Origine du pétrole
Processus chimique continu plutôt que gisement fossile
Par Siegfried E. Tischler, doctorat ©Mai 2004
Professeur à l'Université de Graz, Autriche Université de Riau, Indonésie
Ainsi que l’a suggéré le professeur Thomas Gold, le pétrole brut ne résulte pas de la décomposition d’organismes vivants mais est créé par des processus d’hydrogénation qui ont lieu au cœur de la Terre, comme le prouvent les isotopes de l’hélium.
Le cycle de vie de Gaïa
Dans les années 1970, le nouveau concept de la tectonique des plaques (1) a fourni une explication autosuffisante et rationnelle de l’évolution géologique de la Terre. Ce modèle admet comme vérité non démontrable le fait que notre planète, aujourd’hui, est le vestige refroidi de matières cosmiques en fusion qui se sont séparées pour former un noyau fait de nickel et de fer, un manteau de silicates ferreux et une croûte de silice alcaline.
Ce type de raisonnement s’est développé au cours des XIXe et XXe siècles. À cette époque, selon les idées du darwinisme, le monde vivant se devait d’aller vers l’optimisation. Ainsi, rien d’existant ne peut être idéal car tout est perfectible (2). Cette conception évolutionniste s’étendait à la compréhension du monde inanimé (3).
Les étudiants les plus attentifs n’ont jamais saisi que seul 0,05 % de l’ “épaisseur” de la Terre était visible. Les 99,05 % restants (si ce n’est plus) font l’objet d’hypothèses plus ou moins sensées. De ce fait, la géoscience est probablement la plus ésotérique de toutes les sciences dures. Ainsi, il est nécessaire, pour travailler, que le géoscientifique ait une foi immense dans les théories et qu’il adopte celle de la “dissonance cognitive” (4) (selon laquelle il faut être capable de ne pas tenir compte des données factuelles).
Selon le modèle de la tectonique des plaques, les plaques de la croûte continentale “dérivent” sur les plaques, plus lourdes, de la croûte océanique. La nouvelle science qu’est le paléomagnétisme a montré dans les années 1960 que les roches qui forment le fond des océans sont magnétisées selon le champ magnétique terrestre qui régnait à l’époque de leur formation. Un schéma symétrique de polarisation magnétique opposée existe des deux côtés, à l’écart des rides médio-océaniques. Ce schéma prouve deux choses. Tout d’abord que le champ magnétique terrestre subit des inversions de pôle périodiques. Le schéma prouve également que la Terre n’a pas été créée une fois pour toutes mais qu’elle continue de se former. L’Islande repose sur la dorsale médio-atlantique et elle est la preuve que la croûte océanique se crée continuellement par des éruptions volcaniques. La nouvelle croûte (qui se forme surtout dans l’océan Atlantique) plonge sous les plaques continentales plus légères pour se “consumer” dans l’asthénosphère (5). La “ceinture de feu du Pacifique” illustre parfaitement ce modèle cyclique car elle réalise la destruction “compensatoire” (c’est-à-dire qu’il existe un double mécanisme simultané de création et de destruction de la croûte océanique).
Le “moteur” de cette activité est, selon les principes de la tectonique des plaques, l’activité thermique de l’intérieur de la Terre qui est induite par des déchets radioactifs. Des points chauds jalonnent les océans du monde, créant des volcans sous-marins qui forment des îles volcaniques.
Depuis que le scientifique Jim Lovelock a initié une approche plus holistique des sciences de la terre, les scientifiques ont envisagé les interactions des différentes sphères de Gaia (concept de la “Terre vivante”, d’après la déesse grecque de la Terre).
La planète différencie deux phénomènes. La matière qui monte dans les volcans est incorporée à la lithosphère, à l’atmosphère, à l’hydrosphère et, il ne faut pas l’oublier, à la biosphère. La matière qui est ramenée dans l’asthénosphère, aux points de subduction est différente. Il s’agit d’un mélange d’éléments dont les restes se mélangent aux continents le long des chaînes de montagne qui se forment derrière les zones de subduction, à l’endroit où le surplus de croûte océanique s’enfonce dans le manteau.
Un des éléments les plus importants du cycle de la vie de Gaia est le carbone. Il connaît trois isotopes naturels. Le carbone 12 représente 98,89 % de tous les atomes de carbone et sert de référence pour l’échelle de masse atomique. Le carbone 13, seul isotope magnétique, est de ce fait très important pour les études de la structure des composés contenant du carbone (résonance magnétique). Le carbone 14 est formé par le bombardement des atomes d’azote par des rayons cosmiques, dans la haute atmosphère. Il est radioactif, avec une demi-vie de 5 706 ans. La quantité de carbone qui reste dans un objet ancien peut être utilisée pour évaluer son âge.
Les manuels qui traitent de la composition de la Terre se heurtent à un problème fondamental : le déficit important de carbone (6) impliqué dans le “métabolisme” de la Terre. Le carbone qui “sort” n’est réabsorbé que partiellement dans les “entrailles” de la Terre. Une partie est absorbée par les squelettes d’organismes morts sous forme de carbonate de calcium ; il s’agit surtout de calcaire, principalement comme récif corallien et, dans de moindres proportions, comme débris d’exosquelettes de mollusques ou comme lumachelles (roches calcaires essentiellement formées de coquilles de Lamellibranches plus ou moins brisées). Une autre partie encore est absorbée par la biomasse qui est largement composée de carbone. Mais un déséquilibre existe en termes de volume !
Encore plus préjudiciable à notre compréhension du cycle du carbone : des quantités incroyables de carbone, sous forme de méthane (CH4), s’échappent de la Terre. Si ce fait ne passe pas inaperçu, il reste néanmoins peu décrit. Thomas Gold (cf. note 14) décrit le phénomène des explosions de méthane qui précèdent et accompagnent les séismes. Le méthane provoque les incendies qui sont souvent associés aux secousses sismiques. Les animaux sont énervés ou agités avant les séismes car ils sentent le méthane qui s’échappe.
