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L'incinération des déchets et ses effets.


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40 réponses dans ce topic

#31 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

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Posté 29 mars 2006 à 16:47

A propos de l'eau en bouteilles de verre

http://www.onnouscac...ic.php?p=192390
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#32 Daman

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    Démiurge désinvolte

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Posté 12 mai 2006 à 22:21

Communiqué CNIID / WWF


L'incinérateur Marseillais déjà au tribunal !


Paris, le 10 mai 2006. Le Tribunal Administratif de Marseille examine aujourd'hui le recours déposé par le SAN Ouest Provence (1) contre l'arrêté préfectoral d'autorisation de construction d'un incinérateur à Fos-Sur-Mer. Le CNIID et le WWF se joignent au SAN Ouest Provence pour demander la suspension de cet arrêté.
La décision d'implanter un incinérateur a été prise unilatéralement par la Communauté Urbaine de Marseille (CUM) et ce, en totale violation avec le Plan Départemental d'Élimination des déchets, approuvé par le Conseil Général des
Bouches-du-Rhône le 30 janvier 2006, qui exclue tout recours à l'incinération des déchets.

Malgré une hostilité générale à ce projet, le maire de Marseille, M. Gaudin, tente de faire passer en force la construction de cette usine d'incinération destinée à brûler 300 000 tonnes de déchets par an. Lors d'une consultation publique organisée le 15 janvier 2006 sur les communes d'Istres, Fos-Sur-Mer et
Port-Saint-Louis, 97 % des électeurs se sont déclarés opposés au projet (soit 22 700 votants).

Après avoir pollué des années durant sols et paysages suite à une gestion désastreuse de la décharge d'Entressens, connue comme la plus grande décharge à ciel ouvert d'Europe, la Communauté Urbaine de Marseille (CUM) se tourne maintenant vers une autre mauvaise solution : l'incinération.

Les incinérateurs de déchets, même aux normes, émettent de nombreuses substances chimiques, non seulement au travers de leurs fumées, mais également parce qu’elles produisent d’autres déchets comme les résidus de cendres et les
mâchefers. Ces pollutions contribuent à une contamination de l’air, de l’eau et des chaînes alimentaires. 100 médecins des Bouches-du-Rhône ont mis en garde le ministre de la Santé contre les conséquences qu'aurait sur les populations
riveraines toute aggravation du cumul des pollutions déjà générées dans la zone industrielle de Fos.

Le CNIID et le WWF rappellent qu'en vertu du principe de précaution, les solutions alternatives de traitement des déchets (prévention, compostage / méthanisation, recyclage) doivent être privilégiées. Il est également à noter que les investissements nécessaires à la mise en place d'une gestion alternative des déchets au niveau du Département s'élèveraient à 170 millions d'euros, tandis que le projet d’incinérateur ne concernant que la Communauté Urbaine de Marseille coûterait 300 millions d'euros.(2)

Contacts : Florence Couraud, Directrice du CNIID, 01 55 78 28 66, florence@cniid.org,
Olivier Le Curieux-Belfond, Chargé Programme Toxiques / WWF, 01 55 25 86 44, olecurieuxbelfond@wwf.fr


(1) Syndicat regroupant les communes de Cornillon-Confoux, Fos-sur-mer,Port-Saint-Louis du Rhône et St Martin de Crau.
(2)  Article Journal du SAN Ouest Provence
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#33 Daman

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Posté 18 mai 2006 à 17:35

Sur les déchets hospitaliers ....

Centre national d'information indépendante sur les déchets

SITA et Médibelle ®, de l'esbroufe !

Paris, le 18 mai 2006. Sita lance cette semaine un nouveau collecteur pour DASRI– Déchets d'activités de soins à risques infectieux.

Ce dispositif se veut innovant et prétend résoudre les problèmes liés à la collecte de ces déchets spécifiques. La nouvelle est pourtant loin d'être aussi révolutionnaire que ne le prétend l'industriel.

Médibelle ®, c'est le nom de ce nouveau collecteur, réduit le volume des DASRI collectés en aspirant l'air du contenant, à savoir un sac plastique placé à l'intérieur du conteneur. L'air aspiré est filtré et le sac soudé.

Sita est fière d'annoncer une réduction ainsi obtenue de 30 % à 40 % du volume des DASRI.

Il n'y a rien de nouveau là-dedans. Il existe déjà de nombreuses machines qui permettent de réduire de façon importante le volume des DASRI hospitaliers : il s'agit des appareils de banalisation, qui eux ont le mérite d'agir sur la dangerosité des DASRI en les assimilant à des déchets ultimes.

En effet, ces appareils, encore appelés banaliseurs, stérilisent les DASRI et les broient, obtenant ainsi non pas 40 %, mais
jusqu'à 80 % de réduction de volume. Il y a donc à la fois baisse du volume et diminution des risques pour les opérateurs.

Le conteneur de Sita, lui, n'a aucune action sur le pouvoir infectieux des DASRI. Il implique un faux sentiment de sécurité pour les manipulateurs. Les hôpitaux et cliniques ne doivent pas être éblouis par le marketing de Sita. Il est plus
important de stériliser et de broyer des déchets dangereux que de se contenter de les mettre sous vide. Il aurait été plus judicieux et plus rentable pour le groupe de promouvoir
des banaliseurs existants, quitte à racheter une licence, que de se lancer dans la conception d'un conteneur inutile.

