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L'Opus Dei


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12 réponses dans ce topic

#1 zeh

zeh
  • Invités

Posté 03 octobre 2002 à 12:04

Plusieurs centaines de milliers de disciples de l'ordre sont attendus ce dimanche place Saint Pierre

ROME L'Espagnol Josémaria Escriva de Balaguer sera donc fêté par de nombreux fidèles. Le comité organisateur assure avoir confirmation de la venue de 250.000 pèlerins originaires de 87 pays. Ils étaient 300.000 pour la béatification dix ans plus tôt. "Dix mille arriveront à Rome en bateau", comme l'a fait le père Escriva en 1946, a précisé Manza Marti, porte-parole du Comité.  

L'Opus Dei (Oeuvre de Dieu) a mobilisé d'énormes moyens pour célébrer l'intronisation de son saint, occasion de lancer une collecte destinée à financer des programmes d'éducation en Afrique. Cette démonstration met en lumière la particularité de l'Oeuvre, vue par ses adversaires comme une "force politique et économique". Ordre laïc, mais doté de son propre clergé et obligatoirement dirigé par un ecclésiastique, l'Opus Dei dépend en effet directement de Jean Paul II depuis l'obtention du statut, unique dans l'Eglise, de prélature personnelle en 1982.  

Il compte 80.000 membres, dont 2.000 prêtres, et des centaines de milliers de "coopérateurs", terme désignant ses sympathisants. Ses dirigeants reconnaissent privilégier les universités, berceau des futures élites, pour diffuser leur message. Très présent dans l'entourage de Jean Paul II avec le porte-parole du Vatican, l'Espagnol Joaquin Navarro-Valls, l'Opus Dei a également depuis février un représentant dans le collège des cardinaux électeurs en la personne de Mgr Juan Luis Cipriani, archevêque de Lima.  

La célérité qui a permis au fondateur de l'Opus Dei d'accéder au statut de saint témoigne de l'influence de l'institution. En vingt ans, de 1982 à 2002, l'Opus Dei a obtenu de Jean Paul II le statut de "prélature personnelle" (1982), la béatification (1992), puis la canonisation de son fondateur, mort à Rome en 1975 à 73 ans.  

Josémaria Escriva de Balaguer est l'un des personnages les plus controversés de l'histoire récente de l'Eglise. Fils d'un marchand de tissus, né en 1902 à Barbastro, dans le nord de l'Espagne, il a créé son oeuvre "par inspiration divine" le 2 octobre 1928 en Espagne. Son message "incite les fidèles à pratiquer les vertus chrétiennes et à sanctifier leur travail" et sa démarche lui a valu de nombreuses oppositions dès la création de l'institution, reconnaissent ses dirigeants actuels.  

Puissant relais laïc au service du pape, qualifié de "garde blanche" ou, plus péjorativement, de "mafia du Vatican", l'Opus Dei est accusé par ses adversaires d'être "ultra-conservateur", de fonctionner comme une secte, d'être élitiste et d'infiltrer tous les centres de pouvoir". "Si les intentions de l'Opus sont dignes de respect, très controversées en revanche sont ses méthodes: le secret, l'accumulation de pouvoirs et les pressions sur le Saint Siège", souligne le théologien allemand Peter Hertel, collaborateur de Golias, une revue catholique progressiste française.  

La direction de l'Opus Dei réfute ces allégations et se défend catégoriquement de faire de la politique ou d'avoir une quelconque influence. "Le jour où l'Opus Dei servira à obtenir des postes, je ne donne pas cher de sa survie. Placer des gens n'est pas son rôle", a affirmé l'abbé français Guillaume Derville, 42 ans, membre du conseil général, le "gouvernement" de l'institution. "Son image noire lui est donnée par ceux que son message chrétien dérange", ajoute-t-il.
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#2 moutongris

moutongris

    Expert

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Posté 03 octobre 2002 à 18:15

:puni:  

Citation

-Opus Dei (Œuvre)  
C'est le gouvernement souterrain de tout le catholicisme (mafia du Vatican, secte qui tient l’église).
L’Eglise de Rome contribue financièrement à la fabrication de certains armements. Cela a été avancé publiquement mais on a oublié...
Le pape Jean Paul Ier a été tué peu de temps après son élection. Il fut assassiné car il a voulu élaguer quelques pesantes branches de l’Opus Dei.  
{Livre, Celui qui vient, Tome 2, Anne Givaudan, Ed. Amrita}


#3 jpmonty

jpmonty

    Expert

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Posté 03 octobre 2002 à 21:54

ça vous fait pas penser à l' avènement de l' Église ?  :o

#4 psyduck

psyduck

    Chercheur

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  • Intérêts : pizzas, chips, films de baston.

Posté 12 juillet 2004 à 21:46

La prélature de l'Opus Dei


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Si l'intégrisme musulman a fait la « Une » des journaux, les activités de la droite chrétienne s'effectuent souvent dans l'ombre, comme en témoigne la troublante ascension de l'Opus Dei, appelé également «l'Oeuvre»

Opus Dei ! Ce nom suscite des controverses acharnées. Société secrète, Pieuvre cléricale, Garde blanche du pape, Sainte mafia.. J'ai voulu en savoir plus.

Internet est un bel outil. L'Opus Dei y a un site de propagande fort d'une cinquantaine de pages. Le «réseau Voltaire » association de journalistes pour la liberté d'expression, a édité de nombreux articles sur

les personnalités gravitant autour de l'Opus Dei. Des notes ont également été tirées des archives du monde diplomatique, et quelques autres organes de presse.

Voilà pour les sources qui sont toutes consultables sur différents sites Internet.

Tout d'abord, il est bon de faire un petit résumé historique.

L'Opus Dei est une société religieuse fondée en 1928 par un prêtre espagnol : José Maria Escriva de Balaguer (née en 1902 et ordonné prêtre en 1925). A la suite d'inspirations divines, à un moment où déferle en Espagne un anticléricalisme des plus violents, il déclare que les catholiques doivent exercer leur foi dans la foule, sans être visibles.

Il recrute ses membres parmi l'élite, les étudiants, les universitaires et les professions libérales.

En 1933, le premier centre ouvre à Madrid « l'académie DYA » où l'on y dispense des cours de droit et d'architecture. Dya deviendra par la suite une résidence universitaire.

Les membres y proposent une formation chrétienne et diffusent la catéchèse de l'Opus Dei qui se résume à : Sanctifie le travail de tous les jours. Une partie importante de cette tâche consiste à assurer la catéchèse

et l'assistance aux pauvres et aux malades des quartiers de la banlieue de Madrid.

En 1935, Escriva de Balaguer fait éditer un petit livre appelé Camino » (le chemin), comprenant 999 courtes maximes, conseils et préceptes, publié en 11 langues. C'est le fondement de l'Opus Dei, une référence incontournable pour les adeptes. Ce recueil est gorgé de toute la mythologie fasciste, aliéné par l'idolâtrie, avec une soumission totale de la hiérarchie, dur, dépourvu de sentiment, militariste intolérant, convaincu que lui seul et les siens sont les bons.

A cette époque, il choisi son camp : celui de franquistes.

Escriva de Balaguer vit la guerre civile en Espagne comme une lutte entre catholiques et communistes en qui il voyait l'incarnation du mal. Il se réfugie près d'Andorre où l'église n'est pas persécutée.

En 1939, la croisade franquiste a vaincu le communisme et l'église est dans le camp du vainqueur. Il rentre à Madrid. Il a deux objectifs : siéger à Rome et contrôler les universités.

Le terrain est propice. Il n'y a plus de bastion universitaire en Espagne. Beaucoup étaient sympathisants du côté républicain. Il y a eu épuration et répression. A la conquête des chaires universitaires l'Opus Dei, en manipulant certains responsables, obtiendront près de 40% des postes.

1943 voit la fondation de « la société sacerdotale de la sainte croix », qui permettra l'ordination des prêtres de l'Opus Dei.

Tout comme Pie XII, Escriva minimise ensuite l'horreur du nazisme et même la gravité de l'holocauste y voyant un rempart providentiel contre le communisme. Le monde diplomatique cite une de ses paroles : « Le christianisme a été sauvé du communisme par la prise de pouvoir du général Franco avec l'appui du chancelier Hitler, ce dernier, étant contre les slaves, était contre le communisme ».

Est-ce un hasard si l'on retrouvera Paul Touvier, milicien du régime pétainiste, dans un cloître proche de Nice, propriété de l'Opus Dei.

D'abord défini par le Vatican comme « Pieuse union » réunissant des laïcs (85 % de ses membres ne sont pas du clergé), l'Opus Dei s'installe à Rome en 1946 et devient en 1947 le premier institut séculier de l'Eglise, dont les membres pratiquent les conseils évangéliques, en vue d'atteindre la perfection chrétienne. Pie XII promulgue alors un décret de louanges de l'Opus Dei.

En 1950, Le saint siège accorde son approbation définitive à l'Opus Dei, d'admettre dans l'Oeuvre des personnes mariées. En 1953, un collège romain pour la formation des femmes du monde entier est créé.

Pour sortir de la crise économique, Franco s'entoure de ministres faisant partie de l'Opus Dei. De 1957 à 1974, le fondateur effectue de nombreux voyages de propagande et de catéchèse à l'étranger, notamment en Amérique du Sud.

A cette époque, l'Opus Dei joue un rôle important au sein du gouvernement espagnol. Avec les juntes militaires, l'Opus Dei s'identifie au parti unique. Le règne des technocrates va durer 15 ans.

En 1969, Franco proclame Juan Carlos héritier de la couronne, celui-ci a été élevé par un précepteur de l'Opus Dei. Quelques mois plus tard, sur 19 ministres du gouvernement, 12 sont membres de l'Opus Dei.

Une série de scandales financiers secoue l'Opus Dei que ses détracteurs appellent « sainte mafia » ou encore «franc maçonnerie blanche ».

A cette époque, les financiers de l'Oeuvre mettaient en place le réseau, qui allait permettre à tous de jongler avec des millions de dollars. Plusieurs fondations sont créées en Allemagne et en Amérique Latine, avec l'appui de banques espagnoles.

Très vite va graviter une nébuleuse de sociétés, de banques et de fondations, dirigées anonymement par des membres de l'Opus Dei.

En 1973, après le coup d'état de Augusto Pinochet au Chili, Escriva de Balaguer se rend à Santiago, célébrer une action de grâce pour son fils spirituel, également l'un des plus hauts dignitaires de l'ordre souverain de Malte. Là encore, il choisit son camp.

Lorsque le fondateur de l'Opus Dei décède en 1975, plus de 60 000 personnes de 85 nationalités font partie de l'oeuvre.

En 1982, Jean-Paul II fait accéder cette association au rang de prélature personnelle ». De ce fait, elle ne reçoit plus les ordres de l'évêché du lieu d'implantation de la structure, mais directement du pape, par l'intermédiaire de son Prélat que le Saint Siège ordonne évêque.

En 1992, soit 17 ans après sa mort, à l'issue d'un procès expéditif où seuls les témoignages positifs ont été retenus, José Maria Escriva de Balaguer sera béatifié par Jean-Paul II.

Déjà évêque de Cracovie, ce dernier venait à Rome invité par l'Opus et était hébergé dans une des belles demeures cossues de l'Oeuvre.

Il était le candidat idéal de l'Opus Dei à la Papauté. Il fallait un pape jeune et en bonne santé, et surtout qu'il plaise aux représentants des pays du tiers monde car le tiers monde est l'un des enjeux majeurs pour l'Eglise à cette époque.

Tout l'entourage de Jean-Paul II est d'ailleurs, depuis son élection, membre de l'Opus Dei.

