Aller au contenu


L'incinération des déchets et ses effets.


  • Please log in to reply
40 réponses dans ce topic

#1 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 12 mars 2005 à 22:08

J'habite près d'un incinérateur de déchets ménagers fermé depuis un certain nombre d'années . Ici , le cancer fait des ravages chez des gens encore jeunes ( 30-40 ans)  dans le silence le plus total .

L'incinérateur n'a été fermé qu'après l'édification d'un nouveau , un peu plus loin et malgré trois mises en demeure de la préfecture .
Il est vrai que cette mise en demeure n'était assortie que d'une menace d'amende que de toutes façons les contribuables empoisonnés auraient fini par payer .

Le contrôle des incinérateurs s'avère difficile, pire la gestion des déchets à la source est sabotée car la rentabilité des incinérateurs s'en trouverait menacée pourtant ce danger est le pire auquel est exposée la population des centres urbains .Il n'y a aucun moyen de s'en protéger .

Les dioxines produites par l'incinération des déchets sont partout de même que les métaux lourds . Des actions ont été conduites avec succès contre les empoisonneurs , notamment à Amiens . Si vous êtes concernés et voulez vous défendre voilà une asso où on vous prodiguera des conseils : le CNIID.

http://www.cniid.org/

Il s'agir d'une association indépendante des pouvoirs publics .

Si vous avez des témoignages là-dessus , n'hésitez pas à les donner pour l'édification de tous, pour promouvoir une meilleure prise de conscience du phénomène et à terme, une meilleure gestion des déchets , comme par exemple en Allemagne .

J'espère que ce sujet n'existe pas ailleurs . La fonction recherche n'a rien donné .

Ce message a été modifié par Daman - 12 mars 2005 à 22:13.

Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#2 Maximus

Maximus

    Chercheur de vérités

  • Membres
  • 1 469 Messages :

Posté 13 mars 2005 à 01:00

A 20 km de chez moi, un incinérateur tous neuf vient d'ouvrir...merde !La ville danslaquelle se trouve l'incinérateur est de 50 000 hbitants.Oups.

Y'a plus de sécurité maintenant ?

Va falloir que je me reseigne plus là dessus.

#3 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 25 mars 2005 à 20:08

Un communiqué du CNIID

Conférence de presse

Une torche à plasma
comme réponse à l'inertie politique

MARDI 29 MARS 2005 à 11h15
ESPACE RÉPUBLIQUE,
20 rue de la République
34000 MONTPELLIER

L’ Association des Propriétaires et Résidents du Pays Viassois (A.P.R.P.V.) et
le Centre National d'Information Indépendante sur les Déchets (CNIID) vous
invitent à une conférence de presse afin de vous présenter nos positions quant
au projet d'implantation d'une torche à plasma dans l'ouest du département de
l'Hérault.

La torche à plasma est un procédé industriel qui jusqu'à présent n'était utilisé
que pour traiter les déchets industriels spéciaux. Aucune application pour les
déchets ménagers n'a vu le jour jusqu'à présent et la dernière tentative à
Karlsruhe en Allemagne s'est soldé par un échec retentissant. Il s'avère en
effet que ce procédé n'est pas du tout adapté à ce type de traitement.

Cependant, même si le procédé de torche à plasma était viable, le CNIID s'oppose
à l'implantantion d'un tel système. Il ne s'agit ni plus ni moins que d'une
fuite en avant de la part des décideurs politiques locaux qui n'ont pas pris la
peine de penser une gestion saine et efficace des déchets ménagers concernés.

Ce ne serait pas moins de 140 000 tonnes de déchets ménagers qui seraient ainsi
détruits. Pourtant il est possible de réduire la production à la source, de
collecter, de recycler et de composter ces mêmes déchets et ainsi d'éviter
d'hypotéquer l'avenir du département en investissant dans une technologie qui
ressemble plus à une supercherie qu'à une réelle solution de gérer les déchets.

Il est également prévu de traiter 100 000 tonnes de déchets industriels banals
qui seraient importés de toute la région PACA et qui induiraient de  nombreux
transports. En ce qui concerne ce type de déchets, certains restent recyclables,
ce serait donc encore une fois un problème de volonté politique autant à un
niveau régional que national. En effet, et l'expérience du Massachusetts entre
autres nous le confirme (1), les déchets industriels ne sont pas une fatalité.
Il manque seulement une réelle volonté politique pour résoudre le problème en
amont.

C'est pourquoi face à l'inertie des pouvoirs publics quant à la question des
déchets ménagers et industriels, les associations locales et le CNIID demandent
expressément l'abandon du projet de torche à plasma et la mise en place d'une
réelle politique de gestion des déchets.

Parce que la situation n'a que trop durée alors que des solutions durables
existent, nous vous invitons à nous rejoindre ce mardi 29 mars, afin d'informer
la population sur les dangers que représentent, pour eux et leur descendance, un
tel laxisme politique.

Pour vous recevoir nous serons entourés de Jocelyn PEYRET (directeur du CNIID),
de Maître Henri COULOMBIE (spécialiste du droit de l’urbanisme et de la loi
littoral), des Associations d’AGDE, de MARSEILLAN, de M. MOURGUE (Secrétaire
Général du CLAPE-LR), de Mme PEBRET (Présidente de la Commission littoral du
CLAPE-LR), et pour représenter l’A.P.R.P.V., Claude TABACCHI, Gérard GACHES,
André CARLAN, Daniel DUSSUTOUR ET Jacques Alain RAYNAUD

Pour tous renseignements contactez :
Jocelyn Peyret (CNIID) au 01 55 78 28 64
Jacques Alain Raynaud (APRPV) ou Marion Jourdan au 01 43 22 55 31

(1) En juin 2004 le CNIID invitait le professeur Ken Geiser qui lors de
plusieurs conférences a démontré que la mise en place d'une politique
volontariste de Production Propre permettait de réduire considérablement le
volume de déchets industriels.
Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#4 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 30 mars 2005 à 06:27

Le courrier du CNIID

La malédiction de l’incinération…


Paris, le 29 mars 2005.
Gilly sur Isère, la commune sinistrée suite au fonctionnement d’un incinérateur
rejetant jusqu’à 12 850 fois la norme légale de dioxines, réclame justice !

Trois ans après le début des enquêtes visant à faire la lumière sur cette
pollution catastrophique et alors que se profilent l'issue de l'instruction de
ce dossier et la mise en examen de personnages clés, les parties civiles
viennent d'apprendre par le juge d'instruction d'Albertville que cette dernière
est "invitée" par le Parquet à se dessaisir du dossier au profit d'une
juridiction plus appropriée et compétente récemment installée. Il s'agit du Pôle
de Santé Publique de Marseille. Cette demande de dessaisissement intervient au
moment où de nouvelles mises en examen devaient avoir lieu. " Il est
inacceptable d’étouffer cette affaire, trois années d'enquêtes arrivant à leur
terme ne peuvent pas être ainsi bafouées " déclare Florence Couraud du CNIID.

De plus, cette affaire intervient alors que le Conseil National des déchets
(CND) vient de rendre publique une synthèse de ses travaux qui serviront de base
à la future loi sur les déchets*. Le CND formule des propositions pour une
meilleure gestion des déchets, parmi celles-ci, l’importance de la maîtrise du
traitement et la nécessité de mieux connaître ses impacts. Selon le CND, un
cadre réglementaire plus exigeant a été défini au cours de la décennie passée.
Il prévoit notamment une meilleure maîtrise des émissions atmosphériques des
incinérateurs. Le CND souligne également l’importance de la bonne application de
la réglementation en vigueur. Dans un souci de crédibilité, il apparaît donc
vital de mener cette instruction jusqu’au bout et de montrer une réelle volonté
politique de changer d’approche en matière de gestion des déchets, conformément
aux souhaits du CND. " Nous demandons donc que la justice ne soit pas gênée dans son travail et que les alternatives à l’incinération soient développées " plaide le CNIID.

* Cette loi devrait être présentée au Parlement en 2006.

Contact : Florence Couraud, CNIID, 01 55 78 28 65 ou 06 18 17 68 70
     Dominique Frey, ACALP, 06 87 49 64 06
Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#5 tatiana

tatiana

    Chercheuse de ... euh...

  • Membres
  • 579 Messages :
  • Localisation : Haut-Jura

Posté 30 mars 2005 à 16:50

Hello tou(te)s  :D

Si vous voulez vérifier ce qu'il se passe près de chez vous, voici la carte de France de l'incinération publiée sur le site de Greenpeace : Carte de France des incinérateurs

#6 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 09 avril 2005 à 07:17

Merci Tatiana .

Il faut toutefois remarquer que cette carte est incomplète . Par exemple les incinérateurs de Mulhouse ( 1 fermé et 1 en fonctionnement ) manquent . Donc ne vous fiez pas totalement à cette carte mais contactez le site pour la compléter avec des données que vous possèderiez .Cela s'adresse spécialement aux personnes qui travaillent dans ce domaine .
Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#7 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 12 avril 2005 à 03:14

C'est en rapport avec les déchets ...Il s'agit de lettres donc je ne peux fournir un lien .

Communiqué de presse de Résistance à l'agression publicitaire (R.A.P.) et du
Centre National d'Information Indépendante sur les Déchets (CNIID).


11 juin 2005: 3ème Journée d'action pour dire NON aux prospectus dans les boîtes
aux lettres.


Paris, le 11 avril 2005 - R.A.P. et le CNIID, en collaboration avec Chiche! et
la Brigade Antipub organisent la 3ème Journée nationale de déversement de
prospectus publicitaires le 11 juin 2005. Cette opération, à laquelle 23 villes
de France ont participé lors de l'édition de décembre 2004, consiste à déverser
à proximité des mairies ou d'un lieu symbolique de sa ville ou de son village,
les prospectus publicitaires non-souhaités et gardés par les particuliers au
cours des mois précédents.  

Cette action est un signe de protestation fort face à l'inertie des pouvoirs
publics concernant le problème des imprimés non-adressés. Nos boîtes aux lettres
en regorgent alors qu'ils constituent une agression mentale quotidienne, une
pollution, un gaspillage et provoquent une augmentation du tonnage des déchets,
le traitement de ces derniers étant aux frais du contribuable. Les autocollants
" Stop pub " du Ministère de l'Ecologie et du Développement durable et ceux
diffusés par certaines collectivités locales, bien que constituant une bonne
initiative, ne seront réellement efficaces que lorsque les distributeurs seront
tenus de les respecter .

