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l'Uranium Appauvri


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9 réponses dans ce topic

#1 KaMiKaZe

KaMiKaZe

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Posté 28 mai 2005 à 13:31

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De l'uranium appauvri dans les avions de ligne

4 octobre 1992. Le Boeing 747-cargo d'El Al s'écrase sur la cité de Bijlmermeer près d'Amsterdam. Bilan, 43 morts. Bientôt d'étranges symptômes, comparables à ceux que connaissent aujourd'hui des vétérans de la guerre du Golfe, frappent les habitants de la cité. Février 2001 : près de 7 tonnes d'uranium appauvri servent encore de lest aux avions d'Air France.

Il y a trois mois, " Sciences et Avenir " (n° 646) révélait les effets pervers de l'utilisation de munitions à l'uranium appauvri lors des conflits du Golfe et du Kosovo Surprise, au cours de ces investigations, nous mettions au jour une piste totalement méconnue : des avions de ligne contiendraient de l'uranium appauvri. Enquête.

Paris, le 9 janvier 2001 : rencontre avec l'un des responsables des stocks de pièces détachées pour les grandes révisions des avions de ligne. Ce technicien d'Air France, qui avait accepté de nous parler librement, préfère garder l'anonymat : " Entre les masses actuellement en vol et celles stockées, Air France possède environ 7 tonnes d'uranium appauvri. " L'homme précise que 60 % de cette quantité d'uranium appauvri survole chaque jour la France. Hallucinant. " C'est à Orly, dans un local au milieu des pistes, que nous entreposons notre stock d'uranium appauvri. " Ces masses sont utilisées pour équilibrer les gouvernes de profondeur externes, droite et gauche, et la gouverne de direction supérieure (voir le schéma ci-dessous). Le but : éviter les vibrations induites par la vitesse qui pourraient désintégrer la gouverne. Ce phénomène est appelé le " flutter ". Les constructeurs ont choisi l'uranium appauvri car sa densité de 18,7 kg/dm3 permet de fabriquer des contrepoids très lourds pour un volume extrêmement réduit. Quels sont les avions concernés ?

Le technicien, qui a vu passer entre ses mains les pièces détachées de tous les modèles volant au cours de ces 25 dernières années, se rappelle avoir que de tels contrepoids étaient utilisés sur les Boeing 747 série 100, 200, 300 et SPN. Quid des Airbus ? L'homme répond sans aucune hésitation : " Il n'y a pas d'uranium appauvri dans ces avions. Le constructeur a eu recours à d'autres technologies pour éviter le "flutter". "

Finalement nous mettons la main sur une liste exhaustive des modèles d'avions transportant de l'uranium appauvri. Boeing n'est pas le seul constructeur à avoir utilisé ce matériau. Les DC-10 et les MD-11 de McDonnell-Douglas en renferment également (voir tableau p. 11). Coup de téléphone officiel à Air France pour valider les informations recueillies. C'est Jean-Baptiste Rigaudias, délégué à l'environnement pour la compagnie, qui nous répond : " Honnêtement, je n'ai pas ce genre de comptabilité. Il existait un certain nombre de métaux qui étaient utilisés dans la construction aéronautique et que l'on peut trouver dans certains avions. Quand je dis certains avions, c'est uniquement des anciens appareils, mais il en reste très peu. J'ai en tête une application sur le Boeing 747 série 200 et sur les DC-10. Aujourd'hui, Air France n'a plus de DC-10 et elle possède environ 25 Boeing 747-200 sur une flotte totale de 220 appareils. " Et d'ajouter : " Je doute que nous possédions la masse que vous évoquez car 7 tonnes divisées par 25 avions cela ferait 280 kg par appareil. J'imagine mal une telle masse car dans l'aéronautique nous avons plutôt tendance à chasser le poids. " Et pourtant, c'est la réalité.

