rédactrice en chef d'un grand magazine féminin allemand, cet ouvrage liste 1 200 composants cosmétiques très utilisés, notés selon leur efficacité mais surtout selon leur toxicité, pour la santé et pour l'environnement. Ce pavé dans la mare complète les nombreuses enquêtes récemment réalisées par l'association Que Choisir, sur divers produits de soin (shampoings, porduits solaires, ou dernièrement gels pour la douche...).
Des allégations alléchantes... à prouver !
L'industrie des cosmétiques se retrouve donc sur le banc des accusés et les attaques sont proportionnelles aux allégations que les marques affichent pour vendre du rêve avec des stratgéies marketing reposant sur une image "nature". " Le problème, pointe Françoise Vallet, c'est qu'aujourd'hui, avec le flot d'information et la montée en puissance de ces produits bio, on a matière à comparaison. Toute allégation doit donc être prouvée. " C'est du reste armée de cette conviction que la journaliste a frappé à la porte de l'emblématique Yves Rocher (qui n'a pas souhaité s'exprimer ici) pour connaître la composition d'une crème au nom évocateur de "Bio Specific". La marque ne prétend pas qu'il contient des produits issus de l'agriculture biologique mais l'appellation, volontairement ambiguë, dénote une stratégie marketing que les associations voudraient voir mieux réglementer. On peut mesurer le risque d'image que représentent des allégations trompeuses en consultant les forums de sites féminins ou de santé sur lesquels le reportage a déclenché des réactions violentes envers la marque. Depuis, l'enseigne a licencié, la jeune femme du département marketing qui avait répondu aux questions de la journaliste en donnant la composition des produits.
Le doute, arme de protection des entreprises
Officiellement la Fédération des industries de la parfumerie (FIP), répond à cette crise en attestant, dans un communiqué lapidaire, que tous ses adhérents respectent les réglementations en vigueur. Officieusement, elle a rencontré les membres de Greenpeace, car certains membres préfèrent " jouer la transparence, sentant le risque qu'elles courrent à ne pas l'être, témoigne Yannick Vicaire. Le côté sacré de ce secteur est en train de s'effondrer."
Après la campagne sur les parfums lancée à la Saint-Valentin, la FIP a refusé de s'engager officiellement sur la substitution des phtalates, des alkylphénols et des muscs artificiels, ciblés par la campagne, mais a diffusé un communiqué disant qu'elle renonçait à faire exclure son secteur des objectifs de REACH, ce qu'elle souhaitait au départ. Il s'agit d'un programme européen sur l'enregistrement et l'évaluation de la toxicité des substances chimiques. (voir article lié)
Ces petites avancées confortent Greenpeace dans son combat pour l'application du principe de précaution et de politique de substitution des substances chimiques. " Le problème, se désole Yannick Vicaire, c'est, qu'en l'absence d'études probantes, les entreprises se servent du doute comme d'une arme de protection, qu'elles brandissent pour ne pas changer leurs pratiques et commander de nouvelles études qui prennent des années. " La crise provoquée par ces campagnes pourrait malgré tout faire changer le doute de camp. Or un consommateur qui doute se transforme rarement en client...
Sylvie Touboul
Mis en ligne le : 08/06/2005
Au pays de la beauté, du luxe et du bien-être, le rêve pourrait tourner au cauchemar. Les marques de cosmétiques font l'objet de campagnes d'ONG comme Greenpeace ou d'associations de consommateurs comme l'UFC, pour les obliger à révéler la composition de leurs produits. Elles sont mises en cause sur leurs stratégies marketing qui met en avant des allégations santé pouvant s'avérer trompeuses. Pour l'instant, la fédération des parfumeurs se contentent d'affirmer que ses membres respectent la législation.
