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Exorcisme ?


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10 réponses dans ce topic

#1 gwelan

gwelan

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Posté 26 février 2005 à 17:46

Exorciser, selon le Larousse, c’est ethymologiquement : mettre dehors.

Cette idée consistant à chasser les « démons » d’une personne ou d’un lieu n’est pas spécifique au christianisme, elle appartient à peu près à toutes les cultures. Je ne vais donc pas vous infliger une étude historico-culturelle, je vais juste vous raconter comment s’est déroulée ma première confrontation avec cette réalité.



Il y a une bonne dizaine d’année de cela, une amie avec laquelle j’avais suivi des cours de parapsy selon la technique de Raymond Réant, m’appelle pour me faire part d’un problème. Je connaissais les dispositions de cette amie sur le plan médiumnique aussi écoutais-je avec sérieux son histoire. Elle me raconte que depuis peu, une « ombre » de forme humaine lui rendait visite chaque nuit, se plaçant au pied de son lit, et y demeurant quelques temps, sans rien faire, sans rien dire avant de s’en aller comme elle etait venue. Mon amie habitait en région parisienne dans un nouveau village plutôt haut de gamme, où les maisons toutes semblables sont regroupées autour d’un jardin central.

Or elle avait appris depuis peu, que l’une des maisons de son « clos »  avait été, quelques années auparavant, le lieu d’un drame affreux... Le propriétaire - un jeune cadre dynamique, avec jolie carrière, joli portefeuille, jolie femme, jolis enfants, joli chien et jolie BMW, bref, la panoplie complète du bonheur absolu – un jour comme les autres, avait pété les plombs et massacré sa femme, ses gosses et son chien avant de se finir d’une balle dans la bouche. Mon amie, du coup, était petit à petit devenue très angoissée par ces manifestations nocturnes, et n’arrivait pas à engager la conversation avec son visiteur, ne serait-ce que pour savoir ce qu’il voulait.

Sans attendre la prochaine visite, nous convenons, puisque « l’ombre » avait laissé une empreinte des plus nettes, d’aller ensemble au-devant d’elle. Comme on s’attendait à devoir peut-être visionner des scènes difficiles, on s’y prépare … on respire un grand coup et puis on « plonge ».



Très curieusement, on se retrouve dans une scène tout à fait bucolique. La Campagne, il y a bien longtemps. Le petit étang qui borde le clos est là, mais sans aucun des aménagements récents. Un petit hameau de quelques maisons avec des granges et quelques bâtiments attenants. L’odeur qui plane ne laisse aucun doute, c’est de style rustique !! Quelques cris d’enfants viennent rompre le silence et attirer notre attention. Une femme est en train de battre du linge dans une sorte de bassine en bois. Des bruits de travail nous parviennent : peut-être une faux qu’on affûte et que l’on martêle. Les costumes paysans étant quelque peu intemporels, il nous paraît difficile de dater avec précision la scène qui est sous nos yeux .

Soudain, venant rompre la quiétude, des enfants accourent en criant, précédant de peu l’arrivée sur le chemin d’une petite troupe d’hommes en armes dont l’un est juché sur un cheval de trait. L’homme qui semble le chef porte un tricorne. Nous sommes donc probablement au XVIIIe siècle. Les femmes abandonnent prestement leurs travaux et font rentrer les enfants, et quelques hommes sortent des granges, chacun s’étant saisi d’un outil qui pourrait s’avérer offensif.

D’autres hommes en arme surgissent du petit bois à l’opposé du hameau. C’est une troupe bigarrée qui n’a rien de soldats en campagne, et tout d’hommes de mains, de brigands ou de mercenaires.

Très vite, l’engagement s’engage et tourne au massacre. Les hommes se ruent dans les maisons d’où s’échappent les hurlements des femmes. Un homme du hameau est pris à part. Sans doute est-il une sorte de chef de village. Il est maintenu solidement par quelques gaillards et on le force à assister au saignements de ses propres enfants, qu’on jette à même le tas de fumier, avant que les mères ne viennent bientôt les rejoindre une fois que ces soudards auraient assouvi leurs besoins. On a maîtrisé ou tué les hommes. On ira jusqu’à les pendre aux arbres. Le chef de village doit assister à cela impuissant. On l’enferme et le ligote dans un petit appentis muni d’une lucarne qui donne sur la cour.

Les hommes en arme à présent, courent en riant après la basse-cour et rassemblent les quelques animaux pour les emmener. Ils s’emparent de quelques charrettes pour y empiler leur butin d’objets et de grains, et abandonnent le charnier à la seule vue de ce chef de village, captif, comme emmuré vivant.

La douleur et les sentiments de cet homme sont d’une intensité sans limites.

Les jours et les nuits vont se succéder sans qu’aucun secours ne se présente. La puanteur des cadavres sous la chaleur de l’été a attiré des groupes de corbeaux qui n’en finissent pas de croasser. Une nuit, enfin, affamé et déshydraté, il rend son dernier soupir.

Nous comprenons que cet homme est l’ombre qui, la nuit, rend visite à mon amie. Il nous a permis d’assister à son horreur. Nous n’aurons pas de sa part d’explications sur le contexte historique, nous les trouverons par nous-mêmes plus tard, mais nous pouvons comprendre ce qui habite cet homme.

Un sentiment d’injustice et d’impuissance terrifiant que des siècles ne sont pas parvenus à apaiser. Comme arrivé au bout de son histoire, il semble que le fait de nous en faire les témoins calme en lui, le feu de ses souffrances. Montrant les siens, il nous dit : »ils n’ont même pas de sépultures en terre consacrée ».

A cet instant, mon amie et moi, nous comprenons que pour mettre cette âme en paix, il faut lui permettre de réaliser son deuil. Alors, avec lui, nous creusons la terre. Un à un, nous décrochons les pendus, nous enlevons les femmes et les enfants du tas de fumier. Nous enterrons les siens en lui permettant de prononcer lui-même leur nom en dédiant à chacun une prière.

Curieuse cérémonie .

Nous comprenons que quelque chose est accompli, qu’une libération peut se faire. L’homme est apaisé et nous en remercie. Au moment de prendre congé, nous voyons se rassembler autour de lui, tous les siens, tous ceux dont on a mis en terre les corps de chair, Ainsi, ces âmes étaient tout autant captives. Nous comprenons qu’elles ne le sont plus et qu’elles vont ensemble, pouvoir quitter ce plan terrestre . Nous nous retirons dans une émotion indescriptible.

