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ITER : l’arnaque


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38 réponses dans ce topic

#1 wapasha

wapasha

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Posté 07 mai 2005 à 17:18

altermonde- samedi 7 mai 2005
ITER : l’arnaque
LE RÉSEAU "SORTIR DU NUCLÉAIRE" PUBLIE 7 FICHES THÉMATIQUES SUR ITER

Citation

Face à la propagande et la désinformation mises en œuvre par les pouvoir français et européen concernant le réacteur nucléaire ITER, le Réseau "Sortir du nucléaire" publie ce jour sept fiches thématiques pour faire connaître la vérité.
Ce dossier, baptisé "Iter : l’arnaque", comprend les fiches suivantes :
1) ITER ne produira pas d’électricité

2) ITER produira des déchets nucléaires

3) ITER mettra les riverains en danger

4) ITER : un projet destructeur d’emplois

5) ITER et le Mégajoule : doublon injustifié

6) Cadarache : séismes et danger plutonium

7) ITER : la démocratie irradiée

Citation

ITER : l’arnaque - Fiche 1
ITER ne produira pas d’électricité

Le réacteur ITER ne produira jamais d’électricité.

Tout à fait officiellement, le seul but visé par les scientifiques est d’essayer de maîtriser une réaction de fusion nucléaire pendant... 400 secondes.

Les lignes électriques THT (Très haute tension) qui vont relier Iter au réseau EDF vont être construites uniquement pour alimenter ITER en électricité.

Si tout se passe bien, il y aura peut-être un "Iter2", un "Iter3", et enfin un "Iter4" qui, dans 150 ans, essaiera de produire de l’électricité. Or, tout le monde sait bien que le pétrole et l’uranium seront épuisés dans 50 ans maximum.

Iter est donc une erreur majeure d’investissement : il faut mettre l’argent dans les plans d’économies d’énergie et de développement des énergies renouvelables

Citation

ITER : l’arnaque - Fiche 2
ITER produira des déchets nucléaires

Contrairement à la propagande officielle (une énergie "propre et illimitée"), le réacteur ITER produira des déchets nucléaires.

Le Prix Nobel de physique 2002, le japonais Masatoshi Koshiba, a expliqué dès le 10 mars 2003 dans une lettre envoyée au premier ministre Koizumi que :

- "Le réacteur nucléaire ITER, qui brûle du tritium, est extrêmement dangereux du point de vue de la sûreté et de la contamination de l’environnement"

- "Les neutrons qui seront produits dans ITER ont une énergie plus de dix fois supérieure à celle d’un réacteur de fission et la radioactivité des murs du dispositif et des matériaux de construction produiront 40.000 tonnes de déchets nucléaires."

Ces déchets resteront dangereux pendant plusieurs centaines d’années. C’est certes moins long que pour la fission nucléaire, mais les déchets nucléaires d’ITER seront eux aussi légués aux générations futures. C’est inacceptable.

Citation

TER : l’arnaque - Fiche 3
ITER mettra les riverains en danger

Contrairement à la propagande officielle (une énergie "sure et propre"), le réacteur ITER mettra en danger les riverains, c’est-à-dire les habitants de la région PACA si Iter est contsruit à Cadarache.

Le Prix Nobel de physique 2002, le japonais Masatoshi Koshiba, a expliqué dès le 10 mars 2003 dans une lettre envoyée au premier ministre Koizumi que :

- "Le réacteur nucléaire fondé sur ITER, qui brûle du tritium, est extrêmement dangereux du point de vue de la sûreté et de la contamination de l’environnement"

- "Les 2 kg de tritium qui circuleront dans ITER pourraient tuer 2 millions de personnes. Le flux de radiations de 2 kg de tritium est pratiquement du même niveau que celui produit par l’accident de Tchernobyl."

Le Réseau "Sortir du nucléaire" fait plus confiance au Prix Nobel de physique 2002 qu’aux allégations des politiciens français et japonais.

Citation

ITER : l’arnaque - Fiche 4
ITER : un projet destructeur d’emplois

Contrairement à ce que prétend la propagande officielle, le réacteur ITER est destructeur au niveau de l’emploi.

En effet, avec les sommes pharaoniques prévues pour construire ITER, il est possible de créer et pérenniser environ 100 fois plus d’emplois.

Qui plus est, il s’agirait d’emplois ayant une véritable utilité sociale : par exemple dans l’éducation, la santé, et particulièrement dans les énergies renouvelables.

De plus, ces emplois (et les taxes professionnelles associées) seraient harmonieusement répartis sur le territoire et non pas concentrés comme c’est toujours le cas dans le nucléaire.

Par ailleurs, les emplois prévus en région PACA sont principalement des "déplacements d’emplois" : des nombreux scientifiques du CEA vont quitter la région parisienne pour s’installer près d’Iter. Où est le progrès ?

Citation

ITER : l’arnaque - Fiche 5
ITER et le Mégajoule : un doublon injustifié

La France a commencé à construire au Barp (Gironde), à 20 km de Bordeaux, le Laser Mégajoule. Tout aussi gigantesque l’un que l’autre, ITER et le Mégajoule sont l’objet d’un double emploi injustifié.

Ces deux installations visent l’une comme l’autre à tenter de maîtriser la fusion nucléaire*, respectivement par la voie du "confinement magnétique"et celle du "confinement inertiel". Or :

- aucune évaluation n’est faite des réelles chances de succès (d’ailleurs infimes) de ces deux options.

- aucune expression démocratique n’est possible pour les citoyens à qui il n’est pas demandé s’ils veulent réellement ces deux installations, ou une seule, ou... aucune !

La démocratie est une fois de plus bafouée et... irradiée.

* Le Laser mégajoule est officiellement présenté comme indispensable pour le maintien des bombes atomiques françaises, mais :
- les autres pays possédant la bombe atomique se débrouillent (hélas) très bien sans avoir de Mégajoule, lequel n’est donc aucunement indispensable.
- Le CEA met actuellement en place des équipes mixtes "Iter/Mégajoule" ce qui confirme bien le double emploi de ces installations.

Citation

ITER : l’arnaque - Fiche 6
Cadarache : séismes et danger plutonium

La Provence est connue pour sa haute sismicité (*). Or, le site nucléaire de Cadarache comprend des installations à “ tenue au séisme insuffisant ” ... mais qui vont fonctionner jusqu’en 2015 ! (**) Or, plusieurs contiennent du plutonium, le pire des poisons.

Si un séisme important se produit, la zone de Cadarache pourrait être évacuée et le réacteur ITER abandonné... quand bien même il aurait, lui, résisté au séisme !

(*) http://sismalp.obs.u...istoriques.html

(**) Extrait d’un document de l’Autorité de sûreté nucléaire : http://www.asn.gouv....darache2000.pdf Le Centre CEA de Cadarache est implanté dans une zone présentant un risque sismique significatif (...) 6 installations du Centre devront être arrêtées pour tenue au séisme

Citation

ITER : l’arnaque - Fiche 7
ITER : la démocratie irradiée

La décision des pouvoirs français et européen* d’accueillir le réacteur ITER à Cadarache est un véritable coup de force antidémocratique.

A aucun moment les citoyens français, et de façon générale européens, n’ont été consultés pour savoir s’ils voulaient financer massivement une expérience aussi controversée qu’Iter.

Il est évident que les contribuables européens vont aussi financer, outre ITER, les dédommagements substantiels offerts au Japon pour obtenir son désistement.

De même les contribuables français et européens financent certainement les compensations offertes à l’Espagne qui, il faut le rappeler, a retiré la candidature de Vendellos pour laisser la place à Cadarache.

* Début avril 2005, la Commission européenne a attribué - toujours sans la moindre consultation des citoyens - à la fusion nucléaire la plus grande part du budget de recherche communautaire sur les énergies : 2167 millions d’euros. La fission nucléaire double néanmoins son budget en passant à 936 millions d’euros. Les énergies renouvelables se contentent des miettes.
source : http://altermonde.le...id_article=2714

@+

Ce message a été modifié par wapasha - 07 mai 2005 à 17:23.


#2 kristaldawn

kristaldawn

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Posté 07 mai 2005 à 18:43

aie aie aie aie aie, et  :peur: moi qui habite à Marseille ................pas que moi bien sur mais ooooooooooooosecourrrrrrrrrrrrrrrrsssssssssss

De plus d'aprés JPP (jean pierre petit) il y aurait déjà des essais nucléaires souterrains et ultra secret dans les mines de gardanne.

Massilia t'es foutu ???????

