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autonomie affective


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215 réponses dans ce topic

#1 neya

neya

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Posté 17 mars 2005 à 12:28

Bonjour   :piout:

voici un sujet qui me tiens très à coeur et j'aimerais l'échanger..:
l'autonomie affective.

Voilà un sujet qui souléve bien des questions  :thermo:  mais aussi des angoisses :peur:  . mais au fond n'est-ce pas ça que l'on recherche tous ?n'est-ce pas là le premier pas vers la liberté ?

il me semble que tous les rapports (avec les autres, avec la vie, avec la matiére ect ect....) sont toujours chargé de notre vision émotionnelle et cela donne souvent la couleur de nos réactions. ça entraine, je trouve, beaucoup de mal entendu. :cogite:

pour moi c'est mon plus grand choix a ce jour et je m'y attelle corps et ame. mais ce que je peut dire aussi c'est que j'en remue de la boue autour de moi  :bravooo: . tout ça me fais rentrer dans des notions,  quand j'entame le sujet avec les autres ,vieilles comme le monde ( et dieu c'est si le monde est vieux).  
de tout ça j'en ai tirer que le manque d'autonomie affective nous mène dans une de nos plus grande limite et surtout nous limite beaucoup dans nos experiences en tant que divinité sur cette chere planete.  :aureole7:

Si j'ai bien tout suivi des transformation  :humhum:   que nous vivons depuis ces dernieres année a travers tous les témoignages les livres , les évenements ...alors l'autonomie affective pourais bien etre la base de notre retour a la vrai liberté. :jump:

Et si nous sommes vraiment autonomes affectivements donc libres, alors l'amour est au rendez vous.  :sun2:

Quand l'amour est là, a l'interieur, alors ne choisissons-nous pas ce qu'il y a de plus grand et de plus beau pour nous et les autres?   :bravo:

:calin:

#2 Lunesoleil

Lunesoleil

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Posté 17 mars 2005 à 13:05

neya, le Jeudi 17 Mars 2005, 12:28, dit :

Quand l'amour est là, a l'interieur, alors ne choisissons-nous pas ce qu'il y a de plus grand et de plus beau pour nous et les autres?   :bravo:

 

  Bonjour neya   :calin:

Et oui un excellent sujet en perpective ; s'aimer soi-même avant d'attendre trop de l'extérieur . Trouver son équilibre n'est pas chose facile , ce sont les épreuves qui nous renforces de l'intérieur et seul le temps nous permet de lâcher prise et laisser place à d'autres opportunités à l'infini ....

                 LS :sun2:
Passionnée d'astrologie toujours et encore ...

#3 Glingal

Glingal

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Posté 17 mars 2005 à 13:39

Autonomie affective... sujet à la mode je dirais. Particulièrement dans le circuit très "new-age".

Moi je suis d'un naturel débordant d'émotion. J'ai traversé une période ou mes besoins affectifs étaient si imminents que j'étais aveuglée. Il me fallait absolument satisfaire mon besoin et ceci même au détriment de la liberté des autres.

Je suis tombée sur quelques personnes qui face à ma carence ont su me dire: "Aime toi toi même". Ceux-là même qui savent si bien parler d'amour universel. Remarque, ce n'est pas faux non plus comme théorie. Celle qui dit: "L'Univers est en toi. Dieu est en toi. Tout est là. Aime-toi et le ciel t'aimera!" :roll:
Merci l'ami, tu t'es fait une belle économie d'amour universel là!

J'entends souvent: affectivement, je me suffis à moi-même! Alors pourquoi à ce moment là le contact social? Pourquoi ne pas vivre en ermite toute la vie.

Et bien je vais le dire: je ne suis pas autonome au niveau affectif. Je suis attachée à mon mari, à mes enfants, ma famille, mes amis. Je suis attachée à tout ce que je sens vibrant de vie. Je suis attachée et dépendante. Mais... j'en accepte le prix. Parce que je sais que cela va entrainer des blessures, des déchirements... mais c'est mon choix et je l'assume. Parce que je sais aussi que là, à l'endroit de la poitrine sa va vibrer fort, ça va bruler en moi d'une brûlure d'amour qui me rappellera que je suis vivante. J'accepte la profondeur, la largeur et la hauteur de mon coeur et quand ceux que j'aime y sont à l'étroit, j'élargis l'espace de ma tente.

La seule chose à laquelle je veille à présent c'est de réduire mes besoins, de les transformer en désirs, d'exprimer mes désirs sans que ceux ci ne rompe la fragile harmonie des relations.

Il m'arrive pas parfois de dire à quelqu'un: j'aime ce que tu es! Evidemment c'est un peu douloureux de le pas recevoir en retour mais c'est encore là un bon moyen de recevoir d'en haut. Faire un voeux ou un aveu d'amour, livrer son coeur est l'acte le plus courageux au monde. C'est exposé la partie la plus tendre de son être. Moi j'accepte tout l bie que ça me fait et la douleur qui vient avec parfois. Je l'assume, c'est mon choix.

Pour moi, il n'y a pas d'amour sincère sans abandon total. Aimer c'est aussi accepter être vulnérable.

#4 neya

neya

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Posté 17 mars 2005 à 20:32

[QUOTE]Pour moi, il n'y a pas d'amour sincère sans abandon total. Aimer c'est aussi accepter être vulnérable


hello glindal
etre autonome affectivement ce n'est pas etre dure et froid pour moi. et puis cette notion d'autonomie ne setrouve pas que dans les relations au autres ,c'est avant tous un état d'etre qui viens de soi comme un choix de liberté elle n'enleve en rien les sensations .

