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Voyage dans le temps!


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118 réponses dans ce topic

#1 Rémy

Rémy

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Posté 13 janvier 2002 à 20:08

Ca fait longtemps que l'univers m'intrigue et en fouillant un peu, j'ai trouvé un article passionnant sur les voyages dans le temps qui va en faire réfléchir beaucoup car il y a des faits réels, des suppositions, des questions et des réponses sur l'univers et notre bonne vieille planête. Bref que du bonheur même si parfois c'est un peu brouillon...
Un conseil, lire attentivement.
Voici l'adresse:
http://perso.wanadoo...ain/machine.htm

#2 EcliptuX

EcliptuX

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Posté 18 janvier 2002 à 10:29

Zrticle très intéressant Rémy.  :roi2:  
La fin laisse entrevoir de bonne perspective : les ET existent-ils ? Le voyage dans le temps est-il de notre temps ?

A lire  :cool:

#3 Pascuser

Pascuser

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Posté 05 février 2002 à 20:09

Pas pu lire, l'adresse donnée ne fonctionne pas, dommage!

Concernant le temps, il y a des choses très intéressantes dans le site de méta Sciences, concernant les documents Ummites:
http://perso.wanadoo...eta/frindex.htm

Très intétressant la conception Ummite du temps, n'est-ce pas?

Evidemment attention, lecture dangereuse car http://www.zetatalk.com désapprouve!

Pourtants certains ufologues ayant enquêté ont pu montrer que des personnes dotés d'appareils pour parler, types nordiques, circulent dans des aéroports, sans aucun passeport, et que les services de renseignement américains (encore eux!) cherchent à les connaître et les surveille! Références vidéo: documentaire du défunt "Jimmy Guieu", édition "Dimension 7" (réédité sous d'autres éditions maintenant je crois): et intitulée "Les gouvernant secrets", par exemple; mais évidemment il y en a d'autres.

Tiens, bient de sortir en français: "L'Univers dans une coquille de noix" de Stephen Hawking, ouvrage de vulgarisation qui nous apporte aussi quelques théories sur le voyage dans l etemps; des théories bien humaines celles-là, et de référence très académique (éditions Odile Jacob) :wobble:

#4 EcliptuX

EcliptuX

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Posté 05 février 2002 à 20:27

En effet, le lien n'est plus valide  :sad:  
Je viens "d'essayer" de contacter l'auteur, mais mon mail n'est vraiment pas sûr d'arriver.
Je n'ai pas fait de sauvegarde de cette article, mais je l'ai imprimé.
Dans le pire des cas, vu qu'il contient des éléments intéressant, je vais essayer de le retaper qd j'aurai un moment.

#5 Néo trouvetou

Néo trouvetou

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Posté 03 mars 2002 à 03:13

Comme d'habitude tout ce qui est intéréssant disparait mystérieusement

#6 EcliptuX

EcliptuX

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Posté 03 mars 2002 à 09:36

Moui.... on est encore là nous :D
C'était vraiment un article tout simple....
Je ne suis pas sûr de le retrouver dans toute la paperasse que j'ai imprimée, mais si je tombe dessus, je le met en article.

#7 joel

joel

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Posté 02 juillet 2002 à 13:01

Sur le thème du voyage dans le temps, je m'en voudrais de ne pas vous signaler le dernier article de Fred Idylle http://perso.wanadoo...ementvotre.html consacré aux expériences temporelles qui reprend d'ailleurs un extrait de "La technologie d'Orion et autres projets tenus secrets", écrit par  Valdamar Valerian © 1992 et traduit de l'américain par Tristan Perrier © 2002, et que vous avez certainement lu. Je m'empresse pour ma part de préciser qu'il y a sans doute des informations fiables mais aussi un certain nombre de désinformations. Idem pour Al Bielek à propos de l'expérience de Philadelphie. Il y a fort à parier que le gouvernement américain ait subtilement employé ces hommes à la fois pour disséminer quelques informations véridiques et bien sûr pour désinformer. A chacun de nous de faire le tri.  
  
La partie la plus intéressante à mon avis concerne l'invention du Père Pellegrino Ernetti, le chronoviseur, qui fait d'ailleurs l'objet d'un livre écrit par le Père Brune. Toujours sur le même sujet, la revue "le Monde de l'inconnu" en avait fait également mention dans un récent numéro.
  
Voici maintenant ce que je disais dernièrement à Fred Idylle.
  
...
J'ai consulté la dernière version de ton article sur le temps que je trouve vraiment formidable. Est-ce que tu as consulté l'interview du père Ernetti sur le site Quanthomme ? http://membres.lycos...entDomenica.htm  C'est, je crois, la source d'infos la plus aboutie sur le sujet avec des indications physiques qui m'ont mis la puce à l'oreille. Le père Ernetti y parle en effet d'oscillographe et de transformation de son en lumière. Garde bien, Fred, ces éléments en mémoire car ce qui suit pourrait  bien conforter les données scientifiques du Père Ernetti.
  
Il se trouve qu'actuellement je suis en train de lire l'ouvrage de Guy Tarade intitulé " Soucoupes Volantes et civilisations d'outre-espace" ( Ed J'ai Lu-1969 ) et pas plus tard qu'hier je suis tombé sur ce passage que je te laisse (re ?)découvrir :
  
Pages 138 à 140
  

Citation

Une expérience au cours de laquelle des monstres apparurent...
  
Il y a plus de quarante ans, en août 1924, la planète Mars s'approchait de la Terre. La marine américaine voulut profiter de ce qu'elle allait passer à 60 millions de km de la Terre " seulement " pour capter des signaux éventuels, si tant était que Mars pût émettre des signaux. Mais pour le cas où l'expérience échouerait, les observateurs de la Marine avaient tenu à rester dans l'ombre. Ils finançaient l'opération, fournissaient le matériel et la main d'oeuvre technique nécessaire, mais c'était quelqu'un d'autre qui devait endosser la responsabilité officielle de l'entreprise. Le Dr David Todd fut ce responsable.
  
Sur des bandes enregistreuses se gravent des têtes apocalyptiques...
  
Le gouvernement ordonna à tous les émetteurs radio des Etats-Unis de garder le silence pendant toute la durée de l'expérience. A l'intérieur d'une radio-caméra Jenkins, une bande de papier sensible passait devant des points lumineux oscillants. Chaque signal radio capté était converti en un rayon lumineux qui s'enregistrait sur le " film ". Le matériel d'enregistrement mesurait environ 9 mètres de long et 0,15 m de large. D'autres pays coopérèrent à l'expérience. Le 28 août 1924, la presse annonçait : " Le film a montré, noir sur blanc, d'une part un alignement continu de signaux, d'autre part à des intervalles régulièrement espacés, des signaux présentant en groupes et curieusement embrouillés des formes ressemblant à des visages humains cruellement décharnés..." les savants qui examinèrent cet étonnant document furent ahuris par l'étrange tournure que prenaient les événements. L'inventeur de la radio-caméra, Jenkins, ne comprenait absolument rien à ces signaux bizarres et aux caricatures d'apocalypse qui étaient venus s'inscrire sur la bande sensible. On classa la pellicule maudite et on l'oublia complètement.
  
Fin de l'extrait.


#8 Qurrax

Qurrax
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Posté 24 août 2003 à 09:47

Le voyage dans le temps, s'il est possible, implique nécessairement un changement radical de notre conception "logique" du monde. Sinon, il serait impossible de comprendre certains paradoxes, tel que celui de l'ancêtre comme le présente Barjavel : "Si je reviens dans le passé et que je tue mon ancêtre, ça veut dire que je n'existe pas, et par conséquent je n'ai pas pu remonter le temps pour tuer mon ancêtre, donc il existe, donc j'existe, etc...", ou bien tel que suggéré par Asimov: "Si je vais dans le futur, je pourrai obtenir toute l'information qui me permettra de changer mon présent, lequel présent n'est rien d'autre que le passé de ce même futur. Autrement dit, en changeant mon présent en fonction du futur que j'ai observé en voyageant dans le futur, j'aurai un futur différent de celui où j'ai été chercher de l'information.
De quoi donner le tournis!  :cingle:
http://www.chez.com/...eninges/ttf.htm

#9 clementine

clementine

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Posté 24 août 2003 à 10:30

Exellent c'est  ce que je crois Qurax , quoi que je n'emploi pas exactement les memes termes . c'est ce que j'appelle la machine à remonter dans le temps depuis toute petite . Une fois que l' on est conscient de comment ça fonctionne il est clair que on est plus à meme de donner un cours nouveau à sa vie , meme si ce n'est pas toujours evident parce que souvent ce sont des choses tres inconscientes qui sont amenees à etre changees . C'est le principe du lacher prise d' heritages divers pour que de nouvelles experiences puissent etre vecues . C'est un peu mourrir et naitre de nouveau .

clementine

#10 Jean Ederman

Jean Ederman

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Posté 24 août 2003 à 13:35

Bonjour à tous,

Le voyage dans le temps est scientifiquement possible sur le plan théorique mais cela ne suffit pour y parvenir.

