On entend toujours de personne pro-vaccin que la variole a ete eradiquee grace au vaccin.
Dans son livre le Pr Georget explique bien comment la variole fut eradiquee, et ce pas que grace au vaccin, ou meme pas dutout grace au vaccin.
j'ai trouvé ce texte sur le site de l'etat suisse.:
Le vaccin contre la variole n’est pas commercialisé en Suisse
Si la variole est éradiquée depuis plus de vingt ans, la conservation du virus sauvage de cette maladie est documentée, et son usage à des fins criminelles n’est par conséquent pas exclu. Pour faire face à cette perspective, la Confédération dispose d’un stock de vaccin qui permet de protéger la population en cas de besoin. Cela ne veut pas dire que le vaccin est disponible sur le marché et que les médecins ou des particuliers peuvent le prescrire et respectivement l’acheter.
En voici plusieurs raisons :
Depuis l’arrêt de la vaccination au cours des années 1970, le vaccin n’a plus été fabriqué et s’est fait de plus en plus rare dans le monde. Avisées que le virus de la variole pourrait servir d’arme biologique, certaines autorités militaires ont continué de vacciner leurs troupes (USA jusqu’en 1990) et conservé un stock de vaccin, comme l’ont fait également certaines autorités civiles et des firmes productrices. C’est ainsi qu’à l’heure actuelle, on dispose de quelques 90 millions de doses de vaccin réparties dans 72 pays, c’est à dire trop peu pour vacciner de manière non ciblée.
Le vaccin contre la variole est un vaccin vivant (virus de la vaccine) dont les effets secondaires peuvent être graves, allant jusqu’à la mort. L’indication à vacciner ne peut donc pas reposer sur un risque hypothétique ou la crainte, mais sur un motif objectif, comme la confirmation d’une attaque au virus. Un voyage à l’étranger n’est pas une indication à la vaccination.
Compte tenu de la contagiosité du virus de la variole, la vaccination doit être menée de manière à interrompre la chaîne de transmission. D’éventuelles actions de vaccination devront être lancées de manière coordonnée, en visant des groupes directement menacés plutôt que de manière aléatoire et improvisée.
Lorsqu’une personne est entrée en contact avec un sujet infecté par la variole, il est possible de la vacciner efficacement jusqu’à 4 jours après le contact infectieux. La vaccination permet donc d’éviter la variole ou de diminuer la symptomatologie même après exposition au virus et partant, de cibler avec précision les personnes à vacciner.
Le vaccin contre la variole disponible en Suisse et fabriqué entre 1970 et 1980 a conservé son activité in vitro. Il sera toutefois testé chez un groupe de volontaires. Le matériel accessoire, solvant et scarificateur, sont en phase de fabrication
L’OMS parvient à la conclusion que la meilleure méthode pour enrayer une épidémie de variole, si elle devait se produire, est la recherche des cas, leur isolement et l’identification et la vaccination des personnes contacts (OMS, Déclaration du 26 octobre 2001).
Le vaccin contre la variole est stocké par la Pharmacie de l’armée. Il n’est pas disponible dans les pharmacies du pays. La Commission B de la Confédération suit avec attention la situation du bioterrorisme dans le monde et notamment les menaces d’usage criminel du virus de la variole. Elle prépare en collaboration avec les services compétents de la Confédération et des cantons les directives d’emploi du vaccin: dispositif d’alarme et de confirmation, préparation des intervenants, indication à la vaccination, distribution du vaccin, etc.
Office fédéral de la santé publique
Division Epidémiologie et Maladies infectieuses
http://www.bag.admin...rr/pockimpf.htm
Eradication de la variole
Commencé par Pinga, 28 fév 2005 à 12:06
3 réponses dans ce topic
#1
Posté 28 février 2005 à 12:06
#2
Posté 19 mai 2010 à 22:53
C'est la fête à l'OMS, ils fêtent la fin de la variole érigeant une statue :
source:
http://www.who.int/m...ox_20100517/fr/
Citation
Une sculpture commémore le 30ème anniversaire de l’éradication de la variole.