A ce moment là, personne ne savait qu'il était membre de l'ouvre. Ceci a été su, lorsqu'il a fait imprimer un recueil de ses prédications dans les centres de l'Opus Dei. Jusqu'alors, tout le monde ignorait son cursus.

L'Opus s'est toujours montré généreux envers les polonais, en participant par exemple au financement de Solidarnosc et plus tard en aidant Lech Walesa, membre de l'Opus Dei, à être candidat à l'union européenne.

Mais venons en à la description et l'organisation de la prélature de l'Opus Dei.

Opus Dei veut dire : Ouvre de Dieu. Son nom complet officiel est : Prélature de la Sainte Croix et Opus Dei ».

Son activité se borne au conseil spirituel de ses adhérents et sa mission est de promouvoir, parmi les fidèles chrétiens de toute condition, une vie pleinement cohérente avec la foi et contribuer à l'évangélisation de la société.

Pour les fidèles, sanctifier le travail veut dire : travailler avec la plus grande perfection possible et réaliser ce travail dans le respect des lois et y rechercher l'union avec Dieu.

Les fidèles de la prélature réalisent leur tâche d'évangélisation dans tous les milieux de la société, puisqu'ils travaillent dans tous les domaines professionnels et doivent contribuer à apporter une solution chrétienne aux problèmes de la société, en y rendant témoignage de leur foi.

L'esprit de l'Opus Dei invite à cultiver la prière et la pénitence, qui permettent de soutenir l'effort pour sanctifier les occupations ordinaires.

C'est pourquoi les fidèles doivent intégrer dans leur vie des pratiques régulières : méditation, assistance quotidienne à la messe, confession fréquente, récitation du chapelet, retraites spirituelles, etc...

Bien que l'Opus Dei veuille se présenter comme une association laïque au service de la foi chrétienne, il ne faut pas oublier que l'association a été fondée par un prêtre, qu'elle est encadrée et dirigée par des prêtres, et ce à proximité de la hiérarchie catholique qui lui apporte aide et sympathie.

D'où le nom de prélature, entité analogue aux diocèses puisque dirigée par un prélat, qui peut être évêque, et composée de prêtres séculiers et de fidèles laïcs. Le 28 novembre 1982, l'Opus Dei fut érigé par Jean-Paul II en prélature personnelle de dimension internationale par commission apostolique.

De ce fait l'Opus Dei possède des objectifs clairs, et la capacité d'intervenir sur la scène internationale pour influencer, directement ou indirectement, sur les Etats des Pays considérés sociologiquement, à majorité catholique...

L'Opus Dei se situe dans la ligne des holdings et des conglomérats financiers, qui interviennent dans les circuits économiques, échappant de plus en plus aux Etats.

La structure de l'Opus Dei est complexe.

Ses membres partagent une même vocation, mais sous des formes diverses. Il y a deux filières : l'une masculine, l'autre féminine.On les dits selon leur engagement et leur disponibilité :

« Numéraires », c'est l'élite, qui incarne l'unité de la foi et de la science, le noyau dur, possédant au moins un doctorat, totalement disponibles pour s'occuper des tâches apostoliques et de la formation, ils vivent dans les centres de la prélature.

« agrégés ou associés », qui ont certaines obligations, mais moins rigoureuses, hommes ou femmes célibataires qui sont disponibles pour certaines activités apostoliques.

Ceux qui appartiennent à ces deux catégories doivent faire voeux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance. Ils sont dans l'obligation de verser la quasi totalité de leur gain à l'oeuvre.

« surnuméraires », environ 70% des membres, pour la plupart mariés, qui doivent respecter les obligations de pauvreté et d'obéissance.

« coopérateurs », s'ils soutiennent l'oeuvre par le travail et l'aumône, sans lui appartenir. Ils peuvent participer aux moyens de formation de la prélature.

Mais surtout lui est organiquement unie « la société sacerdotale de la sainte croix », association de plus de 2 000 diacres et prêtres, du clergé diocésain du monde entier, choisis parmi les « numéraires » et « associés» masculins, qui ont été sollicités pour la prêtrise. En fait, il y 2 catégories de prêtres. Ceux qui sont admis après avoir été ordonnés restent sous la dépendance de leur évêque et ne pratiquent que la spiritualité de l'Opus.

Les fidèles suivent des cours hebdomadaires, sur des sujets doctrinaux ainsi que des retraites. La formation est donnée dans les sièges des centres de la prélature. La méfiance entre les membres est entretenue, par tout un faisceau de prescriptions méticuleuses, règles domestiques, contrôle mutuel, interdictions.

Outre la formation et le soutien de ses membres, l'Opus Dei assume des engagements, qui s'exercent principalement dans l'enseignement universitaire, la recherche scientifique, l'architecture, le droit et l'action éducative, telle l'université de Navarre à Pampelune, qui jouit d'une réputation internationale. Elle comprend actuellement 20 universités et une clinique universitaire.

Pour faire partie de l'Opus Dei, il faut le solliciter et que les autorités de la prélature acceptent la demande.

Au bout de 6 mois, on peut accorder l'admission au demandeur, un an plus tard, l'intéressé peut s'incorporer à la prélature, pour une période renouvelable tous les ans.

Cinq ans après, il peut s'incorporer de façon définitive, en s'engageant à respecter les normes qui régissent la prélature.

Les engagements sont les suivants :

De la part de la prélature : dispenser à l'intéressé une formation à la foi catholique et à l'esprit de l'Opus ; et lui apporter toute l'attention pastorale nécessaire par les prêtres de la prélature.

De la part de l'intéressé : se placer sous la juridiction du prélat, respecter les normes qui la régissent, et accomplir les obligations propres aux fidèles, en fait, s'engager à rechercher la sainteté et faire de l'apostolat selon l'esprit de l'Opus...

Mais les activités de l'Opus Dei ont été observées méticuleusement et ont y trouve des pratiques sectaires.

La doctrine est empreinte des mêmes thèmes : croire et affirmer que Dieu les a choisies, pour interpréter son plan et servir la vérité.L'organisation avance masquée. Les membres attirent l'attention des familles, qui cherchent des structures éducatives pour leurs enfants, ou des groupes à vocation culturelle.

Utilisation de l'isolement en internat, contrôle du processus rationnel de pensée, élimination de toute information ou influence extérieure, qui pourrait briser la fascination et le processus d'assimilation des sentiments et des modèles de comportement.Toute lecture doit être autorisée par les supérieurs et il existe un index des livres prohibés. Les amitiés extérieures à l'ordre sont exclues.

Méthodes d'altération de la conscience par bombardement intellectuel, conduisant à des perturbations de la connaissance, utilisation de clichés inhibant la réflexion.

Maintien des recrues dans un état d'occupation continue, exhortation et formations continuelles, dans le but d'arriver dans un état d'exaltation spirituelle, de soumission automatique aux directives.De plus les membres incitent les jeunes au mensonge, en leur disant de ne rien dire aux parents.

On y relève également l'obligation de se confesser auprès d'un prêtre membre de l'Opus Dei. Ces derniers utilisent les informations recueillies pour orienter la stratégie de formation interne.

Les personnes choisies sont ciblées parmi l'élite intellectuelle du pays. Les membres recruteurs, particulièrement sympathiques et chaleureux ont une méthode d'approche fondée sur la séduction et consistant à valoriser les jeunes, en se montrant attentif à leurs activités extra scolaires.

Plus tard, ces personnes exerceront de grosses responsabilités civiles, alors qu'elles seront soumises par un vou d'obéissance, à un pouvoir ecclésiastique.

Mais l'activité de l'Opus Dei ne se contente pas de cette formation, l'oeuvre intervient également sur des phénomènes de société.

Un des derniers grands exemples est l'affaire des commandos anti-IVG, dont le meneur est Jérôme Lejeune, un médecin antisémite, antimaçonnique, docteur honoris causa de l'université Opusienne de Navarre. Je reviendrai sur lui.

L'épiscopat français n'a jamais soutenu les commandos anti-IVG, n'a jamais soutenu que des personnes allaient détruire du matériel dans les hôpitaux publics.

Néanmoins, huit évêques français sont venus témoigner, à des procès intentés contre ces commandos et apporter leur soutien personnel aux accusés, tout comme d'ailleurs le cardinal Lustiger.

Les principaux financements de l'Opus Dei, sont des spectacles dont ils tirent des royalties. En premier lieu, ce sont les jeux olympiques.Initialement, les jeux olympiques furent conçus pour rapprocher les écoles religieuses des écoles laïques, par des épreuves sportives entre grandes écoles internationales.

Il s'agissait sous l'impulsion du baron Pierre de Coubertin, de substituer la notion d'appartenance nationale, à celle de classe.

Depuis, et malgré son évolution, le comité des JO reste aux mains de l'extrême droite catholique.

Au nom du comité international olympique, M. Juan Antonio de Samaranch, membre de l'Opus Dei, négocie tout seul les droits de retransmission télévisés des JO et devant le comité, il annonce seulement le montant global de l'enveloppe récoltée, sans dire quels sont les partenaires et le montant des contrats.

Il est à noter que M. Samaranch exerce depuis des décennies à titre bénévole la présidence des JO, qu'il s'agit de sa seule activité, et qu'à titre bénévole, il est devenu milliardaire.

Le deuxième grand spectacle sur lequel il est fait de l'argent, ce sont les déplacements du Pape, surtout avec Jean Paul II. C'est un spectacle itinérant extraordinaire.

Tous les droits dérivés des voyages et sorties publiques (télévision, ventes de souvenirs) sont reversés à une société privée « la société du Belvédère » qui appartient à l'Opus Dei. C'est comme si en France, les

droits dérivés des voyages du Président de la République étaient reversés au RPR.

La direction internationale de Volkswagen, est connue pour son soutien financier au Lindenthal institut, créé par l'Opus Dei à Cologne.La firme « l' Oréal » n'est pas loin non plus et bon nombre de ses dirigeants seraient proches de l'Opus Dei.

Qu'en est-il aujourd'hui de cette organisation ?

Si auparavant, la stratégie mondialiste était tournée contre le communisme, la nouvelle lutte semblerait être le puissant jeu contre l'islamisme.

Le pape est malade, il ne gouverne plus. Il n'est que le jouet de son entourage. Son médecin personnel : Joachim Navarro-Vals est devenu tout puissant. Il est le porte parole à la fois du Saint-Siège et de l'Opus Dei.

Tous ceux qui peuvent prétendre à la charge suprême connaissent l'Opus Dei, sont connus d'elle et doivent compter avec cette organisation.

En Espagne, le beau-père de M. Aznar est l'un des grands patrons de l'Opus Dei. L'armée est commandée par plusieurs « numéraires ». On en retrouve également parmi les hommes de confiance du roi, notamment le chapelain, qui est l'un des fondateurs de l'Opus. Les grands portefeuilles sont tenus par des opusiens ou proches de l'oeuvre.

C'est en Espagne que les membres de l'Opus Dei sont les plus virulents avec la franc maçonnerie. En 1972, l'amiral Carrero Blanco n'a cessé durant sa vie politique de rendre la franc maçonnerie responsable desb maux de l'humanité.

Il disait que c'était une ennemie tenace. A sa mort, on pouvait lire dans un journal de Madrid : pour Carrero Blanco, la maçonnerie était l'ennemie fondamentale de l'Espagne. Si c'est elle qui a tiré les fils de l'assassinat, nous saurons difficilement quels en sont les auteurs. L'article était signé Julio Martinez, ex ministre de l'éducation et super numéraire à l'Opus Dei.

C'est grâce aux largesses de l'Opus qu'en 1992 ont été financés l'exposition universelle de Séville et à Madrid les 500 ans de la découverte du nouveau monde.