Et nous nous retrouvons dans le salon.


Plus tard, après quelques recherches, nous apprendrons qu’il y avait eu sous le regne de Louis XV et dans cette région proche de Versailles quelques contestations paysannes à l’égard de l’impôt sur les grains qui ne tenait nullement compte de plusieurs années de mauvaises récoltes. Ces Jacqueries avaient été réprimées dans le sang de façon assez radicale.  De fait !

Ces âmes étaient captives, sur le lieu même de leur massacre. Cette violence était donc, comme un souvenir réactualisé encore aujourd’hui. Le lieu transpirait ce sang et cette brutalité. Probablement, c’est ce qui a soudain submergé l’esprit de ce jeune cadre, pour des raisons qui n’appartiennent qu’à lui.

Le clos (curieux en plus, ce nom qui lui avait été donné et qui à lui seul, symbolisait tellement l’histoire du lieu) a depuis retrouvé une vibration paisible et sereine et mon amie a vu ces visites nocturnes s’arrêter.

#2 gwelan

gwelan

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Posté 27 février 2005 à 11:32

Citation

as tu rencontré des personnes dites possédées et qu'en penses tu.


Le probleme à ce niveau là c'est que la littérature et le cinéma ont considérablement déformé la réalité en mettant en avant un côté spectaculaire, et cet aspect là marque les esprits au point de leur en faire oublier ce que pourrait être la réalité.

Si l'on parle de "possession", il faut bien aborder la notion d'intégrité.

Pas facile d'aborder cette notion là, considérant que nous sommes des systèmes ouverts et non des systemes fermés.

Sur le plan physique par exemple, notre corps ingère de l'extérieur en permanence, par la respiration, par l'ingestion, par le toucher, etc ... Il y a même des fonctions vitales qui en nous ne sont pas assurés par nous directement mais par des corps étrangers que l'on a invité à nous coloniser (ex : la flore bactérienne intestinale). Mais tout çà, çà fait un équilibre qui tient à peu près la route. Considérons, comme le fait d'ailleurs notre système immunitaire, que tout çà, çà fait non seulement notre équilibre mais notre intégrité. Si le niveau de parasitage vient à augmenter, cela provoque une réaction du corps qui finira par remettre le niveau de parasitage au niveau d'avant, quand il y avait équilibre.

Sur le plan énergétique, nous ne sommes pas moins des moulins à vent. Les émotions, les idées sont autant de "parasites" que l'on ingère et que l'on fait participer à notre alchimie intérieure. Là encore, il y a un niveau que l'on peut considérer comme un niveau d'équilibre, ou, au contraire, comme un excès qui vient l'altérer.

Ce qui est susceptible d'altérer cet équilibre, cette cohérence, cette intégrité finalement, est de plusieurs ordres.

Ceux qui nous entourrent, en premier lieu, et là, qu'ils soient vivants ou morts, tant qu'ils sont sur le plan terrestre, ils sont et ils échangent. Ils interfèrent avec nous comme nous interferons avec eux.

Un exemple : les gens des magasines. Tous ces acteurs, chanteurs et autres top modèles ne font pas que s'exposer. Ils drainent et attirent à eux l'énergie des fans comme n'importe quel objet de vénération. Ce transfert énergétique s'effectue en toute liberté, contrairement à ceux qui s'effectuent sous la contrainte (de la peur généralement), mais le fait demeure : certains vont placer une part de leur réalité énergétique, disons un peu de leur matière astrale, chez d'autres gens qui vont s'en trouver porteurs. L'inconvénient majeur, c'est pour la vedette qui se voit enflée de cet apport, tant que le succès est là, et qui se voit soudain littéralement vidée de sa substance, quand le succès n'y est plus. Chacun reprend ses billes pour les mettre ailleurs. Sauf que c'est bien souvent à ce moment là que la vedette expérimente une dépression terrifiante qui pousse nombre d'entre eux au suicide.

Pour la personne qui vit ainsi au travers d'un transfert, c'est à dire qu'elle a fait un dépôt d'une part d'elle-même chez une autre personne, tout va dépendre de l'importance de ce dépôt. C'est quasiment une question quantitative. Cette part donnée lui renvoit quelque chose qui la nourrie et parfois pour le meilleur ou pour le pire.

On pourrait penser que le vampire, c'est la vedette, mais c'est pas aussi simple que çà. En fait le fan contribue à développer une image extérieure à peu près comme on élève les animaux pour mieux les bouffer.


Considérons donc, que nous sommes tous, fan et vedette à la fois. N'évoquons là que le cas des personnes adultes sur le plan astral puisque les enfants sont par définition tributaires de l'apport des parents (principalement du père d'ailleurs ou du mâle le plus proche) jusqu'à environ l'age de 7 ans qui voit leur maturité astrale et donc une forme d'intégrité autonome se constituer.

On voit tout de suite que la notion d'intégrité est assez mal barrée avec tous ces transferts qui se font à qui mieux mieux dans tous les sens. Mais, bon, çà fait l'équilibre, ou çà fait les expérimentations nécessaires.

Ce mélange global participe probablement du formatage de base qui fait de nous des êtres d'une culture donnée, d'un temps donné, etc ... Certains parlent de l'inconscient collectif, moi je n'y vois que liens tissés et partages en acceptant d'emblée le fait que nous ne soyons pas que nous, déjà, mais un "nous" dans lequel le monde humain impose sa réalité. Qu'on le veuille ou non, c'est comme çà. Considérons que c'est un effet secondaire incontournable de l'incarnation dans une époque donnée.

Certains vont s'avérer incapables de manifester quoique ce soit d'autre que ce formatage de base quand d'autres vont pouvoir, sans le nier pour autant, expérimenter des voies plus personnelles. C'est inégal, on peut trouver çà injuste mais là encore, c'est ainsi.

Donc cette notion d'intégrité va s'inscrire de façon très individuelle dans la normalité d'une personne. Telle ou telle "influence" pourra très bien convenir à l'un et constituer un déséquilibre pour l'autre. Elle pourra très bien s'avérer utile à telle ou telle expérience pendant un certain temps, et nuisible au delà de ce temps.