Nous demandons :

 la mise en place d'une sanction financière en cas de non-respect de
l'autocollant par les distributeurs.
 la prise en charge par les distributeurs du coût de traitement de ces tonnes
de déchets en vertu du principe du pollueur-payeur.  
 une réduction des déchets à la source établie à partir d'une évaluation du
nombre de boîtes aux lettres munies d'un autocollant.

Nous appelons chaque citoyenne et chaque citoyen à garder ses prospectus pour
venir les déverser le 11 juin aux différents points de rendez-vous annoncés.
Toutes les informations nécessaires sur les villes participantes à l'opération
ainsi qu'un mode d'emploi pour organiser un déversement près de chez soi sont
disponibles sur le site de R.A.P. à l'adresse suivante: www.antipub.net/rap/

Pour tout renseignement, contacter:
Jean-Christophe Vandevelde, 01 43 28 39 21 ou contact@antipub.net
David Sterboul, 01 40 37 10 12 ou david@chicheweb.org
Laure Nicolas, 06 64 81 39 22 ou laure@cniid.org

Le contexte:

Chaque année, 18 milliards d'imprimés soit 830 000 tonnes de papiers
publicitaires, plus 1,8 milliard de journaux gratuits soit 160 000 tonnes de
papiers transitent par no boîtes aux lettres(1). Les coûts aussi bien de
fabrication que de traitement de ces prospectus sont totalement répercutés sur
les citoyens. La collecte et le traitement de ces courriers représente par an
une dépense de 110 millions d'euros pour la collectivité, payés par la taxe
d'enlèvement des ordures ménagères.

Depuis des années, plusieurs associations, dont les nôtres, incitent les
citoyens et citoyennes à apposer sur leur boîte aux lettres un autocollant " pas
de publicité dans ma boîte aux lettres ", qu'il soit artisanal, associatif ou
officiel. Si seulement 5 % des foyers français adoptaient un autocollant, ce
seraient 40 000 tonnes de papiers épargnés soit 400 000 arbres ou encore quatre
fois le poids de la Tour Eiffel.

Dans cette optique, nous nous félicitons de la mise en place d'un autocollant
par certaines collectivités locales et par le Ministère de l'Ecologie et du
Développement durable. L'autocollant du Ministère, diffusé à 3 millions
d'exemplaires cet été, n'est cependant aujourd'hui plus disponible malgré la
demande. Nous souhaitons que le Ministère relance la fabrication en quantité
suffisante de cet autocollant officiel, et surtout qu'il mette en place un
système efficace et respecté. En effet, aucune sanction n'est prévue en cas de
non-respect de cet autocollant. Hormis son caractère officiel, le " stop pub "
du gouvernement n'apporte donc rien de nouveau à cet égard : il n'a pas plus de
valeur juridique que les précédents.

Alors que d'autres pays ou régions sanctionnent depuis longtemps le non-respect
de l'autocollant (Portugal, Allemagne, Région de Bruxelles-Capitale en
Belgique), le Ministère doit prendre des mesures pour faire cesser cette
pollution insidieuse et ce non-respect du choix du citoyen.

(1) Le courrier non adressé, Synthèse et rapports d'études, ADEME, octobre 2000.


Voici qui n'est pas en rapport avec ce qui précède mais comme je ne veux pas poster deux messages de suite je suis obliger d'utiliser le présent post .




La malédiction de l’incinération…


Paris, le 29 mars 2005.
Gilly sur Isère, la commune sinistrée suite au fonctionnement d’un incinérateur
rejetant jusqu’à 12 850 fois la norme légale de dioxines, réclame justice !

Trois ans après le début des enquêtes visant à faire la lumière sur cette
pollution catastrophique et alors que se profilent l'issue de l'instruction de
ce dossier et la mise en examen de personnages clés, les parties civiles
viennent d'apprendre par le juge d'instruction d'Albertville que cette dernière
est "invitée" par le Parquet à se dessaisir du dossier au profit d'une
juridiction plus appropriée et compétente récemment installée. Il s'agit du Pôle
de Santé Publique de Marseille. Cette demande de dessaisissement intervient au
moment où de nouvelles mises en examen devaient avoir lieu. " Il est
inacceptable d’étouffer cette affaire, trois années d'enquêtes arrivant à leur
terme ne peuvent pas être ainsi bafouées " déclare Florence Couraud du CNIID.

De plus, cette affaire intervient alors que le Conseil National des déchets
(CND) vient de rendre publique une synthèse de ses travaux qui serviront de base
à la future loi sur les déchets*. Le CND formule des propositions pour une
meilleure gestion des déchets, parmi celles-ci, l’importance de la maîtrise du
traitement et la nécessité de mieux connaître ses impacts. Selon le CND, un
cadre réglementaire plus exigeant a été défini au cours de la décennie passée.
Il prévoit notamment une meilleure maîtrise des émissions atmosphériques des
incinérateurs. Le CND souligne également l’importance de la bonne application de
la réglementation en vigueur. Dans un souci de crédibilité, il apparaît donc
vital de mener cette instruction jusqu’au bout et de montrer une réelle volonté
politique de changer d’approche en matière de gestion des déchets, conformément
aux souhaits du CND. " Nous demandons donc que la justice ne soit pas gênée dans
son travail et que les alternatives à l’incinér!
ation soient développées " plaide le CNIID.

* Cette loi devrait être présentée au Parlement en 2006.

Contact : Florence Couraud, CNIID, 01 55 78 28 65 ou 06 18 17 68 70
     Dominique Frey, ACALP, 06 87 49 64 06

Ce message a été modifié par Daman - 12 avril 2005 à 03:19.

Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#8 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 15 avril 2005 à 19:22

Courrier CNIID sur la façon dont on rend justice aux victimes de l'incinération des déchets .

Daman



MANIFESTATION DEVANT LE PALAIS DE JUSTICE D'ALBERTVILLE
LE MERCREDI 20 AVRIL à 18 HEURES

Merci de relayer cette info le plus largement possible.


Pollution par l'usine d'incinération de Gilly sur Isère
Dessaisissement du juge d'instruction

Un coup de frein scandaleux et humainement inacceptable !


Madame Hélène LASTERA, doyen des juges d'instruction d'Albertville, est en
charge du dossier de la pollution de l'usine d'incinération de Gilly sur Isère.
Le procureur d'Albertville lui a demandé de se dessaisir de ce dossier au profit
d'une juridiction spécialisée à Marseille, sous prétexte de manque de moyens. En
réalité, la juridiction spécialisée est inexistante et le juge ne se plaint pas
de manquer de moyens pour mener les enquêtes à leur terme. La compétence, elle
l'a acquise à Albertville et elle n'existe nulle part ailleurs actuellement.
Cette instruction est menée depuis trois ans et devait aboutir prochainement.
Quant au procès, il peut être organisé à Albertville, comme celui du tunnel du
Mont Blanc à Bonneville actuellement.
En fait cet éloignement fera traîner en longueur l'instruction, l'étouffera et surtout favorisera les responsables au détriment des victimes.

Parce que nous voulons une justice compétente, rapide, équitable, accessible et humaine, nous refusons ce "dépaysement". Le juge d'instruction informera les parties civiles de sa décision le mercredi 20 avril prochain.


Rejoignez-nous
Toute la population est invitée à se rassembler


PALAIS DE JUSTICE D'ALBERTVILLE

MERCREDI 20 AVRIL 2005 à 18 H

Contact : dominique.frey@wanadoo.fr
Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#9 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 18 avril 2005 à 15:28

Une lettre du CNIID sur l'incinération de  déchets dans les  cimenterie . Vous vous souvenez de la proposition d'"éliminer" les farines animales contaminées par l'agent de l'ESB dans les  cimenteries ?



Conférence de presse :
"Les cimenteries, une zone de non-droit"
lundi 18 avril 2005 de 10h30 à 12h
Bio à Croquer – 41 rue d'Amsterdam – 75008 Paris – Métro Liège

Paris, le 14 avril 2005. Le CNIID, Pour La Terre et les comités de riverains de
la CCB organisent un cycle de conférences en présence du Docteur Neil Carman(1).
Nous voulons dénoncer le laxisme législatif envers les cimenteries et les
risques sanitaires et environnementaux qui découlent de telles pratiques.

En 2001 la consommation d'énergie dans l'industrie du ciment s'est élevé à 1,7
Mtep (Millions de tonnes équivalent pétrole), plaçant cette activité dans les
cinq premières les plus consommatrices d'énergie(2). Pour diminuer ces coûts
énergétiques, l'industrie du ciment utilisent des combustibles de substitution
dont, entre autres, des déchets industriels banals (DIB) et des déchets
industriels spéciaux (DIS). D'après le Syndicat Français de l'Industrie du
Ciment (SFIC), la consommation de combustibles de substitution a été de 33,5 %
réparti à 15,4 % pour les DIB (pneus usagés, boues d'épuration, farines
animales, etc.) et à 18,1% pour les DIS (solvants, peintures, etc.)(3).
Selon l'arrêté du 20 septembre 2002 les cimenteries qui brûlent des déchets
industriels devront respecter à partir du 28 décembre 2005, les mêmes limites
d'émission de polluants que celles imposées aux incinérateurs de déchets
ménagers. Ces mêmes normes qui sont exprimées en m3 de fumée sans prendre en
compte les rejets totaux de substances toxiques dans l'environnement. Et si on
intègre le fait qu'une cimenterie disperse entre 6 et 10 fois plus de fumées
qu'un incinérateur classique… nous nous rendons bien compte qu'à concentrations
égales les volumes d'émissions seront bien plus importants.

Mais la substitution ne s'arrête pas là : des mâchefers toxiques sont également
mélangés à la matière crue avec les risques de contamination du ciment. Quand
ils ne sont pas incinérés sans autorisation sous prétexte que la valorisation
des mâchefers n'est pas explicitement autorisé… ni interdite(4).
Et si ce procédé n'est pas dangereux, pourquoi la société Lafarge a-t-elle
arrêté d'incinérer de tels déchets dans 2 de ses usines aux Etats-Unis(5) ? Tout
simplement car il y a des risques de libération de substances toxiques via les
canalisations d'eau potable construites avec du ciment contaminé.

Pour Jocelyn Peyret, directeur du CNIID, "L'incinération en cimenterie se
propose ni plus ni moins de diluer les substances toxiques dans l'atmosphère et
dans le ciment, ce qui fait le jeux des producteurs de déchets toxiques."

