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Ombres et Lumières


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37 réponses dans ce topic

#1 gwelan

gwelan

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Posté 01 mai 2005 à 10:09

Ce nouveau fil de discussion fait suite à un échange démarré dans le topic « Chakras ».



Etranger, Bienvenue au club des gentils guerriers et  des barbares amoureux !!!!



Citation

Pourquoi par exemple mon entourage réagit en m'évitant lorsque je viens de passer un moment dans la nature à ouvrir toutes les portes, à vider les écuries, et à parfumer mon aura?
Ou alors quand c'est moi qui ne peux pas m'approcher d'eux parce que je les vois tout noirs?

On vient d’assister à une démonstration magistrale dans un autre topic, ou non seulement il y a évitement – à ce niveau d’évitement là, il faudrait presque inventer un mot ! – mais il y a bien pire : il y a une volonté de salir, de discréditer par tous les moyens, d’enlaidir, comme si cette vibration que, pour ma part j’expérimente si pure, si douce et si aimante, était la pire abomination qui soit ! Ils en cracheraient presque des crapauds !!!!!

Mais çà ne vous rappelle rien, çà ? Les langues de serpent, l’odeur fétide, l’arrogance sournoise, l’hystérie destructrice de beau, les faux affrontements, l’avilissement du pur ? Moi, si ! Et je trouve que c’est bien, au fond, une question d’appartenance ! Et je me réjouis d’avoir choisi un autre camp. Mais je connais bien celui des vomisseurs de crapauds, et je sais bien ce qui en moi lui donne envie de vomir du crapaud justement. Et bien qu’il vomisse, çà lui passera avant que çà me reprenne, çà c’est sûr !

Je le remarque parfois dans les transports en commun. A certains moments, je fais le vide autour, mais c’en est rigolo de voir ce cercle se faire autour de moi, (un peu comme dans la pub pour l’Espace), je vois des rombières préférer se coller contre des racailles pour ne pas pénétrer dans mon cercle !!! Et puis, tout d’un coup, un être pénètre mon cercle, et plutôt que de se mettre à distance – en fait il y a toute la place qu’on veut ! – il choisit de se mettre juste à côté de moi, et tout d’un coup, je le sens qui biberonne tout son saoul, sous le regard à la fois craintif et envieux des autres passagers ! C’est trop drôle çà !


Vous savez, la façon dont je le vois est assez simple :

Je crois que nous sommes cosmiquement en période électorale : un choix est proposé à tous les êtres qui viennent expérimenter sur ce plan.


Nous avons grosso modo trois camps en présence.

- celui de la lumière (blanche, or et bleu ciel). Sa substance de base est Amour ; Celui qui fait le printemps, celui que la plupart des règnes honorent. Celui qui fait des soleils et des galaxies, qui guérit par magie ou par simple nourriture. C’est le neuf, le pur, le bien portant, le sourire, la bonne odeur, le généreux, le fertile, la paix, l’échange et le partage … Çà rayonne et se donne et çà porte épée aussi, parfois !.

- celui de l’obscurité. Sa substance de base est une deuxième main, c’est le premier résidu de recyclage. C’est lorsque la lumière s’offre à la terre et se fait humus, pourrissement. C’est une sorte de clonage car çà ne sait pas faire du neuf, çà ne fait qu’avec du vieux, çà redonne vie à ce qui était voué à la mort. Çà ne supporte pas l’idée de la mort, et pourtant çà ne naît et ne vit que de la mort. Çà ne supporte pas l’autonomie de Vie, çà préfère les foules, faut que çà fasse du nombre et que çà marche au pas, çà fait tout ce que çà peut pour enchaîner, contrôler, car c’est fondamentalement parano et çà trouve que la vie c’est sale comme du désordre. Çà préfèrera toujours une belle route goudronnée à un petit chemin de traverse dans les bois. C’est la maladie, la soumission par l’intimidation, l’esclavage, le règne de la terreur et la traîtrise. Çà se nourrit de poisons, çà pond et çà prend des brevets sur ses œufs.

et puis au milieu de tout çà : une grande majorité d’indécis. Ceux qui connaissent la disgrâce de l’obscurité, mais qui n’ont pas encore été touchés par la grâce de la lumière et qui pensent pouvoir maintenir leur liberté en ne prenant pas parti. Ceux qui craignent que l’Amour ne soit tout autant exigeant que l’obscurité. Ceux qui en ont marre de ramer à fond de cale mais chez qui le souvenir du fouet est encore assez vivace pour êtres maintenus en peurs. Ceux qui aspirent à la lumière, mais qui craignent tant de s’abuser d’un simple rêve. Ceux qui mélangent toujours tout. Ceux à qui ont a tellement marché sur la tête qu’ils en ignorent même qu’ils existent à part entière. Ceux qui ne veulent surtout pas faire de vague et font ce qu’ils peuvent pour ne pas penser trop fort ! … et quelques ratons laveurs qui attendent le bus !!!


Les élections approchent, même si c’est un peu permanent cette affaire. « Désirez vous nous voir apparaître ? » Nan, je blague !!!


La bonne question serait plutôt : « Désirez vous que la Terre demeure porteuse de Vie, ou donnez vous votre accord pour l’abandonner au pourrissant ? ».

Etant bien entendu que c’est pas le tout de le dire mais qu’il faut assumer un minimum ses opinions. Il s’agit de choisir un projet dont on veut faire partie. L’architecte devra habiter la maison qu’il a conçu, c’est clair !
:bravo:

#2 Mallory

Mallory

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Posté 01 mai 2005 à 12:18

Il y a l'évitement comme du as mentionné et ceux qui se collent dans ton cercle intime par instinct de survie......

Ceux qui se collent dans mon cercle ne savent pas trop ce qu'ils désirent en général. Ils sont comme des petits animaux blessés qui ressentent la chaleur de mon coeur, la beauté de mon choix.

Ils reniflent, respirent, je les enveloppe tout entier... Ce sont des clochard passant d'un cercle à l'autre, quémandant une soupe chaude et un crouton de pain. Jusqu'au jour où ils auront leur propre cercle. C,est le domaine de l'ambivalence. Au travers, il y a quelques parasites, mais en générale se sont des âmes en peine.....

Il y en a aussi qu'on croise e qui sont dans un camp...  Quand c'est le votre, c'est sympa... Comme en ce moment. En fin de semaine mon ancienne petite voisine est venue me voir...... C,est une jeune fille très intelligente... Elle m'a parlé de son cercle et de comme il est bon d'être avec moi... Elle a dit : Tu est céleste et je le suis. Nous sommes Un. Je suis touchée droit au coeur, séduite. Cette enfant m'aime tant....

C'est magnifique de voir la jeune gémnération se développer et évoluer vers le ciel de cette façon...

#3 Glingal

Glingal

    Chercheur de vérités

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Posté 01 mai 2005 à 12:37

Merci Gwelan pour cette invitation.
Je reprends le message de Mag sur le sujet chakras vu qu'on a élargi le sujet:

Citation

j'ai envie de rajouter que c'est ce courage là qui est necessaire en ce moment parceque chacun d'entre nous à trouvé sur son chemin quelque chose que nous avons en commun,
si chacun témoigne,
simplement sans en faire une montagne pour écraser les autres,

En fait, je crois que l'on peut tous avoir une perception très "personnelle" et ne pas avoir envie ou besoin d'en parler. Puis un jour se révele une base commune, ça peut être rien de plus qu'un grain de sable qui se révèle être le même si on prend le temps de plonger dans sa contemplation. On s'apperçoit alors qu'il y a peut-être une base commune. L'inverse est aussi possible en élargissant le plan, en prenant de la distance. Alors là oui peut naître l'envie de partager notre vision du monde de notre "autre monde". Sur le sujet de l'ésotérisme, il y a tant de distance entre nos approches du monde. Chacun craint de se perdre s'il lâche tout ce qu'il connait.

Dans ce genre de confrontation des mondes la lutte peut s'engager parfois. Moi j'ai révé à cause de ça. J'ai révé de parapluies noir qui flottaient, s'ouvraient brutalement et cherchaient à m'envelopper. Alors j'ai aligné contre le mur une quantité énorme de bates de baseball et à chaque déploiement de parapluies noirs je tapais dedans. Mais les parapluie se succédaient. La lutte était épuisante.

Je sais pourquoi j'ai révé de parapluie. Les parapluies m'ont toujours agaçé. J'aime la pluie et quand je ne veux pas être trempée et risquer de m'enrhumer, je mets ma capuche. Mais j'ai remarqué que le principe de précaution qui fait sortir le parapluie est vraiment agaçant. A l'autre bout du parapluie, il y a souvent un peureux, un frileux, un précautionneux, un prévoyant partisan du moindre risque. Ils déploient leur coupoles noires au dessus d'eux et imposent leur espace quitte à éborgner les têtes nues, aux feuilles vertes étendues pour gouter la pluie.

Et dans la vie c'est pareil. A force de se sentir agressé pour un oui pour un non, on sort le parapluie noir pour se faire plus grand, pour impressionner, pour se protéger de l'autre. Parfois on le sort même quand il fait beau, on interpréte mal les intentions. Ca arrive à tout le monde. Les parapluies, ils sont de plus en plus grands et pourtant la pluie ne mouille pas plus qu'avant. Ce serait bien si les gens lachaient un peu leur parapluie. C'est ce que je me dis.

