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Assassinat de Rafic Hariri


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14 réponses dans ce topic

#1 Curieux

Curieux

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Posté 19 février 2005 à 19:15

Je trouve que cet assassinat tombe "un peu trop bien" pour les antidémocrates qui gouvernent les USA.
Leur volonté de restructurer le moyen-orient passe aussi par la déstabilisation de la Syrie et de sa prise de contrôle.

Celà pourrait se  faire par l'envoi de "force d'interposition" américaine bienvenue... et bienveillante au Liban ; où la France pourrait s'impliquer (Hariri grand copain de Chirac) permettrait de faire d'une pierre deux coups :

- Main-mise sur le Liban et la Syrie,
- Association de la France et par là-même des grands de l'Europe par une guerre préventive éventuelle.

Le gouvernment français risque d'être tenté par une alliance militaire renouée avec les USA.
L'Union devra modérer sa real politik sur l'Irak.
Mme Rice appuyerait trés certainement cette position !

Les experts qui seront diligentés par l'ONU seront-ils en mesure de faire un travail en toute indépendance ?

Vérifions ces quelques suggestions...

#2 Il Karkagnol

Il Karkagnol

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Posté 19 février 2005 à 20:00

Bonjour,

et peut on penser que le fait qu'une alliance ouverte avec les USA compromettrait la libération de Florence Aubenas et son guide ?
et quand bien meme ,serait-ce pris en compte ?

Chirac veut-il vraiment éviter cette alliance?
et quand bien meme ,le pourrait-il ?

Baleine sous gravier ; et "le buisson" ,on sait bien que l'ONU y s'en tape

#3 Ungern

Ungern

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Posté 17 mars 2005 à 20:56

Pour ma part,une chose est quasiment sûre,ce n'est pas la Syrie !

Que ce soit des membres des services secrets syriens,c'est "plus que probable" .
Que ce soit la Syrie,c'est "plus qu'improbable ".

La Syrie a plus qu'intérêt à faire "profil bas" actuellement .
l'assassinat d'Hariri ne peut que lui être imputé .
Alors "pourquoi" se lancer dans una histoire aussi débile ?

Par contre,si on se met d'un autre point de vue,et en particulier celui d'Israël et des USA.,les choses deviennent bien plus claires :

Israël se débarrasse de la Syrie,donc des Hezbollah et du Hamas .
Avec un peu de chance,Israël se débarasse aussi d'Assad avec en prime une guerre civile en Syrie,bref,les eaux du Golan ont encore de beaux jours devant elles ...

Les USA se débarrassent d'une base arrière possible pour la résistance irakienne .

Tout le monde y gagne .

Reste le "moyen" .

Le moyen est tout trouvé : les services secrets syriens sont à vendre a plus offrants en tous les cas au niveau "local",où la corruption est reine .

Rien de plus facile que de soudoyer des "cadres" syriens,lesquels feront réaliser la tâche par des "hommes de main" syriens eux tout à fait persuadés qu'ils travaillent pour la Syrie et les intérets syriens .

c'est "toiut con .

Faut "aucune morale",mais c'est "tout con" ...

#4 joel

joel

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Posté 27 juin 2005 à 22:55

L'article du Réseau Voltaire "La mort de Rafik Hariri : À qui profite la déstabilisation du Liban ?" est désormais en accès libre. Une thèse bien évidemment que vous ne trouverez sur aucun grand média.

Le lien : http://www.reseauvol...ticle16663.html

#5 ferma

ferma

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Posté 08 juillet 2005 à 13:53

Pourquoi a-t-on tué Hariri ?

Selon, le journaliste et éditorialiste US, Wayne Madsen* les Etats-Unis avaient demandé à l’ancien premier ministre libanais d’installer une base militaire au nord du Liban, raison pour laquelle les troupes syriennes devaient quitter totalement le Liban. Harriri, fervent nationaliste arabe était connu pour son opposition à ce projet. Le contrat, avant même la signature d’un accord avec le Liban, a été remis par le Pentagone à la firme Jacobs Engineering Group, sise à Pasadena en Californie en partenariat avec le groupe Bechtel. Cette base devait servir de plate-forme logistique et de transit pour les troupes US en Irak. Elle devrait servir à protéger les oléoducs US dans la région (Bakou-Tbilissi-Ceyhan et Mossoul-Kirkouk-Ceyhan) ainsi qu’à la déstabilisation de la Syrie. Des indices permettent de penser que cette base en gestation serait aussi importante que la base US au Qatar. Plusieurs sources de renseignements se recoupent pour indiquer que les assassinats ciblés de personnalités, telles Elies Hobeika et Rafic Harriri, relèvent du feu vert de l’adjoint au chef d’Etat-Major, Karl Rove et du vice conseiller à la sécurité nationale à la Maison Blanche, Elliot Abrams.

