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l'équinoxe de printemps arrive..et je cherche des infos (simples) sur les rites celtes liées à la (re)naissance
y a t il une "cérémonie " simple que l'on peut pratiquer?
Ce qui est caractéristique de la tradition celte est la relation avec la nature , la terre, le cosmos, l'au-delà. Maintenant, les gestes ou les rituels n'ont de sens que par rapport à l'esprit qui les anime et à ce niveau-là, on peut douter que l'homme d'aujourd'hui ait grand chose de commun avec l'homme d'il y a 2000 ans, au niveau de sa vision du monde.
Je ne suis donc pas certain que les rituels aient, en eux-mêmes, un quelconque pouvoir si tant est que c'est ce qui est à l'intérieur de l'homme qui en fait la résonnance.
Toujours est-il qu'il existe traditionnellement quatre célébrations : Samain (début Novembre), Imbolc (début février), Beltan (début Mai), Lugnasad (début Aout).
Ces célébrations se trouvent décallées par rapport au cycles solaires des équinoxes et des sollsctices. A défaut d'y voir une importance plus grande accordée aux rythmes lunaires, on peut y discerner un esprit plus tourné vers la cause profonde, intérieure, que vers sa manifestation, extérieure.
Ainsi, la renaissance du printemps n'est-elle pas célébrée au moment où les bourgeons apparaissent, mais bien au coeur de l'hivers, quand le feu invisible de la nature se réveille - ce feu qui va provoquer un peu plus tard l'apparition des bourgeons. Donc, l'accent n'est pas mis sur la naissance elle-meme, mais sur la conception.
Notre époque moderne est toute entière tournée vers le visible, le manifeste, et ta question est révélatrice de cette tendance.
Donc, pour que quelque rituel druidique ait un sens, il y a déjà un retournement à effectuer en soi-meme, il faut se rendre aveugle pour parvenir à voir.
"Entrer en druidisme" signifie ou implique d'effectuer ce retournement. Il ne peut se faire que dans le silence des mots, et la seule véritable initiatrice de ce changement d'état, c'est la foret.
Donc, s'il y a une cérémonie simple que l'on peut pratiquer, c'est déjà de se rendre en foret, avec l'humilité de l'apprentis, en disposition d'écoute, afin d'entendre ce que les arbres, les sources ont à nous dire.