#3 Pascuser

Pascuser

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Posté 07 mai 2005 à 19:29

ITER est simplement une zone d'expérience, certainement pas une centrale de production de courant pour le public. Or, c'est ce genre de mensonge qu'on entend dans les médias. Lorsqu'on parle du "réacteur expérimental ITER" on faitr croire aux gens qu'il va produire pour tous, et que le mot "expérimental" signifie seulement qu'il utilise des techniques non encore paufinées.

Image IPB

Citation

L'objectif du projet ITER est de démontrer la possibilité scientifique et technologique de la production d'énergie par la fusion des atomes.

La fusion contrôlée représente un défi scientifique et technologique majeur qui pourrait répondre au problème crucial de disposer, à plus ou moins long terme, de nouvelles ressources énergétiques. A côté de l'énergie de fission, l'énergie de fusion représente l'espoir d'avoir une source d'énergie propre et abondante au cours du XXIe siècle. A l'heure où la raréfaction des énergies fossiles est prévue d'ici 50 ans, il est d'une importance vitale d'explorer le potentiel de toutes les autres sources d'énergie.
Avec 300 litres d'eau de mer, on pourrait fournir 1 gramme de deutérium*. C'est-à-dire que l'eau des océans permettrait, à elle seule, de subvenir aux besoins mondiaux de l'humanité pendant, environ, un milliard d'années.

[...]

ITER pour démontrer la faisabilité scientifique et technique de l'énergie produite par la fusion des atomes

ITER vise à démontrer la faisabilité scientifique et technique de l'énergie de fusion*. C'est-à-dire qu'au sein d'un réacteur de type tokamak, un mélange de deutérium et de tritium (isotopes de l'hydrogène) peut être porté à une température de l'ordre de 200 millions de degrés, suffisante pour que la réaction de fusion s'auto-entretienne et qu'elle soit contrôlée**.

On peut raisonnablement estimer que les premiers kW électriques produits par un prototype de réacteur à fusion thermonucléaire puissent voir le jour à l'horizon 2050.

* Non seulement au niveau de la physique mais aussi au niveau de la majeure partie des grands composants d'un réacteur (bobines magnétiques supraconductrices de grande taille par exemple).
**Le JET (Joint European Torus), tokamak européen le plus performant du monde installé en Angleterre à Culham a atteint en 1997 les 16 MW pendant une demi-seconde environ.


Et ensuite ?

L'étape suivante consistera à construire un réacteur industriel générant de l'électricité. Ainsi se réalisera, à plus long terme, l'un des rêves des physiciens : la domestication sur Terre de l'énergie telle qu'elle est produite au sein des étoiles comme le soleil.
D'après http://www.iter.gouv...ndex.php?rubr=3  (site gouvernemental officiel français sur ITER)

C'est donc tout le contraire: jamais on n'a réussi à produire d'énergie viable par fusion "16MW pendant une demi-seconde". On va seulement faire des essais. Alors pourquoi faire croire au public qu'on va lui donner un nouveau réacteur producteur d'électricité. C'est seulement un matériel de recherche en physique.

Voilà un schéma en coupe d'ITER:
Image IPB
Voir en ultra haute définition

Quand aux estimations de réacteur opérationnel voyant le jour pour 2050 elles ne reposent sur strictement aucun argument scientifique. On aurait pu aussi bien dire pour 2010 ou pour 2500, puisqu'on ne maitrise pas la fusion du tout. On ne peut estimer les problèmes rencontrés et la facilité à les résoudre.

Ils auraient mieux fait de ne pas en parler... histoire que cela reste du travail confidentiel de recherche... mais les autorités doivent faire passer la pilule de l'installation d'un tel matériel pas très discret près d'une population pas heureuse de le voir arriver: alors on lui dit qu'on lui apporte l'énergie du futur, qu'elle est là; on oublie de lui dire que c'est seulement un gros labo de recherche à très gros budget qui ne fournira rien de concret pour le public, mais permettra seulement d'essayer d'avancer notre compréhension de la fusion et de se maitrise technique... que les objectifs sont à très longue échéance qui d'ailleurs ne PEUT PAS être estimée.

Bref que de la poudre aux yeux tout de même dans l'annonce publique. Non pas que l'intérêt de la recherche sur la fusion ne soit pas réel, mais bon il ne fait pas prendre des vessies pour des lanternes.

Et personne ne poursuit les recherches sur la fusion froide? Evidemment ça coûte moins cher alors çe na fait pas fonctionner autant les entreprises qui vont vendre le matériel de construction et le lobby nucléaire ne va plus gagner à retraiter des déchets nucléaires, etc.

Image IPB
Fusion froide chez Naudin.

La preuve que c'est une question de gros sous et une bataille entre scienctifiques (ceux qui innovent et ceux qui engraissent le lobby industriel)? En voilà un exemple:

Citation

CLAYTOR Thomas

Los Alamos

Cet homme affable, travaille dans le bastion de la fusion chaude dont les membres ont été scandalisés par la proposition d'un sous comité du Congrès de transférer 25 millions de dollars de la Fusion Chaude vers la Fusion Froide. C'est à Los Alamos dans des bâtiments ressemblant plutôt à ceux d’une prison, et entourés de multiples panneaux d’interdiction. Malgré la promesse que Claytor avait faite à Charles Platt, ce dernier n’a pu visiter le laboratoire faute de badge à son arrivée comme si il y avait eu changement de politique.


Au début de sa recherche en Fusion Froide, Claytor était sceptique. Il obtint des résultats au bout de trois mois (et quelque $300.000) sans y croire. C’est après les avoir reproduits qu’il pensa qu’il se passait vraiment quelque chose. Il dit ne pas rencontrer de réticences et être soutenu par de nombreux théoriciens eux mêmes confrontés aux limites de la fusion chaude.


Tout comme Nigel Packham chez A&M, il a fait des tests sur le tritium (Los Alamos disposant à cet effet des détecteurs les plus sensibles du monde). Il lui est arrivé de trouver un taux de tritium 100 fois plus élevé que celui du milieu. Il a également trouvé des neutrons. Comme pour les autres chercheurs le problème rencontré a porté sur la qualité du palladium.


Claytor reste très vague sur la poursuite des travaux, même si ‘’on ne peut les expliquer par des erreurs nous ne pouvons les produire régulièrement ce qui nous empêche de demander des fonds à la direction."


Des expériences visant à l’explosion ont été tentées au début dans l’optique d’applications militaires. Depuis ce temps, tous les équipements ayant sauté, Claytor dit que les militaires n'ont plus été intéressés, ce qui est démenti par un article allemand de Focus qui dit que la Fusion Froide facilite la construction d'armes atomiques, certains pensant à faire breveter certaines pièces d'un possible réacteur.


Claytor n’est pas d’accord avec Pons et Fleischmann qui affirment que c’est le DoD qui a poursuivi la politique de dénigrement de la Fusion Froide, mais diplomatiquement il dit à Charles Platt qu’à Washington, il y a autant de gens pour approuver la recherche que d’opposants.


Il en arrive aux mêmes conclusions que McKubre sur l’avenir de la recherche en Fusion Froide, le manque de financement, alors qu’il pense valable de faire un programme de tests sur des alliages au palladium puisque les impuretés semblent catalyser des performances spectaculaires. C’est d’ailleurs ainsi que les supraconducteurs ont été développés, en testant 5000 composés.
D'après http://quanthomme.fr...eursFfroide.htm

Mentionnons au passage la synergétique qui est semble-t-il une réaction de fusion nucléaire (froide donc) et déjà abordée sur les forums ici:
Synergétique

Mais bien sûr il ne faut pas oublier la fusion froide. Pour rappel:
Image IPB

Citation

24/03/1999 - Le 23 mars 1989, Stanley Pons et Martin Fleischman de l'Université de Southampton, en Grande-Bretagne, annonçaient au monde entier qu'ils avaient réalisé une expérience de fusion dans une éprouvette, à la température de la pièce. Stupeur générale : la fusion, c'est le mécanisme qui recombine les atomes et alimente les étoiles en énergie. La principale certitude qu'on avait à son propos, c'est qu'elle ne pouvait se produire qu'à de très hautes températures. Et comme l'expérience était difficile à reproduire, la communauté scientifique n'a pas tardé à qualifier de supercherie le concept de fusion froide. Tout au plus y voyait-on une réaction chimique inconnue produisant de la chaleur.

