Citation
: Le gouvernement Raffarin a lancé jeudi une nouvelle phase du plan biocarburants, pour la période 2008-2010, avec des agréments fiscaux supplémentaires portant sur 700.000 tonnes dans la filière biodiesel et 250.000 tonnes dans la filière éthanol en 2008, a annoncé Matignon dans un communiqué.
"Un nouvel appel à candidatures pour l'attribution en 2008 de 700.000 tonnes pour la filière biodiesel et 250.000 tonnes pour la filière bioéthanol sera engagé avant la fin de cette année (2005)", a indiqué Matignon.
A quelques jours du référendum sur la Constitution européenne, Jean-Pierre Raffarin répond ainsi à une demande insistante des milieux agricoles qui souhaitaient un plan plus ambitieux du gouvernement, au-delà de 2007, pour encourager la production de biocarburants.
"Avec cette nouvelle étape, le plan biocarburants va conduire au quadruplement des agréments en quatre ans. Ainsi, l'objectif (communautaire, ndlr) d'incorporer 5,75% de biocarburants dans les carburants en 2010 sera tenu", a assuré le gouvernement.
Pour 2007, le gouvernement fera connaître "avant la fin du mois de mai" sa décision sur les autorisations de construction d'usines pour la production supplémentaire de 800.000 tonnes de biocarburants, a encore précisé le communiqué.
"Au total, ce sont six nouvelles usines (trois dans le secteur du biodiesel, trois dans le secteur de l'éthanol) qui devraient pouvoir être construites à l'horizon 2007", a-t-il ajouté.
L'appel européen à candidatures pour ces nouvelles capacités de production, clos en mars, a donné lieu à un peu plus d'une dizaine de candidatures. Jusqu'ici, les professionnels évoquaient plutôt "l'équivalent" de quatre usines, sous forme de construction ou d'agrandissement.
Le biodiesel est fabriqué à partir de cultures oléagineuses (colza et tournesol en France), l'éthanol est dérivé du blé et de la betterave et bientôt du maïs en France, de la canne à sucre au Brésil et du maïs aux Etats-Unis. Les biocarburants - qui sont incorporés dans des carburants classiques (essence pour l'éthanol, gazole pour le biodiesel) - sont plus chers à produire que l'essence ou le gazole. Ils bénéficient donc d'exonérations partielles de TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers).
Ils permettent de "valoriser les produits agricoles", de "réduire notre dépendance énergétique" et de "diminuer les émissions de gaz à effet de serre", a souligné Matignon.
Le 2 février, M. Raffarin avait annoncé des agréments supplémentaires de 800.000 tonnes d'ici 2007 - 480.000 dans la filière biodiesel et 320.000 dans la filière éthanol - sans satisfaire alors pleinement les milieux agricoles. Ces nouveaux contingents de 800.000 tonnes s'ajoutaient alors aux agréments déjà existants sur 450.000 tonnes.
Aucune précision n'a été fournie sur le coût budgétaire des futurs agréments de 950.000 tonnes. Celui de la tranche de 800.000 tonnes avait été estimé en février à environ 320 millions d'euros, du fait de l'exonération partielle de TIPP.
"M. Raffarin souligne l'effort important consenti par le budget de l'Etat pour le plan biocarburants. Cet effort sera maintenu sur la période 2008-2010 dès lors que la compétitivité relative des biocarburants par rapport aux carburants classiques le justifiera", a souligné Matignon.
"Un nouvel appel à candidatures pour l'attribution en 2008 de 700.000 tonnes pour la filière biodiesel et 250.000 tonnes pour la filière bioéthanol sera engagé avant la fin de cette année (2005)", a indiqué Matignon.
A quelques jours du référendum sur la Constitution européenne, Jean-Pierre Raffarin répond ainsi à une demande insistante des milieux agricoles qui souhaitaient un plan plus ambitieux du gouvernement, au-delà de 2007, pour encourager la production de biocarburants.
"Avec cette nouvelle étape, le plan biocarburants va conduire au quadruplement des agréments en quatre ans. Ainsi, l'objectif (communautaire, ndlr) d'incorporer 5,75% de biocarburants dans les carburants en 2010 sera tenu", a assuré le gouvernement.
Pour 2007, le gouvernement fera connaître "avant la fin du mois de mai" sa décision sur les autorisations de construction d'usines pour la production supplémentaire de 800.000 tonnes de biocarburants, a encore précisé le communiqué.
"Au total, ce sont six nouvelles usines (trois dans le secteur du biodiesel, trois dans le secteur de l'éthanol) qui devraient pouvoir être construites à l'horizon 2007", a-t-il ajouté.
L'appel européen à candidatures pour ces nouvelles capacités de production, clos en mars, a donné lieu à un peu plus d'une dizaine de candidatures. Jusqu'ici, les professionnels évoquaient plutôt "l'équivalent" de quatre usines, sous forme de construction ou d'agrandissement.
Le biodiesel est fabriqué à partir de cultures oléagineuses (colza et tournesol en France), l'éthanol est dérivé du blé et de la betterave et bientôt du maïs en France, de la canne à sucre au Brésil et du maïs aux Etats-Unis. Les biocarburants - qui sont incorporés dans des carburants classiques (essence pour l'éthanol, gazole pour le biodiesel) - sont plus chers à produire que l'essence ou le gazole. Ils bénéficient donc d'exonérations partielles de TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers).
Ils permettent de "valoriser les produits agricoles", de "réduire notre dépendance énergétique" et de "diminuer les émissions de gaz à effet de serre", a souligné Matignon.
Le 2 février, M. Raffarin avait annoncé des agréments supplémentaires de 800.000 tonnes d'ici 2007 - 480.000 dans la filière biodiesel et 320.000 dans la filière éthanol - sans satisfaire alors pleinement les milieux agricoles. Ces nouveaux contingents de 800.000 tonnes s'ajoutaient alors aux agréments déjà existants sur 450.000 tonnes.
Aucune précision n'a été fournie sur le coût budgétaire des futurs agréments de 950.000 tonnes. Celui de la tranche de 800.000 tonnes avait été estimé en février à environ 320 millions d'euros, du fait de l'exonération partielle de TIPP.
"M. Raffarin souligne l'effort important consenti par le budget de l'Etat pour le plan biocarburants. Cet effort sera maintenu sur la période 2008-2010 dès lors que la compétitivité relative des biocarburants par rapport aux carburants classiques le justifiera", a souligné Matignon.