En présence de méthane, l’eau gèle à 7 °C. Étant donné que l’eau est plus dense (plus lourde) à 4 °C, près des fonds océaniques se trouve une zone où le méthane s’échappe dans les océans (qui représentent 70 % de la surface terrestre) sous forme de glace (7) appelée hydrate de méthane. La quantité d’hydrate de méthane évaluée est telle que, amoncelée sur la surface de l’Autriche, elle atteindrait 11 600 km (soit 2 % de la distance à la Lune). Cette estimation n’inclut pas l’hydrate de méthane qui est emprisonné dans les pergélisols de la planète.
Ces importantes quantités de carbone n’entrent dans aucune évaluation concernant l’équilibre du volume de carbone (des deux côtés de l’équation). Alors, pourquoi leur accorder du crédit ?
D’après la théorie en vigueur concernant la formation du pétrole, les matières organiques mortes qui sont dans les océans coulent vers le fond, s’y décomposent (dans des conditions d’anoxie - ou euxiniques) et forment le pétrole brut. Il se peut que ce cycle se produise, dans une certaine mesure, dans la mer Noire (qui est isolée des océans par le détroit des Dardanelles et qui représente la région type pour les environnements euxiniques) mais il n’y a aucun exemple actuel que cela ait lieu ailleurs. Ce fait contredit le principe de “l’actualisme” selon lequel “le présent est la clé du passé”.
Formation des éléments chimiques dans le système solaire
Nous n’avons eu aucune raison de croire une autre “théorie” que celle la “logique du consensus”. Cette dernière a élevé le paradigme de la formation du pétrole au rang ridicule que le principe de l’évolution avait atteint en son temps grâce à un apprentissage machinal et à la répétition d’un canon choisi par les anciens de la “religion du progrès”. Nous avons énoncé le mot “théorie”, toutefois il serait préférable de dire “hypothèse”, celle-ci devant être prouvée empiriquement pour devenir une théorie.
Le “pétrole brut” est un mélange complexe composé principalement d’hydrogène et de carbone. Les autres éléments chimiques présents sont, en termes de volume, insignifiants. Les chaînes hydrocarbonées sont des assemblages fragiles et complexes ; elles ne sont stables que dans des conditions analogues à celles que toute vie (telle que nous la connaissons) peut supporter. Cette spécificité réunit un ensemble de conditions physico-chimiques et les hydrocarbures qui sont le royaume de la chimie organique, la chimie des composés carbonés.
Il serait tentant de penser que les hydrocarbures (utilisés pour les hot rods, voitures personnalisées) et l’autre forme de carbone, les diamants (le meilleur ami de la femme), auraient fait des composés carbonés le “rien” le plus connu. Quelle surprise pour tous (surtout pour les spécialistes de la chimie organique) quand la “buckyball” (la molécule de carbone, la C60, dont le nom correct est “Buckminsterfullerene”), une forme cristalline du carbone jusque-là inconnue, fut découverte en 1985 par Rick Smalley (Shell Chemical Company, États-Unis) et Harold Kroto (spectroscopiste, université de Sussex, Angleterre) (
En 1953, Fred Hoyle, astronome et cosmologiste, émit une théorie (9) afin d’expliquer la raison pour laquelle l’activité solaire ne pouvait produire 30 % des éléments chimiques connus (comme cela est indiqué par les recherches spectrographiques sur le Soleil). Les nuages d’hydrogène cosmiques (chaque atome étant constitué d’un proton, d’un neutron et d’un électron) s’agrègent jusqu’à ce que, sous l’effet des pressions gravitationnelles, la température à l’intérieur des nuages atteigne cinq millions de degrés. Là, les protons se déplacent avec assez d’énergie pour qu’une collision ait lieu. Celle-ci aboutit à leur fusion en deutérium. Puis les atomes de deutérium (noyaux d’hydrogène 2) se combinent à leur tour avec des protons pour former de l’hélium 3. Il s’agit de l’isotope de l’hélium, avec trois protons et trois neutrons en son noyau.
L’hélium 3 n’agit pas avec les protons mais des expériences ont montré que la fusion de deux noyaux d’hélium 3 peut engendrer un noyau d’hélium 4 (l’isotope de l’hélium avec quatre neutrons dans son noyau) en éjectant les deux protons en trop. Le résultat de cette chaîne proton-proton est la conversion de quatre atomes d’hydrogène en un atome d’hélium. En fait, des neutrons sont “capturés”. Ce processus de “formation” d’éléments par la capture de neutrons affecte le fer (masse atomique 56), le plus stable de tous les éléments, puis l’activité solaire s’arrête par manque d’énergie.
Les astres semblables au Soleil connaissent plusieurs stades d’évolution dont le dernier est celui de supernova : une étoile manque d’énergie (hydrogène) et connaît un effondrement gravitationnel. Cette implosion augmente de nouveau la température et la pression jusqu’à dépasser un seuil (10) au-delà duquel l’énergie accumulée se libère au moyen d’une explosion. Au cours de ce processus (qui libère beaucoup plus d’énergie que n’en libère l’activité du Soleil) tous les autres éléments chimiques naturels sont fabriqués et le cycle de l’histoire stellaire peut de nouveau recommencer. L’explosion d’une supernova forme une nébuleuse qui atteint le moment angulaire.
Ainsi que l’ont décrit Kant et Laplace au xviiie siècle, les planètes se forment par accrétion de matière. Les débris issus de l’explosion d’une supernova sont séparés selon leur masse car ils sont propulsés à des distances considérables en fonction de celle-ci. Les planètes intérieures seront de petits corps telluriques (avec une structure rocheuse) alors qu’avec l’éloignement, les planètes deviennent énormes mais sont constituées d’éléments légers ; ce sont les géantes gazeuses qui se sont formées aux confins du système solaire (11).
