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Origine du pétrole


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Posté 02 avril 2005 à 15:01

Cet article, tiré du Nexus n° 35, peut être copié à des fins non lucratives en citant sa source.



Origine du pétrole



Processus chimique continu plutôt que gisement fossile
Par Siegfried E. Tischler, doctorat ©Mai 2004
Professeur à l'Université de Graz, Autriche Université de Riau, Indonésie

Ainsi que l’a suggéré le professeur Thomas Gold, le pétrole brut ne résulte pas de la décomposition d’organismes vivants mais est créé par des processus d’hydrogénation qui ont lieu au cœur de la Terre, comme le prouvent les isotopes de l’hélium.




Le cycle de vie de Gaïa

Dans les années 1970, le nouveau concept de la tectonique des plaques (1) a fourni une explication autosuffisante et rationnelle de l’évolution géologique de la Terre. Ce modèle admet comme vérité non démontrable le fait que notre planète, aujourd’hui, est le vestige refroidi de matières cosmiques en fusion qui se sont séparées pour former un noyau fait de nickel et de fer, un manteau de silicates ferreux et une croûte de silice alcaline.

Ce type de raisonnement s’est développé au cours des XIXe et XXe siècles. À cette époque, selon les idées du darwinisme, le monde vivant se devait d’aller vers l’optimisation. Ainsi, rien d’existant ne peut être idéal car tout est perfectible (2). Cette conception évolutionniste s’étendait à la compréhension du monde inanimé (3).

Les étudiants les plus attentifs n’ont jamais saisi que seul 0,05 % de l’ “épaisseur” de la Terre était visible. Les 99,05 % restants (si ce n’est plus) font l’objet d’hypothèses plus ou moins sensées. De ce fait, la géoscience est probablement la plus ésotérique de toutes les sciences dures. Ainsi, il est nécessaire, pour travailler, que le géoscientifique ait une foi immense dans les théories et qu’il adopte celle de la “dissonance cognitive” (4) (selon laquelle il faut être capable de ne pas tenir compte des données factuelles).

Selon le modèle de la tectonique des plaques, les plaques de la croûte continentale “dérivent” sur les plaques, plus lourdes, de la croûte océanique. La nouvelle science qu’est le paléomagnétisme a montré dans les années 1960 que les roches qui forment le fond des océans sont magnétisées selon le champ magnétique terrestre qui régnait à l’époque de leur formation. Un schéma symétrique de polarisation magnétique opposée existe des deux côtés, à l’écart des rides médio-océaniques. Ce schéma prouve deux choses. Tout d’abord que le champ magnétique terrestre subit des inversions de pôle périodiques. Le schéma prouve également que la Terre n’a pas été créée une fois pour toutes mais qu’elle continue de se former. L’Islande repose sur la dorsale médio-atlantique et elle est la preuve que la croûte océanique se crée continuellement par des éruptions volcaniques. La nouvelle croûte (qui se forme surtout dans l’océan Atlantique) plonge sous les plaques continentales plus légères pour se “consumer” dans l’asthénosphère (5). La “ceinture de feu du Pacifique” illustre parfaitement ce modèle cyclique car elle réalise la destruction “compensatoire” (c’est-à-dire qu’il existe un double mécanisme simultané de création et de destruction de la croûte océanique).

Le “moteur” de cette activité est, selon les principes de la tectonique des plaques, l’activité thermique de l’intérieur de la Terre qui est induite par des déchets radioactifs. Des points chauds jalonnent les océans du monde, créant des volcans sous-marins qui forment des îles volcaniques.

Depuis que le scientifique Jim Lovelock a initié une approche plus holistique des sciences de la terre, les scientifiques ont envisagé les interactions des différentes sphères de Gaia (concept de la “Terre vivante”, d’après la déesse grecque de la Terre).

La planète différencie deux phénomènes. La matière qui monte dans les volcans est incorporée à la lithosphère, à l’atmosphère, à l’hydrosphère et, il ne faut pas l’oublier, à la biosphère. La matière qui est ramenée dans l’asthénosphère, aux points de subduction est différente. Il s’agit d’un mélange d’éléments dont les restes se mélangent aux continents le long des chaînes de montagne qui se forment derrière les zones de subduction, à l’endroit où le surplus de croûte océanique s’enfonce dans le manteau.

Un des éléments les plus importants du cycle de la vie de Gaia est le carbone. Il connaît trois isotopes naturels. Le carbone 12 représente 98,89 % de tous les atomes de carbone et sert de référence pour l’échelle de masse atomique. Le carbone 13, seul isotope magnétique, est de ce fait très important pour les études de la structure des composés contenant du carbone (résonance magnétique). Le carbone 14 est formé par le bombardement des atomes d’azote par des rayons cosmiques, dans la haute atmosphère. Il est radioactif, avec une demi-vie de 5 706 ans. La quantité de carbone qui reste dans un objet ancien peut être utilisée pour évaluer son âge.

Les manuels qui traitent de la composition de la Terre se heurtent à un problème fondamental : le déficit important de carbone (6) impliqué dans le “métabolisme” de la Terre. Le carbone qui “sort” n’est réabsorbé que partiellement dans les “entrailles” de la Terre. Une partie est absorbée par les squelettes d’organismes morts sous forme de carbonate de calcium ; il s’agit surtout de calcaire, principalement comme récif corallien et, dans de moindres proportions, comme débris d’exosquelettes de mollusques ou comme lumachelles (roches calcaires essentiellement formées de coquilles de Lamellibranches plus ou moins brisées). Une autre partie encore est absorbée par la biomasse qui est largement composée de carbone. Mais un déséquilibre existe en termes de volume !

Encore plus préjudiciable à notre compréhension du cycle du carbone : des quantités incroyables de carbone, sous forme de méthane (CH4), s’échappent de la Terre. Si ce fait ne passe pas inaperçu, il reste néanmoins peu décrit. Thomas Gold (cf. note 14) décrit le phénomène des explosions de méthane qui précèdent et accompagnent les séismes. Le méthane provoque les incendies qui sont souvent associés aux secousses sismiques. Les animaux sont énervés ou agités avant les séismes car ils sentent le méthane qui s’échappe.

En présence de méthane, l’eau gèle à 7 °C. Étant donné que l’eau est plus dense (plus lourde) à 4 °C, près des fonds océaniques se trouve une zone où le méthane s’échappe dans les océans (qui représentent 70 % de la surface terrestre) sous forme de glace (7) appelée hydrate de méthane. La quantité d’hydrate de méthane évaluée est telle que, amoncelée sur la surface de l’Autriche, elle atteindrait 11 600 km (soit 2 % de la distance à la Lune). Cette estimation n’inclut pas l’hydrate de méthane qui est emprisonné dans les pergélisols de la planète.

Ces importantes quantités de carbone n’entrent dans aucune évaluation concernant l’équilibre du volume de carbone (des deux côtés de l’équation). Alors, pourquoi leur accorder du crédit ?

D’après la théorie en vigueur concernant la formation du pétrole, les matières organiques mortes qui sont dans les océans coulent vers le fond, s’y décomposent (dans des conditions d’anoxie - ou euxiniques) et forment le pétrole brut. Il se peut que ce cycle se produise, dans une certaine mesure, dans la mer Noire (qui est isolée des océans par le détroit des Dardanelles et qui représente la région type pour les environnements euxiniques) mais il n’y a aucun exemple actuel que cela ait lieu ailleurs. Ce fait contredit le principe de “l’actualisme” selon lequel “le présent est la clé du passé”.



Formation des éléments chimiques dans le système solaire

Nous n’avons eu aucune raison de croire une autre “théorie” que celle la “logique du consensus”. Cette dernière a élevé le paradigme de la formation du pétrole au rang ridicule que le principe de l’évolution avait atteint en son temps grâce à un apprentissage machinal et à la répétition d’un canon choisi par les anciens de la “religion du progrès”. Nous avons énoncé le mot “théorie”, toutefois il serait préférable de dire “hypothèse”, celle-ci devant être prouvée empiriquement pour devenir une théorie.

Le “pétrole brut” est un mélange complexe composé principalement d’hydrogène et de carbone. Les autres éléments chimiques présents sont, en termes de volume, insignifiants. Les chaînes hydrocarbonées sont des assemblages fragiles et complexes ; elles ne sont stables que dans des conditions analogues à celles que toute vie (telle que nous la connaissons) peut supporter. Cette spécificité réunit un ensemble de conditions physico-chimiques et les hydrocarbures qui sont le royaume de la chimie organique, la chimie des composés carbonés.

Il serait tentant de penser que les hydrocarbures (utilisés pour les hot rods, voitures personnalisées) et l’autre forme de carbone, les diamants (le meilleur ami de la femme), auraient fait des composés carbonés le “rien” le plus connu. Quelle surprise pour tous (surtout pour les spécialistes de la chimie organique) quand la “buckyball” (la molécule de carbone, la C60, dont le nom correct est “Buckminsterfullerene”), une forme cristalline du carbone jusque-là inconnue, fut découverte en 1985 par Rick Smalley (Shell Chemical Company, États-Unis) et Harold Kroto (spectroscopiste, université de Sussex, Angleterre) (8) ! Aucun des deux scientifiques n’était minéralogiste, ils étaient étrangers à cette science, fait particulièrement parlant pour le sujet présent.

En 1953, Fred Hoyle, astronome et cosmologiste, émit une théorie (9) afin d’expliquer la raison pour laquelle l’activité solaire ne pouvait produire 30 % des éléments chimiques connus (comme cela est indiqué par les recherches spectrographiques sur le Soleil). Les nuages d’hydrogène cosmiques (chaque atome étant constitué d’un proton, d’un neutron et d’un électron) s’agrègent jusqu’à ce que, sous l’effet des pressions gravitationnelles, la température à l’intérieur des nuages atteigne cinq millions de degrés. Là, les protons se déplacent avec assez d’énergie pour qu’une collision ait lieu. Celle-ci aboutit à leur fusion en deutérium. Puis les atomes de deutérium (noyaux d’hydrogène 2) se combinent à leur tour avec des protons pour former de l’hélium 3. Il s’agit de l’isotope de l’hélium, avec trois protons et trois neutrons en son noyau.

L’hélium 3 n’agit pas avec les protons mais des expériences ont montré que la fusion de deux noyaux d’hélium 3 peut engendrer un noyau d’hélium 4 (l’isotope de l’hélium avec quatre neutrons dans son noyau) en éjectant les deux protons en trop. Le résultat de cette chaîne proton-proton est la conversion de quatre atomes d’hydrogène en un atome d’hélium. En fait, des neutrons sont “capturés”. Ce processus de “formation” d’éléments par la capture de neutrons affecte le fer (masse atomique 56), le plus stable de tous les éléments, puis l’activité solaire s’arrête par manque d’énergie.

Les astres semblables au Soleil connaissent plusieurs stades d’évolution dont le dernier est celui de supernova : une étoile manque d’énergie (hydrogène) et connaît un effondrement gravitationnel. Cette implosion augmente de nouveau la température et la pression jusqu’à dépasser un seuil (10) au-delà duquel l’énergie accumulée se libère au moyen d’une explosion. Au cours de ce processus (qui libère beaucoup plus d’énergie que n’en libère l’activité du Soleil) tous les autres éléments chimiques naturels sont fabriqués et le cycle de l’histoire stellaire peut de nouveau recommencer. L’explosion d’une supernova forme une nébuleuse qui atteint le moment angulaire.