Dans les cas que j'ai rencontré, il y a bien évidemment en premier lieu, le cas des personnes décédées et qui, pour une raison ou une autre, ne parviennent pas à se libérer du plan terrestre.
A ce niveau là, il faut bien envisager que le fait de se maintenir terrestrement nécéssite un ancrage. La plupart d'entre nous sommes équipés d'un ancrage autonome et portatif, qui s'appelle un corps physique. Pour celles et ceux qui ne possèdent plus de corps physique, il n'y a d'autres possibilités pour se maintenir qu'en s'accrochant à ce qui s'y trouve.

L'humain vivant constitue l'accroche idéale, et ce d'autant plus si çà conscience de l'être fait dodo gentiment. Un ancrage çà nécéssite de se coller un peu à la structure de l'autre. Oh, pas trop, il y a juste un minimum nécessaire. Çà commence gentiment en ne prélevant qu'une part minimum de l'énergie de la structure d'accueil. Et puis, vous imaginez ce que c'est, c'est tentant après y avoir mis le doigt, d'essayer d'y mettre le coude, etc ...

Petit à petit, nous observons que l'intégrité d'une personne diminue. C'est à dire qu'il y a quelque chose qui n'est pas la personne elle-même, qui utilise son système à des fins qui ne sont pas celles de la personne, et ce, en lui bouffant 10%, 30% ou plus de 50% de son énergie.

Forcément, la personne qui est l'objet de ce parasitage, elle ne va pas aller de mieux en mieux puisqu'elle a de moins en moins d'énergie à utiliser pour elle-même. Sa faculté de réaction se trouve également amoindrie, car son système identitaire a intégré cet autre progressivement au point de ne plus être capable de discerner ce qui est elle de ce qui est l'autre.

Là, il faut une intervention extérieure pour séparer à nouveau les deux structures ( en espérant qu'elles ne soient pas trop mêlées). En étant bien conscient du risque de "baby blues" que peut occasionner cette séparation pour l'humain vivant, et conscient également que c'est pas le tout de séparer, mais le décédé, il faut bien l'aider à se libérer du plan terrestre, sinon, il va se coller vite fait sur quelqu'un d'autre.

Bon heureusement, on peut faire appel à de l'aide car le passage de la mort n'est pas un grand désert et il y a également de nombreux êtres dont la fonction est de faciliter ces choses-là, des sortes de "sage-femmes" à l'envers. Et puis il y a les ancêtres de la personne elle-même qui peuvent contribuer en entourrant le "décédé récalcitrant", histoire qu'il ne soit plus dans un sentiment de terreur ou d'abandon.

Çà, disons que c'est un classique, quasiment un cas d'école. Généralement il y a un lien entre la personne qui sert de structure d'accueil et celle qui a un besoin vital de se maintenir. Ce lien, çà peut-être un lieu commun aux deux, çà peut-être un lien de sang, çà peut-être une affectivité particulière, une solitude ou une grossesse nerveuse qui fait un besoin d'autre ... çà peut-être aussi banalement une opération chirurgicale (de ce point de vue, les hopitaux constituent de véritables aéroports pour décédés en transit et éventuellement l'idéal pour mettre en contact un chercheur de structure d'accueil avec de potentielles structures d'accueil dans le coletar !!!).

Il y a d'autres cas de figure, mais l'histoire va être "à suivre" alors.

#3 gwelan

gwelan

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Posté 27 février 2005 à 19:49

S’il n’y avait que des personnes décédées, le tableau serait plus simple à brosser, mais il se pourrait bien qu’on oublie le gros de la troupe !!!

Le gros de la troupe, pour le peu que j’en connaisse, je vais vous le faire par ordre d’apparition à l’écran, c’est-à-dire dans l’ordre dans lequel je m’y suis trouvé confronté.



Il y a ceux que j’appellerais peut-être improprement les « bannis ». Ces êtres sont de partout et de nul part. Ils semblent privés de mort. J’ignore si c’est une punition ou une immortalité avantageuse, mais de fait, en étant privés de mort, ils sont également privés de réincarnation. Pour la plupart d’entre eux, leur structure énergétique n’est pas très humaine et d’une « tension électrique » sensiblement supérieure aux corps astraux humains. Le désavantage de cela est de provoquer une usure prématurée de la structure d’accueil, voire de sérieux problèmes au niveau « câblage » c’est-à-dire, généralement, sur le plan neurologique.

Parmis ces « bannis », il y a les feignants ou les raisonnables qui se contenteront d’une petite place de côté, laissant à la structure d’accueil le soin de pourvoir à l’entretient des deux structures. C’est une formule minimalisme qui pourrait s’apparenter au fait de se brancher sur le secteur pour recharger les batteries du portable. Il n’y a pas à bousculer très fort pour les expulser. Oui, « Poussez Madame ! ».

Malheureusement, il y a aussi les « gourmands » et ceux-là sont déjà beaucoup moins sympathiques et ont tendance à prendre les structures d’accueil potentielles pour de vulgaires chaussettes dont ils changent selon leur bon plaisir, sans le moindre égard. Ils rentrent généralement en force et prennent d’emblée une très grande place sans jamais toutefois chasser l’occupant précédent puisque c’est lui qui a les papiers d’identité et que le bail du  corps est à son nom.

Un phénomène dit de possession complète est, pour cette raison, un non-sens. Expulser complètement le locataire d’un corps, c’est condamner ce corps a ne pouvoir fonctionner. C’est une voiture sans clef de contact, çà ne sert à rien. Ce pour tous ceux qui ont peur de trouver la place prise au retour de voyage, cela n’est pas plus possible dans le cas d’un voyage astral que dans le cas d’un petit somme anodin. Je craindrais beaucoup plus la table d’opération et principalement l’anesthésie complète qui délivre un signal de mort quasi complet..