L'uranium appauvri sous surveillance

Selon la réglementation française, tout détenteur d'uranium appauvri doit se déclarer à l'Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN). Nous avons donc rencontré M. Pillette-Cousin, inspecteur à l'IPSN, chargé de contrôler les installations détentrices de matières nucléaires. " Au-dessus de 500 kg d'uranium appauvri, il faut une autorisation du ministère de l'Industrie. Air France entre dans cette catégorie car elle est amenée à gérer un stock supérieur à ce quota. " Et lorsque l'on interroge l'inspecteur sur les 7 tonnes, cet expert répond : " Je ne vous donnerai pas la quantité exacte car je suis tenu au secret professionnel mais, effectivement, ce chiffre n'est pas aberrant... "

Deux modes de contaminations

Retour à la case Air France. Pour Jean-Baptiste Rigaudias, " de toute façon, il s'agit d'uranium appauvri, c'est un métal que vous pouvez manipuler sans précaution particulière ".

Si tout le monde s'accorde à dire que les contrepoids en uranium appauvri ne sont pas dangereux par irradiation directe, deux modes de contamination restent possibles. Lorsque ces contrepoids sont manipulés sans précaution, ou lors d'un crash d'avion, des poussières d'uranium appauvri sont rejetées dans l'air. Dans les deux cas, ces microparticules inhalées se révèlent très toxiques.

Corinne Castanier, directrice de la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité), avertit : " En cas d'incorporation par inhalation, la radiotoxicité de l'uranium appauvri est 200 fois supérieure à celle du césium 137 du nuage de Tchernobyl ! " (Lire l'encadré ci-contre.)

En ce qui concerne la manipulation, les mécaniciens d'Air France chargés de remettre en état ces contrepoids ont reçu des consignes précises. " Les masses sont traitées chimiquement. Tout décapage mécanique est interdit car des poussières d'uranium appauvri peuvent se dégager et mettre en péril notre santé ", confirme un technicien. Mais il semblerait que, par le passé, la compagnie n'ait pas toujours été aussi vigilante. Direction Roissy. Un mécanicien structure nous raconte : " Aujourd'hui, j'ai encore des outils fabriqués avec de l'uranium appauvri. A l'origine, ce sont des matériaux que nous avions récupérés par la bande. Nous prélevions ces masses d'équilibrage avant que les avions ne soient envoyés à la casse. C'était leur forte densité qui nous intéressait. Nous en avons fait des "tas" qui servaient à écraser les rivets. Nous les meulions ou les passions à la fraiseuse en fonction de la forme de la carlingue sur laquelle nous voulions enfoncer le rivet. "

" Nous savions que ces métaux étaient radioactifs. Mais selon les contrôleurs, ce n'était pas dangereux. Bien qu'une fois, nous avons eu un approvisionnement qui provenait de l'extérieur, apporté par des intérimaires. Le métal était plus foncé que d'ordinaire. Ces masses d'équilibrage d'avions arrivaient du Bourget. Nous les avons usinées, mais cette fois les compteurs Geiger indiquaient que les seuils étaient dépassés. Même la fraiseuse dont on s'était servi faisait cracher le compteur ! Notre hiérarchie nous a ordonné de les balancer. Alors, nous les avons jetées plus ou moins en douce. " Crash d'avion, danger ignoré

Pour ce qui est de la contamination lors des crashs d'avions, nul ne semble s'en inquiéter. En France, même les pompiers chargés des risques nucléaires, bactériologiques et chimiques ne sont pas informés. Il faut aller aux Pays-Bas pour trouver des associations qui luttent pour que les avions équipés d'uranium appauvri disparaissent. A la tête de l'une d'entre elles, André Bos, qui souffre de problèmes de santé depuis que le Boeing 747 d'El Al s'est écrasé contre son immeuble.

André Bos se souvient. " A l'époque, je travaillais chez moi. Il devait être un peu plus de 18 h 30 lorsque j'ai entendu un vacarme qui se faisait de plus en plus proche. Je suis allé à la fenêtre et j'ai vu l'avion qui passait à 20 mètres environ. Il y a eu une violente explosion et, en l'espace de quelques secondes, tout s'est enflammé. J'ai tout de suite appelé la police. L'opérateur m'a dit qu'il allait envoyer une voiture. Il ne voulait pas croire qu'un avion s'était écrasé contre mon immeuble. Alors, j'ai enfilé mon manteau et je suis allé aider les gens à sortir de leur appartement en flammes.