:D

#5 veni

veni

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Posté 17 mars 2005 à 21:07

moi je regrette qu'on ne m'ai pas parlé d'autonomie affective avant,je regrette qu'on m'ai toujours dit qu'il fallait être un couple pour être normal.Je regrette qu'on ai toute sorte de cours dans la vie mais aucun sur la vie,et les sentiments,parce que c'est comme même çà qui nous gouverne toute la vie.Les petites filles ont droit a une image stupide de la vie,et je m'atéle aujourd'hui a apprendre l'autonomie affective a ma fille.Non pas en la laissant mais en lui montrant que le bonheur peut venir de soi.Etre en couple c'est s'exposer à un constant jugement,devoir changer tout le temps,je me demande même si en ce moment je vais pas choper un cancer du cerveau tellement je me fais bouffer par mon mec,alors je dis vive l'autonomie!

#6 cylbertjj

cylbertjj

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Posté 17 mars 2005 à 21:35

chère Veni
:bravooo:
j'aime beaucoup ton raisonnement. Il ne faut pas vivre "à travers le regard des autres". Ce que tu apprends à ta fille, me rappelle une légende de l'Inde que je ne devrais pas résumer mais qui conclut que l'homme n'avait pas trouvé le bonheur car les dieux l'avaient enfoui au plus profond de lui.
BISES
JJ
Wait and see...
Moët Hennesy !

#7 veni

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    chercheur d étoiles

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Posté 17 mars 2005 à 22:08

Ah qu'il est gentil jj!!!je ne connais pas beaucoup l'inde ,ni ses légendes ,mais je crois que des fois dans la vie,on a une voix intérieure qui réagit a un certain moment,agir comme si la maxime de son action été universelle,et la paix serait partout. :calin:

#8 Glingal

Glingal

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Posté 17 mars 2005 à 22:19

Quand je dis que j'ai le sang chaud. Bon je me relax un peu, c'est vrai que j'ai réagis un peu dans l'exces. Je ne cherche pas à casser le sujet parce qu'il met le doigt sur un phénomène de société.

Beaucoup de gens s'interrogent sur la raison pour laquelle il y a tant de couples qui se séparent. En réalité, je crois que le principal soucis il est là, la fragilité émotionnelle et l'immaturité affective.

La plupart des couples fonctionnent comme des béquilles. Il y a une sorte de consensus, un accord silencieux entre les deux partenaires: tu combles mes besoins et je comble les tiens. Mais finalement un couple étant composé de deux individus, chacun évolue à son rythme et de façon personnelle. Et parfois l'équilibre "je te donne/tu me donnes" se renverse. Dès que l'échange n'est plus jugé équitable d'un parti ou de l'autre, il y a une insatisfaction, de la frustration et parfois ça entraine la rupture.

Il faudrait dans l'idéal atteindre une certaine maturité affective avant de fonder un couple. Et je suis d'accord, l'autonomie affective est l'expression de la maturité émotionnelle. Parce qu'on ne peut pas attendre des autres qui répondent  inexorablement à nos besoins. Mais bon, dans la pratique celui qui n'a pas grandi dans une sécurité affective chercherait peut-être à combler son manque à tout prix. Et guérir tout seul, c'est pas facile non plus. Parceque l'auto-estime est quand même lié avec l'image de soi. Et... qu'on le veuille ou non, l'image de soi ça commence dans l'enfance et ça se construit doucement.

Ce qui provoque en moi une profonde incompréhension c'est la démarche qui consiste à nier nos propres besoins: genre, j'ai tout sous contrôle. Je pense que refouler nos besoins entraine forcément des frustrations. D'un autre côté chercher à satisfaire dans l'absolu  nos propres besoins dans l'autre provoque des tensions et ce n'est pas juste. Au bout du compte ça peut aller jusqu'à l'absence de considération pour la liberté de l'individu.

Alors pour moi, il y a une démarche personnelle dans la reconnaissance de ce besoin imminent d'affection que l'on projète sur l'autre, ce besoin qui ne peut pas être toujours comblé. Reconnaitre pour chercher l'origine afin d'amener à la lumière une douleur qui n'a pas trouvé sa voie de libération et qui a entrainé une attitude compensatoire, un mauvais schème de pensée. En fait on réalise alors que la plupart de nos réactions sont conditionnées par de mauvaises habitudes.

L'équilibre dans la l'autonomie affective ok, si ce n'est pas appliquer à l'autre cette forme de suffisance, de mépris qui renvoit l'autre à lui même par un: aime-toi toi même.

Quelqu'un qui manque d'auto-estime teintera les meilleures intentions à son égard comme l'expression du mépris et de l'humiliation. A cela que répondre:
- tu as une mauvaise image de toi!
ou
- je crois que tu mérites d'avoir une meilleure image de toi.

Le bouddhisme est à la mode et j'entends plein de gens dire que pour être heureux et libre il convient de ne plus avoir aucun désir.

Ca, ca ne va pas avec moi. Je crois que les principes hindouistes vont bien mieux avec ma nature. Je préfère le principe qui consiste à pacifier mes intentions, à les aligner avec ceux de l'Univers. Je préfère le procesus qui vise à la transformation plutôt que celui qui consiste à éradiquer le désir. Je pense qu'un désir doit avoir une voie d'expression pour être libéré.

#9 gwelan

gwelan

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Posté 18 mars 2005 à 00:03

L'autonomie affective ? N'est-ce pas un peu un lot de consolation ? Une pure illusion mais en laquelle il fait bon croire quand on a mal au coeur ?

L'autonomie déjà ne peut qu'avoir une valeur relative car nous dépendons du monde qui nous entourre. Nous ne pouvons survivre sans lui : c'est lui qui nous prodigue la satisfaction de nos besoins vitaux.

Donc déjà, l'autonomie c'est une pure vue de l'esprit, alors en plus affective, çà veux tellement dire ne plus vouloir aimer que çà m'en fait froid dans le dos.

#10 Maryse

Maryse

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Posté 18 mars 2005 à 00:12

Gwelan dit :

Donc déjà, l'autonomie c'est une pure vue de l'esprit, alors en plus affective, çà veux tellement dire ne plus vouloir aimer que çà m'en fait froid dans le dos.