Ainsi que l’ont décrit Kant et Laplace au xviiie siècle, les planètes se forment par accrétion de matière. Les débris issus de l’explosion d’une supernova sont séparés selon leur masse car ils sont propulsés à des distances considérables en fonction de celle-ci. Les planètes intérieures seront de petits corps telluriques (avec une structure rocheuse) alors qu’avec l’éloignement, les planètes deviennent énormes mais sont constituées d’éléments légers ; ce sont les géantes gazeuses qui se sont formées aux confins du système solaire (11).

Étant donné que notre système solaire contient tous les éléments chimiques naturels connus, il est évident qu’il est issu d’une supernova et que par conséquent c’est une formation cosmique de deuxième génération. Voilà à peu près jusqu’où vont nos connaissances de l’histoire cosmique de notre système solaire.



De l’hélium dans la matière terrestre

Sir Fred Hoyle et Chandra Wickramasinghe ont montré par la spectroscopie qu’une portion importante de l’Univers est de nature organique (12). Dans cette optique, le professeur Thomas Gold, de l’université de Cornell (États-Unis), soutint qu’une proportion similaire de la matière qui s’est agrégée pour former notre planète a dû également être de nature organique ! Un de ses arguments clés concernait la composition isotopique de l’hélium dans la matière terrestre.

Bien que l’hélium ne soit présent dans l’atmosphère terrestre qu’en proportions infinitésimales (0,0005 %) et en faible quantité dans des minéraux radioactifs, des météorites ferreuses et des sources minérales, des quantités importantes d’hélium composent (à 7,6 %) le gaz naturel (le méthane, CH4).

L’isotope ordinaire de l’hélium, l’hélium 4 (4He), “a pour origine probable des émetteurs alpha radioactifs situés dans des roches.” (Encyclopédie Encarta® 2002). L’Encyclopaedia Britannica (dans sa version en ligne) est légèrement moins énigmatique sur l’origine de l’hélium : l’hélium présent sur Terre n’est pas un composant essentiel de la Terre mais a produit des déchets radioactifs. Les particules alpha, éjectées du noyau de substances radioactives plus lourdes, sont les noyaux de l’hélium 4.

Par conséquent, les radiations radioactives des particules alpha ne constituent pas un phénomène électromagnétique ; ce sont des rayonnements de particules ! La science “je-sais-tout” décréta en 1959 que “les particules alpha ont peu d’importance car les couches supérieures de la peau empêchent ces radiations de pénétrer dans le corps humain” (Encyclopédie Encarta® 2002). Ainsi, personne ne s’en est vraiment préoccupé depuis. Sur Terre, au niveau de la mer, l’hélium est présent dans une proportion de 5,4 parties par million de l’atmosphère. Cette proportion augmente légèrement avec l’altitude. Environ une partie par 700 000 d’hélium atmosphérique est de l’hélium 3 (3He) qui serait un produit de la décomposition du tritium (13), isotope radioactif de l’hydrogène de masse 3. La plus grande part de l’hélium atmosphérique est l’isotope 4 (4He). Quand les organismes inspirent de l’air, ils inspirent ce mélange de 3He et de 4He. Quand les organismes meurent, leurs restes renferment ce mélange d’isotopes d’hélium.

L’année 1987 a vu une des avancées les plus significatives de la cosmologie sensée (basée sur des faits et non sur les idées fantaisistes habituelles) quand Thomas Gold, l’inventeur de la radioastronomie, appliqua à notre “planète bleue” les résultats de sa quête de plus de dix ans pour éclaircir les mystères de l’espace (14). Il avança le concept de la “biosphère chaude des profondeurs” (15). Le corollaire de ce modèle de formation et d’évolution de la Terre est qu’elle n’a jamais été un astre en fusion et homogène qui s’est alors séparé en différentes sphères concentriques selon la densité ou la température de cristallisation des minéraux lors de son “refroidissement”. Thomas Gold soutient que l’”évolution géologique de la Terre n’est pas une fonction du refroidissement de l’ancien corps en fusion. Il s’agit plutôt d’une fonction d’équilibrage d’un hypothétique dépôt cosmique originelle. L’accrétion gravitationnelle, aidée par les impacts d’astéroïdes, est tenue pour responsable des processus thermiques indiqués par l’enregistrement géologique.



La véritable origine du pétrole brut

Le concept communément admis aujourd’hui, établi au XIXe siècle, est essentiellement fondé sur les données géophysiques, c’est-à-dire la réfraction des ondes de choc produites par des séismes (et aussi les secousses dues aux explosions provoquées par l’homme) et l’hétérogénéité des matières de différente densité dans les entrailles de la Terre. Toutes ces preuves sont indirectes et constituent dans l’ensemble une “vérité” qui a émergé du consensus de générations de scientifiques qui ont ajouté d’innombrables pierres au vieux modèle inductif dans lequel le souhait était la source des idées.

Aussi solides que soient les preuves, elles sont dénigrées et ne sont pas prises en compte (car hors “paradigme”). Quand Thomas Samuel Khun a écrit La Structure des révolutions scientifiques (16) il voulait peut-être faire un diagnostic de cette résistance. Certains se demanderont pour quelle raison il est prescrit à titre de thérapie.

Thomas Gold a montré que lorsque nous pensons à la biosphère, nous avons tendance à n’envisager que les écosystèmes visibles, omettant la possibilité que la Terre puisse également être vivante (17). Son concept de biosphère chaude des profondeurs maintient que les éléments généralement considérés comme ceux de la biosphère ne représentent probablement pas la moitié de toute vie terrestre !

Des trous sont forés jusqu’à 5 000 mètres de profondeur dans le cœur cristallin du bouclier scandinave, à l’intérieur de la structure formée par l’impact (d’astéroïde) à Siljan en Suède et dans un environnement similaire au Canada. Ces forages ont tous deux démontré la présence de pétrole brut et des bactéries viables ! Les roches, qu’elles soient ignées ou extrêmement transformées, auraient dû détruire, pendant leur formation, toute matière organique telle que nous la connaissons. Si le pétrole se constituait dans les déchets des organismes de la surface, comment pourrait-il descendre jusqu’aux sites où on le trouve actuellement ?

Dans son ouvrage précédent, The Millenium of Methane (cf. note 14), Gold présente des données concernant la composition isotopique de l’hélium et du méthane (gaz naturel) qui accompagnent le pétrole brut. Si le pétrole provenait des restes d’organismes “normaux” qui vivent dans les écosystèmes généralement considérés comme la biosphère, les traces d’hélium devraient contenir le mélange 3He/ 4He présent dans l’atmosphère. Au lieu de cela elles contiennent l’isotope 4He qui émane de l’intérieur de la Terre (dans les zones de rides), des volcans et d’autres environnements liés aux profondeurs de la planète. Gold fournit de nombreuses données analytiques afin de montrer que l’hélium qui est associé au pétrole brut (par le méthane) a une composition isotopique liée à une origine ”profonde”.

L’impossibilité physique pour toute vie “normale” d’exister à cinq kilomètres de profondeur, avec une telle pression et des températures extrêmes, et la présence d’hélium isotopique et de méthane associé au pétrole brut sont des faits soigneusement écartés par le paradigme officiel de la formation du pétrole. Les bactéries qui vivent à l’intérieur de la planète tirent leur énergie de processus de réduction (du méthane et, à un niveau moindre, des sulfates) et non de processus d’oxydation comme toute vie “normale” sur Terre.

La vie ”extrémophile” existe partout où les chercheurs prennent la peine de regarder : dans les réacteurs nucléaires, dans les cheminées volcaniques, dans les grabens sous-marins et même dans l’espace (18). Il ne s’agit pas d’un phénomène “moderne”. Paul Rincon, journaliste scientifique de la chaîne britannique BBC, a rapporté le 22 avril 2004 que les chercheurs avaient trouvé des preuves que les premières formes de vie se sont développées dans les écoulements de lave sous-marine. [On retrouve ici un processus naturel de fabrication des Bions (Wilhelm Reich), utilisant Terre+Feu+Eau] Les microbes ont cassé le verre volcanique pour trouver de la nourriture dans les pillow-lavas (laves en coussins) de la région de Barberton, en Afrique du Sud, 3,5 milliards d’années avant notre ère. En métabolisant ces matières, ils ont laissé derrière eux des structures tubulaires à l’intérieur desquelles se trouvent des traces de carbone organique. Les structures tubulaires modernes contiennent également des acides nucléiques et des traces plus importantes de carbone et d’azote, les éléments clés de la vie.
Les manuels qui traitent de la genèse du pétrole brut (19) régurgitent tous une histoire qui a paru sensée. Celle du colonel Drake qui fora en l’année fatidique 1859 un trou près de Titusville en Pennsylvanie (20). Sa tâche était de chercher du sel mais il découvrit le pétrole ! Le fait que des fissures de charbon existaient dans cette zone a conduit à une conclusion immédiate de la science “je-sais-tout” : le pétrole devait découler du charbon qui, en raison du bois fossilisé qu’il contient, dérivait forcément de matières végétales.

Dans les cent cinquante ans qui ont suivi pas une seule expérience a réussi à “créer” du pétrole à partir de matières végétales ou animales ! (21) Malgré cela, la géoscience institutionnalisée inculque à ses étudiants que le pétrole est une “énergie fossile” et qu’il est issu de la décomposition de matières organiques.

Les chimistes savent depuis longtemps comment synthétiser les molécules d’hydrocarbure plus complexes. L’hydrogénation est une réaction combinant l’hydrogène et des composés organiques insaturés (hydrocarbures). Ces composés ont au moins une paire d’atomes de carbone qui sont reliés par une double ou une triple liaison. Lorsqu’un composé insaturé est traité avec de l’hydrogène à une température adéquate et en présence d’un catalyseur (une substance qui doit être présente dans une réaction chimique sans être impliquée dans cette réaction), tel que du nickel, du platine ou du palladium finement divisés, la liaison multiple existant entre les atomes de carbone est rompue et un atome d’hydrogène se lie à chaque atome de carbone. Par exemple, quand l’éthylène (C2H4) est hydrogéné cela produit de l’éthane (C2H6).

L’hydrogénation est également utilisée avec des molécules plus complexes, permettant ainsi d’obtenir une grande variété de produits synthétiques importants pour la recherche et l’industrie.

Le procédé Bergius (du nom du chimiste allemand Friedrich Karl Rudolph Bergius, 1884-1949, prix Nobel en 1931) est utilisé à grande échelle, dans de nombreux pays où les ressources en pétrole sont faibles. Ce procédé utilise le charbon et le coaltar comme matières premières. Le charbon, mélangé à une huile lourde, est broyé en une pâte fine et il est chauffé avec de l’hydrogène, sous pression, en présence d’un catalyseur composé de sulfures métalliques. L’huile ainsi obtenue est encore hydrogénée et une troisième hydrogénation donne de l’essence. Une tonne de charbon donne environ 300 litres d’essence. Le procédé Fischer-Tropsch (du nom des chimistes allemands qui l’ont développé) était très utilisé en Allemagne dans les années 1930 pour produire du pétrole synthétique et du combustible diesel. Ce procédé utilise un mélange de monoxyde de carbone et d’hydrogène gazeux, avec un catalyseur contenant du nickel, du cobalt ou du fer modifié.