C'est encore l'opinion dominante aujourd'hui. La fusion froide est l'apanage d'à peine une centaine de chercheurs à travers le monde, qui poursuivent leurs travaux avec des fonds limités. Ils tiennent leur congrès entre eux, pas un chercheur sérieux ne daignant y assister.

Pourtant, leurs travaux progressent. On ne comprend pas toujours très bien comment la fusion froide fonctionne, mais les résultats sont de plus en plus faciles à obtenir et la production d'énergie, à la hausse. Dans l'expérience de base, on se servait d'électrodes de palladium plongées dans un bain d'eau lourde. La réaction produisait environ 10 watts de courant par centimètre cube de palladium, soit de 2 à 400% plus d'énergie que ce que l'on fournissait au système. Aujourd'hui, on ajoute de l'aluminium comme catalyseur et le niveau d'énergie atteint 1000 watts par cm cube.

Seul sous-produit de cette réaction : un peu d'hélium. Il y en a beaucoup plus que ce que peut fournir l'environnement, ce qui donne à penser que ces atomes sont produits en cours de route - c'est ce qui sous-tend l'affirmation selon laquelle il y a bel et bien fusion d'atomes. Par ailleurs, la production de cet hélium est directement reliée à la production de chaleur.

Il n'y a toujours pas de théorie convaincante pour expliquer cette production d'hélium et d'énergie. On a aussi noté que la réaction fonctionne avec certains types d'électrodes de palladium et pas avec d'autres. Là encore, on ne sait pas pourquoi. Quoiqu'il en soit, les chercheurs continuent leurs travaux, dans l'indifférence générale. Pourtant, il y a là un mystère que la science ne devrait pas ignorer.

D'après http://www.cyberscie...r/3.0/N1163.asp

Des liens sur la fusion froide:
http://quanthomme.fr...MenuFfroide.htm
http://jlnlabs.onlin...tml/cfr12fr.htm

#4 TreizeVents

TreizeVents

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Posté 07 mai 2005 à 21:09

Merci Pascuser pour ce bel exposé sur la fusion, je ne connaissais pas du tout le principe de la fusion froide. Comme tous les moutons je croyais que la fusion ce n'est qu'avec quelques millions de degré... une formalité...
Quand à ITER, j'avais deja lu dans "Pour la Science" (il me semble) qu'il ne produirait aucune énergie, qu'il ne servirait qu'a la recherche.

#5 wapasha

wapasha

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Posté 07 mai 2005 à 21:17

Citation

on oublie de lui dire que c'est seulement un gros labo de recherche à très gros budget qui ne fournira rien de concret pour le public, mais permettra seulement d'essayer d'avancer notre compréhension de la fusion et de se maitrise technique... que les objectifs sont à très longue échéance qui d'ailleurs ne PEUT PAS être estimée.

exactement..., qu'elle m**de ! et des gens meurt chaque hiver de froid et de faim dans notre "beau" pays.

mais diffuser ce genre d'info sert aussi a informer le public des lamentables priorités politique de ce "beau" pays.

@+

#6 zobax

zobax

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Posté 07 mai 2005 à 21:29

Citation

Claude allègre dénonce dans sa chronique (L'Express" du 15 novembre 2004) le gaspillage des crédits de recherche, qui passent dans des "opérations de prestige" comme la station spatiale internationale, le réacteur iter, qu'il juge onéreux et dangereux, ou la construction du laser Mégajoule à côté de Bordeaux, dont "l'intérêt scientifique et militaire est quasi nul". "Si l'on veut faire plaisir aux régions", dit-il, "construisons avec elles des instituts de recherche bien équipés associant recherche publique et privée". (p.84)


Le puissant lobby des nucléocrates !!!

Et pendant ce temps notre recherche médicale se traine...lamentablement !

#7 wapasha

wapasha

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Posté 07 mai 2005 à 22:28

on peut faire encoremieux dans la con**rie ambiante des budgets de la recherche :

la plupart font de bonnes choses, on en doute peu. mais certains devrait ne rien publier plutôt que de publier des c**neries avec de l'argent qui servirait à quelque chose de vital au resto du coeur (par ex).

soseducation-lundi 2 mai 2005
A quoi jouent certains chercheurs du CNRS

Citation

Jean Pierre Jaffré est chercheur au CNRS dans le laboratoire HESO (Histoire et structure des orthographes et des systèmes d'écriture). Voici sa dernière contribution au progrès de la science :

« Le terme « faute d’orthographe » est un peu fort car il a une connotation morale quelque peu inadaptée. Celui d'« erreur » est sans doute préférable. Mais au-delà des mots, ce qui importe, c'est la façon dont les élèves se situent eux-mêmes dans le domaine orthographique. Et de ce point de vue beaucoup d'entre eux - trop - ont des représentations très négatives. Il faudrait arriver à une évaluation positive de l'orthographe. La preuve a bien souvent été faite au cours de ces dernières années que l'évaluation privilégiait en général les 10 % erronés d'un texte au lieu des 90 % normés.»
source : http://www.soseducat...05/02.html#a130

@+

#8 cylbertjj

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Posté 28 mai 2005 à 21:30

bonsoir à toutes et tous
Cela faisitt pas mal de temps que je n'avais pas visité le site de Quanthomme.
Je pense que nombreux sont celles et ceux qui ont suivi la publication des résultats de cette expérience de fusion froide réussie.
L'info est reprise ici
fusion froide
Je ne suis pas souvent d'accord avec Allègre, qui en son temps, a fait "virer" MONSIEUR Haroun Tazzief de son poste ministériel !
mais il y a une gabegie :tresfache:  certaine dans les crédits de la recherche.
Dont ITER aux résultats, dans un futur lointain, aussi hypothétiques que discutables quant à l'absence de déchets radioactifs, entre autres.
Il existerait même un fusion froide "biologique"! expériences faites avec des poules nourries sans aucune trace de calcium mais qui pondaient des oeufs à la coquille tout à fait normale, donc avec calcaire et SANS DEPERDITION OSSEUSE ni carence par ailleurs !
Désolé, je ne retrouve pas le nom de ce toubib frnaçais qui les a menées, je le prie de bien vouloir m'en excuser.
Cordialement
JJ
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Moët Hennesy !

#9 sagittaurus

sagittaurus
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Posté 29 mai 2005 à 07:28

"A la découverte des transmutations biologiques" de C. Louis Kervran.

"Dans un poulailler, au sol d'argile battue, des poules furent laissées sans calcaire ; au bout de quelques jours, ayant épuisé leurs réserves de calcaire, elle pondirent un œuf à coquille parcheminée molle. Le jour même il leur fut apporté du mica épuré et analysé, [...] (le mica est un des constituants du granité, dont le feldspath se transforme en kaolin, et on élimine silice + mica) Ces poules, élevées en poulailler clos, achetées à l'état de poussin d'un jour, n'avaient jamais vu de mica. Elles se jetèrent dessus avec une volupté certaine, le picorant à toute allure, jusqu'à l'essoufflement [...] Je constatais ce choix très net du mica par la poule [...] pourquoi les poules picoraient ce mica et pas les grains de sable ? [...] j'observais ma mère lorsqu'une poule avait été tuée, au moment où elle ouvrait le gésier ; on y trouvait de petits cailloux, du sable, mais jamais de mica — Où passait ce mica ? ".

L'organisme des êtres vivants est une véritable alchimie...

#10 petrus

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Posté 29 mai 2005 à 11:13

ITER ou la pompe à finances
Mais où est donc le croc à merdre ?


D'après la théorie synergétique de René-Louis Vallée, le principe du tokamak (utilisé pour
ITER) ne peut pas engendrer la fusion, car le champ magnétique de confinement du plasma étouffe celle-ci.

Augmenter indéfiniment la puissance du tokamak ne sert donc à rien, puisque cela correspond à augmenter toujours plus le champ magnétique de confinement, pour contenir un plasma toujours plus chaud.

ITER ne sert donc à rien d'autre qu'à amuser la gallerie, tout en générant des flux financiers dont un pourcentage se retrouve miraculeusement dans les comptes suisses de nos aimables hommes politiques.