Nan nan nan... c'est pas ce qu'a voulut dire Neya, j'le jure.

Il me semble, mais j'aprofondirai ça dans ma vie, que l'autonomie affective, c'est l'autre côté de la médaille "dépendance" affective. ça ne veut absolument pas dire "ne plus vouloir aimer". Mais aimer sans attente du regard de l'autre, sans dépendance...Quand on comprend et qu'on intègre que le "don" porte en lui-même l'éclosion du recevoir.

ça c'est pour aujourd(hui...demain? je ne sais pas encore...

La bise

Maryse

:aureole7:
Le mieux est l'ennemi du bien. Sauf s'il est VRAIMENT mieux.

#11 gwelan

gwelan

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Posté 18 mars 2005 à 00:25

Citation

aimer sans attente du regard de l'autre

... et c'est excitant, çà ?

#12 Maryse

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    Inter-galactic Bimbo

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Posté 18 mars 2005 à 00:34

gwelan, le Vendredi 18 Mars 2005, 00:25, dit :

Citation

aimer sans attente du regard de l'autre

... et c'est excitant, çà ?
roooooooo...c'est padutou ce que j'ai voulut dire!!!

pfff...faut que je décortique, alors... sans attendre le regard de l'autre, ça se rappocherait de "sans être dans la dépendance de l'autre"!!

Gwelan, on continue dans cette direction, et je te réponds : " si j'attends le regard de l'autre pour être excitée, je donne quoi, moi?... si j'attends le regard de l'autre pour être excitée, je propose quoi dans la relation?"

EDIT: être inititeur/trice? c'est pas mal aussi.
Bien sur, on est pas toujours au top, bien sur un couple se construit, et le partage et l'entre-aide (dans l'idéal) sont là...

Voilà...mais ce ne sont que des reflexions!!

Gwelan, j'ai toujours le ressenti bizarre que tu cherches avant tout dans les post des autres LA faille de raisonnement dans laquelle tu vas pouvoir t'imiscer...je ne suis pas vraiment ok avec ça.  Ou alors tu a besoin de comprendre des trucs dans le fonctionnement d'autrui, et tu le formules maladroitement... enfin, je sais pas. C'est assez récurent il me semble, sans vouloir offenser...

La bise

Maryse

:aureole7:

Ce message a été modifié par Maryse - 18 mars 2005 à 00:39.

Le mieux est l'ennemi du bien. Sauf s'il est VRAIMENT mieux.

#13 Trintawak

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Posté 18 mars 2005 à 01:51

Je vais essayer de réconcilier les points de vue :calin:

Il y a quelques temps encore, j'étais à fond dans l'autonomie affective, détaché de tout rien ne pouvait me blesser émotionnellement, on pouvait me considéré comme blindé, voir doté d'un coeur de pierre. Et je ne comprenais pas les méli-mélos sentimentaux dans lesquels s'embarquaient les gens. Je les voyais souffrir, dépenser toute leur énergie dans des tourments sans fin, et ils appellent cela vivre avec un grand V... Ça me dépaçait complètement  :cogite:

Puis, une fille a croisé mon chemin... et elle, tout le contraire de moi, était capable de tout donner par amour, elle avait cette formidable qualité de savoir s'oublier pour me donner tout ce qu'elle avait à m'offrir. Mais voilà, elle était attachée à moi, et moi toujours aussi détaché (ce dont j'étais fier) je la faisais souffrir car je n'étais pas capable de lui donner et de lui montrer l'amour qu'elle méritait. Malgré tout cela, elle ne cessait de me donner le sien et de me combler par mille petites choses...

Et par le grand pouvoir de l'amour, ce qui devait arriver arriva, la carapace autour de mon coeur commença à se craqueler. Un amour vibrant et magnifique me submergea petit à petit, je réalisais enfin quelle chance j'avais d'avoir rencontré une personne si extraordinaire, et surtout je comprenais avec quelle dureté d'âme je me comportais avec elle. C'est à ce moment là que j'ai commencé moi aussi à donner, et parfois j'essayer de la surprendre en lui donnant plus que ce qu'elle attendais.

Ainsi donc moi aussi j'avais été ensorcelé, je me sentais de plus en plus attaché à elle. Mais que c'est beau ! Mais quel bonheur de se donner corps et âme à l'etre qu'on aime ! Cet attachement n'est pas vécu comme une souffrance mais comme une joie, cette joie qui fait des miracles.

Cette expérience nous a permis à chacun d'évoluer, elle apprend à être moins attachée sans pour autant se brider, ce qui a cessé de la faire souffir. Et de mon côté, j'ai appris à ouvrir mon coeur, et par là nous partageons maintenant des moments incroyablement intenses, sans peurs et sans retenues.

Neya, je sais que ce que tu entends par autonomie affective n'est pas la dureté et la froideur, pourtant cette expression implique involontairement cela. Je pense (arrête moi si je me trompe) que ce que tu as voulu dire, en fait, c'est que nous ne devons pas rester uniquement au niveau émotionnel. Nul doute que tu ne nous as jamais invité à nous mutiler émotionnellement, mais plutôt à savoir prendre de la hauteur pour ne pas perdre de vue l'objectif de notre dimension affective : le partage !
Par autonomie affective, tu voulais nous expliquer qu'il ne fallait pas vouloir à tout prix être aimé, n'est ce pas ? Cette expression est mal choisie, car en autonomie il n'y a pas plus de "revevoir" que de "donner", or le désir de donner doit suplanter le désir de recevoir. D'ailleurs c'est le don qui crée cet "attachement sain", celui où on est fou heureux à l'idée de donner, plutôt que frustré à l'idée de ne pas recevoir.