* Auteur de « America’s nightmare : The Presidency of George Bush II)

[lien]

Extrait du rapport de Peter Fitzgerald (*)
Les derniers déplacements de Rafic Hariri

24. Lundi 14 février 2005, vers 12h30, M. Hariri est sorti du Parlement situé au centre de Beyrouth et a marché environ 70 mètres en direction d’un café (place de l’Étoile) de la place de l’Étoile où il a rencontré des gens. Vers 12h50, il a quitté le café en compagnie de l’ancien ministre et député Bassel Fleyhane. Son convoi sécuritaire était composé de 6 véhicules : le 1er, une jeep avec quatre hommes de police libanais (la tête de convoi) ; le 2e, une Mercedes noire avec trois agents de sécurité privés ; le 3e, une Mercedes noire blindée que conduisait Hariri accompagné de M. Fleyhane ; le 4e, une Mercedes noire avec à son bord trois agents de sécurité privés ; le 5e, une Mercedes noire avec à son bord trois agents de sécurité privés ; et le 6e, une jeep noire (une ambulance) clôturant le convoi avec à son bord trois agents de sécurité privés. Trois des véhicules étaient équipés de brouilleurs de signaux à forte puissance (4GHz), qui étaient en activité au moment du drame. Tous les véhicules étaient équipés d’armes à feu et tous les gardes du corps étaient bien entraînés.

25. L’itinéraire choisi n’a été communiqué à la tête du convoi qu’au moment où M. Hariri quittait le café. Le convoi est sorti de la place de l’Étoile et a pris la rue Ahdab et la rue Foch. Au croisement de la rue Foch et de la rue du Port, le convoi a bifurqué à gauche et a pris la route côtière en direction de Aïn Mreïssé et de l’hôtel Saint-Georges.

26. À 12h56 pile, le convoi de M. Hariri passait directement devant l’hôtel Saint-Georges, une route qu’il n’avait prise que six fois au cours des trois derniers mois. Une grande explosion s’est produite, causant la mort de M. Hariri, de sept de ses gardes du corps, et de douze civils dans les alentours immédiats. M. Hariri a été transporté à l’hôpital de l’Université américaine (AUH) où son corps a été identifié par son médecin personnel et par le médecin légiste désigné par le gouvernement. L’identification a été possible grâce à des marques corporelles, aux rayons X et aux registres dentaires de M. Hariri. La cause du décès est une lésion directe au cerveau ayant provoqué un arrêt cardiaque.

(*) Chef de la mission d’investigation de l’Onu sur « les causes, les circonstances et les conséquences » de l’assassinat de Rafic Hariri.

AFI

#6 joel

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Posté 28 avril 2006 à 19:55

Affaire Hariri : le livre qui implique Washington  

jeudi 27 avril 2006- Casablanca Aujourd’hui le Maroc Affaire Hariri : le livre qui implique Washington http://www.aujourdhu...tails45836.html

Selon un livre publié par un journalise allemand, les Etats-Unis et Israël pourraient bien avoir trempé dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri.

L’implication directe des Etats-Unis ainsi qu’Israël dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri serait fortement possible. Le soulèvement des Libanais anti-syriens, qui a accéléré le retrait des troupes syriennes du Liban après vingt ans de présence, sert avant tout les intérêts stratégiques de ces deux éternels alliés. En tout cas, c’est ce qu’affirme Jurgen Cain K lbel, un journaliste allemand dans un livre paru récemment.

Intitulé "Mordakte Hariri. Unterdrckte Spuren im Libanon" (Dossier de l’assassinat d’Hariri. Des indices passés sous silence au Liban), le livre critique sévèrement la démarche suivie par la Commission d’enquête de l’ONU.

Dans son livre, ce journaliste indépendant reproche à la commission d’enquête sur la mort de Rafic Hariri de se focaliser sur la piste syrienne aux dépens d’autres pistes qui seraient envisageables.

« Il y a d’autres pistes : elles mènent à la guerre civile libanaise pour aboutir à Washington, New York et Jérusalem, » affirme-t-il.

L’auteur dénonce « un plan ignoble » : « l’assassinat de "Monsieur Liban" (Hariri) était destiné à se graver à jamais dans la tête des Libanais pour faire d’eux des instruments de ce qui allait devenir la Révolution du Cèdre, » a-t-il écrit.

Ce pamphlet contient plusieurs révélations accablantes pour la commission d’enquête. Il affirme, entre autres, que les principaux témoins sont devenus millionnaires après avoir fait des dépositions dans lesquelles ils accusent les services secrets syriens. Et d’ajouter que l’un d’entre eux a « mystérieusement disparu dans un accident, et que les traces ADN du "soi-disant kamikaze" n’ont jamais été retrouvées sur le lieu de l’explosion, en plein centre de Beyrouth. »

Jurgen Cain K lbel n’accuse pas directement Washington et Tel Aviv d’être derrière cet assassinat, mais il apporte des éléments et des témoignages qui vont dans ce sens.

Par exemple, Jurgen Klbel note que l’ancien ministre libanais figurait jusqu’à sa mort sur une liste d’hommes à abattre inscrite sur un lien du site de « United States Committee for a Free Lebanon ». Il s’agit d’un site du « lobby » libanais aux Etats-Unis, proche des milieux néo-conservateurs.

Et en citant le journaliste d’investigation américain, Wayne Madsen, le livre rappelle que l’ancien Premier ministre s’opposait au projet de construction d’une importante base américaine dans le nord du Liban.