17 MAI 2010 | GENÈVE -- Le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a dévoilé devant le bâtiment de l’Organisation une sculpture commémorant le trentième anniversaire de l’éradication de la variole.
Avant l’éradication, les épidémies de variole étaient fréquentes dans de nombreux pays où, quand elles ne semaient pas la mort, elles laissaient les gens aveugles ou défigurés. L’éradication de cette maladie infectieuse aux effets dévastateurs est considérée comme l’une des plus grandes réalisations de santé publique.
Un exemple de solidarité internationale
«L’éradication de la variole montre qu’avec une volonté sans faille de part et d’autre, un travail d’équipe et un esprit de solidarité internationale, il est possible d’atteindre dans le domaine de la santé publique des objectifs mondiaux ambitieux», a déclaré le Dr Chan.
«Cette sculpture vient rappeler l’importance d’une telle réalisation et le pouvoir qu’a la coopération internationale en santé d’agir durablement pour le bien de l’humanité.»
La sculpture, qui allie bronze et pierre, représente quatre personnages, dont une fillette qui va être vaccinée au bras. C’est un hommage rendu à tous ceux qui ont participé à l’action d’éradication, notamment gouvernements, agents de santé, organismes donateurs, organisations non gouvernementales, entreprises et dirigeants villageois, qui ont approuvé la vaccination de leur population et ont à maintes reprises nourri et logé des équipes de vaccination.
Autour de la sculpture, des plaques rédigées dans les six langues officielles de l’OMS rappellent que cette victoire a été rendue possible par les efforts conjugués de toutes les nations.
«L’éradication de la variole nous a incités tous à réfléchir non seulement à l’éradication d’une maladie mais aussi à l’utilité de cette expérience pour s’attaquer à d’autres problèmes de santé avec le même enthousiasme, le même optimisme et la même ardeur que durant la croisade contre la variole», c’est ce qu’avait écrit le Dr Halfdan Mahler, ancien Directeur général de l’OMS, en 1980, à l’occasion de la signature du document déclarant que la variole avait été éradiquée.
«L’élément central de la sculpture est la main de l’agent de santé en train de pratiquer une vaccination avec l’aiguille bifurquée récemment mise au point. Les vaccinateurs et les agents sur le terrain ont été les piliers du programme», a déclaré le Dr Donald A. Henderson, Distinguished Scholar, Center for Biosecurity; professeur de médecine et de santé publique de l'université de Pittsburgh Medical Center et Distinguished Professor de la Johns Hopkins School of Public Health.
Dans la résolution WHA33.3, adoptée le 8 mai 1980, l’Assemblée de la Santé déclarait que l’objectif mondial de l’éradication de la variole était atteint. Le dernier cas survenu naturellement dans le monde avait été découvert le 26 octobre 1977 en Somalie et il a fallu deux années de recherche active de cas pour s’assurer que la transmission du virus avait été interrompue.
Un milliard d'économies réalisées
Avec l’éradication mondiale de la variole, la vaccination a cessé et les mesures de quarantaine sont devenues sans objet. On évalue à plus de un milliard de dollars les économies ainsi réalisées chaque année, sans compter la disparition d’un terrible fléau qui semait la maladie et la mort. Le coût total du programme sur la période 1967 1980 s’est élevé, selon les estimations, à quelque 300 millions de dollars, dont deux tiers pris en charge par les pays d’endémie eux-mêmes.
À la cérémonie assistaient le Dr Halfdan Mahler, ancien Directeur général de l’OMS, le Dr Donald A. Henderson, ancien Directeur de l’éradication de la variole à l’OMS, des membres de l’ancien Comité de l’éradication de la variole, des membres du personnel du Siège et de bureaux régionaux de l’OMS, les donateurs ayant financé la sculpture, ainsi que des personnes ayant participé sur le terrain à des campagnes de vaccination antivariolique.