Le processus d’hydrogénation qui a lieu dans les entrailles de la Terre semble être un modèle de formation du pétrole brut plus probable que celui que nous assènent les apôtres de la religion de ”l’énergie fossile”. Ce modèle expliquerait la présence de pétrole dans des zones telles que :


- la côte californienne qui recouvre une zone de subduction (où la croûte de l’océan Pacifique plonge sous le continent nord-américain) et qui est proche de la faille de San Andreas, une des régions les plus mobiles de la croûte terrestre,

- Le golfe du Biafra où le continent africain est endommagé vers l’est comme le montre sa géomorphologie,

- De l’autre côté de l’Atlantique, au large de la côte brésilienne, à l’endroit où les puits de pétrole sont forés dans une des mers les plus profondes ; un pied de nez au paradigme en vigueur,

- Le bassin de Muglad en Somalie qui est assez proche du graben est-africain le long duquel les parties orientales de l’Afrique se détachent du reste du continent,

- Les Highlands de Papouasie-Nouvelle-Guinée, un orogène (région de constitution de montagnes) encore actif,

- La mer du Nord, où le cratère d’impact dénommé “Silverpit“22, estimé à 65 millions d’années (comme l’impact du Chicxulub dans la péninsule du Yucatán au Mexique), est très proche d’une zone productrice de pétrole,

- L’archipel indonésien qui est une des zones les plus mobiles de la planète ; le pétrole y est produit dans plusieurs régions.


Aucune des régions citées précédemment n’a de formations sédimentaires importantes qui pourraient jouer le rôle de “roches mères” ou de “roches réservoirs”. Le point commun de ces régions est qu’elles sont toutes des zones mobiles de la croûte terrestre ou qu’elles sont proches de structures qui pénètrent au plus profond de la planète. Il est censé de supposer que ces structures servent de tunnels par lesquels le pétrole, qui se forme continuellement à l’intérieur de la planète, remonte à la surface. À la lumière de ces arguments il est possible de soutenir que le lien entre le pétrole brut et la vie est différent de l’idée communément admise : le pétrole ne se forme pas à partir de la vie mais les hydrocarbures se trouvant à l’intérieur de la Terre aident à la vie de la biosphère chaude des profondeurs !



Pris entre les roches et position difficile

En tant que géologue s’intéressant aux roches dures depuis plus d’un quart de siècle, j’ai travaillé sur les cinq continents et j’ai eu d’innombrables occasions de débattre de la question avec des géologues spécialistes du pétrole. La plupart de ces discussions se sont achevées par des cris et en attaques ad hominem. Aucun des arguments précédemment cités n’a semblé pertinent. Cette attitude rappelle le commentaire du pape à propos de ”La Passion du Christ” : “C’est ainsi que cela s’est passé !

Le paradigme de la formation du pétrole actuellement à la mode est un peu plus qu’un dogme religieux apodictique. L’expression d’un quelconque doute équivaut à un suicide professionnel pour les spécialistes de l’industrie pétrolière. Les autres scientifiques sont ridiculisés et des remarques déplaisantes sont réservées pour tous ceux qui n’ont pas de connaissances spécifiques.

Cette conduite n’est pas sans rappeler les tactiques du ministre de la Propagande et de l’Information du IIIe Reich, Joseph Goebbels, qui a élevé le savoir-faire des maçons au rang d’art : “Plus vous enverrez le plâtre fort, mieux il collera !”. Appliqué au paradigme de la formation du pétrole cela donne : “Plus le mensonge est audacieux, plus il est crédible !” Le philosophe allemand Jürgen Habermas exige de tous les participants au discours intellectuel qu’ils adhèrent à l’observation participante (23). Ainsi, il prive la majorité des hommes de leur droit le plus fondamental : celui d’avoir son mot à dire sur les questions existentielles. Quand Thomas Khun (cf. note 15) installa dans le logiciel de la pensée moderne le concept des paradigmes à l’aide d’une “macro” (algorithme matérialisé), il fit pour le milieu universitaire ce qu’Habermas avait fait pour le genre humain : donner à tout le monde un ordre farfelu ! De cette manière, le milieu universitaire est abasourdi tout comme le grand public était considéré trop stupide pour pouvoir comprendre la “science”. En disant à chacun de s’occuper de ses affaires, le milieu universitaire est aussi cloisonné que le genre humain. Ces faits s’appliquent aux principes démocratiques. Les spécialistes (ceux qui savent) conseillent les élus pour leurs politiques. En réalité, de nombreuses questions existentielles sont réglées de manière totalement antidémocratique (24).

Les vrais scientifiques utilisent des termes particuliers afin de définir précisément les aspects les plus inconstants de leur travail alors que l’entreprise de la “science en gros” brandit la terminologie pour exclure les indésirables qui pourraient bouleverser ses paradigmes. La relecture scrutatrice des publications universitaires permettait l’autocensure afin de faire disparaître les travaux mal fondés. Cette pratique favorise l’adhésion aux paradigmes et introduit une censure entièrement différente. Le consensus des anciens à propos des résultats autorisés (quelle que soit la discipline scientifique) étouffe les progrès de la science. Il faut souligner que des avancées rapides se produisent dans des domaines tels que la technologie d’information ou le génie génétique car ce sont des disciplines tellement récentes qu’aucun paradigme ou code éthique ne les empêchent de passer de l’immoralité à la criminalité.



La fin du pétrole

Cet essai revient ici à son point de départ. En donnant au pétrole le nom d’ “énergie fossile”, une "macro" travaille sur les facultés cognitives des personnes qui tirent leur pouvoir de la combustion des hydrocarbures. Toute matière "fossile" est, par définition, appelée à s’épuiser. En continuant de prévoir "la fin du pétrole”, l’industrie pétrolière caresse subrepticement l’esprit de l’homme de la rue avide de pouvoir. Plus la fin de l’ “énergie fossile” est proche, plus il est aisé de justifier une flambée des prix. De cette manière le citoyen moyen est pris au piège ; il accepte n’importe quel prix à la pompe alors que des nations entières ne voient rien de mal à prendre le sentier de la guerre pour asseoir leur “puissance”

L’histoire du XXe siècle pourrait être réécrite à travers le prisme de toutes les guerres qui ont simplement été le moyen d’obtenir les quantités de pétrole nécessaires pour que le monde continue à se développer à l’allure la plus rentable. Mon article intitulé "Les grandes compagnies pétrolières et la guerre contre la drogue et le terrorisme” (NEXUS, n° 34) esquisse une manière alternative de relier les conflits militaires du siècle dernier.

Alors que les hommes de pouvoir arrogants commandaient simplement leurs sujets lors de la Première Guerre mondiale, le second conflit planétaire fut le résultat d’une hystérie collective et d’une manipulation brutale. Après la première série de massacres à grande échelle, le monde déclara : "Plus jamais ça !". Pourtant, vingt ans plus tard, les "führers" du genre humain ont montré que leur mémoire de l’histoire n’était pas plus grosse que celle d’une mouche. La création des Nations unies, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, fut aussi inutile que celle de la Société des Nations (après le premier conflit mondial) qui assura qu’il n’y aurait plus de guerre mondiale. Ces institutions ne parvinrent qu’à donner à leurs fondateurs un moyen de maintenir leur économie à flots en payant la note d’une guerre, par la “régulation” de l’industrie (de l’utilisation) des armes.

Quand des nations entières se rassemblent dans les wagons des trains qui se dirigent vers l’oubli, une “preuve scientifique solide“ est produite afin de justifier jusqu’aux actions les plus atroces. En 1956, le géologue travaillant pour la société Shell, M. King Hubbert, prédit (et ses prévisions se sont avérées) que la production de pétrole américain serait à son apogée au début des années 1970 puis qu’elle commencerait à décliner. La réalité politique constitua-t-elle une coïncidence ? La guerre de 1973 contre la Palestine a entraîné une flambée des prix du pétrole des hauts plateaux ; le projet d’exploitation des vastes réserves découvertes peu avant dans la mer du Nord devint donc viable. Kenneth Deffeyes a réalisé un travail similaire à celui de Hubbert à propos de la production mondiale de pétrole. Il a prévu qu’elle connaîtrait son apogée entre 2004 et 2008 (25).

Il semble difficile d’écarter l’existence d’un lien entre la position géopolitique américaine (son action unilatérale) et cette façon de penser.

Actuellement une hausse des prix importante des réserves de pétrole du bouclier argentin, découvertes à la fin des années 1970 (et qui furent à l’origine de la guerre des Malouines), est nécessaire afin de justifier les investissements faramineux qui permettront la production de cette ressource (qui serait dix fois plus grande que les réserves de l’Arabie Saoudite).



L’uranium appauvri et les puits de pétrole irakiens

Seuls les adeptes de la pensée latérale comprendront la raison probable pour laquelle l’Irak a été transformé en poubelle nucléaire. Quand la vérité sur les effets de l’utilisation d’armes à uranium (26) appauvri éclatera, la deuxième plus grande réserve de pétrole au monde restera enfouie.

Personne ne prendra le risque que ses enfants naissent anophtalmiques (sans yeux) ou même sans cerveau, avec les doigts collés ou avec d’autres malformations innommables.

Andy Kershaw a rapporté le 1er décembre 2001 dans le journal britannique The Independent, depuis Bassora, dans le sud de l’Irak, les effets abominables qu’avaient les armes à uranium appauvri sur la santé de la population locale.

Pendant la guerre du Golfe, les États-Unis et le Royaume-Uni ont pilonné la ville et ses alentours avec 96 000 bombes à uranium appauvri. Peu après, des enfants naissaient avec des malformations congénitales monstrueuses.

De 1991 (fin de la guerre du Golfe) jusqu’à 1994, la maternité de Bassora a eu 11 cas de malformation congénitale ; en 2000 il y en avait 221. L’hôpital a soigné quinze enfants atteints de leucémie en 1993 ; en 2000 il en a soigné soixante. Une étude portant sur les familles de 251 vétérans de la guerre du Golfe, dans le Mississipi, a révélé que 67 % de tous les enfants conçus par ces soldats après leur passage en Irak étaient nés sans yeux ou sans oreilles et même sans cerveau, et avec des malformations congénitales monstrueuses (Dr Lauren Moret, géologue environnemental, San Francisco Bay View, 11 juillet 2001).

Ces faits n’ont pas été relayés par d’autres médias et ont été enterrés sous des informations "plus intéressantes”27. Selon Larry Johnson, dans le Seattle Post-Intelligencer (4 août 2003) : “Le Pentagone et les Nations unies ont estimé que les États-Unis et la Grande-Bretagne ont utilisé 1 100 à 2 200 tonnes de bombes à uranium appauvri pendant les attaques sur l’Irak en mars et en avril 2003 ; beaucoup plus que les 375 tonnes supposées qui ont été utilisées pendant la guerre du Golfe de 1991.”