Les quantités de DASRI produits annuellement sont certes bien inférieures à celles des ordures ménagères. Cependant, la problématique est la même : au lieu d'agiter les bras et de remuer du vent en multipliant le nombre et le design des conteneurs, il est urgent de réduire à la source les quantités de déchets produits. En 6 ans de cet exercice, le CHRU de Tours a réduit ses DASRI de 17 %.

Campagne D’abord ne pas nuire
Aurélie Gigandet, au 01 55 78 28 60 ou sur aurelie@cniid.org

CNIID, 21 rue Alexandre Dumas, 75011 Paris, tél. 01 55 78 28 60, fax : 01 55 78
28 61, e-mail : info@cniid.org,
site internet : www.cniid.org Association à but non lucratif.
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#34 Daman

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Posté 23 juin 2006 à 19:17

Centre national d'information indépendante sur les déchets

http://www.cniid.org

La recette de Besançon : les oeufs à la dioxine !


Après les scandales suscités par les rejets de dioxines des incinérateurs de Gilly sur Isère (Savoie), Gien (Loiret) et Maincy (Seine-et-Marne),
l’incinérateur de Besançon est une nouvelle fois sur le devant de la scène.

L’analyse d’oeufs provenant de 3 élevages familiaux, effectuée par Jean-François Viel, épidémiologiste à la faculté de Besançon, a montré dans deux échantillons une concentration en dioxines (PCDD/F) très nettement supérieure à la teneur maximale tolérée, soit 5,6 et 43 pg I-TEQ/g graisses au lieu de 3 pg I-TEQ/g graisses fixée par la réglementation européenne (1) . Le dosage des dioxines dans les oeufs de poules a été fait sur deux contaminants de la famille des hydrocarbures aromatiques polycycliques chlorés les PCDD et PCDF. De plus, une nouvelle classe de produits (les PCB-DL*) est prise en compte dans cette étude.

Si l’on additionne les PCDD/F et PCB-DL, on obtient des teneurs de 26,7 et 53 pg I-TEQ/g graisses. On peut comparer cette étude à une enquête nationale de 2005 de l’AFSSA (2) où l’on a retrouvé sur 91 échantillons d’oeufs prélevés une moyenne de 0,36 pg I-TEQ/g graisses pour les PCDD/F et 0,74 pgI-TEQ/g graisses pour les PCDD/F + PCB-DL.

L'origine de cette pollution n'est pas encore clairement déterminée, mais d’ores et déjà un faisceau de preuves semble désigner l'incinérateur de déchets ménagers de Besançon.

Un modèle de diffusion atmosphérique (3) estimant les retombées de dioxine au sol en 4 zones d’exposition croissante aux alentours de l’incinérateur de Besançon a été validé pour la zone située au Nord-Est de l’usine, et " étrangement " les deux oeufs échantillonnés, largement au-dessus de la teneur maximale autorisée, ont été prélevés dans la zone correspondant à l’exposition la plus élevée. Jean-François Viel et son équipe avaient auparavant mis en évidence un risque 2 à 3 fois plus élevé de développer une forme de cancer du système lymphatique pour les habitants de la zone la plus exposée aux retombées de dioxines (4) .

Selon l'étude de l'AFSSA, la présence de PCB de PCDD/F dans les aliments d’origine terrestre (c’est le cas des oeufs) a comme lien éventuel l’incinération de déchets contenant des PCB dans des installations non conformes à la réglementation. De plus, la production et l’utilisation des PCB sont interdites en France depuis 1987.

L'étude du Professeur Viel semble mettre en cause l’activité de l’incinérateur avant la mise en place des nouvelles normes ayant ainsi entraîné l’ingestion par les poules de terre contaminée depuis de nombreuses années. Toutefois la mise aux normes ne saurait régler entièrement la controverse sanitaire liée à l'incinération des déchets.

Comment faire confiance à des analyses d’émission de la dioxine qui sont effectuées dans les meilleures conditions d’utilisation avec un exploitant prévenu à l'avance et à une fréquence beaucoup trop faible (une à deux fois par an). L’incinérateur qu'il soit aux normes ou non est vraisemblablement à l'origine de cette nouvelle pollution à la dioxine.

Le CNIID presse le gouvernement français de changer sa politique de traitement des déchets car les preuves de la dangerosité d’un incinérateur s'accumulent. La France doit stopper sa politique d’incinération, (traitement des déchets onéreux), et cesser de dépenser son budget dans des études de risques sur la santé liées à des procédés qui ne devraient pas être plébiscités.

Des modes de traitement alternatifs existent dont l'impact sur la santé est bien moindre. La réduction des déchets à la source doit être promue de façon plus efficace par les pouvoirs publics, notamment grâce à l'instauration d'une redevance incitative. Arrêtons de jouer avec la santé des individus et de dépenser inutilement l‚argent des contribuables !

* PCB-DL : composés aromatiques chlorés de type dioxine.
(1) Règlement (CE) n°2375/2001 du conseil du 29 novembre 2001 modifiant le règlement (CE) n°466/2001 de la Commission portant fixation de teneurs maximales pour certains contaminants dans les denrées alimentaires.

(2) Dioxines, furanes et PCB de types dioxines : Evaluation de l’exposition de la population française. Novembre 2005. Rapport publié sur le site de l’Afssa : www.afssa.fr

(3) Floret N, Viel J-F, Lucot E, Dudermel P-M, Cahn J-Y, Badot P-M, Mauny F. Dispersion modeling as a dioxin exposure indicator in the vicinity of a
municipal solid waste incinerator : a validation study. Environ Sci Technol 2006 ;40 :2149-2155.

