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le biojardinage


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4 réponses dans ce topic

#1 dynamis09

dynamis09

    Débutant

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Posté 02 avril 2005 à 23:35

bonsoir à tous
La création du potager
Si vous disposez d’un terrain a l’abandon, prairie négligée ou parcelle embroussaillée, sa reprise exige un certain nombre d’opérations qui convenablement appliquées, vous permettront de pratiquer un jardinage biologique presque immédiatement et spontanément productif .Il est bien entendu qu’il est nécessaire de nettoyer un tel terrain, mais cela doit se faire sans barbarie et sans hâte.
S’il s’agit d’une prairie, surtout si elle est envahie par de hautes herbes, graminées pour la plupart, dont les chaumes ancien forment un matelas sur le sol, le mieux est de faucher assez haut afin de dégager les branches mortes, les souches qui pourraient joncher le sol et risqueraient d’endommager  les lames d’outils. Il faut ensuite effectuer un véritable cardage du terrain à l’aide d’un solide râteau faneur ou d’un croc a fumier a 4 dents pour démêler le feutrage végétal qui cuirasse le sol. Faîtes en un tas sur le pourtour du terrain, de préférence à l’ombre en prévision du compost. Arrachez ensuite à la houe les grosses touffes d’herbe et les plaques que forment le tissu des racines superficielles. Ce travail sera aisé s’il est effectué à reculons(bien que la houe , s’utilise habituellement en avançant ; il faut éviter de marcher sur le sol ainsi décroûté car la plupart des herbes s’y enracineraient à nouveau aussitôt). Tranchez d’un coup sec et précis des plaques d’une vingtaine de cm de large environ et de 5 cm d’épaisseur la lame vient sectionner les plantes juste au dessous du collet, dons a bonne profondeur. Soulevez légèrement pour arracher uniformément les bandes de terre obtenue et déposez les devant vous, ou vous les laisserez sécher quelques jours. Pour les touffes les plus volumineuses le mieux est de les secouer fortement en les heurtant contre le fer de l’outil pour les débarrasser au max. de leurs terre afin qu’elles dessèchent plus rapidement. Lorsque l’herbe sera fanée, vous pourrez dégager votre terrain à la griffe ou au râteau et disposerez alors d’un volume appréciable pour votre compost. Ainsi décapé , le sol est prêt a être travaillé selon les techniques du labour bio .
Ce travail peut sembler pénible et superflu à certains , il est cependant absolument nécessaire à la constitution d’un sol sain et propre Il vaut mieux consacré un peu plus de temps et de labeur lors de la création de votre jardin et être durablement débarrassé d’un grand nombre de mauvaises herbes que de retourner rapidement un terrain en friche car, enfouie en profondeur, la couverture végétale se décomposerait mal, formant un obstacle infranchissable aux racines des légumes et contrecarrant pour longtemps la fertilité du sol, ce qui favorise le parasitisme, tant animal que végétal.
Une fois le sol bien dégagé, il faudra encore, avant de procéder au labour, que vous pensiez votre jardin, savoir dés le départ vers quels productions vont vos préférences et définir clairement ses limites de temps, en espace et en travail, préférez la variété à la quantité, n’hésitez pas à mêler, , au potager, un grand nombres de plantes d’utilisation et de vertus complémentaires. La plupart des aromates et des plantes médicinales se cultivent très bien en bordure des planches et favorisent par leurs présence (sécrétions racinaires, piégeage d’insectes, abris d’auxiliaires…) la croissance des légumes .On considère qu’il faut au moins 100 m2 par personne et par an pour l’approvisionnement en légumes d’une famille.
Le travail du sol
Son but consiste en l’approfondissement de la couche utilement explorée par les racines, afin de permettre la libre circulation de l’eau et de l’air et par conséquent le développement des êtres vivants  du sol. Une des propriétés de l’air étant de se réchauffer environ 3000 fois plus vite que l’eau, on jugera de l’importance que peut revêtir l’opération de l’ameublissement, particulièrement au printemps ou les jeunes plantules ont à la fois besoin de chaleur, d’humidité et d’une structure de sol ni trop compacte ni trop lâche. Dans une terre normale on évalue aux 12 premiers cm l’épaisseur de la couche vivante, lieu d’activités des micro-organismes aérobies indispensable à la nutrition des plantes. Dans la plupart des cas il suffira de travailler que sur une profondeur de 15 à 20 cm, c’est à dire légèrement moins que la longueur du fer de bêche, et surtout de ne pas inverser par le retournement l’ordre des couches, de ne pas « mettre la cave au grenier et vice versa ».
Dans un sol lourd, compact et glaiseux il pourra être utile d’augmenter la profondeur d’ameublissement, ne serait-ce que pour assurer un drainage partiel ( augmenter ainsi les vitesses de ressuyage et de réchauffement en surface). Les labours très profond ne se justifient que pour des plantations très spéciales comme une vigne ou un verger, en aucun cas pour un potager. Vous vous apercevrez d’ailleurs rapidement que le biojardinage et la fertilisation organique en particulier améliorent de façon étonnante la qualité physique du sol, lequel devient vite plus léger, plus doux moins collant au toucher et sur le fer de l’outil. Au bout de quelques années de pratique la bêche devient inutile, un seul passage de griffe, immédiatement avant le semis, suffit largement Cela s’explique par le fait qu’attirés par un milieu favorable, riche en éléments végétaux décomposés, les vers de terre y ont accompli leur phénoménal travail de labour, facilitant ainsi la pénétration des racines et soufflant la terre comme une pate levée. Leur technique étant en tous points parfaite , il serait vain de vouloir faire mieux et bien peu sage de prétendre s ‘en passer…
Au jardin familial les opérations doivent être simples, rapides, efficaces et peu fatigantes, le labour est de leur nombre, beaucoup de jardiniers le redoute à tort, considérant qu’il s’agit d’une épreuve de force. En biojardinage, ‘impératif est de ne pas enfouir la couche superficiel du sol, le bêchage est simplifié d’autant que l’on as pas à soulever ces énormes mottes de terre fort lourdes qui font de bien des week end un cauchemar. L’outillage de labour est simple, léger et maniable, et peut se réduire à trois ustensiles : la houe, la bêche, la grelinette…
La fourche bêche est préférable à la bêche classique, afin de na pas blesser les vers de terre. Le basculement de la motte n’ayant pas à être effectué, l’utilisation de cet outil est au début assez déroutante, mais le tour de main se prend très vite, si l’on procède la manière suivante : enfoncez votre fourche bêche verticalement et poussez la devant vous aussi loin que le permet la longueur de votre bras puis tirez la vers vous et, tout en reculant, inclinez la vers le plus bas possible sans vous baisser. Dégagez l’outil et recommencez à coté en veillant de travailler de façon rectiligne et régulière ; si la motte ainsi dégagée est de dimensions un peu trop importante, fendez la verticalement d’un léger coup donné avec le coté du fer, vous vous rendrez bien vite compte qu’en faisant des mottes pas trop grosses on avance bien plus rapidement .
Motorisation du jardin
Vous pouvez être tenté, si vous avez un terrain de grandes dimension, d’utiliser un motoculteur, sachez que pour les méthodes biologique cet appareil présente un certains nombres d’inconvénients. Prenez garde à la vitesse de rotation , la vitesse des fraises est toujours trop élevé , ce qui a pour résultat de pulvériser la terre et de détruire sa structure, parfois jusqu’au colmatage. L’ordre naturel des couches n’est plus respecté par le brassage rotatif des outils, la forme en équerre des couteaux détermine à l’usage et à la profondeur du travail une semelle de labour, surtout si le sol est argileux, cette sorte de croûte souterraine très gênante s’oppose à la fois à l’évacuation de l’eau en excès lorsque le terrain est très mouillé et à la remonté de l’humidité profonde en cas de sécheresse , bloquant la mise en place des racines, elle compromet gravement la croissance des légumes. Son emploi signe a coup sur l’arrêt de mort des vers de terre de surface, qui sont les plus nombreux et les plus actifs.
Pour limiter les dégâts : faire tourner lentement les fraises pour ne pas échauffer et battre le sol, ne travailler qu’a faible profondeur 12 cm au plus, faire suivre le travail superficiel par le travail d’un outil manuel, fourche bêche , grelinette, afin de casser la semelle de labour .
Voilà votre terrain de prêt bon semis, et bonne récolte