Dans ces cas de figure-là, il ne faut surtout rien sous-estimer (et ne surtout pas surestimer ses propres capacités) et il vaut mieux travailler en équipe et venir non seulement avec le serrurier mais également avec les forces de l’ordre, si possible grands et costauds.. C’est un exercice qui est nettement plus sportif – âmes sensibles, s’abstenir. Je ne dévoilerai pas un grand secret en disant que pour ce genre de situation, je fais appel aux « guerriers de St Michel ». Pour ceux qui en ont déjà vu, vous savez qu’ils sont très grands et très balaises et qu’ils ne donnent dans le sourire que quand ils se marchent sur le pied les 29 février de pleine lune ! Il est également possible de faire appel à d’autres ressources si nécessaire mais qui sont moins du domaine publique et dont il me faut taire les noms. Ils sont généralement transmis aux praticiens en fonction des nécessités du rapport de force.



Ultime précision, malgré tout ce qu’on peut lire dans la littérature, les entités du bas astral ne peuvent absolument pas se coller sur une structure humaine, bien qu’ils fassent tout ce qu’ils peuvent pour nous persuader du contraire. Il y a dans la très grande majorité des cas, totale incompatibilité vibratoire. Çà correspondrait à peu près au fait de greffer sur un amputé, une jambe de cadavre un peu faisandé !!! Il y a vraiment très peu de chance que çà tienne !



Et nous voilà arrivés aux bestioles en tout genre, somptueux sous-produits de nos esprits créatifs, Ladies and Gentlemen, let me introduce to you : L’EGREGORE. !!!! (Applaudissements en tout genre ! ) De fait, et oui,  c’est bien lui la vedette du Greatest Show on Earth... Son élevage échappe totalement à tout règlement de l’UE Agricole ou  de l’OMC, mais, même sans subventions, il fait un tabac !

C’est pas de notre faute, nous sommes ainsi faits qu’à chaque fois qu’on pense on créé de la matière astrale programmée que l’on expulse à l’extérieur comme des bulles de savon. Ces bulles s’égaillent dans l’atmosphère et généralement éclatent sous l’effet du vent. Sauf à rencontrer une copine de même type et alors là, non seulement il n’y a pas éclatement mais fusion des deux et çà fait une bulle plus grosse et plus résistante qui sera portée plus loin et qui aura donc d’autant plus de chance de rencontrer une troisième copine, etc …

Ainsi nous collaborons sans le savoir à constituer des réservoirs d’énergie programmée = des égrégores. Nous ne pouvons prétendre à aucune innocence à ce sujet parce que toutes nos bulles comportent notre signature, et même perdues au milieu de réservoirs plus gros, la traçabilité est irréprochable.

Trop tard ! «’fallait pas le penser !!!


Parce qu’à force de grossir, ces bubulles-là, çà finit par avoir un semblant d’esprit. Oh, çà va pas très loin puisque çà n’est constitué que d’idées fixes, mais si çà ne pense qu’une chose, çà finit par la penser très fort quand même ! A tel point qu’un semblant d’identité peut se constituer autour de cette idée forte et la bubulle devient une bêbête ! Maintenant, de même que dans les cirques il y a des dresseurs de fauves, vous pensez bien que dans notre meilleur des mondes, une mâne pareille n’allait pas rester inexploitée !!! Il y a donc des humains dont le métier est le dressage des égrégores.

Oui je suis d’accord, c’est une démarche assez opportuniste, mais des égrégores comme celui de la haine de celui qui n’est pas comme vous par exemple, çà finit par faire un joli monstre qu’on ne peut de toute façon pas laisser courir dans n’importe quelle rue, et ce d’autant moins que  çà ne bouffe pas que du ronron non plus. En permettant à la pauvre bête de se nourrir, on obtient d’elle une certaine reconnaissance du ventre,  et donc, une forme de docilité pour ne pas parler d’obéissance. .

Mais qu’est-ce que çà mange ces bêtes-là, allez vous demander avec une petite inquiétude qui vous vient ? Et bien en premier lieu, çà fait le carnet d’adresses des fournisseurs. Tiens, y a votre nom d’écrit là.. C’est con çà !, tout çà pour avoir lâché une bulle ! … Et bien, si vous n’avez pas changé d’adresse vibratoire depuis que vous avez créé cette bulle, çà rentre chez vous comme si c’était chez lui  puisque çà possède votre clef, çà n’a même pas besoin de demander et çà prélève son cota d’énergie. Pas la peine de vider le frigo non plus puisque çà va prélever chez des milliers voire des millions voire des milliards de gens en même temps. Mais çà prélève. Et si la bouffe est bonne, çà va en redemander c’est certain. ‘Faut pas s’amuser à nourrir n’importe quoi ! Vous connaissez l’expression : « donnes à bouffer à un cochon et il viendra chier sur ton perron. »

Comment on fait pour se désabonner ?

Héhé ! C’est comme pour le spam, le plus efficace c’est encore de changer d’adresse vibratoire. Si vous ne voulez plus nourrir l’égrégore de la haine de celui qui n’est pas comme vous, il faut sortir de la haine de celui qui n’est pas comme vous. En changeant, vous changez d’adresse vibratoire. C’est pas compliqué.

Sinon, régulièrement, çà sonnera chez vous à l’heure du déjeuner.

Bon, il existe des égrégores spécifiques qui sont bien plus gourmands parce que moins généraux et donc moins à même de compter sur un vaste cheptel. C’est plus spécialisé mais çà prélève davantage. Là, on entre dans tout ce qui a trait au sectarisme, qu’il soit religieux ou non.

Mais c’est une chose que d’être supporter de nos amis les bêbêtes et c’en est une autre de se retrouver dans le collimateur d’une bêbête de ce genre, simplement pour avoir déplu à l’un de ces dresseurs. Et c’est ainsi qu’on peut voir certains de ces charmants animaux, émanant de je ne sais quel groupe de prière, se ruer sur un type dont la gueule ne lui revient pas, et ce, avec une seule idée en tête = tuer ! Le plus sordide dans tout çà, c’est de se dire qu’à l’origine la bêbête s’est constituée d’une communion de fidèles ayant l’amour du prochain pour toute finalité et qu’au bout du compte, on obtient une magnifique machine à tuer. Une machine qui est capable de vous enserrer à vous faire péter un cœur, ou encore à même de déplacer votre voiture sur la file de circulation inverse, en l’absence totale de vent ou de manœuvre quelconque.

Cas de force majeure, là, il faut faire mal ! Quand c’est la vie qui est en jeu, il faut défendre sa peau en étant conscient que rien n’enlèvera la programmation initiale de mort, sauf le programmeur original (sachant que cet ordre est la plupart du temps « inconscient » de sa part). . Si la bêbête ne parvient pas à ses fins, c’est tout le mal que je vous souhaite, elle ira appliquer sa programmation au hasard, dans son lot de gentils donateurs.

C’est terrible, mais c’est comme çà ! D’où l’importance de bien choisir, et ses fréquentations, et ses appartenances.

Reste les bonnes vieilles pratiques de magies diverses et variées, vieilles comme le monde, et qui connaissent une recrudescence étonnante dans notre époque matérialiste.

@ suivre

#4 phil

phil

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Posté 27 février 2005 à 21:03

]Le plus sordide dans tout çà, c’est de se dire qu’à l’origine la bêbête s’est constituée d’une communion de fidèles ayant l’amour du prochain pour toute finalité et qu’au bout du compte, on obtient une magnifique machine à tuer

je reste un peu bêbête (je plaisante) face a cette affirmation ou il y a une subtilité que je n'ai pas saisi:

je prie, je pense souvent a remercier ,je trouve que prier pour soi et sa famille c'est bien mais pas suffisant, aussi j'envoie de l'énergie positive dans un égrégore auquel je laisse le soin de stocker et de reverser cette énergie là ou il y a besoin , quand je dit stocker je pense qu'il faut  beaucoup d'énergie pour une cause aussi cet égrégore stockera  jusqu'à qu'il est suffisamment d'énergie pour vraiment l'utiliser, énergie que je ne suis pas seul a approvisionner .

Gwelan tu nous dit ou je comprend que ce que je fait et bien d'autres serviraient  a l'inverse .Rassure moi

phil

#5 gwelan

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Posté 27 février 2005 à 23:13

Citation

Gwelan tu nous dit ou je comprend que ce que je fait et bien d'autres serviraient a l'inverse .Rassure moi

Hélas !!!

Je veux juste dire qu'un égrégore ne se constitue pas tant des pensées conscientes que des pensées inconscientes. C'est sans doute là que l'authenticité ou la sincérité d'une démarche prend toute son importance.

Effectivement, je connais un mouvement christique prétenduement guérisseur qui n'est pas de très grande envergure mais qui eu de beaux jours et qu'il nourrit une bete de ce genre, et qu'il y a, parmis les cadres de ce mouvement, des gens qui parviennent ( consciemment ou non, çà je ne le sais pas !) à utiliser la bêbête à des fins personnelles qui n'ont strictement rien à voir avec l'amour universel.

Quoi d'étonnant ? Après tout, l'égrégore Jésus Christ n'a t-il pas servi à asservir la populace et la maintenir dans l'ignorance et la peur pendant des millénaires ? Le tout alimenté par des gens qui priaient pour s'aimer les uns les autres - dans l'église !!! Cela n'a pas moins engendré une inquisition, des guerres de religion, des croisades, des buchers ... La bête aimait le sang de toute évidence. Mais avec un suplicié pour emblême, c'était courru d'avance !!!

#6 Glingal

Glingal

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Posté 27 février 2005 à 23:30

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt ce sujet. Et la description qu'il est fait des égrégores est conforme à l'idée que je m'en fais.

Je n'oserais pas dire que c'est ainsi, mais c'est en tout cas comme cela que je le perçois.

Un égrégore est en effet alimenté par des pensées parce que la nature est régis par la loi d'attraction. Tout ce qui se ressemble, tout ce qui est de même nature se regroupe et s'unit pour allier ses forces.

Et c'est un point très fort ça dans n'importe quelle religion. Dès le moment ou on choisit d'adhérer à un groupe, dont la croyance est régis par un dogme, on entre dans un système de "protection", une couverture spirituelle.

Qui dit protection dit défense. Qui dit défense dit détection d'une menace potentielle. Qui dit menace dit offensive. Et tout ceci est prédéfini par la croyance, par le dogme.

Bon... là je monte au filet et je ne serais pas lapidée parce que j'e suis forte de l'idée que: je ne suis pas la femme à abattre... je ne suis pas la femme à abattre... je suis aimée... je suis une créature aimée et je n'ai rien à craindre. (Voici pour me protéger).

J'ai fréquenté une église et jétais très engagée. Seulement j'agissait quand même selon ma conscience et mon coeur et pas seulement selon le bon jugement du pasteur. Un jour on m'a dit qu'il ne falait pas toucher les gens qui consulter les guérisseur ou les voyants parce qu'ils avaient des "bestioles", terme élogieux qu'employait le pasteur pour désigner des démons. Donc pas toucher sinon toi pestiférer. Et ben... moi je songeais à Jésus... parce qu'il n'a pas fait que des conneries et j'ai touché les lépreux. Cette croyance selon laquelle une personne qui consulte quelqu'un d'autre que le pasteur/guru de ce troupeau bêlants de croyants dociles seraient dangereuse pour moi n'avaient absolument aucune adhérence...

... pourtant... Pourtant, j'ai eu affaire à de sacrés bestioles et en plus je me suis faites engueulées par les anciens de l'église. Mauvais point pour moi!

Un jour, ma fille par accident, a mangé du pain de proposition (qui n'était pas à sa place), elle qui n'avait pas la maturité de communier. Re-enguelade... mépriser le corps de Christ c'était très grave selon lui, pire qu'un blasphème! Ce sont les idolâtre qui font cela, les adorateurs de Baal qui passent leurs enfants par le feu etc etc....

Ca sent le souffre hein???... Il y a pire que l'odeur du souffre. C'est la souffrance d'un enfant qui est en proie aux flammes très accidentellement... tiens, comme par hasard!
C'est ce qui est arrivé à ma fille de 3 ans ayant mangé du pain de proposition. On peut y voir le pur hasard. Mais c'est arrivé alors que je lisais la bible... aors, c'est toujours du hasard?

Qui est donc celui qui manipulé cet égrégore que le groupe alimentait, que j'ai moi-même nourrit avec mes bonnes intentions et aussi mon jugement humain de ce qui est bon et de ce qui est mauvais?

Cela arrive-t-il seulement pour le christianisme? Mais non, ça se passe comme ça dans toutes les églises, quelques soient la confession. Ce que les uns appellent couverture spirituelle est très justement décrite par Gwelan, oui c'est une machine à tuer.