(4) Floret N, Mauny F, Challier B, Arveux P, Cahn JY, Viel JF. Dioxin emissions from a solid waste incinerator and risk of non-Hodgkin lymphoma. Epidemiology 2003 ; 14 :392-398.


CNIID, 51 rue du Fbg St-Antoine, 75011 Paris, tél. 01 55 78 28 60, fax : 01 55 78 28 61, e-mail : info@cniid.org, site internet :http://www.cniid.org
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#35 Daman

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Posté 12 août 2006 à 08:13

Mon commentaire : Comment l'état se mêle de la gestion locale par l'intermédiaire des préfets. De plus les grandes villes continuent d'essayer de se débarasser de leurs déchets dans les communes voisines, ce qui est injustifiable.

Texte CNIID

Citation

Incinérateur de Fos : un passage en force à la limite de la légalité


Malgré l'absence d'autorisation d'exploitation et les propositions de traitements alternatifs faites par le Conseil Général des Bouches du Rhône, la Mairie de Marseille persiste à vouloir imposer un incinérateur sur le territoire de la Commune de Fos-Sur-Mer. Les travaux de terrassement sont déjà en cours et la construction des bâtiments devraient démarrer demain, mercredi 2 août 06.

La Mairie de Marseille et la Préfecture, profitant de ce début août, cherchent à démarrer les travaux au plus vite afin de mettre la population et les associations face au fait accompli. Il est regrettable de constater que les pouvoirs publics ne tiennent pas compte de l'avis des citoyens qui se sontexprimés à 97 % contre ce projet lors d'une consultation publique organisée le 15 janvier 2006.

Cette décision est d'autant plus contestable que, par un jugement émis le 24 mai, le Tribunal Administratif de Marseille a suspendu l'arrêté d’autorisation d’exploitation de l’incinérateur au motif que celui-ci aggraverait " une situation caractérisée dans la zone de Fos-sur-Mer par des taux d'émission de certains polluants excédant d'ores et déjà " les normes européennes.

La société Everé, commanditée par la préfecture et la mairie de Marseille, va donc commencer les travaux de construction alors même qu'elle ne dispose pas d'autorisation pour exploiter cet incinérateur. Ce passage en force est inacceptable et passe outre une décision de justice tout en bafouant les principes démocratiques les plus élémentaires.

De plus, l'étude d'impact comporte de graves insuffisances, pointées du doigt dans le recours déposé par le CNIID et le WWF le 10 mai. Ces manquements sont clairement illustrés par la récente affaire du lys maritime. Malgré des obligations légales, aucune mesure n'avait été prise par la société concernant cette espèce protégée. Trois autres espèces devraient faire l'objet de mesures compensatoires spécifiques, notamment à travers la création d'un conservatoire de 5 hectares. Or, les travaux ont commencé et rien n'a été fait dans ce sens.

Pour l'instant, rien ne permet donc d'établir que les espèces mises en danger pourront bénéficier d'une protection.

Enfin, en vertu de l'article 3 de la Charte de l'Environnement "toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu'elle est susceptible de porter à l'environnement, ou à défaut en limiter les conséquences". Manifestement, la préfecture des Bouches du Rhône, la Mairie de Marseille et la société Everé n'ont pas pris toutes les mesures nécessaires définies par la réglementation pour limiter les impacts de la construction d'un incinérateur sur le territoire de la commune de Fos-Sur-Mer.

Le principe de précaution est également bafoué dans la mesure où un incinérateur, même aux normes, émet de nombreux polluants et hypothèque l'avenir des générations futures en détruisant des ressources en voie d'épuisement.

En raison de toutes ces atteintes et insuffisances, le CNIID, le WWF et Greenpeace demandent la suspension immédiate des travaux de construction de l’incinérateur.

Contact : Florence Couraud, Directrice du CNIID
01 55 78 28 66

La suite de cette affaire ( à mon avis on essaye de noyer le poisson).

Citation

Fos-sur-mer : le lys maritime l’emporte sur l’incinérateur


Deuxième victoire juridique pour les associations environnementales et les
communes locales.


Mercredi 2 août, le tribunal pénal d’Aix-en-Provence a suspendu jusqu’à nouvel ordre le permis de construire de l’incinérateur à Fos-sur-mer. Ce jugement donne raison au Syndicat d’agglomération nouvelle Ouest Provence et aux associations locales dont Fare Sud et l’association Défense et protection du littoral du golfe de Fos présidée par Daniel Moutet, soutenues par le CNIID, le WWF, Greenpeace, la Fondation Nicolas Hulot et Cap 21.

Mi-juillet, la présence d’une espèce protégée de fleur sur le site du futur incinérateur, le lys maritime, enrayait in extremis le processus. Cette découverte providentielle faite par des botanistes assermentés, puis constatée par un huissier mandaté par le WWF, ainsi que la mobilisation des forces
associatives de la région ont permis cette superbe victoire de l’ensemble des mouvements écologistes.

C’est la seconde décision juridique favorable puisqu’en mai dernier, le tribunal administratif de Marseille avait suspendu l’arrêté d’autorisation d’exploitation de l’incinérateur. Espérons que monsieur Gaudin, (maire UMP de Marseille) et monsieur le préfet des Bouches-du-Rhône comprendront qu’ils ne pourront
poursuivre ce projet contre l’avis des populations locales et de la grande majorité des associations environnementales françaises.