On est bien d'accord, Neya, la liberté s'acquière lorsqu'on ne cherche plus à recevoir de l'autre.
Bisous :love2:

Edit pour Gwelan :
"aimer sans attendre du regard de l'autre" = "ça fait plaisir de faire plaisir"

Ce message a été modifié par Trintawak - 18 mars 2005 à 02:04.

Do what must be done, do not hesitate.

#14 gwelan

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Posté 18 mars 2005 à 09:24

Citation

Gwelan, j'ai toujours le ressenti bizarre que tu cherches avant tout dans les post des autres LA faille de raisonnement dans laquelle tu vas pouvoir t'imiscer...je ne suis pas vraiment ok avec ça. Ou alors tu a besoin de comprendre des trucs dans le fonctionnement d'autrui, et tu le formules maladroitement... enfin, je sais pas. C'est assez récurent il me semble, sans vouloir offenser...

Tu sais Maryse, il n'y a pas d'offense, on se livre ici par les mots, donc je joue avec quand je les trouve révélateurs.

Il me semble avoir saisi l'idée exprimée au travers "de l'autonomie affective", mais comme il me semble que c'est un peu un mot pour un autre, je le relève comme je peux. Autrement dit, j'en demande plus.

Une relation , c'est une chose complexe et il y a de nombreux aspects qui la compose et qui font qu'une relation peut-être équilibrée ou dééquilibrée, qu'elle vaille quelques insatisfactions passagères mais le coup de ne pas l'interrompre. Ou à l'inverse, quelques satisfactions passagères et puis c'est tout.

Derrière cette idée d'autonomie affective, j'ai effectivement tendance à entendre : "je ne veux plus me faire avoir !"

Car si cela signifiait :" je veux aimer librement", honnêtement, qu'est-ce qui empeche ?
Il y a juste à en assumer les conséquences. Ah mais oui mais si çà fait souffrir c'est pas de jeu ? Ben si, je crois au contraire qu'on est au coeur du sujet.

Par rapport à une relation, poser simplement un constat de dépendance affective me semble effectuer un joli transfer et passer à côté de la chose à apprendre. Si l'on ressent un malaise en soi, ce n'est pas du fait d'une dépendance affective,  c'est du fait de la peur d'être seul(e), c'est du fait d'une difficulté à donner, etc ... car de toute façon,  le besoin de recevoir il est là, du moins chez tous les humains à peu près normalement constitués.

S'il y a une insatisfaction au niveau du retour d'amour, il faut s'interroger sur le pourquoi . Qu'est-ce qui fait qu'on accepte une relation où il y a une forme de maltraitance  ? N'est-ce pas plutôt un besoin de protection qui s'exprime et nous fait accepter cela ? ou quoique ce soit d'autre car la vie de chacun à de nombreuses racines.

Mais poser uniquement le constat de dépendance affective, pour moi, çà ne fait pas de sens.

Je sais qu'avec son copain " amour inconditionnel", l'autonomie affective constitue les deux mamelles du new age, mais, pour ma part, j'ai toujours pensé que c'était déplacer le probleme.

Il y a des gens qui se font moine ou bonne soeur, justement, du fait - entre autre - d'une volonté de refuser de souffrir de la relation à l'autre. Je respecte ce choix mais je ne considère pas que ce soit systématiquement l'expression d'une liberté, car je pense malgré tout qu'il y a dans ce choix  une fuite d'eux-memes.

Mais une blessure est une blessure et çà, je le respecte. Je trouve simplement dommage qu'une blessure d'amour vienne à s'appeller manque d'autonomie affective alors qu'elle est significative de l'inverse : nous avons aimé de nous-memes et non sous la contrainte.

Peut-etre sans discernement mais dans ce cas nous nous sommes trompés juste sur le sujet de l'amour et pas sur l'objet de la l'amour. Ce qui est en cause n'est pas l'autonomie affective, c'est le discernement.

Maintenant, je ne  cherches pas avant tout dans les post des autres LA faille de raisonnement dans laquelle je vas pouvoir m'imiscer... Je ne fais que rebondir sur des propos, parfois c'est pour aller dans le meme sens, parfois non, et parfois, c'est pour apporter un autre éclairage ou pour susciter un approfondissement. Je sais que je peux etre un brin provocateur, et de toute façon je sais que le doux ronronnement des certitudes  a horreur d'etre caressé autrement que dans le sens du poil.

Je ne me fais aucune illusion, je sais que ton ressenti à mon égard doit etre partagé par de nombreux lecteurs.

Maintenant, que j'aie besoin de comprendre des trucs dans le fonctionnement d'autrui, je n'en doute pas une seconde, on apprend tous les jours. Faut-il pour autant n'être que silencieux ?

Qu'est-ce que je froisse en toi pour justifier ta position ?

#15 neya

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Posté 18 mars 2005 à 09:54

: salut trintawak  :D ( il es rigolo ton speudo a prononcer) :biglol:
dans l'autonomie affective telle que je l'entend je ne cherche pas a me mettre a l'abri des souffrances,ce que je cherche d'abord et avant tous c'est me retrouver.

je suis intimement convaincue que l'on ne donne pas librement sans etre autonome . :cpasmafaute:
je dirais meme que aujourd'hui j'ai enfin appris à donner,et l'amour (et le reste ) que je donne prend une autre dimension.

je comprend trés bien ce que vivent les autres dans leur méli-mélo sentimentaux,.. :cogite: .par autonomie affective j'entend une porte de sortie de l'aveuglement dans lequel souvent nous somme embourbé, et  qui nous coupe de notre réalité.
pour moi il y a une grande difference entre blindé dependant ect..et autonome affectivement.

j'aime,  beaucoup,  mieux, grand,  profond, depuis ce choix.
l'autonomie affective procure le partage et l'envie d'etre libre de donner à l'autre et souvent ont en apprend a recevoir  :love:

pffff j'arrive pas a inserer un quote (c'est penible ) :tresfache:



non je n'ai pas voulu dire qu'il fallait pas vouloir etre aimer,
ont n'est aimer ou ont l'ai pas  c'est tout ça n'a rien a voir dans l'autonomie affective c'est la façon dont nous aimons ou nous somme aimer


je ne me suis jamais aussi bien senti aussi libre d'aller vers "l'autre"que depuis justement avoir laché ma dependance .