Étant donné que notre système solaire contient tous les éléments chimiques naturels connus, il est évident qu’il est issu d’une supernova et que par conséquent c’est une formation cosmique de deuxième génération. Voilà à peu près jusqu’où vont nos connaissances de l’histoire cosmique de notre système solaire.
De l’hélium dans la matière terrestre
Sir Fred Hoyle et Chandra Wickramasinghe ont montré par la spectroscopie qu’une portion importante de l’Univers est de nature organique (12). Dans cette optique, le professeur Thomas Gold, de l’université de Cornell (États-Unis), soutint qu’une proportion similaire de la matière qui s’est agrégée pour former notre planète a dû également être de nature organique ! Un de ses arguments clés concernait la composition isotopique de l’hélium dans la matière terrestre.
Bien que l’hélium ne soit présent dans l’atmosphère terrestre qu’en proportions infinitésimales (0,0005 %) et en faible quantité dans des minéraux radioactifs, des météorites ferreuses et des sources minérales, des quantités importantes d’hélium composent (à 7,6 %) le gaz naturel (le méthane, CH4).
L’isotope ordinaire de l’hélium, l’hélium 4 (4He), “a pour origine probable des émetteurs alpha radioactifs situés dans des roches.” (Encyclopédie Encarta® 2002). L’Encyclopaedia Britannica (dans sa version en ligne) est légèrement moins énigmatique sur l’origine de l’hélium : l’hélium présent sur Terre n’est pas un composant essentiel de la Terre mais a produit des déchets radioactifs. Les particules alpha, éjectées du noyau de substances radioactives plus lourdes, sont les noyaux de l’hélium 4.
Par conséquent, les radiations radioactives des particules alpha ne constituent pas un phénomène électromagnétique ; ce sont des rayonnements de particules ! La science “je-sais-tout” décréta en 1959 que “les particules alpha ont peu d’importance car les couches supérieures de la peau empêchent ces radiations de pénétrer dans le corps humain” (Encyclopédie Encarta® 2002). Ainsi, personne ne s’en est vraiment préoccupé depuis. Sur Terre, au niveau de la mer, l’hélium est présent dans une proportion de 5,4 parties par million de l’atmosphère. Cette proportion augmente légèrement avec l’altitude. Environ une partie par 700 000 d’hélium atmosphérique est de l’hélium 3 (3He) qui serait un produit de la décomposition du tritium (13), isotope radioactif de l’hydrogène de masse 3. La plus grande part de l’hélium atmosphérique est l’isotope 4 (4He). Quand les organismes inspirent de l’air, ils inspirent ce mélange de 3He et de 4He. Quand les organismes meurent, leurs restes renferment ce mélange d’isotopes d’hélium.
L’année 1987 a vu une des avancées les plus significatives de la cosmologie sensée (basée sur des faits et non sur les idées fantaisistes habituelles) quand Thomas Gold, l’inventeur de la radioastronomie, appliqua à notre “planète bleue” les résultats de sa quête de plus de dix ans pour éclaircir les mystères de l’espace (14). Il avança le concept de la “biosphère chaude des profondeurs” (15). Le corollaire de ce modèle de formation et d’évolution de la Terre est qu’elle n’a jamais été un astre en fusion et homogène qui s’est alors séparé en différentes sphères concentriques selon la densité ou la température de cristallisation des minéraux lors de son “refroidissement”. Thomas Gold soutient que l’”évolution géologique de la Terre n’est pas une fonction du refroidissement de l’ancien corps en fusion. Il s’agit plutôt d’une fonction d’équilibrage d’un hypothétique dépôt cosmique originelle. L’accrétion gravitationnelle, aidée par les impacts d’astéroïdes, est tenue pour responsable des processus thermiques indiqués par l’enregistrement géologique.
La véritable origine du pétrole brut
Le concept communément admis aujourd’hui, établi au XIXe siècle, est essentiellement fondé sur les données géophysiques, c’est-à-dire la réfraction des ondes de choc produites par des séismes (et aussi les secousses dues aux explosions provoquées par l’homme) et l’hétérogénéité des matières de différente densité dans les entrailles de la Terre. Toutes ces preuves sont indirectes et constituent dans l’ensemble une “vérité” qui a émergé du consensus de générations de scientifiques qui ont ajouté d’innombrables pierres au vieux modèle inductif dans lequel le souhait était la source des idées.
Aussi solides que soient les preuves, elles sont dénigrées et ne sont pas prises en compte (car hors “paradigme”). Quand Thomas Samuel Khun a écrit La Structure des révolutions scientifiques (16) il voulait peut-être faire un diagnostic de cette résistance. Certains se demanderont pour quelle raison il est prescrit à titre de thérapie.
Thomas Gold a montré que lorsque nous pensons à la biosphère, nous avons tendance à n’envisager que les écosystèmes visibles, omettant la possibilité que la Terre puisse également être vivante (17). Son concept de biosphère chaude des profondeurs maintient que les éléments généralement considérés comme ceux de la biosphère ne représentent probablement pas la moitié de toute vie terrestre !
Des trous sont forés jusqu’à 5 000 mètres de profondeur dans le cœur cristallin du bouclier scandinave, à l’intérieur de la structure formée par l’impact (d’astéroïde) à Siljan en Suède et dans un environnement similaire au Canada. Ces forages ont tous deux démontré la présence de pétrole brut et des bactéries viables ! Les roches, qu’elles soient ignées ou extrêmement transformées, auraient dû détruire, pendant leur formation, toute matière organique telle que nous la connaissons. Si le pétrole se constituait dans les déchets des organismes de la surface, comment pourrait-il descendre jusqu’aux sites où on le trouve actuellement ?