La suspension du permis de construire est assortie d’une enquête sur la faune et la flore, mais l’ensemble des forces associatives reste mobilisé jusqu’à l’abandon total du projet.

Contacts :
Florence Couraud, Directrice du CNIID, florence@cniid.org,
Tel : 01 55 78 28 66
Céline Nebout, remplaçante d’Eléonore Hadida –
Tel. : 01 55 25 84 61 –
cnebout@wwf.fr


La question de l'incinération des déchets est l'occasion pour l'état français et les maires des grandes villes de s'associer dans une démarche colonialiste vis à vis des petites communes qui refusent l'implantation d'incinérateurs sur leur territoire. Les ordures ménagères sont des poisons dont personne ne veut mais surtout et pour commencer ceux qui les produisent. Réduisez vos déchets, refusez le suremballage, ne prenez plus les sachets en pharmacie, triez recyclez, donnez ce qui peut encore servir à d'autres, évitez le renouvellement "automatique" de ce qui est ancien mais peut encore fonctionner chez vous, réfléchissez à deux fois avant d'entreprendre de refaire votre papier peint par exemple etc ... En toute occasion cherchez la méthode qui produira le moins de déchets.

Nous avons atteint la saturation de nos capacités d'élimination de déchets. C'est à vous qu'il revient, en boycottant les produits gros producteurs de déchets d'euthanasier les sociétés qui vivent du suremballage et de la surconsommation : elles sont nuisibles. Entre leur survie économique et la survie de vos enfants que choisissez vous ?
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#36 cortizoide

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Posté 30 novembre 2006 à 17:43

Cancer et incinération des des déchets, une etude accablante...

Citation

Centre national d'information indépendante sur les déchets

Cancer :l'incinération coupable

Les scientifiques confirment le lien entre incinération et cancer
Les associations réclament un moratoire immédiat
Paris,le 30 novembre –L'Institut National de Veille Sanitaire (INVS)a présenté ce matin une
étude accablante pour l'incinération des déchets,qui confirme que les populations vivant à
proximité d'incinérateurs d'ordures ménagères sont exposées à un risque accru de cancer.L'étude
“ Incidence des cancers à proximité des usines d ’incinération d ’ordures ménagères ” constitue la
plus vaste étude épidémiologique jamais réalisée en France sur l'impact sanitaire de l'incinération.

“ Il est désormais démontré que l'incinération est responsable de cancers sur les populations
locales vivant à proximité ” ,déclare Sébastien Lapeyre,chargé de mission Incinération au CNIID.

“ Le CNIID réclame un moratoire sur l'incinération et la suspension immédiate des 16 projets
d'incinérateurs en France.L'industrie ne peut plus mentir sur les effets néfastes de l'incinération
sur la santé humaine et il est temps de mettre un terme à cette technologie archaïque et dangereuse.

Cette étude est la reconnaissance du combat des centaines d'associations qui luttent au niveau
local contre des projets d'incinérateurs .”

L'INVS a mené conjointement deux études sur l ’imprégnation par les dioxines et l ’incidence des
cancers à proximité des usines d ’incinération d ’ordures ménagères.Cette dernière met en évidence
une relation significative entre le lieu de résidence sous un panache d'incinérateur de 1972 à 1985 et
l'augmentation du risque de certains cancers,notamment les cancers du sein chez la femme.

Ces effets sanitaires ne sont apparemment pas seulement liés à la dioxine mais aussi aux nombreux
autres polluants émis par les incinérateurs,dont la grande majorité ne sont ni mesurés ni contrôlés
(1).“ Attention,les dioxines ne doivent pas être l'arbre qui cache la forêt ” met en garde Lapeyre..

“20 composés pour les rejets atmosphériques ont été retenus dans les normes,notamment 12
métaux lourds comme le mercure ou le plomb,mais la liste des polluants non assujettis à des
normes est encore plus longue.Beaucoup de composés organiques sont produits par l ’incinération
et ne sont pas mesurés alors qu'ils sont également persistants,toxiques et bioaccumulables,comme
les dioxines .”

D'une part l'incinération produit des milliers de polluants autres que la dioxine,d'autre part les
dioxines et polluants qui ne sont pas rejetés dans les fumées se retrouvent dans les résidus solides et
liquides de l'incinération (mâchefers,résidus des fumées d'incinération,rejets liquides de
traitement)et sont donc diffusés dans l'environnement par d'autres voies.De plus,même si les
concentrations de dioxines dans les fumées d'incinérateurs sont censées baisser suite à la mise aux
normes de décembre 2005,les quantités émises par incinérateur resteront globalement élevées en
raison de l'augmentation de la capacité des incinérateurs,du débit de fumées rejetées et de la
quantité de déchets traités.

“A l'heure où l'OMS (2)qualifie l'augmentation du nombre de cancers de véritable épidémie,il
paraît aberrant que l ’incinération soit aujourd ’hui un système de traitement encore largement utilisé,développé et soutenu en France sachant que ce procédé produit des milliers de polluants
différents et empêche le développement de filières alternatives de traitement des déchets ,déclare
Eric Gall,Directeur du CNIID.“ Il est temps de programmer au niveau politique la fin de
l'incinération et de mettre enfin en place en France une politique de prévention des déchets
ambitieuse et digne de ce nom.Pour ce faire nous demandons à tous les candidats à l ’élection
présidentielle de se prononcer en faveur d ’un moratoire sur la construction de nouveaux
incinérateurs .”