#11 cylbertjj

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Posté 08 juillet 2005 à 19:45

pour en terminer avec ce sujet qui va nous coûter la peau des fesses alors que le déficit est déjà abyssal :
hormis cette hypothétique (et même beaucoup +) fusion, nous sommes ramenés au pb précédent, réacteurs à fission et aussi aux premières centrales électriques à vapeur !
en effet, que va faire ITER ? chauffer un liquide caloporteur ce qui, après passage dans deux échangeurs forunira de la vapeur qui actionnera des turbiens, qui entraîneront des alternateurs !
Et, à l'échelon indystriel,  toujours rien qui fonctionne comme les panneaux photovoltaïques donc qui transforme directement 1 énergie en électricité.
Je pense aussi que l'avenir n'est plus aux énormes centrales avec leurs toiles d'araignée, affreuses celles là,  de lignes THT qui dispersent beaucoup d'énergie en l'air et qui sont sensibles aux conditions climatiques neige, gel, tempêtes...
il faut de petites centrales de proximité.
amitiés
JJ
Wait and see...
Moët Hennesy !

#12 zobax

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Posté 08 juillet 2005 à 22:10

A propos d'ITER et du Mégajoule vous pouvez aller lire cet article de l'ancien ministre Claude Allègre : http://www.lexpress.....asp?ida=433265

Il sait de quoi il parle.

C'est lamentable de voir nos responsables dépenser notre argent dans de tels projets !!
Avec ces moyens on pourrait booster la recherche médicale et la recherche sur les énergies renouvelables !


:tresfache:  :tresfache:  :tresfache:

#13 Simon Templar

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Posté 08 juillet 2005 à 22:22

http://www.jp-petit....ente_Annecy.htm

Fort de l'expérience anglaise, les scientifiques réunis à Cadarache réussiront à produire des réactions de fusion dans la vaste chambre annulaire inventée il y a quarante ans part Artsimovitch. Mais les atomes d'hydrogène les plus rapides, franchissant la barrière magnétique, détacheront des atomes lourds de la paroi qui, en s'ionisant, refroidiront le gaz d'électrons par "rayonnement de freinage", ou "Bremmstrahlung". Le gaz d'électrons refroidira à son tour le plasma d'hydrogène ainsi pollué par des atomes sources d'un puissant refroidissement radiatif ( qui croît comme le carré des charges électriques de leurs noyaux ) et très vite ce poêle dispendieux s'étouffera.

- D'accord,diront les scientifiques, 70 années pour démarrer un projet, c'est long, il faut en convenir. Mais donnez-nous cent milliards d'euros et le prochain coup, ça marchera.

Cela m'écoeure de voir des gens lancer des projets aussi dispendieux que vains, en justifiant tout cela par "des créations d'emplois". En fait c'est une immense foutaise, une escroquerie. C'est pour la "classe scientifique" ( chez nous pour des centaines de polytechniciens ) le moyen de voyager à tout va, de tenir des congrès aux quatre coins de la planète. La première qualité d'ITER c'est son implantation dans une des plus belles régions du monde. Le ski, tout près, la mer, aussi. Aix en Provence à vingt minutes par l'autoroute. Du tourisme tous azimuts. Vous verrez qu'on construira même une station de TGV à Cadarache pour que ces messieurs puisse aller au théâtre à Paris. ITER c'est l'Eurodisneyland de la physique.

C'est le résultat de la connivence de chercheurs et d'ingénieurs plus intéressés par la qualité de la vie que par la science et la production d'énergie. Je vous garantis que si avait voulu l'implanter en Islande il y aurait eu moins d'enthousiasme et de clients.

A l'inverse, avec dix milliards d'euros on pourrait impulser puissamment les recherches sur le solaire, les énergies douces, l'éolien, les piles à combustible. L'argent est aussi le nerf de la recherche. Savez vous d'où vient notre informatique moderne ? Du projet Appollo, de la nécessité de disposer d'une informatique embarquée compacte et légère. Sans ce voyage vers la Lune et la nécessité de guider des fusées militaires nous aurions encore des transistors gros comme des petits pois. N'êtes vous pas surpris de trouver maintenant dans tous les rayons de quincaillerie des perceuses tirant leur puissance d'accus d'une étonnante compacité et capacité. Il y a vingt ans, ça n'existait pas. C'est ... une retombée de la technologie spatiale, du besoin de doter les astronautes d'outils compacts, légers et performants. Sans l'espace nous n'aurions pas tout cela.

Quelles seront les "retombées d'ITER", même si ça ne marche pas ? Rien. TORE SUPRA, la précédent machine à fusion développée à Cadarache n'a rien donné, ni puissance ni retombées d'aucune sorte.

Avec dix milliards d'euros et des ministres de la recherche intelligents ( je pense à Claudie Haygneré, Mon Dieu...) on pourraient impulser des recherches fécondes. Mais croyez vous que les gouvernements veulent réellement développer des sources d'énergie "qui ne rapportent rien", en particulier pas de jûteuses taxes. Toute cette foutaise écoeure le chercheur que je suis, qui fut aussi au départ un expérimentateur de talent.

Il faudra expliquer tout cela, comment on dore la pilule des gens en leur disant "qu'on va créer une soleil artificiel" ou quelque autre rodomontade du même genre. C'est terrible. Nous sommes dans un pays les plus créatifs du monde, où les gens sont pourris d'idées. Pour développer une idée simple, c'est une galère innommable. Par contre, quand il s'agit de gâcher ( ITER, le Musée des Sciences et des Techniques, etc... ) alors, là, aucun problème. L'argent du contribuable, le vôtre, coule à flot.

#14 zobax

zobax

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Posté 08 juillet 2005 à 22:40

Allez un autre article de Claude Allègre sur les grands projets de nos super-grosses têtes !
Genre de ceux qui nous disaient que la Ligne Maginot était une terrible défense !!!  :grognon:


Citation

L'Express du 15/11/2004
Recherche
Le grand gaspillage

allegre.express@ipgp.jussieu.fr

Alors que les crédits publics se perdent dans des opérations de prestige, nos laboratoires s'étiolent et nos chercheurs s'expatrient

Comme le fait remarquer judicieusement sir Robert May, président de la Royal

Society, une meilleure utilisation des crédits publics de la recherche française en ferait l'une des mieux dotées du monde. Ce n'est malheureusement pas le cas; nous conjuguons, du coup, deux maux: gaspillage et faiblesse des investissements. Où les crédits passent-ils donc?

Pour une large part, dans des opérations de prestige scientifiquement et
technologiquement inutiles. Ce fut le cas avec la Station spatiale internationale, dont personne, pas même les Américains, ne parle plus, tant le fiasco est patent. Malgré le ralentissement budgétaire que j'avais imposé alors que j'étais ministre, nous n'avons pas dépensé moins de 2 milliards d'euros dans cette opération. Ajoutée aux dépenses inutiles liées aux vols habités, cette folie a fragilisé le Centre national d'études spatiales.

Pour calmer les militaires après l'abandon des expériences à Mururoa, la France a
également entrepris la construction du laser Mégajoule, à côté de Bordeaux. Or son intérêt scientifique, et même militaire, est quasi nul. L'addition devrait atteindre, là, 1 milliard d'euros.

Au moment où la crise mondiale de l'énergie s'amplifie, grâce aux centrales
nucléaires, la France est relativement protégée jusqu'en 2030. Pourtant, on entreprend la construction du réacteur EPR, dont nous n'avons pas besoin. Les recherches sur le réacteur de quatrième génération - qui détruira les déchets radioactifs à vie longue et qui assurera la sécurité nucléaire - sont freinées.

Face aux réticences américaines, le Premier ministre vient, lui, d'annoncer qu'il veut
construire le réacteur expérimental à fusion thermonucléaire Iter en France, avec les seuls Européens et une participation française dominante. Il évoque l'énergie du futur, celle des étoiles, inépuisable, propre, etc. Fadaises! Cet engin de recherche fondamentale sera le troisième, après ceux installés à Princeton (Etats-Unis) et en Angleterre. Les expériences qui sont menées dans ces machines sont si décevantes que les Américains, initiateurs du projet et meilleurs spécialistes du monde en matière de plasma, ont décidé de réduire leur contribution. Cet appareil, en outre, est dangereux: il produit des neutrons de 14 millions d'électronvolts, dont on ne connaît pas l'action sur les matériaux. Or il devrait être installé dans l'une des rares zones sismiques françaises. Rien qu'en fonctionnement, il coûtera plus que l'ensemble des laboratoires de recherche publique en biologie et en médecine! Est-ce raisonnable? Non, évidemment, car nos laboratoires s'étiolent et nos chercheurs, jeunes et moins jeunes, s'expatrient.

Si l'on veut faire plaisir aux régions, évitons les investissements inutiles et
construisons, avec elles, des instituts de recherche bien équipés associant recherche publique et privée. On l'a fait, avec succès, à Grenoble pour les nanotechnologies et à Evry pour la génomique. Ce sera plus efficace pour assurer le futur de notre pays.