En Italie, dans les années 1992/1993, le président Scalfaro refusait d'habiter son palais, vivant dans l'une des résidences de l'Oeuvre. Le directeur d'une maison d'édition contrôlée par Silvio Berlusconi est proche de l'Opus Dei.

A Milan, en 1994, lors de la sortie d'un livre sur l'Opus Dei, un show télévisé en direct, réunit le gratin de la société italienne la plus conservatrice.

A l'issue, des extraits du livre furent lus et on recueilli les impressions en duplex de M Itzhak Rabin, du Président du Sénégal Abdou Diouf, ainsi que de Edouard Balladur.

En Allemagne, plusieurs leaders de la CSU sont membres de l'Opus Dei.

La nouvelle stratégie de l'Opus Dei, est d'infiltrer les organisations internationales, comme les Nations Unies, ou l'OCDE. Par ailleurs, le président de l'UNESCO, Federico Mayor est membre de l'Opus Dei.

Le parlement européen à Strasbourg et la commission à Bruxelles, sont des lieux de prédilection. Moyens massifs de communication moderne, efficacité et rentabilité en sont les maîtres mots, tout est là pour la stratégie de l'Opus Dei.

En septembre 1997, le premier ministre italien a demandé la désignation de Hans Tietmeyer, à la tête de la future banque centrale européenne. Membre de l'Opus Dei et conseiller financier du saint siège, il est parmi les dirigeants de la Bundesbank.

L'Opus Dei a pour ambition de lancer un satellite catholique de télévision, pour sa stratégie de diffusion planétaire de la pensée de Jean Paul II, et de ses propres thèses.

La France n'est pas à l'abri de ces intrusions.

Parmi ceux qui ont y fait leur cursus, on peut parler de M. JC Gaudin, surnuméraire à l'Opus Dei. Il a commencé au centre de l'Opus Dei à Marseille. Sa première activité professionnelle était professeur d'histoire et d'allemand dans ce centre.

Ensuite, Antoine Pinay, (ancien ministre et père du franc) est surnuméraire à l'Opus Dei . Ayant repris le Centre National des Indépendants, J.C. Gaudin s'y est inscrit. Lorsque Edmond Giscard-d'Estaing, père du président, a fait créer le parti des Républicains Indépendants, il l'a suivi.

Or ce dernier préside à cette époque la « société financière pour la France et les pays d'outre mer », actionnaire principal de la « Banque des intérêts français », dont l'Opus Dei détenait 40 % des actions.

Edmond Gircard-d'Estaing, à ce titre, était considéré comme le trésorier de l'Opus Dei en France.

François Gontrand, porte parole de l'ouvre en France, était l'ancien directeur de communication du CNPF. Parmi ses amis Opusiens on comptait Michel Abert, directeur des AGF, Didier Pineau-Valenciennes, ancien directeur de Scneider, Henri Pradier, ancien directeur de Schell-France et directeur des ouvres françaises de l'Ordre Souverain de Malte et Louis Schweitzer, patron de Renault.

M. Raymond Barre est un proche de l'Opus Dei. Il a témoigné au procès de béatification d'Escriva de Balaguer, en attestant des « signes de sainteté » du fondateur de l'ouvre. Dans son gouvernement, on comptait des Opusiens comme Michel d'Ornano, Jacques Barrot et Bernard Sellier.

M. Philippe de Villiers n'est pas membre avéré de l'Opus Dei, mais la plupart de ses collaborateurs en sont membres, comme Christian Boutin et Michel Poniatowski .

Dans les années 1970, Charles et Chantal Million animaient un groupe de réflexion catholique : « le club de l'astrolabe », proche de l'Opus dei.

M. Edouard Balladur a parfaitement intégré l'idéologie papale, au point de citer plusieurs fois Jean-paul II, dans son message de candidature présidentielle. Il a privatisé les entreprises nationales, exactement selon le schéma des « catholiques pour les libertés économiques », association Opusienne.

Il s'est entouré de nombreux chefs d'entreprises Opusiens, comme Claude Bebear, directeur d'Axa Assurances.

De grands scandales seraient liés à l'Opus Dei en France et en Italie.

En 1976, Le prince jean de Broglie (ancien ministre, signataire des accords d'Evian qui mirent fin à la guerre d'Algérie et ancien trésorier de la campagne présidentielle de Giscard d'Estaing), était assassiné. Pour en comprendre les mobiles, il faut remonter aux années 1960, où 80% des crédits espagnols à l'exportation sont alloués à la Matésa, fleuron du domaine textile en Espagne.

En 1967, De Broglie rencontrait le responsable de la Matésa pour créer la Sodetex, dispositif financier mis en place pour remplir les caisses de l'Opus Dei. En fait, la Sodetex servait de super taxi, utilisant de fausses factures pour blanchir l'argent que l'état espagnol versait à la Matésa. De Broglie, naïf, aurait accepté de prendre la tête de la Sodetex à cette époque.

Lorsqu'après la liquidation de la Matésa l'Etat espagnol demanda restitution du capital , De Broglie fut dans l'impossibilité de le rembourser. 800 millions de francs allaient disparaître et l'affaire révélait en 1969 que tous les ministres et industriels impliqués dans l'affaire étaient membres de l'Opus Dei.

Près à toutes les compromissions pour rembourser ses dettes, De Broglie aurait prit part à un trafic de bons du trésor. Voulant profiter personnellement de ce trafic, il aurait mis en danger l'Opus dei.

En quelques jours, le minsitre de l'intérieur Michel Poniatowski, prétendait avoir bouclé l'enquête. Plus tard, on découvrit qu'il aurait pu bénéficier des largesses de la victime, étant proche de l'Opus Dei. Pire, il est apparu par la suite que la police était au courant d'un contrat lancé sur la tête du prince et que la surveillance dont il faisait l'objet avait été levée peu avant son assassinat.

l'inspecteur de police accusé du meurtre, a toujours clamé son innocence. Dans un livre paru en 1999, il raconte les activités réelle de Jean de Broglie, comme trafiquant d'armes et blanchisseur d'argent de l'Opus Dei.

On se souvient tous des fameux avions renifleurs, révolution technologique capable de détecter à plusieurs milliers de mètres sous terre du pétrole. Pour comprendre l'origine de cette affaire, il faut remonter à la fin de la guerre d'Algérie, quand Jean Violet, avocat international et honorable correspondant du service d'espionnage français, rencontre le révérend Dubois, chargé de missions spéciales pour le Vatican.

Tous deux, en relation avec le colonel Hervé chef du SDECE en poste à l'ONU parviendront en 1959 à éviter une condamnation de la France sur son intervention algérienne, en soudoyant les ambassadeurs du Brésil, du Pérou, du Paraguay et du Nicaragua, affiliés au camp des tiers mondistes.

Jean Violet, avec d'autres relations, a convaincu le PDG d'Elf du projet des fameux avions renifleurs. Antoine Pinay à qui Giscard d'estaing doit son premier porte feuille ministériel, apporte sa caution morale à l'affaire.

En retour d'ascenseur, Giscard d'estaing autorise elf à méconnaître les obligations de contrôle administratif et financier.

Un transfert illégal de 400 millions de fonds vers la Suisse est effectué sur un projet que garantissait la seule parole de Jean Violet. En Suisse, l'argent aurait été récupéré par un nommé abbé Marnier, membre de l'Opus Dei, correspondant de l'abbé Dubois à Fribourg.

L'abbé Marnier est le confesseur et ami de Philippe de Weck, directeur des banques Suisses, présent à la signature des contrats. L'invention est une escroquerie. L'un des inventeur du projet est un industriel italien, membre de la loge P2. L'enquête n'est jamais allé jusqu'en Italie.

Raymond Barre, alors premier ministre, classera l'affaire, arrangeant un dîner avec Antoine Pinay, Jean Violet, et Philippe de Weck.

Malgré une note de Giscard d'Estaing attestant du doute de la présidence sur cette invention, le nouveau PDG d'elf, Albin Chalandon, va verser 500 millions de francs supplémentaires pour exploiter le procédé.

La piste Italienne conduisant à la loge P2 montre le banquier Pesanti, actionnaire principal de la banque Ambrosiano, banque détenant une grande partie des fonds du Vatican et travaillant avec l'IOR, l'institut des oeuvres religieuses.

Les inventeurs ainsi que jean Violet ne seront jamais inquiétés par Elf, et l'ombre de l'Opus Dei plane sur toute cette affaire..

L'Opus Dei en 1960 était propriétaire de la Finibank, établissement bancaire suisse que contrôlait le financier Michelle Sindona, connu comme grand argentier de la mafia sicilienne.

Sindona, ancien président des jeunesses catholiques siciliennes, par différentes relations, devint le banquier attitré du saint Siège sous Paul VI, avec le contrôle total des investissements de la banque du vatican, l'IOR, l'institut des ouvres religieuses.

Or Sindona était également membre d'une loge maçonnique, « Propaganda 2 », créée par Licio Gelli à l'intérieur de la maçonnerie italienne.

Grâce à son plan de renaissance démocratique, la loge P2 était considérée par les Etats-Unis, comme une structure capable de prendre en main le gouvernement de l'Italie dans une hypothèse de victoire électorale

communiste ou d'extrême droite et à laquelle appartenaient des militaires de hauts grades, des financiers, des ministres, des industriels ainsi que des dirigeants de presse.

Les Etats Unis avaient des vues sur l'Italie depuis 1947 et avaient construit une structure clandestine sous commandement anglais et américain, sous le nom de « Gladio », prête à effectuer des opérations para-militaires, subventionné par la CIA et passée sous commandement OTAN. Lucio Gelli et la loge P2 étaient liés au Gladio.

A cette époque, l'IOR (institut des ouvres religieuses) participait au capital des banques Ambrosiano, Bafisud, Cisalpine, Rothschild, Morgan, Bakers, et des sociétés Général Motors et Shell.

Les dépôts se chiffraient à 55 milliards de nos francs et à plus de 25 tonnes d'or à Fort Knox aux Etats-Unis.

Roberto Calvi, président de la banque Ambrosiano, membre de la loge P2 et de l'Opus dei, fait parvenir en Pologne plus de 40 millions de dollars lorsque Jean-paul II accède au pontificat.

En 1980, c'est l'escalade. La banque Ambrosiano se lance dans une série d'emprunts par l'intermédiaire de société écrans. Tous transitent par l'IOR et l'Opus Dei, qui récupère de confortables bénéfices.

Les sommes étaient destinées en fait à acheter des hommes politiques et des groupes de presse.

L'affaire du crack de la banque Ambrosiano mit la lumière sur la complicité entre le Vatican, représentée par l'IOR et la Cosa Nostra, représentée par Michelle Sindona, le banquier de Dieu et de la mafia.

Selon certains experts, les pertes s'élèvent à plus de 1200 millions de dollars de 1982.

Les pertes se sont accumulés par la faute du président, Roberto Calvi et de l'archevêque américain Marcinkus, président de l'IOR. Accusé lourdement, ce dernier fut défendu jusqu'au bout par Jean-Paul II, qui le fit protéger par l'immunité diplomatique vaticane.

Roberto Calvi fut retrouvé suicidé, pendu sous un pont de la Tamise. Plus tard, selon le tueur repenti qui a avoué l'avoir tué, c'est la mafia qui a commandité le crime, ayant perdu beaucoup d'argent dans le crack de la banque.

Micelle sindona fut empoisonné avec un café à la strychnine, dans une prison italienne, juste avant sa comparution devant les juges, pour l'assassinat du commissaire liquidateur de la banque Ambrosiano.

L'Opus Dei lâchera progressivement la loge P2, qui fut dissoute en décembre 1981.