Le CNIID (Centre National d ’Information Indépendante sur les Déchets)est une association dédiée
à la réduction à la source en toxicité et en quantité des déchets.Le CNIID est uniquement financé
par ses adhérents et dénonce la gestion actuelle des déchets en France,dont 40%sont incinérés et
40%sont mis en décharge.LeCNIID assure également le Secrétariat de la Coordination nationale
pour la réduction des déchets à la source,qui regroupe plus de 270 associations locales luttant
contre des projets de décharges ou d'incinérateurs.

Notes :

(1)Sur les milliers de molécules ici de la combustion des déchets,20 composés pour les rejets
atmosphériques ont été retenus dans les normes,notamment 12 métaux lourds (dont le mercure,le
plomb,l ’arsenic,le cadmium),le monoxyde de carbone CO,les gaz inorganiques (chlorure
d ’hydrogène HCl,fluorure d ’hydrogène HF,dioxyde de soufre SO2 et oxydes d ’azote NO et NO2).
Mais la majorité des polluants émis par les incinérateurs ne sont pas assujettis à des normes.
Beaucoup de composés organiques sont produits par l ’incinération,notamment plusieurs groupes de
composés chlorés comme l ’hexachlorobenzène (HCB),ou les hydrocarbures aromatiques
polycyc iques (HAP).Les composés halogénés à base de brome,présent dans les déchets bruts et de
la même famille que le chlore et le fluor,ne sont pas non plus pris en compte.

(2)Organisation Mondiale de la Santé
Contacts :
Sébastien Lapeyre,chargé de mission Incinération au CNIID,au 01 55 78 28 65 ou 06 87 34 33 97
Eric Gall,Directeur par intérim du CNIID,au 01 55 78 28 66 ou 06 17 64 14 28

Merci à Patrice BAUGIER pour cette info.


#37 Luce

Luce

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Posté 30 novembre 2006 à 18:13

J'ai vu aussi les infos du jour, comme quoi résider près d'un incinérateur augmente significativement le taux de cancers de sein et du foie, une à deux décennies plus tard.

Du coup, je suis allée me renseigner sur le site de Greenpeace, ici:

http://www.greenpeac.....incinérateurs

pour savoir si je vivais ou non près d'un incinérateur.

Je ne sais pas si vous connaissez ces cartes, qui listent tous les incinérateurs de France. Ils précisent parfois les vents dominants et les communes risquant d'être sous les trainées polluantes.

http://www.greenpeac...eurs/cartes.php

:-?  pas rassurant...

Ce message a été modifié par Luce - 30 novembre 2006 à 18:22.


#38 Daman

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    Démiurge désinvolte

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Posté 01 décembre 2006 à 19:03

Encore un lien dans Le Nouvel Observateur.

Le lobby de l'incinération est-il enfin à la veille de rendre des comptes sur les meurtres de masse dont il est l'auteur ou s'agit-il de céder sur un point pour faire passer d'autres mesures ? Méfiance et suivi attentif s'imposent.

Les problématiques posées n'abordent cependant pas un des points les plus inquiétants des centrales "aux normes" : les rejets sauvages, la nuit, quand les responsables de certains incinérateurs by-passent les filtres* pour en allonger la durée de vie.

Merci à Cathiouchat pour l'info.

* On peut se demander ce qu'attend l'administration pour imposer la mise sous scellés de ces dispositifs de filtrage.
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#39 Daman

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Posté 04 décembre 2006 à 01:24

Centre national d'information indépendante sur les déchets
Cancer : l'incinération coupable
Les scientifiques confirment le lien entre incinération et cancer
Les associations réclament un moratoire immédiat

Paris, le 30 novembre – L'Institut National de Veille Sanitaire (INVS) a présenté ce matin une étude accablante pour l'incinération des déchets, qui confirme que les populations vivant à proximité d'incinérateurs d'ordures ménagères sont exposées à un risque accru de cancer.

L'étude “ Incidence des cancers à proximité des usines d’incinération d’ordures ménagères ” constitue la plus vaste étude épidémiologique jamais réalisée en France sur l'impact sanitaire de l'incinération.

“ Il est désormais démontré que l'incinération est responsable de cancers sur les populations locales vivant à proximité ”, déclare Sébastien Lapeyre, chargé de mission Incinération au CNIID.

“ Le CNIID réclame un moratoire sur l'incinération et la suspension immédiate des 16 projets d'incinérateurs en France. L'industrie ne peut plus mentir sur les effets néfastes de l'incinération sur la santé humaine et il est temps de mettre un terme à cette technologie archaïque et dangereuse.

Cette étude est la reconnaissance du combat des centaines d'associations qui luttent au niveau local contre des projets d'incinérateurs. ”



L'INVS a mené conjointement deux études sur l’imprégnation par les dioxines et l’incidence des cancers à proximité des usines d’incinération d’ordures ménagères. *

Cette dernière met en évidence une relation significative entre le lieu de résidence sous un panache d'incinérateur de 1972 à 1985 et l'augmentation du risque de certains cancers, notamment les cancers du sein chez la femme. Ces effets sanitaires ne sont apparemment pas seulement liés à la dioxine mais aussi aux nombreux autres polluants émis par les incinérateurs, dont la grande majorité ne sont ni mesurés ni contrôlés (1).