Dans son ouvrage précédent, The Millenium of Methane (cf. note 14), Gold présente des données concernant la composition isotopique de l’hélium et du méthane (gaz naturel) qui accompagnent le pétrole brut. Si le pétrole provenait des restes d’organismes “normaux” qui vivent dans les écosystèmes généralement considérés comme la biosphère, les traces d’hélium devraient contenir le mélange 3He/ 4He présent dans l’atmosphère. Au lieu de cela elles contiennent l’isotope 4He qui émane de l’intérieur de la Terre (dans les zones de rides), des volcans et d’autres environnements liés aux profondeurs de la planète. Gold fournit de nombreuses données analytiques afin de montrer que l’hélium qui est associé au pétrole brut (par le méthane) a une composition isotopique liée à une origine ”profonde”.
L’impossibilité physique pour toute vie “normale” d’exister à cinq kilomètres de profondeur, avec une telle pression et des températures extrêmes, et la présence d’hélium isotopique et de méthane associé au pétrole brut sont des faits soigneusement écartés par le paradigme officiel de la formation du pétrole. Les bactéries qui vivent à l’intérieur de la planète tirent leur énergie de processus de réduction (du méthane et, à un niveau moindre, des sulfates) et non de processus d’oxydation comme toute vie “normale” sur Terre.
La vie ”extrémophile” existe partout où les chercheurs prennent la peine de regarder : dans les réacteurs nucléaires, dans les cheminées volcaniques, dans les grabens sous-marins et même dans l’espace (18). Il ne s’agit pas d’un phénomène “moderne”. Paul Rincon, journaliste scientifique de la chaîne britannique BBC, a rapporté le 22 avril 2004 que les chercheurs avaient trouvé des preuves que les premières formes de vie se sont développées dans les écoulements de lave sous-marine. [On retrouve ici un processus naturel de fabrication des Bions (Wilhelm Reich), utilisant Terre+Feu+Eau] Les microbes ont cassé le verre volcanique pour trouver de la nourriture dans les pillow-lavas (laves en coussins) de la région de Barberton, en Afrique du Sud, 3,5 milliards d’années avant notre ère. En métabolisant ces matières, ils ont laissé derrière eux des structures tubulaires à l’intérieur desquelles se trouvent des traces de carbone organique. Les structures tubulaires modernes contiennent également des acides nucléiques et des traces plus importantes de carbone et d’azote, les éléments clés de la vie.
Les manuels qui traitent de la genèse du pétrole brut (19) régurgitent tous une histoire qui a paru sensée. Celle du colonel Drake qui fora en l’année fatidique 1859 un trou près de Titusville en Pennsylvanie (20). Sa tâche était de chercher du sel mais il découvrit le pétrole ! Le fait que des fissures de charbon existaient dans cette zone a conduit à une conclusion immédiate de la science “je-sais-tout” : le pétrole devait découler du charbon qui, en raison du bois fossilisé qu’il contient, dérivait forcément de matières végétales.
Dans les cent cinquante ans qui ont suivi pas une seule expérience a réussi à “créer” du pétrole à partir de matières végétales ou animales ! (21) Malgré cela, la géoscience institutionnalisée inculque à ses étudiants que le pétrole est une “énergie fossile” et qu’il est issu de la décomposition de matières organiques.
Les chimistes savent depuis longtemps comment synthétiser les molécules d’hydrocarbure plus complexes. L’hydrogénation est une réaction combinant l’hydrogène et des composés organiques insaturés (hydrocarbures). Ces composés ont au moins une paire d’atomes de carbone qui sont reliés par une double ou une triple liaison. Lorsqu’un composé insaturé est traité avec de l’hydrogène à une température adéquate et en présence d’un catalyseur (une substance qui doit être présente dans une réaction chimique sans être impliquée dans cette réaction), tel que du nickel, du platine ou du palladium finement divisés, la liaison multiple existant entre les atomes de carbone est rompue et un atome d’hydrogène se lie à chaque atome de carbone. Par exemple, quand l’éthylène (C2H4) est hydrogéné cela produit de l’éthane (C2H6).
L’hydrogénation est également utilisée avec des molécules plus complexes, permettant ainsi d’obtenir une grande variété de produits synthétiques importants pour la recherche et l’industrie.
Le procédé Bergius (du nom du chimiste allemand Friedrich Karl Rudolph Bergius, 1884-1949, prix Nobel en 1931) est utilisé à grande échelle, dans de nombreux pays où les ressources en pétrole sont faibles. Ce procédé utilise le charbon et le coaltar comme matières premières. Le charbon, mélangé à une huile lourde, est broyé en une pâte fine et il est chauffé avec de l’hydrogène, sous pression, en présence d’un catalyseur composé de sulfures métalliques. L’huile ainsi obtenue est encore hydrogénée et une troisième hydrogénation donne de l’essence. Une tonne de charbon donne environ 300 litres d’essence. Le procédé Fischer-Tropsch (du nom des chimistes allemands qui l’ont développé) était très utilisé en Allemagne dans les années 1930 pour produire du pétrole synthétique et du combustible diesel. Ce procédé utilise un mélange de monoxyde de carbone et d’hydrogène gazeux, avec un catalyseur contenant du nickel, du cobalt ou du fer modifié.
Le processus d’hydrogénation qui a lieu dans les entrailles de la Terre semble être un modèle de formation du pétrole brut plus probable que celui que nous assènent les apôtres de la religion de ”l’énergie fossile”. Ce modèle expliquerait la présence de pétrole dans des zones telles que :
- la côte californienne qui recouvre une zone de subduction (où la croûte de l’océan Pacifique plonge sous le continent nord-américain) et qui est proche de la faille de San Andreas, une des régions les plus mobiles de la croûte terrestre,
- Le golfe du Biafra où le continent africain est endommagé vers l’est comme le montre sa géomorphologie,
- De l’autre côté de l’Atlantique, au large de la côte brésilienne, à l’endroit où les puits de pétrole sont forés dans une des mers les plus profondes ; un pied de nez au paradigme en vigueur,
- Le bassin de Muglad en Somalie qui est assez proche du graben est-africain le long duquel les parties orientales de l’Afrique se détachent du reste du continent,
- Les Highlands de Papouasie-Nouvelle-Guinée, un orogène (région de constitution de montagnes) encore actif,
- La mer du Nord, où le cratère d’impact dénommé “Silverpit“22, estimé à 65 millions d’années (comme l’impact du Chicxulub dans la péninsule du Yucatán au Mexique), est très proche d’une zone productrice de pétrole,
- L’archipel indonésien qui est une des zones les plus mobiles de la planète ; le pétrole y est produit dans plusieurs régions.