Pour le CNIID, plutôt que d'agir en amont en développant la Production Propre,
les industriels et le gouvernement continuent de s'occuper de déchets que nous
pourrions éviter de produire. L'exemple du Massachusetts, où depuis 1989 le
tonnage de déchets toxiques produits à diminuer de 62 % et a rendu caduc les
besoins en incinérateurs, devrait nous inciter à développer ce type de
politique.

Pour plus d'informations, contacter : Jocelyn Peyret – 01 55 78 28 64 / 06 20 36
57 17

(1) Biologiste, inspecteur de fours d'incinérateurs ou de co-incinérateurs
durant 14 ans et conseiller à l'Agence américaine pour la Protection de
l'Environnement (EPA)
(2) Energies et Matières Premières ; Direction Générale de l'Energie et des
Matières Premières, Ministère de l'Economie des finances et de l'industrie ;
mars 2003
(3) www.infociments.fr
(4) En Isère, la cimenterie Vicat a en 2004 incinérée 1823 tonnes de mâchefers
sans en informé la DRIRE.
(5) Témoignage du Docteur Neil Carman.

Ce message a été modifié par Daman - 18 avril 2005 à 15:31.

Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#10 loupdessteppes

loupdessteppes

    Chercheur

  • Membres
  • 554 Messages :
  • Localisation : Terre

Posté 12 mai 2005 à 13:48

Belle marque d'independance de la justice, malgré les pressions l'instruction de l'affaire de l'incinerateur de Gilly sur Isère ne sera pas "délocalisée" et l'on pourra peut etre enfin avoir des eclaircissements sur ses rejets de dioxines.
Ce sera peut être l'occasion de voir défiler une belle brochette de "responsables" politiques ou publics qui semble avoir meconnu ou mésestimer le problème de cette pollution. Ainsi l'on pourrait voir: 2 anciens prefets, le maire d'Albertville ou encore Hervé Gaymard et Michel Barnier donner des explications sur leur attitude de l'époque.

Citation

ALBERTVILLE (Savoie), 11 mai 2005 (AFP)
Le dossier dioxine reste en Savoie: les associations de défense soulagées

Les organisations de défense des victimes de l'incinérateur de Gilly-sur-Isère (Savoie) se sont déclarées ravies de la décision mercredi de la cour de cassation de laisser la juge d'instruction chargée du dossier d'une fuite de dioxine poursuivre son travail à Albertville. Dès que la décision de la haute juridiction parisienne a été connue, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant le palais de justice d'Albertville. "Nous sommes soulagés et confortés dans notre idée de l'indépendance de la justice, nous n'aurons pas à aller à Marseille. Un dépaysement aurait été contraire à l'idée de justice de proximité", a affirmé la coprésidente d'une association de défense, Dominique Frey. Un responsable départemental de la CFDT, Benoît Voiriot, s'est déclaré "ravi que l'affaire reste instruite à Albertville, car les responsables seront jugés sur les lieux de leur forfait". "La juge Lastera a su rendre ses lettres de noblesse à la justice et la cour de cassation les a confirmées" a-t-il dit. Le procureur de la République d'Albertville, Henri-Michel Perret, a pris acte de la décision de la cour et indiqué: "maintenant il va falloir me donner des moyens". Le procureur avait demandé que le dossier instruit depuis 3 ans à Albertville soit confié à une juridiction spécialisée dans le domaine de la santé, nouvellement créée à Marseille, mais la juge chargée du dossier Hélène Lastera avait refusé. La demande du procureur avait soulevé la réprobation des avocats du barreau d'Albertville, de la section régionale du Syndicat de la magistrature, de plusieurs syndicats et organisations de défense des victimes. Ces organisations avaient fait valoir que l'instruction arrivait à son terme et qu'un "dessaisissement permettrait à terme d'enterrer purement et simplement ce dossier à un moment où la juge se prépare à mettre en examen deux préfets et rechercher la responsabilité de Michel Barnier, ancien président du conseil général de Savoie".

© 2005 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.


#11 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 17 mai 2005 à 18:28

Effectivement Loupdesteppes, on a peut-être l'occasion d'y voir plus clair et peut-être mais ne rêvons pas trop de voir des responsables contraints de s'expliquer . De toutes façons, il en va de notre survie à tous, surtout les plus jeunes qui sont nés et ont grandi dans cet environnement empoisonné :;

Voilà un nouveau courrier CNIID .

CNIID-news <info@cniid.org>


Communiqué de presse Paris, le  17 mai 2005


Contre les incinérateurs de Fos : les associations appellent à la mobilisation
le 18 mai

Article I de la Charte de l’Environnement
" Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de
la santé "

Aucun organisme, entreprise, collectivité ou individu n’a le droit d’empoisonner
impunément le territoire de notre pays, la santé de ses habitants et
l’environnement naturel de ses plus belles régions. La France continue pourtant
de développer une politique d’élimination des déchets scandaleuse et
irresponsable, qui se traduit en particulier par un recours à grande échelle à
l’incinération, dont de nombreux avis scientifiques soulignent pourtant le
caractère hautement nocif.

La bataille en cours dans les Bouches-du-Rhône illustre parfaitement ce cas de
figure : prétextant la fermeture de la décharge d’Entressen, prévue en 2006, la
Communauté Urbaine de Marseille (CUM) cherche à imposer aux communes voisines
l’implantation d’un incinérateur de 300 000 tonnes/an, sans concertation ni
respect pour les populations concernées. Suivant un schéma bien connu qui
consiste à se " décharger " d’une responsabilité en la faisant assumer à ses
voisins, la CUM a en effet voté, le 13 mai dernier, la délégation de service
public  pour la construction d’un incinérateur sur la zone industrielle de Fos –
cela au mépris du Plan présenté au préfet le 12 mai par le Conseil Général des
Bouches du Rhône. Prévoyant l’élimination des déchets de tout le département - y
compris de ceux de la communauté marseillaise - sans recours à l’incinération,
ce plan a été mis au point après des mois de concertation avec les parties
prenantes. Il reflète donc la volonté des populations!
: une opposition farouche à tout projet d’incinérateur. Compte tenu des taux de
pollution déjà atteints dans la région et auxquels il faudrait alors ajouter les
émissions de dioxine et de métaux lourds, entre autres, ces réticences sont
compréhensibles.

Peu préoccupée, semble-t-il, par ces questions, la CUM s’est engagée dans une
course contre-la-montre pour faire adopter son projet avant la promulgation du
Plan défendu par le Conseil Général. Pourquoi tant de hâte ? La décharge
d’Entressen devrait être fermée depuis des années, on peut donc estimer que nous
ne sommes pas à trois mois près et que la CUM pourrait prendre le temps de
consulter les populations et d’étudier les recommandations du Conseil Général…

Premiers visés par cette indifférence affichée – et par le projet d’incinérateur
- les habitants de Fos-sur-Mer et de Port Saint-Louis du Rhône, sous l’égide du
Collectif anti-incinération de Port Saint-Louis du Rhône, ont donc décidé
d’appeler à un grand rassemblement mercredi 18 mai à l’entrée du site retenu par
la Communauté Urbaine. Bien décidés à faire entendre leur voix, ne serait-ce
qu’auprès du préfet, associations locales et élus manifesteront avec pour
revendications d’être associés à toute décision concernant le traitement des
déchets et d’obtenir une information indépendante sur l’état sanitaire et
environnemental actuel de leur région. D’autant qu’un autre projet, né d’un
partenariat entre le groupe SUEZ et le Port Autonome de Marseille, menace de
voir le jour : baptisé " écosite de Caban sud ", il comprendrait l’implantation
d’un autre incinérateur d’une capacité de 700 000 tonnes par an, ce qui
porterait le total des émissions de fumées de ces deux installations à près de 7 milliards de mètres cubes supplémentaires par an !

Le WWF-France, le CNIID (Centre National d’Information Indépendante sur les
Déchets) et Greenpeace-France soutiennent cette action et participeront au
rassemblement du 18 mai. Dans le prolongement de cette opération, une conférence
sera donnée le même jour, à 18h30, à Port Saint-Louis du Rhône, afin de
démontrer la triple incohérence qui caractérise ce projet d’incinérateur,
non-sens à la fois sur le plan politique, environnemental et sanitaire.

- Rendez-vous à partir de 7h le 18 mai au carrefour du " Relai ", situé sur la
RN268 (cet échangeur donne accès à la darse 1 de la Zone Industrielle et
Portuaire de Fos)

- Rendez-vous à 18h30 dans la salle Marcel Pagnol (Avenue du Port, 13 230 Port
Saint-Louis du Rhône)
Intervenants : Gérard Casanova, Président du collectif anti-incinération de Port
Saint-Louis du Rhône ; Daniel Richard, président du WWF-France ; Benoît Petit,
juriste spécialiste du concept du développement durable ; Jocelyn Peyret,
Directeur du CNIID.

Associations signataires : l’Association de Défense et de Protection du Littoral
du Golfe de Fos, le Collectif Anti-Incinération de Port Saint-Louis du Rhône,
l’Association de Défense de l’Environnement Saint Martinois, l’Association de
Sauvegarde de la Crau et des Alpilles, CAP 21, le CNIID, le Comité du Foin de
Crau, le Collectif Adam de Craponne, le Collectif air pur, Ecoforum, l’Etang
nouveau, Esperen, Greenpeace, la Ligue de Défense des Alpilles, le MCTB Golfe de
Fos Environnement, les Verts de l’ouest de Berre, le WWF-France.

Contacts presse :
Collectif anti-incinération de Port Saint-Louis du Rhône : Gérard Casanova, tél
: 06 67 23 42 74 ou collectifantiincinerationpsl@wanadoo.fr
WWF-France : Muriel Derivery, tél : 01 55 25 84 46 ou mderivery@wwf.fr
CNIID : Jocelyn Peyret, tél : 01 55 78 28 64 ou jocelyn@cniid.org

Ce message a été modifié par Daman - 17 mai 2005 à 18:29.

Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#12 Ganaëlle

Ganaëlle

    Expert

  • Membres
  • 184 Messages :
  • Localisation : Québec
  • Intérêts : médecines douces, spiritualité, ésotérisme, écologie, regne végétal, Atlantide et Égypte, extra et intraterrestres, manipulations, puce sous-cutanée, enfants indigo, dorés et crystallins, etc.

