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Cathos contre opérateurs de téléphonie


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#1 loupdessteppes

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Posté 26 mai 2005 à 13:47

Les fidèles des églises catholiques particulièrement sensibles aux mauvaises ondes des antennes relais de téléphonie mobile demandent leur démontage des édifices religieux.
Les opérateurs bien connus pour leur mauvaise foi seront peut être priés d'aller irradier ailleurs s'il était condamnés....

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[QUOTE]INFO OBS. Des fidèles catholiques attaquent en référé SFR, Bouygues Telecom et Orange, pour les obliger à démonter les antennes-relais placées sur les clochers. Ils estiment ces installations illégales… et contraires à leurs principes religieux.

Au lendemain de la comparution en justice d'Etienne Cendrier, porte-parole de l'association Robin des Toits, pour diffamation à l'encontre de Bouygues Teleom, des fidèles catholiques, soutenus par l'association, se lancent à leur tour dans la bataille judiciaire.
Plusieurs convocations en référé sont en effet parties cette semaine à destination des opérateurs SFR, Bouygues et Orange (France Télécom) pour leur demander de démonter immédiatement les antennes-relais installées dans les clochers des églises de plusieurs communes.
Des fidèles des communes de Roussillon (Gard), Beynost (Rhône), Plougrescant (Côtes-d'Armor), Mions (Rhône) et Montrottier (Rhône) assignent les opérateurs concernés (SFR pour Roussillon et Montrottier, Orange pour Plougrescant et les trois opérateurs pour Mions) en référé ainsi que les mairies, qui ont signé les contrats autorisant l'installation d'antennes-relais.
Selon l'avocat des plaignants, Me Richard Forget, l'installation de telles antennes est contraire aux dispositions des lois du 9 décembre 1905 et du 2 janvier 1907. Ces textes précisent en effet que les églises, bien que propriétés de l'Etat, doivent rester à la disposition des fidèles sans aucune modification.

Eléments profanes

Les églises n'auraient donc pas vocation à abriter des éléments profanes d'autant plus que, selon les fidèles à l'origine du référé, les antennes-relais servent à diffuser non seulement le téléphone mais aussi, éventuellement, des accès à des services à caractère pornographique ou à tout le moins licencieux.
Concernant les maires des communes concernées, les plaignants considèrent que ceux-ci ont commis une "voie de fait" en permettant l'installation des antennes sur des églises qui, bien que leur appartenant, devraient normalement ne servir qu'au culte catholique.
Les premières comparutions en référé sont prévues les 8 et 9 juin, à Nanterre et à Paris.

Le Sacré-Cœur aussi ?

Mais les plaintes ne devraient pas s'arrêter là. Les opérateurs ont en effet de plus en plus tendance à placer des antennes-relais dans les clochers dans le cadre d'une campagne d'"intégration paysagère" (cachées dans les clochers, les antennes-relais ne se voient en général pas du premier coup d'œil). Selon un document de l'AFOM (Agence française des opérateurs mobiles), près de 5% des antennes-relais seraient effectivement installées dans des lieux de culte, phares, silos, etc.
Ainsi à Paris, l'église du Sacré-Cœur, au sommet de la Butte Montmartre, pourrait être la prochaine sur la liste, d'autant que l'installation d'antennes-relais en son sein (constatable de visu) semble avoir quelque peu échappé aux services de la mairie…
Une affaire à suivre.

____________

Extrait de la loi du 9 décembre 1905

Titre III Des édifices des cultes.

ART.12.- Les édifices qui ont été mis à la disposition de la nation et qui, en vertu de la loi du 18 germinal an X, servent à l'exercice public des cultes ou au logement de leurs ministres (cathédrales, églises, chapelles, temples, synagogues, archevêchés, évêchés, presbytères, séminaires), ainsi que leur dépendances immobilières, et les objets mobiliers qui les garnissaient au moment où lesdits édifices ont été remis aux cultes, sont et demeurent propriétés de l'Etat, des départements, des communes
Pour ces édifices, comme pour ceux postérieurs à la loi du 18 germinal an X, dont l'État, les départements et les communes seraient propriétaires, y compris les facultés de théologie protestante, il sera procédé conformément aux dispositions des articles suivants.

Extrait de la loi du 2 janvier 1907

Article 5

A défaut d'associations cultuelles, les édifices affectés à l'exercice du culte, ainsi que les meubles les garnissant, continueront, sauf désaffectation dans les cas prévus par la loi du 9 décembre 1905, à être laissés à la disposition des fidèles et des ministres du culte pour la pratique de leur religion.[QUOTE]