Je n'ai pas besoin d'imposer ma façon de voir l'autre monde. Mais je veux bien partager. Ce qui est principe de vie de mon point de vue est lié à la transformation. Je pense que tout ce qui noircit l'autre ne peut me porter atteinte que s'il y a en moi quelque chose qui lui ressemble. C'est un point d'accés. J'ai vu le vrai visage de mes émotions. Certaines jouent leur musique et batissent leur ordre harmonieux, elles réparent les marches de l'escalier. D'autres sont noires de pétrole comme la colère, gluante comme la sentence "coupable", ou  encore froide comme la peur. La lueur d'une bougie même faible et timide et la musique à peine murmurée doit suffire à transformer le noir de pétrole en rayon de miel.

Je n'ai pas envie de chercher un coupable et désigner un ennemi. Mais plutôt accepter d'être révélée vulnérable par lui à cause de la face sombre de certaines émotions qui sont en moi et qui sont un point d'accés. Ben c'est l'occasion de voir les choses en face et de faire le ménage.

Il  a quelque chose qui meurt dans cette opération, quelquechose qui pourrit et qui perd de sa vie pour offrir sa place, sa matière prima, son compost pour une nouvelle vie. J'accepte que la face sombre de mes émotion meurt, qu'elle se transforme en un visage radieux. La Terre est un modèle, une merveille qui sait révéler la vie et la beauté en chacun.

:sun:

#4 Oxyd

Oxyd

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Posté 01 mai 2005 à 14:09

Je vais jeter mon pavé dans la marre pour pas changer (c’est mon job). Toutes ces histoires de choix entre l’ombre et la lumière ne me plaisent pas. Je n’ai pas envie de choisir entre le blanc et le noir, car je n’aime pas qu’on me force... Quelle est ma visions du monde ? Relativement pire que celle des « lumineux » et relativement meilleurs que celle des « ombrageux » décrite par gwelan car je n’aspire pas à rejeter la moitié de ce monde, mais sa totalité, ce qui induit un paradoxe qui mene ni à l'amour ni à la haine, mais au détachement.

C’est la vie qui crée la mort, c’est le beau qui crée le laid, c’est l’amour qui crée la haine, l’attachement qui crée la déchirure, la désunion qui crée l’union, c’est la création qui crée la destruction, ces choses sont une seule et même chose, les deux profils d’une même pièce. La lumière n’est pas indépendante de l’obscurité, elles sont sœurs jumelles, et elles s’aiment. Ce chaton, sous ses aires mignon et innocent est une machine à tuer sadique et pervers. Les fleurs, si belles, se nourrissent de l’humus et du pourrissement de leurs congénères, elles sont cannibales nécrophages. Cette vie, si créatrice, est une grande injustice, qui se mange et détruis pour vivre. La prison est une création de la liberté et la liberté est une création de la prison.

Suis-je un indécis ? Je n’étais pas indécis, c’est ce monde qui m’a rendu indécis car il m’impose de me diviser, il me force à voir en double et à faire des choix qui n’ont d’autres sens que l’illusion que sa division me montre.

Suis-je ombre ou lumière ? Je suis le reflet de ce monde, je suis ombre ET lumière, je suis aussi détestable qu’adorable, je suis divisé, je suis multiple et l’illusion me pèse car elle m’impose un conflit dont l’issue est forcément injuste.

Le positif et le négatif s’attirent, le négatif repousse le négatif et le positif repousse le positif, alors posez vous la question, et demandez vous qui attirez vous, qui vous attire, qui vous repousse et qui vous repoussez... Que ressentez vous vis à vis de moi, du rejet, de l'attirance, ou seriez vous indécis ?

Ce message a été modifié par Oxyd - 01 mai 2005 à 14:50.


#5 Mallory

Mallory

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Posté 01 mai 2005 à 23:30

Oxyd a écrit:

Citation

Le positif et le négatif s’attirent, le négatif repousse le négatif et le positif repousse le positif, alors posez vous la question, et demandez vous qui attirez vous, qui vous attire, qui vous repousse et qui vous repoussez... Que ressentez vous vis à vis de moi, du rejet, de l'attirance, ou seriez vous indécis ?


Je ne te rejette pas moi en tout cas.


Même la plus petite des choses sur ses terre, le plus petit des brins d'herbes cherchent toujours à tendre vers la lumière jusqu'à s'étirer de plusieurs centimètres. L'ombre est toujours projetté par justement une batisse, un arbre qui s'étends vers le ciel. L,homme cherche toujours à grandir, grandir. Évoluer vers le très haut.... Même lorsqu'il est coincé dans un garde-robe. Même la mort aux déespérés apparait comme un moyen d'atteindre le très haut.....

C'est vrai, le monde présent est fait d'ombres, de lumière. C'est vrai, personne n'est parfait. Mais c'est ce désir d'être éclairé, de plus en plus conscient, de tendre  vers la lumière qui donne un sens à la vie...

Alors... Rire... Est-ce que j'ai fait gagner un vote de plus! :nonnonnon:

Non.... Tu sais.... Je dirais peut-être que la notion de camp est à proscrire. Cela insinue en effet une notion de gueguerre.... :guerrier:

Il faudrait parler de valeur fondamentales et d'aspirations. :ange:

#6 Oxyd

Oxyd

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Posté 02 mai 2005 à 01:11

Mallory, le Dimanche 01 Mai 2005, 23:46, dit :

Même la plus petite des choses sur ses terre, le plus petit des brins d'herbes cherchent toujours à tendre vers la lumière jusqu'à s'étirer de plusieurs centimètres. L'ombre est toujours projetté par justement une batisse, un arbre qui s'étends vers le ciel. L,homme cherche toujours à grandir, grandir. Évoluer vers le très haut.... Même lorsqu'il est coincé dans un garde-robe. Même la mort aux déespérés apparait comme un moyen d'atteindre le très haut.....

Dans l'obscurité totale vous ne voyez rien, mais la lumiere vous aveugle... Rien n'est bon ou mauvais, tout est bon ET mauvais... L'attirance vers la lumiere est autant un piege que l'attirance vers l'ombre, les moustiques en savent quelque chose...

Citation

C'est vrai, le monde présent est fait d'ombres, de lumière. C'est vrai, personne n'est parfait. Mais c'est ce désir d'être éclairé, de plus en plus conscient, de tendre  vers la lumière qui donne un sens à la vie...

Ce monde n'est pas imparfait parcequ'ils est composé d'une part d'ombre, mais parcequ'il est une division de l'ombre et la lumière et que les déséquilibres locaux marqués le font exister, ainsi nous pouvons observer l'ombre, et la lumière et s'émouvoir de l'un ou de l'autre. Pensez vous pouvoir observer de la lumière lorsque vous serez dans la lumiere ? pensez vous pouvoir observer de l'ombre lorsque vous serez dans l'ombre ? Si vous observez la lumière c'est parceque vous êtes relativement dans l'ombre, et si vous percevez l'ombre, c'est parceque vous êtes relativement dans la lumière. Le piege est précisément dans cette illusion relative.

Mais vous avez raison de préciser que cette attirance vers la lumière donne un sens à la vie, mais elle ne donne en aucun cas un sens à l'existence.

Citation

Non.... Tu sais.... Je dirais peut-être que la notion de camp est à proscrire. Cela insinue en effet une notion de gueguerre.... :guerrier:

Il faudrait parler de valeur fondamentales et d'aspirations. :ange:

Cette réalité est le résultat d'un conflit, et tant que vous verrez en double, vous ferez partis intégrante du conflit. Vous aspirez à la paix ? La paix n'est pas la vie, elle n'est pas cette réalité, la paix n'est pas un conflit, la paix n'est ni dans le camps de l'ombre ni dans celui de la lumière, elle n’est ni là-haut, ni en bas... la paix elle est au-delà. Cette réalité est un piège, la vie est un piège...

Ce message a été modifié par Oxyd - 02 mai 2005 à 01:21.


#7 gwelan

gwelan

    Chercheur de lumière

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Posté 02 mai 2005 à 09:32

Çà  pose le problème du « point de vue ».

L’entre deux suggère une relativité, et donc une forme de conflit qui n’a peut-être pas plus de réalité que le « point de vue » adopté. Placer sur un même plan un phénomène et ses conséquences ne peut qu’engendrer une certaine confusion.

En l’occurrence, le phénomène est la lumière. L’ombre n’est que moindre lumière ou absence de lumière. Il existe des particules de lumière, il n’existe pas de particules d’obscurité.

Il n’y a de relativité réelle que dans un seul sens : l’ombre est un effet induit par l’existence de la lumière. L’illusion sans doute, serait de concevoir une relativité à double sens, ce qu’elle n’est pas.

Ce n’est pas l’ombre qui confère sa valeur à la lumière, elle ne peut tout au plus qu’attirer l’attention sur le fait que la lumière existe, elle.

A mon sens, le seul piège serait d’attribuer à l’un et l’autre une même valeur.

#8 pierre_t

pierre_t

    et là, ça marche ?