En juillet 1982, Jean-Paul II procédera à la béatification de Giuseppe Tovini, fondateur de la banque Ambrosiano.

Revenons un peu sur l'archevêque Marcinkus. L'intéressé est originaire de Cicero, banlieue de Chicago, ancien fief du légendaire Al Capone.

Depuis son diocèse de Chicago, il entre en contact avec Sam Giancana, chef incontesté de la cosa nostra jusqu'en 1975 et auxiliaire de la CIA.

A cette époque, il faut lutter contre le communisme et toutes les alliances sont bonnes. Sam Giancana sera d'ailleurs l'instigateur, sous Kennedy, de la débâcle « de la baie des cochons ». Mais Kennedy dérangeait la prude amérique, par ses relations avec Marylin Monroe, et il dérangeait tout autant la CIA que l'Opus Dei, en étroite liaison avec la Cosa Nosra de Sam Giancana.

Mais revenons à Marcinkus. La Cosa Nostra utilisait des prêtres de Chicago pour ses transferts de fonds internationaux dans les affaires de blanchiment d'argent et fournissant des liquidités au Vatican par l'Opus Dei et la sa banque l'institut des Oeuvres religieuses.

Marcinkus participait à ces transferts.

En 1952, il obtient un poste au Vatican et se retrouve chef de la sécurité avec Paul VI. En 1968, Sam Giancana est reçu en audience privée par le pape.

En 1969, Marcinkus devient secrétaire général de la banque du vatican et va être mêlé à une falsifications de titres et d'obligations des sociétés Pan Américan, Chrysler etc.. on cite à ce propos le ministre des finances de Nixon : Connaly.

L'enquête sera interrompue à la demande du président américain qui dira que cette affaire a été montée de toute pièce pour éliminer les plus fidèles collaborateurs du combat américain contre le communisme international.

Non seulement il allait être accusé, au sommet de sa carrière, de blanchissement d'argent dans le cadre du scandale de la banque Ambrosiano, mêlant la Vatican, le syndicat du crime américain, la cosa nostra sicilienne, les services secrets italiens et la loge P2, mail il fut aussi soupçonné dans la liquidation du pape Jean-Paul 1er en 1978, après 25 jours de règne.

Lorsqu'une bonne soeur découvre le cardinal Albino Luciani, Jean Paul 1er de son nom de scène, au matin du 28 septembre 1978 mort dans son lit, elle appelle le chef du service de sécurité, Marcinkus, qui reste seul, enfermé dans la chambre pendant plus d'une demi-heure.

Lorsqu'il ressort pour prévenir le secrétaire d'Etat et un médecin pour constater le décès, il n'y a plus aucun papier sur le bureau du pape. Malgré cette mort suspecte et le pape ne souffrant d'aucune maladie, il ne sera ordonné aucune autopsie.

Albino Luciani n'avait pas de cursus opusien. Il semblait vouloir couper les ponts avec la cosa nostra et voulait sans doute « faire le ménage ».

Il n'en a pas eu le temps. Mais rien n'a pu être prouvé contre le chef de la sécurité Marcinkus, par ailleurs toujours secrétaire général de la banque du Vatican.

Une commission de contrôle de l'Institut des Ouvres religieuses, la banque du Vatican, composée de 15 cardinaux, trouva un déficit de 80 milliards de lire.

Marcinkus fut remplacé aussitôt à la présidence par un membre de l'Opus Dei et fut renvoyé aux Etats Unis pour éviter de comparaître devant les tribunaux italiens, malgré un mandat d'arrêt international qui fut levé ultérieurement.

Mais revenons en France.

Bernard Billaud, ancien conseiller à l'ambassade de France près le Saint-Siège, directeur de cabinet de Jacques Chirac à la mairie de Paris, est aujourd'hui conseiller à la Cour des comptes. Membre de l'Opus Dei, il a été élevé par Jean-Paul II, à la dignité de Grand officier de l'ordre de St Grégoire.

En 1994, il fut l'un des fondateurs de le l' « association des amis du professeur Lejeune » , parmi ses membres on trouve de nombreux cardinaux ainsi que Jacques Chirac.

Marceau Long, qui fut président de l'ORTF, d'Air France et aujourd'hui de l'Ena est un Opusien. Il fut secrétaire général des gouvernements Chirac et Barre.

Sous le haut patronage de Jacques Chirac, il fut désigné en 1996, président du « comité pour la commémoration des origines », chargé de parrainer et de coordonner les manifestations publiques, relevant de ce comité.

Il a déclaré sans rire, qu'il veillerait au respect de la laïcité, mais il est pour le moins paradoxal qu'il fasse appel pour son bureau, à un cardinal, trois évêques, un grand rabbin et un pasteur.

En 1996, Jean-Louis Beaumont, député UDF du Val de Marne a diffusé une lettre de soutien de Jean Foyer, Garde des sceaux RPR du Général De Gaulle. Tous deux sont Opusiens.

Dans la missive on peut lire : « un parti qui se réclame du Gal De Gaulle aurait mieux à faire, que flatter un individualisme outrancier et avoir comme objectif prioritaire, de plaire à la franc maçonnerie, grande instigatrice de l'avortement libre ».

En mars 1996, la chambre des représentants de Belgique, a constitué une commission parlementaire d'enquête, avec mission d'élaborer une politique, en vue de lutter contre les pratiques illégales de sectes et les dangers qu'elles représentent pour la société et les personnes.

Après d'âpres débats, la commission a dressé une liste des mouvements sectaires ou elle a inscrit « le renouveau charismatique » et « l'Opus Dei ».

Devant les réactions de l'église catholique, la chambre des représentants a finalement adopté le rapport, mais sans la liste.

Il faut dire que le Roi Baudoin 1er et la reine Fabiola étaient personnellement présents, aux côtés du primat de Belgique, à St Pierre de Rome en 1975 lorsque Paul VI reconnut « le renouveau charismatique » comme association de l'église catholique.

L'actuel roi Albert II et la reine Paola ont participé à des retraites du « renouveau charismatique » Par ailleurs, la princesse Astrid et son époux Lorentz de Habsbourg sont liés à l'Opus Dei.

En Mai 1996, François Bayrou nomme les recteurs François Dumont à l'académie de Nice et Maurice Quenet à celle de Créteil. Ils sont réputés tous deux numéraires à l'Opus Dei.

François Dumont , économiste et démographe, est entre autres, expert auprès du conseil pontifical pour la famille. Il est également un fanatique pourfendeur de l'immigration musulmane et de la liberté sexuelle.

Maurice Quenet est professeur de Droit. On lui doit un rapport sur la condition des professeurs dans l'enseignement supérieur qui sert de référence à l'actuelle politique de recrutement.

En février 1997 Il a été invité par le Grand Orient de France, au temple Groussier pour y traiter de « la violence à l'école », à l'invitation des respectables loges « Droiture et solidarité » et « du devoir et de la raison».

Récemment, il a rejoint Philippe de Villiers, dans son Mouvement pour la France.

En septembre 1997, Jacques Chirac impose à la direction des journaux officiels, un proche de l'Opus Dei : Jean Paul Bolufer.

L'intéressé faisait partie de son cabinet à la mairie de Paris, de 1979 à 1989, tout en étant durant la même période, président de la « fondation Pompidou ».

Le gouvernement Juppé comportait deux apôtres : Hervé Gaymard et son épouse Clara Lejeune, fille du chef de file des anti IVG, et co-fondatrice de l'association du même nom.

Jérôme Lejeune né en 1926, devient en 1963 professeur de génétique à l'hôpital Necker et rejoint l'Opus Dei dans les années 1970. Très engagé politiquement, il fut nommé par Pompidou, au conseil des douze sages qui se réunissaient régulièrement à Matignon.

Après la trahison de Giscard d'Estaing qui soutint la loi Weil, il prit la tête de la croisade anti-IVG en France et aux Etats Unis.

Il appela au renversement de la République en novembre 1974, lorsque fut voté la loi.

Il disait notamment : « la République, ouvre de mort, organisée avec la complicité des dirigeants actuels de la France, vient de l'emporter par le vote d'un texte, légalisant sous le terme hypocrite d'interruption de grossesse, le meurtre des enfants avant la naissance. »

et ailleurs :

<< c'est bien d'un complot qu'il s'agit. il est clair que les fils des ténèbres (les juifs), les fils de la veuve (les francs maçons), étaient conjurés contre les fils des hommes, ou plus précisément contre le fils de l'Homme (Jésus) ».

Tout cela ne l'empêcha pas de collectionner les titres honorifiques et récompenses académiques. La maladie l'emporta en 1994. Jean-Paul II l'appelait son frère.

En décembre 1997, Le baron Ernest Antoine Seilliere de Laborde, a chaudement remercié les deux personnalités, qui ont favorisé son élection comme président du CNPF : François Pinault et l'opusien Claude Bébéar .

Si le baron ne l'est pas, toute sa famille est historiquement liée à l'Opus Dei.

En janvier 1998, Jean-Pierre Chevènement a nommé Thierry Klinger à la préfecture d'Evreux.

L'intéressé fut secrétaire général au centre d'études spatiales, directeur des personnels de la délégation générale pour l'armement, directeur des centres d'expérimentation nucléaire. Patron chrétien, il fut aussi président des houillères de Lorraine. Il est considéré comme très proche de l'Opus Dei.

En juin 1998, Georges Vedel a été élu à l'académie française. Il est l'incontournable professeur de droit constitutionnel en France. Il est aussi l'un des fondateurs de l'Opus Dei en France.

En novembre 1998, l'Opus Dei organisait un colloque consacré à Georges Bernanos. Cette manifestation, financée par le conseil général d'Ile et Vilaine, était placée entre autres sous le patronage de Pierre Méhaignerie, président du conseil régional et François-Régis Hutin directeur de Ouest-France.

En décembre 1998, la proposition de loi relative au pacte civil de solidarité, a été présentée à l'assemblée nationale, par un député de Hte Saône. Elle a été principalement rédigée par un proche Maître Jean-Marc Florand, qui fut en 1980, secrétaire de la fédération des juristes catholiques, une association présidée par le frère du prélat de l'Opus Dei.

En janvier 1999, Jacques Chirac a nommé Olivier Echappé, secrétaire général de la grande chancellerie de la légion d'honneur. L'intéressé, vice doyen de la faculté de droit canonique de l'institut catholique de Paris est, comme son beau-père, réputé proche de l'Opus Dei.

Auparavant, le général Jean-Philippe Drouin, connu comme membre de l'Opus Dei, avait été nommé également par Jacques Chirac grand chancelier de la légion d'honneur.

En 1998, il était établi que l'Opus Dei s'investissait dans 497 universités, 52 stations de radio, 12 sociétés de production cinématographique et 38 agences de presse.

En avril 1999, de nombreuses organisations caritatives catholiques sont engagées dans le Balkans.

L'archevêque Sgreccia, membre de l'Opus Dei et vice président de l'académie pontificale Pro Vita a rappelé à l'ordre les responsables de ces organisations.

Il s'indigne des instructions données par le Haut commissariat aux réfugiés, de faire distribuer des pilules abortives aux femmes et jeunes filles violées, rappelant le caractère intrinsèquement mauvais de l'action abortive.

Il souligne que cette distribution est inacceptable. Pour le saint Siège, les viols ne sont qu'un prétexte pour permettre la contraception et l'avortement dans les camps de réfugiés du monde entier.

En rétorsion, le Saint siège a suspendu sa contribution symbolique de 2000 dollars par an à l'UNICEF.

Le porte parole de l'Unicef avait alors déclaré que des centaines de jeunes filles, parfois âgées de 12 ans, étaient systématiquement violées dans les camps de réfugiés et que la distribution de la pilule était la seule solution pour faire face au drame de ces filles qui risquent des grossesses traumatisantes.

