Dans qques semaines, 1 million de français voteront sur des machines électroniques dont la fiabilité a été à plrs reprise mise en défaut.
Le peuple réagira-t-il suffisamment fort, suffisamment vite pour empêcher cette nouvelle technologie qui permet de truquer à souhait le résultat des élections ?
-----A ce sujet , un article de paru sur le net
http://www.betapolit...php?article0708
Avec 4 jours de recul, les craintes engendrées par l’utilisation des ordinateurs de vote avant le premier tour ont été plus que confirmées le 22 avril 2007.
Voici quelques exemples des conséquences inquiétantes du vote électronique :
Sur Issy-les-Moulineaux (où j’ai voté) :
- J’ai eu 1h30 d’attente.
- Du fait de cette attente, des électeurs ont fait demi-tour en déclarant ne pas revenir.
- J’ai vu moi-même plusieurs personnes intervenir dans « l’isoloir » pour aider des électeurs.
- Une personne qui souhaitait déposer une mention sur le procès-verbal s’est entendu dire par un assesseur de se presser pour ne pas faire perdre de temps. Elle m’a déclaré « Heureusement que j’avais fait mon choix, parce qu’avec cette pression je n’aurais pas pu le faire en toute sérénité. Je me suis sentie tel un mouton. Allez au suivant ».
- Compte tenu de ces délais d’attente importants, certains Présidents de Bureau de Vote ont décidé de ne vérifier les cartes des électeurs qu’après le vote.
- Une personne, à ma connaissance, a voté 2 fois (j’ignore s’il y en a eu d’autres).
- Plusieurs personnes ont voté au mauvais bureau de vote.
- En fin de journée, il y a eu une différence entre le nombre d’émargements et le nombre de votes annoncés par le ticket de l’ordinateur, cela a été signalé par le Président du Bureau de Vote.
- Ce mode de scrutin ne permet pas de recomptage.
- Afin de rééquilibrer les résultats, la mairie a fait le choix arbitraire d’amputer les votes « erreur » au candidat qui aura le plus de voix.
- De nombreuses personnes ont déclaré ne pas venir au second tour si on votait encore sur des machines.
- Il y a eu de nombreuses mentions portées sur les procès-verbaux. Combien ? Nous l’ignorons. J’ai contacté le service des élections de la mairie pour avoir l’information. On m’a répondu (très cordialement) « les mentions n’ont pas été comptabilisées, nous ne faisons pas de statistiques, (…) il faut demander à la préfecture ». J’ai donc contacté la préfecture de Nanterre (bureau des élections) qui m’a renvoyé (très cordialement aussi) vers Issy-les-Moulineaux, « il faut vous adresser à la mairie, ils ont un double de tous les procès-verbaux, nous ne pouvons pas comptabiliser les mentions des procès-verbaux de toutes les communes, c’est aux mairies de le faire (…) mais il est vrai qu’il y en a eu réellement plus que par le passé ».
- Selon certaines analyses de citoyens (non officielles car il n’y en a pas) il faudrait 24 scrutins pour amortir le coût de ces ordinateurs de vote.
Marianne 2007-2017 Sur 9 villes équipées de ces ordinateurs dont des comptes-rendus ont été publiés :
- La participation dans ces villes, par rapport à leur département, a été en moyenne inférieure de 4%. 4% sur 1,5 millions de votants (plus de 66 000 votants donc) semble dérisoire pour certains, mais imaginons que l’usage de ces machines soit généralisé à la Nation...
- A Boulogne-Billancourt, qui a utilisé les urnes traditionnelles et les ordinateurs de vote, nous pouvons constater que les résultats ne sont pas les mêmes selon le mode de scrutin utilisé. Pourquoi ? Aucune analyse sérieuse n’est faite à ce jour.
J’aime le modernisme quand il amène le progrès. Mais ici où est le progrès ? Je ne peux que constater que l’usage de ces machines n’est pas au point et porte atteinte à notre droit de vote qui me semble être la base de notre système démocratique.
Dans toute entreprise performante, dans tout foyer épanoui, on réfléchi en amont sur les projets. Quand ledit projet ne fonctionne manifestement pas, on le stoppe, on prend le temps d’analyser les raisons du disfonctionnement, on se réuni, on cherche les améliorations possibles…
Le Conseil Constitutionnel s’est exprimé suite au 1er tour : "Il reste que, ici ou là, l’usage des machines à voter n’est pas psychologiquement accepté, à tort ou à raison, par une part importante de nos concitoyens. Un certain climat de psychose n’y est pas étranger. Il est vrai aussi que certains modèles au moins, parce que trop sophistiqués, ont provoqué des files d’attente.
Dans ces conditions, le plus sage serait sans doute, lorsque des problèmes sérieux se sont produits le 22 avril (pannes, bouchons, polémiques…), d’y renoncer provisoirement afin de mettre les prochaines échéances électorales, y compris le second tour de l’élection présidentielle, à l’abri de toute contestation."
Pourquoi, concernant les ordinateurs de vote, certaines mairies refusent-elles toute discussion ?
Pourquoi ne parvient-on pas à obtenir des informations chiffrées de certaines de ces mairies ?
Pourquoi mettre en place ce nouveau système de vote lors d’élections si importantes ?
Pourquoi tant d’opacité ?
Pourquoi ne pas mettre les choses à plat ?
Thailoup