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Posté 02 mai 2005 à 10:01

Il n'y a pas de "camp", seul notre esprit analytique a besoin de catégoriser, mais lorsqu'on a un point de vue plus élevé, on voit que l'"ombre" travaille pour la lumière, elle est ce qui permet de voir en nous ce qu'il n'y a pas de plus joli. En nous, pas chez les autres, car ce qui nous agace chez les autre montre toujours une partie de nous un peu coincée et que souvent on refuse de voir.

#9 Glingal

Glingal

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Posté 02 mai 2005 à 10:35

Je suis d'accord avec toi Pierre_t, on n'a pas besoin de camps ou d'être partisan.

La lumière et l'obscurité si on peut en parler, n'est-ce pas parce qu'elles sont séparées? A quoi doit-on cette séparation si ce n'est par l'entrée de la matière (l'âme à tiers). Sans l'existence de matière, la notion ombre/lumière ne serait pas. Enfin... je crois. C'est comme ça que je me le représente en tout cas.

Il y a chez moi comme chez tout être incarné quelquechose de Wendy qui tente de recoudre à Peter Pan son ombre à son pied.

L'ombre est attachée à la matière. C'est la projection de mon corps sur le sol, mon support , de la lumière extérieure. Il existe un topic ouvert sur le sujet. Celui qui rejete l'ombre c'est celui qui nie son corps.

C'est pour ça que je crois que ma quête n'est pas de briller de ma propre lumière, ou de me placer dans ma lumière. Car par lumière je fais de l'ombre. Je voudrais pouvoir être transparente... non pour etre invisible mais pour n'offrir nulle résistance à la lumière et ses couleurs... en être traversée et que mon être, mon corps ne soit plus un obstacle qui dans sa résistance projète son ombre.

Ombres et lumières... Nous nous tenons juste à la surface, c'est une loi universelle si tant est que nous sommes un minimum incarnés.

Ce qui est désagréable à mes yeux chez l'autre n'est que le reflet de la part d'ombre attachée à moi et que je refuse de voir en moi; comme le dit Pierre_t.

Ce message a été modifié par Glingal - 02 mai 2005 à 10:40.


#10 pop-corn

pop-corn

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Posté 02 mai 2005 à 10:45

pierre-t

Citation

Il n'y a pas de "camp", seul notre esprit analytique a besoin de catégoriser, mais lorsqu'on a un point de vue plus élevé, on voit que l'"ombre" travaille pour la lumière, elle est ce qui permet de voir en nous ce qu'il n'y a pas de plus joli. En nous, pas chez les autres, car ce qui nous agace chez les autre montre toujours une partie de nous un peu coincée et que souvent on refuse de voir.

je suis entierement partisant de cette solution d'ou l'intêret de survoler les choses si on est pas assez fort pour voir le tout a notre niveau .
j'ai remarqué que quand je m'attardais sur quelque chose qui semblait d'apparence lumiere de l'ombre venait aussi tôt semer le doute .

et quand je m'attarde sur des choses qui me semble negative , sur le fond je découvre une certaine utilité de la chose .D'où on se dit qu'il ne faut pas prendre les choses trop au sérieux.

je pense que s'est notre attachement a une chose qui encourrage la passion pour la chose .
passion qui alimente  probablement notre égo .
La illaha illa Allah

#11 mag

mag

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Posté 02 mai 2005 à 19:54

:D Bonjour à tous juste rester au ras des paquerettes pour commencer:
Oui ça c'est interessant : :roll:  
Quand j'ouvre la porte d'une piece plongée dans le noir, c'est la lumière qui entre et pas l'obscurité qui sort... :ptdrasrpt2:
Ca à l'air bête hein ?
Ben moi ce fut une grande étape dans mon évolution de comprendre cela...

Citation

En l’occurrence, le phénomène est la lumière. L’ombre n’est que moindre lumière ou absence de lumière. Il existe des particules de lumière, il n’existe pas de particules d’obscurité.

:cogite:
Capiche? :ptdrasrpt2:
La Conscience ne s'approprie pas.
Elle se développe à elle même... Elle se Reconnait ! Natarajan

Pour moi convaincre, n'est plus envisageable, mais témoigner et partager le sont...

#12 pop-corn

pop-corn

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Posté 02 mai 2005 à 20:44

mag

Citation

Quand j'ouvre la porte d'une piece plongée dans le noir, c'est la lumière qui entre et pas l'obscurité qui sort...

illusion d'optique mag

si ton oeil verrait dans le noir et non la lumiere tu dirait l'inverse
La illaha illa Allah

#13 le chercheur

le chercheur

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Posté 02 mai 2005 à 21:36

QUOTE  
Quand j'ouvre la porte d'une piece plongée dans le noir, c'est la lumière qui entre et pas l'obscurité qui sort...  



illusion d'optique mag

si ton oeil verrait dans le noir et non la lumiere tu dirait l'inverse




j'ai du du mal à compendre ton raisonnement pop corn.

certain animaux et certaines personnes ayant des problèmes de vue voient  dans le noir , c'est la nyctolapie.

donc si tu es nyctalope et que tu trouves à l'intérieur d'une pièce en ouvrant  cette  porte tu ne peux que voir la lumière?


il y a quelque chose qui m'échappe ?


J'en profite pour citer confucius à ptopos de l'attachement :


" si tu t'interesses à la misère , elle s'interesseras è toi. "

#14 pop-corn

pop-corn

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Posté 02 mai 2005 à 21:45

s'est parce que mag semble dire que seul la lumiere compte puisqu'elle chasserait l'ombre.
et moi je trouve que les deux ne sont pas en oposition mais complementaire.

l'ombre n'est pas une reference pour soulever l'aspect negatif
La illaha illa Allah

#15 le chercheur

le chercheur

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Posté 02 mai 2005 à 21:57

OK! :D



puisque l'on parle de lumière et son opposé j'aime bien cette citation.


" on ne peut voir la lumière . c'est elle qui fait voir "  henry corbin

#16 Mallory

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Posté 02 mai 2005 à 22:19

Je ne pense pas que l'ombre soit nécésairement négative non plus ni inutile.....

Sans cette magnifique toile de fond céleste faite d'un vide infini.....Que serraient les étoiles?

J'aime quand le soleil se cache soudainement et que de gros nuages s'amoncellent et puis..... Soudain il pleut des torents, les éclairs fendent l'air. Ça crépite, ça gronde! Et paf! Ça s'en va aussi soudainement. Puis le soleil fait un ljoli petit arc-en-ciel au loin.... Et alors il faut se dire: Pour que moi j'admire cet arc-en-ciel, il faut qu'il y aie de la pluie tout là-bas.

C'est toute la réalité terrestre... Si un gagne, c'est qu'il y a forcément un perdant.

Mais en ce moment, l'équilibre n'est pas maintenu comme chez mère-nature. On est même en train de la saccager notre chère planète....

C'est comme ça, on y peut rien....

Peut-être un jour comprendra-t-on en fin les bienfaits d'une juste division des ressources planétaires... Il n'y aura donc plus de gagnants et de perdants.... Quand les poules auront des dents j'imagine...


Moi, en attendant, j'ai remarqué que dans la vie... On avance que lorsqu'on regarde en avant, vers le haut et qu'on s'assume comme des adultes responsables.... C'est pourquoi, je ne cherche pas de midi à quatorze heure, j'avance. Mon ombre, elle est derrière moi et ça me suffit. Je sais qu'elle existe, je connais tout ces petits travers. Je n'ai pas besoin de constamment regarder, examiner, disséquer.



Ben voilà....

#17 le chercheur

le chercheur

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Posté 02 mai 2005 à 22:36

"Moi, en attendant, j'ai remarqué que dans la vie... On avance que lorsqu'on regarde en avant, vers le haut et qu'on s'assume comme des adultes responsables.... C'est pourquoi, je ne cherche pas de midi à quatorze heure, j'avance. Mon ombre, elle est derrière moi et ça me suffit. Je sais qu'elle existe, je connais tout ces petits travers. Je n'ai pas besoin de constamment regarder, examiner, disséquer "


certainement que cela est pour cela que l'homme a adopté la position debout pour pouvoir regarder plus loin que le sol lorsqu'il était à quatre pattes. :bravooo:

#18 mag

mag

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Posté 03 mai 2005 à 00:23

:D Coucou
question : où est l'erreur?

J'ai écris :

Citation

Quand j'ouvre la porte d'une piece plongée dans le noir, c'est la lumière qui entre et pas l'obscurité qui sort... 
Ca à l'air bête hein ?
Ben moi ce fut une grande étape dans mon évolution de comprendre cela...

Citation

En l’occurrence, le phénomène est la lumière. L’ombre n’est que moindre lumière ou absence de lumière. Il existe des particules de lumière, il n’existe pas de particules d’obscurité.


Capiche?
la citation venait de Gwelan, mais uniquement cette phrase. Pas tout le raisonnement, OK?

Pop tu vois que

Citation

... mag semble dire que seul la lumiere compte puisqu'elle chasserait l'ombre.
et moi je trouve que les deux ne sont pas en oposition mais complementaire.

l'ombre n'est pas une reference pour soulever l'aspect negatif

Mais je n'ai jamais prononcé cela, j'ai "au raz des paquerettes" constaté une vérité énergétique de base, la partie dynamique c'est la Lumière, la partie passive c'est l'obscurité.