Parmi les personnes citées par le journaliste allemand, figure Moustafa Al-Nasser, ancien conseiller de M.Hariri, qui a dit : « L’assassinat de Hariri est l’oeuvre des services secrets israéliens, le Mossad, qui a pour but de créer des tensions politiques au Liban ».

Mais la révélation majeure du livre est la suivante : les émetteurs de brouillage du convoi de M.Hariri, capables en temps normal d’empêcher que des bombes soient activées à distance, ont « totalement failli ». Or, affirme le journaliste en citant un expert suisse, ce système ne peut être neutralisé que par son producteur qui n’est autre qu’une société israélienne fondée par d’anciens agents du Mossad.

L’acharnement de Washington à vouloir renverser Damas ne date pas d’hier. D’après un document, qui remonte à l’automne 1957, dont l’existence a été révélée par « The Guardian » en septembre 2005, la Central Intelligence Agency (CIA) et son homologue britannique avaient déjà à l’époque convenu de mettre fin au régime syrien en faisant croire que Damas est à l’origine de complots, de sabotages contre les gouvernements voisins. D’après les éléments du livre Jurgen K lbel, l’assassinat de Rafic Hariri pourrait bien être une manoeuvre américaine destinée à déstabiliser le régime de Damas.

Le 27-4-2006 Par : Rachid Abbar avec Agences

Source : http://dieudo.net/20...?id_article=158

#7 Maximus

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Posté 04 mai 2006 à 21:02

Ca reprend un peu ce qui a été posté par joel mais bon : http://www.michelcol...:08&log=invites

Et sinon, un article que Isis Rider avait traduit : http://www.onnouscac...=9933&hl=hariri

#8 Demonicus

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Posté 05 mai 2006 à 15:51

Et bien voilà sans doute une confirmation que ceux qui gouvernent dans l'ombre sont prêts à passer même par les moyens les moins "évidents" pour arriver à leurs fins. Et comme le commun des mortels ne voit pas plus loin que le bout de son nez ça semble assez facile. "Rien en politique n'arrive par hasard.." a bien prevenu Roosevelt.  Pratiquement toujours les mêmes techniques, un attentat ou un meurtre retantissant et on nous dit qui est coupable sans qu'il y est de véritables enquêtes approfondies et les peuples broutent comme des moutons cette "herbe empoisonnée". Revolution du cèdre, révolution orange et tout ça ça sent à la manipulation à plein nez.
Par exemple la révolution orange ressemblait à une révolution un peu trop bien organisée pour "une révolution spontanée" mais on dira encore que je vois des complots partout ! Mais les mensonges des médias j'y ai été directement confrontés et je sais à quel point ça peut aller loin !

#9 météore interne

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Posté 05 mai 2006 à 15:59

les usa sont devenu une grosse croix gamme , il n y as plus de soscietes secretes qui gouvernent dans l ombre , l ombre est devenus la lumiere du pire , putain qu est qu il fout jesus ? serieu il faut les arreter (les usa) .

#10 petrus

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Posté 22 mai 2006 à 09:12

Évolution de l’enquête sur l’assassinat d’Hariri.

Dans lequel on apprend que (résumé):

- Le nouveau magistrat belge, Serge Brammertz, semble prendre le contre-pied de la méthode Mehlis. Il élargit l'enquête en s'occupant d'éléments négligés auparavent.

- Il prend des contacts directs en Syrie. Le 25 avril, le magistrat belge s’est entretenu avec le président syrien Bachar al-Assad et son vice-président Farouk al-Chareh. Une première depuis le début de l’enquête internationale. Mais, là encore, mutisme et discrétion qualifient la méthode de Brammertz. A nouveau en Syrie, depuis le samedi 13 mai, l’enquêteur de l’Onu aurait demandé à consulter les archives des services de renseignements syriens. Selon des informations fiables, il souhaite remonter aussi loin que le début des années 1990.

- Une fourgonnette blanche, ayant servi dans l'attentat, avait été volé au Japon quatre mois avant l'attentat. Brammertz entend retracer l'itinéraire du véhicule.

- Comment expliquer que Jamil Sayyed, ancien directeur général de la Sûreté générale [du Liban], emprisonné depuis le 30 août, Raymond Azar, ancien chef des Renseignements de l’armée, Moustapha Hamdane, de la garde présidentielle, et Ali al-Hage des Forces de sécurité intérieure, accusés de conspiration, n’ont-ils jamais été confrontés les uns aux autres ? [dans l'enquête menée par Mehlis]

- Le témoin-clé de l’affaire, selon le rapport Mehlis, est Mohammed Zouhair al-Siddiq. Se présentant d’abord comme un colonel des services de renseignements syriens, il s’est en fait révélé être un déserteur de l’armée syrienne. D’après le magazine allemand Der Spiegel, al-Saddiq aurait appelé son frère à Paris, à la fin de l’été 2005, pour lui annoncer : « Je suis millionnaire ». Des sources convergentes pensent qu’il a été soudoyé pour donner un faux témoignage. Le correspondant du Guardian à Bagdad, Ghaith Abdul-Ahad, le voit comme un petit escroc stipendié [payé pour un forfait] par Rifaat el-Assad, oncle et opposant de Bachar el-Assad, pour intoxiquer la commission [oncle qui a fait des déclarations dans les médias pour impliquer Bachar el-Assad].