Comme les énonce Qurrax, il existe plusieurs paradoxes à lever :

- le paradoxe du grand-père (référence à Barjavel : retour dans le passé)
- le paradoxe de la connaissance (une information du futur parvient au présent : avance vers le futur)

auxquels j'ajouterai le paradoxe des jumeaux de Langevin pour la similitude du problème. Dans ce dernier paradoxe, l'un des deux frères, étant parti dans l'espace et ayant approché la vitesse de la lumière, reviendrait plus jeune que son jumeau resté sur Terre.

Ces paradoxes n'ont pas de réalité dans la théorie du temps à 3 dimensions car le voyage dans le temps s'effectue dans des densités de temps supérieures à partir desquelles l'interconnection avec notre réalité matérielle et événementielle est très subtile et quasiment imperceptible.

Le chronoviseur du Père Ernetti est un bon indice en faveur de cette vision en ce sens que la lumière physique se trouve être dans de relatives "hautes densités temporelles", laquelle lumière exprime partiellement des harmoniques encore plus élevées.

Il est un fait qui n'échappe pas à la sagacité de certains c'est le caractère erratique des apparitions d'ovnis dont j'ai l'intime conviction qu'ils voyagent dans le temps. Ce caractère apparemment erratique illustre le fait qu'ils leur est très difficile de se matérialiser en conjonction avec des événements précis survenant dans notre réalité matérielle du fait de la dilatation relative des échelles de temps.

Pour eux, par exemple, une de nos secondes ressemblera à une ou deux heures pour eux, voire beaucoup plus. C'est ainsi qu'un glissement temporel n'est pas rare, pour ne pas dire constant.

C'est le même processus qui a lieu avec l'esprit, et pour cause, il s'agit là aussi de densités temporelles élevées. Les prophéties ne peuvent pas avoir de dates précises pour cette même raison de glissements temporels fréquents entre deux densités temporelles éloignées (comme le sont le corps et l'esprit). Il en est de même pour la prière, les prémonitions et de façon générale entre des causes psychiques et des effets matériels, dans un sens du temps (du passé vers le futur)...comme dans l'autre !

Cet écart correspond à un voyage dans le temps...mais nous devons alors préciser la densité temporelle à laquelle nous nous référons. De manière générale, plus la densité temporelle est élevée, plus loin dans le passé ou le futur nous pouvons voir et ressentir...jusqu'à embrasser tous les événements depuis la nuit des temps...éternellement.

C'est ce que nous pourrions appeller le Présent Divin...au plus haut des Cieux !


Cordialement,


Jean Ederman.

#11 Qurrax

Qurrax
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Posté 24 août 2003 à 20:27

Merci Jean pour cet éclairage, notamment en ce qui concerne l'intervention du facteur densité-temps dans l'explication des glissements temporels probables.

Pour revenir au paradoxe du grand-père, deux explications plus ou moins logiques pevent être avancées:

1. La pluralité d'univers (ou plus exactement de branches d'univers). Autrement dit à tout instant il y a une infinité de possibilités événementielles. On peut postuler qu'à chacune de ces possibilités correspond un univers particulier. Si, à l'instant t, je me trouve dans un carrefour par exemple, je peux décider (selon mon libre arbitre) de prendre à droite ou à gauche (ou revenir en arrière, ou me moucher, ou faire n'importe quoi...). Supposons que je choisisse de prendre à droite, je me retrouverai dans un univers partiellement déterminé par le choix que j'ai fait. Mais songeons un peu à ce qu'aurait été cet univers si j'avais opté pour un autre choix à l'instant t. A chaque possibilité correspond un univers "potentiel", ce qui ne veut pas dire forcément irréel ou non existant.
Dans cette optique, un voyage dans le temps serait un simple "passage" d'un univers "réel" à un univers potentiel qui lui serait parallèle en quelque sorte. Ainsi, je peux revenir en arrière pour tuer mon grand-père (quelle idée macabre!) dans un univers parallèle, ce qui ne m'empêche pas d'être son descendant dans celui-là !

2. Le voyage se fait seulement en conscience (ou par le biais de l'esprit si l'on préfère) avec impossibilité d'interaction matérielle. Auquel cas je serai un peu comme le spectateur d'un film: je vois défiler les événements devant moi (je peux revenir en arrière ou aller plus en avant) sans que mes interférences puissent prêter à quelque suite de nature à changer le cours de l'histoire...

Qurrax

#12 Reptyl

Reptyl

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Posté 27 août 2003 à 15:07

Personnellement , j'ai une vision des choses sensiblement différente .
Pour moi , le voyageur dans le temps qui tue son grand père interfèreras avec le futur . Mais lui , ne fesant plus parti de ce futur (il fais parti du présent "passé" en quelque sorte) . Il n'y a pas de raison pour qu'il soit affècté par un évènement futur . Son corps , ses atomes ect ... tout cela fait parti de l'espace-temps passé .Mais en revenant dans son temps , plus personne ne le reconnaitra car il n'auras jamais existé dans ce temps là . Il est devenu un voyageur temporel .

#13 Jean Ederman

Jean Ederman

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Posté 27 août 2003 à 20:04

Je pense, Qurrax, que les deux possibilités que tu exprimes sont réelles.

Sur la première proposition, celle de la multitude d'univers, j'avais une vision trop statique du problème et le paradoxe restait entier pour moi. Il y a, en effet, une trentaine d'années, me semble-t-il, à l'hypothèse d'une infinité d'univers parallèles, un scientifique avait répondu quelque chose d'approchant : "c'est simple à comprendre mais très coûteux en univers !"

Cela me semblait frappé au coin du bon sens. Mais il m'est venu l'idée, et tu l'as parfaitement dit toi-même, que le caractère potentiel d'une chose ne la confirme pas pour autant. Ainsi, il se pourrait qu'à une situation apparemment paradoxale, l'univers réponde par, non pas un univers entier, mais par un "brin d'univers" tant que les événements ne viendront pas à nouveau corroborer avec le premier univers.

En d'autres termes, il s'agit d'une séquence à part entière "dans la limite des données modifiées" et non dans l'ensemble de l'univers, et encore moins éternellement. Ainsi, cela pourrait expliquer un certain nombre de phénomènes paranormaux vraiment saisissants. Pour illustrer ce problème, nous pouvons faire un parallèle avec des phénomènes naturels.

Imaginons qu'il pleuve. Nous protégeons une plante pour éviter qu'elle ne reçoive l'eau de pluie pendant quelques heures. Elle ne sera pas arrosée mais, peu à peu, l'eau alentour lui parviendra par la terre et ses propres racines. Elle retrouvera ainsi son cycle nourricier. Le soleil revenant, la différence de comportement d'avec ses "congénères" restera faible.

Il semblerait donc, pour moi, que la "Nature" se débrouille d'une manière ou d'une, par les mille moyens dont elle est capable, pour rééquilibrer des processus pervertis. C'est ce que l'on pourrait appeler "le génie du destin". Ainsi, la fonction d'équilibrage créerait l'organe du "monde temporairement parallèle", afin que l'univers poursuive son Grand Oeuvre.


Quant au voyage temporel classique, il a lieu, selon moi, dans de plus hautes densités temporelles avec un risque minimaliste d'interférences.

Je te soumet (ainsi qu'à chacun) l'idée suivante : et si les idées novatrices venaient du futur que des individus percevraient sans pouvoir identifier les émetteurs véritables, par manque d'entraînement, ne pourrions-nous pas parler de voyage dans le temps ? De l'émetteur ? Ou de l'humain ?


Cordialement,


Jean Ederman.

#14 axolotl_requiem

axolotl_requiem

    Mraow

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Posté 28 août 2003 à 18:33

Jean,

Citation

... et si les idées novatrices venaient du futur que des individus percevraient sans pouvoir identifier les émetteurs véritables, par manque d'entraînement ...

J'ai un problème conceptuel avec ce que je qualifie de "boucles dans le temps" (boucle au sens informatique), qui se résume toujours au problème décidément insoluble de la poule et de l'oeuf. Peut-être nous manque-t'il un certain nombre de dimensions pour résoudre astucieusement le problème à la façon d'un Bernard Werber. Toujours est il que j'ai besoin d'un point d'entrée dans ma boucle de temps pour respecter le principe sacro-saint de causalité et ce modèle conceptuel ne le propose pas. La solution serait alors de contourner cette causalité et ses limites mais ça invaliderait sans doute toute la séquence entre la sortie de l'information depuis l'instant t + 1 et sa rentrée à l'instant t. Sauf si l'on accepte l'idée d'un futur qui n'existe plus dès lors que l'information est venue dans le temps. Cette hypothèse peut survivre, mais uniquement dans le modèle coûteux en univers ou à chaque temps de Planck l'infinité d'univers possibles se crée. On parlera alors d'un transfert d'information d'un univers à l'autre, mais ça casserait la première loi de la thermodynamique sur la conservation de l'énergie sauf si l'on appelle univers la somme de tous les univers créés (l'univers des univers possibles) depuis l'instant t=0 (si un tel instant t=0 existe ou a un sens). Je ne suis pas sûr d'être très clair sur le coup... :) Bref, j'ai quand même du mal avec cette idée pour des raisons qui me sont propres et que je ne peux pas expliquer très clairement. :)

Et pourtant, je ne veux pas rejeter en bloc la voyance ou, les rêves prémonitoires. Pour ce faire, je ne peux qu'accepter la voyance comme étant un moyen d'obtenir de l'information d'un futur qui est obligé.

