De nos jours le pigeon domestique n'est guère utile pour l'agriculture et il est repassé à un état semi-sauvage envahissant les villes, proliférant. On observe les pigeons par colonies sur les trottoirs en quête de nourriture.
Cet animal est un peu comme le cheval qui ne sert maintenant plus à l'homme, à la seule différence qu'étant un oiseau il s'est échappé.... Mais il dépend complètement de l'homme pour sa nourriture, vivant dans un milieu très différent de son biotope d'origine.
On observe aussi un changement de paradigme sur l'image qu'il véhicule : symbole de paix, d'amour, d'innocence dans le passé il est devenu un "rat-volant", un cafard, l'énnemi à abattre, un nuisible dangereux porteur de germes mystérieux. Changement d'époque et de civilisation.
Maintenant cet oiseau est massacré par millions chaque année en France pour soi-disant lutter contre sa "prolifération".
suite sur le site : des pigeons et des hommes
L'élimination physique cruelle et violente
On peut remarquer différentes méthodes :
A) - Celles utilisées par les communes, la SNCF et autres organismes publics qui consistent à faire appel à leur service d'hygiène ou à des sociétés privées comme la SACPA ou à des chasseurs :
Les captures :
On capture les pigeons pour pouvoir les tuer en cachette. Ils sont asphyxiés soit par du gaz carbonique, méthode qui, bien que recommandée par l'Union Européenne et utilisée largement en France pour la mise à mort de nombreux animaux, fait souffrir les animaux si du CO2 est utilisé (d'après certaines études internationales)
ou soit par des caissons à vide d'air, on enferme l'animal dans une boite étanche et une pompe aspire l'air contenu dedans, l'animal mourant par asphyxie. Les amis des animaux apprécieront quand ils sauront qu'il s'agit-là du procédé le plus cruel qui existe, tant par la durée de l'agonie (elle peut aller jusqu'à 2 minutes et 30 secondes) que par l'extrême douleur qu'il occasionne aux malheureux.
Les battues des chasseurs :
En zone rurale principalement, des villes chargent par arrêté municipal les chasseurs d'éliminer les pigeons biset. Les chasseurs trop contents de pouvoir tirer ce "volatile", d'une façon que seuls les "vrais hommes" savent le faire. Et cela tire, tire, tire, près des habitations des fois, mais bon, qui a le pouvoir en province "non de dieu !".
B) - Celles utilisées par les particuliers :
Toutes méthodes pour tuer est bonne : graines empoisonnées, tirs sauvages, pièges, bain d'acide etc...
La méthode favorite des particuliers semble être l'empoisonnement : il est courant en ce moment de trouver dans certains endroits des centaines de pigeons morts empoisonnés.
Moyens cruels pour éloigner les pigeons :
On peut en effet les ranger sous la rubrique mise à mort indirecte :
- les filets de protection :
On ne compte plus les pigeons morts prisonniers des filets, mettant des jours à mourir, coincés sur les toits et dans les gouttières, criant des heures durant souvent sous le regard indifférent des témoins humains. Les corps en putréfaction se balançant dans le vide sans que personne n'intervienne (les pompiers avec la grande échelle ne se déplacent pas pour retirer des pigeons vivants ou morts).
- les pics :
Ils sont posés sur les toitures, rebords et avancées pour empêcher le stationnement des pigeons. Nombreux sont les pigeons qui s'embrochent, se coupent et se cassent des ailes sur ces dispositifs entraînant la mort dans de cruelle souffrance.
suite ici :
moyens barbares
PETITION POUR DEMANDER L'ABOLITION DES CAISSONS A VIDE D'AIR
je signe !
liste des signataires
1327 signataires
Voir ci-dessous la lettre qui sera envoyée au Président de la République avec la pétition
Monsieur le Président de la République Française,
j'ai l'honneur de vous présenter la liste des signataires d'une pétition internet demandant que votre gouvernement abolisse la méthode de mise à mort des animaux dénommée "caisson à vide d'air".
Ce procédé est réservé, en France, à la mise à mort sans saignée de certains animaux de consommation appartenant à des espèces de gibiers d'élevage et des espèces de volailles à usage gastronomique traditionnel reconnu exigeant une présentation non saignée de la carcasse ainsi que pour euthanasier les pigeons biset de ville dans le cadre de la lutte contre leur prolifération.
Comment s'effectue la mise à mort :
on enferme l'animal dans une boite étanche et une pompe aspire l'air contenu dedans, l'animal mourant par asphyxie. C'est une mort très douloureuse, et ce procédé est dérogatoire au principe de l'étourdissement préalable des animaux avant leur mise à mort ou abattage.
L'animal étant un être sensible reconnu par loi de 1976 dans son article 9 qui énonce que tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce.
Ce caisson à vide concerne la catégorie des animaux protégés par la loi soit les animaux domestiques, ou apprivoisés, ou tenu en captivités. En fait je considère cette méthode incompatible avec toute la législation française sur la protection animale et même illégale. Vous trouverez plus bas une analyse des textes en vigueur.
Nous vous demandons donc, de bien vouloir, à l'aide de vos services compétents, abroger la réglementation l'autorisant.
Ce procédé concerne à ma connaissance les animaux suivants :
gibier d'élevage divers, cailles, faisans, perdrix, pigeons.
Je n'ai pas de chiffres sur l'importance du secteur économique de l'élevage qui utilise le caisson à vide d'air, ni sur celui du dépigeonnage. Cette abolition risquant évidemment de faire des mécontents. Mais peut on tolérer plus longtemps cette barbarerie à notre époque ? Beaucoup d'observateurs prétendent que la maltraitance des animaux est un premier pas vers celle des humains. Allons nous vers plus de civilisation ? Telle est la question.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, en ma très haute admiration et en ma sincère considération.
Cette analyse de la législation qui a été faite pour le pigeon des villes concerne aussi par sa généralité les autres espèces indiqués.
LEGISLATION
STATUT DU PIGEON
Avant d'examiner le statut juridique du pigeon biset des villes nous examinerons succinctement la législation française concernant les animaux.
Histoire du droit de l'animal
Une évolution législative favorable.
Les animaux pour le code civil sont des biens meubles par nature selon l'article 528 du code civil ( en droit français, il y a les personnes : les êtres humains vivants et tout le reste : les biens. Les animaux sont donc des biens. La qualification meuble signifie qu'ils peuvent être déplacé ou se mouvoir eux même , contrairement aux immeubles qui eux ne sont pas mobiles).
Mais ils peuvent également être qualifiés immeubles par destination (ce sont les articles 522 et 524 ; qui prévoient que sont immeubles les animaux qui sont spécialement affectés à un bien immeuble : animaux vendus avec une ferme d'exploitation).
Très longtemps l'animal n'a été vu que sous l'angle patrimonial , il était un bien de valeur, un outil pour le travail, un élément qu'il fallait protéger pour protéger le capital production. Différents textes datant de décrets de 1791 et du code pénal de 1810 punissent les atteintes volontaires et avec intention de nuire envers les animaux. Etaient concernés les bestiaux à cornes, les chiens, les moutons , les chèvres , aussi bien que les poissons . Le code pénal allait encore plus loin en prévoyant que les atteintes involontaires, par négligence ou imprudence devaient également être sanctionnées que l'animal soit sauvage ou domestique. L'animal est protégé en tant que bien d'autrui, mais également en tant que chose vivante.
Les textes fondateurs de la protection animale.
Par la suite trois lois ont particulièrement marqué l'évolution législative en faveur de l'animal. Il s'agit de la loi des 2-9 juillet 1850 dite loi Grammont , de la loi du 19 novembre 1963 relative à la protection des animaux et la loi du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature. C'est le général Delmas de Grammont qui a initié la première véritable loi en faveur de la protection des animaux. Son article unique prévoyait un emprisonnement maximum de 5 jours et d'une amende de 5 à 15 francs ( de l'époque) " ceux ayant exercé publiquement et abusivement des mauvais traitements envers les animaux domestiques ".
La peine de prison était systématiquement appliquée en cas de récidive. La loi de 1963 prévoyait également la punition de " quiconque ayant, sans nécessité ,publiquement ou non, commis un acte de cruauté envers un animal domestique ou apprivoisé ou tenu en captivité ". Cette loi prévoit en plus et pour la première fois dans la législation, une réglementation spécifique concernant l'expérimentation sur les animaux.
Enfin la loi de 1976 dans son article 9 énonce " tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce ". C'est la première fois que l'animal est perçu sous une dimension éthique : un être sensible qui a le droit d'être traité avec respect.
Il s'agissait du texte le plus novateur en matière de protection animal , peu important que l'animal soit domestique ou sauvage.
Droit actuel
Le droit distingue deux catégories principales dans les textes :
- l'animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité qu'on peut par simplification définir comme un animal sous la dépendance ou possédé par un humain, est inclus dans cette catégorie les animaux de compagnie aux droits plus étendus.
- les autres animaux
suite ici : pétition













