Friedman naît dans le New Jersey le 29 Juillet 1934. Il est nommé valedictorien de sa class de lyçée du New Jersey en 1951, et passe 2 ans à l'Université de Rutgers à New Brunswick (New Jersey), avant d'aller à l'Université de Chicago en 1953. Il obtient ses diplômes de Bachelor of Science et Master of Science en Physique en 1955 et 1956, où Carl Sagan est un de ses caramade de promotion.
C'est à cette époque qu'il se passionne pour les ovnis. Agé d’une vingtaine d’années, il achete par correspondance l’ouvrage d’Edward Ruppelt, Report on Unidentified Flying Objects. Stimulé par cet ouvrage émanant d’un officiel du Ministère de la Défense, il lit une quinzaine d’autres ouvrages sur le sujet et finit par en parler à ses collègues professionnels.
Il travaille ensuite 14 ans comme physicien nucléaire pour des compagnies telles que General Electric, General Motors, Westinghouse, TRW, Aerojet General Nucleonics, et McDonnell Douglas sur des projets avancés, hautement classifiés, finalement abandonnés tels qu'un appareil nucléaire, des fusées à fission et fusion, et des centrales nucléaires pour l'espace :
J'ai passé 14 ans dans l'industrie à travailler sur des programmes financés par le gouvernement qui ont tous été abandonnés : avions nucléaires, fusées à fission, fusées à fusion nucléaire, centrales nucléaires spatiale. J'ai travaillé pour de grosses sociétés : General Electric, Westinghouse, General Motors, TRW, Aerojet General. [Interview sur Arte en duplex du Texas, 1992]
En effet à la fin des années 1950s, les Etat-Unis avaient l’intention de construire des vaisseaux spatiaux propulsés par l’énergie nucléaire. Il en sortira deux projets, Orion et Daedalus mais tous deux seront abandonnés 10 ans plus tard faute de support politique, face à la concurrence des propulseurs chimiques et surtout suite au moratoire interdisant les explosions nucléaires dans l’espace.
J'ai été très tôt intéressé par les techniques de pointe, les technologie avancées, les voyages dans l'espace et des choses comme cela... et j'ai travaillé sur des programmes comme... on a fait fonctionner des fusées nucléaires d'une puissance de 4000 mégawatts, dit-il en souriant, on a fait tourner des moteurs d'avions à l'énergie nucléaire dit-il en écarquillant les yeux.
Stanton Friedman a eu le premier l'idée de la MHD pour aéronef, qu'il a très clairement formulée dès 1968, de nombreuses années avant Jean-Pierre Petit.
Et vers 1961, à la bibliothèque de l'Université de Californie à Berkeley, une très grande bibliothèque, je suis tombé sur une version publiée à titre privé du "Project Blue Book, special report number 14", la plus grande étude scientifique officielle jamais entreprise pour l'US Air Force. Il y avait des informations sur 3200 sites prospectés par des professionnels à plein temps : classement par catégories, mesures qualitatives, tableaux, graphiques, cartes... 240 documents ! J'étais au paradis ! Car vous savez, les informations, c'est mon truc, j'aime les rassembler et leur donner du sens. [Interview sur Arte en duplex du Texas, 1992]
Friedman rassemble énormément de données et de magazines, parfois des canulars, et devient convaincu de la réalité du phénomène ovni, et commence à donner ses premières conférences à partir de 1967, sur le sujet invariable "Les ovnis sont réels", dans plus de 600 collèges et plus de 100 groupes professionels dans 50 états, 9 provinces canadiennes, l'Angleterre, l'Italie, l'Allemagne, la Hollande, la France, la Finlande, le Brésil, l'Australie, la Corée, le Mexique, la Turquie, l'Argentine et Israel. Il a publié plus de 70 articles sur les ovnis en plus de douzaines d'articles conventionnels et apparaît sur des émissions radio et télévisées (TNT Larry King UFO Special le 1er Octobre 1994; Nightline; Sally Jessy Raphael; Unsolved Mysteries; Entertainment Tonight; Leeza; Sightings; Canada AM; Coast to Coast AM with Art Bell et bien d'autres).
Interview du physicien atomiste et ufologue le Dr Stanton Friedman réalisée en 1992 au Texas pour la télévision européenne ARTE.
Que pensez-vous des OVNI ?