Posté 18 mai 2005 à 00:07

Salut Daman,

Nous avons habité pres d'un endroit ou l'on enfouissait des déchets dangereux, et des déchets chimiques  traités pour n'etre plus radioactifs et actifs...

Par une belle journée ensoleillée mon mari et moi sommes allés en promenade tout pres de ce site d,enfouissement....

Des odeurs chimiquement non reconnaissables et des émanations faisant des nuages jaunatres nous ont inquiétés.

De retour à la maison, nous avions ressentis des étourdissements, maux de coeurs et faiblesses... :gueulecassee:

Le pire, un développement domiciliaire s'est implanté à deux pas de ce site... Les promoteurs savaient, mais les acheteurs non...

C'est malheureux pour les propriétaires mais ils habitent sous des terres contaminées et sous des nuages jaunatres... :o  :gueulecassee:  :???:  :o

Ganaëlle :ange:

#13 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 18 mai 2005 à 01:01

Eh  oui, Ganaelle, la méfiance, voire la paranoia est de mise si on veut survivre et en bonne santé, surtout si on élève des enfants.

J'en sais malheureusement quelque chose, car j'habite à côté d'un incinérateur maintenant fermé et qui était totalement hors-norme comme tout ce que Paris à construit ou recommandé de construire ou laissé construire dans cette province frontalière qu'est l'Alsace.

Non loin d'ici une commune rurale est obligée d'accueillir  sur son ban une décharge où des ordures produites ailleurs et qui sont le fruit d'une activité  qui a profité à d'autres ailleurs. Les termes solidarité ( accepter d'assumer  les erreurs d'autrui ) et liberté ( droit de polluer où on veut ) sont détournés de leur sens initial et prennent des sens malsains  parce que nous ne sommes pas assez féroces dans la défense de nos proches, de nos enfants.

J'espère qu'avec le temps nous apprendront à être moins dociles.  La défense de la qualité de vie sur cette planète commence par la défense acharnée de notre propre environnement et elle doit être suivie par la large diffusion de nos connaissances partout.

Je pense qu'un bon principe c'est d'évoluer vers un système où si une activité polluante se met en place quelque part, alors le stockage des déchets doit se faire sur place .L'intérêt de cette démarche, c'est qu'elle obligerait les habitants d'un lieu à être plus prudents quand ils laissent s'implanter de pareilles activités et aussi qu'elle lierait chaque lieu de stockage avec l'activité polluante, connues des riverains qui en a été la source . En bref, il y aurait déjà beaucoup moins de gens ignorants de ce qu'ils ont dans leur proche voisinage. La pratique actuelle qui consiste à produire des déchets dans de grands centre urbain ou industriels pour ensuite les entreposer dans des zones rurales même , si elle prétend protéger le plus grand nombre est injuste et peu pédagogique car elle ne favorise pas la prise de conscience ni la responsabilté et semble sacrifier de fait certains citoyens à la prospérité d'autres citoyens . La démarche devrait d'ailleurs se faire sur le plan global, alors que les règles de l'OMC tendent plutôt à favoriser la démarche inverse .

J'observe toutefois qu'il n'existe pas de traitement chimique de la radioactivité . On ne vous a pas , encore une fois trompés ?

Ce message a été modifié par Daman - 18 mai 2005 à 01:10.

Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#14 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 05 septembre 2005 à 03:57

Un texte du CNIID .

Citation

Journée internationale contre l'incinération des déchets
lire le communiqué de presse du CNIID:
http://www.cniid.org..._09_01_2005.pdf

Journée internationale contre l'incinération des déchets

Paris, le 1er septembre 2005. Le 7 septembre, pour la quatrième année consécutive, à l'appel du réseau Gaïa(1), les citoyens de plus de 45 pays participeront à la journée internationale d'action contre l'incinération et pour
la réduction des déchets à la source. Ils se prononcent en faveur de solutions innovatrices et écologiques qui s'attaquent à l’augmentation, en volume et en toxicité, des déchets. Le CNIID et le MDRGF participent à cette campagne en tant
que représentants français de ce réseau(2).
Tout au long de cette semaine, plus d'une centaine d'associations à travers la planète, organisent des réunions publiques d'informations, des conférences, des rencontres officielles… sur la question essentielle de la gestion des déchets.

Le réseau Gaïa est persuadé que l'incinération des déchets n'a pas sa place dans un futur soutenable, quel que soit le procédé utilisé (pyrolyse, torche à plasma, valorisation énergétique…)“Les incinérateurs brûlent et détruisent des
matières premières, produisent des émissions et des résidus toxiques, hypothèquent les finances des collectivités, et entrent en compétition avec les programmes de prévention et de recyclage qui sont créateur d'emplois et qui bénéficient aux économies locales.” déclare François Veillerette du MDRGF.

Des études ont ainsi montré que les incinérateurs en émettant des centaines de polluants sont sources de problèmes de santé : cancers, dysfonctionnements au niveau du développement, du système de reproduction et du système immunitaire.

Manny Calonzo, coordinateur du réseau Gaïa aux Philippines, déclare que "la réduction des déchets et des substances toxiques doit être une priorité, au niveau local autant que mondial, si nous voulons protéger la santé de notre fragile planète et de tous ses habitants."

À la place des dépôts sauvages, des méga décharges et des incinérateurs, ces organisations incitent les gouvernements à adopter et mettre en œuvre des politiques :
- de prévention et de réduction à la source,
- d'élimination des substances toxiques,
- de responsabilisation étendue du producteur,
- de promotion d’une consommation soutenable,
- d’intensification du recyclage et du compostage,
- de soutien à la justice environnementale,
- de création d’emploi,
- d’encouragements aux initiatives locales, saines et collectives…

Aujourd'hui, de plus en plus de collectivités s'engagent d’ailleurs dans des stratégies « Zéro Déchet »  et de Production Propre, sur des alternatives à la réduction, en quantité et en toxicité, des matériaux utilisés et jetés, sur la
maximisation de la réutilisation, du recyclage et du compostage des produits.

Pour Jocelyn Peyret du CNIID, " Les mises aux normes des incinérateurs pour fin 2005 ne répondent pas aux questions de surproduction, de production sale et de surconsommation. C'est pourquoi il est urgent de prévoir une sortie de l'incinération en repensant tout la chaîne de vie des produits : éco-conception,
production propre, réduction à la source, compostage, réutilisation, recyclage".

Contacts :
Gaïa : www.no-burn.org
CNIID : Jocelyn Peyret – 01 55 78 28 64 – jocelyn@cniid.org.www.cniid.org
MDRGF : François Veillerette – 06 87 56 27 54 -  mdrgf@wanadoo.fr www.mdrgf.org
(1) Gaïa : Global Alliance for Incinerator Alternatives / Global
Anti-Incinerator Alliance.
Gaïa est un réseau international, lancé en décembre 2000 en Afrique du Sud, regroupant plus de 500 associations et individus issus de 77 pays




http://no-burn.org/gdaw05/index.html.
(2) voir http://www.cniid.org...on/rub_gaia.htm

Par ailleurs j'apprends de la même source que :


Citation

Des résultats d'analyses mettent à jour une contamination à la dioxine d’œufs
issus d'élevages familiaux à Gien-Arrabloy (Loiret).
lire le communiqué de presse du CNIID:
http://www.cniid.org..._08_26_2005.pdf 

Ce message a été modifié par Daman - 05 septembre 2005 à 04:06.

Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#15 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 09 septembre 2005 à 17:46

CNIID dit :


Dioxine : nouveau foyer de contamination en Isère

Paris, le 9 septembre 2005. Après Gien dans le Loiret, c'est maintenant au tour des riverains de l’usine d’incinération de Bourgoin-Jallieu en Isère d’apprendre la contamination par la dioxine de leurs œufs. La dose présente dans plusieurs
exploitations dépasse de plus de 2 fois la norme européenne en vigueur pour la commercialisation.

Suite aux analyses réalisées en juin 2005, la direction départementale des affaires sociales et sanitaires (Ddass) a recommandé par courrier aux riverains de l’incinérateur de Bourgoin-Jallieu de ne plus consommer les produits issus de
leur production familiale (œufs et légumes…). Comme à Gien, des prélèvements effectués autour de l’usine d’incinération révèlent une contamination à la dioxine avec des taux deux fois supérieurs à la norme européenne en vigueur de 3pg par gramme de matière grasse. Il est inquiétant que cette recommandation n’arrive que maintenant puisqu’une étude réalisée en 2004 donnait déjà ces résultats !

Devant deux cas de contamination similaires, l’attitude de l’administration est pourtant différente. A Bourgoin-Jallieu, une lettre de la Ddass déconseille tous les aliments issus des fermes familiales et l’APAVE  appelle à la plus grande
vigilance. Tandis que, la préfecture du Loiret déconseille uniquement la consommation des œufs et précise que « l'enquête de voisinage réalisée par la Direction des Services Vétérinaires a mis en évidence des pratiques locales qui
peuvent être à l'origine de la présence de dioxines dans les œufs (résidus de barbecues, brûlages de végétaux, épandages de cendres, chauffage au bois...) ...».

Dans ces deux cas, les analyses ont été menées dans un rayon de 5km autour de l’incinérateur. Sachant que la production de dioxines est à 99% d’origine industrielle , la dangereuse minimisation de la pollution engendrée par l’incinérateur retarde les actions efficaces à mettre en œuvre !

Les études épidémiologiques sur les maladies que subissent les voisins d’incinérateurs de déchets donnent des résultats clairs : augmentation du nombre de cancers (lymphome malin , estomac, foie, poumons…), malformation à la naissance des organes sexuels, baisse de la fertilité, endométriose… Les
analyses autour de ces deux incinérateurs nous éclairent, encore une fois, sur l’ampleur de la pollution due à l’incinération, la dioxine n’étant que l’une des centaines de molécules toxiques émises. De plus, les mesures des polluants à l’émission des usines d’incinération, réalisées au minimum une fois par an pendant quelques heures et extrapolées pour toute l’année (en ce qui concerne les dioxines et métaux lourds), n’est qu’une sombre mascarade !

En attendant on nous rassure avec la mise aux normes du parc d'incinérateurs français d'ici au 28 décembre 2005. Mais ces normes européennes ne sont, comme toutes les normes de rejets industriels, qu'un simple compromis entre la
faisabilité technique de la mesure et les impératifs économiques. Elles n'ont rien à voir avec des impératifs écologiques ou sanitaires, sinon par l'idée aujourd'hui admise qu'il faut réduire ces rejets. Protéger efficacement la santé
et l'environnement nécessiterait de n'avoir tout simplement aucun rejet.