En mai 1999, le parlement albanais autorise la création d'un ensemble de services sociaux et de psy pour les femmes victimes de viols et en situation de détresse. Ce projet est soutenu et financé par l'Opus Dei pour un montant de 2 milliards de lires .

En juin 1999, M Jean-Louis Guigou, époux du garde des sceaux, avait accepté de donner une conférence devant un parterre de décideurs bretons, à l'institut de Locarn en Bretagne.


M Guigou ne pouvait ignorer les liens de filiation de l'institut de Locarn, par rapport à L'Opus Dei , puisqu'il anime des séminaires de formation dans cet institut, depuis sa création en 1994.

En octobre 1999, François Michelin annonce devant un parterre d'analystes financiers, les bénéfices records de son entreprise et 7000 suppressions d'emploi.

Il choisi la méthode des déclarations outrancières, en provoquant une énormité et s'assurer qu'elle rencontrera une opposition insuffisante.

L'intéressé a épousé la soeur de Rémy Montagne, fondateur du groupe de presse de l'Opus Dei :« médias participations » dit «groupe ampère». La méthode Michelin est payante. Aucun député ou ministre n'est intervenu. Lionel Jospin a invité les employés à manifester leur impuissance.

En 1999, Eric de Montgolfier vient d'être nommé procureur de la République à Nice. Venant de Valenciennes, Il s'était rendu célèbre en mettant en cause publiquement Bernard Tapie.

Bien qu'il s'en défende, Eric de Montgolfier est, comme sa famille, proche de l'Opus Dei.

Charlotte de Montgolfier, numéraire à l'Opus die, fut l'une des principales organisatrices des manifestations suscitées par l'Opus Dei contre le projet Aubry de plafonnement des allocations familiales.

Le 7 octobre 1999, il réapparaît dans les médias, pour mettre en cause l'influence réelle ou supposée des francs maçons dans l'administration de la justice de la ville.

Il n'est pas question de critiquer les motifs de mise en examen et la possible responsabilité des personnes soupçonnées, mais de l'énergie déployée à cette fin, d'autant que la franc-maçonnerie a toujours été ouvertement combattue par l'Opus Dei.

En décembre 1999, Le magazine de Jean-Marie Le Pen « Français d'abord », accorde un entretien à son altesse royale l'archiduc Otto de Habsburg-Lothringen, le présentant comme l'artisan de la chute du mur de Berlin.

L'intéressé fut en 1957, le fondateur et premier président du centre européen de documentation internationale (CEDI), l'organe d'influence de politique internationale de l'Opus Dei.

Otto de Habsburg a joué également un rôle clef dans les stratégies secrètes du Vatican et des Etats-Unis.

Dans les années 60, il aurait été lié, comme Jean-Marie Le Pen, aux services secrets de l'Otan avec le « Gladio ». L'archiduc est député européen.

De son côté, Jean-Marie le Pen est un ami personnel de son éminence le cardinal Josef Ratzinger, opusien et numéro 2 de l'administration vaticane, la curie.

L'un des plus hauts dignitaires de l'Opus Dei, membre du congrès général de l'oeuvre, son excellence monseigneur Julian Herranz est président de la commission disciplinaire de la curie romaine.

En mai 2000, on abordait dans les milieux de la bourse la gestion frauduleuse d'Eurotunnel, mettant en cause plusieurs dirigeants et quatre établissements bancaires.

Le niveau de rémunération de ces dirigeants était exorbitant par rapport aux résultats de l'entreprise. Les informations diffusées lors de l'augmentation de capital auraient été pour tromper les petits porteurs.

Or la gestion frauduleuse aurait commencé plusieurs années auparavant. D'importantes sommes auraient été détournées au profit du projet satellitaire conduit par l'Opus Dei.

De 1983 à 1986, Jean-Loup Dherse (études chez les jésuites avant d'entrer à polytechnique) fut successivement directeur des ciments Lafarge, directeur délégué de Péchiney-ugine-Kulhman, président de la banque mondiale (1983/1986) et directeur général d'Eurotunnel (1986/1987).

Mais il ne fut pas que cela : en 1987, Jean-Paul II Je le nomma adjoint du synode sur les laîcs, en 1989, il est devenu administrateur du groupe Ampère, la holding de presse de l'Opus Dei et devint le trésorier de « Lumen 2000 » projet pharaonique (non abouti) de télévision par satellite du Vatican.

C'est à cette occasion que des fonds d'Eurotunnel se seraient évanouis en subventionnant cette entreprise.

Dernièrement, L'Opus Dei a réussi un grand coup dans le monde des affaires et de l'édition de livres. Il a été créé courant 2000, une société de distribution du livre religieux « D.L.R. » avec associées du groupe Ampère de l'Opus, les éditions Fleurus-Mame.

Leur activité commune devrait aboutir avec près de 10 000 titres et 500 points de vente a un revenu annuel de 120 millions de francs.

L'Opus Dei est né sous le franquisme. Cette organisation travaille pour instituer une ré-évangélisation de l'occident.

Le pape Jean-Paul II a donné à cette institution un statut particulier.

Ce n'est pas une légion de prêtres, mais une Oeuvre dont la vocation est la formation de laïcs, visant l'élite de la société.

Cette quête de la perfection a quelque chose qui peut paraître orgueilleux et malsain, car au bout du chemin, on retrouve toujours l'intolérance et l'exclusion.

D'ailleurs, si le nombre d'admissions et de recrutement ne diminuent point, le nouveaux venus ne restent pas. Les vocations se révèlent fragiles, et les voeux de fidélité à l'ouvre inconstants.

Les défections sont nombreuses, au point que l'Opus Die devient une organisation de passage.

Les militants y viennent forts jeunes et en grand nombre, y font leurs études, acquièrent le sens de l'appareil et du pouvoir, se constituent un réseau d'amitié, puis l'âge venant, abandonnent l'Opus Dei, sans forcément renier ses principes et ses valeurs.

Ce comportement expliquerait pourquoi, depuis plus de vingt ans, les effectifs de l'Opus Dei demeurent stables, malgré les intenses efforts de recrutement. Il y aurait actuellement environ 85.000 adhérents, dont 1 600 prêtres. ( 48 000 en Europe, 29 000 en Amérique, 5 000 en Asie et Océanie, 2 000 en Afrique ).

Mais on peut estimer que près de 150 000 personnes ont suivi la formation Opusienne et que parmi les « non-inscrits », un bon nombre se retrouve aujourd'hui dans les hautes instances de la société, tant nationale qu'internationale.

Et cette « garde blanche » du Vatican suscite des résistances.

Aux yeux du grand public, l'Opus Dei a l'image d'une organisation , qui agit souvent dans l'ombre en faveur d'obscurs intérêts.

L'Opus Dei serait pour certains, un instrument de contrôle des églises locales au service du pouvoir temporel du Vatican. Le cumul des fonctions de Monseigneur Herranz illustre bien la réussite de l'Opus Dei dans ce rôle.

Un destin qui n'est pas sans rappeler celui d'une autre organisation religieuse, qui régna par la terreur sur l'Espagne du XVI eme siècle, avant d'imposer son fanatisme dans l'église universelle : l'inquisition.


(là, le type exagere legerement.)

Ce message a été modifié par psyduck - 12 juillet 2004 à 21:50.


#5 YAmA

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Posté 24 janvier 2006 à 02:45

Topic combiné. Merci d'utiliser la fonction RECHERCHE avant de créer un nouveau sujet

Elle se pare de nouveaux noms, créée de nouvelle branches:

"Comme dans le cas de l’incorporation des fidèles laïcs à la Prélature de l’Opus Dei, pour qu’un prêtre soit admis dans <span style='font-size:21pt;line-height:100%'>la Société sacerdotale de la Sainte Croix</span>, il faut qu’il ait pleinement conscience d’avoir <span style='font-size:14pt;line-height:100%'>reçu un appel de Dieu </span>à chercher la sainteté <span style='font-size:14pt;line-height:100%'>selon</span> l’esprit de l’Opus Dei. Ceci suppose certaines conditions: l’amour de leur diocèse et l’union avec tous les membres du presbyterium diocésain, <span style='font-size:14pt;line-height:100%'>l’obéissance et la vénération </span>de leur évêque; la piété, <span style='font-size:14pt;line-height:100%'>l’étude de la science sacrée</span>, le zèle pour les âmes et <span style='font-size:14pt;line-height:100%'>l’esprit de sacrifice</span>; l’effort pour promouvoir des vocations; le souci d’accomplir avec la plus grande perfection possible les charges de leur ministère. "

ben voyons... au passage qu'est ce qu'ils appele " la science sacrée" ? (qui se devoue pour s'inscrire et passé sa vie dans le "sacrifice" huh ?

Source: http://www.opusdei.fr/

Ce message a été modifié par modo 1 - 11 février 2010 à 18:31.

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Posté 24 janvier 2006 à 02:49

Citation

Financièrement, qui vous soutient ?

La ville de Marseille, le Conseil général. Mais il nous manque beaucoup d’argent et de bénévoles.


Le conseil général marseillais, bah voyons, avec notre fric quoi...

http://www.opusdei.fr


et même une statue au fondateur de l'opus, on applaudit la ville de marseille.

Citation

Inauguration d'une statue de saint Josémaria, à Marseille
Lors de la messe qui sera dite à l'occasion des 30 ans du décès de saint Josémaria, installation et bénédiction de la statue de saint Josémaria en la basilique du Sacré-Cœur par le cardinal Bernard Panafieu, archevêque de Marseille, le samedi 18 juin à 19h00

08 Mai 2005
L'installation d’une statue grandeur nature du nouveau saint, dans la basilique du Sacré-Cœur de Marseille, représente une première en France.

Saint Josémaria (1902-1975), fondateur de l’Opus Dei, est un contemporain dont le message a profondément marqué l’Église et la vie de milliers de personnes.
Rencontrer Dieu dans la vie ordinaire, agir de façon cohérente avec sa foi, c’est possible ! Pour la plupart d’entre nous, nul besoin d’être prêtre ou religieux pour vivre en chrétien : il suffit de s’efforcer de bien réaliser son travail, cette mission que Dieu a donnée à l’homme en lui disant « cultive ton jardin. »
Partout dans le monde, reconnaissantes envers celui qui a transformé leur vie quotidienne « de prose en alexandrins », des personnes ont voulu faire partager leur découverte de saint Josémaria en diffusant son message et sa dévotion.

Ce message a été modifié par YAmA - 24 janvier 2006 à 02:58.

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#7 YAmA

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Posté 24 janvier 2006 à 21:42

Citation

Mike M. - Rassure-toi, ils sont bien "au chaud"; personne ne sait où. Revenons un instant en 1995... Jacques Chirac vient d'être élu Président de la République. Et qui était sont directeur de campagne?
Nathalie - Hervé Gaymard !
Mike M. - Accroche-toi bien... Madame Clara Lejeune, fille du professeur, entre au Gouvernement comme directrice de cabinet du Ministre de la Solidarité... Et son époux, Hervé Gaymard, est nommé Secrétaire d'État aux Finances... On peut dire qu'en 1995, l'Opus Dei s'incruste au Gouvernement. Si on y ajoute des noms comme Christine Boutin, Michel Barnier nommé Ministre de l'Environnement ou Jacques Barrot à la Santé, la coupe est pleine.
Nathalie - Et c'est là que Jacques Chirac va inviter le Pape Jean-Paul II, en tant que Chef d'État (du Vatican) et Maître suprême de l'Opus Dei... et qu'on va organiser ensuite les rassemblements de la jeunesse chrétienne... C'est on ne peut plus clair... La secte se sert donc bien de nous, les jeunes, pour nous endoctriner et assouvir ses fantasmes de "Pouvoir"...

source et bien plus:
reveil-des-marmottes.net


Citation

L'Opus Dei a des concepts effarants... Si une fille se fait violer, c'est de sa faute, elle n'avait pas à provoquer le violeur. L'oeuvre invite les jeunes filles à mettre un foulard (!!!) et des robes longues. L'amour, ce n'est pas pour le plaisir mais pour la reproduction; et l'accouchement doit se faire dans la douleur (ils auraient lu ça dans la Bible)... En 1995, l'Oeuvre Divine s'incruste au gouvernement. Dans la Drôme, à Chantemerles les Blés, les Anti-IVG et l'Oeuvre organisent un pèlerinage. revêtus de soutanes et de cagoules blanches (exactement comme le KKK), brandissant d'énormes croix blanches. Les pèlerins iront jusqu'à comparer l'avortement à l'holocauste.