Toute la partie morale, au raz des paquerette elle n'existe pas. Je n'ai pas dit que l'un était mieux que l'autre.

On pourrait prendre d'autres éléments et pareillement faire la part des choses pour mettre en évidence d'une part le phénomène énergétique considéré, et d'autre part les affects qui lui sont associés.
Et ce faisant rendre justice à l'énergie.

Observation vérifiée par moi en tant qu'animal humain ayant parfois ce genre de vue
amenée par Chercheur :

Citation

certain animaux et certaines personnes ayant des problèmes de vue voient dans le noir , c'est la nyctolapie.

donc si tu es nyctalope et que tu trouves à l'intérieur d'une pièce en ouvrant cette porte tu ne peux que voir la lumière?
J'ai beaucoup rodé la nuit dans la montagne pendant 10ans, et peut être cela, peut être autre chose, il m'arrive à certaines occasions de voir dans le grand noir, c'est différent d'arriver à voir dans le noir, c'est comme si toute ma tête s'éclairait d'une lueur bleue balfarde, je ne vois pas les choses mais je peux me diriger. C'est pratique!
Mais ce n'est pas le sujet là que je raconte.
Au début, quand je marchais la nuit comme ça il m'est arrivé d'avoir peur, très peur,
alors la montagne familière, dont je connaissais tous les buissons et les sentiers, devenais une dangereuse et maléfique démone... tout ça parcequ'un chat-huant brusquement chantait !
Je me retrouvais en panique, et tout mes fantasmes se mettaient à défiler juqu'à me faire perdre l'orientation! Puis je comprenais que c'était un oiseau qui faisait ce cri, ou une biche, et je me retrouvais.

Après avoir passé à travers toutes les différentes manifestations de la nuit (les sangliers, les chauves souris, les cerfs, et tous ce qui vit la nuit) je n'avais plus cette réaction.

Parceque j'avais choisi cette vie, parceque la montagne était si belle la nuit, comme le jour, parceque j'aime les animaux, j'avais sût reconnaître que la peur de me faire aggresser par un rôdeur où tout autre imaginaire, était pur cinéma, que la peur avait induit.

C'est après qu'est intervenue pour la première fois la vision qui éclaire dans le noir :
une nuit où j'étais en réel danger, dans une autre montagne plus escarpée, sur un raidillon bordé d'un à pic qui menant à la maison de mes amis où j'arrivais sans avoir de lampe un peut trop tard en hivers...

Quand bien plus tard dans ma vie j'ai fait le pas d'entrer en contact avec les démons qui rôdaient dans mon inconscient, cette expérience de mes marches de nuit dans la montagne m'a servit de maître et m'a guidé vers des approches psychologiques qui m'ont permis d'aborder avec curiosité et amour l'inconscient et de voir en moi ce qui n'est que de l'imaginaire posé sur des phénomènes énergétiques...
.... :piout:
Estceque c'est plus clair?

Ce message a été modifié par mag - 03 mai 2005 à 00:26.

La Conscience ne s'approprie pas.
Elle se développe à elle même... Elle se Reconnait ! Natarajan

Pour moi convaincre, n'est plus envisageable, mais témoigner et partager le sont...

#19 gwelan

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Posté 03 mai 2005 à 00:39

Bon, je vais en remettre une petite couche.

J'entend qu'il ne faut pas faire de camps, que l'ombre sert la lumière, après tout tout le monde a raison, on va ni se facher, ni exprimer d'opinion trop marquée sous peine de risquer de l'égotique, etc ...

Bon, moi je veux bien : tout le monde il est beau tout le monde il est gentil - si vous voulez - mais dans les faits, soyons terre à terre cinq minutes : moi je constate des différences.

Je n'en fais pas un problème de personne, mais d'énergie. Chaque personne n'est que le media d'expression d'énergies. Bien sûr personne n'est jamais tout blanc ou tout noir, et de même que quelqu'un de passablement négatif dans ses comportements peut s'avérer capable d'humanité, une personne bien peut aussi se comporter comme le dernier des salauds.

Donc, le jugement sur la personne ne me semble pas avoir un grand intérêt puisqu'on est évolutifs et que tout se joue en permanence dans les choix que nous faisons. Ce qui m'intéresse davantage, ce sont les énergies qui sont derrière les personnes et qui n'en font pas des marionnettes, mais des êtres qui peuvent à tel ou tel moment se nourrir de différents types d'énergie et donc devenir les vecteurs d'expression de ceci ou de cela.

On pourrat avoir une nourriture variée et puis il y a les habitudes alimentaires qui nous font bouffer toujours plus ou moins la même chose. C'est ce qui donne à la sueur des gens de l'Inde un parfum de curry.

C'est ce qui fait que certains animaux peuvent sentir la peur chez un autre.

C'est ce qui fait qu'au-delà des mots lus ou écrits, de la façon d'exprimer avec talent ou maladroitement les idées, on passe notre temps sur ce forum à se renifler le derrière !!!

Voir si il y a un truc sympa à becquetter ou si çà va être l'occasion de sortir un vomi qu'on avait de toute façon sur le coin de la bouche, etc ...

Energétiquement, nous nous nourissons car nous avons besoin de nous nourrir, et d'une certaine façon, nous semons le type d'énergie dont nous aimons nous nourrir ou dont nous avons l'habitude de nous nourrir.

C'est là qu'ombres et lumières prennent leur sens pratique.


.

#20 Oxyd

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Posté 03 mai 2005 à 05:52

mag, le Mardi 03 Mai 2005, 00:39, dit :

Quand bien plus tard dans ma vie j'ai fait le pas d'entrer en contact avec les démons qui rôdaient dans mon inconscient, cette expérience de mes marches de nuit dans la montagne m'a servit de maître et m'a guidé vers des approches psychologiques qui m'ont permis d'aborder avec curiosité et amour l'inconscient et de voir en moi ce qui n'est que de l'imaginaire posé sur des phénomènes énergétiques...
.... :piout:
Estceque c'est plus clair?
L'une des "épreuves" que Pythagore faisait passer à ses disciples avant de rentrer dans son école (sorte de secte) était de les faire rester seuls la nuit au milieu d'un cimetière « hanté par les fantômes ». La transcendance de ses peurs originelles et superstitieuses faisait sans doute parti des premières étapes d'une série d'exercice d'éveil spirituel.

#21 oriflamme

oriflamme

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Posté 03 mai 2005 à 08:55

Pourquoi appelez-vous l'Ecole de Pythagore une "secte", alors que ce mot est apparu au XIXème siècle et utilisé depuis par l'inquisition dont la France et l'Espagne sont les promoteurs...

Quant à la peur, bien gentil de vouloir la transcender, mais il ne faut pas avoir peur d'avoir peur, sinon on se fait écraser par une voiture ou tabasser par une brûte... :chamaille:

#22 le chercheur

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Posté 03 mai 2005 à 09:30

très bonne école que celle de pythagore. On y fabriquait des hommes. Dans les sociètés modernes   " éclairées " on n'a presque plus l'occasion de contacter nos peurs nocturnes. Nous sommes plus ou moins assistés . l'occasion de se connaitre  par le contact direct avec la nature se fait rare dans les villes.

Dans l'école de pythagore , il y avait  aussi l' épreuve de l'amour propre.
Le candidat  enfermé seul pendant douze heures dans une pièce très spartiate avec un verre d'eau se  devait de  résoudre des équations et symboles divers.
a la fin de l'épreuve , si l'élève n'avait pas répondu correctement  , il était la risée de tout un groupe d'individu.
s'il s'offusquait de ces raillements , il était viré de l'école sur le champs.


certainement que l'amour propre empêche la connexion des  centrales énergétiques de l'homme , dont plus spécialement ceux du coeur et plexus solaire avec l'intelligence supérieure.

l'homme a du pain sur  la planche , il risque de se griller!

#23 pop-corn

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Posté 03 mai 2005 à 09:45

Citation

très bonne école que celle de pythagore. On y fabriquait des hommes. Dans les sociètés modernes " éclairées " on n'a presque plus l'occasion de contacter nos peurs nocturnes.

maintenant nous avons des lampes de chevet
tout roule temps Qu'EDF ne fait pas de coupure de courant .
La illaha illa Allah

#24 gwelan

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Posté 03 mai 2005 à 10:01

Ombres et Lumières sont des notions qui tendent à nous échapper d’avoir tellement été exploitées par des religions dont on se demande bien au bout du compte, de quel parti elles ont assuré la promotion, et dès lors, l’aspect « moral » vient à primer sur tous les autres aspects.