Quand des rapports similaires sur les effets sanitaires du second “viol collectif de l’Irak" émergeront de ce pays et des nations qui ont participé au "viol", des panneaux surgiront aux pompes : "Nous ne vendons que de l’essence faite à partir de pétrole NON-IRAKIEN".

De ce fait, les immenses réserves de pétrole d’Irak vont rester enfouies ; la hausse des prix qui en découlera va transformer le bouclier argentin en champ de plates-formes pétrolières et les hommes seront dans l’attente du prochain chapitre de l’histoire des grandes compagnies pétrolières.



Notes de fin

1. Dewey, J., " Plate Tectonics ", Scientific American 226 : 56-68, 1972.

2. Cette idée suit la pensée monothéiste qui fait de la vie terrestre l’antichambre du paradis. Les partisans des doctrines (religieuses, politiques ou scientifiques) gagnent bien leur vie en vendant des passeports pour une autre vie.

3. Windley, B.F., The Evolving Continents, Wiley & Sons, New York, ISBN 0-471-99475-8, 1977.

4. Le psychologue américain Leon Festinger proposa en 1957 une " théorie de la dissonance cognitive" selon laquelle l’équilibre émotionnel est atteint quand les perceptions sont en accord avec les attentes. Toutes les fois où la satisfaction ne peut être atteinte d’une autre manière, la perception est alors " filtrée". Voir également Milton, R., Forbidden Science, Fourth Estate, London, ISBN 1-85702-302-1, 1994. Le moteur de recherche Google© donne pour " dissonance cognitive " une litanie de références bibliographiques nouvelles sur Internet. (Le concept a encore été qualifié de pertinent !)

5. David Pratt cite de nombreux exemples de preuves provenant de diverses disciplines géoscientifiques afin de démontrer que la tectonique des plaques est loin de correspondre au paradigme géodynamique qu’il est devenu pendant les quinze dernières années du xxe siècle. Il conseille, de plus, une approche plus circonspecte du sujet. Voir Pratt, D., " Plate Tectonics : A Paradigm
Under Threat ", Journal of Scientific Exploration 14(3):307-352, ISSN 0892-3310/00, 2000.

6. Ehrlich, Paul R., Anna H. Ehrlich et J.-P. Holdren, Ecoscience : Population, Resources, Environment, Freeman, San Francisco, ISBN 0-7167-0567-2, 1972. C’est un livre étrange : un problème totalement incompréhensible est décrit avec des mots de tous les jours afin de le rendre passionnant.

7. Krenvolden, K.A. et L.A. Barnard, "H drates of natural gas in continental margins", in Watkins, J.-S. and C.L. Drake (eds), Studies in Continental Margin Geology, Amer. Assoc. Petroleum Geol. Memoir 34, 1982, pp. 63-144. Le fait que ces données ont été accessibles pendant vingt ans montre que la sciencesponsable et que la politique est criminelle. Pour plus d’informations voir également : Ellis Evans, J.-C. et D. Wynn Williams, "A Great Lake under the Ice", Nature 381 : 644-46, 2000 ; Stone, R., "Russian outpost readies for otherworldly quest", Science 279 : 658-61, 1998.

8. Aldersey Williams, H., The Most Beautiful Molecule : The Discovery of the Buckyball, J. Wiley & Sons, New York, 1995. Le nom du minéral est un hommage à l’architecte R. Buckminster-Fuller qui a rendu les dômes géodésiques populaires.

9. Hoyle, F., The Nature of the Universe, Basil Blackwell, Oxford, 1953.

10. Ce seuil est désigné sous le nom de " limite de Chandrasekhar " : toute masse supérieure à 1,4 fois la masse solaire n’explose pas pour devenir ensuite une supernova, elle implose et devient un " trou noir " auquel rien n’échappe.

11. Uranus est en orbite autour du Soleil à un angle oblique qui ne rentre pas dans le " paradigme officiel " de la formation des planètes. L’agence de presse Reuters a rapporté en juin 2002 la découverte d’une entité semblable à notre système solaire près de 55 Cancri, une étoile dans la constellation du Cancer (à quelques 41 années-lumière ou 41 012 km de la Terre) qui peut être vue à l’œil nu. Trois " géantes gazeuses " sont en orbite autour de 55 Cancri (comme dans notre système solaire). Dans une position analogue à celle de Mars, de la Terre et de Vénus se trouve le vide (ou la connaissance factuelle ?) dans lequel une autre Gaia se cache peut-être. Plus d’informations sur ce sujet sur http://www.jpl.nasa.gov/images/

12. Hoyle, F. et C. Wickramasinghe, Our Place in the Cosmos: Life did not begin on Earth – it arrived from space and is still arriving, Phoenix, London, 1993.

13. Le tritium 3H est un isotope radioactif de l’hydrogène. Il a une demi-vie de 12,43 ans et il se décompose par émission bêta pour donner de l’hélium 3 (3He). Le tritium est produit naturellement par l’interaction des rayons cosmiques et de l’azote et de l’oxygène, principalement dans les couches supérieures de l’atmosphère. Le tritium existe dans l’atmosphère sous forme de molécules d’eau tritiée et il passe de l’atmosphère à la surface de la Terre par le cycle de l’eau et par les pluies. Le rôle du tritium dans le cycle hydrologique fait qu’il est utilisé comme traceur pour suivre les mouvements de l’eau dans la nature. À la fin des années 1950 et au début des années 1960, d’importantes quantités de tritium anthropogénique ont été rejetées dans l’atmosphère en raison des essais d’armes thermonucléaires. Ce signal anthropogénique a complètement masqué les quantités infimes de tritium émis naturellement. Le tritium est également utilisé comme traceur en recherche chimique et biochimique.

14. Gold, Thomas, Das Jahrtausend des Methans. Die Energie der Zukunft – unerschöpflich, umweltfreundlich, ECON, Düsseldorf, 1987.

15. Gold, Thomas, "The Deep, Hot Biosphere", Proceedings of the National Academy of Science, USA 89 : 6045, 1992. Il faut mentionner que dans cet article Gold souligne le fait que ces idées incarnaient la sagesse scientifique en URSS pendant des décennies. Avec la prise de contrôle de l’Occident sur l’ex-bloc de l’Est, en particulier de son industrie pétrolière, cette connaissance a en grande partie " disparu " du milieu universitaire. Le professeur Igor Hrusecky, doyen du département de géophysiques et de potentiel de l’hydrocarbone à l’université de Bratislava (Slovaquie), a fait part de cette situation à l’auteur en février 2001. Ce type de pensée est beaucoup plus rationnel que le "paradigme officiel" de l’Occident ; il peut être prouvé et ne nécessite aucun deus ex machina. Le fait qu’il n’est même pas permis de considérer cette pensée comme une alternative révèle que la (géo) science occidentale est une entreprise frauduleuse guidée par des intérêts particuliers.

16. Kuhn, T.S., The Structure of Scientific Revolutions, University of Chicago Press, Chicago, 1962. Vingt ans plus tard les
paradigmes étaient devenus le mot d’ordre de la science. Il est possible de démontrer qu’ils n’apportent pas beaucoup plus que le nihilisme universitaire qui privilégie le formalisme dans la science et les arts. "L’encroûtement de la pensée par les schémas prédéterminés, l’étouffement de nouvelles manières de penser par des données alphanumériques, l’interdiction de la créativité par la force du canon permettent parfois la réalisation aléatoire d’exploits remarquables qui, la plupart du temps, cachent qu’ils ne sont fondés sur rien. " Kraus, W., Nihilismus heute oder Die Geduld der Weltgeschichte, Fischer Verlag, Frankfurt/Main, ISBN 3-5962-4348-3, 1985, p. 19. Une cinquantaine d’années auparavant Sergeï Nilus envoya un exemplaire des Protocoles des Sages de Sion au British Museum. Selon cet écrit, les goyim (les non-juifs) ne sont pas guidés par un besoin de lecture impartiale de l’histoire ; ils suivent des théories sans aucune appréciation critique des résultats qui en découlent. (Qui ne s’est jamais demandé si T. S. Khun avait un nègre ?)

17. Gold, Thomas, The Deep, Hot Biosphere, Copernicus, New York, 1999.

18. Horikoshi, K. et W.D. Grant, " Extremophiles : Microbial Life in Extreme Environments ", Wiley Series in Ecological and Applied
Microbiology, Wiley-Liss, ISBN 0-4710-2618-2, 1998.

19. Hyne, N.J., Geology for Petroleum Exploration, Drilling and Production, McGraw-Hill, New York, 1984.

20. Cette même année, la Croix-Rouge fut créée, Wallace et Darwin avancèrent la théorie de l’évolution et la Russie asservit finalement l’Ukraine et prit le contrôle de la région pétrolière qu’est le Caucase (par cette action la Russie provoqua l’exode de millions de Juifs ashkénazes qui eut pour résultat le "problème juif" de l’Europe).

21. Ce n’est pas une particularité : en 1952, l’expérience de Urey-Miller, pour laquelle un mélange de méthane, de vapeur d’eau et d’autres gaz considérés comme majoritaires dans l’atmosphère originel était soumis à des décharges électriques, eut comme résultat un dépôt d’acides aminés. Ce résultat fut considéré comme la preuve de "l’origine de la vie" sur Terre. Le fait que tous les éléments nécessaires à la vie ne se forment pas de cette manière rend le concept inutilisable. Le plus accablant reste que toutes ces formations étaient dextrogyres alors que de telles formations organiques sont lévogyres ! Étant donné que cela aurait détruit "l’histoire", ce ne fut presque jamais révélé !

22. En août 2002, Simon Steward (société BP, Aberdeen, Écosse) et Philip Allen (société Production Geoscience Ltd, Banchory, Écosse) annoncèrent dans la revue Nature (418 : 520, 2002) qu’à 140 km à l’est de l’embouchure de la Humber River en Angleterre se trouvait un cratère d’impact baptisé "Silverpit" qui a été formé en mer du Nord il y a 60 à 65 millions d’années (en même temps que le cratère du Chicxulub, au large de la péninsule du Yucatán, qui serait responsable de l’extinction des dinosaures).

23. Habermas, J., Theorie des kommunikativen Handelns, Frankfurt/Main, 1981, 2 volumes.

24. L’idiotie manifeste du génie génétique n’aurait jamais pu exister si les principes démocratiques étaient appliqués. Un médecin (conscient de son serment d’Hippocrate) laisserait-il un bio-ingénieur en liberté ? Un mathématicien qui connaît les théorèmes de Gödel peut-il avoir des certitudes ? Cette liste pourrait s’allonger à l’infini ou jusqu’à l’absurde.

25. Deffeyes, K.S., Hubbert's Peak : The Impending World Oil Shortage, Princeton University Press, ISBN 0-6910-9086-6, 2001.

26. L’uranium appauvri utilisé pour les armes montre avec élégance le prix de la génération du nucléaire. L’uranium naturel contient 96 % d’uranium 238. Seule la petite partie restante est constituée de l’uranium 235, hautement radioactif et fissile. L’enrichissement transforme l’uranium 238 devenu inutile (un émetteur de rayons alpha d’une demi-vie de 4,5 milliards d’années) en déchet extrêmement toxique. La lourde masse atomique fait que l’uranium 238 est idéal pour les armes anti chars. Le tungstène pourrait avoir la même fonction sauf que ce n’est pas un déchet en libre-service.