Mais bon, il y a aussi le fait indéniable que je suis un scientifique à 0.5 euro et que j'essaie de résoudre un problème raffiné avec mes outils primitifs. :)

Finalement, la réponse à tous nos problèmes, c'est sans doute l'attitude "Tais-toi et vis".

                Yann

#15 abraxas

abraxas

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Posté 28 août 2003 à 19:11

>si l'on veut aller de A vers B, on peut choisir plusieurs itinéraires et vitesses.
>On peut voyager de plus en plus vite en essayant de se rapprocher de la vitesse de la lumière où même tenter de la dépasser.
>Génerallement, on se déplace de A vers B
>Cependant il me semble que la célérité la plus effective se produit l'ors d'un déplacemment de B vers A, c'est a dire dans l'immobilité. En fait, lors de ces déplacemments, le voyageur serait immobile, le point de destination se déplaçerait lui, vers le point de départ. Dans ce genre de voyage, ce n'est pas moi qui me déplace vers un lieu quelconque, mais c'est le lieu qui vient à moi.

#16 Dubhe

Dubhe
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Posté 28 août 2003 à 23:07

Le voyage dans le temps est quand même un sacré casse-tête, vous trouvez pas ?...

Les liens suivants sont bien faits

http://www.geocities...timetravel.html
http://www.cafardcos...oss.vtemps.html

il traitent des théories "en vogue" sur le voyage dans le temps et des paradoxes que vous avez tous évoqués ici.  Les paradoxes sont levés avec l'introduction des univers parallèles (protection de causalité oblige, les physiciens sont unanimes, le passé est immuable...).

Jean, ta phrase m'interpelle : "Quant au voyage temporel classique, il a lieu, selon moi, dans de plus hautes densités temporelles avec un risque minimaliste d'interférences".  Est-ce à dire que la théorie du temps 3D pourrait violer le principe de causalité ?...

Dubhe

#17 Jean Ederman

Jean Ederman

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Posté 30 août 2003 à 11:32

Bonjour à tous,

J'ai beaucoup apprécié vos interventions. Les références au pont Einstein-Rosen-Podolski (je n'entre pas dans le détail déjà fort développé), la problématique du bilan énergie/matière et le dilemme de la causalité sont bien les trois handicaps du voyage dans le temps.

Merci à Dubhe pour les excellents liens qui ont l'avantage d'être très synthétiques.

Ces handicaps sont partiellement illustrés par les paradoxes déjà énoncés.

Je vais tenter de montrer qu'il s'agit là, en fait, de changer notre point de vue. L'effort est subtil et loin d'être évident à fournir tant le paradigme est nouveau.

Il me paraît important de poser quelques préliminaires pour entrer dans le vif du sujet.

Dans la théorie de la relativité restreinte, Einstein dit, à raison, que le temps "ralentit" tandis qu'on approche de la vitesse de la lumière. On pourrait aussi dire qu'il "dilate" alors que sur notre horloge habituelle (restée sur Terre) le temps semble s'écouler plus vite.

Nous sommes au coeur du débat et en même dans un piège logique.

Si le temps ralentit c'est que la mesure du temps relativiste (en approchant de la vitesse de la lumière) nous indique qu'il s'est passé moins de temps (exemple 5 mn) dans un vaisseau spatial que celui que l'horloge terrestre nous donne (exemple 10 mn). Cela veut dire en fait que nous sommes dans une densité de temps plus élevée !

Mais nous parlons de temps mesurable et non pas d'écoulement réel du temps. La différence entre le temps mesurable (dit objectif) et le temps psychologique (dit subjectif), tel que nous le percevons habituellement, est la conception que nous avons du traitement du nombre d'informations.

Etant donné que le temps mesurable est fondé sur une convention sans rapport direct avec la réalité (convention = invention mentale), je dis que celui-ci est en fait parfaitement subjectif (du fait de son caractère partial) et que, à l'inverse, le temps psychologique est objectif (c'est-à-dire conforme à la réalité) car il se cale sur le nombre d'informations traitées par la pensée.

Nous pourrions nous contenter de la convention temporelle (temps mesurable) si un problème d'échelle ne se posait pas. En fait, nous disons qu'une chose est objective car elle est mesurable. De proche en proche, nous affirmons que ce que nous mesurons est "réalité" sans remettre en cause l'idée que nous ne mesurons peut-être pas la même chose.

En effet, l'un des corollaires de la relativité restreinte est "l'espace relativiste". Si nous savons généralement qu'à des vitesses relativistes le temps "ralentit", nous savons moins que l'espace se "rétrécit". Einstein a, en effet, également prédit qu'un vaisseau spatial atteignant des vitesses relativistes serait d'une taille inférieure à celle qu'il avait au départ.

Cette vision est capitale pour comprendre la suite.

Il faut se rappeler que la convention temporelle est traduite par des instruments qui n'ont pour objet que d'être aussi fidèle que possible à sa définition, c'est-à-dire un étalon commun aux scientifiques.

Dans l'horloge atomique au césium 133, c'est en fait la fréquence d'un quartz qui est contrôlée et régulée par un flux de particules de césium 133, issues d'un four, puis envoyées dans un jet soumis à une sélection énergétique et cinématique dans une cavité de Ramsey par des rayonnements lumineux (le photon ayant la particularité de produire des chocs sur les particules, et ce faisant, de limiter (et de donc de refroidir) le mouvement brownien ainsi créé par le four), puis compabilisées selon une fréquence extrêment stable en sortie.

Ce sont les propriétés de cette fréquence du niveau d'énergie hyperfin du césium 133 (stabilité intrinsèque, stabilité dans le temps) qui ont conduit les scientifiques à adopter ce système de référence pour la définition de la seconde.

Aussi technique qu'est cette horloge, il n'en reste pas moins vrai qu'il ne s'agit que d'une convention, et rien d'autre. Du reste, les quasars, d'une bien plus grande stabilité, pourraient bien supplanter l'horloge atomique qui a également d'autres variantes.

Donc, il importe de saisir et de retenir que l'authentique "temps objectif" est celui que l'on pourrait définir par "l'émanation séquentielle dont découlent les informations et leur nombre".

Les trous noirs desquels on suppose l'existence, ou  sa possibilité, de trous de ver débouchant sur des fontaines blanches, sont loin d'avoir révélé leur véritable nature. Si un astrophysicien français a proposé une interprétation originale, selon laquelle un trou noir est en fait une bulle de vide, c'est qu'il s'est inspiré les condensats Bose-Einstein, autre réalité quantique.

Les trous noirs en forme de bulle de vide modifient considérablement la vision que nous pourrions avoir des supposés pont Einstein-Rosen-Podolski. Cette interprétation contourne le fameux problème de la "matière exotique" antigravitationnelle nécessaire au tapissage des trous noirs en nous donnant une autre piste, celle de la dématérialisation et...des hautes densités temporelles.

Pour autant, l'attrait que constituent les trous de ver, en tant que moyen de voyager dans le temps, n'en est pas moins conservé avec des "bulles de vide". Ces bulles de vide peuvent être interprétées comme une contraction de l'espace telle que la gravité y est énorme sans que la matière y ait survécu.

Ce que je veux dire c'est que par réflexe atavique nous assimilons matière corpusculaire et gravitation. Or, le premier terme pourrait très bien disparaître tandis que le second augmenterait. Si le premier terme (la matière) disparaît, il n'y a plus à craindre d'être "broyé" dans un trou noir, mais d'être dématérialisé !

Au passage, je voudrais lever une confusion qui semble naître dans notre esprit.

Souvent nous lisons et entendons que la gravitation courbe l'espace-temps en oubliant que cette relation pourrait être bijective, c'est-à-dire valable dans les deux sens. Pour ma part, et pour voir les choses d'un point de vue différent, je préfère dire que "l'espace-temps, selon sa courbure, crée de la gravitation, dont l'une de ses émanations est la matière". A savoir que "plus il y a d'espace, moins il y a de temps et de gravitation, et inversement".

Voir ainsi, les choses "à l'envers" permet une compréhension bien plus vaste des dilemmes scientifiques, y compris à l'échelle quantique.

Or, il se trouve que dans la théorie du temps 3D, on peut prévoir qu'à l'échelle microscopique, entre les deux états quantiques d'une particule, un état dématérialisé existe en vertu de l'idée selon laquelle les particules seraient des oscillations de densité de temps dont nous ne percevrions qu'une partie stroboscopique et stable. Cet état dématérialisé se trouve être dans une plus haute densité temporelle et...dans un espace plus contracté...comme les trous noirs. Tout cela étant conforme à la relativité restreinte et générale.

Ce qui m'éloigne de la vision d'Einstein c'est le caractère fractal de l'univers. Si, comme cela a déjà été proposé et démontré, l'univers est fractal dans ses dimensions spatiales, pourquoi ne le serait-il pas tout autant dans ses dimensions temporelles ? Mais parce qu'il en faudrait trois !