- Mohammed Zouhair al-Siddiq fut arrêté à Paris en octobre 2005. Le Liban a demandé son extradition, mais Paris [Chirac] a refusé. Mohammed Zouhair al-Siddiq a été libéré depuis.

- Mohammed Zouhair al-Siddiq est libre, alors que Detlev Mehlis avait changé son statut de témoin en suspect dans son second rapport, publié le 21 octobre 2005. Dans tous les cas, comment expliquer qu’un « témoin-suspect » charnière de l’enquête puisse être en liberté et ne pas avoir à justifier de ses témoignages contradictoires ?

- Les experts de l’Onu travailleraient actuellement aussi sur l’affaire Houssam Houssam, le témoin masqué. Il était l’une des cartes maîtresses du jeu de Mehlis. Avant de déclarer qu’il avait été obligé par des proches de la famille Hariri de délivrer un faux témoignage contre la Syrie.

- Autre piste suivie actuellement par les enquêteurs : Ahmad Abou Adas, le réfugié palestinien qui a revendiqué l’attentat dans une cassette-vidéo, et dont on n’a jamais retrouvé la trace. Son rôle avait été minimisé par Detlev Mehlis. Serge Brammertz semble bel et bien vouloir prouver que ses méthodes ne vont pas dans le même sens que son prédécesseur.

- Dans ce climat d’interrogations, de nouvelles thèses surgissent, d’anciennes hypothèses refont surface. La main du Mossad ?. L'un des éléments poussant dans cette direction est le matériel de brouillage anti-explosifs utilisé par Hariri. Ce matériel était israélien, il est tombé en panne au moment de l'attentat, permettant l'allumage de la charge par GSM, puis s'est remis à fonctionner après (un des émetteurs de brouillage était toujours en fonctionnement après).

- Le journaliste libanais Moustafa Nasser dit : « L’assassinat est l’œuvre des services secrets israéliens, le Mossad, qui a pour but de créer des tensions politiques au Liban. »


Article complet : http://altermonde-le...id_article=5911


#11 Mister Mystery

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Posté 19 juin 2006 à 07:38

Brammertz, il est peut-être mieux que ce pantin pro-américain de Mehlis mais il ne sert pas à grand-chose. Après plusieurs mois d’enquête, il précise dans son dernier rapport que les meurtres de Rafic Hariri et de ceux qui ont suivis seraient liés. Quelle révélation incroyable ! Comme si on ne s’y attendait pas ! Si c’est moi qui était chargé de l’enquête, cela aurait fait longtemps que j’aurais mis ces assassinats sur le dos de ces agents du Mossad qu’on vient de capturer y a pas longtemps au Liban… Car je suis certain que ce sont eux.

Ce message a été modifié par Mister Mystery - 19 juin 2006 à 07:48.


#12 joel

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Posté 26 juillet 2006 à 16:01

Depuis les dernières agressions israéliennes au Liban, il est difficile de ne pas penser à l'assassinat de Rafic Hariri...

Israël et l’assassinat de Rafic Hariri : La piste interdite

Gilles Munier
16 juillet 2006


Sans doute vais-je aggraver mon cas. Après l’assassinat de Rafic Hariri, j’ai désigné Israël comme l’un des pays qui profite du crime et écrit qu’un des conseillers de l’ancien Premier ministre accusait le Mossad d’en être l’auteur. L’Arche - « mensuel du judaïsme français » - m’a aussitôt traité d’antisémite, comme le font les Israéliens dès que l’on critique leur politique. Le 11 mai dernier, j’ai entendu Raphaël Schoemann, un fanatique pro israélien inculpé pour avoir menacé de mort une douzaine de personnalités françaises, citer mon article au tribunal pour prouver que je voyais « la main d’Israël » partout ! (Commentaire personnel : malgré les menaces de mort, les envois postaux de balles et l'arsenal de guerre retrouvé au domicile du fanatique (fusil d’assaut, pistolet et revolver, balles spéciales perforantes, appareil de visée, silencieux...) ce dernier n'a été condamné en première instance qu'à "1" euro de dommages et intérêts et 10 mois de prison avec sursis ! Hem... No Comment...)

On comprend, dans ces conditions, pourquoi personne – ou presque – n’évoque le Mossad comme l’un des instigateurs possibles du meurtre de Rafic Hariri. Les journalistes craignent de perdre leur emploi, les hommes politiques, ou les juges, de compromettre leur carrière. On comprend aussi pourquoi le démantèlement au sud du Liban d’un réseau terroriste du Mossad a pratiquement été passé sous silence : ses membres n’ont apparemment pas participé à l’attentat contre Rafic Hariri, mais les preuves accumulées contre eux par les enquêteurs y font irrésistiblement penser.