Attention, les dioxines ne doivent pas être l'arbre qui cache la forêt ” met en garde Lapeyre. “20 composés pour les rejets atmosphériques ont été retenus dans les normes, notamment 12 métaux lourds comme le mercure ou le plomb, mais la liste des polluants non assujettis à des normes est encore plus longue. Beaucoup de composés organiques sont produits par l’incinération et ne sont pas mesurés alors qu'ils sont également persistants, toxiques et bioaccumulables, comme les dioxines. ”

D'une part l'incinération produit des milliers de polluants autres que la dioxine, d'autre part les dioxines et polluants qui ne sont pas rejetés dans les fumées se retrouvent dans les résidus solides et liquides de l'incinération (mâchefers, résidus des fumées d'incinération, rejets liquides de traitement) et sont donc diffusés dans l'environnement par d'autres voies. De plus, même si les concentrations de dioxines dans les fumées d'incinérateurs sont censées baisser suite à la mise aux normes de décembre 2005, les quantités émises par incinérateur resteront globalement élevées en raison de l'augmentation de la capacité des incinérateurs, du débit de fumées rejetées et de la quantité de déchets traités.

“ A l'heure où l'OMS (2) qualifie l'augmentation du nombre de cancers de véritable épidémie, il paraît aberrant que l’incinération soit aujourd’hui un système de traitement encore largement utilisé, développé et soutenu en France sachant que ce procédé produit des milliers de polluants différents et empêche le développement de filières alternatives de traitement des déchets, déclare Eric Gall, Directeur du CNIID.

“ Il est temps de programmer au niveau politique la fin de l'incinération et de mettre enfin en place en France une politique de prévention des déchets ambitieuse et digne de ce nom. Pour ce faire nous demandons à tous les candidats à l’élection présidentielle de se prononcer en faveur d’un moratoire sur la construction de nouveaux
incinérateurs. ”


Le CNIID (Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets) est une association dédiée à la réduction à la source en toxicité et en quantité des déchets. Le CNIID est uniquement financé par ses adhérents et dénonce la gestion actuelle des déchets en France, dont 40% sont incinérés et 40% sont mis en décharge. LeCNIID assure également le Secrétariat de la Coordination nationale pour la réduction des déchets à la source, qui regroupe plus de 270 associations locales luttant contre des projets de décharges ou d'incinérateurs.

Notes :
(1) Sur les milliers de molécules ici de la combustion des déchets, 20 composés pour les rejets atmosphériques ont été retenus dans les normes, notamment 12 métaux lourds (dont le mercure, le plomb, l’arsenic, le cadmium), le monoxyde de carbone CO, les gaz inorganiques (chlorure d’hydrogène HCl, fluorure d’hydrogène HF, dioxyde de soufre SO2 et oxydes d’azote NO et NO2).

Mais la majorité des polluants émis par les incinérateurs ne sont pas assujettis à des normes. Beaucoup de composés organiques sont produits par l’incinération, notamment plusieurs groupes de composés chlorés comme l’hexachlorobenzène (HCB), ou les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Les composés halogénés à base de brome, présent dans les déchets bruts et de
la même famille que le chlore et le fluor, ne sont pas non plus pris en compte.

(2) Organisation Mondiale de la Santé

Contacts :
Sébastien Lapeyre, chargé de mission Incinération au CNIID, au 01 55 78 28 65 ou 06 87 34 33 97
Eric Gall, Directeur par intérim du CNIID, au 01 55 78 28 66 ou 06 17 64 14 28



Mon commentaire personnel :

La réduction des déchets passera forcément par une diminution du volume des emballages, ce qui ne se fera pas sans remises en questions douloureuses pour l'industrie.

Autre remarque : ce rapport ne marque pas la fin de la lutte, au contraire. Maintenant que les responsables savent qu'ils peuvent être attaqués pour empoisonnement, les dissimulations vont être nombreuses. Les petites communes risquent de se voir imposer les incinérateurs dont les grandes ne veulent pas... Il vous faudra sans doute vous battre.
Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#40 Daman

Daman

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Posté 10 janvier 2007 à 20:00

Le CNIID est en campagne contre le mercure.

Citation


Bruxelles/Paris, 10 janvier 2007 – Health & Environment Alliance (HEAL) et
Health Care Without Harm (HCWH), en partenariat avec le Centre National de l’Information Indépendante sur les Déchets (CNIID), publient aujourd’hui les résultats d’une étude à petite échelle effectuée dans 21 pays, qui démontre que 95 % des plus de 250 femmes testées en âge de procréer présentent des niveaux détectables de mercure dans leur organisme. Fondée sur l'analyse des cheveux des volontaires, cette constatation est inquiétante car plusieurs rapports scientifiques ont démontré qu’une exposition à de faibles niveaux de mercure lors d'une grossesse pouvait provoquer des dommages cérébraux chez les enfants (1).

Dans le rapport “Mettons fin à l'attaque chimique du cerveau : pourquoi il faut arrêter la contamination mondiale au mercure”, lancé aujourd’hui à Bruxelles, le pédiatre néerlandais Gavin ten Tusscher (2) confirme que " depuis longtemps, le mercure est reconnu comme une source majeure de toxicité chez l’enfant, entraînant un fonctionnement cognitif réduit, y compris un niveau de QI plus faible. Si de faibles niveaux de mercure ne sont pas reconnus pour provoquer un empoisonnement aigu ou des problèmes de santé chez l’adulte, on constate maintenant que même de faibles niveaux d’exposition peuvent infliger des dommages au cerveau en développement du fœtus et du jeune enfant ".