Contact : Roger Beaufort – 01 55 78 28 66 – roger@cniid.org



On peut se demander quand les français vont bouger et quand des demandes massives d'indemnisation pour dégradation de propriété privée vont se mettre à pleuvoir sur les coupables.

Pour ce qui est de la contamination des oeufs de poules élevées en liberté dans les poulaillers familiaux, elle n'a rien d'étonnant vu l'appétit de ces volatiles pour les vers de terre qui filtrent en permanence la terre et concentrent probablement une partie de la dioxine du terrain dans leurs tissus.

Faudra-t-il en (re)venir à préférer des oeufs de poules élevées en batterie ?

Je vous dis qu'à moins d'en empaler vifs quelques milliers, les technocrates vont tout nous bousiller.

Ce message a été modifié par Daman - 09 septembre 2005 à 17:54.

Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#16 morpho

morpho

    Chercheur

  • Membres
  • 503 Messages :
  • Localisation : isère

Posté 09 septembre 2005 à 22:49

Dans le cadre de mon boulo, je cotois malheureusement relativement souvent le monde de l'incinération........je pourrai me renseigner pour avoir des informations moins "officielles"....
juste, par rapport à la discussions :

*Il vaut mieux avoir un nouvel incinérateur tout proche qu'un vieux à plusieurs km (d'après ce que je sais, les derniers ont des rejets tel que l'environnement proche n'est pas plus pollué que le reste.......même si ça contribue à la pollution générale.....)

*Ces usines sont loin d'être impérméable (une quantité de poussière étonnante est générée par la manipulation des déchets et cette dernière n'est pas spécialement filtrée (même pas du tout) ...et les conditions de travail restent assez étonnantes pour notre époque......

*une quantité énorme de ces usines ne pourront pas être aux normes d'émission à la fin de l'année et il est fort probable qu'une quantité importante de "dérogations" soient données par le gouvernement

*je ressort de ces endroits avec une tristesse énorme au coeur.....c'est moche....vraiment, je vous jure.....visuellement, mais surtout psychologiquement......on va sur la lune (encore que....) et on pas foutu de faire autre chose que bruler ou enfouir nos déchets.....il faudrait vraiment que tout le monde voit ça en vrai ; ils devraiet organiser des visites obligatoires.............car ça ne s'arrête pas à notre poubelle....Malheureusement..........

Morpho

#17 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 10 septembre 2005 à 00:09

Bah Morpho, ne confonds pas tristesse et prise de conscience. Les choses sont ainsi depuis très longtemps mais il est toujours temps de faire quelque chose, d'autant plus qu'il existe des possibilités dans la maîtrise des déchets par la réduction du suremballage, par les pratiques comme le compostage ou la production de méthane.

Effectivement, le milieu de l'incinération des déchets est assez opaque et s'apparente au milieu maffieux. On y pratique souvent le "après moi, le Déluge" . Le dénoncer c'est bien mais avoir des infos c'est encore mieux.

L'idée des visites, surtout scolaires n'est pas mauvaise, les enfants/ados étant assez sensibles à la dégradation de la nature.

Ce message a été modifié par Daman - 10 septembre 2005 à 00:13.

Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#18 doutoïd

doutoïd

    Guerrier mystique gaïen

  • Bannis
  • 1 776 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : par ici ou par là

Posté 10 septembre 2005 à 07:40

Bonjour,

En parlant d'incinération et de maladie vous avez vu  ça

A bientôt :D

#19 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 16 décembre 2005 à 22:38

Du nouveau ( source CNIID).

La mairie de Marseille méprise les alternatives à l'incinération
  
Paris, le 15 décembre 2005.  Alors que de nombreuses collectivités décident de renoncer à l'incinération, la mairie de Marseille persiste en dépit des nombreuses protestations et va même jusqu'à la violence sur des élus. Vous trouverez le communiqué de presse du CNIID sur ces événements ci-dessous et à l'adresse:

http://www.cniid.org..._breve_inci.htm

La mairie de Marseille méprise les alternatives à l’incinération

Paris, le 15 décembre 2005. Alors que de nombreuses collectivités décident de
renoncer à l'incinération, la mairie de Marseille persiste en dépit des nombreuses protestations et va même jusqu'à la violence sur des élus.



L’enquête publique expéditive concernant l’implantation par la Communauté Urbaine de Marseille d’un incinérateur à Fos-Mer est maintenant fini mais la lutte contre ce projet ne faiblit pas. Lundi 12 décembre, un nouveau rassemblement avait lieu devant l'Hôtel de Ville de Marseille à l'appel du SAN
Ouest Provence et en accord avec les élus des 6 villes de l'intercommunalité.
Cette manifestation a réuni encore une fois un grand nombre de personnes décidées à protéger la santé et l’environnement. Les différentes réunions publiques organisées par les associations mobilisées et le plan d’élimination des déchets rédigés par le conseil général ont démontré la faisabilité des
alternatives à l’incinération. La réponse violente de la municipalité face aux demandes des élus (un élu a été blessé[1]) prouve la faiblesse des arguments de son projet face aux propositions alternatives.



L’incinération est une technique obsolète, qui en plus d’être dangereuse pour la santé et l’environnement, ne s’inscrit pas dans une politique de développement durable. La mairie de Marseille a le devoir de prendre en compte les demandes
des citoyens et mettre en place une politique de gestion durable des déchets ménagers. Elle ne peut plus occulter qu’en France cette année des communautés d’agglomération ou des départements ont choisi de renoncer à l’incinération : Dordogne, Lot et Garonne, plan d’élimination des déchets sans recours à l’incinération, communauté d’agglomération d’Angers (49) fermeture et non-remplacement de l’usine d’incinération en 2010, Gueugnon (71) et Izon (33) abandon du projet d’incinérateur…rejoignant une liste déjà longue.



La communauté urbaine de Marseille fait de plus un choix économique très risqué. En effet la communauté européenne demande en 2008 une amélioration conséquente de la collecte des matières recyclables : que va t il rester à brûler dans
l’incinérateur ? Si tout le monde reconnaît enfin les problèmes de santé publique et environnementaux posés par la décharge de l’Entressens, l’incinérateur ne résoudra pas le problème de la mise en décharge. Les REFIOM[2] (2 à 5% du poids des OM[3] entrants dans l’incinérateur), les boues issues du
traitement des eaux utilisées pour le lavage des fumées, les mâchefers[4] (30% du poids des OM entrants dans l’incinérateur) et les refus seront respectivement envoyés en décharges de classe 1 et 2.

Le CNIID soutient les associations locales[5] et la démarche des élus dans leur lutte contre l’incinération[6] et se mobilise pour préparer la prochaine bataille juridique annoncée.



Contact : Roger Beaufort - 01 55 78 28 66 – roger@cniid.org


Marseillais, bougez vous !!!!

Ce message a été modifié par Daman - 16 décembre 2005 à 22:39.

Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#20 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 16 décembre 2005 à 22:45

AGIR ...


- Lettre au ministère

Cette lettre est à envoyer au ministère de l'écologie et du développement durable du 7 septembre au 28 décembre 2005. Vous pouvez participer en ligne à la cyber action
http://www.cyberacte...ction.php?id=61
ou vous pouvez vous joindre à cette initiative en l'envoyant à l'une des adresses suivantes:

-vous pouvez adresser un message soit par courriel
ministere@ecologie.gouv.fr

- ou par courrier postal
Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable
20 avenue de Ségur - 75302 Paris 07 SP

Copiez le contenu du message ci-dessous (modifiez éventuellement celui-ci à votre convenance, mettez votre nom et adresse et signez, et rajouter un titre de votre choix). Par cette action, vous ferez connaître votre opinion au Ministre de l'environnement et pour nous permettre de mesurer l'impact de cette cyber@ction et d'en informer nos partenaires mettez Cyber_@cteurs en copie.

Prénom, Nom
Profession :
Adresse
Localité
Pays

Madame la Ministre de l’écologie et du développement durable,

Le 28 décembre prochain, les incinérateurs de déchets ménagers devront respecter les normes édictées par la directive européenne du 4 décembre 2000 et retranscrites dans le droit français par l'arrêté du 20 septembre 2002. Ces mises aux normes portent sur la limitation des rejets atmosphériques et sur des mesures de sécurité internes aux établissements concernés.

Ces normes se contentent de fixer des limites de rejets en concentration par m3 de fumée sans tenir compte des quantités totales émises, du caractère bio-accumulable des substances produites, de la mascarade des contrôles de dioxines, de la dispersion des polluants, du protocole de Kyoto... La pollution de notre environnement va donc continuer.
De plus, un document de l'ADEME prévoit que les coûts de la mise aux normes avoisineraient le milliard d'euros. Ces investissements seront majoritairement supportés par les collectivités locales et compromettront la production propre, la réduction des déchets à la source, la prévention et les alternatives à l'incinération et à la mise en décharge, où plus de 80% de nos ordures sont encore envoyées.

Le financement massif de l’incinération et la pollution engendrée par cette industrie, sans réelle politique de gestion et de prévention des déchets, nous amène à exiger un moratoire de cinq ans sur la construction d'incinérateurs ou leur extension, et la planification d’une sortie de l'incinération.

Dans l’attente de l’application de ce moratoire, recevez, Madame la Ministre, les salutations d’un citoyen attentif (d’une citoyenne attentive) à vos décisions à l’approche de l’application de ces normes.
Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#21 morpho

morpho

    Chercheur

  • Membres
  • 503 Messages :
  • Localisation : isère

Posté 02 janvier 2006 à 13:53

yahoo news
comme prévu

Citation

Dioxines: le glas a sonné pour les incinérateurs polluants français

agrandir la photo


POITIERS (AFP) - Les incinérateurs d'ordures ménagères français sont désormais pratiquement tous conformes aux normes européennes, qui limitent les émissions de dioxines dangereuses pour la santé.

L'ultime délai pour la mise en conformité des installations existantes expirait le 28 décembre 2005.

Aujourd'hui, 96 des 130 incinérateurs en fonction sur le territoire français début 2005 dégagent moins de 20 g de dioxines par an, pas plus que les cheminées des particuliers. Les autres sont en travaux ou fermés.