Le rapport du juge Detev Mehlis qui accuse la Syrie et des officiers supérieurs libanais d’avoir assassiné Rafic Hariri, repose, à ce que l’on sait, sur les témoignages d’agents manipulés par des services secrets occidentaux et israéliens, ou par Rifaat Al-Assad – oncle de Bachar – qui rêve d’accéder au pouvoir à Damas. Même le « charnier » découvert opportunément à Anjar, au Liban, près d’une ancienne caserne syrienne, pour accuser la Syrie de crime de guerre, faisait partie de la campagne anti-syrienne. Il s’agit d’un cimetière ottoman vieux de 300 ans !

Pour une poignée de dollars…

Le principal témoin de l’assassinat de Rafic Hariri : Mohamed Zouheir Siddiq, qui avait prétendu être un membre important des services secrets syriens au Liban, en fait simple chauffeur d’un général syrien, était un escroc protégé par Rifaat Al Assad, recherché pour détournement de fonds. Selon Der Spiegel (22/10/05), il a avoué à son frère être devenu « millionnaire » en récitant sa leçon.

Mohamed Zouheir Siddiq n’a donc ni participé à l’attentat, ni mis son appartement à la disposition des comploteurs. Les noms des sept officiers du renseignement syrien et des quatre généraux libanais lui ont été soufflés. Il n’a pas vu le van Mitsubishi canter blanc - qui a explosé au passage du convoi de Rafic Hariri - dans une caserne syrienne, pas plus qu’Ahmad Abou Adass, le kamikaze palestinien qui – selon lui - croyait participer à un attentat contre Iyad Allaoui, alors « Premier ministre » irakien.

L’autre témoin-clé, dit « témoin masqué » : Houssam Taher Houssam, syrien d’origine kurde, présenté comme un ancien officier des services de renseignement syriens, était coiffeur à Beyrouth et informateur des services syriens. Lorsqu’il s’est rétracté à Damas, il a accusé un journaliste d’Al-Mostaqbal - Farès Khachane – de lui avoir dicté ses déclarations. Le journaliste était, selon lui, aux ordres de Saad Hariri, fils du Premier ministre assassiné, et en relation avec « des Américains et des Israéliens ». On l’a torturé et drogué pour lui faire dire que Maher al-Assad - frère du Président Al-Assad - et Assef Chaoukat - directeur des services des renseignements syriens - étaient les « commanditaires de l’attentat ». Lui non plus n’a pas vu le van Mitsubishi canter blanc dans une base syrienne. C’est Hassan Sabeh - ministre de l'Intérieur libanais – qui lui a demandé ce faux témoignage contre 1,3 million de $.

Enfin Louay Al-Saka, un syrien détenu en Turquie présumé coupable d’un attentat à Istanbul, soit disant « n°5 d’Al Qaïda », devait, semble-t-il, jouer le rôle de témoin de rechange. Selon son avocat, quatre agents de la CIA lui ont proposé dans sa cellule la vie sauve et une forte somme d’argent pour déclarer que le Général Assef Chaoukat voulait qu’il recrute un homme suicide irakien pour éliminer Hariri. Prudent, Al-Saka a refusé le marché offert par les Américains.

Sur la liste des personnalités à abattre


Le rapport Mehlis est un roman d’espionnage mal ficelé. Les comploteurs, présentés comme des professionnels du renseignement, se réunissaient à l’hôtel Méridien à Damas qui ne passe pas pour un endroit discret. Eux pour qui les écoutes téléphoniques n’ont pas de secret, n’arrêtaient pas de s’appeler sur leurs portables… Un suspect, Mahmoud Abdel-Al, membre de la secte musulmane Al–Ahbash – sans doute aux ordres de Rifaat Al-Assad - aurait même contacté le Président libanais Emile Lahoud le jour de l’attentat ! Seul fait indubitable : Nawar Habib Dona, marchand de cartes téléphoniques à Tripoli, qui a vendu celles liées à l’attentat, est mort dans un « accident de la route »…

Dans l’affaire Hariri, les preuves d’une éventuelle implication du Mossad ne manquent pas, mais la « justice internationale » ne veut pas en entendre parler. Le Gouvernement du Liban libre - basé en Israël et dirigé par Nagi N. Najjar - et le Comité pour un Liban libre de Ziad K. Abdelnour, un financier néo conservateur proche du Likoud et de Daniel Pipes – l’homme qui a inspiré l’opération caricatures du Prophète – ont pourtant mis le nom de Rafic Hariri sur une liste de personnalités libanaises à éliminer. Ce n’était pas un secret : elle était sur leur site Internet. Detlev Mehlis n’en a pas parlé dans son rapport à l’ONU. Quelle aurait été sa réaction – celle des Etats-Unis et de la France - si ces menaces avaient émané d’un groupuscule libanais pro syrien? Pourquoi le juge n’a-t-il pas fait vérifier le système de sécurité du convoi ? Il se serait mystérieusement désactivé juste une fraction de seconde avant l’explosion. Pourquoi n’a-t-il pas mis la société israélienne qui l’a conçu sur la liste des suspects ?