27. C’était l’époque du Larry King Live où l’ADN ne présentait qu’un intérêt pour identifier du sang sur des clôtures (celui de O.J. Simpson ?) ou pour analyser des taches sur la robe bleue de Monica Lewinsky (laissées par Bill Clinton ?).



À propos de l’auteur

Le Docteur Siegfried E. Tischler, a obtenu son doctorat de géosciences en 1977 à l’Université Leopold-Francis d’Innsbruck. Depuis, il a travaillé comme géoscientifique sur les cinq continents pour des académies (avec l’université des mines d’Autriche), des gouvernements (en tant que directeur des mines à Transkei, un ancien Bantoustan sud-africain, où il établit un département d’études géologiques) et des industries (en tant que consultant en chef de l’exploration minérale). En 2001, il accepta un poste de professeur invité dans le département de sociologie de l’université de Graz, en Autriche, afin d’enseigner l’éthique de la science à des troisième cycle, dans le cadre d’un cours sur la gestion des crises et des catastrophes. Depuis mai 2003, il a été professeur invité à l’université de Riau, en Indonésie et a mis en place un centre d’éthique de la science. Actuellement il monte une affaire de bateau-nettoyeur de pétrole sur l’île de Batam, en Indonésie. Le Dr Tischler est ravi de recevoir et de répondre aux commentaires envoyés à setex01@yahoo. com. Pour une biographie plus détaillée, il est possible d’aller sur la page http://resumes.yahoo...egfriedtischler. Il s’exprimera sur les politiques pétrolières mondiales ainsi que sur les sujets annexes lors du colloque de NEXUS à Amsterdam en mai 2005.

#2 aixur

aixur

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Posté 09 avril 2005 à 08:56

Très intéressant. La version officielle de l'origine du pétrole m'avait toujours parue peu crédible. Je ne voyais pas comment il y aurait pu y avoir une accumulation suffisamment grande de plantes pour faire des poches de pétroles aussi gigantesques. Cette hypothèse me semble déjà beaucoup plus satisfaisante.

En tout cas, ça a de quoi rendre optimiste. Ca veut dire qu'il y a peut-être des réserves gigantesques de pétrole. De quoi pouvoir trouver autre chose d'ici à ce qu'on ait tout épuisé.

Par contre, si on pouvait passer au moteur hybride a hydrogène dans les villes et se servir du pétrole pour les longs trajets, ça serait bon pour nos poumons.

#3 dr mad666

dr mad666

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Posté 12 juillet 2005 à 15:22

du coup est il possible de déterminer en combien de temps les réserves se reforment? et ces mêmes réserves se retrouveront elles aux mêmes endroits (probablement)? de plus si "gaïa" a besoin de ce pétrole ne peut on s'attendre à encore plus de déreglements sur la planète : réchauffement du climat dû au rejet + extraction néfaste à "gaïa"  ?
la fin du pétrole engendrée par la théorie classique de sa formation permettait un mince espoir de voir se développer une autre forme de société que la notre, cette théorie si elle permet de retrouver du pétrole rapidement risque de mener l'homme à sa perte beaucoup plus rapidemment non?

#4 TheKiller

TheKiller

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Posté 12 juillet 2005 à 18:06

Je pensais déjà que le pétrole se formait continuellement et non une seule et unique fois. Cependant, je ne connaissais pas la théorie s'y rapportant. Merci! Ça implique malheureusement que non seulement on nous dit beaucoup de conneries pour faire augmenter les prix du pétrole mais aussi qu'on risque de polluer encore assez longtemps. Je trouve ça dommage. J'espère que la Terre ne sera pas trop débalancée. Je me déplace toujours en vélo dès que la température le permet, de toute façon. Les autres personnes devraient faire de même, en plus ils seraient peut-etre en meilleure santé.

#5 aixur

aixur

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Posté 29 août 2005 à 08:22

On peut également être quasiment sur que le charbon est d'origine abiotique. Parce que le cas du charbon est plus que louche.

Si le charbon était formé à partir des grands conifères du carbonifère (vers -300 millions d'années), mais également des arbres du paléogène (vers -60 millions d'années) (très bizarrement, il n'y aurait eu aucune formation de charbon entre disons -250 millions d'années et -60 millions d'années, selon les théories en vigueur), il devrait y avoir des tonnes de fossiles de reptiles, d'amphibiens, d'insectes, de dinosaures dans le fond des mines. Les mines de charbons devraient donc être de vrais eldorados pour les paléontologues.

Les conifères étant la source principale de l'ambre, il devrait également y avoir de l'ambre en quantités énormes. Ce devrait faire des centaines d'années qu'on chercherait l'ambre prioritairement à ces endroits.

Et puis, vu que le processus de transformation en charbon est proche du processus de fossilisation, les arbres et les fougères devraient avoir conservé leur forme dans les mines. On devrait avoir plein de charbon sous forme d'arbre, ou avec des tas d'inclusions ayant la forme de fougère. Donc, idem, les paléontologues devraient spécifiquement chercher dans les mines pour trouver des espèces végétales du carbonifère et du paléogène.

Mais non, rien de tout ça. On trouve quelques fossiles, mais rarement, donc difficilement, et près de la surface. Donc, les mines de charbon ne sont pas du tout un eldorado pour les paléontologues. De même, jusqu'à nouvel ordre, les mines ne sont par réputées pour contenir de l'ambre en quantités énormes (ni même en quantité tout court). Et le charbon n'a pas conservé les formes des arbres et des fougères. La théorie biotique du charbon ne colle vraiment pas avec ces faits. Le charbon est donc clairement d'origine abiotique.

Thomas Gold, qui, bien que plagiaire des russes (qui sont les vrais fondateurs de la théorie du pétrole abiotique), semble, cette fois, avoir pondu une idée originale (deux en fait), aurait comme théorie que 1) le charbon serait du pétrole (abiotique évidemment) qui se serait transformé en charbon au court du temps ; 2) que les fossiles qu'on peut trouver dans le charbon seraient donc en fait des animaux ou objets qui auraient coulé dans d'anciennes nappes de pétrole affleurant à la surface.

Ca expliquerait assez bien ce qu'on observe. Très faible présence de fossiles dans les mines de charbon, mais présence quand même. Présence des fossiles à faible profondeur. Pas d'ambre. Pas de conservation de la forme des arbres et des fougères.

Ce message a été modifié par aixur - 29 août 2005 à 08:28.


#6 Maximus

Maximus

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Posté 01 septembre 2005 à 23:01

c'est assez bizarre que cette théorie apparaisse maintenant alors qu'on parle du peak oil, etc..

#7 aixur

aixur

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Posté 02 septembre 2005 à 08:34

Ca, c'est l'effet Internet. Les choses qui étaient enfouies remontent à la surface.

On peut dire la même chose du peak oil remarque. Il y a encore 2 ans, c'était un truc quasi inconnu. Et maintenant, tout le monde en parle sur les forums. La théorie du pétrole abiotique, ça arrive juste un an et demi après la théorie du peak oil.

#8 Nyktalope

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Posté 02 septembre 2005 à 09:36

Citation

Ca, c'est l'effet Internet. Les choses qui étaient enfouies remontent à la surface.

:bravo: Un peu comme le pétrole, mais le pétrole tend à s'épuiser très rapidement, alors que nos idées sont de plus en plus nombreuses.
Toujours est-il que nous arrivons à la fin, quand nous aurons tout épuisé, il faudra en urgence trouver de l'énergie ailleurs ??? Eolienne, nucléaire, marémotrice, biocarburants ???

Je pense à l'hypothèse la plus horrible, mais beaucoup plus "réalisable" et "rentable" aussi, l'énergie humaine !!! :marteau2:  :horreur_grosyeux:  Ca parait inconcevable, je sais, mais 1 gramme d'uranium coûte plus cher que le salaire mensuel d'un africain, non ?
Comment ca marcherait ? , je n'en sais rien, mais j'ai pas envie de voir mon futur enfant pédaler ou ramer toute la journée pour pouvoir consommer 1h d'électricité !!!

Ou alors retirons tout l'alcool de nos dirigeants démago et vicelards pour en faire du gasoil !  :nonnonnon:

#9 aixur

aixur

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Posté 02 septembre 2005 à 09:45

Nyktalope, le Vendredi 02 Septembre 2005, 10:38, dit :

Un peu comme le pétrole, mais le pétrole tend à s'épuiser très rapidement, alors que nos idées sont de plus en plus nombreuses.
Toujours est-il que nous arrivons à la fin
:-?

Heu, tu es sur que tu as lu l'article en haut de la page ?

Ca dit qu'au contraire, on va avoir du pétrole pour des milliers d'années.

#10 Nyktalope

Nyktalope

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Posté 02 septembre 2005 à 10:00

Citation

Heu, tu es sur que tu as lu l'article en haut de la page ?

Ca dit qu'au contraire, on va avoir du pétrole pour des milliers d'années.


Oups, pas vu  :oops:  désolé , un peu trop long, j'avoue, j'ai pas tout lu  :roll:  
Je suis arrivé en cours de débat, avec une hypothèse un peu a coté de la plaque, jsui un peu hors-sujet !

Je veux bien croire qu'on soit capables d'en fabriquer chimiquement, mais dans ce cas, la production reviendrait toujours aux mêmes firmes internationales, non ? Donc ca ne change rien, imaginons qu'on ai trouvé la solution pour en produire, il faudra bien d'autres produits pour le fabriquer ?

#11 le témoin

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Posté 02 septembre 2005 à 10:07

La théorie du pétrole abiotique est une ancienne théorie russe qui ressort périodiquement sous différentes formes.

Peut être est-elle justifiée peut être pas, je manque de donnée pour pouvoir pencher dans un sens comme dans un autre.

Par contre en ce qui concerne ce texte je suis sur d'une chose, c'est que quand on se prétend scientifique et que l'on écrit des énormités comme:

Là, les protons se déplacent avec assez d’énergie pour qu’une collision ait lieu. Celle-ci aboutit à leur fusion en deutérium. Puis les atomes de deutérium (noyaux d’hydrogène 2) se combinent à leur tour avec des protons pour former de l’hélium 3. Il s’agit de l’isotope de l’hélium, avec trois protons et trois neutrons en son noyau.

Cela ne m'incite pas du tout à croire en cette théorie.

#12 aixur

aixur

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Posté 02 septembre 2005 à 10:14

Citation

Je veux bien croire qu'on soit capables d'en fabriquer chimiquement, mais dans ce cas, la production reviendrait toujours aux mêmes firmes internationales, non ? Donc ca ne change rien, imaginons qu'on ai trouvé la solution pour en produire, il faudra bien d'autres produits pour le fabriquer ?

Non, ce que dit l'article, c'est que le pétrole a été formé (et se forme encore), non pas à partir des arbres pris sous des couches de sédiments, mais à partir du carbone et de l'hydrogène qui se trouvent en quantités gigantesques dans le manteau terrestre. Bref, le pétrole est d'origine abiotique (non biologique) et pas biotique.