" Pompiers, policiers et équipes médicales finissent par arriver sur les lieux. Entre les secours et la population, tout le monde est sur le pont malgré la fumée qui rend l'air irrespirable. André Bos raconte : " J'ai demandé aux pompiers si la fumée n'était pas dangereuse. Ils m'ont répondu qu'il n'y avait pas de problème. "

Depuis l'accident, André Bos est régulièrement malade. Fatigue chronique, difficultés respiratoires et infections à répétitions sont désormais son quotidien. Las, il se rend chez son médecin. " Je pensais que la fumée pouvait être responsable. Mais mon docteur m'a dit : non, non, vous avez dû attraper un rhume. Vous n'avez qu'à fermer la fenêtre de votre chambre lorsque vous allez vous coucher ! " L'homme décide de consulter d'autres médecins. Aucun d'entre eux ne parvient à lui fournir une explication. " Certains m'ont même soutenu que c'était une réaction psychosomatique engendrée par la catastrophe aérienne. " Mais les habitants de la cité ne sont désormais plus seuls. Pompiers, policiers et sauveteurs, intervenus sur les lieux du crash, semblent être également victimes des même troubles. Pourtant, le gouvernement néerlandais fait la sourde oreille. Le 12 octobre 1993, une organisation écologiste néerlandaise, le Laka, publie un communiqué révélant que le Boeing 747-cargo d'El Al contenait de l'uranium appauvri. Peut-être avec d'autres produits dangereux. Henk van der Keur, du Laka, nous a précisé : " Bien que les autorités de l'aviation civile néerlandaise aient été au courant de la présence d'uranium appauvri, elles n'en ont pas informé les différentes équipes de secours qui sont intervenues sur les lieux. " Au lendemain du communiqué, Boeing reconnaît que le 747 d'El Al renfermait dans sa structure 385 kilos d'uranium appauvri. Mais selon d'autres renseignements obtenus par Laka, 152 kg de ce métal radioactif n'auraient pas été retrouvés dans les décombres. Vaporisés en microparticules lors de l'incendie de la carlingue, l'uranium appauvri aurait donc été inhalé par les personnes qui se trouvaient sur place. Une hypothèse qui expliquerait pourquoi certaines d'entre elles ont développé des pathologies semblables à celles que connaissent aujourd'hui des vétérans de la guerre du Golfe exposés à des munitions à l'uranium appauvri. En attendant, André Bos ne sait toujours pas ce qui l'a contaminé ce fameux soir du 4 octobre 1992. Sa seule certitude : " Selon les médecins, j'ai les poumons d'une personne de 75 ans alors que je n'ai que 39 ans. "

Malgré cette catastrophe, des avions contenant de l'uranium appauvri continuent de sillonner les airs au-dessus de nos têtes. Conscient de la dangerosité de ce matériau, Boeing a remplacé ces masses d'uranium appauvri sur ses nouveaux modèles, à la fin des années 80. Ainsi, les 747 série 400 ont des gouvernes équilibrées par des contrepoids en tungstène. Si ces masses sont interchangeables, pourquoi une compagnie comme Air France n'a-t-elle pas modifié sa flotte ? " Il faudrait d'une part retirer toutes les masses, les envoyer à un organisme et les faire détruire. Et d'autre part racheter des contrepoids en tungstène et les mettre en place. Or la destruction d'une masse en uranium coûte plus cher que l'achat d'un contrepoids en tungstène. En voie d'extinction, ces avions sont souvent revendus à de petites compagnies... Alors, il a été décidé de laisser ces masses en place... ", conclut un technicien. Si la catastrophe de Gonesse avait concerné un 747 et non Concorde, un nuage toxique aurait arrosé la population. Et peut-être, selon la direction et la force du vent, Paris aurait-il été contaminé. De quoi réfléchir.