Ce message a été modifié par YAmA - 24 janvier 2006 à 21:47.

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#8 Daman

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    Démiurge désinvolte

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Posté 24 janvier 2006 à 22:00

Bien plus effrayantes sont les conceptions géopolitiques de l'Opus Deï ... Creusez un peu plus.
Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#9 YAmA

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Posté 24 janvier 2006 à 22:15

la famille d'antoine ernest seillière, ex président du MEDEF.

Citation

Et de la bourgeoisie ...

Le baron Seillière fut longtemps membre du groupe de Bilderberg. Il adhère à de nombreux clubs dont l’AFEP d’Ambroise Roux.
Mais surtout, toute sa famille est historiquement liée à l’Opus Dei. La comtesse Thérèse de Moustier est secrétaire de l’Association Présence du cardinal Mindszenty, une organisation satellite de l’Opus et animée par les Chevaliers de Notre-Dame.
La comtesse Thérèse Leclerc de Hauteclocque ,récemment décédée, était la caution de l’AFCE, l’association de financement de l’église romaine dédiée à Mgr de Balaguer. Le baron Seillière lui-même anime, avec d’autres grands patrons catholiques opusiens ou conservateurs (François Michelin, Jacques Calvet, etc.), l’ANSA, un lobby qui pousse une législation favorable au développement de la Bourse et à la financiarisation de l’économie. Il a ses entrées au Vatican, assistant même, en 1995, en tête à tête avec Jean-Paul II, à la messe du pape dans sa chapelle privée.
Lors de son discours d’investiture à la présidence du CNPF, le 16 décembre 1997, le baron Seillière a chaudement remercié les deux personnalités qui ont favorisé son élection : le chiraquien François Pinault et l’opusien Claude Bébéar.
Source:http://www.oulala.ne...id_article=1784


Si on considere que la fondation carnot est une partie de l'opus deï ce qui ne semble pas exclut à la vue des membres (d'estaing, bébéar (axa)...) alors le nouveau directeur du CNRS est lui aussi membre de l'opus deï, son nom figurait dans les mentors de la fondation en avant derniere ligne, il n'était pas encore directeur du CNRs à l'époque :

http://www.carnot.or...acts_utiles.htm

Vu aussi sur ce vieux topic d'ONCT:
QUOTE  
[SIZE=7]Les puces
et les lecteurs sont fournis par la société française Tagsys (*Schneider electric), spécialisée dans les technologies RFID. Elle sous-traite la fabrication à plusieurs fournisseurs, dont Texas Instrument, Infineon ou ST Microelectronics. Le logiciel de gestion a quant à lui été développé par Cybernétix, une entreprise marseillaise de robotique et automatisation.
http://www.onnouscac..... migus&st=240
qui parlait à l'époque d'une autre société "Tagsys" sur les puces electronique et le contrôle de la population.il est étrange de retrouver des mêmes noms impliqués de loin ou de pres à différentes affaire qui nous intéréssent.

*Schneider electric cité dans les mentors de la fondation carnot, dont le pdg était Mr didier pineau valenciennes, (remplacé par Mr lachmann) membre lui aussi invétéré de l'opus deï.



La nomination de ce nouveau préseident au CNRS est d'ailleurs trouble:
  
Arnold Migus nommé directeur général du CNRS

Citation

18-01 13:18:08  Le scientifique Arnold Migus a été nommé directeur général du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), mercredi en Conseil des ministres, en remplacement de Bernard Larrouturou, selon le communiqué du Conseil.

Cette nomination se produit une semaine après celle d'une nouvelle présidente du CNRS, Mme Catherine Bréchignac, dans le cadre d'un renouvellement de la tête de cet organisme de recherche. L'ancien président, Bernard Meunier, avait démissionné et M. Larrouturou a été écarté.
M. Migus, 57 ans, est un spécialiste des lasers et de leurs applications (optique, physique, chimie, astronomie).

Il remplace M. Larrouturou alors que le CNRS est au milieu d'une réforme de fond lancée par ce dernier et qui prévoit notamment que se substitueront aux huit départements actuels, quatre départements scientifiques et deux départements transversaux (développement durable et ingénierie).

Le ministre délégué à la Recherche François Goulard avait déclaré la semaine dernière souhaiter "un directeur général qui aurait une identité de vue avec la présidente" pour éviter les tensions apparues entre MM. Meunier et Larrouturou. Il avait ajouté qu'il faudrait "faire évoluer le statut du CNRS" pour éviter de telles dissensions.


Deviné qui a nommé Arnold migus (présumé appartenant à l'opus deï) au nouveau poste de Directeur au CNRS ???


François Goulard le Ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, voici ce que dit le réseau voltaire sur ce monsieur:

Citation

Le 13 mai 2000, l’Association pour la promotion de la famille (APPF), satellite de l’Opus Dei, a tenu son cinquième colloque à l’Assemblée nationale. Parmi les intervenants, on remarquait François Goulard (député du Morbihan), Béatrice Majnoni d’Intigano (membre du Conseil d’analyse économique), Janne Haaland Matlary (ancien ministre norvégien des Affaires étrangères) et Didier Tresarieu (directeur de gestion des carrières du groupe Lafarge).

Source: http://www.voltairen...article285.html
L'opus deï coopte ses propres membres à des postes clés du gouvernement




Citation

De même, Patrick Le Lay, PDG de TF1, proclame-t-il : « En France, je suis un étranger » , dans une interview donnée à la revue Bretons (voir encadré sur ses déclarations), interview largement médiatisée, où il déclare que seul Jean-Yves Le Drian, président PS du conseil régional de Bretagne, lui a donné son soutien sans faille. Le Lay se reconnait aussi en Jack Lang qui entendait accorder, avant les mesures de régionalisation établies par Raffarin, un statut « public » aux écoles Diwan, germe d'un service régional d'éducation posant les bases de la fusion avec l'enseignement privé catholique. Et, effectivement, Le Lay et Le Drian sont des piliers de l'Institut de Locarn, organisme dont les liens avec l'Opus Dei sont mis en cause 3 , organisme créé pour préparer la constitution de la région Bretagne en région autonome directement reliée à l'Union Européenne à Bruxelles. Dans ce cadre, les nationalistes ethniques sont utilisés comme groupes de choc pour cet objectif, comme en Corse, en s'appuyant sur leur idéologie de séparation, et sur leur capacité à créer un décor qui marque que « la Bretagne, ce n'est pas la France ». A Lorient, ville de Jean-Yves Le Drian, cela aboutit à ce qu'au moins dix noms de rues et lieux publics soient attribués à des proches et responsables du Parti National Breton qui était pro-nazi, avant et pendant l'Occupation. A Rennes, c'est la même chose pour au moins cinq noms de rues (voir encadré). 

Source:librepenseefrance.ouvaton.org


Il y a un rapport entre mr françois goulard et cette coupure de presse: la bretagne.
François goulard:
Fonction élective
Maire de Vannes, Morbihan.
Député.
Depuis 2002 : Vice-président de la commission des finances de l’Assemblée nationale.
Membre titulaire de la commission des comptes de la sécurité sociale.
Membre titulaire du conseil de surveillance du fonds de financement de la réforme des cotisations patronales de Sécurité sociale (FOREC).
Membre titulaire du Haut Conseil pour l’avenir de l’Assurance maladie.

Fonction politique
Secrétaire d’Etat aux Transports et à la Mer, auprès du ministre de l’Equipement, des Transports, de l’Aménagement du Territoire, du Tourisme et de la Mer.

Source : Assemblée nationale

Ce message a été modifié par YAmA - 24 janvier 2006 à 22:40.

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#10 YAmA

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Posté 24 janvier 2006 à 23:57

Comment manipuler l'opinion:
Réponse de l'opus deï à Dan brown "da vinci code"
regardez en cliquant sur le lien "regardez l'archive vidéo" au milieu du bouton au milieu de l'écran, apres l'interview d'un homme, un court document sur l'orchestre de lyon, le documentaire commence.

Sur KTO TV
http://www.ktotv.com...php3?numero=908



Vous remarquerez que tous les invités sont catholique ou opusiens, sauf un chercheur en histoire au CNRS sensée garantir une voix scientifique neutre, il n'en ai rien:
L'historienne du CNRS n'est pas chercheur en histoire:

Citation

12. L’Opus Dei ne devait pas disposer en France des personnalités nécessaires à cette opération : Madame Congourdeau se présente comme chercheur au CNRS. Elle est en fait spécialiste de l’histoire de Byzance
Source: sisyphe.org
...et sans doute aussi membre de l'opus deï*

Apres un court documentaire, et quelques interviews, la fameuse chercheuse au CNRS prends la parole, c'est pathétique...ensuite le type de l'opus deï affirme que l'opus n'a jamais demandé ni approuvé les mortifications jusqu'au sang...etc...un tissu de mensonges si on reprends les commandements du fondateur de l'opus deï.
Une belle campagne de désinformation, de mensonge de langue de bois et de manipulations par le discours. Il indique aussi que ceux qui se fouette le corps  pour se mortifier ne souffre pas au contraire ils sourient, et que les femmes qui porte le silice, le porte sans douleur (silice=jarretelle en fil de fer barbelé attaché à la cuisse pendant la journée sensé par la douleur la rapprocher de dieu).
Les nouveaux boucher sont là.

Ce message a été modifié par YAmA - 25 janvier 2006 à 00:04.

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#11 YAmA

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Posté 25 janvier 2006 à 00:20

L'article ci-dessous est assez long mais sa portée est assez édifiante:

sisyphe.org

On y apprends notamment que la "Société française de bioéthique" fût créé par le vatican autour de Marie-Hélène Congourdeau (l'invité chercheur au CNRS de mon précedent topic sur la tv KTO, sur le roman de dan brown) et Dominique Folscheid, qui publie pendant cinq ans une revue trimestrielle, Éthique, la vie en question.


Un passage notamment:

Citation

En 1995, au Mexique, au Nicaragua et aux Philippines, l’Opus Dei débute une campagne de rumeur contre les Nations Unies. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds pour la Population (FNUP) tenteraient de réduire la populationmondialeen provoquant des faussescouches chez les femmes.Ilsauraient introduit une molécule abortive dans le vaccin qu’ils administrent aux femmes contre le tétanos. Jean-Paul II crédibilise la rumeur en y faisant allusion dans son encyclique Evangelium Vitæ, dans laquelle il évoque des « vaccins qui, distribués avec la même facilité que les moyens contraceptifs, agissent en réalité comme des moyens abortifs aux tout premier stades du développement de la vie du nouvel individu » (18). Cette campagne est animée aux Philippines par le sénateur opusien Francisco Tatad. Alors que se déroulent à Manille les Journées mondiales de la Jeunesse catholique, la Conférence épiscopale et ProVita Philippines exigent et obtiennent du gouvernement la suspension des vaccinations antitétaniques. Un Protocole est signé par le ministère philippin de la Santé et la Conférence épiscopale pour désigner une commission mixte d’experts. À côté des scientifiques désignés par le gouvernement, elle comprend des théologiens et militants anti-IVG désignés par l’Église. Cette commission ne rendra jamais son rapport. L’autorisation du vaccin sera rétablie un an plus tard après que diverses autorités étrangères eurent démontré l’absurdité de l’accusation.