:calin:

Ce message a été modifié par neya - 18 mars 2005 à 09:57.


#16 Glingal

Glingal

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Posté 18 mars 2005 à 10:03

J'ai une histoire. Bon c'est peut-être pas le meilleur endroit pour raconter les histoires. Tant pis je me lance:

Il n'y a pas très longtemps, un très jeune ami qui venait de subir une rupture: "Je ne me laisserai plus prendre, c'est terminer: ça fait trop mal d'aimer."

Et moi je me sens démunie... je ne sais pas quoi dire.
Pourtant, j'ai rencontré des gens qui, après un séisme affectif ont su se relever courageusement pour continuer à marcher.

Un visage blanc, fardé d'un rayonnement, un équilibre apparament, la silhouette ne chancelle pas même l'ombre ne vacille. Sous la chemise, à l'endroit de la poitrine, il y a eu une épine. Ca fait mal mais elle se dit: "Ta panse ment". Alors elle isole sa douleur dans une-deux-meurent au mur solides et bien hauts. Elle sait que les ombres ne passeront plus... hélas la lumière non plus.

Elle a choisi de n'entendre qu'une chose c'est son propre pas. Et les pas de son coeur couvre le bruit extérieur... on n'entend plus le passant marché dehors... pas de foules... pas de tors... juste le pas de son coeur.

Mais le coeur dans sa douleur, sa croute épaisse de pense-ment, commence à s'asfixier et les pas deviennent irréguliers, il a du mal à marcher. Mais il faut continuer... continuer à marcher. Dehors il y a la méchanceté... dehors il y a la beauté... ne plus sentir, ne plus vibrer, ne plus se laisser touché et s'immuniser par l'indépendance et l'auto-suffisance.

Quelques temps plus tard, au bord de la plage, sous un soleil de printemps, il y a une scène de violence. Une personne étendue sur le sol... et une autre qui la frappe.

J'ai une amie que j'adore. En voyant ça, je l'entends dire: "Hey celui ci en profite!... Regarde avec quelle violence il frappe, et en plein coeur en plus. Mais c'est pas tout c'est qu'en plus il l'électrocute avec sa machine..."

Il faut rappeler que face à cette perte de connaissance et le coeur qui s'arrête d'épuisement, un massage superficiel n'aurait pas suffit. Que frapper en plein coeur, avec des mots, ou une clameur, avec un défibrilateur, est la seule solution pour redonner le tempo.

Ce n'est pas une formule maladroite, c'est un geste de secours. C'est récurant je l'admets... mais c'est avant tout un geste qui sauve.

Je comprends le message de Néya. Mais comme Trintawak je pense que l'équilibre est dans cet attachemnt sain. Ca ne consiste pas à considérer nos besoins plus impérieux que ceux des autres mais de prendre de la hauteur. Aimer plus fort que d'être aimer.

#17 neya

neya

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Posté 18 mars 2005 à 10:45

je remarque que l'autonomie affective ramene au couple ,relation sexuel et famille.

dans le mot autonomie affective......

bref au fond ça parle d'affecte, comment les choses, les faits, les experiences, les mots viennent nous affecter directement et l'impact que ça entraine sur notre comportement.

le but c'est pas de se caché ou de se blindé  face a un evenement douloureux

( ce qui peu etre sa maison qui brule ce n'est pas que quand on se prend un rateau sentimental)

le but serais plutot de regarder en face de respirer et de s''en rendre responsable

#18 tatiana

tatiana

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Posté 18 mars 2005 à 12:05

Bonjour tou(te)s  :D

Le sujet est vraiment interressant et je suis du même avis que Glingal sur le sujet  :calin:
A mon humble avis, c'est l'expression littérale "autonomie affective" qui me chiffone un peu... J'aurais envie de changer ça en : "bonheur auto-appliqué"... ce qui porterait peut-être moins à confusion sur le principe de" refoulement" ou bien du concept "d'isolation affective" ...
Nous portons tous en nous-même notre propre "idéal" amoureux... rien à redire là-dessus mais cela ne veut pas dire, non plus, qu'il faille s'auto-suffire. Un fait est là : nous ne sommes pas tous seuls sur cette planête, des milliards d'âmes pensent, sentent, souffrent, ressentent, éprouvent de la joie, du désir, de la haine et, bien sur, de l'amour... de la même façon que moi ou vous... et qu'on le veuille ou non, nous vivons ENSEMBLES !...
Nous sommes tous des êtres qui communiquons, la nature nous a fait comme ça et ce serait une "hérésie" que de croire que nous pouvons, affectivement, nous auto-suffire.
Si tu te sens bien avec toi-même, si tu te sens bien dans ta tête ou ton âme (le corps suit souvent le même chemin...), si tu portes un minimum de soins à l'image que tu laisses de toi aux autres (sans en être dépendant(e) et obsédé(e) non plus ), tu te transformeras alors en un véritable "aimant" attirant les autres qui y trouverons leur "compte" en ta présence...  :chamaille:
Et toutes les douleurs de ruptures amoureuses s'évaporeront comme si elles n'avaient jamais existé... euh...bon, là, j'éxagère un peu... ca laisse des traces quand mêmes ces p'tites choses ! :gueulecassee:
Enfin bref, appelons tous la chance !... c'est dans ce sens là que j'entend l'expression "bonheur auto-appliqué" plutôt que "autonomie affective"...
Bisouilles à vous

Tati

Ce message a été modifié par tatiana - 18 mars 2005 à 12:08.