La campagne " Gardons la santé, arrêtons le mercure " de HEAL et HCWH, à l’origine de cette étude et du rapport, vise à lancer l'alerte sur une potentielle " attaque chimique du cerveau " dans l’Union européenne et partout dans le monde, due à la pollution environnementale au mercure. HCWH et HEAL appellent l’UE à jouer un rôle moteur dans les efforts à mener pour contrôler cette pollution environnementale et à soutenir une interdiction mondiale du mercure (3) dans le cadre des discussions prévues lors de la prochaine réunion du Conseil d’administration du PNUE, du 5 au 9 février 2007 à Nairobi.

Les trois organisations demandent aux institutions européennes de travailler immédiatement à l’élimination du mercure, surtout dans les dispositifs médicaux : " Nous souhaitons voir l’Union européenne adopter une interdiction du mercure dans les dispositifs de mesure, y compris ceux utilisés dans le secteur de la santé, tels les dispositifs liés á la pression artérielle. En milieu hospitalier, des dérogations ne devraient être accordées qu’en l’absence d’alternatives présentant un degré équivalent de précision et de fiabilité " explique Wiebke Winkler de la campagne " D’abord ne pas nuire " du CNIID, membre de la coalition internationale de HCWH.

Une analyse approfondie des résultats des prélèvements montre que les femmes qui mangent régulièrement différents poissons tendent à présenter des niveaux supérieurs de mercure dans leurs cheveux. L’étude présente néanmoins des
limitations en raison de sa taille et du fait que la participation était uniquement fondée sur le volontariat. Ces premières indications pointent donc la nécessité de conduire des recherches supplémentaires. 

Le mercure est employé dans grand nombre de produits et procédés comme les manomètres et thermomètres, les amalgames dentaires ou les lampes fluorescentes.

Les principales sources d’exposition sont la consommation de poisson, la mise en contact sur le lieu de travail et les sources industrielles comme les centrales au charbon, les incinérateurs des déchets ou bien les unités de production de chlore et de soude. Le mercure et ses composés sont très toxiques pour l’homme et les écosystèmes. Le mercure persiste dans l’environnement et peut se transformer naturellement en sa forme la plus toxique, le méthylmercure. Ce dernier peut traverser la barrière placentaire et la barrière hémato-encéphalique (la barrière sang-cerveau) et peut par conséquent endommager le cerveau en développement.

Au-delà de l’interdiction mondiale du mercure, il est important d’expliquer aux femmes les moyens de se protéger ainsi que leurs enfants : " Même si on arrêtait aujourd’hui toute la production de mercure ainsi que les fuites et émissions au
niveau mondial, les réserves alimentaires seraient encore contaminées par le mercure pour des années à venir. C'est dès aujourd'hui qu'il faut informer les femmes ", souligne Génon Jensen de HEAL.

L’objectif de la campagne " Gardons la santé, arrêtons le mercure " ne consiste pas à déconseiller la consommation de poisson et de fruits de mer aux femmes enceintes et plus généralement, à la population, car ceux-ci constituent
d’importantes sources de nutriments : " Nous conseillons simplement d’opter pour de petits poissons situés en bas de la chaîne alimentaire et par conséquent moins contaminés par le mercure ", conclut Mme Jensen.

Pour plus de détails :

Wiebke Winkler, campagne " D’abord ne pas nuire " du CNIID au 01 55 78 28 67

Génon Jensen, auteur du rapport et directeur exécutif de HEAL au + 32 4 95 80 87 32

Notes :
(1) Ces résultats sont disponibles dans le rapport “Halting the child brain drain : Why we need to tackle global mercury contamination”, disponible en intégralité et en anglais sur les sites www.noharm.org et www.env-health.org. Un résumé en français du rapport est aussi disponible sur www.cniid.org. Le rapport détaille également les effets qu’une exposition au mercure peut avoir sur les fœtus et les jeunes enfants, et montre comment on peut réduire l’exposition au mercure.

(2) Gavin ten Tusscher, M.D., Ph.D., pédiatre, Department of Paediatrics and Neonatology, Westfries Gasthuis, Horn, Pays-Bas.

(3) La campagne " Gardons la santé, arrêtons le mercure " de HEAL et HCWH vise à mobiliser la communauté médicale en Europe en vue d’une interdiction mondiale du mercure. Les activités de cette campagne se concentrent sur la sensibilisation aux risques sanitaires du mercure, surtout pour les bébés et les femmes enceintes. Elles concernent également le travail avec les femmes et les professionnelles de la santé afin d’étudier les moyens dont elles disposent pour se protéger, ainsi que l’environnement, contre l’exposition au mercure.



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The Health & Environment Alliance (HEAL) est une organisation
non-gouvernementale internationale préconisant la protection de l’environnement comme moyen d’améliorer la santé et le bien-être. HEAL représente un réseau de plus de 50 organisations relevant du secteur de la santé, de l’environnement, des femmes, des professionnels de la santé et autres.

Health Care Without Harm (HCWH) est une coalition internationale de plus de 450 groupes dans 55 pays. HCWH se consacre à la transformation de l’industrie de la santé dans le monde entier, sans compromettre la sécurité des patients ni leurs soins, de façon à ce que cette industrie soit écologiquement viable et qu’elle ne soit plus une source de problèmes pour la santé publique et l’environnement.
HCWH est une coalition d’hôpitaux et de systèmes de soins de santé, de médecins et d’infirmières, de groupements locaux, de circonscriptions affectées par des problèmes de santé, de syndicats et d’organisations de santé et environnementales.