Seuls deux, situés en région parisienne, Issy-les-Moulineaux et Sarcelles, ont obtenu une dérogation durable en raison de l'importance des populations desservies par le chauffage urbain des deux installations.

Ainsi, cinq ans après, la France se plie aux exigences d'une législation européenne de décembre 2000 (transposée par un arrêté ministériel de septembre 2002) limitant les émissions de dioxines à un plafond maximum de 0,1 nanogramme par mètre cube (ng/m3).

Ce seuil était applicable à toute nouvelle usine depuis 1997. Pour les autres, le ministère de l'Ecologie avait prévenu qu'il n'y aurait aucune dérogation au calendrier prévu.

L'actuelle ministre, Nelly Olin, s'est rendue mercredi à Saint Eloi, près de Poitiers, pour annoncer la fermeture administrative au 31 janvier de cet incinérateur, le dernier en infraction et n'ayant pas obtenu de dérogation.

"La (nouvelle) réglementation a été annoncée en 2000, cinq ans plus tard chacun a eu le temps de prendre ses dispositions", a-t-elle souligné devant le maire de Poitiers, Jacques Santrot (PS), qui a réagi en se disant "ulcéré".

Les dioxines (il en existe plus de 200) sont des composés organiques qui se forment lors de la combustion et se concentrent volontiers dans les produits alimentaires comme les produits laitiers ou les oeufs.

Le Comité de prévention et de la précaution (CPP), sans conclure à un risque accru de certains cancers faute de recul statistique, avait fortement conseillé l'an passé de respecter l'échéance de décembre 2005.

Selon un bilan du ministère, sur les 130 incinérateurs en fonction début 2005, 96 sont complètement conformes à la nouvelle réglementation.

Cinq ont été arrêtés totalement (deux à l'été, deux mardi soir à Montauban et à Labeuvrière dans le Pas-de-Calais) ou vont l'être (Saint Eloi), dans l'attente d'éventuels travaux.

18 sont arrêtés provisoirement alors que les travaux sont déjà en cours. Sept ont au moins une ligne de combustion mise à l'arrêt, le reste de l'usine étant aux nouvelles normes.

Enfin quatre usines en infraction ont obtenu une dérogation. Outre Issy-les-Moulineaux et Sarcelles, il s'agit de Pithiviers (Loiret) et de Colmar, dont la mise en conformité, en cours, sera achevée dans quelques semaines.

Le coût total des travaux de mise en conformité de tous les incinérateurs est d'au moins 750 millions d'euros, d'après le ministère. Mais les efforts engagés ont permis en dix ans, de 1995 à 2005, de diviser par cent les émissions de dioxines.

Les derniers ajustements d'ici 2006 devraient encore permettre de diviser ces émissions par dix par rapport à 2004, afin de les ramener de 170 g à moins de 20 g par an, selon la même source.

En France, 41% des déchets ménagers sont incinérés, soit 13 millions de tonnes par an.

Donc, bien des dérogations.........
Mais de mes sources, le nombre d'incinérateur qui ne sont pas aux normes et dont les travaux sont en court est plus important que les chiffres annoncés......

ENfin, sans remettre en question le texte de DAMAN sur les problèmes résiduels, aujourd'hui, ce sont vos voisins qui, en brulant n'importe quoi (et n'importe comment) dans leur cheminée qui vous pollluent bien plus.....
Plastique, carton encré, palette, bois traité, combustion incomplète............

#22 morpho

morpho

    Chercheur

  • Membres
  • 503 Messages :
  • Localisation : isère

Posté 03 janvier 2006 à 10:33

article plus complet rapporté par la liste de diffusion FNH :

Citation

De nouvelles normes limitent les rejets nocifs des incinerateurs d'ordures, Le Monde, 29/12/05
Gaelle Dupont

Le 28 decembre, les incinerateurs d'ordures menageres ont bascule dans une nouvelle ere. Toutes les usines doivent desormais respecter une directive europeenne du 4 decembre 2000, qui renforce les mesures de securite dans les installations et instaure des valeurs limites d'emissions polluantes, notamment pour les metaux lourds et la dioxine. Pour cette derniere, la norme sera de 0,1 nanogramme par metre cube de fumee (ce qui a longtemps ete le seuil de detection de ces molecules). Aucune limite n'existait auparavant en France.
Ces nouvelles normes devront assurer "une meilleure protection de l'environnement et de la sante", selon le ministere de l'ecologie. Les emissions de dioxine par les incinerateurs devraient etre divisees par dix en 2006 par rapport a leur niveau de 2004. Cette famille de molecules a ete au coeur d'une serie de scandales, dont le plus retentissant fut celui de l'incinerateur de Gilly-sur-Isere, pres d'Albertville en Savoie, arrete en 2001 apres des analyses affichant des taux d'emission depassant jusqu'a 750 fois la norme europeenne. Une instruction judiciaire pour "risques causes a autrui" est en cours dans cette affaire, ou 240 riverains se sont constitues partie civile.
Autour des incinerateurs, des particules de poussiere chargees de dioxine proviennent des fumees issues de la combustion. Elles se deposent sur les sols, sont consommees par les animaux d'elevage, et s'accumulent dans les produits laitiers et les graisses animales, contaminant les hommes par la voie alimentaire. Si le caractere cancerigene de la dioxine est reconnu par l'Organisation mondiale de la sante (OMS), la communaute scientifique ne s'accorde pas sur les consequences d'une exposition prolongee a de faibles doses. En France, plusieurs etudes epidemiologiques ont ete lancees autour d'usines d'incineration, dont les resultats sont attendus en 2006 et 2007.
Pourtant, peu d'usines d'incineration ont devance l'appel de la mise aux normes. Sur quelque 130 sites en fonctionnement, seules six installations recentes remplissaient deja les obligations requises par la directive europeenne. Toutes les autres ont ete contraintes d'effectuer des travaux. Ces derniers ont souvent eu lieu au cours de ces six derniers mois, les exploitants ayant attendu la derniere limite pour se lancer, bien que la directive europeenne concernee ait ete transcrite en droit francais par un arrete du 20 septembre 2002. Le cout total de la mise aux normes est estime a 750 millions d'euros.

"Tres forte pression"
Le ministere de l'ecologie temoigne de la "tres forte pression" exercee sur ce sujet. La ministre Nelly Olin a plusieurs fois affiche publiquement sa "fermete" sur le respect des delais. Au total, 96 usines ont realise leur mise aux normes a temps, 18 seront arretees provisoirement et deux seront definitivement fermees. Dans sept cas, seule une partie de l'usine restera en fonctionnement. Les dechets en excedent seront provisionnement stockes ou envoyes vers d'autres sites.
Quatre incinerateurs non conformes ont obtenu des derogations : dans le cas d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) et de Sarcelles (Val-d'Oise), il s'agit de preserver l'approvisionnement en chauffage urbain fourni par les usines. A Pithiviers (Loiret) et Colmar (Haut-Rhin), les rejets atmospheriques sont conformes aux normes, mais certaines installations manquent dans les usines. Un seul incinerateur est en infraction : celui de Poitiers (Vienne). Mme Olin s'est rendue sur place, mercredi 28 decembre, et a demande au prefet de prendre les mesures necessaires a sa fermeture.
Les ameliorations du parc suffiront-elles a convaincre les populations concernees d'accueillir les usines necessaires pour eliminer leurs dechets ? Selon l'Agence de l'environnement et de la maitrise de l'energie (Ademe), "les niveaux de risques associes aux installations respectant les normes desormais en vigueur apparaissent tres faibles". Cependant, les craintes liees aux pollutions et les nuisances associees aux transports des dechets entrainent de fortes oppositions a la creation de nouvelles usines.
Les associations de defense de l'environnement et de la sante continuent a contester la technique. "Les normes europeennes ne sont qu'un compromis entre la faisabilite technique de la mesure et les imperatifs economiques, affirme Roger Beaufort, du Centre national d'information independante sur les dechets (Cniid). Proteger efficacement la sante et l'environnement necessiterait zero rejet." Les limites de concentration par metre cube "ne tiennent pas compte du fait que les polluants sont bioaccumulables", ajoute M. Beaufort. L'association conteste, en outre, les modalites de controle des emissions de dioxine. Ces derniers vont avoir lieu deux fois par an au lieu d'une, l'exploitant etant prevenu de la visite. Ainsi, ces controles porteront sur une periode de 16 heures, sur 7 500 heures de fonctionnement par an en moyenne.
"Le parc d'incinerateurs est enfin aux normes, mais l'exploitation doit etre rigoureuse pour atteindre l'objectif et limiter les pollutions, explique Marc Cheverry, chef du departement gestion optimisee des dechets a l'Ademe. Les collectivites locales devront se montrer extremement vigilantes vis-a-vis des exploitants."
Les solutions alternatives a l'incineration sont mises en avant. A l'heure actuelle, la proportion de dechets incineres est de 42 %, celle du stockage en decharge de 40 %, et celle du recyclage de 18 %. "Le taux moyen de recyclage des pays europeens tourne autour de 30 %, nous devons pouvoir y arriver, notamment en agissant sur les dechets organiques et ceux des entreprises, affirme M. Cheverry. Le probleme no 1 reste d'arreter l'augmentation continue de la production d'ordures menageres." Cette derniere a double en quarante ans, et continue a croitre de 1 % par an. Chaque personne produit aujourd'hui en moyenne 360 kilogrammes de dechets par an.
<http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-725457@51-725548,0.html>
+ visuel interactif sur le parcours des dechets a :
<http://abonnes.lemonde.fr/web/vi/0,47-0@2-3226,54-628020@51-725548,0.html>


#23 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 03 janvier 2006 à 20:05

L'argument selon lequel les incinérateurs actuels ne pollueraient "pas plus que les cheminées des particuliers" ne me paraît pas recevable . En effet, on se garde bien de préciser le contexte.

soit l'ensemble des incinérateurs polluerait autant que l'ensemble des cheminées de particuliers - dans ce cas cela équivaudrait à reconnaître que chacun polluerait comme des dizaines de milliers de cheminées de particuliers toutes situées au même endroit près des riverains de l'incinérateur ;

soit  un incinérateur pollue autant que la cheminée d'un seul particulier . Rassurant mais peu probable vu les volumes incinérés ;

soit  un incinérateur pollue autant "qu'un certain nombre de cheminées de particuliers" dans ce cas , on peut se demander pourquoi ce nombre n'est pas précisé ;

La tournure vague utilisée semble en elle-même cacher une nouvelle crapulerie et le problème est loin d'être réglé.