Nous sommes nombreux à être fatigués, écoeurés du Diable et du Bon Dieu, du Bien et du Mal. Nous aspirons à une Libération, et nous nous efforçons de nous extraire d’une logique trop simpliste et dont on connaît trop bien l’hypocrisie : La Science du Diable et les Bons Bûchers, ou la Vraie Science et les Charlatans, etc …

On se voudrait bien hors jeux, et lorsqu’une forme quelconque de conflit vient à se jouer à l’intérieur de nous, nous avons tendance à penser que ce n’est qu’un relent d’un autre temps, une espèce de survivance d’inconscient collectif … Bref, on va chercher tout un tas de bonnes raisons « culturelles » pour pouvoir se dire : « Ce conflit n’est pas le mien ! »

«- Et pourtant, elle tourne ! » disait Galilée. Et pourtant, il y a bien au cœur de chacun, une petite voix qui de temps en temps s’exprime et vient nous dire le Juste. Certes, le Juste de l’un ne sera pas nécessairement le Juste de l’autre, car nous avons chacun notre histoire, notre cheminement,   notre temps, et le propos n’est pas de prétendre à une « petite voix » universelle. La question est simplement de s’arrêter un instant sur cette petite voix, et d’essayer de comprendre quel pourrait être son principe de fonctionnement.

La réponse première qui fuse c’est : la culpabilisation de merde qu’on nous a inculquée pendant des siècles. !!!

Bon, çà, çà peut représenter une réponse satisfaisante et pratique quand on en est à l’âge de chier dans les botes de papa pour se fabriquer une identité à soi, mais on sait bien que çà a du mal à tenir la route avec le temps. Ce n’est pas si simple, et puis, il faut bien admettre que des gens venant de l’autre bout du monde, avec un contexte culturel totalement différent, sont, eux-aussi équipés de petites voix.

« L’œil était dans la tombe et regardait Caïn ». Ben oui, çà ne date pas d’hier !

Comme si nous avions un indicateur incorporé à même de nous dire : « énergie de Première Fraîcheur », « énergie de Seconde Main », « énergie de Tierce Partie »… etc …

Elle est chiante cette petite voix parce qu’on se demande bien d’où elle tire ses infos et de quel droit elle se permet de l’ouvrir en qualifiant nos choses ! Parfois, elle ressemble à notre enfant intérieur,   parfois, elle ressemble à un nous-mêmes qu’on a si peu la force de laisser vivre, ou dont on s’est laissé éloigner par les circonstances de la vie.

Pourtant, elle dit encore : « Je suis là ! Tu me manques, tu sais ! Je sais que pour toi, je suis comme une sorte de rêve, mais je suis Toi, je suis ce pur jus de Toi auquel tu te réfères si peu. Tu as trouvé plus pratique de te fabriquer un autre, qui serait plus grand, plus fort, qui en jetterait plus. Avais-tu donc tellement honte de n’être que vrai ?»

#25 Glingal

Glingal

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Posté 03 mai 2005 à 11:34

Bon jour Gwelan! Bon jour à tous!

Gwelan dit :

Ce qui m'intéresse davantage, ce sont les énergies qui sont derrière les personnes et qui n'en font pas des marionnettes, mais des êtres qui peuvent à tel ou tel moment se nourrir de différents types d'énergie et donc devenir les vecteurs d'expression de ceci ou de cela.

Puisque le sujet t'interesse, j'ai ce passage qui pourrait te plaire.

Citation

"Cet univers était en vérité Brahman au commencement. Il ne connaissaît que Lui-même comme "Je suis Brahman". C'est pourquoi Il devint tout. Et quiconque parmi les dieux Le conaît devient aussi Cela; et la même chose pour les sages, et la même choses pour les hommes. Le sage Vamadeva, réalisant ce (Soi) comme ce (Brahman) savait :"Je fus Manu et le Soleil."


"Et à ce jour quiconque, de la même manière, Le connaît comme "Je suis Brahman" devient tout ceci (devient un avec tout cet univers). Même les dieux ne peuvent prévaloir contre lui, car il devient leur soi lui-même."


"Tandis que celui qui adore un autre dieu, en pensant : 'Il est un être et j'en suis un autre', ne sait pas;
il est comme du bétail pour les dieux."


"De la même manière qu'un troupeau nombreux sert l'homme, de même chaque homme sert les dieux. Si même un animal est cause d'angoisse lorsqu'il est enlevé, que doit-on dire alors s'il y en a beaucoup ?"


"C'est pourquoi ce n'est pas du goût (des dieux) que les hommes connaissent cela (la vérité de l'Atman)".

Un troupeau de moutons est la propriété du berger, et de même aussi les hommes et les femmes qui vivent à un niveau organique sont-ils la propriété des pouvoirs invisibles de la nature, ce sont des créatures, ils sont impuissants. "Mais pourquoi restez-vous ainsi ?" demande l'Upanishad à toutes ces personnes, et elle répond : "Parce que vous ne réalisez pas votre véritable Soi, qui est la source de toute force et de tout courage et le véritable centre de votre liberté et de votre dignité; même une fraction de cette connaissance vous rendra libre et sans peur." Ainsi l'Upanishad nous exhorte à ne pas demeurer comme du simple bétail des dieux, pasu (bétail),des devas (dieux) - c'est le langage utilisé - cela dénote le statut de 'créature' et d'impuissance. Vous devez surpasser cette 'créaturité', un peu par la connaissance du monde extérieur qui est la science physique, mais de manière complète seulement par la science de la spiritualité, adhyatma vidya, dit le Vedanta.

Le texte en entier, je l'ai posté ICI pour celui qui veut en savoir plus.

En général je suis sensible aux choses toutes simples. Et dans la méditation j'amène à ma conscience des observations simples, peut-être que des personnes plus érudites les qualifieront de simplistes. Ca ne me gène pas. Le raz des paquerettes contient en lui même suffisament de rîchesse si on plonge dans la contemplation de l'Univers d'une fleur, un pétale ou son coeur.

Alors l'espace d'une pause, je considère ce soleil qui m'éclaire et dispense sur moi et sur tout ce qui s'offre à ma vue ses rayon. Ce soleil si lointain... quand il se couche et bien j'ai remarqué qu'il me reste encore du temps à la lumière du jour avant qu'ils fasse nuit. Je me rends compte au final que ce soleil distant, à cause du temps que mettra son rayon à toucher la Terre sous mes pieds, ne me laisse percevoir que le reflet du passé. Et ce qui est passé est révolu. Ce qui est passé n'est pas essentiel.

Et puis même dans le cas ou la vitesse de la lumière était abolie. Que l'irradiation était spontanée et bien ma vue elle aussi n'est pas un phénomène instantané. Car l'influx nerveux prend un laps de temps. Il use un parcourt entre mon oeil et on cerveau.

Quand je songe à a petite phrase: il faut vivre l'instant présent... Et bien vivre l'instant présent est un état de conscience alors, il ne peut pas reposer sur la perception des sens mais sur l'essence du Soi.

J'ai deux histoires à partager aussi qui sont simples et stupéfiantes de sagesse.

Celle du tison ardent:

Image IPB C'est là un des principaux exemples de la manière dont les sages indiens ont étudié le jeu du mental à travers les illusions dont souffrent nos sens.

SHankara rappelle que si l'on cesse de déplacer ce tison, on voit certes que ce n'est qu'un point lumineux, qui ne saurait contenir toutes ces images.

Il compare ce tison à l'Unique Réalité, et les images que son mouvement suggère à l'illusion du monde physique que nous percevons. Les images ne font pas partie du tison, elles n'en émanent pas, et ne retournent pas à l'intérieur du brandon quand on cesse de l'agiter. De même, les "dix mille choses" que nous percevons (les multiples formes du monde physique) ne sont qu'une illusion créée par les mouvements de la Conscience. Quand l'agitation cesse, les illusions disparaissent purement et simplement et seule l'Unique Réalité est perçue.

SHankara ajoute dans son commentaire que, comme le tison se trouve associé aux diverses figures que le spectateur perçoit mais qui n'ont pas d'existence réelle, la pure Conscience (brahman) est associée aux notions de naissance, de mort, etc, bien que de telles notions n'aient pas d'existence réelle non plus.

source

C'est une réalité toute simple quand on pacifie l'agitation intérieure.

Ca m'amène à une autre histoire issus du même texte que j'ai posté en premier. Il s'agit de l'histoire de l'alumette. Je ne souhaite pas enlever cette histoire de son contexte:

Citation

La totalité du Vedanta est présentée aujourd'hui dans cet éclairage par Swami Vivekananda (1). D'ici des dizaines d'années, on se souviendra de lui avec gratitude comme de l'enseignant qui a porté la bénédiction du Vedanta au niveau des ouvriers d'usine, des paysans, des femmes au foyer et des petits enfants. La portée du Vedanta a ainsi été élargie à l'infini. Cette sorte d'enseignement nous donnera une perspective nouvelle, rafraîchissante et courageuse, banissant la peur d'être spirituel, détruisant l'allergie d'être religieux, faisant disparaître la honte de s'appartenir soi-même comme bhakta ou dévot de Dieu, une peur, une allergie et une honte si communes chez beaucoup de gens aujourd'hui, particulièrement chez les intellectuels. Il n'y aura plus une chose telle que l'athéisme après cela, car l'enseignement n'est pas sur un dieu assis dans le ciel ou sur un salut après la mort, mais sur des êtres humains qui manifestent la divinité qui est déjà en eux. Comme le dit la Katha Upanishad (3.12) :


Esa sarvesu bh£tesu g£dho ¡tm¡ na prak¡¿ate
Dr¿yate tvagryay¡ buddhy¡ s£ksmay¡ s£ksma dar¿ibhih.