En tant que scientifique dit Friedman, je me sens obligé de dire ce qui est. On est sûr de
quatre choses, au bout de trente-huit ans d'études et d'enquêtes. Premièrement, il est évident que la Terre est visitée par des vaisseaux extraterrestres
intelligents. En d'autre termes, certains, "certains" souligné 27 fois, certains OVNIS sont des vaisseaux extraterrestres, la plupart n'en sont pas. La plupart des isotopes ne sont pas fissiles, et
ne m'intéressent pas... Deuxièmement, les soucoupes volantes sont une sorte de "Watergate" cosmique. Par là je
veux dire qu'il y a un petit nombre de personnes dans les gouvernements des Etats-Unis, de France, de Grande-Bretagne, du Canada, d'Allemagne, qui savent sans aucun doute depuis 1947 -
et je ne parle pas du second crash qui a eu lieu un peu à l'ouest d'ici (Nouveau-Mexique) ni de la raison pour laquelle je m'y suis intéressé -quelques personnes donc, dans ces gouvernements, ont
su que la planète était visitée. On ne garde pas un secret en le divulguant. Le besoin de savoir est incoercible.
Troisièmement, aucun des arguments hostiles aux deux premières conclusions émis par les grands "démystificateurs", comme Carl Sagan, mon camarade de l'Université de Chicago, ne
résiste à un examen scrupuleux. Leur argument sonnent très bien, mais face aux preuves, ils s'écroulent.
Et enfin, quatrièmement, c'est la plus grande histoire du millénaire : la visite de la Terre par des vaisseaux extraterrestres, la dissimulation réussies des preuves majeures, épaves et corps,
depuis presque cinquante ans.
Qui êtes-vous Dr Friedman pour oser dire cela ?
"Pourquoi cela vous intéresse-t-il ?", lui demanda le journaliste qui le questionnait. "Qui êtes-vous
pour savoir tant de choses et pour sembler croire à toutes ces histoires ?". Friedman lui répondit avec son assurance habituelle et sur un ton non moins affirmatif.
Bien... J'ai passé quatorze ans dans l'industrie à travailler sur des programmes financés par le gouvernement qui, dit-il en souriant, ont tous été abandonnés : avions nucléaires, fusées à fission,
fusées à fusion nucléaire, centrales nucléaires spatiale. J'ai travaillé pour de grosses sociétés : General Electric, Westinghouse, General Motors, TRW, Aerojet General 2 .
J'ai été très tôt intéressé par les techniques de pointe, les technologie avancées, les voyages dans l'espace et des choses comme cela... et j'ai travaillé sur des programmes comme... on a fait
fonctionner des fusées nucléaires d'une puissance de 4000 mégawatts, dit-il en souriant, on a fait tourner des moteurs d'avions à l'énergie nucléaire dit-il en écarquillant les yeux.
Et vers 1961, à la bibliothèque de l'Université de Californie à Berkeley, une très grande bibliothèque dit-il en écartant les bras, je suis tombé sur une version publiée à titre privé du "Project Blue Book, special report number 14", la plus grande étude scientifique officielle jamais entreprise pour l'US Air Force. Il y avait des informations sur 3200 sites prospectés par des professionnels à plein temps : classement par catégories, mesures qualitatives, tableaux, graphiques, cartes... 240 documents ! J'étais au paradis ! Car vous savez, les informations, c'est mon truc, j'aime les rassembler et leur donner du sens.
Que pensez-vous de l'incident de Roswell ?
J'ai rencontré à deux reprises M. Santilli en Angleterre. J'ai participé à l'émission de Fox TV aux Etats-Unis, j'ai vu et revu le film, et je me suis rendu compte chaque fois que j'ai vérifié les dires de M. Santilli, qu'il ne disait pas la vérité. Dans la première interview, il disait qu'on voyait
clairement Harry Truman dans le film : personne n'y a jamais vu le Président Truman. Il a aussi dit qu'il était établi que Truman était à Dallas au moment de l'autopsie. Avait-il vérifié à la Bibliothèque Truman ? "Oui", m'a-t-il répondu. Alors j'ai vérifié, et selon la bibliothèque, Truman n'a été ni au Texas ni au Nouveau-Mexique de juin à octobre 1947.
La deuxième fois, lorsque j'ai confronté M. Santilli avec ces faits, il m'a dit que c'était lié à ce voyage à Ottawa. Ottawa est la capitale du Canada, droit au nord de Washington, DC., Dallas et à 1800 km au sud-ouest, le voyage à Ottawa en juin s'est fait en train et tout s'est fait publiquement : Truman descendait du train, il a été au Parlement canadien, etc.