Les implications :

1) il y a énormément plus de pétrole accessible qu'on ne nous le dit. Très certainement au minimum pour des milliers d'années

2) On peut en trouver un peu partout sur terre

3) les puits peuvent se remplir à nouveau à un rythme relativement rapide.


Evidemment, ca reste du domaine de l'exploitation pétrolière. Et donc, des grandes compagnies. Mais, ça change certaines choses fondamentales.

1) Les pays riches pourraient produire leur propre pétrole (et être autosuffisants). Donc, ça serait la fin, ou en tout cas, un effondrement du commerce international du pétrole.

2) Donc, la puissance des compagnies pétrolières s'effondrerait aussi. Il pourrait n'y avoir plus que des compagnies nationales, sous le controle des gouvernements locaux.

3) Les menaces de couper l'approvisionnement du pétrole deviendraient caduques.

4) Au lieu d'une hypothèse catastrophiste sur le peak oil (à court terme ou à moyen terme), on pourrait avoir une transition en douceur vers des moyens de transport et de chauffage moins polluants.

Ce message a été modifié par aixur - 02 septembre 2005 à 10:18.


#13 Maximus

Maximus

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Posté 02 septembre 2005 à 12:32

Citation

4) Au lieu d'une hypothèse catastrophiste sur le peak oil (à court terme ou à moyen terme), on pourrait avoir une transition en douceur vers des moyens de transport et de chauffage moins polluants.

Tu crois vraiment que l'homme serait assez sage ?

#14 aixur

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Posté 09 septembre 2005 à 15:24

Un autre élément allant à l'encontre de l'idée que le charbon est d'origine biotique.

Dans le bois, il y a très peu de soufre. Dans le charbon de bois, dans lequel les éléments sont plus concentrés, il y a dans les 0,03 % de soufre. Donc, il doit y en avoir encore moins dans le bois (qui contient beaucoup plus d'eau).

Mais, dans la lignite, il y a entre 2 et 5 % de soufre, soit dans les 100 fois plus de soufre que le charbon de bois. D'où vient tout ce soufre si la lignite a été formée à partir de bois qui en contient moins de 0,03 % ?

Par contre, le pétrole, lui, contient entre 0,5 et 2 % de soufre (le taux de 0,5 % étant loin de représenter la majorité du pétrole). Donc, si le charbon a été formé à partir de pétrole, le taux de soufre entre 2 et 5 % s'explique beaucoup mieux.

Ce message a été modifié par aixur - 09 septembre 2005 à 15:25.


#15 aixur

aixur

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Posté 11 septembre 2005 à 14:55

Bon, puisqu'il n'y a rien là dessus en français, j'ai créé un blog sur le pétrole abiotique :

http://petrole-abiotique.blogspot.com/

#16 petrus

petrus

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Posté 11 septembre 2005 à 16:44

Tu as l'air de bien t'y connaître Aixur !

Sais-tu que certains prospecteurs soutiennent que les mines (d'or en particulier) régénèrent leurs filons toutes seules si on leur en laisse le temps ? J'avais trouvé un article qui paraissait sérieux à ce sujet, mais j'ai perdu sa trace.

#17 aixur

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Posté 11 septembre 2005 à 17:29

Des mines d'or qui se régénèrent toutes seules !? Ca me semble carrément bizarre. Autant je pense que c'est possible pour le pétrole, puisque c'est liquide et que ça vient d'en dessous. Autant, pour des éléments solides, je ne vois pas comment ça serait possible.

Mais, si tu retrouve l'article, donne quand même l'adresse, ça m'intéresse. Il y a tellement de truc bizarres qui se révèlent vrais au final, que je voudrais bien savoir ce qu'ils disent dans cet article.

Sinon, pour parler d'éléments précieux, selon certains, de même que pour le pétrole et le charbon, en fait, les diamants seraient beaucoup moins rares que ce qu'on nous dit. Les compagnies diamantifères maintiendraient articifiellement la rareté des diamants pour maintenir les prix. Si elles ne le faisaient pas, les prix des diamants s'écrouleraient.

Puisqu'on en est à parler de régénération, à mon avis, pour le charbon, vu que ça a l'air d'être du pétrole solidifié en arrivant près de la surface, le rythme de renouvellement doit être quand même très lent. Cela dit, les réserves doivent être elles aussi fortement sous estimées. Je pense qu'il y en a peut-être 100 fois plus que les réserves estimées actuellement. Et minimum 10 fois plus.

En tout cas, merci petrus, de m'avoir fait découvrir la théorie du pétrole abiotique. :jap:

#18 aixur

aixur

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Posté 28 septembre 2005 à 16:05

Tiens, je suis tombé sur cette intéressante page (en anglais) :

http://www.onenation...org/pittoil.htm

Un extrait :

It is estimated that there is more oil and gas in Alaska and offshore of Alaska than in all of Saudi Arabia.
Similarly, there is more oil and gas in Alberta, Canada than in Saudi Arabia.
Similar reservoirs exist off the California coast, the Florida coast, Mexico, the South China Sea and the Great Rift Valley in the horn of Africa.
Why do you think we sent the army into Somalia?
It wasn't the media scam "Nation Building" - JUST OIL
The Falklands Islands (Malvinas), sits on one of the largest concentrations of hydrocarbon fuels in the world.
Do you really think the Brits killed all of those men in the Falklands war for God, the Queen and a bunch of sheep farmers?
Even more significant, do you think the Argentineans risked going to war with the United Kingdom because they wanted the Falkland Islands---a patch of barren real estate that is only suitable for sheep farming? - JUST OIL.
The world is fighting over oil, not because we are running out of oil, but because there is so much of it.
It is not the shortage of oil that drives nations to war, but the overwhelming desire to control it. Oil is power.
That is one of the main reasons for Gulf War I and Gulf War II.
But, the real reason has to do with Globalism and the agenda of the New World Order (World Financiers Inc.)
The US has enough fuel reserves to last for an estimated 3500 years and any world shortages are not due lack of reserves.
It is the aim for total control so they can maintain the price squeeze.
They still invade Vietnam, Afghanistan, Iraq, soon Iran, and then Venezuela.

Ce message a été modifié par aixur - 28 septembre 2005 à 16:20.


#19 Michael

Michael

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Posté 30 septembre 2005 à 00:57

Je veux bien croire que le pétrole soit d'origine autre que biologique, mais en revanche ca m'étonnerai qu'il se renouvelle aussi vite qu'on le consomme !!! Donc à un moment donné on va épuiser les sources. Il faudra peut-etre attendre de longs siècles avant qu'elles se reforment.

Quoiqu'il en soit, si le pétrole est encore abondant on va droit à la catastrophe écologique majeure, donc il vaudrait mieux qu'il n'y en ai plus beaucoup !!!

Ces histoires qui disent qu'il y a encore pour des milliers d'années de consommation font partie à mon avis du mensonge destiné à cacher la pénurie. Car les gouvernements préfèrent cacher la pénurie que la dévoiler, ca m'étonnerait que ca les arrange tant que ca ... On verra ou l'envolée des prix s'arrete. Si vraiment il reste encore des grosses réserves, les prix s'arreteront de grimper avant que cela ait un impact trop fort sur l'économie. Sinon c'est que la pénurie est réelle.

#20 golem

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Posté 30 septembre 2005 à 10:34

La formation du pétrole et de la houille (charbon minier) datent, selon la théorie en vogue, de l’époque du carbonifère, située entre -360 et -286 million d’années.

Bien que la vie existe sur terre depuis 4,5 milliards d’années elle est restée rudimentaire et c’est au carbonifère qu’apparaissent les insectes et les vertébrés : poissons, amphibiens, reptiles (les deux autres sortes de vertébrés existant aujourd’hui, mammifères et oiseaux, apparaissent plus tard). Pendant cette période le Gondwana entre en collision avec l’Amérique du nord et forme la Pangée.

La mer fourmille de vie depuis longtemps et c’est pendant le carbonifère que végétaux et animaux colonisent les terres émergées qui avant cette époque n’était qu’étendues de roches stériles.

A cette époque les végétaux trouvent des conditions de vie favorable alors qu’avant ils devaient lutter avec difficulté. Et les végétaux se développent de façon exubérante.

Or, à cette époque, il n’y avait pas de bactéries capables de décomposer les matières organiques, si bien que toute la matière organique qui ne fut pas consommée par un être vivant s’est accumulée au fond des océans. Cadavres de végétaux et d’animaux se sont accumulés pendant 100 millions d’années avant d’avoir piégé suffisamment de gaz carbonique pour provoquer un refroidissement de la planète, provoquant un ralentissement de l’expansion végétale. Puis sont apparues des bactéries macrophages et la nature des sédiments accumulés ont changé de nature.

Ceci est la version que je connais, je ne dis pas que ce soit impossible que le pétrole se soit formé autrement que par sédimentation mais personnellement je pense que c’est tout à fait possible, il ne faut pas écarté l’hypothèse que les scientifiques mériteraient leur salaires et appointements.

La théorie concurrente présentée dans ce topic ne me convainc pas.

Le pétrole étant liquide il ne reste aucune trace géométrique des organismes qui l’ont constitué mais le charbon est solide, tout les composants volatiles s’étant évaporés durant la phase aérienne de l’accumulation des débris. Le charbon étant le reste des couches carbonatées terrestres tandis que le pétrole est le reste des couches marines.

Et bien le charbon montre souvent une préservation minutieuse des débris organiques originels, preuve que pour ce qui est de la houille en tout cas, elle à été formée par des végétaux ! je ne vois pas comment on pourrait contester que la formation du charbon soit l’accumulation de végétaux quand on retrouve et qu’on reconnaît les végétaux dans le charbon.

Si les végétaux terrestres se sont accumulés pendant des millions d’années moi je pose cette question : qu’est ce qu’a bien pu devenir les végétaux marins pendant cette époque, est ce qu’il n’en reste aucune trace ou est ce que par hasard cela ne pourrait pas être le pétrole ?

- - - - - - - -

A propos des réserves de pétrole, il y à ce qui est connu et ce qui est inconnu, si chacun peu chiffrer l’inconnu personne ne sait véritablement rien !

Pour ce qui est connu les gisements en exploitations nous donnent une réserves de 50 ans de consommation au rythme actuel d’accroissement des besoins.
Les réserves déjà connues mais non encore exploitées, pour la plupart des gisements en « mer profonde » (entre 800 et 2500m) nous laissent espérer 2 siècles de répit, à condition toute fois que les projections sur la consommation soient fiables.

Tout ceci ne représente que 20% de la quantité de pétrole qu’on à détecté, c’est la partie « exploitable » c'est-à-dire que ce pétrole est compétitif par rapport aux autres source d’énergies.

Un gisement de pétrole n’est pas une bulle de liquide, c’est une éponge rocheuse gavée d’huile et maintenu sous pression par les couches géologiques, une éponge rocheuse ce n’est par très élastique, quand on perce le gisement, la pression fait remonté une partie du pétrole mais 80% de celui-ci reste emprisonné dans les sédiments. On à tenté plusieurs méthodes pour extraire ce qui reste, injection d’eau pour faire remonter le pétrole qui est plus léger que l’eau, pompage, mise sous pression du gisement. aucune méthode ne marche vraiment, les quantités supplémentaires récupérées sont dérisoires, de plus, et ceci est significatif pour les exploitants, aucune méthode n’est rentable.