http://www.sortirdun...2001/sa0201.htm

#2 Vince

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Posté 04 juin 2005 à 02:42

il est vrai que les contrepoids de derive de certains avions sont en uranium appauvri, tout le monde sait ca depuis tres longtemps.
il est vrai aussi que l'uranium appauvri peut presenter certains risques s'il est  pulverisé et qu'il s'echappe sous forme de particules fines, meme si les militaires, ricains majoritairement disent le contraire, le risques est réel.
de la a dire que dans les avions c'est dangereux aussi je ne le crois pas., pour arriver a pulveriser un tel materiaux il faut bcp plus qu'un crash d'avion standart.
et pour ce qui est du temoignage cité dans ton post, ca peut venir de n'importe quelle substance toxique qui s'est degagé lors de la combustion consequente au crash de l'avion, donc rien n'est réellement prouvable ni affirmable dans ton post.
il est certain qu'il vaut mieux ne pas utiliser de tels materiaux, les irakiens te le diront, les taux de cancer, suite a la premiere guerre du golf, se sont vu accrus de 300 a 400%....
mais non pulveriser, comme lors de l'impact des obus fleches ricains, je ne le crois pas reellement dangereux comme materiau. :cpasmafaute:

#3 cylbertjj

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Posté 04 juin 2005 à 14:35

bonjour à toutes & tous
je ne conteste pas la nocivité de l'U, maisl'utilisation et la reprise d'une expression, véritable tic de langage m'agace :
"l'uranium appauvri" !
Je ne sais d'où elle vient, probablement de journalistes soit peu ou pas "branchés" nucléaire, soit d'un traduction approximative, soit d'un terme qui s'oppose à uranium enrichi.
Rappel :
L'U naturel est composé de 3 isotopes tous radioactifs :
> U 238, U 235 et U 234 qui se différencient par le nb de neutrons.
> les proportions : * U 238 = 99,28 %,
                              * U 235 = 0,715 %
                              * U 234 = 0,0058 %
contrairement à l'U 235, l'U 238 est peu utilisable pour la fission, sa fréquence de "désintégration" est environ 1000 fois + faible.
Les usines d'enrichissement séparent donc les 3 isotopes, pour récupérer surtout l'U 235  (combustible nuc.) de l'U 238.
Ce n'est qu'après 4, 51milliARDS d'années que la moitié des noyaux d'une masse  de U 238 s'est désintégrée !
Ce qui intéresse les militaires, c'est sa masse volumique
18,7 kg / dm3 ce qui permet de fabriquer de "petits" projectiles
mais dont l'inertie  énorme à l'impact permet de percer pratiquement n'importe quel blindage et ce sans explosif !
cordialement
à + JJ

NB: dans le même ordre d'idées, (tic de langage) vous entendez parler de l'"Administration"  Bush or, dans ttout bon dictionnaire, en anglais US, administration = gouvernement.
Pire, pourquoi se sont-ils autoproclamés "américains" alors qu'ils sont loin d'être les seuls habitants de ce continent, et que l'appellation "étatsunien ou états-unien" existe dans notre dico.
Wait and see...
Moët Hennesy !

#4 KaMiKaZe

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Posté 05 juin 2005 à 00:01

Citation

   bonjour à toutes & tous
je ne conteste pas la nocivité de l'U, maisl'utilisation et la reprise d'une expression, véritable tic de langage m'agace :
"l'uranium appauvri" !
Je ne sais d'où elle vient, probablement de journalistes soit peu ou pas "branchés" nucléaire, soit d'un traduction approximative, soit d'un terme qui s'oppose à uranium enrichi.
Rappel :
L'U naturel est composé de 3 isotopes tous radioactifs :
> U 238, U 235 et U 234 qui se différencient par le nb de neutrons.
> les proportions : * U 238 = 99,28 %,
* U 235 = 0,715 %
* U 234 = 0,0058 %
contrairement à l'U 235, l'U 238 est peu utilisable pour la fission, sa fréquence de "désintégration" est environ 1000 fois + faible.
Les usines d'enrichissement séparent donc les 3 isotopes, pour récupérer surtout l'U 235 (combustible nuc.) de l'U 238.
Ce n'est qu'après 4, 51milliARDS d'années que la moitié des noyaux d'une masse de U 238 s'est désintégrée !
Ce qui intéresse les militaires, c'est sa masse volumique
18,7 kg / dm3 ce qui permet de fabriquer de "petits" projectiles
mais dont l'inertie énorme à l'impact permet de percer pratiquement n'importe quel blindage et ce sans explosif !
cordialement
à + JJ

NB: dans le même ordre d'idées, (tic de langage) vous entendez parler de l'"Administration" Bush or, dans ttout bon dictionnaire, en anglais US, administration = gouvernement.
Pire, pourquoi se sont-ils autoproclamés "américains" alors qu'ils sont loin d'être les seuls habitants de ce continent, et que l'appellation "étatsunien ou états-unien" existe dans notre dico.

J'avais a l'idée d'utiliser le terme employé le plus couramment dans la langue francaise histoire de me faire comprendre, il est clair que le terme exact c'est l'U238 mais la du coup tout le monde ne sait pas forcément ce que sait, comment on l'obtient, et ensuite il faudrait expliquer qu'est-ce que l'eau lourde (a oops il faudrait dire l'hémioxyde de deutérium, 2H2O) etc etc...

En tout cas c'est bien que tu éclairci sur ce dont on parle, soyons vigilants halte aux néologisme et autres abus de langage

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il est vrai que les contrepoids de derive de certains avions sont en uranium appauvri, tout le monde sait ca depuis tres longtemps.
il est vrai aussi que l'uranium appauvri peut presenter certains risques s'il est pulverisé et qu'il s'echappe sous forme de particules fines, meme si les militaires, ricains majoritairement disent le contraire, le risques est réel.
de la a dire que dans les avions c'est dangereux aussi je ne le crois pas., pour arriver a pulveriser un tel materiaux il faut bcp plus qu'un crash d'avion standart.
et pour ce qui est du temoignage cité dans ton post, ca peut venir de n'importe quelle substance toxique qui s'est degagé lors de la combustion consequente au crash de l'avion, donc rien n'est réellement prouvable ni affirmable dans ton post.
il est certain qu'il vaut mieux ne pas utiliser de tels materiaux, les irakiens te le diront, les taux de cancer, suite a la premiere guerre du golf, se sont vu accrus de 300 a 400%....

Le probleme c'est que, des le départ, c'est un facteur de risque ajouté, sans mentionner qu'il y a énormément d'autres moyens pour faire contrepoids, sans utiliser de matiere hautement radioactive.

On peut toujours trouver une justification et une explication pour n'importe quel risque, mais au départ, pourquoi risquer si on est pas obligé?

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mais non pulveriser, comme lors de l'impact des obus fleches ricains, je ne le crois pas reellement dangereux comme materiau.

Les faits scientifiques disent que l’UA à masse égale, émet 60 % environ du rayonnement de l’uranium naturel. Donc ne nous voilons pas la face, si l'uranium naturel est utilisé avec une énorme précaution car tres dangereux, il faut etre conscient que l'uranium appauvri l'est également

Enfin il y a un aspect qu'on ignore car nos gouvernants ne vont le vanter, c'est que les pays possédant des centrales nucléaires, produisent chaque année des centaines de tonnes d'U238 et que finalement on ne sait pas quoi en faire.

Donc c'est plus pour s'en débarasser qu'on fabrique des obus des avions et des tanks, que pour le bien de la communauté, et peut-etre aussi car c'est un matériau tres dense, et que ce critere parait plus important que la santé des soldats qui manipulent l'objet en question.

#5 cylbertjj

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Posté 07 juin 2005 à 20:48

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aussi car c'est un matériau tres dense, et que ce critere parait plus important que la santé des soldats qui manipulent l'objet en question.
eh oui, KaMiKaZe
dans la "génération" précédente de munitions, le tungstène était utilisé mais il est assez rare, et, je crois, assez difficile à usiner.
Il faut regarder le tableau périodique des éléments pour trouver ceux qui ont la plus forte masse volumique. Dans les  métaux  naturels de forte densité, le plomb et le mercure sont bien placés mais ils ne sont pas suffisamment "durs" pour l'utilisation prévue, seules certaines balles peuvent être en plomb (y compris les plombs de chasse ce qui pose d'autres PB de pollution dans les étangs, lacs et marais). Le mercure a été utilisé dans certaines balles pour les rendre quasiment explosives à l'impact, le tout sans explosif ni système demise à feu.
pour l'U 238 : 1) la production est assez importante vu le nb de centrales nucléaires, 2)  il remplit les critères physiques et comme on ne savait pas qu'en faire vu sa période de désintégration... Comme il est "peu" radioactif, ça n'a pas posé de PB métaphysiques aux inventeurs et fabricants.
Sur un film, j'ai des tirs avec obus à U sur un char, celui là est vide.
C'est inimaginable et effrayant !
Ce qui est le + dangereux, ce sont les poussières. Quand les obus percutent et pénètrent les blindages ils se désintégrent totalement.
Les résidus très fins, véritables poussières ne sont pas + radioactifs  que l'U "initial" mais quand elles pénètrent dans le poumons ou le tube digestif, les muqueuses sont traversées par les rayonnements qui font leur "office" sur lesdites muqueuses mais aussi sur les organes voisins. Comme l'élimination de ces produits, si elle a lieu est très longue, bonjour les dégâts.
à +
JJ
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#6 KaMiKaZe

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Posté 08 juin 2005 à 00:56

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La France aussi


L'armée française s'est, elle aussi, équipée d'armes fabriquées avec de l'uranium appauvri (UA). En 1995, le général Galois, interrogé par l'hebdomadaire VSD, répondait : L'utilisation de ce type de munitions relèverait du mépris le plus absolu des règles établies par la communauté internationale... Admettre la généralisation de ce type d'armes reviendrait à légaliser la contamination par radioactivité... Je ne puis croire que les Français persistent en la matière (1). "
Interrogé en 1993 au Parlement, le ministre britannique de la défense, M. Jeremy Hanley, affirmait que la Grande-Bretagne avait testé des armes UA en France, au Centre d'études de Gramat, dans le Lot. En 1994, la revue Damoclès révélait que le char Leclerc serait chargé de " projectiles flèches en tungstène ou en uranium appauvri (2) ". Dans ce même numéro, Bruno Barrillot, directeur du Centre de documentation et de recherche sur la paix et les conflits, indiquait également que le rapport annuel 1994 de l'Observatoire national des déchets radioactifs, édité en juin par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), avait publié une fiche sur l'établissement technique de Bourges où sont entreposés des déchets résultant de tirs d'essais d'obus-flêches à l'uranium appauvri ". Il signalait aussi la présence d'uranium appauvri sur le site d'applications militaires du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) à Moronvilliers.
En 1995, l'enquête de VSD s'appuyait sur la découverte d'une licence d'exportation vers la France de 75 tonnes d'uranium appauvri " pour la fabrication de munitions (3) ". En 1998, la revue Damoclès, à nouveau, étudiait le budget de la défense et découvrait que l'établissement de Salbris de Giat Industries " attend de finir sa production de 60000 obus de 120 mm à l'uranium pour fermer ses portes (4) ".
Le " secret-défense " est totalement appliqué aux armes UA en France, tout comme il a été imposé aux soldats français de la guerre du Golfe présents sur le champ de bataille aux côtés des Américains et des Britanniques, à propos du fameux " syndrome ".

(1) VSD, n° 932, 6 juillet 1995.
(2) Damoclès, n° 61, Lyon, 4° trimestre 1994 (revue trimestrielle publiée par le Centre de documentation et de recherche sur la paix et les conflits). Courriel : crdp@net.asi.fr
(3) Elle est datée du 1" février 1991, et délivrée par la Nuclear Regulatory Commission (Etats- Unis) à la compagnie Nuclear Metals Inc., avec pour destinataire en France la Cerca, à Bonneuil- sur-Marne (Val-de-Marne).
(4) Damoclès, n° 79, 4° trimestre 1998.