La sculpture a été conçue et réalisée par M. Martin William, originaire de Swansea, au Pays de Galles (Royaume-Uni).
Informations sur l'éradication de la variole
Pendant des siècles, la variole a été pour l’humanité l’une des maladies les plus redoutées et les plus meurtrières avec une histoire qui remonte à au moins 3500 ans. Elle s’est propagée sur toute la surface de la Terre, tuant sans distinction les rois et les humbles. Dans beaucoup de pays, on vénérait des déités censées protéger contre la variole. Un tiers au moins des sujets infectés succombaient à la maladie, contre laquelle on était pratiquement impuissant.
Le premier vaccin
C’est en 1796 qu’est né l’espoir de se prémunir contre la maladie. En effet, un médecin anglais, Edward Jenner, découvrit que des sujets auxquels était inoculé du matériel de pustules provoquées par une infection bovine à pox virus pouvaient être protégés contre la variole. Ces sujets produisaient des anticorps qui les protégeaient aussi bien contre l’infection bovine à pox virus que contre le virus proche responsable de la variole. Ce fut le premier vaccin.
Pendant près d’un siècle, le virus de la vaccine fut transféré d’un sujet à l’autre, de bras à bras. La difficulté était de trouver le moyen d’obtenir de grandes quantités de virus, difficulté que l’on finit par résoudre en faisant des cultures du virus sur les flancs de bovins.
La pratique de la vaccination s’est répandue mais s’est révélée beaucoup moins efficace dans les pays tropicaux où le vaccin était rapidement détérioré par la chaleur. C’est dans le courant des années 1950 qu’un scientifique anglais, Leslie Collier, devait découvrir le moyen de produire un vaccin actif, thermostable, susceptible d’être utilisé dans le monde entier. Cette découverte marqua un tournant décisif dans les efforts menés avec succès pour éradiquer la maladie car elle rendait inutiles les moyens logistiques contraignants nécessaires au maintien de la chaîne du froid exigée par les vaccins liquides précédemment utilisés. Le vaccin lyophilisé pouvait être transporté par les agents de santé pendant une trentaine de jours et restait actif.
L’aiguille bifurquée (à deux pointes) inventée au laboratoire Wyeth, permit la mise au point d’une nouvelle technique de vaccination dite à « piqûres multiples ». Elle était facile à appliquer et ne nécessitait qu’un quart de la quantité de vaccin requise par les autres méthodes qu’elle a très vite supplantées.
Historique du programme d’éradication mondiale
La lutte contre la variole a toujours été l’une des préoccupations de l’Assemblée mondiale de la Santé. Dès sa première session, en 1948, celle-ci décida de créer un groupe d’étude mixte sur la variole. Au cours des années suivantes, elle appuya des recherches comparatives sur les effets de différentes souches de virus variolique et encouragea les efforts fournis pour améliorer les méthodes de production de vaccins. En 1955, la Septième Assemblée mondiale de la Santé a décidé d’accorder une aide budgétaire à certains gouvernements et a sollicité des dons de vaccins. Entre 1959 et 1966, de nombreux pays ont fourni du vaccin, l’URSS en donnant à elle seule plus de 400 millions de doses. Pourtant, les progrès restaient lents et des pénuries de vaccins se produisaient régulièrement.
En 1966, la Dix-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé a pris la décision importante de lancer un programme mondial d’éradication de la variole qu’elle avait entrepris d’éliminer en 1959. Dans son rapport à la Dix-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, le Directeur général définissait une nouvelle stratégie qui a été acceptée et pour laquelle ont été alloués des fonds spéciaux. Des activités intensifiées d’éradication ont débuté en janvier 1967. Cette année-là, on devait dénombrer plus de 10 millions de cas et de 2 millions de décès dans 43 pays.