Comme vous le savez, un chercheur français, Nico Maillard, a éclairci l'histoire de Jack Barnett. Car lors de la première rencontre avec M. Santilli, il m'a dit que le cameraman s'appelait Jack Barnett. Il avait filmé Elvis Presley et c'est pour cette raison que Santilli l'avait rencontré, et Barnett lui aurait dit : "J'ai autre chose...". En bref, les premières images d'Elvis ont été tournées par Jack Barnett. Il était opérateur pour Movietone News, puis pour NBC. Il n'a jamais été dans l'armée, comme le dit l'histoire. Il est mort en 1967, j'ai une copie de son acte de décès. Donc, tout cela n'est pas vrai ! M. Santilli n'a pas acheté les droits du film à Jack Barnett, il les a acheté au propriétaire du film qui est maintenant avocat. Puis, à San Marino, on m'a dit : "Le vrai nom, c'est Jack Barrett..." M. Maillard a remonté la piste jusqu'à M. Barrett : il avait travaillé 35 ans à Hollywood et avait été dans l'armée, alors que M. Barnett n'a jamais été militaire, même si l'histoire dit le contraire depuis des années. Quoi qu'il en soit, M. Barrett n'était pas cameraman, il a été démobilisé en décembre 1945, et est mort en août 1992, ce qui n'empêche pas les gens qui ont gonflé toute l'histoire de dire qu'il vont interviewer le cameraman.
Friedman conclu : J'ai fait tout mon possible, j'ai discuté avec beaucoup de gens, j'ai été en Angleterre, et je ne trouve aucune raison d'aucune sorte de faire le lien entre ce film et les corps trouvés dans les soucoupes volantes écrasées à Roswell. J'ai deux témoins visuels des corps, tous deux disent : "petits, grosses têtes, presque pas de nez, de bouche, d'oreilles, grands yeux, quatre doigts, pas de pouce..." Vous reconnaîtrez que le corps présenté dans le film est lourd, ce n'est pas un petit type, on voit bien les oreilles, le nez et la bouche, il y a six doigts et il y a un plan où on dirait que la main a été coupée, c'est-à-dire rattachée, il y a un espace là... Maintenant, le récit de M. Santilli a évolué. Maintenant, il dit que le cameraman lui a dit, qui que puisse bien être ce mystérieux cameraman, et à condition qu'il soit encore en vie, que le crash a eu lieu le 31 mai au Nouveau-Mexique, vers Socorro, Nouveau-Mexique, à 250 km de Roswell ! Quoi que nous ayons ici,... je crois... qu'il s'agit d'une supercherie. Quelqu'un essaie de faire croire à son film. Je ne sais pas si ce qu'on voit est un terrien avec un défaut génétique quelconque, ou si c'est un effet spécial d'Hollywood, poursuit-il en souriant. Il y a des gens qui fabriquent des corps, c'est leur métier. Huit ou neuf d'entre eux m'ont dit que c'est un corps artificiel, ils savent comment on les fabrique. Quelle réponse est la bonne, je ne sais pas encore. Ca pourrait être l'autopsie d'un terrien bizarre dans une école de médecine.
Mais il y a certainement une chose, ou plutôt deux, qui me dérangent : j'ai travaillé dans la sécurité pendant quatorze ans, et je ne peux pas croire qu'un cameraman aurait eu l'autorisation d'emporter un paquet de bobines. La sécurité ne fonctionnait pas de cette manière. Deuxièmement, comme physicien, je ne peux pas croire que des gens qui auraient pour la première fois l'occasion d'autopsier un corps extraterrestre ne feraient aucune mesure. Il n'y a pas d'échelle, aucun instrument de mesure, ils font ça tranquillement. C'était une occasion unique ! Et pourquoi ces costumes ? Ce ne sont pas des appareils respiratoires... Cela empêche juste d'identifier les supposés docteurs. Pourquoi cet homme est-il derrière cette vitre, censément à l'abri de ce qui doit être nocif, pourquoi porte-t-il un masque ? Pour le protéger de quoi, sinon des regards ? Donc j'ai de très sérieux doutes. Mais j'ai une chose positive à dire : grâce à ce film, montré dans trente-deux
pays, on a beaucoup plus parlé des OVNI qu'on ne l'aurait fait autrement.
A votre avis, existe-t-il des documents secrets sur les OVNI ?
Le Dr Friedman présenta au journaliste quatre feuilles sur lesquelles tout était censuré, mis à part un mot par ci par là, des mots inutilisables, des lieux, des dates... Voilà ce qu'on reçoit lorsque la CIA publie un document concernant les OVNI. Mais, poursuit-il, il y a deux autres choses. Si
quelqu'un vous dit que les services gouvernementaux des Etats-Unis ne dissimulent aucune information sur les soucoupe volantes, cette personne est un menteur, ou incompétent, ou les deux ! J'ai mis au défi quelques-uns des démystificateurs de se procurer un seul des documents de la NSA pour l'année 1956, (soit grosso-modo dix ans après Roswell) : pas un, jusqu'ici ! Idem pour les documents de la CIA. Certaines personnes disent : "'S'il n'y a que 14 document sur toutes ces années, ça ne devait
pas être tellement important". Ce n'est pas vrai. J'ai parlé à l'homme qui a forcé la CIA à publier ses documents sur les expériences de contrôle de l'esprit : usage illégal de drogues comme le LSD, à l'insu des gens, sans autorisation, de sales histoires. La première fois, il a obtenu quatre cents pages. Il était avocat à Washington et pouvait donc facilement leur faire un procès. Il les a menacé : "Je vais vous faire un procès, je sais qu'il doit exister autre chose...". "On va regarder..." lui a-t-on répondu. Ils ont trouvé quatre cents autres pages. Il a continué, il a fait plus de bruit et ils ont trouvé une autre boîte, puis une autre, et encore une autre... En fin de compte, il s'est retrouvé avec 40000 pages ! La première fois il a eu un pour cent de ce qu'il a finalement obtenu, et je sais de sources
autorisée qu'il n'a pas tout eu. Nous avons donc ici un cas évident où des agences du Gouvernement des Etats-Unis font de la rétention d'information. Et une des agences de l'US Air Force, le bureau des enquêtes spéciales, l'OSI, a fait une note me concernant, qui dit : "Nous avons des raisons de croire que tous nos départements -il y en a plus de 120 -vont recevoir une demande de "Freedom of Act Information" de Stanton Friedman -ils donnent mon adresse -concernant les OVNI. Si une telle demande arrive, vous ne devez pas, je répète, vous ne devez pas accéder à sa demande, le règlement 12-30 de l'Air Force vous l'interdit. Au lieu de cela, répondez comme suit : "Toutes ces demandes doivent
recevoir l'autorisation du bureau central de l'OSI"". Selon les règlements, en fait, ce qu'ils doivent faire quand ils reçoivent une demande, c'est
trouver l'information, l'envoyer au quartier général pour approbation et notifier au demandeur qu'ils l'ont trouvé, révélant ainsi l'existence de cette information. Ce qu'ils disaient à leur département, c'est : "Ne lui dites rien, prévenez-nous, et on lui dira ce qu'on voudra". S'il n'y a rien à couvrir, pourquoi demander à leurs propres employés de violer leurs règlements ?
J'ai travaillé à des programmes secrets pendant quatorze ans. Je peux vous affirmer qu'on peut garder des secrets. J'y ai contribué. De plus, j'ai été dans toutes sortes d'Archives, quinze aux Etat-Unis et une au Canada. Je n'ai encore jamais vu de renseignements "réservés". C'est ce qu'il y a au-dessus de la mention "Top Secret" : "Ultra", "Umbra", "Magic", peu importe... Est-ce pour cette raison que ces documents n'existent pas ? Non. J'ai demandé à la Bibliothèque Eisenhower : "Avez-vous des documents réservés ?" "Oui" m'a-t-on répondu ; on était face à face, difficile de mentir confie Friedman en souriant et de poursuivre : "Combien en avez-vous ?" "Un plein tiroir... Cinq" lui répondit le préposé. "Pouvez-vous y faire des recherches à partir de certains mots, lui demande Friedman, "Magic", "MJ12"...?" "Non, on violerait les consignes de sécurité...". Alors, à moins d'avoir accès aux dossiers spéciaux d'information, on ne peut pas accéder aux secrets. Et malgré toutes mes recherches, je n'ai jamais vu de tels documents, à part cette déclaration sur l'honneur censurée dont nous ne connaissons
pas la suite... Nos secrets sont donc parfaitement gardés !
Confronté à des dizaines de témoignages concernant l'incident de Roswell, on ne peut nier qu'un certain nombre d'entre eux se recoupent. Il est donc impossible d'ignorer cette problématique ou de considérer froidement, sans prendre la peine d'enquêter, que tout cela n'est qu'un immense canular.