#15 cylbertjj

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Posté 09 juillet 2005 à 19:41

bonsoir à toutes et tous
La science "officielle" et souvent doctrinaire méprise  et excommunie les chercheurs indépendants sans moyens autres que leurs deniers.
Leur faute : remettre en cause des théories devenues dogmatiques et attaquer des sujets où "l'académie" ne trouve que fariboles et autres élucubrations d'illuminés.
Le site quanthomme est est un bel exemple, ainsi que les 2 tomes de "savants maudits, chercheurs exclus". Le scientifique officiel ne sait plus se remettre en questtion, et se poser des questions, bonnes et mauvaises.
Je citerai 2 extraits de l'ouvrage de M. Per Bak (1)"Quand la nature s'organise Avalanches tremblements de terre et autres cataclysmes" (éd. Flammarion) :
p 59 : "...  Contrairement à ce que croit en général le grand public, ce sont la plupart du temps de petits groupes composés d'un ou deux professeurs et de quelques jeunes collaborateurs qui réalisent aujourd'hui les meilleurs travaux scientifiques. ...
La bonne science n'est pas forcément la scince chère. ..."
Et, si vous vous penchez un peu sur ceux qui autorisent et refusent les publications, vous serez surpris.
Par bonheur, internet permet maintenant des échanges + larges et ouverts, souvent directs et quin à terme, condamnent les publications officielles.
amicalement
JJ
(1) M.Per Bak enseigne la physique au Niels-Bohr Institute (Université de Copenhague)
Wait and see...
Moët Hennesy !

#16 cylbertjj

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Posté 09 juillet 2005 à 21:59

l'article que je viens de trouver sur :
"observabilis"

"
2/07/2005 NUCLÉAIRE
Masatoshi Koshiba, prix Nobel de physique 2002, estime qu'Iter ne pourra jamais aboutir

Après d'ultimes marchandages entre l'Union européenne et le Japon, un accord a été conclu sur l'implantation du projet Iter (International Thermonuclear Experimental Reactor) à Cadarache. Jacques Chirac s'y est précipité triomphalement, mais peu de personnes s'interrogent sur la viabilité technique et économique du projet. Les dépenses sont estimées à 4,6 milliards d'euros pour la construction et 4,8 milliards d'euros pour dix à vingt ans de fonctionnement. A ce niveau de financement, il tombe sous le sens que décideurs et citoyens auraient dû être réellement informés des enjeux du projet. Quatre questions se posent : la fusion thermonucléaire pourrait-elle répondre aux défis énergétiques futurs ? Serait-elle une source «propre» et «illimitée» ? Iter pourra-t-il faire avancer significativement la recherche dans ce domaine ? Iter sera-t-il [...] (768 mots)
http://www.liberation.fr
"
cordialement
JJ
Wait and see...
Moët Hennesy !

#17 saerince

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Posté 30 septembre 2005 à 21:28

"Masatoshi Koshiba" il est Japonais non ? C'était pas eux qui étaient en compétition avec nous ? :D
Bon, trêve d'ironie.

Quelques mots sur ITER pour commencer. Il fonctionnera au deutérium, et non pas au tritium comme je l'ai vu écrit dans un  des posts (repris par après par un quote où là on parlait du deutérium). Le tritium peut être un des sous produits de réaction, mais il sera alors confiné par le champ magnétique du Tokamak (en forme de torr, de chambre à air de vélo quoi) et resservira à la réaction (produisant du coup possiblement un neutron, s'il réagit avec e deutérium, sachant qu'on a aussi de l'hydrogène et que je ne sais pas avec qui il réagira préférentiellement). Les atomes d'He sont éjectés du champ je crois (mais faudrait que je relise mes sources parce que je ne sais plus pourquoi).

Alors justement, ce qui est produit par la réaction (outre l'énergie), c'est de l'hélium, qui n'est pas l'élément le plus radioactif que je connaisse. Après, concernant ce qu'il adviendra des composants de la chambre où se situera le plasma, sachant qu'ils seront soumis à de très hautes températures et pressions, et quelques neutrons échappés, à mon avis ça ne fera pas que du propre mais je ne suis pas sûre que l'on ait à l'heure actuelle des éléments pour affirmer ou infirmer.

Le site des constructions n'est pas des mieux choisis (faille et tout) mais quelle est la nature du sol ? Si la roche est dure, c'est carrément moins grave, ça bougera carrément moins (parce que plus la roche est molle plus l'amplitude des vibrations du sol est grande). La réaction sera normalement facilement arrêtable, l'affaire de secondes, peut-être de minute (au singulier) selon les quantités de réactifs impliquées.

Je ne savais pas qu'on en était là sur la fusion froide (ça marche par effet tunnel ; les atomes ont une probabilité non nulle de passer une barrière énergétique, et des fois la passent ; mais je n'en sais pas plus) ; ça a l'air de marcher ; je m'interroge maintenant sur la raison qui fait que ce n'est pas encore exploité (parce que si c'est moins dispendieux que la fusion chaude, les états seraient carrément cons de refuser ça, et les entreprises aussi, l'argent étant une priorité...).

Sinon beaucoup de gens râlent parce que la recherche médicale n'avancent pas. Vous n'êtes pas sans savoir que le milieu de la recherche médicale, comme tous les autres (oui, nucléaire inclus, rangez vos pierres) est pourri jusqu'à la moëlle. En gros, les maladies orphelines on s'en fout, y a pas la clientèle pour acheter les médicaments. Un truc contre le SIDA qui marcherait bien, on s'en fout, c'pas rentable pour l'industrie, la trithérapie c'est mieux, et on va quand même pas s'occuper des populations du Tiers-Monde, faut pas déconner. Et puis on va pas les soigner, ils n'ont pas d'argent pour acheter les médicaments.

C'est pour ça que ça n'avance pas.

#18 1869

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Posté 28 octobre 2005 à 23:56

Je vais m'intégrer comme faisant tâche puisque ouvertement POUR les essais à la fois d'ITER, du Mégajoule Bordelais, POUR les centrales électriques nucléaires à fission de type supérieur à 3 donc....

Pour la fusion froide, j'ai lu dans un 'POUR LA SCIENCE', traductioin de l'American Scientific, que je suivai à ce moment, au propos du "24/03/1999 - Le 23 mars 1989, Stanley Pons et Martin Fleischman de l'Université de Southampton, en Grande-Bretagne, annonçaient au monde entier qu'ils avaient réalisé une expérience de fusion dans une éprouvette, à la température de la pièce." que c'était dû à  la très forte emission d'ultrasons et que c'était donc phénomène de résonance moléculaire qui produisait de la lumière et des bulles... d'accord, ce n'est qu'une source unilatérale d'infos mais même avec les infos alternatives, je n'ai pas lu qu'ils avaient uttilisé la spectrométrie pour savoir s'il y a eu production d'Helium (la fusion avec l'eau, donc avec son hydrogène, crée de l'Hélium, obligatoirement, suivant les théories actuelles).

Pour le cristal pyroélectrique, il faut remarquer la fin, sans parler du reste, qui prouve que ce n'est pas de la fusion, à proprement parler, "Cette voie de recherche, comme toutes celles dont il est question quand on parle de « Fusion froide » ou de Sonofusion, est protectrice de notre environnement car elle est sans dangers, ne produit pas de pollution de l’air, et n’entraîne pas de problèmes à long termes comme ceux induits par les déchets radioactifs issus des centrales nucléaires actuelles où les atomes d’uranium sont dissociés pour produire de l’énergie dans un processus de fission."
-Ils y parlent de SONOfusion, comme j'en parlais plus haut.
-Pas de radioactivité, euh, à moins que les réactions de fusion d'hydrogène (de ses isitopes plus exactement) ne produisent pas de radioactivité, ce qui m'étonnerai fort...
-" Les générateurs de neutrons commercialisés travaillent de cette façon, mais comparé à eux, l’instrument expérimental de l’UCLA  est une technique tout à fait simple " Voilà ce à quoi je voulais en venir, ce n'est pas de la fusion à proprement parler, ce n'est que de l'émission de neutrons, qui stabilise les isotopes (deuteriome 1proton, 2neutrons; tritium 1proton, 3neutrons) en les transformant en hydrogène (1proton, 1neutron) ce qui, il est vrai, peu produire un peu d'énergie, mais rien à voir avec les réactions de fusion et de fission...