La stratégie de base était double: mise en œuvre strictement contrôlée de programmes de vaccination de masse destinés à toucher 80 % de la population et adoption d’une nouvelle approche de la prévention reposant sur la surveillance et l’endiguement. Pour cela, tous les centres de santé devaient fournir des relevés hebdomadaires des cas de variole, des équipes spéciales étant chargées de mener des enquêtes rapides sur les cas et les poussées épidémiques.
La variole a d’abord été éliminée en Amérique du Sud, puis en Afrique occidentale et centrale, ensuite en Asie et enfin en Afrique orientale. L’éradication mondiale de la variole a finalement été réalisée lorsqu’a été détecté en Somalie, le 26 octobre 1977, le dernier cas de variole d’origine naturelle. Des programmes spéciaux de recherche ont encore été exécutés pendant deux ans partout dans le monde car il fallait s’assurer que la transmission avait été interrompue. Dans sa résolution WHA33.3, adoptée le 8 mai 1980, l’Assemblée mondiale de la Santé a déclaré que l’objectif mondial de l’éradication de la variole avait été atteint.
Facteurs de succès
La poursuite de recherches continues, l’innovation technologique et l’adaptation de la stratégie du programme aux conditions locales ont joué un rôle décisif dans le succès de la campagne d’éradication. Parmi les innovations dues au personnel chargé de l’éradication et qui ont eu une incidence sur la politique mondiale de lutte, on citera les améliorations apportées à la stratégie de surveillance et d’endiguement, l’utilisation de fiches d’identification de la variole sur les marchés, la conduite d’enquêtes spéciales maison par maison et l’application de techniques d’isolement des malades chez eux, dans leurs villages ou dans des locaux spécialement affectés.
Les études épidémiologiques conduites sur le terrain ont montré que la variole ne se propageait pas aussi rapidement que les manuels ne le donnaient à penser de sorte que la surveillance et l’endiguement ont été encore plus efficaces qu’on ne l’avait espéré. L’immunité conférée par la vaccination s’est révélée durable à tel point qu’il n’a pas été nécessaire de faire des vaccinations de rappel pendant l’exécution du programme.
Pour plus d'informations, veuillez contacter:
Mr Peter Carrasco
Conseiller spécial, Département Vaccination, vaccins et produits biologiques
OMS/Genève
Téléphone: +41 22 791 1512
Courriel: carrascop@who.int
Fadéla Chaib
Chargée de communication
OMS/Genève
Téléphone: + 41 22 791 32 28
17 MAI 2010 | GENÈVE -- Le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a dévoilé devant le bâtiment de l’Organisation une sculpture commémorant le trentième anniversaire de l’éradication de la variole.
Avant l’éradication, les épidémies de variole étaient fréquentes dans de nombreux pays où, quand elles ne semaient pas la mort, elles laissaient les gens aveugles ou défigurés. L’éradication de cette maladie infectieuse aux effets dévastateurs est considérée comme l’une des plus grandes réalisations de santé publique.
Un exemple de solidarité internationale
«L’éradication de la variole montre qu’avec une volonté sans faille de part et d’autre, un travail d’équipe et un esprit de solidarité internationale, il est possible d’atteindre dans le domaine de la santé publique des objectifs mondiaux ambitieux», a déclaré le Dr Chan.
«Cette sculpture vient rappeler l’importance d’une telle réalisation et le pouvoir qu’a la coopération internationale en santé d’agir durablement pour le bien de l’humanité.»
La sculpture, qui allie bronze et pierre, représente quatre personnages, dont une fillette qui va être vaccinée au bras. C’est un hommage rendu à tous ceux qui ont participé à l’action d’éradication, notamment gouvernements, agents de santé, organismes donateurs, organisations non gouvernementales, entreprises et dirigeants villageois, qui ont approuvé la vaccination de leur population et ont à maintes reprises nourri et logé des équipes de vaccination.