"Cet Atman est présent en chaque être, mais étant caché il ne se manifeste pas. Mais il peut être réalisé
par la buddhi concentrée des gens subtils qui ont entraîné leur raison à percevoir les vérités subtiles."

Il est caché dans l'âme la plus profonde de l'homme, mais l'homme peut Le découvrir, Le manifester. Lorsque notre buddhi ou raison (2) devient aiguisée par un entraînement continuel dans le traitement des vérités de plus en plus subtiles, elle développe la capacité de réaliser la plus subtile de ces vérités, à savoir l'Atman, le champ d'énergie infini de cit ou pure Conscience derrière l'homme et l'univers. Et ceci est l'ascension du Mont Everest de l'Expérience. Et les enseignants du Vedanta disent à chacun de ces alpinistes 'god-speed to you', dans les termes de la Mundaka Unpanishad (2.2.6) :


Svasti vah p¡ray¡ tamasah parastat


'Que le bien t'accompagne dans ton effort
pour traverser jusqu'à l'autre rive de l'océan de l'obscurité.'

... Sri Ramakrishna a comparé cette vérité cachée de Dieu en nous tous au feu caché dans l'allumette. L'homme ignorant s'insurge contre cet enseignement en disant qu'il n'est capable de trouver aucun Dieu en lui ou en dehors de lui. C'est exactement ce que dira un enfant de la présence du feu dans une allumette. Dites à votre enfant d'apporter une boîte d'allumettes. Sortez une allumette et dites-lui qu'il y a du feu dedans. "Non, il n'y a pas de feu dans l'allumette" dira-t-il avec véhémence après l'avoir touchée et l'avoir trouvée froide. Vous direz : "Si, il y a du feu dans cette allumette." Exactement de la même manière, l'Upanishad dit avec assurance : "Il y a l'Atman en chacun, mais il est caché, non évident à nos sens". Vous pouvez dire avec assurance à votre enfant que le feu est présent en tout mais qu'il est particulièrement présent dans une allumette, parce que vous êtes certain que vous transmettez une vérité établie. Comme le feu caché dans une allumette, l'Atman est caché en nous tous.

De la même manière, la lumière et le feu de l'Atman éternellement présent en l'homme ne peuvent être allumés sans que certaines conditions ne soient remplies. Toutes ces conditions sont unifiées en une seule valeur simple de la science de la spiritualité, à savoir la pureté de coeur. "Heureux ceux qui sont purs de coeur, car ils verront Dieu" dit Jésus. La Mudaka Upanishad l'exprime en un vers splendide (3.15) :

ICI

Les traductions et interprétations des paroles de sage peuvent porter à confusion mais quand Jésus parle de "coeur pur" je ne crois pas qu'il fasse mention à la pureté liée à la chasteté catholique. Je pense que par "pur", il a voulu dire non-mélangé.

J'ai entendu des moqueries aussi concernant une autre parole du sermont sur la montagne à l'évocation de "heureux les simples en esprit..." Comme si simple voulait dire simplet ou idiot. Mais simple pour moi dans ce cas veut dire non duel, contraire de double ou de pultiple. Simple veut dire UN. Parce que la duplicité est un caractère qui n'apaise pas l'agitation du monde.

Vous me direz quel rapport? Ben je crois qu'on est en plein dans le sujet justement "Ombres et lumières" est aussi la manifestation de cette dualité.
Je ne connais qu'un moyen d'être UN, c'est d'embrasser la dualité.

#26 le chercheur

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Posté 03 mai 2005 à 12:01

«- Et pourtant, elle tourne ! » disait Galilée. Et pourtant, il y a bien au cœur de chacun, une petite voix qui de temps en temps s’exprime et vient nous dire le Juste. Certes, le Juste de l’un ne sera pas nécessairement le Juste de l’autre, car nous avons chacun notre histoire, notre cheminement, notre temps, et le propos n’est pas de prétendre à une « petite voix » universelle. La question est simplement de s’arrêter un instant sur cette petite voix, et d’essayer de comprendre quel pourrait être son principe de fonctionnement.



oui la petite voix à l'intérieure de soi est notre véritable boussole . c'est ce que je dis toujours aux religieux de toutes confessions.

Les juifs ont leurs Moses , les chrétiens leurs Jesus les musulmans leurs Mahomet , les témoins de jéhovas ont leur joseph smith etc .....

Qui suis-je moi pour mettre en doute la véracité de  tous ces prophètes  clamant avoir reçu les révélations de Dieu ?

Il est possible qu'il aie été en communication avec  Dieu , mais je pense que ces révélations ne concernaient qu'eux mêmes. on n'est pas obligé de suivre les révélations des autres.

je pense que Dieu peut tout aussi bien me révèler à travers ma petite voix ce qui est bon pour moi. Je peux recevoir la bonne parole à travers mon coeur. et c'est pour tout les quidams de la terre. :aureole7:

#27 Mallory

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Posté 03 mai 2005 à 12:34

Je n'ai aucun mot qui puissent rendre avec justesse ce que je ressens face à cette interprétation que tu as faite Glingal..... C'est très beau, j'y ressens tout au fond de moi la profondeur de cette vériité.


Merci, je vais méditer cela

#28 Maryse

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Posté 03 mai 2005 à 13:11

Glingal dit :

Je ne connais qu'un moyen d'être UN, c'est d'embrasser la dualité.


Ah oui!!!! oui! oui! :aime3:
Le mieux est l'ennemi du bien. Sauf s'il est VRAIMENT mieux.

#29 le chercheur

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Posté 03 mai 2005 à 15:46

La quête

Quête I

Un jeune homme, à la fois révolté et désespéré, s’adressa un jour à un religieux en ces termes:

Les grands animaux mangent les petits, puis sont dévorés à leur tour par plus grand qu’eux. Les hommes élèvent du bétail pour le tuer. La foudre anéantit les forêts et brûle les maisons quand ce ne sont pas les incendiaires. Une vache marche sur une fourmilière et la détruit. Des dictateurs sanguinaires règnent sur de nombreux pays. La société ecrase les individus sous ses lois, ses normes, ses attentes. Guerres, catastrophes, famines, tromperies et promesses lectorales remplissent les journaux. Pourquoi donc le monde est-il si horrible?

Dans Sa sagesse Dieu a créé la Création et l’a offerte aux hommes, répondit le religieux. Dieu existe. Il est bon et puissant. Bien que de manière incompréhensible, il s 'occupe de sa Création.

— Si Dieu est bon et qu’il laisse la souffrance pétrir le monde, il n’est pas puissant, et s’il est puissant, pour la même raison, il n’est pas bon, répliqua le jeune homme.

Le jour où le monde arrivera à son terme, nous comprendrons tout ce que nous désirons comprendre.


Le jeune homme ne voulait pas attendre la fin des temps pour comprendre. Comme il ne se trouvait pas satisfait par les réponses de ce religieux, il en chercha un autre qu’il interrogea de la même façon.

Celui-ci répondit:

L’homme est pécheur dès l’origine. C’est à cause de son péché que le mal, l’affliction et la mort sont entrés dans le monde. Mais Dieu a envoyé Jésus, son fils unique, pour racheter le péché du monde, et Jésus est mort puis ressuscité pour nous montrer la gloire de Dieu.




Qui est sage?





— Mais le monde est toujours dans le même état depuis que le Fils de Dieu est venu puis reparti!

— Voilà un grand mystère lui répondit le religieux. Nos souffrances présentes nous permettront de gagner la vie éternelle. Nous ne comprenons pas les desseins de Dieu. Si

nous les comprenions, il faudrait supposer que son intelligence est aussi limitée que la nôtre.


Notre jeune homme n’était pas satisfait par ces réponses. Non seulement rien ne l’assurait que Dieu existât, mais il pouvait légitimement douter de tout ce que l’on construisait sur cette supposée existence. Il se rendit tout de même auprès d’un autre religieux avec la même question.

Celui-ci lui répondit:

— Notre prophète et notre Livre nous enseignent que lorsque Dieu décide une chose, il la détermine et, après l’avoir déterminée, il l’inscrit sur le Livre. Et c’est conformément à ce Livre qu’il crée tous les êtres et qu’il gouverne leur vie. Dieu est aussi proche de chacun que sa veine jugulaire.

Lorsque le malheur et la souffrance nous frappent, nous devons apprendre la patience, nous devons nous résigner, car Dieu nous éprouve. Notre souffrance est une épreuve de notre foi.

— Quel est le sens de son malheur pour l’homme qui périt dans une catastrophe? Si ce que vous dites est juste, c’est Dieu lui-même qui organiserait la souffrance. Non seule-ment le monde est horrible, mais Dieu aussi!


Le jeune homme était loin de pouvoir se contenter de ces réponses. Elles lui semblaient soit illogiques, soit plus déroutantes encore que le monde dont il constatait la misère.


Il se rendit auprès d’un autre religieux avec la même question.







Contes de Sagesse



— Il n’y a pas d’effet sans cause, lui répondit doctement son interlocuteur. Tous les événements sont liés selon la Loi de causalité. Les êtres qui souffrent le doivent à des actions qu’ils ont commises dans le passé ou dans une vie précédente...