Ce message a été modifié par YAmA - 25 janvier 2006 à 00:32.

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#12 AnarchOi

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Posté 12 octobre 2006 à 20:12

YAmA, le Mardi 24 Janvier 2006 à 23h50, dit :

Citation

12. L’Opus Dei ne devait pas disposer en France des personnalités nécessaires à cette opération : Madame Congourdeau se présente comme chercheur au CNRS. Elle est en fait spécialiste de l’histoire de Byzance
Source: sisyphe.org
...et sans doute aussi membre de l'opus deï*
Elle aurait surement pas ajouté mon siteweb en lien si elle aurai un lien avec l'Opus Deï  :ptdrasrpt2:

#13 Bouddha Gautama

Bouddha Gautama

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Posté 11 février 2010 à 16:10

Topic combiné. Merci d'utiliser la fonction RECHERCHE avant de créer un nouveau sujet

Enquête sur les «francs-maçons» du Vatican


Opus Dei, l’armée secrète de Dieu

PDG, diplomates, avocats ou universitaires, ce sont les nouveauxmoines-soldats. 80000 dans une dizaine de pays, ils forment l’une des sociétés secrètes les plus puissantes et les plus riches du monde,l’Opus Dei. Très proches de Jean-PaulII, ils ont pris le pouvoir au Vatican. Pourtant, beaucoup disent que l’«Œuvre de Dieu» estune secte. Comment sont-ils organisés? Que veulent-ils vraiment?Jusqu’où peuvent-ils aller? Serge Raffy a mené l’enquête.Avec Jean-Laurent Del-Bono, et Marcelle Padovani à Rome




Chaque matin, ils se lèvent et baisent le sol, poitrine contre terre. Chaque matin, ils remercient le ciel de les avoir accueillis dans la Grande Maison. Ils n'ont plus peur du jour ni de la nuit. Ils sont en mission. Leur seul objectif: devenir des saints. Ils ne sont ni prêtres ni séminaristes. Ils sont banquiers, agents de change, chercheurs, professeurs d'université, chirurgiens, chefs d'entreprise, cadres supérieurs, journalistes. Ils croient dur comme fer qu'ils peuvent atteindre la perfection chrétienne sans porter la soutane ni se retirer hors du monde dans un monastère. Ils sont laïques et fiers de l'être. Le «Père» leur a garanti que cela pouvait marcher: on peut devenir saint François d'Assise ou saint Paul en restant au bureau et en gagnant beaucoup d'argent. Le «Père», Jose Maria Escriva de Balaguer, n'est-il pas devenu lui-même un saint, par la grâce de Jean-Paul II, en 1992? Le Père a donné la recette de la sainteté pour les laïques dans un ouvrage, «Camino» («le Chemin») [1], paru en 1934, vendu à 4 millions d'exemplaires et traduit en 35 langues. Cette bible est le livre de chevet de tous les membres de l'Opus Dei. Elle contient 999 pensées de saint Jose Maria. La pensée numéro 16 dit: «Te laisser aller, toi?... Ferais-tu donc partie du troupeau? Alors que tu es né pour commander?» (Voir encadré.) Le Père, on le comprend très vite en feuilletant «Camino», n'est pas un gauchiste. Il exhorte ses troupes à sortir du troupeau. Le Père est un élitiste. Il ne voit les enfants de Jésus-Christ que dans les conseils d'administration et dans les laboratoires de génie génétique. Il laisse les pauvres à l'abbé Pierre et à Mère Teresa. Chacun son créneau. Jose Maria Escriva de Balaguer a eu une révélation vers la fin des années 20. Dieu lui a demandé de sauver l'Eglise. Dieu lui a soufflé la méthode, le vade-mecum pour réussir le sauvetage du Saint-Siège, avant la fin du siècle si possible. Selon Balaguer, le clergé libéral, trop laxiste, ouvert aux quatre vents de la société, va irrémédiablement condamner Rome à la déchéance et à la disparition. Comment sauver le Vatican, ce «Titanic» de la religion catholique, du désastre? En créant une armée de moines en civil, des catholiques purs et durs, intégristes mais laïques, prêts à tous les sacrifices. Des croisés de l'ordre moral en costume trois pièces. Des apôtres discrets, presque invisibles, qui ont pour tâche de monter le plus haut possible dans les sphères du pouvoir, qu'il soit politique, économique ou culturel. Un coup de génie. Aux jésuites, aux dominicains l'évangélisation des favelas; à l'Opus Dei la christianisation des fumeurs de gros cigares.

  

Cinquante après, le Padre a réussi son pari. Aujourd'hui, l'Opus Dei est une grosse machine à fabriquer du catholique haut de gamme. Elle tourne à plein rendement. Elle compte plus de 80000 membres dans le monde, dont 2000 prêtres. Elle a pratiquement pris le pouvoir au Vatican (voir l'article de Marcelle Padovani page 20) et est devenue une puissance économique considérable. «On peut estimer, souligne Christian Terras, directeur de la revue catholique "Golias" (2), que l'Opus Dei brasse aujourd'hui entre 20 et 30 millions de dollars par mois, sans compter tous les biens immobiliers qu'elle possède aux quatre coins du globe. Ce pouvoir économique pèse sans le moindre doute sur les décisions qui sont prises à Rome.» En 1994, l'Opus Dei ne sent plus le soufre. L'organisation qu'on appelait il y a quelques années «la Sainte Mafia» ou «la franc-maçonnerie blanche» est devenue respectable. Elle s'est notabilisée. Et pourtant il y a peu elle était encore en quarantaine. L'Association Défense Famille et Individu, l'association anti-sectes, la présentait comme une usine à fabriquer des psychotiques. On critiquait ses modes de recrutement, dignes de ceux des Enfants de Dieu ou des disciples de Moon, sa discipline de fer, ses règlements médiévaux: obéir aveuglément à son supérieur, prier toujours, souffrir en s'autoflagellant régulièrement ou en portant le cilice, ce bracelet hérissé de pointes que l'on serre comme un garrot autour de la cuisse ou du bras, dormir sur une planche, faire vœu de chasteté. Et surtout donner tout son argent à l'Œuvre sans discuter. (Voir l'article de Jean-Laurent Del Bono page 16.)