Autour de la sculpture, des plaques rédigées dans les six langues officielles de l’OMS rappellent que cette victoire a été rendue possible par les efforts conjugués de toutes les nations.
«L’éradication de la variole nous a incités tous à réfléchir non seulement à l’éradication d’une maladie mais aussi à l’utilité de cette expérience pour s’attaquer à d’autres problèmes de santé avec le même enthousiasme, le même optimisme et la même ardeur que durant la croisade contre la variole», c’est ce qu’avait écrit le Dr Halfdan Mahler, ancien Directeur général de l’OMS, en 1980, à l’occasion de la signature du document déclarant que la variole avait été éradiquée.
«L’élément central de la sculpture est la main de l’agent de santé en train de pratiquer une vaccination avec l’aiguille bifurquée récemment mise au point. Les vaccinateurs et les agents sur le terrain ont été les piliers du programme», a déclaré le Dr Donald A. Henderson, Distinguished Scholar, Center for Biosecurity; professeur de médecine et de santé publique de l'université de Pittsburgh Medical Center et Distinguished Professor de la Johns Hopkins School of Public Health.
Dans la résolution WHA33.3, adoptée le 8 mai 1980, l’Assemblée de la Santé déclarait que l’objectif mondial de l’éradication de la variole était atteint. Le dernier cas survenu naturellement dans le monde avait été découvert le 26 octobre 1977 en Somalie et il a fallu deux années de recherche active de cas pour s’assurer que la transmission du virus avait été interrompue.
Un milliard d'économies réalisées
Avec l’éradication mondiale de la variole, la vaccination a cessé et les mesures de quarantaine sont devenues sans objet. On évalue à plus de un milliard de dollars les économies ainsi réalisées chaque année, sans compter la disparition d’un terrible fléau qui semait la maladie et la mort. Le coût total du programme sur la période 1967 1980 s’est élevé, selon les estimations, à quelque 300 millions de dollars, dont deux tiers pris en charge par les pays d’endémie eux-mêmes.
À la cérémonie assistaient le Dr Halfdan Mahler, ancien Directeur général de l’OMS, le Dr Donald A. Henderson, ancien Directeur de l’éradication de la variole à l’OMS, des membres de l’ancien Comité de l’éradication de la variole, des membres du personnel du Siège et de bureaux régionaux de l’OMS, les donateurs ayant financé la sculpture, ainsi que des personnes ayant participé sur le terrain à des campagnes de vaccination antivariolique.
La sculpture a été conçue et réalisée par M. Martin William, originaire de Swansea, au Pays de Galles (Royaume-Uni).
Informations sur l'éradication de la variole
Pendant des siècles, la variole a été pour l’humanité l’une des maladies les plus redoutées et les plus meurtrières avec une histoire qui remonte à au moins 3500 ans. Elle s’est propagée sur toute la surface de la Terre, tuant sans distinction les rois et les humbles. Dans beaucoup de pays, on vénérait des déités censées protéger contre la variole. Un tiers au moins des sujets infectés succombaient à la maladie, contre laquelle on était pratiquement impuissant.
Le premier vaccin
C’est en 1796 qu’est né l’espoir de se prémunir contre la maladie. En effet, un médecin anglais, Edward Jenner, découvrit que des sujets auxquels était inoculé du matériel de pustules provoquées par une infection bovine à pox virus pouvaient être protégés contre la variole. Ces sujets produisaient des anticorps qui les protégeaient aussi bien contre l’infection bovine à pox virus que contre le virus proche responsable de la variole. Ce fut le premier vaccin.
Pendant près d’un siècle, le virus de la vaccine fut transféré d’un sujet à l’autre, de bras à bras. La difficulté était de trouver le moyen d’obtenir de grandes quantités de virus, difficulté que l’on finit par résoudre en faisant des cultures du virus sur les flancs de bovins.