A l'occasion de la fête des mères fin mai, Greenpeace a distribué, dans toute la France, 50 000 exemplaires de son nouveau guide Cosmetox, devant des enseignes Marionnaud ou Séphora. Point d'orgue d'attaques sans précédent visant la cosmétologie, ce petit livre rose s'inscrit dans le cadre de la campagne Vigitox, pour mobiliser l'opinion publique et les décideurs politiques et industriels au projet imminent de réglementation des substances chimiques REACH. Après avoir ciblé les parfums au moment de la Saint-Valentin (voir article lié), ce guide classe en trois couleurs (vert, orange et rouge) les produits d'un grand nombre de marques de cosmétologie selon qu'elles recourrent ou non à des substances toxiques, listées par l'association.
Un secteur sensible qui doit prouver l'innocuité de ses produits
Greenpeace a voulu créer un électrochoc. S'il y a encore quelques années, seuls les tests sur animaux réalisés par l'industrie cosmétique mobilisaient l'opinion, le débat s'est déplacé sur la composition même des produits et l'absence de transparence et d'un secteur pourtant exposé, comme l'explique Yannick Vicaire, chargé de la campagne Toxiques à Greenpeace : "Cette industrie, plus que toutes celles que nous avons déjà visées, est celle du plaisir, du bien-être, de la santé. Elle doit donc, plus que toute autre, garantir l'innocuité de ses produits qui doivent être faits sur des critères sanitaires. Ce n'est pourtant pas le cas, c'est aberrant ! "
Françoise Vallet, reporter à Envoyé Spécial, a contribué à cette prise de conscience. Elle a réalisé une enquête sur les cosmétiques, diffusée sur France 2 en mars 2005 qui a fait l'effet d'une petite bombe sur ce marché. " Je me suis rendue compte qu'il existait maintenant sur le marché des cosmétiques bio. Je me suis alors demandée ce qui justifiait cette appellation, et par déduction, j'ai voulu comprendre ce qu'il y avait dans les autres cosmétiques qui se disent " naturels ". il fallait se poser la question des effets des substances chimiques, et des conséquences d'associer, par exemple, chaque jour un parfum avec un lait pour le corps et un déodorant ! C'est aberrant qu'on ne se pose pas plus la question, et qu'il règne une telle opacité. On a le droit de savoir de quoi est faite une crème au XXIe siècle ! " Françoise Vallet a nourri sa réflexion grâce à la lecture d'un ouvrage publié en Allemagne, il y déjà une dizaine d'années : " La Vérité sur les cosmétiques ". Traduit en français en 1998, il n'est en rupture de stock que depuis le reportage diffusé sur France 2 en 2005. Rédigé par Rita Stein, ancienne rédactrice en chef d'un grand magazine féminin allemand, cet ouvrage liste 1 200 composants cosmétiques très utilisés, notés selon leur efficacité mais surtout selon leur toxicité, pour la santé et pour l'environnement. Ce pavé dans la mare complète les nombreuses enquêtes récemment réalisées par l'association Que Choisir, sur divers produits de soin (shampoings, porduits solaires, ou dernièrement gels pour la douche...).
Des allégations alléchantes... à prouver !
L'industrie des cosmétiques se retrouve donc sur le banc des accusés et les attaques sont proportionnelles aux allégations que les marques affichent pour vendre du rêve avec des stratgéies marketing reposant sur une image "nature". " Le problème, pointe Françoise Vallet, c'est qu'aujourd'hui, avec le flot d'information et la montée en puissance de ces produits bio, on a matière à comparaison. Toute allégation doit donc être prouvée. " C'est du reste armée de cette conviction que la journaliste a frappé à la porte de l'emblématique Yves Rocher (qui n'a pas souhaité s'exprimer ici) pour connaître la composition d'une crème au nom évocateur de "Bio Specific". La marque ne prétend pas qu'il contient des produits issus de l'agriculture biologique mais l'appellation, volontairement ambiguë, dénote une stratégie marketing que les associations voudraient voir mieux réglementer. On peut mesurer le risque d'image que représentent des allégations trompeuses en consultant les forums de sites féminins ou de santé sur lesquels le reportage a déclenché des réactions violentes envers la marque. Depuis, l'enseigne a licencié, la jeune femme du département marketing qui avait répondu aux questions de la journaliste en donnant la composition des produits.