Maria Angustias Moreno est sévillane. Elle enseigne la théologie au centre San Telimo, dans la capitale andalouse. Elle fut pendant plus de vingt ans une des responsables du secteur femmes de l'Opus Dei. Après beaucoup de difficultés, elle est parvenue à en sortir. Elle a écrit de nombreux livres de combat contre l'Œuvre, qu'elle qualifie de «société secrète» (3). «Des dizaines et des dizaines de milliers de familles pleurent la perte de leurs enfants, que l'on a éloignés d'eux, affectivement, intellectuellement, géographiquement [envoi dans des pays étrangers] et dont souvent on a accaparé les biens et les héritages en leur faisant signer des testaments dont ils ignorent les implications, raconte Maria Angustias Moreno. Quand ils parviennent à sortir de l'Œuvre, ils ne peuvent rien reprendre de ce qu'ils ont donné, ils n’ont droit qu’à ce qu'ils portent sur eux...» Au sein de l'Opus Dei, cette accusation fait sourire. «Tout cela est absurde, dit François Gondrand, l’un des responsables de l'Opus Dei en France, ancien directeur de la communication du CNPF et auteur d'une biographie de Jose Maria Escriva de Balaguer aux éditions le Laurier. «On voit mal comment quelqu'un qui vit dans le monde, souvent dans des milieux de haute compétition, dans les affaires, le journalisme, l'administration, pourrait être à ce point enfermé. Nous ne sommes pas des ayatollahs chrétiens. Notre doctrine, c'est celle de l'Eglise. Nous adhérons aux documents de la théologie de la libération, que ce soit sur les questions sociales ou morales. Chez nous, on pense ce qu'on veut. Il n'y a pas d'idéologie de l'Opus Dei.»
Comment pourrait-on croire en effet qu'une secte d'intégristes catholiques soit devenue en quelques années la garde prétorienne du pape et se soit emparée en catimini de nombreux postes clés au cœur même de la curie romaine? (Voir organigramme sur les opusiens de Jean-Paul II page 15.) Pour comprendre la singulière ascension de cette armée de l'ombre, il faut faire un peu d'histoire. En 1928, quand Jose Maria Escriva fonde l'Opus Dei, il a 26 ans. D'origine aragonaise, fils de mercier, Escriva est un étudiant en droit enjoué, coquet, très catholique, mais qui n'a pas la moindre intention de devenir prêtre. Sans doute pour des raisons économiques, il choisit le séminaire et part vivre à Madrid. Le tout jeune abbé surgit dans une ville en pleine ébullition. L'époque est à l'anticléricalisme violent. Au cours de la guerre civile, Escriva échappe de justesse à la mort en se cachant durant des semaines au consulat du Honduras, puis en s'enfuyant pour la France, et enfin pour Burgos, où il rejoint les troupes franquistes. Escriva a vu des dizaines de prêtres se faire assassiner dans leurs églises. Il a été traumatisé par les massacres de religieuses. C'est sans doute durant sa clandestinité que le jeune prêtre a élaboré sa théorie du «moine en civil», du religieux clandestin mettant sa croix dans sa poche en attendant des jours meilleurs. En fait, Escriva a conçu l'Opus Dei comme une organisation de résistance contre le marxisme. Principe de base: le secret. Structure: pyramidale. Les cellules de base ne savent rien du sommet et doivent se contenter de travailler dans leur propre secteur, sans poser de questions. L'obéissance au chef doit être absolue. Comment recruter? En s'installant près des grandes universités. On crée des résidences pour étudiants, des centres culturels. Le message délivré aux jeunes recrues? La «sanctification par le travail». Traduisez: un bon menuisier, s’il travaille avec amour et dans la piété quotidienne, peut prétendre à la sainteté; un bon banquier, s'il gagne beaucoup d'argent mais en louant Dieu avec ferveur, peut lui aussi prétendre à la béatification. Quand il lance cet étrange slogan calviniste, Escriva se fait traiter d'hérétique. On le dit franquiste inconditionnel? Il est pourtant violemment attaqué par les phalangistes, qui le traînent devant un tribunal de répression de la franc-maçonnerie. L'Eglise espagnole le montre du doigt. Qui est donc cet Escriva qui soutient sans vergogne des thèses calvinistes? On le traite de «judéo-maçon», de «disciple de Weber». Les jésuites se méfient de ce prélat au sourire bon-enfant qui semble posséder une ambition démesurée. Ils n'ont pas tort. Jose Maria Escriva croit en sa bonne étoile. Pour lui-même d'abord. Le fils du modeste mercier aragonais fait ajouter à son nom «de Balaguer», pour la carte de visite, puis réussit à obtenir le titre de marquis de Peralta. Pour l'Opus Dei, son projet est planétaire. Il veut intaller des «résidences» partout dans le monde. Infiltrer les élites pour devenir puissant, afin de peser sur les décisions du Vatican dans le sens d’un retour à l'orthodoxie. Et aussi pour lutter plus farouchement contre le communisme. Escriva veut tout simplement former une armée de Templiers modernes. «Les ressemblances avec les Templiers se rencontrent à plusieurs niveaux: l'aspect militaire, la virilité, souligne le père Vladimir Felzman, ancien proche de Jose Maria Escriva, aujourd'hui prêtre dans une paroisse londonienne. Les Templiers sont partis en guerre pour libérer de l’islam le christianisme et la Terre sainte. L'Opus Dei est en train de libérer le christianisme de ce qu'on peut appeler le modernisme, le subjectivisme, le marxisme, le matérialisme. L'Opus Dei lutte et combat pour retrouver l'âge d'or où tout était parfait et pour retourner au système féodal où tout était à sa place.» Le père Felzman qui fut longtemps séduit par cette croisade d'un autre temps est aujourd'hui très inquiet. L'abbé se souvient de la sympathie qu'éprouvait le père fondateur pour... Hitler. «Il a vu Hitler comme un croisé s'élevant contre le marxisme, raconte Vladimir Felzman. Il faut savoir que chaque membre particulier de l'Opus Dei s'est inscrit comme volontaire à la Division bleue, la fameuse troupe de volontaires qui a combattu pendant la Seconde Guerre mondiale aux côtés des Allemands contre l'Union soviétique. Son anticommunisme l'aveuglait. Il me disait que l'on exagérait quand on disait que Hitler avait tué six millions de juifs. Hitler, selon lui, n'était pas mauvais. Il n'en avait pas tué plus de trois ou quatre millions! Pour lui, Hitler avait sauvé le christianisme en Espagne. Sans Hitler, Franco n'aurait sans doute jamais gagné la guerre civile.»
Sans Franco l'Opus Dei aurait-elle connu une ascension aussi fulgurante? En dix ans, l'organisation grouspusculaire du petit prêtre aragonais commence à avoir des hommes dans les milieux bancaires et dans le monde politique. Plusieurs ministres de Franco ne cachent pas leur appartenance à l'Opus Dei. Les précepteurs du jeune Juan Carlos sont membres de l'Œuvre. En 1969, l'Opus est à son apogée en Espagne. Sur les 19 membres du gouvernement de Carrero Blanco, 12 sont à l'Opus Dei. Paradoxe: le 17 septembre 1969, les franquistes manifestent place d'Orient à Madrid contre l'organisation. En fait, les dirigeants de l'Opus Dei ne soutiennent plus Franco mais les capitalistes espagnols, qui ont besoin d'ouvrir leurs frontières aux capitaux étrangers. Les moines laïques sont partisans du libre marché. Ils vont donc favoriser la transition démocratique et opter pour une monarchie constitutionnelle à l'anglaise. «C’est eux qui ont suggéré à Franco de choisir Juan Carlos comme futur roi d'Espagne, précise Pedro Lamet, jésuite madrilène, ancien directeur de la revue catholique "Vida nueva". Alors que Franco se crispait sur un protectionnisme poussiéreux, l'Opus depuis longtemps s'était implantée un peu partout dans le monde. Toujours avec la même technique: la maison mère, l'Opus Dei, est une institution qui fait vœu de pauvreté. En revanche, elle s'entoure de dizaines d'associations qui, elles, peuvent brasser des sommes parfois colossales. C'est très simple, mais terriblement efficace.» Ainsi, dans les années 70, les amis de l'Opus créent des associations à la chaîne. A Londres, la Netherhall Education Association; en Suisse, la Fondation Limmat; au Venezuela, la Fundacion general latino-americana; en Allemagne, la Fondation Rhin-Danube ou encore l'Institut Lidenthal, à Cologne; en Espagne, à Barcelone, la Fundacion general mediterranea; en Belgique, l'association l'Eglise en Détresse; dans les pays de l'Est, Aide aux Prêtres des Pays de l'Est; au Liechtenstein, l'Académie internationale de Philosophie... La liste n'est pas complète. On peut la multiplier par deux ou trois tant ce réseau d'associations joue dans la discrétion. En France, plusieurs sociétés gèrent les biens de l'Opus Dei: la Société anonyme d'Investissements pour le Développement culturel (Saidec) est propriétaire d'un appartement de 300mètres carrés à Paris, 5, rue Dufrenoy, dans le 16e arrondissement; d'un château à Couvrelles, dans l'Aisne; d'un centre culturel féminin de 430 mètres carrés, 18, rue Fargès, à Marseille; d'une école hôtelière à Couvrelles (1300m2), d'un centre cuturel masculin à Grenoble (450m2); d'un centre culturel féminin 46, rue Scheffer, à Paris (480m2), d'une résidence féminine 104, rue du Théâtre à Paris (320m2); d'une résidence féminine à Neuilly (580m2); d'un foyer universitaire 36, rue des Ecoles à Paris (1000 m2). Le président de la Saidec est Patrick Marie André Vetillard, gérant de société.
Une autre association, l'Association de Culture universitaire et technique (Acut), gère d'autres résidences de l'Opus à Rennes, à Aix-en-Provence et à Grenoble. Là encore, on pourrait citer des dizaines de noms, comme par exemple l'Association française Construisons ensemble (AFCE), présidée par la maréchale Leclerc de Hautecloque. Cette toile d'araignée d'associations en tout genre dont l'objet principal est le lobbying réclame de gros moyens financiers. Qui finance la machine Opus Dei? Officiellement, de généreux donateurs. Des sympathisants? Dans une lettre au pape du 26 novembre 1978, Raymond Barre, alors Premier ministre, avait apporté son soutien à l'Œuvre en déclarant, à propos de Jose Maria Escriva, mort en 1975, et pour qui l'Opus menait une campagne auprès du Saint-Siège afin d’obtenir sa béatification: «Ses écrits déjà très largement répandus, l'audience croissante de sa doctrine, claire et sûre, l'action des membres de l'Opus Dei dans les pays les plus divers au service de l'Evangile permettent de penser que Mgr Escriva de Balaguer est une personne qui est marquée par des signes de sainteté.» Ou bien encore l’institution est-elle financée par les chefs d'entreprise qui viennent donner des conférences au Centre Garnelles, officiellement estampillé Opus Dei? Parmi eux citons Claude Bebear, le patron d'Axa, ou encore Michel Albert, patron des AGF, ou encore Didier Pineau-Valencienne, le très catholique PDG du groupe Schneider qui, au sortir de sa prison belge, a dit à la presse: «J'ai lu la Bible.» Tous ces «amis» de l'Opus Dei aident-ils l'organisation? Dans cette galaxie ténébreuse, il est difficile d'y voir clair. Pourtant, quelques scandales, où le nom de l'Opus Dei est apparu, permettent de nous éclairer un peu. En Espagne, en 1982, le milliardaire Ruiz-Mateos, membre de l'Œuvre, a révélé comment il détournait de l'argent de ses sociétés pour le verser aux associations liées à l'Opus Dei (voir article page18). Toujours en Espagne, un autre scandale, l'affaire Matesa, dévoile comment plusieurs centaines de millions de francs ont été détournés pour atterrir sur le compte d'une société luxembourgeoise, la Sodetex, présidée par le trésorier des Républicains indépendants, le parti de Valéry Giscard d'Estaing, le prince Jean de Broglie, assassiné quelque temps plus tard.
Le prince de Broglie était considéré comme un proche de l'Opus Dei. Roland Dumas, à l'époque avocat dans le dossier de Broglie, n'hésite pas à montrer l'Œuvre du doigt: «Une enquête plus approfondie aurait démontré que la Matesa était un instrument de l'Opus Dei espagnole, dont les ramifications s'étendent à l'Europe occidentale, lance Roland Dumas. Aucune investigation n'a été faite du côté des informations judiciaires ouvertes à Madrid et à Luxembourg à ce sujet. L'explication de cette abstention réside sans doute dans le fait que des liens évidents existent entre cette organisation et le parti politique des Républicains indépendants, dont les principaux dirigeants étaient les amis du prince de Broglie.»
Plus récemment, en 1993, un financier et avocat vénézuélien, Alberto Berti, relance la polémique autour du scandale de la banque Ambrosiano et de l'assassinat de Roberto Calvi, le banquier italien proche du Vatican. Il prétend avoir blanchi un montant de 21 milliards de francs pour le compte de la banque du Vatican, l'IOR, l'Institut des Œuvres de Religion, mais aussi pour l'Opus Dei, à travers sa société, Inecclesia. Alberto Berti précise que Roberto Calvi, avant d'être assassiné, lui avait rendu visite pour lui demander des capitaux en toute hâte afin de combler le déficit de la banque Ambrosiano et d’éviter un scandale qui toucherait les plus hautes autorités du Vatican. Deux jours plus tard, Roberto Calvi est retrouvé pendu sous le Black Bridge, à Londres. Qui, finalement, a comblé le déficit de la banque évalué à plus d'un milliard de dollars? A Rome et à Madrid, on raconte que ce sont les financiers de l'Opus Dei qui ont payé. Une chose est sûre: depuis cette époque, le statut de l'Opus a totalement changé à Rome. Désormais, l'Opus Dei est une prélature personnelle du pape. Elle n'a donc de comptes à rendre qu'à lui seul. Elle a pénétré la plupart des secteurs clés du Vatican (voir organigramme). Jose Maria Escriva, après une polémique longue de quinze ans, a été béatifié, sur ordre de Jean-Paul II, le 17 mai 1992, place Saint-Pierre, devant 300000 personnes. Le souverain pontife va régulièrement se recueillir sur la tombe de son ami saint Jose Maria. Autre motif de l'affection du pape pour le fils de mercier devenu saint et marquis. C'est Alberto Berti qui le révèle: «Récemment, un ex-président d'une banque américaine m'a certifié que l'Opus Dei avait pris une part importante dans les donations accordées à Solidarnosc. Cela explique pourquoi l'Opus Dei exerce un pouvoir grandissant sur les affaires qui touchent le Vatican, et notamment au sein des organismes financiers. Les nouveaux dirigeants de l'IOR sont tous liés à l'Opus Dei.»
Ainsi, «la Sainte Mafia» est désormais aux sommets du pouvoir de l'Eglise. «Ils ont gagné, dit Christian Terras, directeur de la revue "Golias". Ils ont réussi à conquérir le pouvoir décisionnel. Dans les diocèses, sur le terrain, ils n'existent pas. Ils ne font que du lobbying théologique et économique. Ils ont mené une incroyable guerre d'appareil. Quand on voit les finances du Vatican, toujours dans le rouge, on sait qui renfloue les caisses. Pour l'Opus Dei, l'argent n'a pas d'odeur. La charité n'est pas une vertu. Le don n'existe pas. Ils n'ont qu'un seul et unique apostolat: le business. Ce n'est pas très moral, mais ils ont gagné.» L'Opus, gros sous-marin laïque et intégriste, silencieux, indétectable, qui rôdait jusqu'à présent dans les grands fonds du Vatican, fait désormais surface. Peut-il un jour présenter un candidat à la succession de Jean-Paul II? C'est la grande crainte de tous ceux qui au sein de l'Eglise ne veulent pas retourner à l'époque des Templiers. «Dieu est avec nous», disent les opusiens, qui se donnent entre vingt et trente ans pour prendre le contrôle total du Vatican. Les laïques gouverneront alors l'Eglise. Que feront les prêtres?

SERGE RAFFY
(1) «Le Chemin», par Jose Maria Escriva de Balaguer; éditions le Laurier.
(2) «Golias. Le journal catho tendre et grinçant», BP 4034, 69615 Villeurbanne Cedex.
(3) Parmi les livres de Maria Angustias Moreno, citons «la Otra Cara de Opus Dei» («l'Autre Visage de l'Opus Dei»), paru aux éditions Planeta, Barcelone.
Serge Raffy
Le Nouvel Observateur

Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde. [Bouddha]