Concevoir l’univers comme un grand apothicaire pesant avec minutie les bonnes et les mauvaises actions de chacun, et infligeant le mal pour le mal, et le bien pour le bien, parut insensé au jeune homme.
— Supposons un homme affamé, répondit-il au religieux Selon la Loi de causalité, la raison de sa souffrance est dans un passé dont il n’a probablement aucune mémoire. Il paye une faute sans savoir de quoi elle était faite. Ainsi, il n’apprend rien.
« Maintenant, supposons que cet homme affamé vole pour se nourrir, poursuivit le jeune homme. En souffrant de la
faim, cet homme subit la Loi de causalité. Mais son larcin produira une cause future de malheur. Pour soulager Sa souffrance, il génère encore plus de souffrance. Ainsi, le passé devient la cause de son propre renouvellement. Pour arrêter ce processus il faudrait que cet homme accepte de mourir de faim! Cette Loi de causalité est une loi de pas­sivité. Je ne sais pas si celui qui fait le mal engendre son futur malheur, ce que je sais, c’est qu’il subit la souffrance présente et qu’il tente de s’en soulager.»

Le jeune homme quitta ce religieux plus insatisfait, plus
révolté et plus désespéré que jamais.


Quête Il
Il laissa beaucoup de temps passer avant, des annees plus tard, de se rendre auprès d’un ascète. Il lui posa sa question.

Tu désires changer le monde ? Comme cela est noble, lui
dit celui-ci. Mais vers quoi vas-tu le transformer. Si tu
détournes une rivière, cela permettra d’irriguer de vastes
régions, mais cela privera d’autres contrées de l’eau qui leur est nécessaire. Si tu veux que les animaux cessent de s entre-dévorer, tu devras tous les capturer. Tu les priveras de liberté, et que leur donneras-tu à manger ? Tu prétends transformer l’homme, mais comment t’y prendras-tu pour lui proposer d’être bon sans l’y contraindre? Comment sauras-tu si ce que tu améliores ici ne détruit pas plus encore ailleurs? Si tu désires changer le monde, ru dois commencer par toi-même. Seul un homme libre peut conduire un autre homme sur le chemin de la liberté.
Vouloir changer le monde est un désir, poursuivit l’ascète, même si celui-ci paraît être moins égoïste que les autres. Le désir, quel qu’il soit, est le moteur premier de la Création. Il la produit et la reproduit, la perpétue telle qu’elle est ou autrement, mais selon le même principe. Va au-delà du désir. Là, tu détruiras le monde tel qu’il est. C’est ce que tente de faire l’humble créature qui est devant toi.
Aujourd’hui, renonce à une chose, une seule chose qui ne t’est pas absolument nécessaire. Et fais de même demain, puis chaque jour suivant, conclut son interlocuteur.

Le jeune homme ne renonça à rien, comprenant vague­ment qu’au bout de ce chemin, lorsqu’il n’aurait plus rien a abandonner, c’est à lui-même qu’il devrait renon­cer Il ne saisissait pas le but d’un tel projet. La vie doit-elle sacrifier ce qu’elle est pour se comprendre?
Il se rendit auprès d’un homme connu pour son dévoue­ment auprès des plus démunis.
Le monde est ainsi fait. Mais nous pouvons tenter de
I aimer quand même. Aide chacun sur ta route sans choisir
a qui tu offres assistance. Le contraire de l’amour ce n’est
pas la haine. Ce sont le dégoût, la domination, la préfé­rence. Ils créent et maintiennent une différentiation

Contes de Sagesse



radicale entre toi et l’autre. On les surmonte grâce à l’amour, car l’amour est le comblement de la différentiation. Une mère n’éprouve pas de dégoût devant son enfant sale. Elle l’aime comme une partie d’elle-même. Nous pou­vons aimer les autres comme notre propre enfant, les aider comme notre propre mère.
Comment aimer, comment dissoudre cette différentta­tion?
En regardant le principe de vie, commun à tous les êtres, qui anime chacun, plutôt que ce qui fait que l’autre est différent de soi. Si ru reconnais que le principe de vie qui anime l’autre est le même que celui qui t’anime toi, si tU perçois en l’autre ce principe que tu reconnais en toi, tu ne peux pas ne pas aimer l’autre comme toi-même. L’autre est une manifestation de la vie comme toi. Comme toi, il puise sa force de vivre dans le principe de vie qui te fait affirmer « je veux vivre». De même que tu veux vivre, lui
aussi veut vivre. L’aimer, c’est reconnaîttre et respecter, donner de la valeur, à ce désir commun.
Sa vie s’exprime d’une façon que tu apprécies plus ou moins; tu aimes plus ou moins ses caractères, sa façon d’être, ses idées, mais au niveau du principe, vous êtes unis dans le même amour de la vie. Aimer l’autre, c’est aimer la vie au sens large. Reconnaître que tu aimes la vie te permet d’aimer i autre.


Quête III
Notre jeune homme n ‘était pas sûr de pouvoir se contenter de ces réponses. Quelque chose comme une révolte contre l’impuissance le portait à les refuser. Il se rendit auprès d’un sage dont on lui avait recommandé la perspicacité, toujours avec sa même question.
— Vous posez bien le problème de la souffrance, monsieur, lui concéda celui-ci. S’il y a un Dieu, ce Dieu n’est certai
Qui est sage?



nement pas une assurance tous risques car le malheur frappe indifféremment le croyant et le blasphémateur. Il est temps de réviser nos conceptions de Dieu afin qu’elles expliquent plutôt qu’elles ne nient la réalité du monde dans lequel nous vivons.
Dieu est un enseignement spirituel plutôt qu’un superman Que dit cet enseignement? Il dit que si le monde était par fait, nous serions sans besoins, sans désirs, et donc sans conscience, tels des zombies dans un univers de rêve. Para doxalement, c’est l’imperfection du monde qui ouvre l’homme à sa liberté.

Le jeune homme fut troublé par cette logique. Mais il ne la comprenait pas complètement. Il s’en fut à la ren contre d’un autre sage.

Celui-ci lui répondit:
— Ce que tu décris est exact mais n’est pas juste. Les opposés que tu dénonces en vérité ne sont pas séparés. Rien n’est bon ou mauvais en soi. Rien n’est juste ou injuste. Chacun de nos jugements s’oppose à un autre. Ce qui est plaisant un jour peut être une torture dans un autre contexte et ce qui est utile à l’un, néfaste à un autre. Le même soleil est parfois trop brûlant, parfois pas assez, et il brille de la même façon sur le bon et le méchant. Tout est ainsi. Le feu réchauffe, éclaire et brûle à la fois. Une rivière est une source de bienfaits, mais c’est aussi un obstacle pour celui qui veut la traverser, et une calamité pour qui s’y noie.
Nos appréciations et nos jugements sont relatifs à nous mêmes; ils surgissent de notre faculté de penser, de nos émotions, de nos humeurs et de nos besoins. La réalité est bonne ou mauvaise pour nous selon la circonstance.
L’ignorant se place au centre de ses réflexions. L’homme instruit y place l’Homme. Mais tous deux ne tiennent pas compte des autres points de vue. Ce dont nous sommes informés n’est rien en regard de ce que nous ignorons. Dieu n’est ni bon ni puissant, il ne connaît ni le bien ni le mal
Contes de Sagesse




Il est simplement le Centre transcendant du cercle des points de vue.
Nous ne pouvons modifier ni les lois de la nature, ni le monde. Mais nous Pouvons nous transformer nous-mêmes, changer d’attitude, nous porter dans ce centre transcendant, conclut le sage.
— Cela signifie~t.il que nous devons laisser les horreurs dominer le monde?
— Le monde n’est pas plus dominé par l’horreur que par la félicité, reprit patiemment son interlocuteur. Comme nous ne pouvons pas soumettre la nature, essayons de nous com­prendre nous-mêmes Le mystère de la sagesse ne réside que dans la manière de voir. La seule sagesse utile trans-forme le regard, l’exerce à voir au-delà du bien et du mal.

S’il n’y a pas de bien et de mal, il n’y a pas non plus de repères. Pourtant celui qui se noie se débat, l’animal qui va se faire dévorer tente de s’enffuir. Tout ce qui vit résiste à la souffrance et l’anéantissement. Comment voir cela autrement ? pensa notre jeune homme. Il se rendit aupres d’un autre sage. Celui-ci lui dit:
— Dieu est Un, alors que le monde est dualiste. La souffrance est un des pôles de la dualité; elle s’oppose au plaisir Dieu étant Un, il ignore la souffrance comme le plaisir~ il n’en est ni responsable ni comptable. Si nous parvenions à nous unir à Dieu, nous ne connaîtrions pas non plus la souffrance et nous aurions résolu votre question en la dépassant.
— Comment est-il possible de s’unir à Dieu?
— Il s’agit de chercher l’Un, l’unité. La Loi première du monde est l’unité. La seconde est la dualité. Le monde est Un, un tout. Lorsque l’individu se prend lui-même pour un tout, il se soumet à la loi seconde celle de la dualité car il oppose ce qu’il est, ou croit être, àtout ce qui est autre.

