Citation
c’est cerner ce qui caractérise l’amour lui-même et fait de ce type de relation, une relation affective bien particulière qui ne ressemble à aucune autre.
C'est une très bonne question. Le problème c'est qu'il n'y a pas qu'un seul amour.
J'en distingue au moins deux :
Celui dont on parle dans les contes de fée, le coup de foudre, la tombée amoureuse.
Au niveau relationnel, c'est simple, c'est chacun dans son monde, imaginant l'autre comme un être parfait, le désir de fusion est intense, profond, irrepressible, tant sur le plan physique que mental.
Pour le moment il n'y a pas deux personnes vraiment conscientes l'une de l'autre à ce stade, mais deux être en pleine ébulition des sens prête à tout pour se rapprocher de l'une de l'autre.
On ressent un manque incroyable quand l'autre n'est pas là, on le veux pour soi seul.
A ce stade en effet, l'amour et l'attirance réciproque en est la seule composante, la relation amoureuse proprement dite ne vient qu'après...
L'autre amour se développe donc (ou pas) quand cette première phase "se calme".
Progressivement, on découvre la personne réelle (jamais complétement, on garde toujours une part de rêve) que l'on a en face de soi, celle avec qui on vit au quotidien, avec qui on crée une vie et une famille. A ce stade, le respect de l'autre dans sa différence prend toute son importance, être suffisamment conscient de soi et de l'autre pour avancer ensemble, sans se négliger, sans se sacrifier, sans s'oublier.
Cet amour-là est très mal connu et peu reconnu, souvent on confond ces deux phases, d'où une incompréhension de sa véritable richesse.
Es-ce de l'amitié avec exclusivité sexuelle ? De l'amour pur et conscient ? Un espèce de truc spirituel infaisable ?
Cet amour est pour moi en tout cas le plus enrichissant, le plus puissant, si tant est qu'on réussi à avoir une relation équilibrée, c'est mon expérience actuelle et elle est magnifique.
En réalité c'est rarement le cas, dès le départ la pluparts des relations sont composés en dominant/dominé, bourreau/victime, sauveur/sauvé, sacrifié/prioritaire.
Ceux qui ici parle en tant qu'autonome affectif ont dépassé le cap de la relation qui cherche à combler un manque ou à prendre le dessus sur l'autre.
Es-ce le bon chemin ? Ne sommes nous pas finalement fait pour être le complément de l'autre ?
Je rejoint le point de vue de Gwelan sur la faisabilité de cet état d'automie.
L'approche peut sembler sectaire : on montre du doigt un comportement naturel de l'être humain depuis la nuit des temps (ici le besoin de l'autre) et on déclare d'un coup que ce n'est pas la bonne voie, que le véritable amour est autre, que le naturel n'est pas bon, qu'il FAUT se changer, tout un programme de réeducation qui doit faire les choux gras de pas mal de gourous...
Comme dans beaucoup de cas, il n'existe pas UNE vérité, il faut pouvoir faire la part des choses entre l'enrichissement de nos relations actuelles pour que personne ne se perde pour l'autre, et garder son besoin des autres sans que ça nous bouffe.