Et c'est précisément l'intérêt du temps 3D que de s'emboîter dans les trois dimensions spatiales pour aller bien plus loin qu'Einstein en "déconnectant" des espaces-temps dont nous interprétons leur dynamique de façon linéaire et non discrète. Si le temps est fractal cela signifie une chose incroyable :
nous pouvons vivre dans des espace-temps différents côte à côte sans que nous puissions nous voir ! ...ou si peu selon les écarts d'échelle.

Pour ma part, bien que démontrés mathématiquement, sans entrer dans le détail de l'avatar que constitue la "matière exotique", les trous de ver me semblent assez improbables, ne serait-ce que pour  l'existence de boucles temporelles insolubles.

Je note au passage que la "matière exotique" antigravitationnelle ressemble fort, par certaines de ses propiétés espérées, à l'antimatière, sauf que cette "matière exotique" n'entraînerait pas une explosion irréversible.

Pour mémoire, l'antimatière serait de la matière ayant une flèche temporelle inversée, celle-là même, mais pour une autre raison (vraiment ?) qui nous fait concevoir des boucles temporelles dans un trou de ver. Je ne serais pas étonné qu'un jour nous trouvions plus de similitudes qu'il n'y paraît entre "matière exotique / boucle temporelle" et "antimatière / flèche inversée du temps".

Voilà ce que je pouvais dire sur les trous de ver.

Enfin, sur la causalité, nous sommes dans la même perspective que la relation entre la coubure de l'espace-temps et la gravitation. Il faut inverser notre vision.

La relation qui existe entre une cause et un effet serait, dans la théorie du temps 3D, dû à l'écart existant entre quanta de temps. Plus la densité de temps est élevée, plus cet écart diminue...jusqu'à disparaître à un certain seuil grâce auquel la créature "surfe" sur le temps. Finalement, le voyage dans le temps est un voyage vers la briéveté relative du temps...nous conduisant vers des panoramas de plus en plus grands d'événements.

Pour faire une métaphore, c'est comme l'eau de pluie tombant de façon séquentielle dans l'océan (où les gouttes s'unissent) dans lequel nous pouvons nager.

Il est vrai que cela bouscule nos idées établies, et même peut-être notre logique "cartésienne", mais nous devons interpréter l'univers comme un bouillonnement d'informations dont les séquences dépendent de l'espace et du temps.

La causalité est comme la prédictibilité des phénomènes (car ils sont intimement liés). Plus la densité de temps est élevée, plus la causalité disparaît au profit...de la liberté.

Donc, cela signifie que nous ne pouvons interférer avec la séquence des événements qu'à travers les idées (qui appartiennent à de hautes densités temporelles) que nous percevons ou adressons dans le temps !

C'est finalement ce que nous faisons nous-mêmes des idées, des pensées et des convictions que nous impriment les voyageurs du temps qui ont une influence sur le cours des choses. Je vous laisse à vos réflexions sur l'impact d'un tel phénomène sur les boucles temporelles.

J'en terminerai avec une interprétation toute personnelle de la notion du pardon, qui pourrait avoir une signification hautement ésotérique en plus de la "rémission des péchés" : Il y a un "lieu" (ou espace-temps à haute densité temporelle) où la causalité du karma disparaît car il n'y a plus de causes ni d'effets mais un "état".


Cordialement,


Jean Ederman.

Ce message a été modifié par Jean Ederman - 30 août 2003 à 11:34.


#18 setagllib

setagllib

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Posté 30 août 2003 à 18:04

Jean Ederman Ecrit le samedi 30 août 2003, 12:32

Citation

Et c'est précisément l'intérêt du temps 3D que de s'emboîter dans les trois dimensions spatiales pour aller bien plus loin qu'Einstein en "déconnectant" des espaces-temps dont nous interprétons leur dynamique de façon linéaire et non discrète. Si le temps est fractal cela signifie une chose incroyable :
nous pouvons vivre dans des espace-temps différents côte à côte sans que nous puissions nous voir ! ...ou si peu selon les écarts d'échelle.
                                                              Bonsoir; le temps pour moi c'est la clef qui permettra de comprendre l'univers.

Citation

J'en terminerai avec une interprétation toute personnelle de la notion du pardon, qui pourrait avoir une signification hautement ésotérique en plus de la "rémission des péchés" : Il y a un "lieu" (ou espace-temps à haute densité temporelle) où la causalité du karma disparaît car il n'y a plus de causes ni d'effets mais un "état".
. Jean pour moi c'est tres important ce que tu nous écrit; on parle de Dieu sur un autre topic et on essaye de comprendre ces notions de karma, de bien de mal , cause effets etc..Si on considère que la Conscience/Dieu est en dehors du temps; on peut tres bien envisager que chaque chose (mineral, vegetal,animal,etc...) vit dans son propre espace/temps; autrement dit une unitée de conscience/tête de pipe, cette unitée de conscience est dans mon hypothèse unique le fameux Je suis et Nous sommes Tous un. En fait il n'y a Qu'UN qui experimente TOUT . Voilà ce que m'inspire le paradoxe temporel. :o

#19 Dubhe

Dubhe
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Posté 30 août 2003 à 22:15

Jean,

bel exercice de synthèse !  :bravooo:  :bravooo:

Et j'en conviens, le temps 3D répond à pas mal d'indéterminations théoriques (j'ai aussi lu avec beaucoup d'attention certains textes d'Eric Julien).

Je me souviens également qu'un physicien français avait déjà lancé, il y a quelques années, l'idée d'un temps multidimensionnel.  Est-ce que tu connais son nom ?  J'aimerais faire quelques recherches de ce côté.  De façon générale, qu'en est-il de l'appui des scientifiques au sujet de cette théorie de temps 3D ?


Enfin, la dernière partie de ton post me déroute encore un peu...  Il faut avouer que c'est une "grande claque" donnée aux principes de causalité/déterminisme. :gueulecassee:

Néanmoins, je partage deux choses que tu as écrites :

"la causalité disparaît au profit...de la liberté"
"C'est finalement ce que nous faisons nous-mêmes des idées, des pensées et des convictions [...] qui ont une influence sur le cours des choses."

Pour moi, ces assertions sont vraies sans même faire intervenir une quelconque notion de densité temporelle.  C'est plus ou moins la définition que je me fais du libre-arbitre humain...  Enfin, c'est peut-être une autre question...  :???:

Dubhe

#20 Dubhe

Dubhe
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Posté 31 août 2003 à 10:27

Dubhe, le samedi 30 août 2003, 22:15, dit :

Je me souviens également qu'un physicien français avait déjà lancé, il y a quelques années, l'idée d'un temps multidimensionnel.  Est-ce que tu connais son nom ?  J'aimerais faire quelques recherches de ce côté.  De façon générale, qu'en est-il de l'appui des scientifiques au sujet de cette théorie de temps 3D ?
J'ai retrouvé le nom de ce physicien.  C'est Roland LEHOUC...

Dubhe

#21 axolotl_requiem

axolotl_requiem

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Posté 01 septembre 2003 à 17:47

Jean,

Il y a plusieurs postulats que je trouve délicats dans ton raisonnement:

Citation

Donc, il importe de saisir et de retenir que l'authentique "temps objectif" est celui que l'on pourrait définir par "l'émanation séquentielle dont découlent les informations et leur nombre".

Comment mesurer un temps défini selon ces paramètres ?
En fait, je ne comprends pas du tout ce que tu entends par là. Qu'appelles-tu une information dans ce contexte ?

Citation

... je préfère dire que "l'espace-temps, selon sa courbure, crée de la gravitation, dont l'une de ses émanations est la matière"

La courbure de l'espace-temps est une modélisation ou une représentation en langage mathématique qui se veut objective de l'espace "réel", c'est-à-dire de l'espace subjectif tel que nous le percevons au travers de nos instruments. Ce n'est pas censé être une "cause" ou une "conséquence" de cet espace réel: une modélisation ne crée pas ce qui est modélisé. Si tu fais le distingo, tu es obligé de rentrer dans des concepts de "vitesse" d'adaptation ou de création de ce qui est représenté par rapport à des modifications de la représentation.

Citation

Or, il se trouve que dans la théorie du temps 3D, on peut prévoir qu'à l'échelle microscopique, entre les deux états quantiques d'une particule, un état dématérialisé existe en vertu de l'idée selon laquelle les particules seraient des oscillations de densité de temps dont nous ne percevrions qu'une partie stroboscopique et stable.

Je viens d'aller visiter le site d'Eric Julien sur le temps 3-D (http://membres.lycos...ric-julien.php? ). En fait, ce que tu appelles une théorie se cantonne pour l'instant à des réflexions éparses et publiées à compte d'auteur sans referee, qui sont le seul fruit de l'auteur, et qui ne sont l'objet d'une recherche formelle ni en France, ni ailleurs. Je veux dire par là, que ce modèle manque de caution scientifique, même du seul point de vue théorique. Je ne veux surtout pas dire qu'il manque d'intérêt, bien au contraire. Je veux juste dire qu'un modèle quel qu'il soit doit à un moment donné faire face à une analyse poussée d'un public expert, et surtout rendre compte de ce qui est observé. C'est un peu le même problème pour la théorie des supercordes qui après 25 ans de recherche et un effectif de centaines de scientifiques, ressemble plus à un casse-tête mathématique sans connection avec notre réalité qu'à quoi que ce soit d'autre. Ce temps 3-D est un peu difficile à utiliser en postulat. De même que le temps fractal qui est inclus dans cette théorie. D'ailleurs, qui dit "fractal" dit de dimension non entière non ?