Réseaux terroristes israéliens au Liban


Au Liban, les Israéliens ont toujours assassiné impunément qui ils voulaient. Les bombardements actuels - notamment de l’aéroport international… Rafic Hariri ! – entrent dans une stratégie qui ne date pas d’hier à laquelle l’ancien Premier ministre se serait fermement opposé. A-t-il été éliminé dans cette perspective ? Qui sait que les services de renseignements de l’armée libanaise ont démantelé le 13 juin un réseau du Mossad, à Saïda, au sud du Liban ? Sa spécialité : l’attentat à la voiture piégée. Le chef du groupe terroriste, Mahmoud Rafeh, a été arrêté ainsi que deux de ses complices. C’est un Druze libanais, ancien officier dans les milices pro israéliennes du Général Lahad, ancien des Forces de sécurité libanaises (FSI). L’armée libanaise a découvert dans sa cave la panoplie du parfait espion : un ordinateur et des caméras en provenance d’Israël, des tenues militaires libanaises, des téléphones cellulaires avec des lignes internationales, un décodeur permettant de lire sur un écran de télévision des messages codés, des faux papiers, des portraits d’épouses fictives israéliennes.

Mahmoud Rafeh a été recruté en 1994 par le Mossad sur les conseils d’Alameddine Badaoui, responsable de sécurité de l’ex-armée du Liban-Sud. Il a été formé en Israël et dans un pays étranger, puis renvoyé au Liban en 2000 « pour mettre en place des réseaux chargés de l’exécution d’opérations ». Il est bien sûr interdit d’en déduire qu’il pourrait y avoir parmi ces groupes terroristes dormants celui qui a tué Rafic Hariri.

Rafeh a avoué avoir organisé une série d’attentats contre des personnalités libanaises ou palestiniennes. En 1999 et 2003, il a tué deux dirigeants du Hezbollah. Le 20 mai 2002, il a assassiné Jihad Jibril qui dirigeait la branche armée du FPLP-CG (Front Populaire pour la Libération de la Palestine – Commandement général), fondé par son père. Cet attentat avait été revendiqué par un « Mouvement des Nationalistes libanais », créé pour la circonstance. À l’époque, Israël avait bien sûr démenti être responsable du meurtre. Yarden Vatikay, du Ministère israélien de la Défense, avait assuré qu’ « Israël n'avait aucun rapport avec la voiture piégée ». Benjamin Ben-Eliezer, son ministre, avait ajouté : « Comme d'habitude, c'est Israël qu'ils blâment ».

Le 26 mai 2006, Rafeh a assassiné Mahmoud Majzoud, membre du Djihad islamique qui, victime d’un attentat similaire, il y a deux ans, avait installé des caméras de surveillance dans – et devant – son immeuble. Elles ont disparu. Là aussi, il est interdit de dire que les terroristes ont tiré des enseignements de l’attentat contre Hariri. Cette fois, ils ont pris les caméras, alors qu’ils avaient oublié de neutraliser celle de la banque HSBC qui a filmé le van Mitsubishi près de l’hôtel St Georges.

Selon des sources judiciaires proches de l’enquête, les explosifs étaient camouflés dans la porte d’une Mercedes 280 grise garée devant le domicile des victimes. La porte a été introduite au Liban par un passage situé près des fermes de Chebaa. L’explosion était télécommandée par Mahmoud Rafeh, installé dans un van situé à 900 mètres de l’objectif. Un agent du Mossad, embarqué sur un avion de surveillance MK volant à haute altitude, l’informait de ce qui se passait devant l’immeuble et lui a dit quand presser le bouton. Il est encore une fois interdit d’évoquer le van Mitsubishi qui s’est introduit dans le convoi de Rafic Hariri, et de rappeler que Moustapha Tlass – ancien ministre syrien de la Défense – a déclaré en janvier 2006 qu’un avion israélien a donné le signal pour faire exploser les voitures piégées qui ont tué Rafic Hariri et le journaliste Gebran Tuéni.

Deux membres du réseau sont en fuite : un certain « Abou Georges » et Hussein Khattab, un ancien prisonnier palestinien en Israël, accusé par Ahmed Jibril d’être directement responsable de l’attentat contre son fils. Le Président Emile Lahoud demande au juge Brammertz – qui a pris la suite de Detev Mehlis - d’enquêter sur les meurtres du Mossad, comme il le fait sur ceux des 14 personnalités libanaises assassinées après l’attentat contre Rafic Hariri. Il se pourrait bien qu’il y ait un « lien manifeste » entre tous ces assassinats, les réseaux du Mossad au Liban et les événements actuels.

16 juillet 2006

DETLEV MEHLIS : « Mossad : connais pas ! »

L’enquête du juge Detlev Mehlis sur l’assassinat de Rafic Hariri ressemble à celle qu’il a menée après l’attentat à la bombe dans la discothèque La Belle, le 5 avril 1986, à Berlin Ouest. Dans les deux cas, il s’est refusé à envisager la moindre implication du Mossad dans l’affaire.

Le « complot libyen »

A Berlin, l’attentat avait provoqué la mort de deux GI’s et d’une femme turque, et fait plus de 200 blessés, dont 79 Américains. Le Président Ronald Reagan avait aussitôt affirmé que les Etats-Unis avaient intercepté deux messages prouvant la culpabilité de la Libye et lancé l’Opération Eldorado Canyon. Le 15 avril, Tripoli et Benghazi étaient bombardés. On dénombrait 41 tués - dont la fille adoptive du Président Khadafi – et plus de 220 blessés.