Par ailleurs, il faudrait songer à indemniser les riverains pour l'empoisonnement de leurs terrains ( les dioxines, par ailleurs très stables ne s'évacuent quasiment pas, car  peu solubles dans l'eau).

Il faudra bien surveiller les études sur l'impact sur la santé humaine . La contamination directe par inhalation ne semble pas avoir été retenue comme possible or les riverains des incinérateurs le plus polluants souffrent bien plus que la moyenne de pathologies bien particulières. La science a-t-elle une explication à cela ?
Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#24 morpho

morpho

    Chercheur

  • Membres
  • 503 Messages :
  • Localisation : isère

Posté 03 janvier 2006 à 22:24

J'ai fait une toute petite étude rapide......

Je prends comme base les infos suivantes que je quote :

Citation

Recensées par l'Inventaire Européen des Dioxines (estimations approximatives pour la
période 1993 - 1995), les principales sources en France sont :
- les feux de bois dans les cheminées des particuliers (29 %)
- l'incinération des déchets hospitaliers (23 %)
- le frittage des minerais de fer (16 %)
- les incinérateurs de déchets ménagers (14 %)
- les produits de protection du bois (5 %)
- les incendies de forêt (5 %)
Cet inventaire a été établi sur une période antérieure à la date d'application de la
réglementation aux incinérateurs de déchets existants.
Dès que tous les incinérateurs seront conformes à la réglementation, leur contribution
(hospitaliers + ménagers) sera inférieure à 1% de la dioxine émise.
Les cheminées d'agrément représenteront alors 46% des émissions...
Aujourd’hui (source MEDD), les trois principales sources d’émission sont l’incinération
des ordures ménagères, la sidérurgie et la combustion de bois résidentielle, chacune
représentant environ 30 %….

pour la suisse : http://www.umwelt-sc..._3/unterseite4/

Citation

Il y a encore quelques années, les usines d’incinération étaient de loin la première source de pollution à la dioxine; entre-temps, les ménages ont pris cette place peu glorieuse. Nous nageons en plein paradoxe: d’un côté les communes et associations intercommunales dépensent des centaines de millions de francs pour équiper leurs usines de systèmes high-tech; de l’autre côté, sans mesurer la portée de leur geste, des irréductibles cherchent à économiser quelques francs, ce qui fait grimper à nouveau les taux de dioxine. A eux seuls, les ménages produisent par an l’équivalent de 30 grammes de «dioxine de Seveso» (2,3,7,8-TCDD), un toxique particulièrement dangereux.

Citation

Le total des émissions de toutes les installations de traitement
est ainsi passé de 365 grammes à environ 16 grammes de dioxine par année.
Ce résultat réjouissant est cependant terni par l'incinération illégale
des déchets ménagers. Même si les quantités d'ordures ménagères brûlées
illégalement représentent seulement 1 à 2% des déchets incinérés, elles
produisent en tout de 27 à 30 grammes de dioxine par année, soit plus du
double des émissions des usines d'incinération pour déchets ménagers
(UIOM) et les installations pour déchets spéciaux réunies


Citation

Les derniers ajustements d'ici 2006 devraient encore permettre de diviser ces émissions par dix par rapport à 2004, afin de les ramener de 170 g à moins de 20 g par an, selon la même source.

Donc  :
7 millions d'habitant en Suisse
16 g pour les incinérateurs
30 g pour la population

si on fait le même rapport à la France (en prenant 150g de dioxine émise par les incinérateurs)
60 millions d'habitant en France
ce qui doit donner une émission de 260 g pour la population. (à paut près pareil pour le produit en croix sur les habitant ou sur les incinérateurs....)

En imaginant qu'il y un truc comme 1 millions de cheminée en France (estimation personnelle à vérifier),
*0.00026 g par cheminée et par an....
*150g pour 130 incinérateurs ....ça fait 1.15 g par incinérateurs.......
Ca semble édifiant comme différence...

Mais :

En imaginant une ville de  10 000 habitants et un incinérateur :
*0.043 g pour les cheminées
*1.15 g pour l'incinérateur
la différence reste importante.....un rapport de 30.

MAIS :
130 incinérateurs pour 60 millions de personne
ça fait un incinérateurs pour 461 538 personnes

461 538 personne, ça fait 2g de dioxine......
et 1 incinérateurs : 1.15g


Comme d'habitude, on fait dire ce qu'on veut aux chiffres.........

Ils n'ont pas tort mais DAMAN non plus, tu n'a pas tort......

Seulement, il faut aborder le problème de la concentration.......et de la bioaccumulation...Et ça ce sont deux trucs, la concentration et la bioaccumulation, que le gouvernement et tous les organismes d'état n'ont pas encore réussit à intégrer......

Morpho

Ce message a été modifié par morpho - 03 janvier 2006 à 22:26.


#25 morpho

morpho

    Chercheur

  • Membres
  • 503 Messages :
  • Localisation : isère

Posté 05 janvier 2006 à 12:14

très bon article à ce sujet ici :
http://www.actu-envi.../news/1460.php4
non quoté car :

Citation

© Tous droits réservés Actu-Environnement - Reproduction interdite sauf accord de l'Éditeur

Mais je mets quand même juste ce petit passage (qui fait doublon avec les autres textes, j'en conviens, mais qui synthétise bien l'état des lieux)


Citation

Au total, 96 usines sur 128 usines en fonctionnement au 1er décembre 2005 ont réalisé leur mise aux normes dans les temps, 18 ont été arrêtées provisoirement et 2 ont été définitivement fermées. 7 usines continuent à fonctionner partiellement sur des lignes en conformité, les autres lignes étant provisoirement à l'arrêt le temps d'achever les travaux.
4 installations continueront à fonctionner sans être totalement en conformité (Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine, Sarcelles dans le Val-d'Oise, Pithiviers dans le Loiret et Colmar dans le Haut-Rhin).
Dans le cas d'Issy-les-Moulineaux, l'usine continuera de fonctionner pendant deux mois avant d'être définitivement arrêtée de manière à assurer la continuité du chauffage urbain du fait de retards de travaux sur des chaudières.
Dans le cas de Sarcelles, l'unité continuera à fonctionner pendant 3 semaines, le temps de l'installation d'une nouvelle chaudière, avant d'être arrêtée pour 4 semaines pour réaliser les derniers travaux de mise en conformité.
Les deux autres installations Pithiviers et Colmar sont conformes à l'exception de l'implantation des brûleurs qui est planifiée mais pas encore réalisée.
Par contre, une unité n'est pas conforme avec la directive, celle de Poitiers (Vienne).


#26 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 17 janvier 2006 à 20:18

Citation

Paris le 17 janvier 2006. Alors que la population de l’Ouest de l’étang de Berre
vient de se prononcer massivement contre le traitement des déchets par
incinération, le préfet des Bouches-du-Rhône signe l’arrêté préfectoral d’autorisation d’exploiter.

Retrouvez notre communiqué ci-dessous ou à l'adresse
http://www.cniid.org..._01_17_2006.pdf

Jeudi 12 janvier, le préfet des Boûches-du-Rhône a délivré un arrêté préfectoral autorisant la société Valorga à exploiter un incinérateur pour le traitement des ordures ménagères de l’agglomération marseillaise. Alors que la population de l’Ouest de l’étang de Berre s’est prononcée massivement contre l’incinération dimanche dernier, nous apprenions cette décision par voie de presse . La préfecture et la mairie de Marseille, en plus de ne pas entendre l’appel démocratique de la population, prennent de vitesse le conseil général qui s’apprête à voter un plan d’élimination départemental sans recours à l’incinération.
En effet, ce plan soutenu par cinq communautés d’agglomérations sur les six que compte le département, élabore une gestion des déchets principalement par la réduction à la source, l’amélioration conséquente du recyclage, le recours à la méthanisation et la mise en décharge des déchets ultimes.

Les citoyens défendent logiquement leur environnement et leur santé face à l’incinération, les nouvelles normes européennes appliquées le 28 décembre 2005 en France  donnant de fait un droit à polluer aux exploitants. L’incinération est une technique dépassée, qui en plus d’être dangereuse pour la santé et
l’environnement, ne s’inscrit pas dans une politique de développement durable.

Les institutions de France ont le devoir de prendre en compte les demandes des citoyens et de mettre en place une politique de gestion durable des déchets ménagers. Elles ne peuvent plus occulter qu’en France, l’année passée, des communautés d’agglomérations ou des départements ont choisi de renoncer à l’incinération : Dordogne, Lot et Garonne, plan d’élimination des déchets sans recours à l’incinération, communauté d’agglomération d’Angers (49) fermeture et non-remplacement de l’usine d’incinération en 2010, Gueugnon (71) et Izon (33)
abandon du projet d’incinérateur…rejoignant une liste déjà longue.

Et au-delà des considérations environnementales, la préfecture et la mairie de Marseille pourraient écouter les recommandations de la Commission européenne. En effet, la méthode du recyclage est fortement encouragée par celle-ci car, pour 10.000 tonnes de déchets, elle nécessite jusqu'à 250 emplois, contre 10 emplois lors d'un enfouissement ou d'une mise en décharge et environ 30 emplois dans le cas d'une incinération.
Le CNIID, avec la coordination nationale pour la réduction des déchets à la source , exige toujours un moratoire sur la construction des incinérateurs . De plus le CNIID utilisera tous les moyens juridiques pour faire annuler cette décision inique l’autorisation préfectorale d’exploiter.

Contact : Roger Beaufort 01 55 78 28 65/06 16 81 06 67 roger@cniid.org



Conclusion : les préfets, ces satrapes à la solde de Paris, qui sont des reliques d'un passé où l'état dirigeait tout ( mais payait aussi tout) se comportent de plus en plus comme des obstacles à la démocratie locale et se contentent d'être les représentants d'intérêts privés. Il est temps d'initier une campagne pour s'en débarasser et donner les pouvoirs dont ils disposent à des instances locales élus.
Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#27 morpho

morpho

    Chercheur

  • Membres
  • 503 Messages :
  • Localisation : isère

Posté 22 février 2006 à 09:04

Juste en passant.......
on parle beaucoup des normes concernant les usines d'incinération.

Elles sont assez drastiques.....

Pas assez ????