#19 neya

neya

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Posté 18 mars 2005 à 12:28

qui a dis que autonomie affective veut dire se suffire a soit meme ? :o

#20 Simon Templar

Simon Templar

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Posté 18 mars 2005 à 12:46

l' onanisme serait-il une forme d' " autonomie affective" ?   :ange:

#21 manu

manu

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Posté 18 mars 2005 à 12:48

hello...:D

Pour ma part, j'ai expérimenté le coté "dépendance" à l'amour, l'affection, le besoin de "m'appuyer" sur quelqu'un, quelque chose, une activité, une passion etc ... pour trouver ce côté " je ne suis pas seul", " je suis utile"  "ma vie a un sens" etc...

Et à chaque fois qu'une de ces choses ou personne venaient a disparaitre de ma vie,  je me retrouvais au fond du trou, alors il me fallais recommencer tout à zéro, et à la longue, j'en était fatigué de lutter, trop fatigué pour recommencer encore et encore en sachant que cela recommencerais tôt ou tard, j'en suis arrivé à un cheveux du sucide... mais je savais que j'avais une vie à vivre ici bas, alors je me suis accroché... et... j'ai développé du psoriasis (peur de perdre l'être aimé...) et c'est pas beau à voir ...

Il y a 1 an 1/2 il c'est passé un déclique en moi, je me suis sentit remplis d'Amour, ça déborde de partout... depuis, j'ai une autre vision de la vie, des crasses etc... je m'autosuffis à tout les niveaux, je suis plein et n'ai besoin de rien ni personne pour être pleinement heureux et accomplis, cela ne veut pas dire que je me coupe du monde, mais je pourrais très bien le faire, car je me sens débordant de bonheur, je vibre en totale harmonie avec tout ce qui m'entour, je ne fait plus qu'un avec le tout je ne suis plus séparé d'avec la création, mes rapport avec les gens sont plus profond sans pour autant avoir besoin de contact pour me sentir bien, je suis sans peur, calme, serein, confiant, ouvert... mon bien être se transmet au autres et cela est encore plus génial...

Une fleur me donne autant de bonheur que de passer une bonne soirée entre amis, si ce n'est plus... c'est quelque chose d'inexplicable et de magnifique que d'avoir cette "autonimie affective", car au lieu de se renfermer sur soi-même, on a envie de partager avec son entourage, on ne peut pas rester là à se complaindre dans sa béatitude et à se sourir dans le mirroir, c'est ça qui est génial, car plus tu t'autosuffit et plus tu a envie d'en donner et de partager, car tu n'arrive pas à le contenir, ça déborde et comme une maladie super contagieuse tu le transmet à tout ce qui vit autour de toi...

Voilà pour ma petite expérience...

:calin:
Une dictature, même de l'Amour, reste une dictature.

Si tu veux la paix dans le monde, commence par trouver la paix intérieur.

#22 neya

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Posté 18 mars 2005 à 13:02

yessssssss bingo whaou ... :jump:  :D
manu merci pour ton experience,voilà c'est ça que je voulais dire ...exatement ça . :bravooo:

voilà la liberté par excelence le bonheur d'etre autonome affectivement c'est cette joie de donner a l'infini de recevoir tout autant sans jamais vouloir emprisonner quoique ce soit.,

encore merci manu  :calin:

ça m'a fais trop super top de lire ton message ...ben oui il en faut pas beaucoup des fois :D  :shy:

#23 manu

manu

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Posté 18 mars 2005 à 13:40

Sans compter que tout ce que je donne est de meilleure qualité, car dépourvu de tout interet...vu que je m'autosuffit déjà pleinement...

Et ça me fait super plaisir que tu soi si Woaouw...
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#24 Glingal

Glingal

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Posté 18 mars 2005 à 13:52

neya, le Vendredi 18 Mars 2005, 13:02, dit :

encore merci manu  :calin:

ça m'a fais trop super top de lire ton message ...ben oui il en faut pas beaucoup des fois :D  :shy:

Non il n'en faut pas beaucoup Neya, tu le reconnais quand même. Juste un peu d'approbation n'est-ce pas?

Alors que doit-on comprendre là? Ton plaisir serait-il dépendant de l'approbation d'autrui?

Comment se fait-il que le message de ceux qui n'abondent pas dans ton sens n'a pas du tout sur toi cet effet (plaisir/satisfaction)?

Un bel exemple d'autonomie affective! :cpasmafaute:

Bienvenue chez les humains!  :cageole:

:D

#25 gwelan

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Posté 18 mars 2005 à 14:29

hé hé ! et oui, Glingal, joli petit clin d'oeil !

Bon effectivement, il y a pour beaucoup un probleme de mots, car même si littéralement autonomie signifie  liberté de disposer de soi-meme, nous savons bien que l'usage commun de ce mot a tendance malgré tout à impliquer l'idée d'auto suffisance.

Dans ce sens on peut distinguer non deux sortes d'amour mais deux sortes d'état d'etre : l'un est plein et l'autre est en manque. Dans ce deuxième cas, on va avoir tendance à combler les "moins" par l'amour, alors que dans le premier cas, on en partage les plus.

Mais sommes nous à chaque instant plein à raz bord au point de pouvoir dire je n'ai pas besoin ...

J'ai l'humilité de penser que non. Et pourtant, l'état dont tu parles Manu, me semble une base importante, c'est comme une sorte de point de départ. A partir du moment ou l'on s'accepte soi-même, conscient de la nécéssité qu'il y a à ne pas attendre que l'extérieur fasse tout le boulot, on se trouve moins balloté, nos fondations sont plus solides.

Du coup, au niveau de nos sentiments, on se nourrit davantage par soi-même car il est vrais que l'amour est partout, ou que du moins, il ne manque pas de choses et d'êtres à aimer, mais tout cela ne demeure t-il pas un peu général ?

Sans accepter de recevoir, sommes nous bien certains d'être parfaitement élégants dans nos dons ?

