Les coccinelles…
Ce jour-là , j’avais le temps de baisser mon regard vers le sol, et je ne sais, si vous l’avez remarqué, mais ce petit point rouge sur le brin d’herbe, ça fait toujours bizarre, ça attire l’œil, voir l’attention.
Je ne connais pas vraiment la raison pour laquelle les coccinelles sont rouges, alors qu’elles devraient se fondre dans le vert ambiant.
C’est vrai que si je dois commencer à me demander pourquoi les coccinelles sont rouges, certains vont me regarder d’un autre œil…
Après tout, peut-être n’ont telles pas de prédateur ??? ou bien sont-elles un signal d’attention, un stop, un feu rouge en quelque sorte…
Je me suis accroupi pour observer la bête en action. La voilà au pied d’un brin d’herbe.
D’un pas décidé, sans l’ombre d’une hésitation, elle entreprend l’ascension. C’est un effort relatif qui lui coûte beaucoup d’énergie. Un sacré moteur dans cette petite boule, me dis-je… Toutes ses pattes, il faut se les remuer… les ordonner, des fois qu’une passerait avant l’autre… Ca serait la catastrophe, la chute, le retour à la case départ…Une réception risquée sur un dos caparaçonné… une chose qu’ on ne souhaite à personne, et pourtant le drame quotidien qui éclate, insoupçonné, là dans l’herbe…
Celle qui nous occupe, maîtrise un nombre incalculable de paramètres qui lui permettent une ascension dans un style épuré… du grand art !
C’est alors que l’idée me frappe, sournoise… Mais qu’est-ce qui peut bien la pousser à escalader ce brin d’herbe ?
D’accord, c’est le propre de l’homme de se poser des questions…
La femme, moins, mais c’est hors sujet.
La coccinelle doit s’en poser nettement moins, me dis-je…
Et je pose le « Pourquoi »…
Et en posant le pourquoi, je réalise soudain, que ce qui différencie l’homme du reste du monde animal, c’est parce qu’il est le seul à se poser la question « pourquoi »…
L’animal se pose parfois toutes sortes de questions , avec les réponses appropriées à sa nature, mais jamais le « pourquoi »…
L’homme s’est développé grâce au questionnement et à la découverte du pourquoi…
Ce n’est pas une réussite, mais qui puis- je ?
Et de là, je me demande pourquoi l’homme s’est-il poser la fameuse question du pourquoi ???
La réponse fuse dans mon cerveau malade… elle est fracassante !
C’est lorsque premier homme a vu première femme…. Il s’est écrié « pourquoi ! »
Et à partir de là, le mal était fait.
Mais revenons-en à la coccinelle qui vient de terminer sa grimpette et qui n’ayant rien vu d’intéressant, redescend sur terre.
Le philosophe s’interroge une fois de plus sur cette nature ingrate, qui pousse une pauvre coccinelle à escalader le brin d’herbe, apparemment sans raison…
Pas le moindre moucheron, puceron à l’horizon… Rien à gratter.
Que de temps perdu, d’énergie gaspillée, pour faire le tour d’un brin d’herbe, d’une question ?
La nature aurait-elle perdue la raison ? Y a-t-il une raison à la nature ???
Mais la nature qui est brave de nature, m’a répondue le lendemain.
Là, sous une feuille, deux petites boules rouges s’activaient l’une sur l’autre, apparemment pleines d’ardeur.
J’ai délicatement repoussé la feuille comme on ferme la porte d’une chambre nuptiale…
Et le philosophe de conclure que lorsqu’un animal ne cherche pas sa nourriture, c’est qu’il cherche ce que tout le monde cherche frénétiquement parfois sur terre.
Et tout était en ordre.
Il suffisait de savoir attendre, car les réponses ne suivent pas toujours les questions.
Ca serait trop simple.
Les coccinelles
Commencé par
chochotte
, 15 avr 2005 à 21:24
2 réponses dans ce topic
#1
Posté 15 avril 2005 à 21:24
#2
Posté 16 avril 2005 à 14:49
C'est superbe ce que tu nous chuchottes là, Chochotte !
Je pense que ma nouvelle signature ci-dessous va dans le même sens
Citation
Il suffisait de savoir attendre, car les réponses ne suivent pas toujours les questions.
Je pense que ma nouvelle signature ci-dessous va dans le même sens
#3
Posté 16 avril 2005 à 15:08
c mimi tout plein ce que tu nous dis là chochotte,mais il est vrai que la nature nous donne la réponse,il suffit juste de savoir l'écouté.Rien que pour se post je te met 20/20 et 1 grosse bise