#2 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

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Posté 03 avril 2005 à 00:54

Ah Dynamis09 , voilà ce que j'appelle des informations utiles .

Je sens que je vais me remettre au jardinage sans tarder . Cependant , mon potager est redevenu en quelque sorte une prairie . Il va donc falloir desherber sec ...

Mais le plaisir ... Ah le plaisir d'émietter reveusement les mottes , en veillant à ne pas blesser les vers de terre , tout en écrasant haineusement le maudit ver blanc ( qui pullule) , bien qu'il soit en réalité une larve de hanneton , celui de voir les merles terminer la besogne , découvrir avec une feinte surprise la cache de l'écureuil , et avec une rage non feinte, la demeure du mulot , faire l'interessé pour des laissées quelconques ... De quoi meubler bien du temps libre.

Et puis le moment de la cueillette ... A ce moment là , il vaut mieux disposer d'une compagne ( bien disposée et qui ne fasse pas d'allergies au feuilles de haricots ni à celles des tomates) car c'est le moment où l'homme de bien aime à contempler ses formes voluptueuses rendues plus tentantes encore par le soleil qui les caresse alors qu'elle s'affaire aux nécessaires prélèvements parmi les plants ( prélèvements qu'il lui délègue )  et qu'il sirote quelque boisson fraîche en méditant , à l'ombre d'un pommier proche une prochaine, commune et vespérale agitation ...  

Pour en revenir à ce qui nous préoccupe :crois tu l'usage du fumier nécessaire ? Je compte planter des patates ... ( elles sont bonnes quand elles viennent du jardin )

Ce message a été modifié par Daman - 03 avril 2005 à 01:11.

Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#3 Tomla

Tomla

    N'attend plus que la Fin des Temps

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Posté 03 avril 2005 à 02:25

Est-il vrai que le vrai bio se fait sous serre ? Et si oui, est-ce uniquement pour préserver contre les pluies acides et autres poisons venant du ciel (vents, pollens enrobés de diesel, dioxine etc. ...) ?

#4 dynamis09

dynamis09

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Posté 03 avril 2005 à 11:46

Bonjour Tomla,
Pour répondre a tes questions, je vais ouvrir de nouveaux topic, car certaines réponse sont complexe, en gros la fertilisation animale est une bonne chose en biojardinage, elle permet la dégradation rapide des déchets de végétaux en compost, elle n'apporte pas d'humus au sol,seul les végétaux ligneux le permettent je vais ouvrir un topic sur les différentes fertilisation, pour les serres , c'est simplement d'ordre économique, un maraîcher sans serre, ne produit pas grand chose en hiver, en maraîchage bio, on utilise des tunnels froids, c'est une question d'éthique, éviter la consommation de  pétrole, par contre même chez les bio il y a une concentration de nitrates dans les plantes poussé en serres, pour les pommes de terre, je vais aussi ouvrir un topic, comment produire de 60 à 100 kg sur 1 m2

#5 Maryse

Maryse

    Inter-galactic Bimbo

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Posté 03 avril 2005 à 12:10

Je ne peux que vous encourager à aller faire un tour sur www.onpeutlefaire.com, site jumeau de Onnouscachetout.com. C'est une mine pour toutes ces infos!!

La bise
Le mieux est l'ennemi du bien. Sauf s'il est VRAIMENT mieux.