Voilà, je voulais juste apporter ma petite pierre, ou plutôt mon petit grain de sable. Je ne remets pas en cause la validité du raisonnement mais juste celle des postulats. Et il est très possible que des erreurs se soient glissées dans mes remarques.

                Yann

Ce message a été modifié par EcliptuX - 01 septembre 2003 à 18:21.


#22 Dubhe

Dubhe
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Posté 02 septembre 2003 à 14:52

Là où ça coince vraiment, c'est que le concept de temps 3D viole les deux fondements des lois de la physique :

1) Le principe de causalité et certaines contraintes de prédictabilité,
2) La théorie de la relativité générale qui n'a pas été remise en cause jusqu'à présent.

Dans le formalisme actuel, 1) et 2) impliquent que le nombre de dimensions de temps ne peut être égal qu'à 1...  Si ce nombre est différent, l'Univers serait soit non-prévisible, soit instable, soit trop simple, soit uniquement constitué de tachyons.


Si on veut construire la théorie d'un temps multidimensionnel, il faut redéfinir l'essence même de notre physique, à savoir :

1) soit abandonner la causalité et donc dire au revoir au libre-arbitre de l'humanité,  :triste:
2) soit s'attaquer à la reconstruction théorique de notre appréhension de l'Univers tout en rejetant la relativité générale, ce qui ne serait pas non plus une mince affaire.  :grosyeux:

A méditer, mais prenez votre...temps  :wink:

Dubhe

#23 axolotl_requiem

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Posté 02 septembre 2003 à 15:18

Dubhe,

Il y a un problème dans l'idée-même de temps multidimensionnel. Le temps est une dimension. Temps multidimensionnel revient à dire dimension multidimensionnelle. Le sens m'échappe.

Par contre, il existe plusieurs théories pour décrire l'univers qui font appel à plusieurs dimensions temporelles distinctes dans la théorie des supercordes. Cette théorie est évoquée dans le livre de Brian Green ("L'Univers Elégant") et elle ne remet pas en cause le principe de causalité et de la relativité générale dans ce cas précis. Au contraire, c'est la théorie du tout qui permet de rallier relativité générale et échelle quantique.

A quelle théorie fais-tu référence lorsque tu parles d'univers à plusieurs dimensions temps constitué seulement de tachyons ?

                Yann

#24 Jean Ederman

Jean Ederman

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Posté 02 septembre 2003 à 17:01

Merci à tous pour vos avis !

Je me suis promis de vous répondre ici en étant le moins abscons possible, moins en tout cas que mon dernier message.

Je vais donc commencer par le message d'axolotl-requiem qui pose de vraies questions sur la méthodologie scientifique.

La méthodologie scientifique s'appuie sur un canevas simple en apparence mais dont les applications sont très souvent et de plus en plus complexes et singulières :

1) on émet une hypothèse, elle-même fondée sur des postulats, dans le cadre de ce qui est connu.

2) on s'accorde sur un protocole d'expérimentation visant à isoler les paramètres que l'on veut contrôler, et entrant dans le modèle mathématique considéré.

3) on pratique l'expérimentation en limitant au maximum les risques d'erreurs ou d'approximations.

4) si, après plusieurs tests, les résultats sont négatifs on émet de nouvelles hypothèses.

5) si les résultats sont positifs, on enregistre l'hypothèse comme valide, jusqu'à ce qu'une nouvelle hypothèse plus performante prenne sa place et réponde de façon plus satisfaisante au problème posé.

Pour qu'une hypothèse soit satisfaisante, elle doit, selon toute vraisemblance, vérifier tout ce qui a déjà été validé par ailleurs.

On voit dans ces cinq points un certain nombre de conditions qui donnent à la démarche scientifique à la fois son intérêt et ses limites.

Dans le premier point, les postulats scientifiques sont nombreux. Il ne s'agit pas, la plupart du temps, de remettre en question la logique elle-même mais l'interprétation d'un fait couramment accepté par tous. L'écoulement du temps fait partie des postulats de base. C'est ainsi que de tous temps, si je puis dire, l'homme a construit des dispositifs servant à mesurer cet écoulement.

Le postulat dans ce cas ne fut pas de créer l'instrument de mesure mais d'imaginer que, quelque soit l'échelle de mesure, le temps avait la même valeur, c'est-à-dire un écoulement identique à lui-même. En fait, il en est de même pour l'espace. Le temps, comme l'espace n'ont pas intrinsèquement d'existence puisqu'on ne fait qu'apprécier ce qu'ils sont censés contenir. C'est à partir des objets, et de leurs propriétés dynamiques, que les dimensions existent. En cela, je rejoins ton grief sur la nature de la modélisation spatio-temporelle de la gravitation.

On comprend aisément ce que l'espace peut contenir, mais qu'en est-il du temps ?

Le temps contient la causalité, donc la relation dynamique qui existe entre deux phénomènes. La science est ainsi conduite à vérifier qu'une telle relation est bien à l'oeuvre, et dans quelle mesure ou condition elle l'est. Un modèle n'a d'autre signification que d'apporter la probabilité d'obtenir un résultat déterminé (un effet) succédant à la génération d'une ou plusieurs causes combinées.

La particularité des modèles est qu'ils sont sensibles, c'est-à-dire qu'ils répondent à la question posée, celle de la relation hypothétique, à des constantes ou coefficients près dont, au passage, nous ignorons leur origine s'ils ne sont pas issus de la formulation mathématique elle-même (c'est-à-dire de l'outil conceptuel dont on se sert, par exemple la trigonométrie).

Ce que contient le temps semble plus virtuel, ou conceptuel, que l'espace car nous sommes plongés dedans comme l'est un poisson dans l'océan.

Nos yeux observent l'espace, ou plutôt son contenu, tandis que nous n'avons pas l'outil de perception équivalent pour le temps.

C'est pourquoi l'essentiel de nos instruments de mesure ont un affichage, un indicateur, un cadran qui ne sont que le prolongement de la grandeur physique mesurée dont on ne sait rien si ce n'est le résultat attendu par la relation que l'intellect a établie, et sur laquelle est construit l'instrument lui-même.

Du reste, tous nos sens peuvent avoir une traduction instrumentale sans jamais traduire parfaitement ce qu'ils perçoivent. La raison est assez simple à comprendre : l'instrument ne détecte pas le contenu d'une chose mais ses propriétés et leurs valeurs correspondantes !

Une partition musicale peut-elle décrite complètement la symphonie et les émotions qu'elle suscite ?

La science c'est l'observation et la manipulation du "contenant".

La conscience c'est l'observation et la manipulation du "contenu".

Le scientisme, pour sa part, prétend développer toutes techniques de résolution de problèmes, pour tous les problèmes auxquels l'homme pourrait être confronté, en oubliant tout simplement cette dichotomie primordiale.

On voit là que l'observable dépendra de la définition qu'on lui donne : contenant ou contenu ?

Ainsi, l'observable "temps" a-t-il été enfermé dans l'instrument de mesure sans que l'on se pose la question de sa nature puisque la conscience du contenu nous échappe tant que nous restons dans l'océan.

En effet, la conscience implique la distanciation nécessaire à l'observation et à la manipulation du contenu, perception active que nous n'avons pas généralement à l'exception du "temps psychologique" que la science (du mesurable) a tôt fait de ranger dans "l'imaginaire", qui, comme par hasard, est du contenu à l'état pur (tant que les instruments de mesure adéquats ne sont pas inventés).

Ce long développement avait pour but d'indiquer que le postulat temporel lié au concept de causalité n'était jusqu'alors pas remis en question.

Seulement, voilà ! La mécanique quantique s'interroge de plus en plus sur ce qui est la cause et ce qui est l'effet à l'échelle microscopique. Ne serait-ce que la violation de la deuxième loi de la thermodynamique à l'échelle submillimétrique mise au jour voici quelques mois. Justement, à ces petites échelles l'espace est "contracté". Qu'en est-il alors du temps ?

La question vaut d'être posée d'autant plus que les phénomènes qui ont lieu à ces distances se font quasiment à la vitesse de la lumière...et même beaucoup plus vite ! Que nous dit Einstein du temps à des vitesses relativistes ? Il "dilate", ou "ralentit" ! C'est-à-dire que la nouvelle seconde vaut moins qu'une seconde normale puisqu'on "rajeunit", relativement à ceux qui vont moins vite.

C'est précisément ce que l'on appelle la mécanique quantique relativiste.

Mais en disant que la "seconde quantique" vaut (sur un instrument) moins qu'une seconde traditionnelle, cela signifie en fait exactement le contraire pour le temps psychologique : il faut plusieurs secondes relativistes pour constituer l'équivalent d'une "vraie" seconde !!! Voici donc la densité du temps !