#26 manu

manu

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Posté 18 mars 2005 à 15:07

Hello ...:D

Glingal

C'est comme tout, j'ai dit des choses qui touche Neya et qui peut être exprime ce qu'elle n'arrivait pas à exprimer, de plus cela lui fait du bien, alors pourquoi ce coup de bâton ???

On se trouve dans la même situation que moi avec les WM qui ne me parle pas du tout, mais alors pas dutout, mais qui te fait vibrer toi et d'autre, j'ai donné mon avis pour essayer de comprendre, mais ensuite libre à chacun...si ce que je dit lui parle tant mieux, si ce que tu dit ne lui parle pas tant pis... on ne detient pas tous ce qui peut toucher tout le monde, aujourd'hui je touche quelqu'un, demain mes paroles resteront sans echo...et peut être que tes paroles toucheront cette  personne sur un autre sujet et c'est bien comme ça...

Chacun s'ouvre sur ce qui lui fait du bien ou lui parle sur le moment et à son rythme, selon sa compréhention...

Gwelan

Je n'ai pas dit que je refusais de recevoir, bien au contraire, je reçois en tout temps de toutes personnes et choses et je me rend plus compte des dons que je reçois, car je suis beaucoup plus ouvert qu'avant car je n'ai plus de peur de perdre ou de ne pas donner assé et cela me réjouis, car je perçois ses dons avec plus de grandeur, car je resent d'autant mieux ces dons dans ce qu'ils ont de généreux...que se soit un don d'une personne ou de la vie elle-même...

Et comme je l'ai dit cette autosuffisance m'ouvre d'avantage que je ne l'ai jamais été auparavent, car dans nos actes de don ou dans le fait de recevoir il n'y a plus ce côté "achat" de sentiment, valorisation, utilité, de but etc... tout est gratuit dans les deux sens et plus tu donne et reçois et plus tu a envie de ces échanges...

:calin:
Une dictature, même de l'Amour, reste une dictature.

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#27 tatiana

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Posté 18 mars 2005 à 15:20

Neya,

Citation

qui a dis que autonomie affective veut dire se suffire a soit meme ? 
Justement le mot "autonomie"...

Simon Templar,

Citation

l' onanisme serait-il une forme d' " autonomie affective" ? 
Arf !...  :biglol: :bravooo:
Bien sur, même si le sujet reste encore bien tabou... Tout le monde le fait mais personne n'en parle... Pourtant, c'est vraiment très bon pour la santé (du corps ET de l'esprit... )
Ne dit-on pas qu'une voiture s'use plus vite quand on la laisse au garage plutôt que de l'utiliser de temps en temps ?...  
Arf, c'est de la mécanique des fluides, là !...  :ptdrasrpt2:  
Pardon les modos...  :oops:  :D

#28 gwelan

gwelan

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Posté 18 mars 2005 à 16:16

Citation

Et comme je l'ai dit cette autosuffisance m'ouvre d'avantage que je ne l'ai jamais été auparavent, car dans nos actes de don ou dans le fait de recevoir il n'y a plus ce côté "achat" de sentiment, valorisation, utilité, de but etc... tout est gratuit dans les deux sens et plus tu donne et reçois et plus tu a envie de ces échanges...

Donc plus tu es autosuffisant et plus tu as envie d'échanges ?

Çà me semble un peu antinomique !!! Mais ce n'est probablement qu'une question de vocabulaire ...

... de même cette notion de gratuité ( sans but particulier)  que je marie mal avec la notion d'envie.

Je peux concevoir qu'on puisse être plus léger, et prendre quelque recul avec une forme de dramatisation excessive de l'existence,  qui ferait de la compétition ou de la confrontation avec le vaste monde, quelque chose plus ludique que sérieux ... comme s'il n'y avait aucun enjeux, qu'on ne jouait pas avec de l'argent mais avec des jetons en plastique.

On ne marque plus rien au fer rouge, on écrit dans le vent ...

C'est assez caractéristique d'un lacher prise dont nous avons grandement besoin dans nos sociétés modernes, mais quoiqu'il en soit, j'aurais tendance, puisque tu nous as livré également une période précédente de ta vie  des plus dure, à considérer cet "état de grâce" comme une réaction peut-etre passagère.

Aujourd'hui, çà te fait du bien parce que çà a arrêté ce qui te faisait du mal. Çà permet de se reconstruire sans que trop de choses extérieures y aillent de leurs mots ou de leur influence, mais, je me demande quand meme si l'on peut échapper ainsi à toute implication de façon durable.

Par implication, j'entend précisément "but", "utilité" ...

Je sais que cette forme de non-implication est très Zen, mais en fait, au fond de moi, j'ai un énorme doute sur le fait que cela puisse constituer une façon de vivre - et là, je parle bien entendu du long cours - car il faut bien, à un moment ou à un autre,  trouver un sens particulier au fait d'etre ici et maintenant.

J'espère que mes propos ne seront pas perçus comme une polémique, car, bien au contraire, je pense que ce sujet est de la plus grande importance, en tout cas, pour moi il l'est. Je ne parle pas des mécanismes d'auto défense egotiques, je parle d'un fait profondément existentiel : c'est une joie sans limite de découvrir sa liberté, mais à un moment ou à un autre, cette liberté va éprouver une envie d'être utile, comme Dieu qui finit par s'emmerder d'etre seul et s'implique à créer ...

Cette création, c'est le reve de la liberté, mais celle-ci peut-elle s'impliquer sans se perdre un peu elle-meme ?