Aucune des régions citées précédemment n’a de formations sédimentaires importantes qui pourraient jouer le rôle de “roches mères” ou de “roches réservoirs”. Le point commun de ces régions est qu’elles sont toutes des zones mobiles de la croûte terrestre ou qu’elles sont proches de structures qui pénètrent au plus profond de la planète. Il est censé de supposer que ces structures servent de tunnels par lesquels le pétrole, qui se forme continuellement à l’intérieur de la planète, remonte à la surface. À la lumière de ces arguments il est possible de soutenir que le lien entre le pétrole brut et la vie est différent de l’idée communément admise : le pétrole ne se forme pas à partir de la vie mais les hydrocarbures se trouvant à l’intérieur de la Terre aident à la vie de la biosphère chaude des profondeurs !
Pris entre les roches et position difficile
En tant que géologue s’intéressant aux roches dures depuis plus d’un quart de siècle, j’ai travaillé sur les cinq continents et j’ai eu d’innombrables occasions de débattre de la question avec des géologues spécialistes du pétrole. La plupart de ces discussions se sont achevées par des cris et en attaques ad hominem. Aucun des arguments précédemment cités n’a semblé pertinent. Cette attitude rappelle le commentaire du pape à propos de ”La Passion du Christ” : “C’est ainsi que cela s’est passé !
Le paradigme de la formation du pétrole actuellement à la mode est un peu plus qu’un dogme religieux apodictique. L’expression d’un quelconque doute équivaut à un suicide professionnel pour les spécialistes de l’industrie pétrolière. Les autres scientifiques sont ridiculisés et des remarques déplaisantes sont réservées pour tous ceux qui n’ont pas de connaissances spécifiques.
Cette conduite n’est pas sans rappeler les tactiques du ministre de la Propagande et de l’Information du IIIe Reich, Joseph Goebbels, qui a élevé le savoir-faire des maçons au rang d’art : “Plus vous enverrez le plâtre fort, mieux il collera !”. Appliqué au paradigme de la formation du pétrole cela donne : “Plus le mensonge est audacieux, plus il est crédible !” Le philosophe allemand Jürgen Habermas exige de tous les participants au discours intellectuel qu’ils adhèrent à l’observation participante (23). Ainsi, il prive la majorité des hommes de leur droit le plus fondamental : celui d’avoir son mot à dire sur les questions existentielles. Quand Thomas Khun (cf. note 15) installa dans le logiciel de la pensée moderne le concept des paradigmes à l’aide d’une “macro” (algorithme matérialisé), il fit pour le milieu universitaire ce qu’Habermas avait fait pour le genre humain : donner à tout le monde un ordre farfelu ! De cette manière, le milieu universitaire est abasourdi tout comme le grand public était considéré trop stupide pour pouvoir comprendre la “science”. En disant à chacun de s’occuper de ses affaires, le milieu universitaire est aussi cloisonné que le genre humain. Ces faits s’appliquent aux principes démocratiques. Les spécialistes (ceux qui savent) conseillent les élus pour leurs politiques. En réalité, de nombreuses questions existentielles sont réglées de manière totalement antidémocratique (24).
Les vrais scientifiques utilisent des termes particuliers afin de définir précisément les aspects les plus inconstants de leur travail alors que l’entreprise de la “science en gros” brandit la terminologie pour exclure les indésirables qui pourraient bouleverser ses paradigmes. La relecture scrutatrice des publications universitaires permettait l’autocensure afin de faire disparaître les travaux mal fondés. Cette pratique favorise l’adhésion aux paradigmes et introduit une censure entièrement différente. Le consensus des anciens à propos des résultats autorisés (quelle que soit la discipline scientifique) étouffe les progrès de la science. Il faut souligner que des avancées rapides se produisent dans des domaines tels que la technologie d’information ou le génie génétique car ce sont des disciplines tellement récentes qu’aucun paradigme ou code éthique ne les empêchent de passer de l’immoralité à la criminalité.
La fin du pétrole
Cet essai revient ici à son point de départ. En donnant au pétrole le nom d’ “énergie fossile”, une "macro" travaille sur les facultés cognitives des personnes qui tirent leur pouvoir de la combustion des hydrocarbures. Toute matière "fossile" est, par définition, appelée à s’épuiser. En continuant de prévoir "la fin du pétrole”, l’industrie pétrolière caresse subrepticement l’esprit de l’homme de la rue avide de pouvoir. Plus la fin de l’ “énergie fossile” est proche, plus il est aisé de justifier une flambée des prix. De cette manière le citoyen moyen est pris au piège ; il accepte n’importe quel prix à la pompe alors que des nations entières ne voient rien de mal à prendre le sentier de la guerre pour asseoir leur “puissance”
L’histoire du XXe siècle pourrait être réécrite à travers le prisme de toutes les guerres qui ont simplement été le moyen d’obtenir les quantités de pétrole nécessaires pour que le monde continue à se développer à l’allure la plus rentable. Mon article intitulé "Les grandes compagnies pétrolières et la guerre contre la drogue et le terrorisme” (NEXUS, n° 34) esquisse une manière alternative de relier les conflits militaires du siècle dernier.