Monde Diplomatique de Juin 1999

http://www.humanite.presse.fr

#7 le maure

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Posté 22 novembre 2006 à 19:09

--l'utilisation des armes à l'UA--

je suis sidéré devant le mutisme de la communauté international face à l'usage de certaines de nos armées de l'UA.
les ministères de nos défense connaissent très bien les effets de son utilisation sur la santé des civils et des militaires :tresfache:
ce silence ressemble à de la complicité :malice:

voici un document tiré du site:avigolfe.com


Image IPB


no comment :grognon:  :guerrier:




#8 Daman

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Posté 22 novembre 2006 à 19:30

IL est vrai que recycler des déchets nucléaire faiblement radioactifs en munitions qu'on ira balancer hors de chez soi est trop tentante pour qu'on puisse y résister. Nos inventifs apprentis sorciers n'y ont pas résisté.

Mais la France demeure la Patrie des Droits de l'Homme ( un peu comme les US en sont les champions)  ... Tout dépend duquel on parle, en fait ....
Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#9 cylbertjj

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Posté 23 novembre 2006 à 18:25

Il faut ajouter que, si la densité des poussières est importante, voire très importante à proximité immédiate des impacts, de  faibles quantités de très fines poussières ont été "éjectées" par les incendies des véhicules, emportées par le vent et ont pu se déposer n'importe où.
Le risque maximal  fût couru inconsciemment par les militaires qui allaient "aux résultats", c'est à dire qui s'approchaient des véhicules touchés voire détruits par ces munitions, qui pénétraient dans les chars où la concentration en UA était énorme !
Les civils qui agissaient de même ou étaient à proximité n'ont pas été épargnés !

Ce message a été modifié par cylbertjj - 23 novembre 2006 à 18:35.

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#10 nicolai

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Posté 23 novembre 2006 à 19:05

Petit texte d'opinion que j'ai écris pour un mensuel alternatif il y a de ça quelques années

Une menace qui plane au-dessus de nos têtes



Ils volent au-dessus de nos tête environ 380 tonnes d’uranium appauvri sous forme de contrepoids sur les avions commerciaux. En effet, dans le but d’économiser les compagnies d’aéronautiques ont décidées dans les 60 et 70, de remplacer le tungstène, dont sont fait les contrepoids, par de l’uranium appauvri qui possède à peu près les même caractéristiques mécanique(densité principalement). Déchet du nucléaire, donc très abordable, il fût un excellent candidat jusqu’à ce que la Chine, principal producteur de tungstène, s’ouvre au marché et que l’ex-URSS se mette à liquider ses stocks stratégiques, ce qui rendit le tungstène plus intéressant monétairement parlant.

Par contre, durant vingt ans certains constructeur ont utilisé un matériel polyphore (l’uranium appauvri) dans un environnement de plus de 500°C tout en sachant fort bien que lors d’un écrasement où l’avion s’embrase la température s’élève de beaucoup au-dessus du point critique des 500°C!. Autres problèmes de taille, quand l’uranium appauvri se consume il libère de fines particules(facile à ingérer) qui iront au gré des vent contaminées cours d’eau, terres environnante et populations. Tout ça pour économiser encore et toujours au détriment de l’environnement et des populations concernées (dans ce cas toute la planète).

À mon avis les contrepoids à base d’uranium appauvri devraient faire l’objet d’un rappel obligatoire afin de les remplacer dans le plus bref délai par d’autres à base de tungstène même si les coûts, au premier coup d’œil, semblent énorme. Qu’en seraient-ils des coûts engendré par une contamination nucléaire dû à l’écrasement d’un avion? La vie humaine ne se chiffre pas en dollar (pas même U.S) . Le jour où la vie humaine primeras sur le profit est encore loin mes frères et sœurs. Alléluhia!