Il y a des énergies alternatives au pétrole qui sont pour le moment moins rentables, nous n’avons pas à craindre une pénurie d’énergie, nous pouvons juste prévoir une augmentation de la facture EDF (ou une diminution des marges des sociétés qui nous vendent l’énergie, mais je ne sais pas pourquoi, cette éventualité ne me fait pas vraiment peur …)

- - - - - - - -

Il y à une autre matière dans la nature qui pourrait servir de source d’énergie, c’est le clathrate, c'est-à-dire un hydrate de méthane, cela ressemble à de la gélatine, c’est de l’eau cristallisé qui renferme du méthane.

Les clathrates se trouve dans les océans, entre 300 à 1000 mètres de profondeur, c’est la que les conditions de température et de pression sont réunies pour assurer la stabilité du produit.

C’est n’est qu’une estimation mais les quantité de clathrates répartie dans les fonds océaniques sont évalués à 15 000 milliards de tonnes, soit l’équivalent de toutes les réserves connues d’hydrocarbure (celles qui sont rentables pour la production et sont susceptibles d’assurer 2 siècles de consommation).

Le clathrates ressemble à un glaçon mou, il en a la température et la masse volumique, mais il suffit d’augmenter sa température de quelques degrés pour que l’équilibre cristallin soit rompu et qu’il libère le méthane qu’il contient. Un litre de ce produit libère 160 à 180 litres de méthane sous forme gazeuse (à pression atmosphérique, ce qui n’est pas le cas à 300 mètres de profondeur).

Sachant que le méthane est un gaz à effet de serre 20 fois plus puissant que le CO, souhaitons que la température des océans reste stable

#21 golem

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Posté 30 septembre 2005 à 11:14

on peut toujours écrire ce qu'on a envie mais contrairement à ce qui à été affirmé plus haut, le charbon conserve la trace des végétaux qui l'ont composé, ici à titre d'exemple la photo d'un lycopode, une fougère arborescente, dont le tron d'un diamètre de 80 cm à été retrouvé debout dans un gisement de houille en nouvelle écosse, au canada.

il ne s'agit pas d'un fossile mais d'un morceau de charbon qui à conservé la forme de la plante.

la couleur est grise parce que la photo est surexposée, sinon elle serait noire et on n'y verrait rien.

Image IPB

#22 aixur

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Posté 30 septembre 2005 à 12:56

golem, le Vendredi 30 Septembre 2005, 12:16, dit :

on peut toujours écrire ce qu'on a envie mais contrairement à ce qui à été affirmé plus haut, le charbon conserve la trace des végétaux qui l'ont composé, ici à titre d'exemple la photo d'un lycopode, une fougère arborescente, dont le tron d'un diamètre de 80 cm à été retrouvé debout dans un gisement de houille en nouvelle écosse, au canada.
Ca montre au contraire que la théorie de Gold est bonne. Le fait qu'il y ait UNE fougère, au milieu du charbon, montre que la fougère a été prise dans un liquide. Probablement du pétrole, comme le disait Thomas Gold. Pétrole qui s'est ensuite transformé en charbon.

Si la théorie officielle était bonne, ce serait TOUT le bloc de charbon autour de la fougère qui serait un amas de fougères, d'arbres, etc...

Ce message a été modifié par aixur - 30 septembre 2005 à 12:57.


#23 aixur

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Posté 30 septembre 2005 à 17:30

Michael, le Vendredi 30 Septembre 2005, 01:59, dit :

Je veux bien croire que le pétrole soit d'origine autre que biologique, mais en revanche ca m'étonnerai qu'il se renouvelle aussi vite qu'on le consomme !!! Donc à un moment donné on va épuiser les sources. Il faudra peut-etre attendre de longs siècles avant qu'elles se reforment.

Quoiqu'il en soit, si le pétrole est encore abondant on va droit à la catastrophe écologique majeure, donc il vaudrait mieux qu'il n'y en ai plus beaucoup !!!
Pour le problème du renouvellement, si les ressources nous permettent de consommer du pétrole pendant des milliers d'années, voir des dizaines de milliers d'années, y a quand même pas trop péril en la demeure. Il y aura largement le temps de trouver une alternative au pétrole. Donc, le problème du renouvellement des réserve n'en est pas un (enfin, pas avant très très longtemps).

Quant à la catastrophe écologique, apparemment, le réchauffement de la planête, c'est aussi un truc bidon. Il semble bien que les mesures faites par satellites ne donnent qu'un réchauffement dérisoire sur 20 ans. Je ne dis pas que le relargage de carbone dans l'atmopshère ne présente pas un risque à terme. Mais, il semble bien qu'on ait une grosse marge, là aussi.

De toute manière, on ne nous demandera pas notre avis pour l'utilisation du pétrole. Tant que les grosses compagnies pétrolières controleront la production et le marché international, elles auront intérêt à ce que cette situation perdure et, vu que les quantités de pétrole sont en réalité énormes, on continuera à fonctionner au pétrole pendant des siècles et des siècles.

Ceux qui croient au peak oil en se disant "super, on va passer à autre chose, à des énergies renouvelables et une décroissance économique" se fourrent complètement le doigt dans l'oeil. Ce sont les compagnies pétrolières et tous les pouvoirs politiques et militaires qui y sont liés qui décident. Et vu que la situation est idéale pour eux, ils vont la maintenir telle quel (bref, continuation d'une économie basée sur le pétrole, controle de la production et de la distribution, etc...).

C'est au contraire si le pétrole est ultra abondant et exploitable presque partout qu'on a une chance d'en abandonner l'utilisation. Parce qu'alors, ça sera beaucoup moins un enjeu de pouvoir puisque ça sera un pouvoir beaucoup moins controlable par quelques sociétés et beaucoup plus facilement controlable par les différents peuples. L'abondance rend caduque la possibilité de controle.

#24 Mike

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Posté 02 octobre 2005 à 20:58

Citation

Ca montre au contraire que la théorie de Gold est bonne. Le fait qu'il y ait UNE fougère, au milieu du charbon, montre que la fougère a été prise dans un liquide. Probablement du pétrole, comme le disait Thomas Gold. Pétrole qui s'est ensuite transformé en charbon.
J'ai passé mon enfance sur les terrils. On y trouve des traces d'écorces d'arbres scultées dans la roche et à l'intérieur de la courbe des restes de charbon donc dans ce cas, le végétal a été recouvert par une "terre" qui est devenue de la roche et  ensuite il c'est bien transformé en charbon.  je ne vois pas où le pétrole intervient.
FIN D'UN EMPIRE

#25 golem

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Posté 02 octobre 2005 à 23:16

Citation

Ca montre au contraire que la théorie de Gold est bonne. Le fait qu'il y ait UNE fougère, au milieu du charbon, montre que la fougère a été prise dans un liquide. Probablement du pétrole, comme le disait Thomas Gold. Pétrole qui s'est ensuite transformé en charbon.

La fougère en question est rare et ramarquable, c'est pour cela qu'on l'a prise en photo, mais le reste de ce qu'il y a autour est AUSSI des restes de débris de plantes, effectivement, feuille et autre.

le charbon conserve la trace des végétaux qui l'ont composé.

#26 aixur

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Posté 05 octobre 2005 à 22:20

golem, le Lundi 03 Octobre 2005, 00:18, dit :

La fougère en question est rare et ramarquable, c'est pour cela qu'on l'a prise en photo, mais le reste de ce qu'il y a autour est AUSSI des restes de débris de plantes, effectivement, feuille et autre.

le charbon conserve la trace des végétaux qui l'ont composé.
Mais non, ce qu'il y a autour du tronc, c'est visiblement comme de la roche (au niveau de l'organisation de la matière bien sur. J'ai bien compris que c'est du charbon). Et le tronc est pris dedans.

Qu'il y ait des inclusions de débris de plantes aussi à coté, ça relève du même phénomène que l'inclusion du tronc. Mais ça ne change rien à ce que je dis plus haut. Ces inclusions prouvent au contraire que les plantes ou débris de plantes en question ont coulé dans une matière (du pétrole certainement) qui, à l'époque, était liquide.

#27 golem

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Posté 05 octobre 2005 à 23:19

on n'est pas convaincu par les même choses, pour moi ça ne prouve rien du tout, au contraire:
si la zone avait été immergée dans un liquide tout les débrits seraient soit dans le fond parce que plus lourds, soit au dessus perce que plus légers. ou alors le "pétrole" était agité, tout mélangé, et il s'est figé d'un seul coup, totalement illogique. un liquide qui se solidifie a largement le temps de décanter, toutes les impurtés tombent dans le fond.

on sait que le méthane qui compose les hydrates de méthane sont fabriqués par des bactéries, il y a la surement plus d'énergie a récupérer dans ce produit que dans le pétrole, bien qu'ils ne soient pas encore exploité les hydrates le seront surement un jour ou l'autre et personne n'a tenté de nous faire croire que c'est du méthane fossile.

pourquoi voudrait on nous faire croire des conneries sur le pétrole ?

il y a énormément de méthane produit sur le globe, seul celui qui est produit sous les mers entre 300 et 1000 metre de profondeur est piégé dans les hydrates, le reste, tres légé, s'envolle dans les couches supérieurs de l'atmosphére, là les molécules sont brisées par les UV et l'hydrogène est dispersé dans l'espace.



on a visité des mines antiques, en exploitation il y à mille ans, les poutres de bois se sont transformés en charbon (en seulement dix sciecles), réaction catalytique dont on ne connait pas bien le fontionnement mais on suppose que la glaise joue un role, étant toujours disposé en couche a proximité des gisements de charbon.
catalyseur minéral ou ou biomasse mangeuse de fibre, quelle que soit le vecteur réel de transformation, le charbon était à l'origine un végétal. on ne sait pas ce qui le transforme mais on sait de quoi il est fait.

si ce n'est pas les végétaux qui se transforment en charbon pourquoi les arbres entiers et les débruits nombreux qu'on retrouve dans le charbon sont eux aussi tranformés en charbon ? ne devraient ils pas pourrir si le charbon est fait d'autre chose que de végétaux ?

ne t'es tu jamais rendu compte en faisant un feu de camp que les végétaux se transforment assez facilement en charbon ?

quelques minutes suffisent à 800°, quelques sciècles a température géologique avec un catalyseur.

#28 petrus

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Posté 05 avril 2006 à 17:06

Article du Wall Street Journal au sujet de l’origine du pétrole brut

La bizarre réserve vide de Louisiane pousse les experts du pétrole à chercher une plus large signification

Par Christopher Cooper
Reporter de l’équipe du Wall Street Journal
Le 16 avril 1999

HOUSTON -- Une chose mystérieuse est arrivée à Eugene Island 330.

La production d’un gisement de pétrole, profond dans le Golfe du Mexique près de la côte de Louisiane, est censée avoir diminué il y a des années.  Et pendant un moment, elle s'est comportée comme n'importe quel champ normal : Après sa découverte en 1973, le rendement d’Eugene Island 330 a fait une pointe d’environ 15 000 barils par jour.  Depuis 1989, la production avait diminué à environ 4 000 barils par jour.