Les égrégores sont une réalité dogmatique. Et, n'en déplaise aux religieux, c'est ce que la bible appelle les autorités et les dominations.

Pour se libérer des égrégores il convient de commencer par sortir de ce genre d'institution et d'alimenter la bête. Il convient de se prendre en main et ne plus attendre la venue d'un sauveur et commencer à prendre un peu de maturité.

A celui qui te protège, comme tout les rois, ne doit-on pas allégence?

#7 gwelan

gwelan

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Posté 28 février 2005 à 02:04

Si l'on prend conscience de la façon dont un égrégore peut être détourné, on peut envisager qu'il n'existe aucune cause qui implique de devoir fabriquer de tels monstres.

A cette concentration des pouvoirs, je préfère très largement la réactivation des réseaux qui elle, n'a pas le même inconvénient. C'est un peu à l'image d'Internet, sa sécurité c'est justement qu'il n'y ait pas de serveur central unique.

Les réseaux, ce sont ces fils que l'on tisse de personne à personne, par nos pensées individualisées (et non par des principes), par nos mots vivants (et non par des dogmes), par nos actes personnels (et non par nos délégations). C'est à l'image de la nature qui n'a pas besoin de chef pour connaitre l'harmonie.

Aux pensées qui s'ajoutent, je préfère celles qui ne se mêlent pas mais se synchronisent. A l'ordre, je préfère la collaboration. Je préfère m'éclairer de milles couleurs que d'un seul blanc. Je ne cherche pas le "UN", je cherche le "ensemble".

Tous les égrégores qui aujourd'hui emprisonnent notre monde viendront un jour à s'affaiblir et se vider de leur pouvoir destructeur au fur et à mesure que les gens prendront possession de leur pouvoir personnel.

Ce sera le Grand Désarmement.

#8 pierre_t

pierre_t

    et là, ça marche ?

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Posté 28 février 2005 à 11:25

Cela nous montre bien qu'il faut toujours faire attention à nos pensées, être conscient de ce qu'on pense, aussi souvent que possible.

Nous sommes des récepteurs, et si une pensée ne nous plait pas, on zappe. Sinon, on la nourrit, elle et son égrégore.

Si une pensée est jolie, si elle nous plait, on peut la laisser s'épanouir en nous et créer peu à peu un égrégore qui permettra à cette belle pensée d'aller carresser les autres.

En ayant des pensées d'amour, en apprenant à remercier pour la Vie et ce qu'elle nous apporte (éviter dnoc de prier pour nous protéger du malheur, mais remercier pour le bonheur qui grandit en nous et autour de nous de jour en jour), peu à peu, notre récepteur à pensées devient moins sensible aux pensées basses, et nous avons de belles intuitions et de magnifiques sensations de plus en plus. Nous, et le reste du monde, qui s'entoure peu à peu d'un Amour grandissant.

#9 gwelan

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Posté 28 février 2005 à 13:20

La magie

D’emblée, le mot a plutôt une connotation sympathique qui renvoie à un monde d’enfance qui n’a pas encore appris l’impossible ou le raisonnable .    Elle nous ouvre les portes d’un monde où chaque fleur est une belle, chaque nuage un message.  Un monde fait de vie et non un simple décor plus ou moins agréable à regarder. La magie, l’enfant la trouve au fond du terrain vague, perdu dans les hautes herbes, caché comme un lutin. D’un buisson, il se fait une forêt enchantée, d’un bout de bois, une épée magique, d’un vieux drap, une robe de princesse…

Il se fait metteur en scène, acteur …

On dirait que …


Plus tard, on le convaincra que seul compte le scénario du plus fort. Dommage, ce n’est pas forcément ni le meilleur, ni le plus chouette, et le rôle qui lui a été réservé dans cette histoire n’est peut-être pas celui qu’il avait envie de jouer. Alors il oubliera qu’il suffit de … il devra admettre que 2 et 2 ne font pas 22, que mais où et donc or ni car, qu’en dehors d’une console vidéo, on s’emmerde, que oui chef, bien chef,  etc…

Il apprendra tant et si bien qu’il en oubliera de colorier les choses de lui-même. Il préférera les acheter déjà coloriée. Cela ne lui viendra même pas à l’idée de se construire une cabane, il ira comme tout le monde dans ces modernes cases, toutes semblables, qui ne sont pas faites pour accueillir la vie mais les accessoires obligatoires du bonheur.


La magie n’est plus dans le monde réel. Le réalisme, c’est un bilan d’exploitation, un budget prévisionnel, des objectifs à réaliser, un chiffre d’affaire, une étude de marché…

Courrez, courrez, et surtout ne vous retournez pas, et ne vous demandez pas non plus qui a crié « au Loup ! ».

Notre monde empile ses vérités comme un jeu de cube et la magie qui est toute en courbes et en fluidité ne sait plus comment se faufiler pour venir près du feu..

Pourtant, curieusement, on va la redécouvrir, sous son aspect le moins souriant, et pas seulement dans des séries télé, non, on va la trouver au cœur même des familles qui ont du bien, au cœur de la concurrence acharnée, au cœur de la séduction, au cœur de la convoitise et du pouvoir …

A côté de l’art ancestral où se mêlait parfois, il faut le dire, moult superstitions, fleurissent de nouvelles versions, toutes plus méthodiques les unes que les autres : la magie efficace !




Nous sommes à la fin du 19 eme siècle, dans un petit village de la Sarthe. Un jeune boutonneux s’éprend d’une donzelle. Ils se déclarent, c’est mignon. Mais leur histoire, c’est un peu Roméo et Juliette. Elle est la fille d’un maître et il est fils de rien. Un maître, il ne faut pas chercher trop loin, c’est juste quelqu’un qui est propriétaire de ses terres. C’est dire qu’il a du bien. En ce temps-là, un bien se doit de fructifier, s’agrandir. D’une certaine façon, le mariage, çà sert aussi à çà. Bien sûr, le père avait d’autres projets pour sa fille qu’un apprenti sorcier, un soigneur de bêtes et de mauvais œil.

Le boutonneux ne sera donc pas de la noce.

Mais sa souffrance est si intense que dans un moment de grand dépit, il en conçoit une vengeance et vient à maudire le ventre de sa belle, non comme une pensée en l’air, mais comme la tradition le lui a enseigné, c’est-à-dire, en reprenant les textes bibliques : pour sept générations et plus …

La belle met au monde une ravissante petite fille en cette « belle époque ». Malheureusement, les suites de couche ne se passent pas bien. De l’infection s’y met, la fièvre gagne, et finalement, la jeune mère ne connaîtra jamais la joie d’élever son enfant.

Une enfant qui grandit pourtant, devient femme et à son tour épouse et mère d’une charmante petite fille. Mais la mère n’aura pas à vivre les affres de la guerre, une maladie, un pourrissement des organes féminins l’emporte, comme sa mère.

La guerre terminée, la jeune femme survivante s’empresse de participer à la reconstruction du pays en faisant comme tout le monde, un baby-boom. Trois filles naissent en dix ans. Elle succombe peu après à une longue maladie que l’on craint encore de nommer.

Sa fille aînée connaîtra le même sort après avoir donné vie à une fille (encore !). La cadette donne naissance à un premier fils, mais après la naissance d’une fille, le cancer se montre, toujours au même endroit, et l’emporte en deux ans.

La benjamine ne donne naissance qu’à deux garçons, et par principe de précaution, se fait opérer de tout ce qui , physiologiquement, fait d’elle une femme.

Considérant une forme de prédisposition particulière génétique (qu’aucun examen ne permet encore aujourd’hui de mettre en évidence), la science médicale propose pourtant à chaque représentante de cette lignée de se faire ôter leur matrice.

Comme pour achever le travail du boutonneux et faire définitivement se tarir cette source de vie.

L’une d’entre elles, la fille de la cadette a refusé de faire ce choix. Y sera t-elle contrainte de par les faits ?

Plus de cent ans après, le maudissement court toujours ! Et nous n’en sommes qu’à la cinquième génération.



Autre exemple, celui d’un magasin, très bien placé. Nous sommes à Neuilly, c’est très chic. En vingt ans, vingt commerces s’y succèdent. Accidents, faillites, décès, tout se combine pour qu’à cet endroit, décidément, rien ne marche et ne semble pouvoir durer. Le prix du pas-de-porte finit à la longue par baisser sensiblement.

Aujourd’hui, c’est un restaurant Chinois, fleurissant, à l’entrée duquel trône un magnifique autel de protection. En discutant, en tant qu’habitué avec les nouveaux propriétaires, ils me parlent de cette tradition qui est dans leur culture et qui consiste à ne pas entrer dans un commerce, sans avoir fait appel à un homme de l’art pour débarrasser le lieu des mauvaises énergies, des mauvais oeils et de tout ce qui pourrait nuire au bien être et à la prospérité de l’établissement... Et bien, vous savez quoi ? Çà marche !




Les déboires de mon avocate. Femme très bien, très chic aussi, défendant les intérêts de très grosses entreprises et m’invitant régulièrement à travailler sur des dossiers qu’elle a à traiter, pour avoir un aperçu supplémentaire, sur les aspects éventuellement cachés qu’ils pourraient contenir. Un jour, elle me confie son embarras : un dossier sur lequel elle travaillait semble avoir disparu. D’autant plus gênant qu’elle avait déjà fait ses conclusions et qu’elle devait plaider la semaine suivante. Un travail rapide à distance permet d’envisager qu’effectivement, le dossier a bel et bien été subtilisé, à son insu, lors d’un rendez-vous. Il y a même des précisions sur les clients du RV : des initiales et un nom germanique. Le plus curieux, c’est que « çà » dit que le dossier va revenir, qu’elle ne doit pas s’inquiéter, elle le retrouvera avant sa plaidoirie. La sentant particulièrement désemparé par cela, je la rejoins à son cabinet. Très vite, sur place, nous trouvons le dossier qui comporte les initiales et le nom germanique. Effectivement, il y a eu un RV récent et les dates pourraient coïncider. Le problème c’est que ce dossier est en lui-même une petite bombe puisqu’il s’agit du dossier d’un mouvement très largement considéré comme secte dangereuse et qui doit trouver une parade juridique dans un sérieux différent qui l’oppose à rien de moins que l’état Français. A l’époque je dispose pour certaines recherches d’un pendule minéral. Au moment où je l’interroge sur le fait de savoir si ces clients sont bien responsables du vol du dossier, le pendule explose littéralement et se répand violemment dans la pièce en milles morceaux.

Oops !

Quelques jours passent, et j’ai mon avocate au tel.

- Çà y est, me dit-elle, j’ai retrouvé le dossier !

- -Bonne nouvelle, et où çà ?

- En haut de la pile de dossiers qui sont sur mon bureau.

Bien entendu, elle avait épluché cette pile de dossiers cent fois sans l’y trouver avant, et pour une bonne raison, il n’y était plus ! Le plus curieux dans l’histoire, c’est que mon avocate qui se dispense des services d’une secrétaire ne consulte que certains jours et qu’elle n’avait donc reçu personne, pas même la femme de ménage qui, de toute façon, n’avait aucun double de .clefs. Pas non plus de traces d’effraction notable. Mais la cerise sur le gâteau, c’est que le dossier avait été annoté au crayon, et ce, de façon extrêmement pertinente par quelqu’un qui, de toute évidence ne pouvait qu’être un brillant juriste.

Démonstration de pouvoir ?



Autre exemple, dans l’entourage de Buckingham. Toutes ces Ladies portent ostensiblement leurs breloques comme de vraies libanaises. Sœur Ane, ne vois-tu rien venir ? Oh, mais si … des carnets de chèque sur pattes ! Cette histoire concerne donc l’une d’entre elles. C’est une femme bien née, éduquée bien plus qu’il n’en faut, une intellectuelle qui collectionne les doctorats comme d’autres collectionnent les timbres. Tout sauf une nunuche née de la dernière pluie. A la mort de son Lord (qui n’aurait sans doute jamais toléré çà), elle vient à rencontrer une femme qui prétend faire des soins énergétiques. Comme cette femme lui a été recommandée par son très aristocratique entourage, elle commence à se faire suivre par cette femme.