Saerince, si je ne m'abuse, ITER, comme tous les tokamak, (en forme de tore, voir TORE Supra), pourrait uttiliser aussi bien le Deuterium (1p,2n) qui donnerai de l'Helium (2p,4n), le Tritium (1p,3n) qui donnerai de l'Hélium et deux neutrons, des mélanges, mais la particularité d'ITER, qui est sa taille lui permettrai d'uttiliser des isotopes de l'hélium (avec 2p, 3n) plus instables, donc propices au réaction nucléaires.

"La bonne science n'est pas forcément la scince chère" c'est vrai, mais la petite science, de pointe en tous cas, a besoin d'infrastructures imposantes pour expérimenter et donc éviter d'élaborer des théories fumeuses, il y en a déjà bien assez...

Pour "y a pas la clientèle pour acheter les médicaments", je suis malheureusement totalement d'accord, mais soyons réalistes, une société "démocratique" telle que la notre, en soixante ans, à-t-elle fait autant de progrès en médecine que la dictature qui a sévit en Allemagne vous savez quand? Non, pourquoi? à mon sens c'est parcequ'ici, on ne recherche que le profit bas-de-gamme, je veux dire rapide, et à ce moment, la santé du peuple était une des priorités (le reste est trop soumis à controverse, on n'en parlera pas  :ange: sinon, je vais me faire bannir  :ange: )

Vous pouvez vous renseigner au sujet de la fusion sur le site du CEA qui n'est à première lecture pas présent ici.

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#19 Bipol

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Posté 29 octobre 2005 à 05:30

ITER ne résoudra pas le problème d'énergie, cela c'est sur. Est ce qu'il aboutira à maitriser la technologie plasma du tokamak, à voir.
J'avais un copain a l'armée il y a 35 ans qui venait de finir sa thèse sur la fusion. et je lui demandais quand ca marcherai, il m'a répondu qu 'il avait pose la question à son prof qu'il lui a repondu que c'etait une technologie de l'avenir.
C'est justement cela le probleme de la fusion nucleaire c'est une technologie l'avenir, quelque soit le moment que le pose la question aux experts.
Mais il y a un problème caché dans ITER plus sérieux que ce qui a été évoqué. Le potentiel d'application militaire dans le domaine des armes nucléaires à fusion, et cela c'est vraiment a vomir.

#20 1869

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Posté 29 octobre 2005 à 15:05

Dans le domaine des armes nucléaires, il existe de multiples sortes de Bombes H, à fusion, mais il est vrai que ce ne sont pas les seules (voir 'doomsday'), à mon sens théoriquement parlant... Celles à Vitrification, Antimatière, etc, sont aussi en vue, mais ceci est pour un autre sujet...

Et coté technologies de l'avenir, il faut, pour les concretiser, une propreté morale bien établie, si vous voyez là où je veux en venir, pour que les découvertes ne deviennent pas malsaines...

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#21 Mayrik

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Posté 30 octobre 2005 à 03:53

Tout d'abord, ITER n'a aucune prétention à fournir de l'énergie. ITER est seulement un réacteur expérimental. Si certains journaux disent le contraire, cela n'engage qu'eux. Libre à leurs lecteurs de les croire, mais la démarche consistant à s'informer auprès de scientifique me semble meilleure.

Si le projet est viable, nous aurons, après la construction de réacteurs dédiés à cela, suffisamment d'énergie pour alimenter le Monde pendant des millions d'années, car les éléments nécessaires au fonctionnement sont quasiment inépuisables.

Si le projet n'est pas viable, il nous aura tout de même permis de tirer des enseignements technologiques plus qu'intéressants, notamment en physique des plasmas qui est en plein essor. La physique du plasma connaît actuellement des avancées significatives, et des applications réelles, notamment grâce aux recherches effectuées sur TORE SUPRA.

Le choix de Cadarache me semble plus qu'approprié. En effet, ce centre d'Études Nucléaires créé en 1959 par le CEA est, à part la région parisienne, le plus grand site du CEA.

La confusion en ce qui concerne les risques d'accident, me semble être due à une analogie mal placée entre les centrales nucléaires à fission et les réacteurs à fusion. Certes, dans les deux cas, l'énergie acquise est une conversion de masse en énergie, mais l'analogie s'arrête là. La dangerosité d'un réacteur à fusion est infime par rapport à une centrale à fission; si une centrale à fission s'emballe (réaction en chaîne) cela mène à une explosion du réacteur. Dans le cas d'un réacteur à fusion, le principe est tout autre. Tout d'abord, en cas d'instabilité, le réacteur ne s'emballe pas, mais s’arrête tout simplement (la maîtrise de la stabilité étant l'une des difficultés à surmonter). De plus, le "combustible" étant injecté dans le réacteur,  il suffit de couper les vannes pour tout arrêter.

La radioactivité n'est certes pas inexistante, mais est infime par rapport à celle produit dans une centrale à fission. Dans un réacteur à fusion, les flux de neutrons activent la paroi un peu comme dans une centrale à fission, sauf que là, seul le réacteur est radioactif (radioactivité significative pendant une centaine d'année), alors que dans la centrale à fission, même les produits consommés sont radioactifs (plusieurs millions d'années)

Certains estiment que les recherches dureront une cinquantaine d'année, d'autres beaucoup plus. Mais ce n'est qu'une estimation car actuellement certains problèmes ne sont pas encore résolus (même sur le papier). En l'état actuel, il est impossible de donner une échéance. Faut-il pour autant se détourner de cette piste? Je ne pense pas, car il n'existe actuellement aucune autre solution viable à long terme (Les énergie renouvelable étant largement insuffisante pour alimenter la planète).

En ce qui concerne les armes nucléaires, il faut souligner que les centrales nucléaires actuelles (à fission) produisent du plutonium qui est indispensable pour construire une bombe atomique. ITER, lui, ne produira pas de plutonium.

Il ne faut pas se tromper; l'enjeux d'un tel projet n'est pas de créer de l'emploi, ou je ne sais quoi d'autre... mais de permettre de palier à la déplétion énergétique qui aura très probablement lieux (Quand? je ne le sais pas).

Tout ce qui concerne la fusion froide doit être considéré avec précaution. Rien n’est encore prouvé (au contraire). Par contre, la sonoluminescence est un phénomène physique bien connu depuis 70 ans, mais elle ne signifie pas fusion. Mathématiquement, le phénomène de fusion par sonoluminescence est possible mais exige des conditions extrêmes (alors pourquoi pas, mais récupérer de l'énergie dans une bulle me semble quand même très difficile).

En ce qui concerne René Louis Vallée et sa théorie synergétique, je me rappelle d'une interview de lui que j'ai lue sur un "Science et Vie". En effet, il dit qu’il est impossible de récupérer de l’énergie dans un réacteur à fusion... Cependant, il n'a de son côté jamais rien apporté de concluant avec sa théorie fumeuse (mais je me trompe peut être). Il faut aussi que je signale que ce "Science est Vie" fait partie de ma collection est qu'il a 30 ans (Un peu obsolète).

Pour moi, aucune piste ne doit être négligée. Certes, les efforts concernant les énergies renouvelables devraient être accentués. Mais manifester sa haine en dénigrant un projet (ITER) dont nous devrions plutôt être fier, me semble déplacé.

Ce message a été modifié par Mayrik - 30 octobre 2005 à 03:56.


#22 boo

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Posté 30 octobre 2005 à 04:29

Bonsoir,



POINT DE VUE : Les dangers de la fusion

WISE-Paris, Londres, novembre 2003
Par le Dr. Ian Fairlie*

[Mise en ligne le 28/11/2003]

Si jamais la fusion nucléaire était développée commercialement, les rejets radioactifs augmenteraient de façon considérable, car le cœur de chacun des réacteurs commerciaux refermerait environ 4,0 1018 Bq (un 4 suivi de 18 zéros, soit un million de curies) de tritium radioactif, selon certaines estimations [Coyle, 1978, Ikrent, 1976]. Cela constitue une quantité de tritium très importante. Même si seulement 0,01 % de cet inventaire était rejeté dans l'environnement chaque année, cela représenterait 400 TBq (terabecquerel ou 1.000 milliards de Bq) de tritium par an, c'est à dire plus que la quantité de tritium actuellement relâchée dans l'environnement des 34 réacteurs de 900 MW du parc d'EDF [EDF 2003].

Ces estimations rejoignent celles de Feinendegen (1980) selon lesquelles les rejets de « routine » de futures capacités de fusion s'élèveraient à 110 Tbq de tritium par an pour 1.000 MW installés (soit plus de 10 fois la quantité moyenne relâchée par un réacteur français de 900 MW).

Au danger du tritium radioactif, vient s'ajouter la présence de lithium dans les réacteurs de fusion. En cas d'explosion (cf. l'importante quantité d'énergie contenue dans ces réacteurs), l'incendie qui se produirait enflammerait le lithium. Le lithium est extrêmement inflammable et brûle avec une grande intensité, et on pourrait donc s'attendre au relâchement d'une quantité importante de l'inventaire de tritium du réacteur. Ceci aurait un effet catastrophique sur les régions placées sous le vent. Luykx et Coyle ont estimé que des relâchements « accidentels » pourraient représenter une augmentation des rejets de tritium de 3,7 10 18  Bq en moyenne par an, si l'on construisait un nombre important de ce type de réacteur. Ces estimations, faites par des scientifiques spécialistes de la fusion faisant autorité, sont redoutablement élevées, mais n'ont semble-t-il jamais été réfutées dans la littérature scientifique.

Ces références bibliographiques datent des années soixante-dix et quatre-vingt, mais leur âge n'enlève rien à leur signification. Elles indiquent qu'au cours des précédentes campagnes en faveur de la fusion, un certain nombre de scientifiques étaient tellement inquiets des dangers qu'elle présentait, qu'ils mirent en jeu leur carrière pour les dénoncer. A la lumière des appels récents en faveur de la fusion, il faut se souvenir de leurs inquiétudes et objections, et, en effet, de leur courage.

_______________________

*Ian Fairlie est consultant indépendant, spécialisé dans la radiologie. Le gouvernement britannique l'a nommé secrétaire scientifique de CERRIE (Committee Examining Radiation Risks from Internal Emitters). Il s'exprime ici à titre personnel.


--------------------------------------------------------------------------------

Références bibliographiques :
Coyle, P., "Laser Fusion: Status, Future and Tritium Control" in Behaviour of Tritium in the Environment, Proceedings of a Symposium in San Francisco, IAEA and NEA (OECD), October 1978
EDF 2003, http://nucleaire.edf.../fs_chif01.html
Ikrent, D. et al., "On the Safety of Tokamak-type, Central Station Fusion Power Reactors", Nuclear Engineering Design, vol 39, p. 215, 1976
Feinendegen, L. et al., "Radiation Problems in Fusion Energy Production", Radiat. Environ. Biophys. vol 18, pp. 157 to 183. 1980
Luykx, F. and Fraser, G., "Tritium Releases from Nuclear Power Plants and Nuclear Fuel Reprocessing Plants" Radiat Prot. Dos vol 16 (1-2), pp. 31-36. 1986
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#23 Bipol

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Posté 30 octobre 2005 à 05:26

Glabalement d'accord avec Mayrik, mais plus pessimiste quant aux promesses de ITER et aux risques radioactifs, il est vrai avec des duree de vie plus courtes pour le tritium. En principe les risques d'explosion sont nuls.

Mayrik

Citation

En ce qui concerne les armes nucléaires, il faut souligner que les centrales nucléaires actuelles (à fission) produisent du plutonium qui est indispensable pour construire une bombe atomique. ITER, lui, ne produira pas de plutonium.

Malheureusement la situation n'est pas aussi rose, la maitrise de la technologie tritium ouvre une porte a la miniaturisation de la bombe H, et ca c'est tres vilain.

#24 1869

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Posté 30 octobre 2005 à 11:31

Citant Mayrik
"ITER est seulement un réacteur expérimental"
OUI! il a une puissance de 500MW de CHAUFFE, tandis qu'une centrale de type 4 a généralement une puissance ELECTRIQUE de 900MW, nuance....

"Si le projet n'est pas viable, il nous aura tout de même permis de tirer des enseignements technologiques plus qu'intéressants"
100% d'accord, c'est un projet qu'il nous faut accomplir et exploiter pour mieux connaitre notre monde, mais si ce n'est qu'un bide, au moins on aura appris que c'était une connerie, ça m'étonnerai tout de même...

"La radioactivité n'est certes pas inexistante"
Le problème de la radioactivité, pôur la fusion est , il me semble, le transport, le confinement et le stockage du trio deuterium, tritium, hélium 3, mais à part ça, je ne vois rien de si dangereux...

boo:
"Elles indiquent qu'au cours des précédentes campagnes en faveur de la fusion, un certain nombre de scientifiques étaient tellement inquiets des dangers qu'elle présentait, qu'ils mirent en jeu leur carrière pour les dénoncer. A la lumière des appels récents en faveur de la fusion, il faut se souvenir de leurs inquiétudes et objections, et, en effet, de leur courage."
Ouais! et aussi tous ces merveilleux politiciens qui ont tant oeuvré pour que le moteur à vapeur ne prenne la place du cheval!  :piout:

Bipol:
"Malheureusement la situation n'est pas aussi rose, la maitrise de la technologie tritium ouvre une porte a la miniaturisation de la bombe H, et ca c'est tres vilain."
Oui, mais c'est, je pense, le revers de la médaille, enfin, un des, tout comme les drones avec l'informatique... Mais si ça se trouve, on pourrait peut-être avoir une voiture au tritium d'ici 100 ans (on ne sait pas!), qui ne poluerai pas puisqu'on aurai découvert un moyen d'injecter du plomb dans la mixture d'Hélium uttilisé qui anéantirai la radioactivité (pourquoi pas?), on peut rêver...

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#25 Mayrik

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Posté 08 novembre 2005 à 06:12

ITER

OBJECTIF

Citation

"Cette machine de démonstration est avant tout un programme de recherche sur la physique des plasmas. Elle est conçue pour montrer que la production d'énergie grâce à la fusion est réalisable."

Citation

"La puissance de chauffage injectée dans Iter atteindra les 50 mégawatts, les scientifiques espèrent obtenir en retour une puissance de fusion de 500 mégawatts et ce, pendant 400 secondes. Une durée qui devrait être suffisamment longue pour démontrer que le bilan énergétique d'Iter est satisfaisant et que la fusion peut être maîtrisée."

Citation

"Le caractère mondial du projet et son gigantisme sont à la mesure de l’objectif poursuivi : une source d’énergie abondante et peu polluante."

AVANTAGES EN TERME DE SÛRETE

Citation

"Dans un réacteur de fission, la densité d'énergie est énorme et le combustible pour un an de fonctionnement est présent dans le coeur. C'est très difficile à contenir et c'est pour ça que la sûreté d'un réacteur de fission est complexe.
Pour la fusion, rien de tel. Le plasma est peu dense et donc il y a peu d'énergie potentiel dans le tore. Le plasma est alimenté en continu, en cas de problème on arrete d'alimenter et tout s'arrete immédiatement comme pour un brûleur à gaz !!!"

Citation

"Les conditions d’entretien de la réaction de fusion permettent l’utilisation d’un plasma très peu dense. La quantité de combustible présente dans la chambre de combustion pendant la réaction est donc toujours très faible. Toute perturbation non contrôlée de ce milieu entraîne son refroidissement rapide et l’arrêt des réactions de fusion. L’emballement de la réaction est par conséquent intrinsèquement impossible."

Citation

"Les recherches sur les matériaux faiblement activables visent à obtenir un matériau de structure du réacteur dont l’activité décroisse assez vite pour qu’il puisse être recyclé pour un usage grand public au bout d’environ cent ans."

RADIOACTIVITE

Citation

Un corps humain a une radioactivité naturelle de 8000Bq.
100kg d'engrais phosphaté ont une radioactivité naturelle de 400000Bq.

Citation

"Aucun des combustibles de base, le deutérium et le lithium, pas plus que le produit de la réaction, l’hélium (un gaz rare), n’est radioactif ou toxique. Le tritium sera entièrement produit sur site. C’est un élément radioactif qui se décompose en hélium par émission d’un rayon bêta peu énergétique (5,7 keV) et avec une période relativement courte (12,3 ans)."

Citation

"Il existe une grande hiérarchie de radiotoxicité. À activité égale, le tritium est le radioélément le moins radiotoxique. En sens inverse, la plupart des noyaux plus lourds, comme l'uranium, le plutonium, et les actinides sont très radiotoxiques car ils sont émetteurs de rayons alpha. Le plutonium-239 est ainsi 14000 fois plus radiotoxique que le tritium."

Citation

"La faible nuisance du tritium est due à l'énergie particulièrement faible de ses électrons bêta (0,018 MeV au maximum) et au fait que cet isotope de l'hydrogène est généralement éliminé de l'organisme avant de s'être désintégré (sa période biologique n'est que de 10 jours). Au contraire, le plutonium est toxique car c'est un émetteur alpha qui peut se fixer dans les os et le foie pour une longue durée."

Citation

"Dans un réacteur commercial, le tritium sera produit in situ par le bombardement d’une couverture de lithium par les neutrons de fusion. En conséquence le combustible fourni au réacteur sera non radioactif, et la cendre (hélium) non plus. L’irradiation des structures du réacteur sera donc la seule source de radioactivité. Ceci et la très faible radiotoxicité du tritium signifient que l’accident le plus grave pouvant survenir au réacteur ne nécessiterait pas l’évacuation de la population environnante."

PLASMAS

Citation

"Les compétences expérimentales, théoriques et numériques des équipes du CNRS sur la physique des plasmas sont reconnues et appréciées au niveau international."

Citation

"Les technologies plasma prennent une part de plus en plus importante dans les industries dites de haute technologie, soit en raison des avantages qu'elles procurent dans le cadre d'une production industrielle exigeante, soit pour leur réputation de technologie propre vis-à-vis de l'environnement."

Citation

"Les domaines actuels dans lesquels les technologies plasma jouent un rôle majeur sont, à titre d'exemples non limitatif: fabrication des circuits intégrés (50% des opérations élémentaires), micro- et nanotechnologies (jusqu'à 75% des opérations élémentaires), nouveaux matériaux (magnétiques, diélectriques, supraconducteurs, polymères, biomatériaux, cristaux photoniques), analyse chimique élémentaire, traitement des effluents nuisibles à l'environnement (COV, gaz à effet de serre), purification (gaz, matériaux), stérilisation, sources de rayonnement et écrans plats..."

Citation

"De l’astrophysique à la fusion contrôlée, des lasers aux traitements de surface, leurs domaines d’application sont innombrables, tant en science pure qu’en technologie."

LES BOMBES

Citation

Posté par Bipol:
"Malheureusement la situation n'est pas aussi rose, la maitrise de la technologie tritium ouvre une porte a la miniaturisation de la bombe H, et ca c'est tres vilain."
Je ne pense pas que l'utilisation de cette technologie à des fins militaire puisse justifier que l'on se détourne de la maitrise de la fusion. La première bombe H fut testée le 1er novembre 1952, et était déjà 1000 fois plus puissante que celle d'Hiroshima. Au plus fort de la "guerre froide" les états-uniens et les russes avaient de quoi vitrifier 7 fois la surface de la Terre. Être atomisé plutôt que pulvérisé ne fait aucune différence pour moi.

Citation

"Les gens s'habituent à tout avec une effrayante facilité. Quand on a lancé une bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki le monde entier a été frappé de terreur, et s'est dit : "Ca, c'est vraiment épouvantable." Eh bien, maintenant, la bombe atomique est rangée au nombre des armes tactiques, et elle n'empêche personne de dormir. Quelque chose de démodé, d'attendrissant, comme les arcs et les flèches."
Bertrand RUSSELL

MON OPINION
ITER sera peut-être la solution du futur. Je suis d'accord avec le fait que nous devrions renforcer d'avantage la recherche et le développement des énergies renouvelables (pour limiter les dégâts). Cependant, celles-ci ne pourront jamais palier à la demande énergétique mondiale qui ne va cesser d'augmenter. Pour une fois qu'un projet à long terme est mis en place...

#26 cylbertjj

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Posté 08 novembre 2005 à 18:49

salut Mayrik
qu'est-ce que tu veux prouver ? Que tu es à fond pour Iter !
C'est ton droit mais relis attentivement tout ce qui a été écrit avant ta longue intervention argumentée grâce aux propos des forcenés d'ITER.
ITER = EDF & RTE= EPR
une conception archaïque centralisée, qui disperse 80 % de la puissance produite en pertes diverses (thermiques entre autres dans le transport et l'utilisation), qui nécessite des infrastructures gigantesques jamais esthétiques et coûteuses en entretien, sensible aux variations climatiques (lignes avec la neige, le givre, le vent; refroidissement avec le PB du niveau d'eau dans les fleuves durant les périodes de sécheresse...)
Il y aurait aussi beaucoup moins de transformateurs...
Wait and see...
Moët Hennesy !

#27 Mayrik

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Posté 09 novembre 2005 à 00:26

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Posté par cylbertjj:
qu'est-ce que tu veux prouver ?
Je ne cherche pas à prouver quoi que ce soit. Je donne mon opinion en présentant les arguments sur lesquels elle se fonde.

Citation

Posté par cylbertjj:
C'est ton droit mais relis attentivement tout ce qui a été écrit avant ta longue intervention argumentée grâce aux propos des forcenés d'ITER.
Si tu trouve que quelque chose de pertinent ce trouve sur un autre post, et mérite d'être mentionné, cherche le et poste le.

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Posté par cylbertjj:
ITER = EDF & RTE= EPR
Peut tu m'expliquer ce que signifie ton équation?

Citation

Posté par cylbertjj:
une conception archaïque centralisée, qui disperse 80 % de la puissance produite en pertes diverses (thermiques entre autres dans le transport et l'utilisation)
Ce n'est pas le transport de l'électricité qui provoque une grosse perte d'énergie. En ce qui concerne l'utilisation de l'énergie, je ne vois pas non plus le rapport avec ITER.

#28 cylbertjj

cylbertjj

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Posté 09 novembre 2005 à 21:43

"
une conception archaïque centralisée, qui disperse 80 % de la puissance produite en pertes diverses (thermiques entre autres dans le transport et l'utilisation), qui nécessite des infrastructures gigantesques jamais esthétiques et coûteuses en entretien, sensible aux variations climatiques (lignes avec la neige, le givre, le vent; refroidissement avec le PB du niveau d'eau dans les fleuves durant les périodes de sécheresse...)
Il y aurait aussi beaucoup moins de transformateurs...
"
Wait and see...
Moët Hennesy !

#29 Eclipse

Eclipse

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Posté 15 avril 2007 à 19:21

Regardons mes amis, comment claquer l'argent public   :humhum:

"En vertu d'un "accord technique" signé entre l'Union européenne et le Japon le 5 mai à Genève, la France couvrira 50 % des coûts pour la construction du réacteur, soit 4,2 milliards d'euros. Paris a fait ces concessions car il espère des retombées économiques d'environ 3 milliards d'euros sur trente ans grâce à l'implantation du réaction de fusion nucléaire ITER sur le site de Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône.Selon des études menées à l'instigation de la préfecture de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, mille emplois directs et 1 400 emplois induits sont attendus pendant les dix années du chantier de construction du réacteur, entre 2005 et 2015."

Source :Le monde    

La France couvrira 50%. Les autres pays savent pertinament que ce truc va se planter....
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Paris a fait ces concessions car il espère des retombées économiques d'environ 3 milliards d'euros sur trente ans grâce à l'implantation du réaction de fusion nucléaire ITER sur le site de Cadarache
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D'abord les élites  ....ect vont avoir un villa , et très bien payé ......(Pendant 30 ans mes amis ...).
Les politiciens (la République de ses pôtes ) vont gagner de l'argent ('attribution des contrats de l'entreprise bidon de ses amis ) ect.......
1400 emplois induits va encore se faire taxer, pour payer les autres conneries avant.........

1400 emplois  pour 4.2 milliards pour espérer produire quoi ?  :ptdrasrpt2: Un club de meditaranée ......  
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Puis ça pollue ce bordel......
Les trucs dans le genre, il  y en a beaucoup.....

#30 Matrix

Matrix

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Posté 21 janvier 2011 à 12:34

Voir le messageTreizeVents, le 07 mai 2005 à 21:09, dit :

Merci Pascuser pour ce bel exposé sur la fusion, je ne connaissais pas du tout le principe de la fusion froide. Comme tous les moutons je croyais que la fusion ce n'est qu'avec quelques millions de degré... une formalité...
Quand à ITER, j'avais deja lu dans "Pour la Science" (il me semble) qu'il ne produirait aucune énergie, qu'il ne servirait qu'a la recherche.


Je n'ai trouvé nul part ce bon reportage pourtant très connu des "Archives Oubliées" sur la fusion froide  :???: :

http://www.dailymoti...ion-froide_news

http://www.dailymoti...ion-froide_news

http://www.dailymoti...ion-froide_news

Ce message a été modifié par Matrix - 21 janvier 2011 à 12:35.

“Les problèmes sont des opportunités en vêtements de travail”  Henry Kaiser