Puis soudainement -- certains disent presque inexplicablement -- les richesses d'Eugene Island s’inversent.  Le champ, exploité par la Compagnie PennzEnergy, produit maintenant 13 000 barils par jour, et les réserves probables sont monté en flèche de 60 millions à plus de 400 millions de barils.  Plus étrange encore, les scientifiques étudiant le champ disent que le brut sortant du conduit a un âge géologique tout à fait différent de celui du pétrole qui a jailli il y a 10 ans.


Rempli jusqu’au bord [ ? Fill’er up ?]

Ce qui a mené quelques scientifiques à une théorie radicale : Eugene Island se recharge rapidement, peut-être depuis une source intarissable à quelques milles sous de la surface de la terre. Qui, disent-ils, augmente la possibilité terriblement alléchante que le pétrole n’est peut-être pas la ressource limitée qu’il est supposé être.

« Une façon de me flinguer », dit Jean Whelan, un grand chercheur géochimiste de l'établissement océanographique « Woods Hole Oceanographic Institution » au Massachusetts.  En rapport avec le Woods Hole depuis 1973, le Dr Whelan dit qu'il se considérait comme un penseur traditionnel jusqu'à ce qu'il rencontre le phénomène dans le Golfe du Mexique.  Maintenant, il dit, « Je crois qu'il y a juste un énorme réseau de pétrole migrant » profondément sous terre.

La sagesse traditionnelle dit que l'offre mondiale du pétrole est limitée, et qu’il s’est déposé dans des réservoirs horizontaux près de la surface dans un processus qui a pris des millions d'années. Depuis, l’économie de pays entiers dépend de la notion fondamentale que les réserves de pétrole sont épuisable, toute évidence contraire « changera la façon de voir le jeu des gens, mettra la vision mondiale à l'envers », dit Daniel Yergin, un futurologue du pétrole et consultant en matière d'industrie à Cambridge au Massachussets.  Pétrole et ressource renouvelable ne sont pas des mots qui apparaissent souvent dans la même phrase. »


Mystère au Moyen-Orient

[ ? Doomsayers ?] Au contraire, le monde contient un pétrole bien plus exploitable que ce que l’on croyait encore il y a 20 ans.  Entre 1976 et 1996, les réserves de pétrole globales estimées se sont accrues de  72%, à 1,04 milliards de barils. Beaucoup de cet accroissement est venue ces 10 dernières années, avec l'introduction dans le domaine pétrolier des ordinateurs, qui ont rendu sans surprise les forages.

Pourtant, la plupart des géologues sont aux abois pour expliquer pourquoi le plus grand gisement de pétrole du monde, le Moyen-Orient, a plus que doublé ses réserves les 20 dernières années, en dépit d’un demi siècle d'exploitation intense et de relativement peu de nouvelles découvertes.  Il faudrait une joliment grande pile des dinosaures morts et de plantes préhistoriques pour expliquer les 660 milliards de barils de pétrole estimés dans la région, note Hyne Normand, un professeur de l'Université de Tulsa en Oklahoma.  « Les théories bizarres s'avèrent souvent être exactes », dit-il.

Même certaines de la plupart des sérieuses compagnies pétrolières US trouvent les découvertes d'Eugene Island intriguantes.  « Ces réserves se remplissent de pétrole », reconnaît David Sibley, un géologue de Chevron Corp qui a surveillé le travail à Eugene Island.

Toutefois, M. Sibley avertit qu’il reste beaucoup de recherche à faire sur l’origine de ce pétrole.  « En ce moment, ce n'est pas noir et blanc.  C’est gris », dit-il.

Bien que le monde ait foré pour le pétrole pendant des générations, la nature de la ressource ou l’activité souterraine qui a mené à sa création est peu connue. Et parce qu’encore les estimations conservatrices disent savoir que les réserves de pétrole dureront 40 ans ou plus, la plupart des grandes compagnies pétrolières ne sont pas très concernées par la chasse aux sources profondes comme la réserve que les scientifiques croient pouvoir exister sous Eugene Island.

Les sciences économiques n'ont jamais gêné les théoriciens, cependant. Thomas Gold, un astronome respecté et professeur honoraire à l'Université de Cornell à Ithaca dans l’état de New York, a soutenu pendant des années que le pétrole est en réalité renouvelable, un sirop primordial continuellement élaboré par la Terre dans des conditions ultra-chaudes et une pression énorme.  Pendant que cette substance émigre vers la surface, elle est attaquée par des bactéries, lui donnant l’apparence d’avoir une origine organique remontant aux dinosaures, dit-il.

Tandis que beaucoup de scientifiques négligent la théorie du Pr Gold comme non prouvée, « Elle a fait de moi un croyant inconditionnel » , dit Robert Hefner, Président de « Seven Seas Petroleum Inc. », une société de Houston spécialisée dans les forages ultra-profonds et qui a travaillé avec le professeur sur ses expériences.  Seven Seas continue à employer des méthodes « conventionnelles » dans ses recherches de réserves, bien que des désaccords fassent souvent résonner les halls de la compagnie.  « Mon patron et moi hurlons à toute heure l'un sur l'autre au sujet de ces théories », dit Russ Cunningham, un géologue directeur d'exploration de Seven Seas qui n'est pas vendu aux idées du Pr Gold.


Aspirer l’énergie

Sachant que les théories intelligentes ne remplissent pas les réservoir de gaz, Roger Anderson, océanographe et directeur exécutif du « Columbia University’s Energy Research Center » à New York, a proposé d’étudier le comportement du pétrole dans uns réserve dans l’espoir de trouver une nouvelle manière d'aider des compagnies à aspirer vers le haut ce que leurs forages laissaient.

Il s'est concentré sur Eugene Island, une montagne en forme de haricot sous la surface qui plonge à pic dans les profondeurs du Golfe. Eloigné d’environ 80 milles des côtes de Louisiane, le paysage sous-marin entourant Eugene Island est détaché de ce monde, coupé de profondes fissures et de failles qui spontanément vomissent du gaz et du pétrole.  En 1985, pendant qu'il se tenait sur la plate-forme d'un bateau crevettier remorquant un renifleur de pétrole dans la zone, le Dr Anderson réfléchit sur l'histoire étrange d'Eugene Island.  « Migration du pétrole et production anormale.  J’ai assorti et lié les deux idées ensemble », dit-il.

Cinq ans après, le Ministère de l'Energie US [ ? ponied ?] a libéré jusqu’à 10 millions de dollars pour étudier la formation géologique d'Eugene Island, et particulièrement le curieux comportement du champ à son sommet.  Un consortium de compagnies de location, gros morceaux de la formation, comprenant des géants tels que Chevron, Exxon Corp et Texaco Corp, se sont associés à la concession fédérale.


Temps et espace

Les chercheurs d'Eugene Island ont commencé leur étude à peu près en même temps que la présentation de la technologie sismique à trois dimensions aux affaires pétrolières, permettant aux géologues de voir les réserves d’avenir comme des cavernes dans la terre plutôt que comme des lignes sur un morceau de papier.

Prenant la technologie un pas plus loin, le Dr Anderson a utilisé un ordinateur puissant pour empiler les images à trois dimensions d'Eugene Island l'une sur l'autre.  Cela a donné une image 4-D, montrant non seulement la réserve en trois dimensions spatiales, mais montrant aussi le mouvement de son contenu dans le temps pendant que PennzEnergy siphonnait le pétrole dehors.

Ce que le Dr Anderson nota pendant qu'il faisait jouer son modèle en accéléré fut combien de pétrole PennzEnergy avait manqué au cours des années.  Le brut restant, entouré par l'eau et oscillant comme les globes géants de Jell-O dans le modèle de l'ordinateur, a donné à PennzEnergy de nouveaux objectifs tel comme était retravaillé Eugene Island.

Ce qui captivait les scientifiques, bien que c’était une large faille dans le coin inférieur du scanner de l'ordinateur c’était le jaillissement, comme d’un tuyau de jardin, du pétrole.  « Nous pourrions voir le jet », dit le Dr Anderson.  « On n’a même pas débattu de ce qui se produisait ».

Le Dr Whelan de Wood Hole, invité par le Dr Anderson a se rejoindre à la recherche d'Eugene Island, a postulé sur ce gaz de méthane surchauffé -- un composé qui peut absorber de grandes quantités d'huile – était porteur du brut d'une source profonde en dessous.  L'âge du brut poussé par le jet, et sa plus haute température ont aidé à soutenir la théorie. Les scientifiques ont décidé de forer dans la faille.


Coup de malchance

Comme prospecteurs, les scientifiques étaient assez chanceux.  Comme chercheurs ils ne l'étaient pas.  Ils ont foré au premier coup un puits de gaz naturel, une poche aussi pressurisé « cela nous a effrayés », dit le Dr Anderson ; ce puits produit toujours.  Cependant, au deuxième coup, la faille s’est effondrée.  « Du pétrole a coulé.  J'en ai 15 gallons dans mon cabinet », dit le Dr Anderson.  Mais ce n'était pas assez réussi pour avancer la théorie du Dr Whelan.

Un troisième puits a été foré dans un lieu sur un bail adjacente, où la faille disparaissait de la vue séismique.  Les chercheurs ont manqué la coulée mais ils ont frappé une réserve assez grande, qui produit toujours.

C’était en 1995, quand les scientifiques ont manqué d'argent pour les concessions et PennzEnergy a perdu les intérêts en continuant.  « Je n'escompte pas la possibilité qu'il y ait du pétrole entrant dans ces réserves », dit William Van Wie, un vice-président haut placé de PennzEnergy.  « Je demande seulement le taux ».

Cependant, le Dr Whelan n'a pas perdu intérêt et il a cherché à étudier plus loin les mystérieux orifices d'infiltration. Tandis que les géologues industriels supposaient généralement que de telles éruptions sont simplement des fissures dans un réservoir de pétrole peu profond, sans en être sûrs.  Notant que beaucoup d'infiltrations se produisent dans l'eau profonde, plutôt que dans le relativement peu profond plateau continental, le Dr Whelan s’émerveille si elles peuvent être liées à une source plus profonde.

Cet été, un minuscule sous-marin affrété par un chercheur de l'Université de l'Etat de Louisiane essayera d'installer une série d'appareils de mesures sur les orifices près de la propriété d'Eugene Island.  L’espoir du Dr Whelan est que cela lui donnera une certaine idée de la rapiditè de remplissement d’Eugene Island.  « Nous devons savoir si nous parlons d’années ou si nous parlons des centaines de milliers d'années », dit-il.


URL de cet article [il faut être enregistré pour le consulter] :
http://interactive.w...47795357823.djm


Source : http://www.oralchela...om/faq/wsj4.htm

#29 le témoin

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Posté 06 avril 2006 à 18:32

Désolé mais cette "découverte" ne remet pas forcément en cause l'origine biologique du pétrole. En effet d'aprés le texte le remplissage du champs épuisé s'effectue par un jeu de faille au fond du réservoir pétrolier mais rien ne dit que celui-ci soit abiotique. Il peut simplement s'agir de pétrole provenant d'un réservoir plus profond et qui remonte par la faille pour remplir ce réservoir-ci plus superficiel.