La vie est à la fois la mère et la fille de l’existence. Chaque existence se prend pour la vie mais elle n’en est qu’une infime partie. Concevoir la vie à l’oeuvre en toute chose plutôt que le mystère de la séparation, est une manière de voir l’unité. Observer toute chose sans la juger selon des opposés comme le bien et le mal, le bon et le mauvais, c’est observer l’unité.
Voir l’unité, c’est être à la fois l’observateur, l’objet observé et l’observation. Unir en soi les trois facteurs qui compo­sent toute expérience, conclut-il.
Qui est sage?


Notre jeune homme n’était pas encore satisfait. Il lui semblait que ces réponses éludaient le problème de la souffrance qu’il voyait à l’oeuvre partout. Il chercha, questionna encore.
L’un de ses interlocuteurs, placide, lui répondit en citant d’anciennes Ecritures:
— Bienfait et catastrophe sont également surprenants. Car le bienfait vous enthousiasme et la catastrophe vous ter­rasse. Toute épreuve se ressent en soi-même. Elle n’existe que parce qu’elle atteint l’être. Si l’être n’y était pas, qui la subirait? C’est pourquoi celui qui chérit le monde, chérit son être et prend le monde en charge. Mais celui qui maî­trise son être, maîtrise le monde et le dirige

Un autre l’interrogea ainsi:
— Qui pose cette question, monsieur? Qui est l’auteur de vos perceptions, de vos jugements, de vos interrogations? Qui est derrière vos pensées? Qui est derrière toute ques­tion? Qui? Cherchez en vous celui qui pourrait affirmer « je suis » sans que ce «je suis » ne soit limité par une identité, et cette identité aliénée par des jugements, et ces juge­ments conditionnés par sa culture, son conditionnement, son passé et le souci de son avenir.

~5agCSSe



Nul ne peut vous empêcher de travailler à transformer le monde. Vous pensez être dans le monde mais ce monde n’est peut-être qu’en vous. Et s’il est en vous, c’est vous qui le créez et vous seul qui pouvez le modifier. Vous croyez que le monde existe parce que vous croyez exister. Il y a une réalité dans laquelle vous avez un corps, mais si vous ne le considérez pas «vôtre », alors la réalité se transforme en temps, en espace, en mouvements, en actes impersonnels. Votre personne et ce Qui, témoin de cette personne, sont actuellement séparés.
Lorsque vous aurez trouvé ce Qui, vous aurez découvert le visionnaire qui fut temporairement abîmé dans les mirages du monde. Vous aurez trouvé ce « je suis » qui règne au-dedans et au-delà de tout. Vous connaîtrez celui qui, au­delà du mouvement, du jugement, des heurts et des vicis­situdes, est toujours resté immuable, parce que sans forme, sans nom. Cherchez ce Qui sans forme et sans qualité, au­delà du nom, au-delà de la conscience .


Quête V
Le jeune homme poursuivit sa quête. Il se rendit auprès d’autres sages, et encore d’autres sages, toujours avec sa question.
Un jour, l’un d’eux lui répondit:
Votre question me fait penser à cette histoire : « Un
homme fut atteint par une flèche empoisonnée. Ses
parents et ses amis appelèrent le médecin afin que la flèche
lui fût retirée dans les meilleures conditions, et la plaie
s.­traitée comme il se doit, mais notre homme s’y opposa. Il
objecta, disant : “Attendez! Avant qu’on ne la retire, je
veux savoir qui a tiré cette flèche ? Etait-ce un homme ou,
une femme? D’une noble naissance ou non? De quelle
matière cette flèche est-elle faite, de bambou ou de bois? Et la plume au bout de la flèche, de quel oiseau a-t-elle été prise? A-t-elle été tirée par un arc grand ou petit ? Et de cet


arc, la corde était-elle de fibres ou de boyaux ? Avant qu’on ne retire la flèche, je veux savoir toutes ces choses.” Bien sûr, avant qu’on eût pu lui fournir toutes ces informations, le poison fit son effet et l’homme mourut lrn,»
Ne venez pas me demander pourquoi le monde est comme il est, s’il y a un Dieu ou s’il n’y en a pas, si la société est bien ou mal organisée, si je vois le monde comme vous le décrivez. Toutes ces questions peuvent attendre. L’urgence, c’est d’abord de traiter votre propre souffrance, d’éteindre en vous le feu des passions, des désirs, du chagrin et des lamentations.
L’esprit est conscience sans objet. Aussitôt qu’un objet S’impose à la conscience l’esprit sépare objet et moi. Cette séparation est la cause initiale de la chute de l’esprit dans la forme. Cette chute se poursuit ensuite dans une per­ception détaillée et plus précise qui décrit l’objet ou la cir­constance. Elle s’établit un peu plus dans des jugements objectifs et subjectifs qui se cristallisent dans la mémoire et se transforment en tendances, en caractères, en habitudes. Cette chute est inconsciente généralement, nous igno­rons la cause de la séparation première de la totalité-une à la perception de la séparation. L’urgence, c’est de retrou­ver la conscience sans objet, l’esprit dans la totalité-une. Pour cela, retrouvez le calme, pacifiez votre esprit, obser­vez ces agitations qui sont produites par vos constructions mentales, Apprenez à votre esprit le chemin du retour à la conscience unie en pratiquant la concentration sur un seul point...

Un autre sage lui dit:
— L’état du monde que tu décris révèle la pérennité de la
souffrance à l’oeuvre dans la nature. Mais nous pouvons la
supprimer en nous et enseigner ce chemin aux autres.
— Comment vaincre la souffrance en soi?
— D’abord constater la souffrance à l’oeuvre. Ensuite planter en soi les graines de la libération de la souffrance et pour cela d’abord supprimer les désirs mondains, ensuite sup­primer la propension à s’attacher à des choses éphémères. Enfin ayant reconnu que le bonheur et le malheur sont un seul et même phénomène qui naît dans l’esprit, s’entraîner à garder son esprit stable, libre de réaction, égal en toutes circonstances.
Il était une fois un homme qui, essayant de planter un clou, se frappa le doigt. Il ressentit une douleur intense. Il accusa le clou, le marteau, son bras, Dieu ou le diable d’en être responsable. Puis il réfléchit: « Cette douleur est une réaction de l’esprit.» Il songea encore: «L’esprit gouverne les phénomènes. Il précède toute action et détermine toute réaction, Si l’esprit est stable, le monde est stable. Donc, si je contrôle mon esprit, je peux éviter la souffrance. »
Toute la souffrance du monde est due à la faculté de dis­perSion de l’esprit, conclut le sage.
Si cette réponse ne te satisfait pas, va voir mon maître. Peut-être te dira-t-il quelque chose que ru pourras mieux comprendre.»

Le jeune homme se rendit auprès de ce maître.
Celui-ci lui dit:
— Il n’y a aucun moyen d’anéantir la souffrance parce qu’elle n’a pas d’existence réelle. Tout ce qui est est le résultat d’une combinaison complexe du vide et de la lumière dans une forme impermanente. Comprenez pro­fondément l’impermanence, vous développerez auto­manquement le détachement. À partir du détachement,
vous retrouverez le vide et la lumière contenus en tout. Et
vous n~ aurez plus de questions.

Alors le jeune homme se résigna. Il pouvait accepter ou refùser des réponses, mais ces réponses ne changeaient ni le monde ni lui-même. Il fallait qu’il les intègre, qu’il suive un chemin de transformation jusqu’à son accom­plissement. Il cessa de chercher des sages, il renonça àattendre d’un autre qu’il réponde à ses questions. Enrichi
par toutes ses recontres , il commença à chercher ses propres eéponses , è suivre son propre chemin .Et pour transformer le monde , il commença par lui même.

contes de sagesses patrick levi

#30 Glingal

Glingal

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Posté 03 mai 2005 à 19:06

Maryse, le Mardi 03 Mai 2005, 13:27, dit :

Glingal dit :

Je ne connais qu'un moyen d'être UN, c'est d'embrasser la dualité.


Ah oui!!!! oui! oui! :aime3:

Ah???... Heu... ben oui, comme ça aussi Maryse!

:ptdrasrpt2:

Malory dit :

Je n'ai aucun mot qui puissent rendre avec justesse ce que je ressens face à cette interprétation que tu as faite Glingal..... C'est très beau, j'y ressens tout au fond de moi la profondeur de cette vériité.


Merci, je vais méditer cela

C'est le principe de ce genre de petites histoires, ainsi que les soutras védiques: inviter à la méditation!   :aureole7:

Dans les différentes quêtes que tu as posté  Le chercheur, je me reconnais parfaitement: les mêmes questions, dans le même ordre, pour en arriver au final à commprendre ça:

Citation

Alors le jeune homme se résigna. Il pouvait accepter ou refùser des réponses, mais ces réponses ne changeaient ni le monde ni lui-même. Il fallait qu’il les intègre, qu’il suive un chemin de transformation jusqu’à son accom­plissement. Il cessa de chercher des sages, il renonça àattendre d’un autre qu’il réponde à ses questions. Enrichi
par toutes ses recontres , il commença à chercher ses propres eéponses , è suivre son propre chemin .Et pour transformer le monde , il commença par lui même.

Mais l'intégrer... j'imagine que c'est l'affaire de toute une vie... de toute la vie... à moins que ce soit ça la vie! :shy: