Tu sais Pop Corn, toutes ces choses que tu cites me sont assez étrangères, car j'ai tendance à les considérer comme des nourritures de mental, et ce n'est pas fondamentalement mon outil de prédilection.
Je n'ai pas un état d'esprit qui me porte vers ces notions là car j'aboutit généralement à leur trouver autant de sens qu'au mode d'emplois de mon tel portable !!!!
Ma démarche est davantage celle d'un homme des bois. Je sais que le silence n'est pas ce qui se partage le mieux sur le terrain de la nouvelle spiritualité, mais je trouve ce dernier suffisament bruyant comme çà.
Le monothéisme a considérablement contraint l'expression du sacré qui pouvait, auparavant, s'épanouir plus librement à chaque niveau d'expérience. Aujourd'hui, j'ai un peu l'impression qu'à moins de Bac +5, il est vain de vouloir espérer se mêler à la discussion de la vie.
J'ai découvert une philosophie au contact des arbres et des éléments de la nature qui a le mérite de ne pas s'exprimer en mots et j'apprécie cela.
J'ai tellement l'impression que les hommes d'aujourd'hui se perdent à plaisir dans des dédales sans fin à la recherche de "formes pensées" toutes plus complexes ou brillantes les unes que les autres. Une complexité qui flatte leur intelligence probablement, mais qui ne fait pas évoluer leur être d'un iotat. J'ai l'impression que cette illusion de compréhension n'a rien d'un éveil et tout de sables mouvants dans lesquels on s'enfonce davantage en croyant avancer.
Le reliement à l'essence des choses, il me semble que c'est avant tout un cheminement intérieur, qui est fait davantage de choses que l'on retire que de choses que l'on ajoute. Comme s'il fallait désapprendre tout ce qu'il n'est pas pour découvrir ce qu'il est, dans une simple authenticité, au coeur de soi-même et de tout ce qui vit.
Ainsi je m'amuse de voir tant de gens chercher Dieu la tête en l'air ou le nez dans les livres, sans réaliser qu'ils ont les pieds posés sur lui. Je m'amuse de voir tant de gens se ruer sur des ouvrages dont ils pensent qu'ils vont les mener plus près de lui, quand ils ne font que les en eloigner davantage.
Le monothéïsme, en imposant une seul façon d'y accéder, a découragé le sacré dans l'homme et l'a tué dans la nature, et le nouvel age passe le vernis consciencieusement.
Les belles Cathédrales de nos initiés sont, toujours à notre époque, de magnifiques instruments d'essor mais dont personne ne peut jouer quasiment.
La nature demeure à mon sens, le dernier sanctuaire où la sereine liqueur peut encore faire son oeuvre en faisant naître les êtres à la Vie.
Ce message a été modifié par gwelan - 16 avril 2005 à 09:51.