La pratique de la vaccination s’est répandue mais s’est révélée beaucoup moins efficace dans les pays tropicaux où le vaccin était rapidement détérioré par la chaleur. C’est dans le courant des années 1950 qu’un scientifique anglais, Leslie Collier, devait découvrir le moyen de produire un vaccin actif, thermostable, susceptible d’être utilisé dans le monde entier. Cette découverte marqua un tournant décisif dans les efforts menés avec succès pour éradiquer la maladie car elle rendait inutiles les moyens logistiques contraignants nécessaires au maintien de la chaîne du froid exigée par les vaccins liquides précédemment utilisés. Le vaccin lyophilisé pouvait être transporté par les agents de santé pendant une trentaine de jours et restait actif.
L’aiguille bifurquée (à deux pointes) inventée au laboratoire Wyeth, permit la mise au point d’une nouvelle technique de vaccination dite à « piqûres multiples ». Elle était facile à appliquer et ne nécessitait qu’un quart de la quantité de vaccin requise par les autres méthodes qu’elle a très vite supplantées.
Historique du programme d’éradication mondiale
La lutte contre la variole a toujours été l’une des préoccupations de l’Assemblée mondiale de la Santé. Dès sa première session, en 1948, celle-ci décida de créer un groupe d’étude mixte sur la variole. Au cours des années suivantes, elle appuya des recherches comparatives sur les effets de différentes souches de virus variolique et encouragea les efforts fournis pour améliorer les méthodes de production de vaccins. En 1955, la Septième Assemblée mondiale de la Santé a décidé d’accorder une aide budgétaire à certains gouvernements et a sollicité des dons de vaccins. Entre 1959 et 1966, de nombreux pays ont fourni du vaccin, l’URSS en donnant à elle seule plus de 400 millions de doses. Pourtant, les progrès restaient lents et des pénuries de vaccins se produisaient régulièrement.
En 1966, la Dix-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé a pris la décision importante de lancer un programme mondial d’éradication de la variole qu’elle avait entrepris d’éliminer en 1959. Dans son rapport à la Dix-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, le Directeur général définissait une nouvelle stratégie qui a été acceptée et pour laquelle ont été alloués des fonds spéciaux. Des activités intensifiées d’éradication ont débuté en janvier 1967. Cette année-là, on devait dénombrer plus de 10 millions de cas et de 2 millions de décès dans 43 pays.
La stratégie de base était double: mise en œuvre strictement contrôlée de programmes de vaccination de masse destinés à toucher 80 % de la population et adoption d’une nouvelle approche de la prévention reposant sur la surveillance et l’endiguement. Pour cela, tous les centres de santé devaient fournir des relevés hebdomadaires des cas de variole, des équipes spéciales étant chargées de mener des enquêtes rapides sur les cas et les poussées épidémiques.
La variole a d’abord été éliminée en Amérique du Sud, puis en Afrique occidentale et centrale, ensuite en Asie et enfin en Afrique orientale. L’éradication mondiale de la variole a finalement été réalisée lorsqu’a été détecté en Somalie, le 26 octobre 1977, le dernier cas de variole d’origine naturelle. Des programmes spéciaux de recherche ont encore été exécutés pendant deux ans partout dans le monde car il fallait s’assurer que la transmission avait été interrompue. Dans sa résolution WHA33.3, adoptée le 8 mai 1980, l’Assemblée mondiale de la Santé a déclaré que l’objectif mondial de l’éradication de la variole avait été atteint.
Facteurs de succès
La poursuite de recherches continues, l’innovation technologique et l’adaptation de la stratégie du programme aux conditions locales ont joué un rôle décisif dans le succès de la campagne d’éradication. Parmi les innovations dues au personnel chargé de l’éradication et qui ont eu une incidence sur la politique mondiale de lutte, on citera les améliorations apportées à la stratégie de surveillance et d’endiguement, l’utilisation de fiches d’identification de la variole sur les marchés, la conduite d’enquêtes spéciales maison par maison et l’application de techniques d’isolement des malades chez eux, dans leurs villages ou dans des locaux spécialement affectés.
