Je suis aussi bien d’autres choses mais c’est sous mon identité d’alchimiste que j’ouvre ce sujet et je me propose de mettre à votre disposition quelques images empreintées à l’alchimie.
La tradition parle de l’Alchimie comme la science qui permet d’élaborer la pierre philosophale et le philtre d’immortalité.
La dernière étape de la transformation alchimique étant de vaincre la mort.
S’étant immergé parfaitement dans la Force universelle qui régit l’ensemble de la manifestation, le chercheur qui a découvert la signification et le sens de la réalité en franchissant la voie hermétique aura par le fait même épousé la Vie universelle, et sur lui la mort n’aura plus d’emprise.
Il Dispose à sa guise de tous les plans de l’univers, il peut devenir ce qu’il veut et qui il veut ; transcendant le temps et l’espace, il n’est plus conditionné par ces limitations spatio-temporelles. Il est omniprésent, éternel et tout-puissant ; pour la compréhension du profane il se déclare semblable à Dieu, en fait il à simplement réalisé pleinement le divin qu’il a toujours été mais auquel il s’est identifié progressivement par la pratique théurgique qui lui a permis de mener à bien son parcours évolutif.
Le texte fondateur de l’alchimie.
La table d’émeraude est le plus connu des textes alchimiques, sa découverte par les croisés vers l'an mille bouleversa les pensées au moment où certains croyants sincères s’interrogeaient sur la véritable nature des décisions du clergé, politique humaine ou divine ? Ils ont reconnu dans ce texte les arcanes d'un savoir immense aussi ancien que le monde.
Les études modernes ont défini que le texte en langue latine qui a circulé au moyen age est la traduction d’un document égyptien rédigé en langue grecque datant du VIeme siècle de notre ère, ce texte pouvant ne pas être lui-même l’original. Personnellement j’accorde assez peu d’importance a cette informations, vrai ou faux peu importe, ce qui compte est le contenu du texte. Mais ce qui a peu d’importance sera seulement ce qui sera considéré en dernier, pour atteindre la perfection tout sera observé et corrigé, or ce qui est parfait arrivera, car ce qui est parfait ne peu pas rater !
Nombre de légendes sont apparues autour de la Table d'Emeraude. La plus fameuse raconte que son auteur mythique l'avait gravé sur l'émeraude tombée du front de Lucifer au jour de la défaite de l'ange rebelle, c’est ainsi que ce texte a pris son nom.
Voici la traduction qu’en a faite Fulcanelli dans « Les Demeures Philosophales » :
Citation
Ce texte est très connu sous cette forme, une simple recherche des mots clefs « table émeraude » vous fournira une fioriture de sites parlant d’alchimie et vous présentant ce texte.
Fulcanelli est certes un illustre prédécesseur mais sa traduction qui circule largement oublie la première phrase du texte : Verba secretorum Hermetis, l’expression des secrets hermétiques, qui donna son nom à la voie de l’hermétisme.
Il est d’usage que les alchimistes parlent en code, leurs travaux sont rédigés par écrit mais cachés du profane par un cryptage. Ce cryptage est un usage et une coutume, il n’est pas une loi, s’il a eut son utilité il ne me semble plus se justifier, de toute façon il est établi que seuls celui qui est touché par la grace divine peu trouver la pierre et que celui que Dieu n’aide pas ne trouvera pas, le fait que je cache ou non mes connaissances n’y changera rien, cette notion de cryptage est devenue obsolette. Elle fut liée à une nécessité de cacher sa non allégeance totale au vocabulaire dogmatique de l’église pour des raisons de sécurité. L’alchimie est avant tout une quête spirituelle, elle a été cryptée selon les règles de la « voie sèche », c'est-à-dire la chimie de la transmutation des métaux. Ainsi ne parlant pas de spiritualité on a le droit de tout dire, puisqu’on n’empiète pas sur le domaine réservé de l’église qui est la pensée conforme et conformiste.
Sachez que l’athanor, le four, n’est d’aucune utilité, si la transmutation des métaux est un fait, il n’est en aucune manière un but, et celui qui cherche à transformer le plomb en or perd son temps.
Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas mais ce qui est en bas est une image inversé de ce qui est en haut. L’alchimie est la science du paradoxe transmuté en banalité. Ce qui semble extraordinaire et inaccessible est en fait naturel et disponible en nous même.
La connaissance et la compréhension et le catalyseur qui permettra la réaction alchimique et la modification de la réalité. La réalité commune reste inchangée, elle à sa raison d’être et elle est ainsi parce que c’est le mieux, la réalité personnelle est modifiée de sorte que l’individu devient à la fois la clef, le passage et le véhicule.
L’erreur la plus commune des profanes est de confondre le moyen et le but, la connaissance est un moyen, un outil, l’outil n’a pas de valeur en soit, il permet de construire l’œuvre qui elle seule est précieuse.
Il faut séparer les éléments afin de les rendre pur, ce qui est pur peu être transmuté, pour autant l’œuvre et l’ouvrier ne sont pas dissociables.