Pour faire court, nous pourrions dire que la relativité consiste à diminuer le contenant et augmenter le contenu en même temps ! Et inversement, bien sûr.

Nous savons que pour juger d'une réalité scientifique seuls les experts de même niveau, ou d'un niveau au moins équivalent, sont en mesure d'appréhender la pertinence d'une proposition.

Il en est de même de la conscience : seuls les consciences d'un degré donné d'évolution sont en mesure d'apprécier le contenu de l'âme d'un autre, au mieux de même niveau,...puisque la perception (donc le contenu) s'ouvre à mesure qu'on évolue.

C'est pour cela que nos différences font notre charme...


Cordialement,

Jean Ederman.


PS : Je n'ai pas répondu à toutes les questions mais je m'y attelle pour un prochain message. Pour axolotl-requiem, plusieurs scientifiques se sont intéressés au temps 3D : Pappas, Letho, Kozyrev, Lehouc (merci Dudhe de l'avoir retrouvé) et d'autres encore (Livermore Laboratory).

#25 Dubhe

Dubhe
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Posté 02 septembre 2003 à 20:25

Yann,

axolotl_requiem, le mardi 02 septembre 2003, 15:18, dit :

Il y a un problème dans l'idée-même de temps multidimensionnel. Le temps est une dimension. Temps multidimensionnel revient à dire dimension multidimensionnelle. Le sens m'échappe.

Tout comme chaque point de l'espace peut être décomposé par un quadruplet du type (origine d'un repère, composante x, composante y, composante z), en théorie, on pourrait très bien considérer le temps comme une entité vectorielle décomposable.  Ainsi la théorie du temps 3D telle qu'introduite par Eric Julien postule un temps vectoriel avec les 3 composantes (sens, densité, présent)...

D'ailleurs, tu écris toi-même plus bas que certaines théories font appel à plusieurs dimensions temporelles distinctes...  Ici, dimension est à prendre au sens mathématique (vectoriel) : si je fais l'assomption que le temps est m-dimensionnel, j'aurai besoin de m scalaires pour décrire ce qu'est le temps (supposant avoir trouvé une base acceptable de m vecteurs unitaires pour décomposer ce temps m-dimensionnel, mais là encore, c'est une autre histoire)...

axolotl_requiem, le mardi 02 septembre 2003, 15:18, dit :

Par contre, il existe plusieurs théories pour décrire l'univers qui font appel à plusieurs dimensions temporelles distinctes dans la théorie des supercordes. Cette théorie est évoquée dans le livre de Brian Green ("L'Univers Elégant") et elle ne remet pas en cause le principe de causalité et de la relativité générale dans ce cas précis. Au contraire, c'est la théorie du tout qui permet de rallier relativité générale et échelle quantique.

J'ai positionné le problème du temps 3D dans le cadre de la relativité générale et non pas dans celui de la mécanique quantique.  Les choses sont fondamentalement différentes.

Les objectifs posés par la RG (infiniment grand et plus généralement monde macroscopique observable) sont :
     - des lois indépendantes de l'observateur,
     - des théories déterministes,
     - des interactions continues,
     - la gravité décrite comme un champ classique (c'est à dire qui n'interagit pas avec lui-même).

Force est de constater qu'en mécanique quantique (infiniment petit) :
     - les mesures dépendent de l'observateur,
     - les théories ne sont pas déterministes,
     - les interactions sont discontinues,
     - la gravité est décrite par des quanta qui interagissent entre eux.

Le cadre de la RG nous intéresse particulièrement ici...  Si on introduit un temps 3D, toute nouvelle théorie devrait être en mesure, par exemple, de toujours prévoir les trajectoires des planètes, les déviations de rayons lumineux par les corps massifs, etc.

Quand tu écris que les supercordes ne violent pas le principe de causalité et de la relativité générale, c'est normal puisqu'on a d'abord introduit la théorie des cordes, puis on a fait en sorte que cette théorie soit relativiste.  Simplement expliqué, les supercordes sont des cordes qui vérifient l'invariance de Lorentz.  Mais l'objectif premier des théories des supercordes, c'est d'abord l'appréhension de l'infiniment petit puis "par extension" la déduction possible d'une cosmologie qui soit le plus possible en adéquation avec la RG.  C'est d'ailleurs une excellente transition pour la question qui suit...

axolotl_requiem, le mardi 02 septembre 2003, 15:18, dit :

A quelle théorie fais-tu référence lorsque tu parles d'univers à plusieurs dimensions temps constitué seulement de tachyons ?

Comme tu le sais sans doute, il existe plusieurs théories de supercordes utilisant divers nombres de dimensions mais quelques-unes seulement sont reconnues valides et vraiment exploitables (11 ou 26 dimensions notamment).  A priori, rien ne permet de préjuger du nombre de dimensions dédiées à l'espace, et rien non plus ne permet de préjuger du nombre de dimensions dédiées au temps (d'où la possibilité par exemple comme tu l'as écrit plus haut d'avoir plusieurs dimensions temporelles distinctes).

Alors l'idée de base est la suivante : on peut considérer les supercordes comme décrivant des espace-temps de dimension n+m où n est le nombre de dimensions d'espace, et m le nombre de dimensions de temps.  Ensuite, on formule plusieurs restrictions sensées "représenter" notre monde macroscopique (notamment causalité et vérification des équations de champ d'Einstein).

Ca ressemble à de la haute voltige, mais on obtient au final une classe de fonctions mathématiques appelées "équations différentielles partielles" (EDP, PDE in english please).  Notamment la forme hyperbolique de ces EDP vont nous renseigner sur la complexité, la predictabilité et la stabilité des espace-temps n+m en étudiant leur "hyperbolicité" (un peu comme lorsqu'on étudie l'excentricité d'une cônique pour savoir si c'est une ellipse, une hyperbole ou une parabole).  

Il apparaît que le cas n=3 et m=1 est le seul qui soit en mesure de décrire des lois de la physique qui soient prédictives pour un observateur :
      - lorsque la dimension de temps est inférieure ou supérieure à 1, les EDP ne vérifient pas la propriété d'hyperbolicité qui permet à un observateur de faire des prédictions (prédictabilité insuffisante).  En particulier, le cas où n=1 et m=3 imposerait à l'Univers de n'être composé que de tachyons.
      - lorsque n+m > 3, il ne peut exister d'atomes traditionnels ou de structures stables (stabilité insuffisante),
      - lorsque n+m < 3, cela signifie qu'il n'existerait pas de forces gravitationnelles donc ne peut contenir d'observateur (complexité insuffisante).

A titre d'illustration, ces quelques commentaires de Roland Lehoucq que tu peux trouver sur

http://quanthomme.fr.../ericjulien.htm

Voici ce que dit Roland Lehouc (astrophysicien au Service d'astrophysique du CEA) : " Nous percevons le temps comme unidimensionnel, parce que nos pensées semblent se succéder les unes après les autres dans un ordre bien défini. Cet argument est subjectif. Le temps pourrait paraître unidimensionnel sans l'être réellement, un peu comme nous perdons la vision en relief en fermant un œil : nous sommes alors entourés d'objets plats et, seule l'habitude permet d'apprécier encore les distances. "

Plus loin encore : " Avec trois dimensions de temps et une dimension d'espace, seuls les tachyons, des particules qui vont plus vite que la lumière, existeraient. "

Puis : " De nombreux aspects de la physique seraient assez différents avec un temps qui n'est pas unidimensionnel. Par exemple, l'énergie ne serait plus un nombre, mais un vecteur indiquant la direction temporelle du déplacement, au même titre que la quantité de mouvement d'un mobile est un vecteur indiquant dans quelle direction spatiale il se déplace. Comme la quantité de mouvement se conserve lorsque le mobile n'est soumis à aucune force, la direction temporelle suivie serait aussi une constante du mouvement. En d'autres termes, si deux observateurs se déplaçant selon des directions temporelles différentes se rencontrent, ils se sépareront inéluctablement pour suivre leur trajectoire temporelle respective, incapable de rester ensemble. Du point de vue d'un observateur, l'autre apparaîtrait et disparaîtrait aussitôt… " (NDA : comme le font les ovnis.)

Puis encore : " Autre conséquence importante de la multidimensionnalité temporelle : certaines particules ne seraient plus stables. Dans un monde comme le nôtre, une particule ne peut se désintégrer que si la somme des masses au repos (la masse lorsque la particule est immobile) des particules produites est inférieure à la masse au repos de la particule initiale. Cette condition, qui confère leur stabilité au proton et à l'électron, disparaît dans un monde à plus d'une dimension temporelle. Par exemple, un proton pourrait se désintégrer en un neutron, un positon et un neutrino ; un électron pourrait se transformer en un neutron, un antiproton et un neutrino. La matière que nous connaissons ne serait plus stable. "



Si tu veux plus d'infos, je pense retrouver quelques docs complémentaires ici et là (mais ça risque de prendre un peu de temps)...

Dubhe

#26 Jean Ederman

Jean Ederman

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Posté 03 septembre 2003 à 11:33

Ce débat devient passionnant !

Le voyage dans le temps posent des difficultés prosaïques au premier regard, celles des paradoxes du grand-père (passé) et de la connaissance (futur). Au coeur de cette problématique se tient la causalité des phénomènes.