Les études épidémiologiques conduites sur le terrain ont montré que la variole ne se propageait pas aussi rapidement que les manuels ne le donnaient à penser de sorte que la surveillance et l’endiguement ont été encore plus efficaces qu’on ne l’avait espéré. L’immunité conférée par la vaccination s’est révélée durable à tel point qu’il n’a pas été nécessaire de faire des vaccinations de rappel pendant l’exécution du programme.
Pour plus d'informations, veuillez contacter:
Mr Peter Carrasco
Conseiller spécial, Département Vaccination, vaccins et produits biologiques
OMS/Genève
Téléphone: +41 22 791 1512
Courriel: carrascop@who.int
Fadéla Chaib
Chargée de communication
OMS/Genève
Téléphone: + 41 22 791 32 28
http://www.who.int/m...ox_20100517/fr/
Ce message a été modifié par Libertie - 19 mai 2010 à 22:55.
"On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux"! Extrait du petit prince de St Exupéry.
#3
Posté 05 juin 2010 à 10:16
Citation
Alors que l’OMS célèbre le trentième anniversaire de l’éradication de la variole, une étude suggère que la fin de la vaccination antivariolique, au milieu du 20e siècle, a pu causer la propagation rapide du VIH Prononcée il y a trente ans, l’éradication de la variole est considérée comme une importante victoire en matière de santé publique qui s’est accompagnée de l’arrêt de toute vaccination antivariolique. Une action qui aurait entrainé une diminution de l’immunité naturelle contre le VIH et contribué à son essor dans le monde.
Sur le même sujetLa variole serait-elle à l’origine de la résistance au VIH ?
Un nouveau vaccin pour lutter contre la variole
C’est en tout cas l’hypothèse que font des chercheurs américains dans le journal BMC Immunology. Ils ont étudié du sang prélevé sur des personnes vaccinées contre la variole pour cette recherche et étudié les réactions des globules blancs face au VIH. Leurs résultats montrent un taux de réplication du virus significativement plus faible chez les personnes vaccinées contre la variole par rapport au sujets témoins.
Raymond Weinstein, de l'Université George Mason, en Virginie, a déclaré : « Il y a eu plusieurs explications proposées pour la propagation rapide du VIH en Afrique, y compris les guerres, la réutilisation des aiguilles non stérilisées et la contamination de lots de vaccin antipoliomyélitique au début. Cependant, certaines ont été réfutées et les autres n’expliquent pas le comportement de la pandémie de Sida. Notre conclusion selon laquelle la vaccination préalable antivariolique peut fournir à une personne un certain degré de protection contre le VIH suggère que le retrait de cette vaccination peut être une explication partielle. »
Le chercheur prévient toutefois que ses résultats sont préliminaires et qu’il n’est pour le moment pas question de « recommander la vaccination contre la variole pour lutter contre le VIH. »
J.I.
Sciencesetavenir.fr
19/05/2010
Sur le même sujetLa variole serait-elle à l’origine de la résistance au VIH ?
Un nouveau vaccin pour lutter contre la variole
C’est en tout cas l’hypothèse que font des chercheurs américains dans le journal BMC Immunology. Ils ont étudié du sang prélevé sur des personnes vaccinées contre la variole pour cette recherche et étudié les réactions des globules blancs face au VIH. Leurs résultats montrent un taux de réplication du virus significativement plus faible chez les personnes vaccinées contre la variole par rapport au sujets témoins.
Raymond Weinstein, de l'Université George Mason, en Virginie, a déclaré : « Il y a eu plusieurs explications proposées pour la propagation rapide du VIH en Afrique, y compris les guerres, la réutilisation des aiguilles non stérilisées et la contamination de lots de vaccin antipoliomyélitique au début. Cependant, certaines ont été réfutées et les autres n’expliquent pas le comportement de la pandémie de Sida. Notre conclusion selon laquelle la vaccination préalable antivariolique peut fournir à une personne un certain degré de protection contre le VIH suggère que le retrait de cette vaccination peut être une explication partielle. »
Le chercheur prévient toutefois que ses résultats sont préliminaires et qu’il n’est pour le moment pas question de « recommander la vaccination contre la variole pour lutter contre le VIH. »
J.I.
Sciencesetavenir.fr
19/05/2010
"On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux"! Extrait du petit prince de St Exupéry.
#4
Posté 22 juillet 2010 à 22:03
Les campagnes d'éradication de la variole ont presque toutes échouées...
source: http://www.lesvaccin...tstyle=f-larger
Citation
20/01/2010
Par LNPLV
L'éradication de la variole
"Les campagnes d'éradication reposant entièrement ou essentiellement sur la vaccination de masse furent couronnées de succès dans quelques pays mais échouèrent dans la plupart des cas." (p.32 du rapport final de la Commission mondiale pour la Certification de l'Eradication de la Variole publié par l'OMS en 1980)
L’Organisation Mondiale de la Santé avait décidé en 1958 de lancer un programme mondial visant à éradiquer la variole en quelques années.
La stratégie initiale proposée par les Soviétiques estimait que la vaccination de 80% des populations concernées serait suffisante pour venir à bout de la maladie et que cela était réalisable. L’entreprise débuta dans la certitude puis, après bien des vicissitudes conduisant à la désillusion, fut même un moment au bord de la faillite. Si on ne change pas une équipe qui gagne, on le fait pour une équipe qui perd : échec salutaire qui conduira à une profonde remise en cause, à un changement radical d’approche de la maladie et de la stratégie de lutte pour finalement vaincre la maladie.
Pour décrire cette aventure puis esquisser les perspectives qu’elle offre, voici quelques citations extraites du rapport de 140 pages rédigé par la Commission pour la Certification de l’Éradication mondiale de la variole [1] . Il fut publié en 1980 par l’OMS et servit de fondement à la proclamation officielle de l’éradication de la maladie le 8 mai 1980 à Genève en présence des représentants de tous les Etats du monde.
http://www.infovacci...la-variole.html
Par LNPLV
L'éradication de la variole
"Les campagnes d'éradication reposant entièrement ou essentiellement sur la vaccination de masse furent couronnées de succès dans quelques pays mais échouèrent dans la plupart des cas." (p.32 du rapport final de la Commission mondiale pour la Certification de l'Eradication de la Variole publié par l'OMS en 1980)
L’Organisation Mondiale de la Santé avait décidé en 1958 de lancer un programme mondial visant à éradiquer la variole en quelques années.
La stratégie initiale proposée par les Soviétiques estimait que la vaccination de 80% des populations concernées serait suffisante pour venir à bout de la maladie et que cela était réalisable. L’entreprise débuta dans la certitude puis, après bien des vicissitudes conduisant à la désillusion, fut même un moment au bord de la faillite. Si on ne change pas une équipe qui gagne, on le fait pour une équipe qui perd : échec salutaire qui conduira à une profonde remise en cause, à un changement radical d’approche de la maladie et de la stratégie de lutte pour finalement vaincre la maladie.
Pour décrire cette aventure puis esquisser les perspectives qu’elle offre, voici quelques citations extraites du rapport de 140 pages rédigé par la Commission pour la Certification de l’Éradication mondiale de la variole [1] . Il fut publié en 1980 par l’OMS et servit de fondement à la proclamation officielle de l’éradication de la maladie le 8 mai 1980 à Genève en présence des représentants de tous les Etats du monde.
http://www.infovacci...la-variole.html
source: http://www.lesvaccin...tstyle=f-larger
"On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux"! Extrait du petit prince de St Exupéry.











