Aller au contenu


Des hiéroglyphes racontent la guerre de deux superpuissances


  • Please log in to reply
5 réponses dans ce topic

#1 zeh

zeh
  • Invités

Posté 23 septembre 2002 à 12:12

Des hiéroglyphes racontent la guerre de deux superpuissances mayas

Source:  http://www.lemonde.f...0573441,00.html


Des hiéroglyphes découverts par hasard au pied d'une pyramide maya au Guatemala racontent la lutte sans merci entre deux superpuissances de cette civilisation précolombienne, et pourraient expliquer les circonstances de son effondrement, selon des archéologues américains. La découverte, rendue publique jeudi, a été faite grâce au passage d'un ouragan qui a mis au jour des hiéroglyphes formant le plus long texte maya connu, selon les chercheurs de l'Université Vanderbilt dans le Tennessee et de la National Geographic Society à Washington, qui a financé l'étude, à paraître dans le numéro d'octobre de la revue. L'ouragan qui a frappé durant l'été 2001 le site connu sous le nom de Dos Pilas, au coeur de la forêt guatémaltèque, à mis au jour "des centaines de nouveaux hiéroglyphes", a expliqué Federico Fahsen, professeur à l'Université Vanderbilt et expert des hiéroglyphes mayas. Ces inscriptions "comblent un fossé de 60 ans, vital dans l'histoire maya, et elle clarifient les relations politiques et militaires de cette période critique", a ajouté le spécialiste. L'escalier de hiéroglyphes comprend 18 marches, dont huit seulement étaient déjà connues. Leur traduction laisse penser que le monde maya du septième siècle était divisé en deux superpuissances, l'une contrôlée par la ville-Etat de Tikal et l'autre dominée par Calakmul. Tikal, connu alors sous le nom de Mutul, était situé dans ce qui est aujourd'hui le nord du Guatemala et Calakmul était à 100 km environ au nord, sur le territoire actuel du Mexique. Les hiéroglyphes racontent que Calakmul, connu sous le nom du "royaume du serpent" était en guerre contre Tikal pour des raisons autres qu'une simple rivalité entre deux frères, comme le pensaient jusqu'à présent les historiens. "Au lieu de tenir un rôle indépendant, comme on le pensait, il apparaît aujourd'hui que Dos Pilas était l'enjeu d'une bataille bien plus large", a expliqué Arthur Demarest, anthropologue de l'Université Vanderbilt. "En termes contemporains, Dos Pilas était la Somalie ou le Vietnam du monde Maya, utilisé dans une guerre entre deux superpuissances". Les chercheurs estiment que les nouveaux indices découverts soutiennent la théorie originale de deux spécialistes du monde maya, Simon Martin de l'University College à Londres, et Nikolai Grube, de l'Université de Bonn, selon laquelle cette époque se caractérisait par "une longue guerre mondiale" entre deux superpuissances : Tikal et Calakmul.

#2 gulliver

gulliver

    Chercheur

  • Membres
  • 598 Messages :

Posté 23 septembre 2002 à 18:19

Pour plus de renseignements:
http://www.famsi.org/reports/01098/

bon OK c'est en anglais mais j'ai plus bcp de temps pour traduire :ouf:

#3 Reptyl

Reptyl

    Premier secrétaire à la direction des mondes lointains

  • Membres
  • 1 852 Messages :
  • Genre : Homme

Posté 29 septembre 2002 à 00:00

C'était pas connu depuis longtemps ça ?

Il faudrait que je fasse brevté les truc que je connait depuis longtemps la moitié du temps c'est pas encore découvert !

#4 zeh

zeh
  • Invités

Posté 18 novembre 2002 à 16:35

Des hiéroglyphes mayas racontent une guerre de cent ans entre deux cités

Les inscriptions comblent un vide de soixante ans dans l'histoire de cette civilisation précolombienne.  
Il arrive que les tempêtes profitent aux découvertes archéologiques. C'est ce qui s'est passé à Dos Pilas, un site maya situé au Guatemala, le long de la rivière de la Pasion, en plein cœur de la jungle du Peten, à mi-chemin entre les cités de Calakmul (Mexique) et Tikal (Guatemala). Il y a deux ans, en effet, des pluies diluviennes se sont abattues sur la région et ont révélé, après lessivage du bas d'une des pyramides de Dos Pilas, dix nouvelles marches gravées de hiéroglyphes jusque-là ensablées et dissimulées aux regards.

Ces marches et leurs glyphes ont été complètement dégagés il y a un an par une équipe menée par Federico Fahsen, un expert guatémaltèque en écriture maya. Leur déchiffrement vient d'être effectué sous la direction d'Arthur Demarest, professeur d'anthropologie à l'université Vanderbilt du Tennessee. Ces textes éclairent d'un jour nouveau les relations entre Dos Pilas, Calakmul et Tikal.

"Les centaines de nouveaux glyphes découverts comblent un vide de soixante ans dans l'histoire de la région et clarifient les relations politiques et militaires pendant cette période", précise Federico Fahsen. Ils confirment que les deux puissantes cités-Etats de Tikal et Calakmul ont été pendant près d'un siècle les protagonistes d'une longue guerre pour la suprématie sur la région. Ils indiquent surtout que, pendant plusieurs décennies, Dos Pilas, une ville plus petite, s'est trouvée au centre du conflit et qu'elle fut l'enjeu d'une bataille bien plus large.

Que racontent les glyphes ? Une histoire de bruit et de fureur. Celle de Dos Pilas, bastion avancé de Tikal fondé en 629 apr. J.-C. Cette position était stratégique pour la cité car elle renforçait son influence sur la bordure sud des basses terres mayas qui était une importante voie commerciale. Des produits précieux, comme le jade, l'obsidienne, les plumes de quetzal et les coquillages des Caraïbes, transitaient entre les basses terres et les hautes terres, dans la région de la rivière de la Pasion.

Lors de la fondation de Dos Pilas, le souverain de Tikal installa sur le trône son très jeune frère, Balaj Chan K'awiil. Le jeune homme devint un guerrier et demeura loyal à la famille royale de Tikal jusqu'à ce qu'il atteigne l'âge de 20 ans. Mais tout bascula lorsque sa rivale, Calakmul, conquit Dos Pilas. Le jeune homme fut contraint à un renversement d'alliance, et dut combattre sa propre famille, contribuant ainsi à sa défaite et à sa mise à mort. Les vainqueurs, racontent les glyphes, empilèrent les crânes des vaincus sur la place centrale de Tikal.

Après cet épisode, Dos Pilas a accompagné Calakmul dans ses conquêtes, et la cité est devenue une puissance régionale jusqu'à son effondrement, en 760. Pour Arthur Demarest, tout cela "indique qu'à ce moment-là le monde maya a tenté de se structurer en un seul empire, mais qu'il n'y est pas parvenu". Au contraire, les conflits ont continué de plus belle entre les principautés mayas, qui se sont épuisées en luttes internes. Ces batailles, ainsi que des facteurs écologiques, ont probablement contribué à la chute de la civilisation maya entre 830 et 900 apr. J.-C. (Le Monde du 2 août).

Les nouveaux glyphes confirment l'hypothèse formulée il y a déjà une dizaine d'années par deux spécialistes américains de l'écriture maya, Simon Martin et Nikolaï Grube, qui tranchait avec l'opinion alors majoritaire. Dans les années 1980, les archéologues supposaient que les cités mayas étaient les capitales de petits royaumes, constamment en conflit, mais trop faibles pour créer uns structure plus importante. Selon Martin et Grube, les inscriptions mayas indiquaient au contraire que certains rois étaient sous la coupe d'autres souverains de cités plus puissantes ou faisaient partie d'une sorte de "fédération" de plusieurs cités dominée par un grand souverain.

La découverte faite à Dos Pilas "est formidable, car elle retrace une histoire événementielle au jour le jour", explique Dominique Michelet, du laboratoire Archéologie des Amériques (CNRS/université Paris-I) installé à la Maison de l'archéologie et de l'ethnologie de Nanterre."Mais, plus intéressant encore, cela confirme que certaines cités telles Calakmul et Tikal ont essayé de mettre en place une entité politique à visée plus globale, sans pour autant y parvenir." L'important développement économique de Tikal entre 300 et 500 apr. J.-C. a-t-il contrarié un rapprochement avec sa rivale moins bien lotie ? C'est possible. Encore que Dominique Michelet pense que le déclenchement des hostilités entre les deux cités s'est plutôt produit au moment où la puissance de Calakmul a rattrapé celle de Tikal.

Christiane Galus

Source: http://www.lemonde.fr

#5 _khaos_

_khaos_

    Chercheur d'idées

  • Membres
  • 757 Messages :

Posté 10 août 2006 à 20:33

Je reste perplexe , je peu imaginer une guerre , mais a cette époque avec les moyen technologique que les archéologue et historien leurs on officiellement reconnu est-ce qu¨une civillisation aurrais pu s¨auto détruire de la sorte ?

En europe les guerre on été fréquente est la france et l¨anglette ce sont aussi livré la guerre durant plus de 100 ans.

Le voile qui recouvre l¨histoire maya est encore bien présent a mon avis. Et leur destruction ne provien pas de cette guerre , même que cela nous démontre que les maya disposait de ressource et que leur civillisation étais épanoui , et il possèdait un économie les pauvre  :ptdrasrpt2:

#6 Didier

Didier
  • Invités

Posté 13 août 2006 à 13:14

C'est le sujet du reportage de plume vagabonde.