Duhbe, tu as parfaitement établi le schéma classique de la cohérence (ou du manque de cohérence) entre relativité générale et théorie quantique.

Le temps 3D revient finalement à introduire l'idée de "causalité variable". Cette variabilité introduit elle-même deux principes fondamentaux :

1) la continuité des interactions ne se manisfeste que un référentiel spatio-temporel borné, c'est-à-dire fractal, et les équations différentielles partielles témoignent de cette singularité.

2) le nombre de paramètres, et donc d'informations, introduites dans un système produit une complexité de laquelle la causalité dépendra.

Ainsi, plus un système est complexe plus la causalité s'évanouit jusqu'à disparaître. Or, il apparaît qu'en mécanique quantique le paramètrage est bien plus complexe que l'approche des grandes échelles (où s'applique correctement la théorie de la RG), ce qui lui confère son caractère "aléatoire", c'est-à-dire probabiliste.

Nous pourrions donc dire que le temps 3D tient compte de la "variabilité de la causalité" en ce sens que cette variabilité se lit à l'aune de l'écart existant entre quanta de temps successifs. Cela signifie alors que le temps n'existe pas dans cet intervalle, dans l'espace-temps considéré. Autrement dit, l'unité de temps primordiale fait des sauts, ce que la littérature scientifique appelle le temps discret. Pourquoi ?

D'une part, cet un intervalle est occupé par des espace-temps différents (de densité temporelle plus élevée), d'autre part, parce le temps 3D étant lui-même un outil conceptuel au service de la compréhension au même titre que l'espace 3D, seuls les phénomènes ont une réalité intrinsèque.

Ces intervalles posent un problème logique. Comment se peut-il que les équations différentielles, donnant entière satisfaction en terme de raisonnement, puissent à ce point contrevenir à la non-linéarité supposé d'un mouvement, celui des corps célestes par exemple  ?

Cette problématique nous plonge au coeur des paradoxes de Zénon (voir hors série sciences et avenir M02597 juin/juillet 2003) dont Bergson affirme "qu'ils doivent être vus comme les symptômes des errements de l'intelligence humaine lorsqu'elle cherche à penser le mouvement en terme de succession d'immobilités".

Je cite cette revue :

"Certains commentateurs ont cherché la solution (c'est-à-dire la dissolution) des paradoxes du mouvement de Zénon dans une élucidation de la structure du continu lui-même, indépendemment de la question du mouvement, et même de l'espace et du temps.

Le continu n'est plus alors une somme de points, ni le temps une somme d'instants ; le mouvement ne se résout pas en une suite de passages de point en point (Tannery). Achille n'a pas à parcourir les points de sa course "un par un", car il n'y a pas deux points immédiatement voisins l'un de l'autre, ni d'instants consécutifs (Russel).

Cette reconstruction permet de régler bon nombre de questions suscitées par les paradoxes. Peut-on franchir en un temps fini une infinité d'intervalles ?

Oui, pourvu que les durées requises pour le franchissement de ces intervalles ne soient pas égales, mais décroissent indéfiniment (Aristote). Une quantité infinie d'éléments de plus en plus petits peut composer une quantité finie (Descartes).

L'idée de suite convergente et de "passage à la limite" permet de clarifier ce point (histoire du calcul infinitésimal de Leibniz à Cauchy). Mais s'ensuit-il qu'une infinité d'actions ou d'opérations finies soit physiquement envisageable en un temps fini ?

C'est le problème des supertasks (Grünbaum) (....)

La suite infinie d'intervalles qui converge vers sa limite atteint-elle cette limite ? (...)

Le point limite doit être ajouté à l'ensemble infini des points qui découpent la course en intervalles indéfiniment décroissants : il est défini par la suite dont il est la limite (Théorie du Transfini de Cantor)".

A la lecture de ces commentaires nous sommes portés à penser que le continu s'affranchit de l'espace et du temps alors même que tout phénomène s'établit dans l'espace et le temps pour être perçu, et donc...mesuré. Or, la mesure est cela même qui invite à valider ou non les théories.

Dans ce court extrait nous "mesurons", si je puis dire, une forme d'aporie induite par la science. En effet, la nature décroissante de l'espace et du temps attribuée aux intervalles suppose que la variation dont il est question ait un caractère arithmétique, voire linéaire.

Bergson dit "qu'il suffit de s'en remettre au mouvement lui-même, autrement dit d'interroger Achille, de se placer dans sa foulée pour ressaisir chacun de ses pas comme un acte indivisible qui contribue à donner à la course son articulation naturelle".

L'acte indivisible revient ici à considérer l'espace-temps proprement dit tel qu'il est défini par le phénomène de la course.

Nous pouvons ramener les phénomènes, comme l'a fait Wolfram, à des combinaisons d'informations.

Pour ne pas alourdir ce post, je poursuivrais plus tard le développement en cours.


Toutefois, je voudrais répondre à Dubhe à propos de sa remarque fort pertinente :

Citation

Si on veut construire la théorie d'un temps multidimensionnel, il faut redéfinir l'essence même de notre physique, à savoir :
1) soit abandonner la causalité et donc dire au revoir au libre-arbitre de l'humanité,
2) soit s'attaquer à la reconstruction théorique de notre appréhension de l'Univers tout en rejetant la relativité générale, ce qui ne serait pas non plus une mince affaire.

Sur le premier point, nous avons deux manières d'aborder le problème.

Si la causalité n'existe plus, nous pouvons en effet considérer que notre choix n'aura aucun écho concret et que le résultat ne correspondra pas à ce que l'on attend de lui par absence de causalité. Donc, notre choix est inutile car sans résultat adéquat.

D'un autre côté, le déterminisme, du fait de la causalité, ôte au libre arbitre son existence puisque tout choix est lui-même le résultat impersonnel d'une série de causes ayant aboutit à cette apparence de choix. Autrement dit, notre choix était prédéterminé.

Les sages d'orient disent que la liberté n'existe pas. Seule existe la Libération !

Mais de quoi devrait-on se libérer ?

Je ne suis pas loin de penser de cette façon à ceci près que je crois la causalité variable (diminuant avec les hautes densités temporelles) et que la liberté consiste précisément à s'extraire du déterminisme en se libérant progressivement de la croyance en celui qui croit faire des choix : l'ego !

Ne dit-on pas que la pensée est créatrice ?

Quelle pensée a créé l'univers ?

Que pourrions-nous créer qui ne ressemble plus à l'ego déterministe dans cet univers ?

Cordialement,

Jean Ederman.

#27 Dubhe

Dubhe
  • Invités

Posté 03 septembre 2003 à 12:30

Dubhe, le mardi 02 septembre 2003, 20:25, dit :

Il apparaît que le cas n=3 et m=1 est le seul qui soit en mesure de décrire des lois de la physique qui soient prédictives pour un observateur :
      - lorsque la dimension de temps est inférieure ou supérieure à 1, les EDP ne vérifient pas la propriété d'hyperbolicité qui permet à un observateur de faire des prédictions (prédictabilité insuffisante).  En particulier, le cas où n=1 et m=3 imposerait à l'Univers de n'être composé que de tachyons.
      - lorsque n+m > 3, il ne peut exister d'atomes traditionnels ou de structures stables (stabilité insuffisante),
      - lorsque n+m < 3, cela signifie qu'il n'existerait pas de forces gravitationnelles donc ne peut contenir d'observateur (complexité insuffisante).
Voici une approche plus "visuelle" parce que mon précédent post était un peu confus.  D'ailleurs, il fallait lire "n+m>4" au lieu de "n+m>3" mais j'avoue qu'on s'y perd facilement...  :grosyeux:

Image IPB

En abscisse les dimensions d'espace (n), et en ordonnée, les dimensions de temps (m).

Les différentes familles d'EDP définissent des "régions" :
    - famille elliptique lorsque l'une des dimensions est nulle (la bande la plus proche des axes),
    - famille ultrahyperbolique lorsque n>2 et m>2, (région en haut à droite),
    - famille hyperbolique pour le reste (région "instable-tachyons-trop simpliste-Notre Univers-instable").

Finalement, c'est vrai qu'on se sent mieux dans un espace-temps de dimension 3+1, vous trouvez pas ?  :ptdrasrpt2:

Dubhe

#28 axolotl_requiem

axolotl_requiem

    Mraow

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Posté 03 septembre 2003 à 13:07

Dubhe, Jean,

Merci beaucoup pour vos réponses détaillées, pédagogiques et élaborées. C'est vraiment une chance de pouvoir échanger des points de vue avec vous, ou simplement de vous poser des questions. Vos réponses fourmillent de concepts extrèmement intéressants qu'il me faut digérer parce que c'est la première fois que je rencontre ce type d'arguments. J'aime beaucoup la corrélation avec la spiritualité orientale et la tentative de rapprochement qui est faite.

J'aurai probablement d'autres questions à vous poser à ce sujet mais je dois vraiment comprendre vos réponses avant.