Le doute, arme de protection des entreprises
Officiellement la Fédération des industries de la parfumerie (FIP), répond à cette crise en attestant, dans un communiqué lapidaire, que tous ses adhérents respectent les réglementations en vigueur. Officieusement, elle a rencontré les membres de Greenpeace, car certains membres préfèrent " jouer la transparence, sentant le risque qu'elles courrent à ne pas l'être, témoigne Yannick Vicaire. Le côté sacré de ce secteur est en train de s'effondrer."
Après la campagne sur les parfums lancée à la Saint-Valentin, la FIP a refusé de s'engager officiellement sur la substitution des phtalates, des alkylphénols et des muscs artificiels, ciblés par la campagne, mais a diffusé un communiqué disant qu'elle renonçait à faire exclure son secteur des objectifs de REACH, ce qu'elle souhaitait au départ. Il s'agit d'un programme européen sur l'enregistrement et l'évaluation de la toxicité des substances chimiques. (voir article lié)
Ces petites avancées confortent Greenpeace dans son combat pour l'application du principe de précaution et de politique de substitution des substances chimiques. " Le problème, se désole Yannick Vicaire, c'est, qu'en l'absence d'études probantes, les entreprises se servent du doute comme d'une arme de protection, qu'elles brandissent pour ne pas changer leurs pratiques et commander de nouvelles études qui prennent des années. " La crise provoquée par ces campagnes pourrait malgré tout faire changer le doute de camp. Or un consommateur qui doute se transforme rarement en client...
Sylvie Touboul
Mis en ligne le : 08/06/2005
#8
Posté 09 juin 2005 à 13:05
Très intéressant le site de Greenpeace...
... où on apprend la toxicité des parfums, des produits de beauté, des produits ménagers et même des vêtements (chaussures de sport notamment).
Un site à visiter, histoire de réaliser combien nous risquons beaucoup avec tous ces produits.
Amicalement
... où on apprend la toxicité des parfums, des produits de beauté, des produits ménagers et même des vêtements (chaussures de sport notamment).
Un site à visiter, histoire de réaliser combien nous risquons beaucoup avec tous ces produits.
Amicalement
Rester toujours vigilant et toujours éveillé.
#9
Posté 09 juin 2005 à 13:16
Le guide "Cosmetox" est telechargeable en format PDF sur le site de Greenpeace: http://www.greenpeac...tu20050527.html
#10
Posté 09 juin 2005 à 13:47
Merci, Loup !
Je suis en train de l'imprimer pour le diffuser largement (le photocopieur de mon travail va chauffer...).
J'avais déjà imprimé certaines pages du site, car j'avais été réellement surprise de voir que ces fabricants (tel que Protect et Gamble, par exemple) utilisaient autant de produits toxiques.
Cela m'a permis de me tourner vers des produits bio (shampooing, crème, parfum...) ou des fabriquer des produits faits maison, donc moins chers pour moi que les produits que j'employais avant. Du coup, tout le monde se porte mieux (mon corps et mon portefeuille) !
J'essaie de faire changer l'opinion de mes amis et collègues de travail, mais là... c'est une autre paire de manche (quoi que... leur faire goûter de bonnes amandes et abricots bio n'est pas pour leur déplaire...).
J'ai compris ensuite qu'ils devaient changer, d'eux-même, leur mentalité et que je ne pouvais pas décider à leur place. Mais, j'avais fait l'essentiel : les informer.
Amicalement
Je suis en train de l'imprimer pour le diffuser largement (le photocopieur de mon travail va chauffer...).
J'avais déjà imprimé certaines pages du site, car j'avais été réellement surprise de voir que ces fabricants (tel que Protect et Gamble, par exemple) utilisaient autant de produits toxiques.
Cela m'a permis de me tourner vers des produits bio (shampooing, crème, parfum...) ou des fabriquer des produits faits maison, donc moins chers pour moi que les produits que j'employais avant. Du coup, tout le monde se porte mieux (mon corps et mon portefeuille) !
J'essaie de faire changer l'opinion de mes amis et collègues de travail, mais là... c'est une autre paire de manche (quoi que... leur faire goûter de bonnes amandes et abricots bio n'est pas pour leur déplaire...).
J'ai compris ensuite qu'ils devaient changer, d'eux-même, leur mentalité et que je ne pouvais pas décider à leur place. Mais, j'avais fait l'essentiel : les informer.
Amicalement
Rester toujours vigilant et toujours éveillé.
#11
Posté 13 septembre 2005 à 07:22
Ca sent pas bon pour l'industrie cosmétique...
Chanel et l'Oreal au pilori?
Chanel et l'Oreal au pilori?
Citation
Faut-il interdire les parfums?
9 septembre 2005 - Vous aimez vous parfumer? Prenez garde! Il est possible qu'on vous refuse l'entrée d'une école, d'une université ou d'un hôpital. En effet, au Canada et aux États-Unis, de plus en plus d'établissements publics demandent à leur clientèle de s'abstenir de porter des parfums.
À l'hôpital de Kingston, en Ontario, on interdit désormais aux employés de se parfumer. Les patients et les visiteurs doivent aussi se plier à ce nouveau règlement, adopté en juillet dernier1. Objectif : bannir les parfums, lotions, eaux de Cologne, lotions après-rasage, shampooings et autres produits cosmétiques ou d'hygiène personnelle qui sont chargés de fragrances.
Les parfums seraient-ils en train de devenir un problème de santé publique? C'est ce que croit l'Association pulmonaire du Canada. « Que votre parfum soit de bonne ou de mauvaise qualité, les produits chimiques qu'il contient peuvent causer des problèmes de santé pour les personnes qui vous entourent », peut-on lire sur le site Web de cet organisme2. On y explique que cette sensibilité aux odeurs fortes se traduit souvent par des maux de tête et des migraines, de même que par une irritation des yeux, du nez ou de la gorge. Les parfums seraient également une menace pour les personnes qui souffrent d'asthme ou d'autres maladies respiratoires chroniques.
L'Association encourage les consommateurs à privilégier les produits d'hygiène corporelle portant la mention « sans fragrance ». Il donne aussi des conseils à l'intention des dirigeants qui voudraient instituer une réglementation visant à interdire les parfums dans leur établissement3.
Il existe peu d'études démontrant l'effet néfaste des parfums chez les personnes souffrant de maladies pulmonaires, reconnaît Vicki Bryanton, directrice générale de l'Association pulmonaire de l'Île-du-Prince-Édouard. « Cependant, les malades se plaignent du fait que les odeurs fortes exacerbent leurs symptômes. Nous avons donc décidé d'aller de l'avant malgré l'absence de preuves formelles. Nous pensons que ça ne constitue pas une violation bien grave des droits de la personne que de demander aux gens d'éviter de se parfumer par égard à ceux et celles qui pourraient en souffrir », explique cette pionnière de la lutte antiparfum.
Est-il nécessaire d'en faire un règlement, une obligation? D'après elle, il le faut, sinon les autorités d'un établissement ne pourraient intervenir auprès des contrevenants. « Mais, notre expérience nous enseigne qu'il est rare que l'on doive sévir. Habituellement, les gens se conforment volontiers à la règle lorsqu'on leur explique que les fragrances qu'elles portent nuisent à certaines personnes », précise-t-elle.
Greenpeace va plus loin encore : les parfums pourraient aussi avoir un effet néfaste sur la santé de ceux qui les portent. En début d'année, il publiait les résultats d'une étude portant sur la composition chimique de 36 marques d'eaux de toilette et d'eaux de parfum. Le laboratoire indépendant, qui a effectué l'enquête pour le compte de l'organisme, a confirmé la présence, dans presque tous les échantillons testés, de phtalates et de muscs de synthèse. Ces substances sont « dangereuses » ou « potentiellement dangereuses » pour la santé humaine, d'après Greenpeace. « Certaines sont des contaminants reconnus du sang et du lait maternel. De plus, des preuves s'accumulent pour confirmer les propriétés de perturbation hormonale de certains muscs », est-il écrit dans le rapport intitulé Parfum de scandale4.
On estime qu'environ 20 % des Canadiens souffrent de maladies pulmonaires chroniques (emphysème, asthme, bronchite, etc.). En outre, le quart de la population serait allergique à l'une ou l'autre des substances chimiques qui composent les parfums.
Pierre Lefrançois - PasseportSanté.net
D'après Le Soleil et La Maison du 21e siècle.
9 septembre 2005 - Vous aimez vous parfumer? Prenez garde! Il est possible qu'on vous refuse l'entrée d'une école, d'une université ou d'un hôpital. En effet, au Canada et aux États-Unis, de plus en plus d'établissements publics demandent à leur clientèle de s'abstenir de porter des parfums.
À l'hôpital de Kingston, en Ontario, on interdit désormais aux employés de se parfumer. Les patients et les visiteurs doivent aussi se plier à ce nouveau règlement, adopté en juillet dernier1. Objectif : bannir les parfums, lotions, eaux de Cologne, lotions après-rasage, shampooings et autres produits cosmétiques ou d'hygiène personnelle qui sont chargés de fragrances.
Les parfums seraient-ils en train de devenir un problème de santé publique? C'est ce que croit l'Association pulmonaire du Canada. « Que votre parfum soit de bonne ou de mauvaise qualité, les produits chimiques qu'il contient peuvent causer des problèmes de santé pour les personnes qui vous entourent », peut-on lire sur le site Web de cet organisme2. On y explique que cette sensibilité aux odeurs fortes se traduit souvent par des maux de tête et des migraines, de même que par une irritation des yeux, du nez ou de la gorge. Les parfums seraient également une menace pour les personnes qui souffrent d'asthme ou d'autres maladies respiratoires chroniques.
L'Association encourage les consommateurs à privilégier les produits d'hygiène corporelle portant la mention « sans fragrance ». Il donne aussi des conseils à l'intention des dirigeants qui voudraient instituer une réglementation visant à interdire les parfums dans leur établissement3.
Il existe peu d'études démontrant l'effet néfaste des parfums chez les personnes souffrant de maladies pulmonaires, reconnaît Vicki Bryanton, directrice générale de l'Association pulmonaire de l'Île-du-Prince-Édouard. « Cependant, les malades se plaignent du fait que les odeurs fortes exacerbent leurs symptômes. Nous avons donc décidé d'aller de l'avant malgré l'absence de preuves formelles. Nous pensons que ça ne constitue pas une violation bien grave des droits de la personne que de demander aux gens d'éviter de se parfumer par égard à ceux et celles qui pourraient en souffrir », explique cette pionnière de la lutte antiparfum.
Est-il nécessaire d'en faire un règlement, une obligation? D'après elle, il le faut, sinon les autorités d'un établissement ne pourraient intervenir auprès des contrevenants. « Mais, notre expérience nous enseigne qu'il est rare que l'on doive sévir. Habituellement, les gens se conforment volontiers à la règle lorsqu'on leur explique que les fragrances qu'elles portent nuisent à certaines personnes », précise-t-elle.
Greenpeace va plus loin encore : les parfums pourraient aussi avoir un effet néfaste sur la santé de ceux qui les portent. En début d'année, il publiait les résultats d'une étude portant sur la composition chimique de 36 marques d'eaux de toilette et d'eaux de parfum. Le laboratoire indépendant, qui a effectué l'enquête pour le compte de l'organisme, a confirmé la présence, dans presque tous les échantillons testés, de phtalates et de muscs de synthèse. Ces substances sont « dangereuses » ou « potentiellement dangereuses » pour la santé humaine, d'après Greenpeace. « Certaines sont des contaminants reconnus du sang et du lait maternel. De plus, des preuves s'accumulent pour confirmer les propriétés de perturbation hormonale de certains muscs », est-il écrit dans le rapport intitulé Parfum de scandale4.
On estime qu'environ 20 % des Canadiens souffrent de maladies pulmonaires chroniques (emphysème, asthme, bronchite, etc.). En outre, le quart de la population serait allergique à l'une ou l'autre des substances chimiques qui composent les parfums.
Pierre Lefrançois - PasseportSanté.net
D'après Le Soleil et La Maison du 21e siècle.
#12
Posté 21 décembre 2006 à 20:33
Her Bak, le Jeudi 10 Février 2005 à 17h34, dit :
3. REACH pour "Enregistrement, évaluation, et autorisation des substances chimiques" a été proposée en 2003, et est actuellement discutée par les États-membres de l'Union européenne et le Parlement européen. Les associations de protection de l'environnement et de la santé publique ainsi qu'un nombre croissant d'entreprises progressistes soutiennent la revendication de la substitution obligatoire comme élément clé de la nouvelle réglementation.
Citation
REACH ou l'occasion manquée…
...
La réglementation européenne sur le contrôle des produits chimiques (REACH) adoptée la semaine passée, serait selon certains eurodéputés la meilleure du monde. C'est surtout la… moins mauvaise.
Car le texte adopté par le parlement européen est bien moins ambitieux que sa version originale.
Celle-ci prévoyait en effet de réglementer 100 000 substances d'ici à 2018. Or seules 30 000 seront finalement concernées.
Et les deux tiers échapperont automatiquement à la réglementation, car ils s'en produit moins de 10 tonnes par an.
Plusieurs groupes de substances toxiques sont ainsi épargnés par le projet de listes noires.
C'est le cas des perturbateurs endocriniens, qui modifient la production des hormones par l'organisme.
« C'est tragique pour notre santé à tous et celle de notre planète » a réagi Serge Orru, directeur général de l'Organisation mondiale de protection de l'Environnement (WWF).
Le Bureau européen des Unions de consommateurs (BEUC) déplore pour sa part « la pression intense des gouvernements nationaux » sur les négociateurs du texte.
Et il constate que « certaines substances cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction seront (donc) toujours présentes dans les produits que nous utilisons tous les jours ».
Quant à Greenpeace France, ses responsables dénoncent le fait que « les substances dangereuses ne seront pas signalées sur l'étiquette des produits. Les consommateurs n'auront accès à cette information que sur demande au fabricant. »
...
La réglementation européenne sur le contrôle des produits chimiques (REACH) adoptée la semaine passée, serait selon certains eurodéputés la meilleure du monde. C'est surtout la… moins mauvaise.
Car le texte adopté par le parlement européen est bien moins ambitieux que sa version originale.
Celle-ci prévoyait en effet de réglementer 100 000 substances d'ici à 2018. Or seules 30 000 seront finalement concernées.
Et les deux tiers échapperont automatiquement à la réglementation, car ils s'en produit moins de 10 tonnes par an.
Plusieurs groupes de substances toxiques sont ainsi épargnés par le projet de listes noires.
C'est le cas des perturbateurs endocriniens, qui modifient la production des hormones par l'organisme.
« C'est tragique pour notre santé à tous et celle de notre planète » a réagi Serge Orru, directeur général de l'Organisation mondiale de protection de l'Environnement (WWF).
Le Bureau européen des Unions de consommateurs (BEUC) déplore pour sa part « la pression intense des gouvernements nationaux » sur les négociateurs du texte.
Et il constate que « certaines substances cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction seront (donc) toujours présentes dans les produits que nous utilisons tous les jours ».
Quant à Greenpeace France, ses responsables dénoncent le fait que « les substances dangereuses ne seront pas signalées sur l'étiquette des produits. Les consommateurs n'auront accès à cette information que sur demande au fabricant. »
18.12.2006