Alors que les hommes de pouvoir arrogants commandaient simplement leurs sujets lors de la Première Guerre mondiale, le second conflit planétaire fut le résultat d’une hystérie collective et d’une manipulation brutale. Après la première série de massacres à grande échelle, le monde déclara : "Plus jamais ça !". Pourtant, vingt ans plus tard, les "führers" du genre humain ont montré que leur mémoire de l’histoire n’était pas plus grosse que celle d’une mouche. La création des Nations unies, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, fut aussi inutile que celle de la Société des Nations (après le premier conflit mondial) qui assura qu’il n’y aurait plus de guerre mondiale. Ces institutions ne parvinrent qu’à donner à leurs fondateurs un moyen de maintenir leur économie à flots en payant la note d’une guerre, par la “régulation” de l’industrie (de l’utilisation) des armes.
Quand des nations entières se rassemblent dans les wagons des trains qui se dirigent vers l’oubli, une “preuve scientifique solide“ est produite afin de justifier jusqu’aux actions les plus atroces. En 1956, le géologue travaillant pour la société Shell, M. King Hubbert, prédit (et ses prévisions se sont avérées) que la production de pétrole américain serait à son apogée au début des années 1970 puis qu’elle commencerait à décliner. La réalité politique constitua-t-elle une coïncidence ? La guerre de 1973 contre la Palestine a entraîné une flambée des prix du pétrole des hauts plateaux ; le projet d’exploitation des vastes réserves découvertes peu avant dans la mer du Nord devint donc viable. Kenneth Deffeyes a réalisé un travail similaire à celui de Hubbert à propos de la production mondiale de pétrole. Il a prévu qu’elle connaîtrait son apogée entre 2004 et 2008 (25).
Il semble difficile d’écarter l’existence d’un lien entre la position géopolitique américaine (son action unilatérale) et cette façon de penser.
Actuellement une hausse des prix importante des réserves de pétrole du bouclier argentin, découvertes à la fin des années 1970 (et qui furent à l’origine de la guerre des Malouines), est nécessaire afin de justifier les investissements faramineux qui permettront la production de cette ressource (qui serait dix fois plus grande que les réserves de l’Arabie Saoudite).
L’uranium appauvri et les puits de pétrole irakiens
Seuls les adeptes de la pensée latérale comprendront la raison probable pour laquelle l’Irak a été transformé en poubelle nucléaire. Quand la vérité sur les effets de l’utilisation d’armes à uranium (26) appauvri éclatera, la deuxième plus grande réserve de pétrole au monde restera enfouie.
Personne ne prendra le risque que ses enfants naissent anophtalmiques (sans yeux) ou même sans cerveau, avec les doigts collés ou avec d’autres malformations innommables.
Andy Kershaw a rapporté le 1er décembre 2001 dans le journal britannique The Independent, depuis Bassora, dans le sud de l’Irak, les effets abominables qu’avaient les armes à uranium appauvri sur la santé de la population locale.
Pendant la guerre du Golfe, les États-Unis et le Royaume-Uni ont pilonné la ville et ses alentours avec 96 000 bombes à uranium appauvri. Peu après, des enfants naissaient avec des malformations congénitales monstrueuses.
De 1991 (fin de la guerre du Golfe) jusqu’à 1994, la maternité de Bassora a eu 11 cas de malformation congénitale ; en 2000 il y en avait 221. L’hôpital a soigné quinze enfants atteints de leucémie en 1993 ; en 2000 il en a soigné soixante. Une étude portant sur les familles de 251 vétérans de la guerre du Golfe, dans le Mississipi, a révélé que 67 % de tous les enfants conçus par ces soldats après leur passage en Irak étaient nés sans yeux ou sans oreilles et même sans cerveau, et avec des malformations congénitales monstrueuses (Dr Lauren Moret, géologue environnemental, San Francisco Bay View, 11 juillet 2001).
Ces faits n’ont pas été relayés par d’autres médias et ont été enterrés sous des informations "plus intéressantes”27. Selon Larry Johnson, dans le Seattle Post-Intelligencer (4 août 2003) : “Le Pentagone et les Nations unies ont estimé que les États-Unis et la Grande-Bretagne ont utilisé 1 100 à 2 200 tonnes de bombes à uranium appauvri pendant les attaques sur l’Irak en mars et en avril 2003 ; beaucoup plus que les 375 tonnes supposées qui ont été utilisées pendant la guerre du Golfe de 1991.”
Quand des rapports similaires sur les effets sanitaires du second “viol collectif de l’Irak" émergeront de ce pays et des nations qui ont participé au "viol", des panneaux surgiront aux pompes : "Nous ne vendons que de l’essence faite à partir de pétrole NON-IRAKIEN".
De ce fait, les immenses réserves de pétrole d’Irak vont rester enfouies ; la hausse des prix qui en découlera va transformer le bouclier argentin en champ de plates-formes pétrolières et les hommes seront dans l’attente du prochain chapitre de l’histoire des grandes compagnies pétrolières.
Notes de fin
1. Dewey, J., " Plate Tectonics ", Scientific American 226 : 56-68, 1972.
2. Cette idée suit la pensée monothéiste qui fait de la vie terrestre l’antichambre du paradis. Les partisans des doctrines (religieuses, politiques ou scientifiques) gagnent bien leur vie en vendant des passeports pour une autre vie.
3. Windley, B.F., The Evolving Continents, Wiley & Sons, New York, ISBN 0-471-99475-8, 1977.
4. Le psychologue américain Leon Festinger proposa en 1957 une " théorie de la dissonance cognitive" selon laquelle l’équilibre émotionnel est atteint quand les perceptions sont en accord avec les attentes. Toutes les fois où la satisfaction ne peut être atteinte d’une autre manière, la perception est alors " filtrée". Voir également Milton, R., Forbidden Science, Fourth Estate, London, ISBN 1-85702-302-1, 1994. Le moteur de recherche Google© donne pour " dissonance cognitive " une litanie de références bibliographiques nouvelles sur Internet. (Le concept a encore été qualifié de pertinent !)