En attendant, je repose ma question sur l'espace-temps qui serait fractal. Dans vos réponses, il n'est question que de dimensions entières. Or les fractales sont de dimensions non-entières. Est-ce qu'il n'y a pas un problème ici ? Dans ma conception, une fractale peut exister dans un univers décrit par une dimension supérieure ou égale à la dimension de la fractale. C'est pourquoi dans un univers 3D, on peut représenter des fractales d'apparence 3D mais en réalité de dimension comprise entre 2 et 3.

D'autre part, quand vous parlez de "densité de temps", je prends le terme "densité" seul qui est censé représenter le ratio d'une quantité par rapport à une distance, un volume, un hyper-volume... La densité dans le temps est une fréquence. Or le temps étant une dimension, il ne peut pas y avoir de quantité de temps. Cela impliquerait l'existence d'une super-dimension qui elle serait invariable et homogène pour calculer la variation de temps par rapport à cette super-dimension. Bref, je ne comprends pas le concept de "densité de temps".

Ensuite, il est question de temps discret. L'intervalle minimal entre l'instant t et l'instant t+1 est appelé quantum de temps. Est-ce qu'il y a un sens dans la recherche de quoi que ce soit entre deux quanta de temps ? D'autre part, quel problème y a-t'il avec le fait que les dimensions puissent toutes être discrètes, et pas seulement le temps ? Je ne me souviens plus du livre où j'ai lu la description d'un univers discret dans ses dimensions...

Enfin, si l'on admet une "variabilité de la causalité" fonction de la "densité de temps", est-ce que cela implique, qu'à notre densité de temps, la causalité n'est pas une loi vérifiable à 100% ou qu'il existe des endroits où la causalité est vérifiée à 50% ?

Dubhe, dis moi si je comprends bien ce que tu veux dire avec le temps 3D: tu veux dire que le temps que nous percevons n'est pas une dimension, mais la combinaison de 3 dimensions ? Une seconde étant en quelque sorte un "vecteur" tridimensionnel ? Avec cette définition, je peux nettement plus facilement comprendre les notions de "temps qui ne s'écoule pas à la même vitesse selon la gravité". Par contre, cela signifie que les dimensions qui composent ce temps sont elles invariables et homogènes en tout point de l'espace. Est-ce le cas dans la théorie proposée ?

Le fait que les OVNIs disparaissent aussitôt après leur apparition dans ta note d'auteur ne me parait pas relevant dans ce contexte. Si je comprends la théorie, l'intersection des deux observateurs ne peut se faire que sur une durée d'un quantum de temps. Je ne crois pas que ce soit suffisant pour observer quoi que ce soit à notre échelle.

En tous les cas, franchement merci à tous les deux pour la qualité de vos réponses!!!

                Yann

#29 axolotl_requiem

axolotl_requiem

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Posté 03 septembre 2003 à 13:16

Dubhe, Jean,

Je viens de relire ma question sur la densité de temps. Je crois que j'ai compris: le temps dans la théorie de temps 3D n'est plus une dimension mais une quantité égale à la norme du vecteur résultant de la somme des trois vecteurs alignés sur les dimensions... Donc, dans ces conditions, il devient possible de calculer une densité volumique de temps, voire une densité hyper-volumique de temps.

La notion de temps subjectif formé par la somme de trois vecteurs (un vecteur par dimension du temps 3D) est alors fondamentalement différente de la notion de trois dimensions temps. Et donc ne figure pas sur la dernière figure que tu viens de poster! :)

                Yann

#30 Jean Ederman

Jean Ederman

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Posté 03 septembre 2003 à 15:16

Salut Dubhe, axolotl-requiem, qurrax, et tout le monde...


Si vous le voulez bien, je vais revenir sur un certain nombre de remarques que vous avez formulées que je crois extrêmement importantes et auxquelles une réponse claire doit être apportée pour que les zones d'ombre puissent disparaître comme la frustration qu'elles pourraient susciter.

axolotl a écrit :

Citation

Je crois que j'ai compris: le temps dans la théorie de temps 3D n'est plus une dimension mais une quantité égale à la norme du vecteur résultant de la somme des trois vecteurs alignés sur les dimensions... Donc, dans ces conditions, il devient possible de calculer une densité volumique de temps, voire une densité hyper-volumique de temps.

Tu as compris en effet l'application que l'on peut faire des trois dimensions du temps. Le fait de "prélever" une norme (donc un nombre défini) d'un vecteur résultant de trois composantes que Duhbe a bien fait de rappeller (sens, densité, présent) n'est toutefois pas chose aisée car il n'existe, jusqu'à présent, aucun instrument de mesure pour y parvenir.

Néanmoins, il n'est pas interdit de méditer sur une corrélation énergie/fréquence/quantité de mouvement de laquelle un instrument de mesure pourra tirer parti à la manière de l'équivalence entre l'énergie et la masse, cette dernière s'exprimant, en mécanique quantique, par une quantité d'électron-volts.

Nous devons procéder par itérations pour évaluer le modèle.

Tu auras nécessairement compris aussi que si le temps est de nature vectorielle, l'énergie l'est aussi.

axolotl a écrit :

Citation

La notion de temps subjectif formé par la somme de trois vecteurs (un vecteur par dimension du temps 3D) est alors fondamentalement différente de la notion de trois dimensions temps. Et donc ne figure pas sur la dernière figure que tu viens de poster!

Bravo !!!

Tu as eu certainement l'illumination car c'est précisément ce qu'il faut comprendre. Dans la plupart des tentatives pour comprendre l'univers, et donc dans l'approche des dimensions de l'univers que Duhbe a soigneusement décrit (bravo aussi) les dimensions temps telles qu'elles sont simulées pour définir l'équation unificatrice (RG+MQ) sont de même nature que le temps classique, soit la flèche temporelle.

Toute la problématique des dimensions se trouve là ! De même que la norme du vecteur espace de la dimension "longueur" est assimilée, par les scientifiques, à celle de la dimension "largeur" et de la dimension "hauteur", de même le cheminement de la pensée scientifique suppute que le temps ressemble à lui-même dans autant de dimensions qu'on pourrait lui assigner.

Cela vient de la conceptualisation du référentiel spatial qui, en géométrie, semble indifférent, que le repère soit orthonormé ou non. Dans un repère minkovskien ou riemannien cela se complique un peu du fait de la courbure d'un ou plusieurs axes.

Ainsi, par commodité, et parce que le réel est déjà suffisamment complexe comme cela, le théoricien ne va pas s'imaginer que les dimensions du temps ne décrivent pas la même chose, à savoir sens, densité et présent. Les dimensions temps des théories à 11 ou 26 dimensions sont équivalentes en nature mais non en axe. C'est ce qui déroute le physicien expérimental, et décridibilise au passage la recherche fondamentale aux yeux du quidam.

Il ne suffit pas de construire un bel artifice mathématique pour faire voler des ovnis, en ce qui les concerne.

Or, ce qui est remarquable dans le temps 3D c'est que la définition même des axes (description de leur nature) est un opportun retour à plus de simplicité de laquelle nous nous sommes éloignés depuis une bonne quinzaine d'années.

On comprend peut-être mieux que les incompatibilités apparentes, du fait de l'interprétation des m dimensions du temps, auxquelles soucrit Roland Lehouc (astrophysicien au CEA) par exemple, soient en fait une simple vue de l'esprit.

Duhbe a retranscrit cette note de Roland Lehouc :

Citation

Puis encore : " Autre conséquence importante de la multidimensionnalité temporelle : certaines particules ne seraient plus stables. Dans un monde comme le nôtre, une particule ne peut se désintégrer que si la somme des masses au repos (la masse lorsque la particule est immobile) des particules produites est inférieure à la masse au repos de la particule initiale. Cette condition, qui confère leur stabilité au proton et à l'électron, disparaît dans un monde à plus d'une dimension temporelle. Par exemple, un proton pourrait se désintégrer en un neutron, un positon et un neutrino ; un électron pourrait se transformer en un neutron, un antiproton et un neutrino. La matière que nous connaissons ne serait plus stable. "

La problématique de la stabilité des particules est directement liée à la définition que nous donnons aux dimensions temporelles. En effet, nous pourrions nous interroger sur le devenir d'une particule qui emprunterait un axe temporel dont elle n'est pas issue. Elle y laisserait des plumes, c'est-à-dire plus que l'énergie différentielle entre les deux masses en question dans le texte. Ce en quoi Roland Lehouc a parfaitement raison.

Cela dit, c'est aller un peu vite en besogne car c'est oublier le principe même des ondes stationnaires (dont sont faits les électrons, entre autres) qui dicte lui-même le cadre spatio-temporel dont Lehouc parle. En d'autres termes, une position ou une orbite particulaire est par définition une fréquence. Ce dont Lehouc parle c'est de ce qui se passe dans une gamme de fréquence et non dans toutes les gammes possibles. Or, la densité de temps dépend de la gamme de fréquences.

Au final (puisque je vais faire une pause), les incompréhensions viennent souvent de la définition que nous donnons aux mots.

C'est pourquoi il est toujours utile de revenir aux sources de la science, donc à ses principes, pour savoir comment la faire progresser.


Cordialement,


Jean Ederman.

PS : le débat est si riche qu'il m'est difficile de m'exprimer d'un seul coup sur tout ce que j'ai lu.  :oops: