C'est en rapport avec les déchets ...Il s'agit de lettres donc je ne peux fournir un lien .
Communiqué de presse de Résistance à l'agression publicitaire (R.A.P.) et du
Centre National d'Information Indépendante sur les Déchets (CNIID).
11 juin 2005: 3ème Journée d'action pour dire NON aux prospectus dans les boîtes
aux lettres.
Paris, le 11 avril 2005 - R.A.P. et le CNIID, en collaboration avec Chiche! et
la Brigade Antipub organisent la 3ème Journée nationale de déversement de
prospectus publicitaires le 11 juin 2005. Cette opération, à laquelle 23 villes
de France ont participé lors de l'édition de décembre 2004, consiste à déverser
à proximité des mairies ou d'un lieu symbolique de sa ville ou de son village,
les prospectus publicitaires non-souhaités et gardés par les particuliers au
cours des mois précédents.
Cette action est un signe de protestation fort face à l'inertie des pouvoirs
publics concernant le problème des imprimés non-adressés. Nos boîtes aux lettres
en regorgent alors qu'ils constituent une agression mentale quotidienne, une
pollution, un gaspillage et provoquent une augmentation du tonnage des déchets,
le traitement de ces derniers étant aux frais du contribuable. Les autocollants
" Stop pub " du Ministère de l'Ecologie et du Développement durable et ceux
diffusés par certaines collectivités locales, bien que constituant une bonne
initiative, ne seront réellement efficaces que lorsque les distributeurs seront
tenus de les respecter .
Nous demandons :
la mise en place d'une sanction financière en cas de non-respect de
l'autocollant par les distributeurs.
la prise en charge par les distributeurs du coût de traitement de ces tonnes
de déchets en vertu du principe du pollueur-payeur.
une réduction des déchets à la source établie à partir d'une évaluation du
nombre de boîtes aux lettres munies d'un autocollant.
Nous appelons chaque citoyenne et chaque citoyen à garder ses prospectus pour
venir les déverser le 11 juin aux différents points de rendez-vous annoncés.
Toutes les informations nécessaires sur les villes participantes à l'opération
ainsi qu'un mode d'emploi pour organiser un déversement près de chez soi sont
disponibles sur le site de R.A.P. à l'adresse suivante: www.antipub.net/rap/
Pour tout renseignement, contacter:
Jean-Christophe Vandevelde, 01 43 28 39 21 ou contact@antipub.net
David Sterboul, 01 40 37 10 12 ou david@chicheweb.org
Laure Nicolas, 06 64 81 39 22 ou laure@cniid.org
Le contexte:
Chaque année, 18 milliards d'imprimés soit 830 000 tonnes de papiers
publicitaires, plus 1,8 milliard de journaux gratuits soit 160 000 tonnes de
papiers transitent par no boîtes aux lettres(1). Les coûts aussi bien de
fabrication que de traitement de ces prospectus sont totalement répercutés sur
les citoyens. La collecte et le traitement de ces courriers représente par an
une dépense de 110 millions d'euros pour la collectivité, payés par la taxe
d'enlèvement des ordures ménagères.
Depuis des années, plusieurs associations, dont les nôtres, incitent les
citoyens et citoyennes à apposer sur leur boîte aux lettres un autocollant " pas
de publicité dans ma boîte aux lettres ", qu'il soit artisanal, associatif ou
officiel. Si seulement 5 % des foyers français adoptaient un autocollant, ce
seraient 40 000 tonnes de papiers épargnés soit 400 000 arbres ou encore quatre
fois le poids de la Tour Eiffel.
Dans cette optique, nous nous félicitons de la mise en place d'un autocollant
par certaines collectivités locales et par le Ministère de l'Ecologie et du
Développement durable. L'autocollant du Ministère, diffusé à 3 millions
d'exemplaires cet été, n'est cependant aujourd'hui plus disponible malgré la
demande. Nous souhaitons que le Ministère relance la fabrication en quantité
suffisante de cet autocollant officiel, et surtout qu'il mette en place un
système efficace et respecté. En effet, aucune sanction n'est prévue en cas de
non-respect de cet autocollant. Hormis son caractère officiel, le " stop pub "
du gouvernement n'apporte donc rien de nouveau à cet égard : il n'a pas plus de
valeur juridique que les précédents.
Alors que d'autres pays ou régions sanctionnent depuis longtemps le non-respect
de l'autocollant (Portugal, Allemagne, Région de Bruxelles-Capitale en
Belgique), le Ministère doit prendre des mesures pour faire cesser cette
pollution insidieuse et ce non-respect du choix du citoyen.
(1) Le courrier non adressé, Synthèse et rapports d'études, ADEME, octobre 2000.
Voici qui n'est pas en rapport avec ce qui précède mais comme je ne veux pas poster deux messages de suite je suis obliger d'utiliser le présent post .
La malédiction de l’incinération…
Paris, le 29 mars 2005.
Gilly sur Isère, la commune sinistrée suite au fonctionnement d’un incinérateur
rejetant jusqu’à 12 850 fois la norme légale de dioxines, réclame justice !
Trois ans après le début des enquêtes visant à faire la lumière sur cette
pollution catastrophique et alors que se profilent l'issue de l'instruction de
ce dossier et la mise en examen de personnages clés, les parties civiles
viennent d'apprendre par le juge d'instruction d'Albertville que cette dernière
est "invitée" par le Parquet à se dessaisir du dossier au profit d'une
juridiction plus appropriée et compétente récemment installée. Il s'agit du Pôle
de Santé Publique de Marseille. Cette demande de dessaisissement intervient au
moment où de nouvelles mises en examen devaient avoir lieu. " Il est
inacceptable d’étouffer cette affaire, trois années d'enquêtes arrivant à leur
terme ne peuvent pas être ainsi bafouées " déclare Florence Couraud du CNIID.
De plus, cette affaire intervient alors que le Conseil National des déchets
(CND) vient de rendre publique une synthèse de ses travaux qui serviront de base
à la future loi sur les déchets*. Le CND formule des propositions pour une
meilleure gestion des déchets, parmi celles-ci, l’importance de la maîtrise du
traitement et la nécessité de mieux connaître ses impacts. Selon le CND, un
cadre réglementaire plus exigeant a été défini au cours de la décennie passée.
Il prévoit notamment une meilleure maîtrise des émissions atmosphériques des
incinérateurs. Le CND souligne également l’importance de la bonne application de
la réglementation en vigueur. Dans un souci de crédibilité, il apparaît donc
vital de mener cette instruction jusqu’au bout et de montrer une réelle volonté
politique de changer d’approche en matière de gestion des déchets, conformément
aux souhaits du CND. " Nous demandons donc que la justice ne soit pas gênée dans
son travail et que les alternatives à l’incinér!
ation soient développées " plaide le CNIID.
* Cette loi devrait être présentée au Parlement en 2006.
Contact : Florence Couraud, CNIID, 01 55 78 28 65 ou 06 18 17 68 70
Dominique Frey, ACALP, 06 87 49 64 06
Ce message a été modifié par Daman - 12 avril 2005 à 03:19.