Detlev Mehlis avait accrédité, sans la moindre preuve, la thèse du « complot libyen » comme il l’a fait au Liban avec celle de la « piste syrienne ». Pendant quinze ans, il a instruit à charge pour justifier a posteriori l’agression américaine et cacher l’implication de services secrets occidentaux – et israélien - dans l’attentat. Les informations mettant en doute ses accusations sont accablantes.

En 1990, dans « Mossad. Un agent des services secrets israéliens parle », le colonel Victor Ostrosvky, révèle que les messages cités par Ronald Reagan sont l’œuvre du Mossad qui a installé un émetteur Trojan dans un immeuble situé près de la caserne Bab al-Aziziyyah, résidence et bureau du Président Kadhafi. Dès la fin mars 1986, les services d’écoute américains avaient déchiffré des instructions données à des terroristes, croyant qu’elles émanaient des services secrets libyens !

Des terroristes liés au Mossad

Le 25 août 1998, une contre enquête du magazine d’investigation Frontal, diffusée sur la chaîne allemande de télévision ZDF révélait que les terroristes arabes inculpés par Mehlis étaient des informateurs et des agents de la CIA, du BND allemand ou du Mossad. Le juge était au courant de ces liens, mais n’en avait tiré aucune conclusion et n’en a jamais fait état.

Frontal apprend qu’il est allé à Malte : proposer à Musbah Eter – un des terroristes en fuite, ancien fonctionnaire de l’Ambassade libyenne à Berlin-Est - de respecter son immunité diplomatique à condition qu’il accuse un Palestinien du nom de Yasser Chraidi, chauffeur de l’ambassade, d’être le cerveau de l’attentat. La trace de Musbah Eter, qui a accepté la proposition de Mehlis, a été retrouvée plus tard en Norvège, où il s’est réfugié en 1990. Dans son interview, il refuse de dire pour quel service secret il a travaillé. Son avocat, Odd Devland, raconte alors qu’à son arrivée à Bergen, son client était présenté par les médias comme un danger pour la sécurité du pays, mais qu’une intervention du Mossad a miraculeusement arrangé la situation. Musbah Eter a même obtenu sa naturalisation.

Le rôle joué par le Mossad et certains services occidentaux dans l’attentat de Berlin explique sans doute pourquoi le 18 novembre 1997 le tribunal allemand n’a condamné les terroristes qu’à des peines de 12 à 14 ans d’internement, alors que la prison à vie était réclamée. Selon Frontal qui a eu accès aux synthèses finales du KGB et de la Stasi sur cette affaire, l’attentat a été commis en réalité – moyennant finances occidentales - par un autre groupe, composé de « terroristes professionnels » dirigés par un certain « Mahmoud » Abou Jaber. Musbah Eter et ses complices étaient des coupables parfaits, là pour brouiller les pistes remontant aux auteurs et aux commanditaires de l’opération.

Sources :

La commission Mehlis discréditée http://perso.orange.fr/do/ag/892.htm

Mais qui a assassiné Rafic Hariri ? par Gilles Munier (AFI-Flash du 21/2/05)

Interview de Jürgen Cain Kübel, auteur de « Mordakte Hariri. Unterdrückte Spuren im Libanon »
(Dossier de l'assassinat d'Hariri. Des indices passés sous silence au Liban)
http://www.oulala.ne...id_article=2409

L’espion du Mossad passe aux aveux, et plusieurs articles parus dans L’Orient-Le Jour sur le réseau du Mossad démantelé au Liban, sont sur le site : http://palestine.ove...rie-136632.html

Quand le Mossad trame au Pays des cèdres, par Stefano Chiarini, il manifesto – 17/6/06
http://www.protectio...id_article=2890

Four Convicted for 1986 Disco Bombing http://www.ict.org.i.../det.cfm?id=706

German TV expose CIA, Mossad links to 1986 Berlin disco bombing
http://www.wsws.org/...bomb1-a27.shtml

« Mossad. Un agent des services secrets israéliens parle », de Victor Ostrosvky et Claire Hoy - Editions Presses de la Cité, 1990. Israël avait tenté de faire interdire la parution du livre aux Etats-Unis.

Source de l'article : http://www.stopusa.b...ngue=1&id=24703

#13 joel

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Posté 15 septembre 2006 à 19:42

Une remarquable interview de Jürgen Cain Külbel  (Ancien enquêteur criminel de RDA, devenu journaliste après la réunification allemande) par Silvia Cattori : Attentat contre Rafic Hariri : Une enquête biaisée ?

Source : http://www.voltairen...icle143440.html

Un article que je dédie à certaines vieilles connaissances du forum, lesquelles voulaient nous persuader que la Syrie était forcément derrière cet attentat.  :biglol:

#14 Daman

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    Démiurge désinvolte

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Posté 15 septembre 2006 à 20:12

Joel, il fallait être soit bas de plafond soit malhonnète pour gober la théorie des US.
Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#15 Taranis

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Posté 01 juillet 2011 à 23:10

L'affaire Hariri vient de franchir un nouveau cap ! Ça va chauffer bientôt au Liban !

Citation

Image IPB

Le tribunal de l’ONU enquêtant sur l’assassinat du dirigeant Rafic Hariri a remis jeudi un acte d’accusation sous scellé et quatre mandats d’arrêt au procureur général à Beyrouth, une affaire qui divise le Liban et fait craindre de nouvelles violences.

Le chef de l’opposition parlementaire et fils de Rafic Hariri, Saad Hariri, a salué un « moment historique » après de « nombreuses années de patience et de combat », appelant le gouvernement de Najib Mikati, dominé par le camp du Hezbollah, à respecter les résolutions internationales.

« L’acte d’accusation et les mandats d’arrêt qui l’accompagnent ont été transmis le 30 juin 2011 aux autorités libanaises », a indiqué le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), qui siège à La Haye, dans un communiqué.

L’acte d’accusation dans l’enquête sur l’assassinat du Premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005 avait été confirmé mardi par le juge de la mise en Etat, le Belge Daniel Fransen.  »La confirmation de l’acte d’accusation signifie que le juge Fransen est convaincu qu’il existe de prime abord des moyens de preuve justifiant l’ouverture d’un procès », souligne le TSL, tout en précisant qu’ »il ne s’agit pas d’un verdict de culpabilité ». Le Tribunal souligne que M. Fransen a décidé que l’acte d’accusation devait demeurer confidentiel afin « d’aider les autorités libanaises à s’acquitter de leur obligation de procéder à l’arrestation de l’accusé ou des accusés ».

Un peu plus tôt dans la journée, Farès Souaid, un responsable de l’opposition, avait affirmé qu’ »un groupe d’experts du TSL (avait) remis aujourd’hui au procureur Saïd Mirza l’acte d’accusation ». Une assertion confirmée par un responsable du gouvernement.

« Les mandats d’arrêt ont été délivrés sous scellés et doivent être exécutés à l’encontre de quatre Libanais », a précisé une source judiciaire libanaise sans fournir d’autres précisions.

Selon des médias locaux ayant identifié les quatre suspects, au moins deux sont membres du puissant mouvement chiite armé du Hezbollah, un allié des régimes syrien et iranien.
Le Hezbollah, qui s’attend depuis des mois à être mis en cause par le TSL, a provoqué en janvier la chute du gouvernement d’union de Saad Hariri après le refus de ce dernier de cesser toute coopération avec le tribunal.

Son successeur, Najib Mikati, a appelé jeudi à agir de façon « responsable et réaliste » après la remise de l’acte d’accusation, « en gardant en tête que ce sont des accusations et non des verdicts ».

Le gouvernement libanais a indiqué de son côté dans son programme de politique générale rendu public jeudi « qu’il suivra les procédures du Tribunal spécial pour le Liban mis en place pour que la justice soit rendue hors des considérations politiques ou de vengeance ».

Le cabinet a toutefois précisé qu’il le ferait « tant que cela n’a pas d’impact négatif sur la stabilité du Liban et la paix civile », ce qui signifie, selon les observateurs, qu’il ne coopèrera pas avec le TSL.

Paris, Washington et l’ONU avaient exprimé leur inquiétude face à l’éventualité de voir le nouveau gouvernement cesser toute coopération avec le TSL. Ils lui avaient rappelé ses « engagements internationaux », notamment concernant le financement du TSL, auquel Beyrouth participe à hauteur de 49%.

Le TSL, créé en vertu d’une résolution de l’ONU, est chargé de juger les auteurs présumés de l’attentat qui a coûté la vie à Rafic Hariri et à 22 autres personnes le 14 février 2005 à Beyrouth, au moment où le Liban était encore sous tutelle de la Syrie voisine.

Le Liban a désormais 30 jours pour exécuter les mandats d’arrêt. Si les suspects ne sont pas arrêtés durant cette période, le TSL rendra public l’acte d’accusation et convoquera les suspects devant le tribunal.

L’assassinat de Rafic Hariri, un musulman sunnite et architecte de la reconstruction du Liban, avait plongé le pays dans une profonde crise et déclenché « la Révolution du Cèdre », qui avait forcé la Syrie à retirer ses troupes du Liban deux mois plus tard. Le Liban s’était alors divisé en deux camps, une fracture qui a culminé avec des heurts confessionnels sanglants entre chiites et sunnites en 2008 qui avaient failli plonger le pays dans une nouvelle guerre civile.

Une accusation du Hezbollah fait craindre un nouveau cycle de violences.

Source : http://mplbelgique.w...mis-a-beyrouth/

Le gouvernement libanais se retrouve donc devant un dilemme : soit il obéit aux ordres des puissances occidentales (cf. "ses engagements internationaux" :gueulecassee:) et leur livre les personnes désignées, soit il risque de voir le pays replongé dans une guerre civile ou du moins une instabilité suffisamment grave pour inciter Israël à retenter sa chance comme en 2006...

De la bonne baston en perspective. :guerrier:

Ce message a été modifié par Taranis - 01 juillet 2011 à 23:11.

"L'épée de la résistance passive n'a pas besoin de fourreau et nul ne peut en être dépossédé par la force." - Mahatma Gandhi