Date de création : 19 mai 2005
Citation
Le ginseng fait partie des plantes mythiques. Il en existe trois variétés : japonaise, asiatique et américaine. Les ginsenosides sont une famille de molécules extraites de cette plante, qui semblent douées de propriétés anti-oxydantes, anti-stress et anti-néoplasiques. La plupart des essais thérapeutiques ont utilisé l’extrait global et les caractéristiques de chacun des 28 ginsenosides commencent à être connues. Les différents ginsengs sont ainsi classés en fonction de leur contenu en dérivés Rg1 et Rb1. Des études préliminaires avaient démontré l’efficacité de l’administration préventive de Rb1 dans un modèle expérimental d’ischémie cérébrale chez la gerbille. Le mécanisme évoqué était celui d’un effet anti-radicaux libres. Cet effet neuroprotecteur a été retrouvé dans un modèle de mort neuronale induite par le glutamate en culture cellulaire.
Une équipe de Houston fait état dans le dernier Annals of Neurology de données importantes qui concernent l’efficacité d’un extrait de ginseng américain sur un modèle animal de maladie de Huntington. Ce modèle est classique : il consiste à administrer de l’acide 3 nitropropionique qui est un inhibiteur d’une enzyme mitochondriale, la succinyl deshydrogénase. Ce produit entraîne rapidement une perte en cellules striatales avec des signes cliniques parfois sévères chez l’animal car pouvant entraîner le décès de celui-ci. L’administration préventive d’extrait de ginseng à l’animal une heure avant celle de la substance neurotoxique prévient dans tous les cas le décès de celui-ci et diminue de manière très significative la perte neuronale et les signes cliniques associés.
Ces résultats sont très intéressants mais n’autorisent pas tout à fait l’enthousiasme car de nombreuses molécules ont déjà démontré un effet neuroprotecteur mais uniquement lorsqu’elles sont administrées avant l’évènement neurotoxique. L’extrapolation à une maladie neurodégénérative reste donc très incertaine. Toutefois, l’absence complète de molécules efficaces dans la maladie de Huntington impose de ne pas négliger cette piste thérapeutique.
Dr Christian Geny
Une équipe de Houston fait état dans le dernier Annals of Neurology de données importantes qui concernent l’efficacité d’un extrait de ginseng américain sur un modèle animal de maladie de Huntington. Ce modèle est classique : il consiste à administrer de l’acide 3 nitropropionique qui est un inhibiteur d’une enzyme mitochondriale, la succinyl deshydrogénase. Ce produit entraîne rapidement une perte en cellules striatales avec des signes cliniques parfois sévères chez l’animal car pouvant entraîner le décès de celui-ci. L’administration préventive d’extrait de ginseng à l’animal une heure avant celle de la substance neurotoxique prévient dans tous les cas le décès de celui-ci et diminue de manière très significative la perte neuronale et les signes cliniques associés.
Ces résultats sont très intéressants mais n’autorisent pas tout à fait l’enthousiasme car de nombreuses molécules ont déjà démontré un effet neuroprotecteur mais uniquement lorsqu’elles sont administrées avant l’évènement neurotoxique. L’extrapolation à une maladie neurodégénérative reste donc très incertaine. Toutefois, l’absence complète de molécules efficaces dans la maladie de Huntington impose de ne pas négliger cette piste thérapeutique.
Dr Christian Geny