5. David Pratt cite de nombreux exemples de preuves provenant de diverses disciplines géoscientifiques afin de démontrer que la tectonique des plaques est loin de correspondre au paradigme géodynamique qu’il est devenu pendant les quinze dernières années du xxe siècle. Il conseille, de plus, une approche plus circonspecte du sujet. Voir Pratt, D., " Plate Tectonics : A Paradigm
Under Threat ", Journal of Scientific Exploration 14(3):307-352, ISSN 0892-3310/00, 2000.
6. Ehrlich, Paul R., Anna H. Ehrlich et J.-P. Holdren, Ecoscience : Population, Resources, Environment, Freeman, San Francisco, ISBN 0-7167-0567-2, 1972. C’est un livre étrange : un problème totalement incompréhensible est décrit avec des mots de tous les jours afin de le rendre passionnant.
7. Krenvolden, K.A. et L.A. Barnard, "H drates of natural gas in continental margins", in Watkins, J.-S. and C.L. Drake (eds), Studies in Continental Margin Geology, Amer. Assoc. Petroleum Geol. Memoir 34, 1982, pp. 63-144. Le fait que ces données ont été accessibles pendant vingt ans montre que la sciencesponsable et que la politique est criminelle. Pour plus d’informations voir également : Ellis Evans, J.-C. et D. Wynn Williams, "A Great Lake under the Ice", Nature 381 : 644-46, 2000 ; Stone, R., "Russian outpost readies for otherworldly quest", Science 279 : 658-61, 1998.
8. Aldersey Williams, H., The Most Beautiful Molecule : The Discovery of the Buckyball, J. Wiley & Sons, New York, 1995. Le nom du minéral est un hommage à l’architecte R. Buckminster-Fuller qui a rendu les dômes géodésiques populaires.
9. Hoyle, F., The Nature of the Universe, Basil Blackwell, Oxford, 1953.
10. Ce seuil est désigné sous le nom de " limite de Chandrasekhar " : toute masse supérieure à 1,4 fois la masse solaire n’explose pas pour devenir ensuite une supernova, elle implose et devient un " trou noir " auquel rien n’échappe.
11. Uranus est en orbite autour du Soleil à un angle oblique qui ne rentre pas dans le " paradigme officiel " de la formation des planètes. L’agence de presse Reuters a rapporté en juin 2002 la découverte d’une entité semblable à notre système solaire près de 55 Cancri, une étoile dans la constellation du Cancer (à quelques 41 années-lumière ou 41 012 km de la Terre) qui peut être vue à l’œil nu. Trois " géantes gazeuses " sont en orbite autour de 55 Cancri (comme dans notre système solaire). Dans une position analogue à celle de Mars, de la Terre et de Vénus se trouve le vide (ou la connaissance factuelle ?) dans lequel une autre Gaia se cache peut-être. Plus d’informations sur ce sujet sur http://www.jpl.nasa.gov/images/
12. Hoyle, F. et C. Wickramasinghe, Our Place in the Cosmos: Life did not begin on Earth – it arrived from space and is still arriving, Phoenix, London, 1993.
13. Le tritium 3H est un isotope radioactif de l’hydrogène. Il a une demi-vie de 12,43 ans et il se décompose par émission bêta pour donner de l’hélium 3 (3He). Le tritium est produit naturellement par l’interaction des rayons cosmiques et de l’azote et de l’oxygène, principalement dans les couches supérieures de l’atmosphère. Le tritium existe dans l’atmosphère sous forme de molécules d’eau tritiée et il passe de l’atmosphère à la surface de la Terre par le cycle de l’eau et par les pluies. Le rôle du tritium dans le cycle hydrologique fait qu’il est utilisé comme traceur pour suivre les mouvements de l’eau dans la nature. À la fin des années 1950 et au début des années 1960, d’importantes quantités de tritium anthropogénique ont été rejetées dans l’atmosphère en raison des essais d’armes thermonucléaires. Ce signal anthropogénique a complètement masqué les quantités infimes de tritium émis naturellement. Le tritium est également utilisé comme traceur en recherche chimique et biochimique.
14. Gold, Thomas, Das Jahrtausend des Methans. Die Energie der Zukunft – unerschöpflich, umweltfreundlich, ECON, Düsseldorf, 1987.
15. Gold, Thomas, "The Deep, Hot Biosphere", Proceedings of the National Academy of Science, USA 89 : 6045, 1992. Il faut mentionner que dans cet article Gold souligne le fait que ces idées incarnaient la sagesse scientifique en URSS pendant des décennies. Avec la prise de contrôle de l’Occident sur l’ex-bloc de l’Est, en particulier de son industrie pétrolière, cette connaissance a en grande partie " disparu " du milieu universitaire. Le professeur Igor Hrusecky, doyen du département de géophysiques et de potentiel de l’hydrocarbone à l’université de Bratislava (Slovaquie), a fait part de cette situation à l’auteur en février 2001. Ce type de pensée est beaucoup plus rationnel que le "paradigme officiel" de l’Occident ; il peut être prouvé et ne nécessite aucun deus ex machina. Le fait qu’il n’est même pas permis de considérer cette pensée comme une alternative révèle que la (géo) science occidentale est une entreprise frauduleuse guidée par des intérêts particuliers.