Le Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets (CNIID) est une association dédiée à la réduction à la source en toxicité et en quantité des déchets. Le CNIID est uniquement financé par ses adhérents et dénonce la gestion actuelle des déchets en France, dont 40 % sont incinérés et 40 % sont mis en décharge. Dans le cadre de sa campagne " D’abord ne pas nuire ", le CNIID est membre de la coalition internationale de HCWH.

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Posté 10 février 2007 à 14:28

Citation

STOP AUX DECHETS EN EUROPE

Les ONG demandent aux députés européens de déclarer leur flamme au recyclage plutôt qu'à l'incinération lors de la Saint Valentin.



Mardi 13 février, le Parlement européen votera à Strasbourg sur la révision de la Directive cadre sur les déchets. La révision de cette Directive, qui fixe les grandes orientations de la politique européenne en matière de déchets, est une opportunité de développer le recyclage et la prévention des déchets, de mieux utiliser les ressources naturelles et de réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

" Avec leur vote, les eurodéputés ont une occasion unique de promouvoir dans toute l'Europe le recyclage qui, contrairement à l'incinération, nous permettrait de réduire nos émissions de gaz à effet de serre et de mieux gérer nos ressources naturelles ", déclare Hélène Bourges du CNIID. " Notre objectif devrait être de ne pas enfouir ni incinérer tout ce qui peut être réutilisé, recyclé ou composté ".

BACKGROUND
Lorsqu'elle présenta sa proposition en 2005, la Commission européenne déclara que cette révision de la Directive cadre sur les déchets avait pour but de réduire la production de déchets et d'amener l'Europe à devenir une " société du recyclage ".

En réalité, la proposition de la Commission ne contient aucune mesure concrète pour augmenter le recyclage et n'impose aux Etats membres aucun objectif minimum à atteindre lors de l'élaboration de leurs plans nationaux de prévention des déchets. La Commission propose également une hiérarchie de traitement des déchets à trois niveaux, au sein de laquelle la réutilisation, le recyclage et la valorisation énergétique ont le même niveau de priorité. De plus, la Commission européenne entend promouvoir l'incinération en lui accordant un nouveau statut, celui d'opération de valorisation, ce qui conférerait à l'incinération le même niveau de priorité que le recyclage.

La Commission Environnement du Parlement a amélioré la proposition de la Commission européenne en novembre 2006, en établissant une hiérarchie à cinq niveaux qui différencie nettement la prévention, la réutilisation, le recyclage, les autres opérations de valorisation, et enfin l'élimination. La commission Environnement a également fixé des objectifs à atteindre pour la prévention des déchets en vue de stabiliser notre production de déchets d'ici 2012 et de la réduire d'ici 2020. Elle a aussi voté la suppression de la formule proposée par la Commission européenne et destinée à reclassifier l'incinération en opération de valorisation. En revanche, les amendements destinés à promouvoir le recyclage n'ont pas été retenus.


Le CNIID et les Amis de la Terre demandent :

        -       l'établissement d'un objectif de recyclage à long terme : 50% des déchets ménagers et 70 % des autres déchets recyclés en 2020 pour pouvoir faire de l’Union européenne, et selon les mots de la Commission, une " société du recyclage ". Ceci nécessite l’abandon de la mise en décharge et de l’incinération pour tous les déchets pouvant être réutilisés, recyclés ou compostés d’ici à 2020.

        -       que des objectifs minimums soient fixés en matière de prévention des déchets : stabilisation d'ici 2012 et réduction d'ici 2020 ;

        -       une hiérarchie légalement contraignante à cinq niveaux pour assurer le recours préférentiel à la prévention, puis à la réutilisation, puis au recyclage (valorisation matière), puis aux autres formes de valorisation (par exemple méthanisation), puis à l’élimination (décharge et incinération) ;
       
        -       une obligation pour les incinérateurs de déchets municipaux d'être aussi efficaces que possible, sans que ceux-ci ne soient reclassifiés en " opérations de valorisation " plutôt que d'élimination pourrait conduire certains pays où les coûts de traitement des déchets sont élevés, comme l'Allemagne, à exporter leurs déchets vers des pays où ces coûts sont moins élevés, comme la France, la Pologne ou la République tchèque.

Ce développement du transport de déchets entraînerait de surcroît une augmentation de nos émissions de gaz à effet de
serre.

* Une utilisation saine des fonds européens : la reclassification de l'incinération pourrait avoir un impact particulièrement grave en Europe de l'Est, où des millions d'Euros issus des fonds structurels européens seraient utilisés pour construire des incinérateurs plutôt que des centres de tri et de recyclage.


Contacts :

Des représentants du CNIID et des Amis de la Terre seront présents la semaine prochaine à Strasbourg et disponibles pour des entretiens. Des supports visuels en français et en anglais sont également prévus. Avant le vote, les ONG demanderont à nouveau aux députés de soutenir le recyclage plutôt que l'incinération sous la forme de cartes de la Saint Valentin.


Hélène Bourges, chargée de la campagne Alternatives au CNIID : 06.11.18.08.82
Eric Gall, Directeur du CNIID par intérim : 06.17.64.14.28
Sébastien Lapeyre, chargé de la campagne Incinération au CNIID : 06.87.34.33.97




NOTES
[1] http://www.foe.co.uk...irty_truths.pdf       
[2] http://www.wrap.org....ironmental.html         
[3] http://ec.europa.eu/...005_0666_en.pdf


Laissez-moi rire...  :D
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