Sans doute, mais, le pire que j'ai appris il y a de ça quelques semaines d'un directeur d'une centrale d'incinération...... :

Les normes concernant le chauffage urbain ou les cimentiers sont hallucinement plus laxistes.............

Il y a véritablement deux poids deux mesures. je n'ai pas les chiffres exacts (je pourrai les obtenir si ça vous intéresse) mais pour certains polluant, c'est un rapport de 1 à 10......

#28 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 22 mars 2006 à 13:02

Info.

Incendie d’Issy-les-Moulineaux :
Dioxines pour les Parisiens !


Paris le 16 mars 2006. L’incendie, survenu dimanche dernier, dans l’ancienne usine d’incinération d’Issy-les-Moulineaux a entraîné de fortes émissions de dioxines et métaux lourds impliquant des effets sur la santé des populations avoisinantes. Les substances émises, notamment les dioxines, persisteront dans l’environnement pour des centaines d’années et voyageront sur des milliers de kilomètres !

Selon une étude récemment publiée de l'Observatoire Régional de la Santé en Ile-de-France (ORS), l'incinération des ordures ménagères reste la première source d'émission de dioxines dans l'environnement. Cette étude souligne la nécessité de limiter l'augmentation des volumes incinérés en accélérant notamment la mise en œuvre de politiques de réduction des déchets. Le problème est d'autant plus sérieux en Ile-de-France que plus de 6 millions de Franciliens, soit 56 % de la population, résident dans l'environnement proche d'un incinérateur.

Le préfet des Hauts-de-Seine a abrogé l’arrêté de réquisition de l’usine d’incinération d’Issy-les-Moulineaux le 22 février, entraînant sa fermeture définitive. Cet incinérateur devait être arrêté depuis le 28 décembre 2005 . Il a officiellement rejeté dans l’atmosphère, en 2004, 10g de dioxines et furannes et 1142 kg de métaux lourds. Pendant les deux mois supplémentaires de fonctionnement, aucune information n’a été donnée sur les émissions polluantes de l’usine…

Cette récente fermeture pose la question des quantités de produits polluants encore présents sur le site. En effet, c’est apparemment le système de filtration des fumées et une cheminée qui ont été principalement touchés par l’incendie, c’est-à-dire l’endroit contenant le plus de Résidus d’Epuration des Fumées d’Incinérateur d’Ordures Ménagères (REFIOM ), substances hautement toxique représentant 5 % des déchets incinérés. Les REFIOM sont stockés dans des cuves avant leur transfert en décharge de classe 1 pour déchets toxiques. Ces
cuves touchées par l’incendie étaient-t-elles pleines ?

Le SYCTOM parisien a décidé de transformer ce site en quai de transfert pour les déchets ménagers. 40 % sont redirigés vers les usines d’incinération de la région et le reste dans les décharges de Claye-Souilly (77) situé à 40 km et Soignolles-en-Brie (77) situé à 60 km. Le soir de l’incendie, dans la fosse de l’usine, d’une capacité d’au moins 200 tonnes, des déchets se trouvaient entreposés. Ont-ils eux aussi brûlé ; dégageant alors dans l’atmosphère dioxines et métaux lourds ?

Le CNIID tient à attirer l'attention sur une telle gestion des déchets qui met en danger les populations riveraines. La mise en place d'alternatives (compostage, recyclage) éviteraient de tels incidents.

La gestion dans l’urgence de la fermeture de l’usine fait aujourd’hui place à l’urgence de la décontamination du site ! L’effondrement certain d’une des deux cheminées de 85m entraînant un dégagement de poussières toxique en est la
première. Ce site est une installation classée pour la protection de l’environnement, et son démantèlement, après des années d’émissions polluantes, aujourd’hui avérées et ayant entraînées sa fermeture, nécessite une décontamination des sols et des matériaux. Aujourd’hui au vu de tous ces éléments, les administrations compétentes ne peuvent qu’ordonner un suivi sanitaire des populations riveraines du site.

Contact : Roger Beaufort 01 55 78 28 65 / roger@cniid.org

1/  http://www.cniid.org...ID_Infos_23.pdf
2/  http://www.greenpeac...urs/lexique.php

   Vécu : à titre d'info personnelle je peux témoigner du fait que la plupart des parcelles de terre appartenant à la commune de Mulhouse  se trouvant dans l'axe de propagation sous l'influence des vents dominants des fumées de l'incinérateur hyper polluant et maintenant fermé de la ville ont vu leur terre superficielle soit échangée en douce ( qu'est-elle devenue ? Fourguée à des particuliers ?) soit recouverte d'une terre rapportée  d'ailleurs ou asphaltée. De même les débris de la  cheminée ont été déblayés très rapidement (quelques jours ) . Le SIVOM de Mulhouse cherche-t-il à échapper à des plaintes de riverains en détruisant les preuves ?    

Ce message a été modifié par Daman - 22 mars 2006 à 13:09.

Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#29 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 29 mars 2006 à 15:55

En relation avec l'incinération des déchets, plus précisément les bouteilles en PET, cette info inquiétante provenant du CNIID .


Paris, le 23 mars 2006 : Une étude réalisée par l'Institut de géochimie environnementale à l'Université Heidelberg d'Allemagne et publiée dans le Journal of Environmental Monitoring* en janvier dernier s'alarme de la présence
d'antimoine dans l'eau embouteillée. La toxicité de cette substance est comparable à celle de l'arsenic et provoque, à faible dose, des maux de tête et multiples vertiges.

Agir pour l'Environnement et le CNIID s'étonnent du mutisme du Ministère de la Santé et de l'absence totale de réactions des principaux intéressés à savoir Danone, Nestlé et Neptune.

Comparée à l'eau de robinet, l'eau embouteillée (analysée à partir de 48 sources européennes dont 9 eaux minérales françaises) contient de 95 à 165 fois plus d'antimoine. Il semble que le recours à la bouteille en polyéthylène (P.E.T) soit responsable de cette contamination puisque l'antimoine est utilisé comme catalyseur. Pire, la durée de conservation dans un contenant en P.E.T accroît la teneur en antimoine de l'eau.

Par delà le fait que le contenant (la bouteille plastique) génère un gâchis gigantesque de matières premières et faute d'un recyclage optimal qui provoque l'incinération et mise en décharge de plus de trois milliards et demi de bouteilles chaque année, le contenu (l'eau commercialisée à un coût dispendieux)
ne semble pas répondre à toutes les garanties de salubrité escomptées. Chaque année, Danone, Nestlé et Neptune diffusent l'équivalent de sept milliards de bouteilles toutes contenances confondues, soit 140 litres d'eau embouteillée par personne. Les personnes âgées et enfants en bas âge recourent à cette eau embouteillée en espérant boire une eau de qualité.

En dehors de toute opération marketing dont la vocation est de légitimer subjectivement la qualité de l'eau embouteillée, nous demandons aux PDG de Danone, Nestlé et Neptune de bien vouloir prendre en compte ce premier signal d'alerte et définir sérieusement la cadre permettant de s'assurer de la non présence fortuite d'antimoine dans l'eau commercialisée.

Une fois encore, Agir pour l'Environnement et le CNIID demandent instamment aux Présidents de Danone, Nestlé et Neptune de mener une réflexion approfondie sur les alternatives existantes à la bouteille en PET jetable, en explorant notamment la piste de la consigne.

Agir pour l'Environnement et le CNIID alertent le Ministre de la Santé pour que ce dernier fasse toute la lumière sur cette forte concentration d'antimoine dans l'eau embouteillée.

*The Journal of Environmental Monitoring :
http://www.rsc.org/d...&JournalCode=EM

Contact presse :
Laure GUILLOT - Agir pour l'Environnement - Tél. 01.40.31.34.48
Florence COURAUD - CNIID - Tél. 01.55.78.28.66
Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#30 morpho

morpho

    Chercheur

  • Membres
  • 503 Messages :
  • Localisation : isère

Posté 29 mars 2006 à 16:30

Ce problème de l'emballage est important. Existe t'il seulement un embalage qui ne libère pas de substance à l'intérieur du produit emballé....

Car, il faudra que je retrouve des infos mais même le verre libère des élements......

j'ai fait une petite recherche.
Voir ici pour les effets de l'antimoine :
http://www.agoria.be...s/antimoine.pdf

et ici :
http://www.umwelt-sc...itivliste_f.pdf

Par contre, de catalyseur (c'est le trioxyde d’antimoine qui est utilisé), l'antimoine passe à effet brillanteur....Bizarre ???


sur ce site, on peut voir que des études ont été fait pour remplacer le catalyseur antimoine par catalyseur titane......
http://rch.adre.ucl....Y/complete/1743

et ici :
http://websd.u-stras...v/V2PBr1103.htm
Les  catalyseurs au titane se développent au Japon pour la synthèse des polyesters
Nous avions annoncé le mois dernier (cf : Brèves N°29) la mise au point et l’utilisation par Mitsubishi Chemical d’un catalyseur à base de titane pour la fabrication de bouteilles de PET. C’est maintenant Mitsui Chemical qui annonce qu’il va adopter un nouveau catalyseur à base de titane (est-ce le même ? ndlr) permettant de fabriquer dans la même unité des formulations destinées à la production de bouteilles traditionnelles aussi bien que de type haute température, ce qui n’était pas envisageable jusqu’ici. Des essais sont prévus en  Indonésie à très court terme ; une usine en Thaïlande dont le démarrage est prévu en 2004 avec un catalyseur à l’antimoine, devrait rapidement passer au nouveau catalyseur au titane ; puis, le procédé sera utilisé au Japon pour les polymères haute température.
à Source : ADIT, BE du SST de l'Ambassade de France au Japon, N°290 du 14/10/2003 (290/MAT/1108)
à Référence : Nikkei Business Weekly, le 07/10/ 2003
à Contacts : robert.farhi@diplomatie.gouv.fr


En gros, ils attendent le scandale pour passer à l'alternative ????

Je vais continuer ma recherche...

Me reste toujours les mêmes questions :
Pourquoi est-ce que l'on écrit 100% coton sur un tee-shirt de couleur
Pourquoi est-ce que l'on écrit 100% cellulose sur du papier toilette parfumé
Pouruqoi est-il écrit PET sous les bouteilles - alors qu'il n'y a pas que ça (et d'ailleurs, la couleur bleu, c'est quoi ????)

j'ai une copine qui a bossé chez EVIAN, je me vais de se pas l'intérroger....Je vous tiens au courant....