Au début, my lady se porte plutôt bien, et petit à petit, on lui trouve des choses, bénignes au départ, et puis un peu plus embettantes par la suite. La soigneuse avec le temps s’est faite un peu confidente, amicale. Vous me direz qu’à 1500 FF le rendez-vous, elle peut se permettre de faire des sourires. Et puis les soins commencent à exiger des sommes de plus en plus importantes, on ne peut acheter les médicaments qu’aux USA, le seul bon spécialiste est à Hambourg, etc …

Petit à petit, la soigneuse vient à convaincre my lady qu’en fait, c’est son défunt mari qui pose problème. ( !!!! ) et que, dorénavant, il faudra travailler en tandem avec une deuxième femme, supposée médium et très forte, qui pourra protéger les séances de la mauvaise influence de son mari. Qui n’en était pas moins un mari d’amour, pourtant, de son vivant. Elle est un peu chère mais, elle est très bien. Nous voilà rendu à des séances à 3000 FF. Mais çà ne s’arrête pas là car le fameux spécialiste à Hambourg ne peut travailler correctement qu’en leur présence à toutes deux. Qu’à cela ne tienne, elles feront le voyage, et comme chez ces gens-là, on ignore encore ce que 2e classe veut dire, çà nous fera trois vols aller-retour en première, trois chambres d’hôtel dont on ne peut plus compter les étoiles, et à 3000 FF la séance d’une heure, je vous laisse faire le compte de ce que coûte une journée, et au bout du compte à combien s’élève un banal RV chez le dentiste !!!

Et ce, à raison d’un rendez-vous par mois !!! en dehors des consultations d’entretien, in London.

Et voilà qu’apparaît le réseau. Car de la soigneuse à la compagnie américaine qui fabrique les médicaments qu’on ne trouve pas ailleurs, à la médium accompagnatrice, jusqu’au dentiste de Hambourg, tout ce joli petit monde appartient à la même secte internationale. Et voilà my lady , totalement ignorante de cela, complètement engluée dans une prison immatérielle qui la prive de tout bon sens et lui fait dilapider son argent tout en laissant se dégrader sa santé mentale et physique.

Bien sûr, l’intégrité de my lady se trouve en dessous de la barre des 50%, et je me retrouve avec son mari d’amour qui me colle aux baskets, tout bonnement furieux de voir sa femme se faire rouler à ce point, et conscient que sa santé est en danger, me pressant d’intervenir rapidement !

Fort heureusement, il m’aura transmis quelques secrets intimes connus de eux seuls, afin de  convaincre son épouse de participer à un travail de dégagement par mes soins. Mais, la fameuse secte n’est pas le genre de lion qu’on réveille sans précautions. Aussi je ne fais pas le mariole et ne m’aventure pas à intervenir hors d’un contexte protégé.

La désincarcération s’effectuera bel et bien, et me donnera sur la fin du travail, le plaisir inouï autant qu’inattendu de voir un être de lumière, retrousser son aura pour mieux foutre un coup de pompe dans le cul de ces redoutables sorciers modernes.

Trop drôle !

Comme quoi, ils ne manquent pas d’humour ces grands êtres !

#10 gwelan

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Posté 28 février 2005 à 14:20

Citation

Si une pensée est jolie, si elle nous plait, on peut la laisser s'épanouir en nous et créer peu à peu un égrégore qui permettra à cette belle pensée d'aller carresser les autres.

En fait, moi j'essayerais plutot que cette pensée soit si personnelle, ou si précisément dédiée, qu'elle ne puisse etre hapée par une pensée commune, ni aller servir quoique ce soit que je ne voudrais pas.

La notion d'égrégore conserve une forme de monstruosité, et à cet égard les égrégores d'amour ou de haine ne sont pas moins détournables, l'un que l'autre. Donc plutôt que de faire grossir une sorte de soleil qui pourrait bien s'avérer etre un soleil noir de plus, je préfère ajouter une étoile au firmament, un point de lumière sans doute, mais si nous faisons tous de meme, nos scintillances ne devraient pas tarder à faire un magnifique ciel bleu.

Je reconnais que cette question des égrégores n'est pas simple à aborder, mais je la crois capitale, car c'est là que se joue notre liberté actuelle et futur. Les égrégores humains forment une sorte d'atmosphère psychique tout autour de la terre. Il y en aurait presque une sorte d'effet de serre qui empecherait les lumières exterieures de percer cette couche. Nombre de personnes décédées n'osent plus s'aventurer au delà de cette couche nuageuse, et se trouvent piégées, terrestrement, a cause de cela. On arrive plus à mourir, et l'errement s'amplifie, rajoutant du tourment aux vivants.

Ces égrégores se sont considérablement renforcés du fait de l'explosion démographique du siècle dernier. Nous sommes passé en relativement peu de temps d'une situation qui ressemblait à une charmante campagne, à une banlieue grise et bétonnée. Le fait est nouveau et sans précédents historiques, et la polution qu'il représente est tout aussi réelle que la polution de la nature, sauf qu'elle ne nous prend pas les poumons, elle nous bouffe l'esprit.

#11 vinvin

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Posté 01 mars 2005 à 19:53

je voulais dire tout d'abord merci pour tes messages, je les ai reçu 5/5

quand tu dis plus haut

Citation

Un phénomène dit de possession complète est, pour cette raison, un non-sens. Expulser complètement le locataire d’un corps, c’est condamner ce corps a ne pouvoir fonctionner. C’est une voiture sans clef de contact, çà ne sert à rien. Ce pour tous ceux qui ont peur de trouver la place prise au retour de voyage, cela n’est pas plus possible dans le cas d’un voyage astral que dans le cas d’un petit somme anodin

je dis non car je pense qu'il n'y a pas besoin d'être expulser totalement de son corps pour être possédé
moi je les ai été, et j'étais toujour dans mon corps ou du moins de se qu'il en restait
enfin c'est trop bizard comme truc

J'ai vu un exorciste qui m'a dit que c'était une grand-mére qui était venue a moi.
je sais pas poirquoi? si c'était le faite d'avoir pleurer pour elle de vive l'arme, mais en tout cas elle m'a bien pauser des problems!

est-elle réellement partie aprés l'exorcisme?
est-t-elle venu me garder d'un danger?

Bien à toi

vinvin