16. Kuhn, T.S., The Structure of Scientific Revolutions, University of Chicago Press, Chicago, 1962. Vingt ans plus tard les
paradigmes étaient devenus le mot d’ordre de la science. Il est possible de démontrer qu’ils n’apportent pas beaucoup plus que le nihilisme universitaire qui privilégie le formalisme dans la science et les arts. "L’encroûtement de la pensée par les schémas prédéterminés, l’étouffement de nouvelles manières de penser par des données alphanumériques, l’interdiction de la créativité par la force du canon permettent parfois la réalisation aléatoire d’exploits remarquables qui, la plupart du temps, cachent qu’ils ne sont fondés sur rien. " Kraus, W., Nihilismus heute oder Die Geduld der Weltgeschichte, Fischer Verlag, Frankfurt/Main, ISBN 3-5962-4348-3, 1985, p. 19. Une cinquantaine d’années auparavant Sergeï Nilus envoya un exemplaire des Protocoles des Sages de Sion au British Museum. Selon cet écrit, les goyim (les non-juifs) ne sont pas guidés par un besoin de lecture impartiale de l’histoire ; ils suivent des théories sans aucune appréciation critique des résultats qui en découlent. (Qui ne s’est jamais demandé si T. S. Khun avait un nègre ?)
17. Gold, Thomas, The Deep, Hot Biosphere, Copernicus, New York, 1999.
18. Horikoshi, K. et W.D. Grant, " Extremophiles : Microbial Life in Extreme Environments ", Wiley Series in Ecological and Applied
Microbiology, Wiley-Liss, ISBN 0-4710-2618-2, 1998.
19. Hyne, N.J., Geology for Petroleum Exploration, Drilling and Production, McGraw-Hill, New York, 1984.
20. Cette même année, la Croix-Rouge fut créée, Wallace et Darwin avancèrent la théorie de l’évolution et la Russie asservit finalement l’Ukraine et prit le contrôle de la région pétrolière qu’est le Caucase (par cette action la Russie provoqua l’exode de millions de Juifs ashkénazes qui eut pour résultat le "problème juif" de l’Europe).
21. Ce n’est pas une particularité : en 1952, l’expérience de Urey-Miller, pour laquelle un mélange de méthane, de vapeur d’eau et d’autres gaz considérés comme majoritaires dans l’atmosphère originel était soumis à des décharges électriques, eut comme résultat un dépôt d’acides aminés. Ce résultat fut considéré comme la preuve de "l’origine de la vie" sur Terre. Le fait que tous les éléments nécessaires à la vie ne se forment pas de cette manière rend le concept inutilisable. Le plus accablant reste que toutes ces formations étaient dextrogyres alors que de telles formations organiques sont lévogyres ! Étant donné que cela aurait détruit "l’histoire", ce ne fut presque jamais révélé !
22. En août 2002, Simon Steward (société BP, Aberdeen, Écosse) et Philip Allen (société Production Geoscience Ltd, Banchory, Écosse) annoncèrent dans la revue Nature (418 : 520, 2002) qu’à 140 km à l’est de l’embouchure de la Humber River en Angleterre se trouvait un cratère d’impact baptisé "Silverpit" qui a été formé en mer du Nord il y a 60 à 65 millions d’années (en même temps que le cratère du Chicxulub, au large de la péninsule du Yucatán, qui serait responsable de l’extinction des dinosaures).
23. Habermas, J., Theorie des kommunikativen Handelns, Frankfurt/Main, 1981, 2 volumes.
24. L’idiotie manifeste du génie génétique n’aurait jamais pu exister si les principes démocratiques étaient appliqués. Un médecin (conscient de son serment d’Hippocrate) laisserait-il un bio-ingénieur en liberté ? Un mathématicien qui connaît les théorèmes de Gödel peut-il avoir des certitudes ? Cette liste pourrait s’allonger à l’infini ou jusqu’à l’absurde.
25. Deffeyes, K.S., Hubbert's Peak : The Impending World Oil Shortage, Princeton University Press, ISBN 0-6910-9086-6, 2001.
26. L’uranium appauvri utilisé pour les armes montre avec élégance le prix de la génération du nucléaire. L’uranium naturel contient 96 % d’uranium 238. Seule la petite partie restante est constituée de l’uranium 235, hautement radioactif et fissile. L’enrichissement transforme l’uranium 238 devenu inutile (un émetteur de rayons alpha d’une demi-vie de 4,5 milliards d’années) en déchet extrêmement toxique. La lourde masse atomique fait que l’uranium 238 est idéal pour les armes anti chars. Le tungstène pourrait avoir la même fonction sauf que ce n’est pas un déchet en libre-service.
27. C’était l’époque du Larry King Live où l’ADN ne présentait qu’un intérêt pour identifier du sang sur des clôtures (celui de O.J. Simpson ?) ou pour analyser des taches sur la robe bleue de Monica Lewinsky (laissées par Bill Clinton ?).
À propos de l’auteur
Le Docteur Siegfried E. Tischler, a obtenu son doctorat de géosciences en 1977 à l’Université Leopold-Francis d’Innsbruck. Depuis, il a travaillé comme géoscientifique sur les cinq continents pour des académies (avec l’université des mines d’Autriche), des gouvernements (en tant que directeur des mines à Transkei, un ancien Bantoustan sud-africain, où il établit un département d’études géologiques) et des industries (en tant que consultant en chef de l’exploration minérale). En 2001, il accepta un poste de professeur invité dans le département de sociologie de l’université de Graz, en Autriche, afin d’enseigner l’éthique de la science à des troisième cycle, dans le cadre d’un cours sur la gestion des crises et des catastrophes. Depuis mai 2003, il a été professeur invité à l’université de Riau, en Indonésie et a mis en place un centre d’éthique de la science. Actuellement il monte une affaire de bateau-nettoyeur de pétrole sur l’île de Batam, en Indonésie. Le Dr Tischler est ravi de recevoir et de répondre aux commentaires envoyés à setex01@yahoo. com. Pour une biographie plus détaillée, il est possible d’aller sur la page http://resumes.yahoo...egfriedtischler. Il s’exprimera sur les politiques pétrolières mondiales ainsi que sur les sujets annexes lors du colloque de NEXUS à Amsterdam en mai 2005.