#29 Glingal

Glingal

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Posté 18 mars 2005 à 18:17

manu, le Vendredi 18 Mars 2005, 15:07, dit :

Hello ...:D

Glingal

C'est comme tout, j'ai dit des choses qui touche Neya et qui peut être exprime ce qu'elle n'arrivait pas à exprimer, 

Mais ça me parait très bien. Ca c'est le côté humain, et non mystico-éthéré, ange désincarné. Et oui, dans le miroir il y a un reflet et... on cherche encore l'écho de sa voix dans le coeur d'autres personnes.  Et quand ça résonne ça procure de la satisfaction. Une personne qui se suffit à elle-même ne cherche l'approbation de personne car elle est entièrement détachée du résultat.
J'ai juste mis l'accent sur cette forme de dépendance: chercher satisfaction dans l'approbation.

Citation

de plus cela lui fait du bien, alors pourquoi ce coup de bâton ???

:matraque: ???  :???: .... naaan... bien que mes propos soient parfois récurants je suis non violente.
Quoi que, la passion est une forme de violence, mais ne voit là aucune méchanceté de ma part.

Je fais de mon mieux pour remplir mon contrat d'intégrité envers moi-même. Pourquoi donc y-a-t-il tant de crainte à reconnaitre ce que l'on est? Tu ne te recoiffes jamais dans le regard de l'autre? Pas vrai que tu te trouves beau parfois et que ça fait du bien cette personne qui te renvoie une belle image de toi? Si tel est le cas, admets alors que tu es un peu... un tout ti peu... un rien dépendant du regard de l'autre? Et tet dans le fond pas si auto-suffisant?!...

D'ailleurs à ce sujet, ça me rappelle un film que j'avais adoré: "Seul au monde" avec Tom Hanks. Qui l'a vu?
Dans cette histoire c'est un gars qui, après un accident d'avion en pleine mer, échoue sur une ïle déserte avec tout un tas de colis postaux. Je ne me souviens plus exactement mais son isolement total aura duré plus de 5 ans il me semble. Il y a un aspect dans ce film qui me touche particulièrement. Roudoudou n'a pas de femme, il en fait une avec sa canne, il habille en feuille de chou... etc etc... En bref, il souffre tellement de son isolement social qu'il prend un ballon de hand-ball d'un des colis et commence à lui dessiner un visage, lui faire des cheveux etc... Et puis il lui parle. Franchement, on sent bien que sans ce personnage imaginaire, il aurait pété un cable. Humain non?
Alors qui peut prétendre ici avoir vraiment connu l'autonomie affective?

Je n'ai pas honte d'exprimer mes désirs, tout du moins je m'efforce de le faire tout en simplifiant mon dialogue.

Je prends un exemple. Cela fait deux semaines que ma meilleure amie ne m'appelle pas.
1/ je me dis: Ouais... j'm'en fous de toute façon j'ai pas besoin d'elle pour vivre. Et... un mois plus tard, elle m'appelle enfin et moi, je lui fais la gueule.
2/je me dis: bon elle est peut-être débordée en ce moment avec son bébé ou bien, elle a besoin d'être seule. Bon, je vais l'appeler pour m'en assurer.
Alors j'appelle, je vérifie ou elle en est et si je sens que c'est ok et bien, je lui dit:"Tu sais ça me manquait de ne pas attendre ta voix. En fait, je crois que si tu venais ça me ferait super-plaisir. Tu veux venir?"

Et je peux affirmer que si je n'exprime pas mon désir, je serai frustrée, renfrognée parce qu'en toute honnêteté, je vais ou imaginer qu'elle me fait la gueule, ou qu'elle se fout royalement de moi. Je préfère exprimer ce que je ressens. C'est plus simple. J'expose mon souhait et si ma copine n'i répond pas et bien tant pis, c'est pas un drame mais au moins ce sera pas faute de l'avoir demandé.

Moi je trouve triste qu'il y ait cette honte généralisée d'être demandeur... d'exprimer un désir. On peut et devrait le faire sans complexe tout en étant souverain si on y a pas accés.

Il arrive parfois que je sois pas super en forme. Si mon mari rentre à la maison et oublie de m'embrasser je peux lui faire la gueule, l'incendier, ou bien... lui dire:"Tu sais aujourd'hui ça va moyen pour moi, je crois que si tu me prenais dans tes bras je me sentirai mieux. Tu veux bien?" Demandé comme ça, je ne me souviens pas qu'il ait refusé.

Et c'est pas parce que je suis une femme. Ce n'est pas une forme de soumission ou d'humiliation typiquement féminine de la femme d'hier. Pour les hommes c'est pareil. Aucune honte de se montrer vulnérable avec ceux qu'on aime.

Je crois qu'il faut oser être fort de notre propre faiblesse

Ce message a été modifié par Glingal - 18 mars 2005 à 18:25.


#30 neya

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Posté 18 mars 2005 à 18:35

glingal

c'est ok tu m'a pas loupé.... :cpasmafaute:

manu il a raconté avec les mots juste mon experience et ça ,ça m'a plu  :bravooo: alors je lui ai dis et tu c'est pourquoi je lui ai dis ?
parceque j'avais envie . je n'attendais au départ aucun message de lui.

je suis pour l'autonomie affective ok c'est un fait...
je n'ai pas dis que je ne voulais plus avoir des réactions ou des émotions,il m'arrive d'etre d'accord d'etre pas d'accord, je pleure, je rie, je vie la colere aussi et a peu prés toute les forme d'émotions qui existe, mais ce que je vie de plus fort d'en tout ça c'est que je suis une amoureuse permanente de tout , j'aime tout le temps meme en colére j'aime encore .
ce qui me fais penser que c'est ça l'autonomie affective (du moin une forme)c'est que je ne projete plus mon présent dans d'autre dimension.

tout ça de tout façon c'est des sensation alors si le mental veut tout expliquer tout seul forcément tout s'embrouille.



j'aime t'es message aussi, il genere peut etre moin de répondant de ma part c'est vrai mais je ne les juge pas simplement je sais pas trop quoi répondre je n'ai jamais été trop débat....et il me semble que la notion d'autonomie te rassure pas trop. .vue que j'ai rien a défendre ......ce qui m'interesse c'est les points de vue :roll:

:calin: