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** Bulle immobilière **


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107 réponses à ce sujet

#31 luimeme

luimeme

Posté 10 fvrier 2007 à 18:19

je n'achèterai jamais une maison , 4 murs en pierre et un toit en bois,
pour + d'un million de francs :cogite: :tss:
j'en ai rien à foutre,
je ne suis pas tombé dans cette frénésie de l'achat immobilier aveugle et débilitant. :cool:

j'attends tranquillos, et je ne suis pas endetté :biglol: .

quand les prix redeviendront raisonnable et réaliste,on verra. :guerrier:

et tout le monde devrait faire pareil,
refuser d'acheter des baraques à ces tarifs :cogite:

#32 Angel Of Death

Angel Of Death

    Définir, c'est limiter

  • Bannis
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Posté 11 fvrier 2007 à 20:04

Perso je n'achète pas parce que c'est du stress en plus et que je sens plutôt la baisse (comme tout le monde en parle...)

Que ça baisse ou pas ça ne change rien à long terme, tu ne payes pas avec ton propre argent avec un prêt, pendant ce temps là tu loues, et tu payes ton achat avec l'argent du pauvre étudiant qui loue ta propriété.

J'ai 21 ans, pas un rond, j'achète des appartements que je loue, au bout de 10 ans j'aurai des appartes gratos que je pourrai revendre pour m'acheter ce qui me plaira le moment venu.

Concernant Paris, le prix ne peut qu'augmenter vu que c'est la capitale européenne du nord ouest dans laquelle l'immobilier est le moins cher.

Bien sûr, on peut pas prévoir les guerres, je peux toujours me faire enculer.

A quoi bon stresser avec l'argent ? Ca n'existe même pas.
« Désirer avec indifférence, c’est l’essence même du jeu. »
Henry de Montherlant

« La justice n'est que le rêve imbécile de quelques hommes. L'injustice est la volonté même de Dieu. »
Anatole France

#33 diamant bleue

diamant bleue

Posté 11 fvrier 2007 à 21:21

Concernant Paris, le prix ne peut qu'augmenter vu que c'est la capitale européenne du nord ouest dans laquelle l'immobilier est le moins cher.

Ben ça prouve que tu n'as rien lu sur le sujet... La capitale européenne la moins chère est Bruxelles et Paris est parmi les plus chères et surtout la seule qui essaye de faire croire que ça va continuer comme ça. Il s'agit d'une désinformation globale spécifiquement française : journalistes, banquiers, agents immobilier soufflent en meme temps dans la bulle alors que ça ne tient sur rien et que partout ailleurs, la chute s'est amorcée.
Je te conseille le document fait par le webmaster de bulleimmobiliere.org et tu pourras vérifier aussi en visitant des sites internet sur l'immobilier des autres pays. Quand la bulle va exploser les français seront les derniers couillons européens à s'en apercevoir avec les conséquences qui vont avec... par contre, ça pourrait peut etre se retourner contre ceux qui "soufflent" : il va être difficile pour eux de dire "on pouvait pas savoir". Les preuves existent, elles sont visibles et faciles à trouver si en s'en donne un minimum la peine.

#34 Magnus

Magnus
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Posté 11 fvrier 2007 à 21:51

Le souci c'est que sur Paris la demande est de plus en plus forte. Meme si les salaires ne suivent plus, les gens arrivent à tenir en se mettant en couple ou en colocation. Donc on voit mal la baisse, surtout à cause de ces en.culés de promoteurs qui achètent pour revendre à la déocupe, quitte à laisser l'appartement vide de longs mois le temps que ca prenne de la valeur.
Paris c'est une ville de comique, avec ma paie je suis de toute facon condamné à rester chez ma mère, car à paris ou ailleurs y'a rien pour mon salaire...
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#35 Breizhfox

Breizhfox

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Posté 11 fvrier 2007 à 22:11

J'ai 21 ans, pas un rond, j'achète des appartements que je loue, au bout de 10 ans j'aurai des appartes gratos que je pourrai revendre pour m'acheter ce qui me plaira le moment venu.

Salut,
Ton expérience m'interesse, tu as combien d'appart? acheté quand et situé où?
Quel type de crédit et sur combien de temps?
" Dans un réfrigérateur, un œuf dit a son voisin :
- Bah dit donc, t'a pas l'air en forme ce matin. Tu es tout vert, un peu mou, et tu as même des poils verts un peu partout…
- hé, mais je suis pas un œuf,... je suis un kiwi ! "

#36 Angel Of Death

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Posté 11 fvrier 2007 à 22:50

Ton expérience m'interesse, tu as combien d'appart? acheté quand et  situé où?
Quel type de crédit et sur combien de temps?

C'est pas vraiment moi qui m'en occupe, disons que mon père fait des placements pour moi et mon frère avec notre nom à nous au lieu du sien pour gruger les impôts, l'héritage etc. A Paris c'est assez rentable, on achète avec un prêt et avec le loyer on paye quasiment rien tous les mois.
Tout le monde fait ça dans ma famille depuis quelques générations, pas qu'à Paris, pour le "où", ben là où il y a de l'avenir, là où il y a de la demande, de l'argent à se faire.
Même si le crédit est sur 10/15 ans, à la fin tu es toujours gagnant quand tu revendras, on fait la même chose dans d'autres pays, même si ça peut ne pas rapporter tout de suite, avec le temps ça va venir, de toute façon, si guerre ou autre crise il y a, le fric ne te servira à rien non plus si tu l'as pas utilisé.

Pour Diamant, désolé, mon père n'a pas dû trouvé la Belgique sur la carte aux trésors...
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Henry de Montherlant

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Anatole France

#37 diamant bleue

diamant bleue

Posté 12 fvrier 2007 à 12:31

Pour Diamant, désolé, mon père n'a pas dû trouvé la Belgique sur la carte aux trésors...

C'est normal puisqu'il n'y a pas de bulle immobilière en Belgique :cogite:
Par contre, se persuader que "Paris est la capitale la moins chere d'Europe de l'ouest" comme tu l'affirmes est peut etre rassurant pour ton buziness, mais c'est faux. Regarde sur le site de Particulier à Particulier, ils ont une version belge, tu peux comparer aisément... et si tu parles un peu allemand regarde les sites allemands et tu verras que Paris n'est pas la capitale la moins chère et de loin :D

#38 LUNA92

LUNA92

    je finirai par trouver

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Posté 12 fvrier 2007 à 13:12

Bonjour tout le monde et je débuterai mon intervention sur ce topic par ceci:

"la vraie sagesse est de ne rien posséder"

A part ça c'est en professionnel de l'immobilier que je me permet d'intervenir.

aujourd'hui il me semble que les prix ne sont pas uniquement la cause des professionnels mais aussi de la prétention spéculative des particuliers .

en tant que professionnels les agents imobiliers essayent plutot de modérer la tendance et de niveler les prix du marché.

mais ce n'est pas le pro qui fixe les prix ,c'est l'acquéreur qui au final décide d'acheter ou de ne pas acheter.

j'ai connu des cas ou les acquéreurs faisaient eux mêmes de la surenchère sur des prix proposés de peur de voir l'affaire leur filer sous le nez.(sic)

quand a la question :"n'achetez pas en ce moment" il est difficile de faire des prévisions quand a la hausse ou la baisse des prix ,tant ce domaine est soumis a des influences difficiles à déterminer.

aujourd'hui analysons sommairement la situation:

1) la demande est soutenue

2)les taux restent assez bas (même si ils ont remontés un peu depuis un an)

3)la durée des emprunts s'allongent:30 ans et on parle maintenant de 50 ans(si si l'esclavage existe toujours mais sous une autre forme)

4)l'offre est nettement inférieure à la demande

5)un facteur qui est peut etre le plus important: l'avidité financiere (que ce soit les acheteurs ou les vendeurs)

#39 metatronne

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Posté 12 fvrier 2007 à 13:24

Je vis à Mulhouse, dans une région proche de la Suisse, et malheureusement chez nous les prix même s'ils n'augmentent plus considérablement, ne seront pas prêts de baisser, en particulier dans certaines villes frontalières, car les loyers en Suisser restent toujours bien supérieurs et à nos loyers, et au montant d'un prêt pour l'achat d'une maison.
Les taux d'intêrets proposés par les banques suisses étant encore plus bas que les notres, beaucoup de suisses achètent et contribuent à maintenir une demande pour ces maisons vendues plus de 350 000euros.
Avec mon mari nous avons l'intention de vendre notre apart cette année, j'avoue que je ne sais pas trop si je dois racheter ou plutot louer ensuite (cela dépendra beaucoup de nos moyens). Je pense que l'on pourra vendre au prix ou on l'a acheté, étant donné que le prix de l'immo dans notre ville n'est déjà pas très élevé, comparé aux agglomérations.
J'ai quand même remarqué, en visitant les sites immo, et en feuilletant les brochures, que comparé à l'année dernière (ou nous avons acheté l'apart), nous trouvons enfin des biens immobiliers correspondant à notre budget, même si souvent, il y a des petits travaux à faire, donc je pense que les prix (en particulier des maisons anciennes, ou apart type résidences des années 70) baissent significativement.
Si la création était une respiration, détruit-on lorsque l'on retient son souffle, ou souffle-t-on juste trop fort?

#40 Breizhfox

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Posté 13 fvrier 2007 à 09:24

A part ça c'est en professionnel de l'immobilier que je me permet d'intervenir.

Bonjour,

Je profite de votre expérience et de votre situation, pour vous poser deux questions :

Le scénario d'une crise immobilière, accompagnée d'une baisse de l'immobilier, comme celle du début des années 90, est-il possible ? Retrouvez vous des similitudes ?

Sur Courbevoie (92 400) le prix des F3 de 65/70 m² est aux environs de 350 000 euros source. Je ne connais pas Courbevoie, mais j'imagine que c'est un petit Beverly Hills. Qui peut s'offrir des appartements à ce prix là ? Quel est le profil de vos clients, leur source de revenus ?

nota : sans apport, avec un emprunt sur 30 ans à 4%, il faudrait rembourser 1700 euros/mois pour acquérir un T3 à 350 000 euros. soit un revenu net de 5 100 euros par mois (capacité d'emprunt maximum = 33% des revenus) pour le foyer...
" Dans un réfrigérateur, un œuf dit a son voisin :
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#41 LUNA92

LUNA92

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Posté 13 fvrier 2007 à 11:01

A part ça c'est en professionnel de l'immobilier que je me permet d'intervenir.

Bonjour,

Je profite de votre expérience et de votre situation, pour vous poser deux questions :

Le scénario d'une crise immobilière, accompagnée d'une baisse de l'immobilier, comme celle du début des années 90, est-il possible ? Retrouvez vous des similitudes ?

Sur Courbevoie (92 400) le prix des F3 de 65/70 m² est aux environs de 350 000 euros source. Je ne connais pas Courbevoie, mais j'imagine que c'est un petit Beverly Hills. Qui peut s'offrir des appartements à ce prix là ? Quel est le profil de vos clients, leur source de revenus ?

nota : sans apport, avec un emprunt sur 30 ans à 4%, il faudrait rembourser 1700 euros/mois pour acquérir un T3 à 350 000 euros. soit un revenu net de 5 100 euros par mois (capacité d'emprunt maximum = 33% des revenus) pour le foyer...

Je ne pense pas que le scénario des années 90 se reproduisent car le contexte est différent.
Dans les annees 90 le marché était soutenu par les promoteurs et les institutionnels de façon extrémement SPECULATIVE ce qui a donné par la suite une chute du marché qui a atteint des prix assez bas voire même anormalement bas dus a une offre nettement supérieure à la demande.(et cela jusqu'à la fin des années 90)
Maintenant dire ce qu'il va se passer me parait audacieux et l'analyse de ce que sera le marché dans un proche avenir dépendra à mon sens des facteurs politiques et économiques.(hors ce sont des domaines que personnellement je ne maitrise pas)

aujourd'hui le marché s'est inversé et c' est plutot un échange entre particuliers.

ce qui explique que depuis le début des années 2000 et jusqu'en 2004 les prix se sont redressés de maniére exponentielle pour les mettre à niveau.(depuis 2 ans c'est plutot spéculatif )

Quand à Courbevoie je connais trés bien pour y habiter et c'est une commune qui a beaucoup évoluée ces derniéres années .
c'est le cas pour toutes les communes proches de la capitale qui sont bien déservies par les transports en commun.


les prix que vous m'indiquez se situent dans la gamme moyenne et je pense sincérement que l'on peut se loger décemment pour un peu moins cher.(tout dépend de vos critères)
notez aussi qu'il y a une différence entre les prix annoncés par les propriétaires ,que ce soit en direct ou par agence ,aussi n'hésitez pas à faire des offres et à passer par l'intermédiaire d'un vrai professionnel qui saura négocier pour vous les meilleures offres.

et la je souligne (et ce n'est surtout pas pour défendre ma profesion) que le fait de traiter par l'intermédiaire d'une agence ne vous fera pas forcément payer plus cher .

#42 nexus11

nexus11

    Toujours en pleine recherche...

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Posté 13 fvrier 2007 à 11:04

Voici un très bon article sur le sujet.
Le titre se contredit en lisant le texte en entier, ce qui est symptomatique de la façon dont le sujet est traité "pas de baisse possible, mais tout porte à croire qu'il y en aura une"...

Avis de calme sur un marché tendu
par Eric Tréguier et Mathieu Magnaudeix et Pierre Cuin

La hausse des prix décélère, les taux vont remonter. Les acheteurs ont la main, mais la partie est serrée.

Challenges.fr | 09.03.2006

C’est la troisième visite en deux mois de Jean-Philippe à un inspecteur des impôts. En janvier, le fisc lui a en effet réclamé le paiement des droits sur un appartement dont il a hérité début 2005. Jusque-là, rien de plus normal. Le problème, c’est qu’à l’époque, le notaire avait déclaré au fisc le bien pour une valeur de 280 000 euros, un prix raisonnable (en février 2005) pour un appartement d’environ 120 m2 au Buisson, à Lille. Aujourd’hui, le bien est en vente, et son prix affiché est passé de 280 000 à 230 000 euros en quatre mois. Mais le fisc exige toujours le paiement de droits de succession sur une valeur de… 280 000 euros. Motif ? Les statistiques officielles montrent une poursuite de la hausse des prix à Lille. Imparable… Pourtant, à Lille ou ailleurs, le marché immobilier a bien changé en quelques mois. Depuis des années, il ne connaissait qu’une tendance, la hausse : en sept ans, les prix ont plus que doublé sur l’ensemble de la France. Et à Paris, l’an dernier, l’aug­mentation était encore de 15 %. Des chiffres qui permettent aux professionnels d’afficher un optimisme… de façade. Les notaires ? « Baisse impossible », affirment-ils dans leur dernière étude. Dans son étude lyonnaise, Pierre Bazaille prévient ses clients : « Les prix vont continuer à monter, ce n’est pas la peine d’attendre ! » Même refrain chez les promoteurs et agents immobiliers. « Nous sommes surpris par la force de la demande. Mais rien d’étonnant : il manquerait un million de logements en France ! » constate Guy Nafylian, PDG de Kaufman & Broad. « Il faut s’attendre à au moins 10 % de hausse en 2006 », pronostique Hervé Bléry, patron du réseau d’agences Century 21. René Pallincourt, président de la Fédération nationale des agents immobiliers (Fnaim), reconnaît, fine mouche, un changement d’atmo­sphère : « La tendance n’est pas à la baisse mais au ralentissement », nuance-t-il. Sa prudence s’explique : début février, les statisticiens de sa fédération publiaient un indice des prix pour janvier 2006 en hausse d’un petit 0,1 %, dix fois moins que d’habitude. C’est le plus fort coup de frein du marché depuis sept ans.

La négociation fait son retour
Dans les agences immobilières et bancaires, le chiffre n’a pas surpris. Elles sentent le vent tourner depuis quelques mois déjà. « C’est très net, il y a beaucoup moins d’appels téléphoniques », reconnaît Lionel Calo (Laforêt Immobilier) à Rennes. Et à Grenoble, un marché pourtant très dynamique, Jean-Marc Tourrolion constate que « le marché est en état de pause depuis novembre ». Encouragés, les acheteurs négocient : « On assiste à des contre-offres inférieures de 3 à 8 % aux prix affichés par les vendeurs », explique-t-on au réseau Laforêt. Chiffres confirmés par son concurrent, ERA : alors qu’il s’était stabilisé autour de 5 %, le taux de négociation, qui mesure la baisse de prix qu’obtiennent les acheteurs par rapport au prix affiché, a brusquement grimpé à 7,7 % dans ce réseau. « Certains acquéreurs font une offre et n’en démordent plus », note Jean Lavaupot, président d’ERA.
Epargné jusque-là, Paris n’échappe plus à la règle. Pour Henri Buzy-Cazaux, directeur général adjoint du groupe Foncia, « nous avons, pour le même bien, trois acquéreurs intéressés là où nous en avions dix il y a deux ans ». Et les transactions traînent en longueur : en un an, la durée moyenne d’une transaction est passée, selon les différents réseaux que nous avons interrogés, de cinq ou sept semaines à huit ou dix semaines. Dans le neuf, même inquiétude : les stocks, jusque-là au plus bas, montent en flèche ( voir graphique ). La situation commence à inquiéter les « politiques ». Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, membre du conseil de la Banque centrale européenne (BCE), a tiré un premier coup de semonce il y a quelques semaines, devant l’Assemblée nationale, en annonçant que les prix étaient, selon ses experts, surévalués de 30 % ! La France serait même le marché le plus risqué des Douze, à égalité avec l’Espagne. Pour retrouver une telle distorsion sur les prix, poursuit l’établissement, il faut remonter au début des années 90… juste avant la crise !
Un avis partagé par William White, le chef des études économiques de la BRI (Banque des règlements internationaux). La « banque des banques », chargée de surveiller les risques de surchauffe, s’inquiète déjà des conséquences du recul attendu du marché. C’est sans doute aller un peu vite, mais William White craint qu’une crise immobilière n’ait des conséquences plus lourdes qu’un krach boursier pour les acquéreurs : « Non seulement c’est un marché moins liquide que la Bourse , explique-t-il, mais en plus votre dette demeure, même si le prix de votre maison chute… »
Alors, qui croire ? Les professionnels, éternels porteurs de lunettes roses, ou les Cassandre qui, comme Christian Noyer (Banque de France), William White ou Jean-Michel Guérin, le patron du magazine d’annonces De particulier à particulier , voient le marché reculer ?

La part des rénovations
Le nœud du problème, c’est l’incontestable vigueur des prix : l’an dernier, à Paris, l’immobilier a quand même augmenté de 15 %. Incontestable ? Pas si sûr : « Attention à ces chiffres ! prévient le Crédit foncier, un établissement réputé, depuis cent cinquante ans, pour la qualité de son expertise immobilière, ils ne reflètent pas la réalité ! » Selon Emmanuel Ducasse, responsable des expertises parisiennes de la banque, la dernière étude sur les prix parisiens fait apparaître des hausses… qui n’en sont pas forcément. Explication : les arrondissements qui se sont le plus valorisés (Xe, XIe, XVIIIe, XIXe, XXe) sont aussi ceux dont le parc est le plus ancien et le moins bien entretenu. « Or, dans ces arrondissements, un logement acheté, puis revendu, par exemple dix-huit mois plus tard, a souvent été, entre-temps, entièrement rénové, poursuit Emmanuel Ducasse. Ces rénovations, qui font grimper les prix, ne sont pas prises en compte par les statistiques. » Illustration avec ces appartements à rénover dans un immeuble refait de la rue du Sentier. Laurent Dumas, le président de Transimmeubles, un promoteur parisien spécialiste de la réhabilitation, vient de les mettre en vente à 5 500 euros en moyenne le m2. Estimation des travaux supplémentaires que l’acheteur devra réaliser avant d’entrer dans les lieux : entre 1 000 et 1 200 euros par m2. Dans les statistiques officielles, seul le premier prix, 5 500 euros, aura été enregistré, alors que le logement reviendra en réalité à 6 700 euros le m2. S’il est revendu un an plus tard pour 6 800 euros le m2, par exemple, on constatera une hausse de 23 %, en se référant au prix initial de 5 500 euros. Alors qu’elle n’est que de 1,5 %, dès lors qu’on prend en compte le prix réel du m2.
Débourser 6 700 euros le mètre carré pour
un logement rue du Sentier ? Qui l’aurait cru, il y a dix ans, lorsque le mètre carré s’y échangeait à 3 000 euros ? Mais cette gourmandise excessive des vendeurs a fini par exclure les acquéreurs. Ils voudraient bien pouvoir acheter, mais n’en ont plus les moyens. « On assiste à un décalage croissant entre les revenus des ménages et les prix » , pointe Olivier Eluère, l’expert immobilier de la direction des études économiques du Crédit agricole. Pour le mesurer, il a déterminé la part des dépenses immobilières dans le total des revenus des acheteurs. De 1998 à aujourd’hui, cette part, qu’il appelle le « taux d’effort », est passée de 21 à 31 %. Cela signifie qu’aujourd’hui un couple consacre, en moyenne, presque un tiers de son revenu au remboursement de son prêt immobilier.
C’est d’autant plus lourd que cet « effort » mensuel est grevé d’autres remboursements : crédit voiture, crédit travaux. Au point que certains n’achètent pas en fonction du prix global, mais selon leur capacité de remboursement mensuelle. Ali Medjani a fait construire un pavillon dans la banlieue de Vierzon et a tout calculé pour que son budget remboursement ne dépasse pas 600 euros. L’emplacement, la taille de la maison et celle du terrain ont été ajustés en fonction. « C’est de plus en plus courant de voir des acheteurs venir nous voir en disant : on a un budget de 1 000 ou 1 200 euros par mois, qu’est-ce qu’on peut acheter pour cela ? » explique un directeur d’agence de la Caisse d’épargne.
Les dernières statistiques de l’Observatoire du financement du logement, collectées par l’institut CSA fin 2005, confirment cet écart croissant entre revenus et prix. Elles montrent que, face à un prix dans l’ancien qui a doublé en sept ans, le revenu disponible, lui, n’a augmenté que de… 10 %. « Les ménages dont les revenus sont inférieurs à trois smic n’ont plus accès au crédit immobilier », explique Michel Mouillart, professeur à Paris X-Nanterre et rédacteur du rapport de cet Observatoire du financement. Faute des revenus nécessaires permettant d’emprunter suffisamment, plus de 90 000 acheteurs potentiels ont ainsi été exclus du marché en 2005. Cela touche en premier lieu les jeunes, les ménages modestes et les primo-accédants, qui ne disposent pas du capital constitué par la vente d’un premier bien. Leur part est passée de 76 % du total des acheteurs en 1998 à 63 % en 2004. L’explication est simple : en six ans, ils ont perdu un quart de leur pouvoir d’achat immobilier.

Surendettement pour tous ?
Qui peut acheter aujourd’hui ? Les cadres, les professions libérales et les « professions intermédiaires ». Ils représentaient moins de la moitié des acheteurs en 1999, ils en constituent aujourd’hui presque les deux tiers. En fait, explique Jean-Claude Szaleniec, président des Espaces immobiliers BNP Paribas, « seuls les meilleurs parcours professionnels » peuvent encore acquérir un logement sans trop se serrer la ceinture. Ceux qui achètent ont des revenus qui progressent deux fois plus vite, en moyenne, que ceux du reste de la population. Mais eux aussi rencontrent désormais des problèmes de budget. « Beaucoup d’emprunteurs, même parmi les plus aisés, sont à la limite du surendettement », reconnaît le courtier en prêts immobiliers Ari Bitton (ABCourtage).
Les autres ? Ils ont utilisé toutes les ficelles qui permettent de présenter des plans de financement pas trop boiteux. D’abord, ils ont tiré tout le profit possible de la baisse des taux : passés de 5,5 à 3,5 % en dix ans, les taux des crédits immobiliers leur ont redonné presque 20 % de pouvoir d’achat. Ensuite, ils ont demandé à leur banquier d’allonger la durée de leur prêt, pour réduire les mensualités. Un mouvement très rapide : « La durée moyenne des prêts était de douze ans et demi en 1995, explique Christophe Cremer, PDG du courtier MeilleurTaux, elle dépasse maintenant dix-huit ans. » L’UCB vient même de lancer un crédit sur… trente-cinq ans, la durée la plus longue jamais proposée en France. Les acquéreurs ont aussi dû accepter de rogner sur les surfaces. Le département Recherches de l’école de commerce Essec a mesuré que la capacité moyenne d’achat avait baissé de 8,7 m2 en cinq ans. Puis ils se sont éloignés des gros centres urbains, comme la famille Da Silva, qui, après avoir cherché à Paris, s’est rabattue sur Melun, avant de faire construire à Nemours, à plus d’une heure de son lieu de travail.
Toutes ces petites astuces avaient redonné un peu d’ampleur à des budgets de plus en plus serrés. « Mais aujourd’hui, c’est fini ! prévient Emmanuel Ducasse, du Crédit foncier, on arrive manifestement au bout des possibilités de résister à toute hausse supplémentaire des prix. »
Finis, les prêts à rallonge : selon une enquête de la Banque centrale européenne, une banque sur cinq veut « inverser la tendance au rallongement de la durée des prêts » . Finis aussi, les taux qui plongent. Aujourd’hui, ils auraient même tendance à remonter : selon le Crédit agricole, le taux moyen des prêts, aujourd’hui de 3,5 %, devrait passer à 4,1 % d’ici à la fin de l’année. Pour tous les budgets calculés à l’euro près, l’effet ciseau risque d’être fatal. « Cela pourrait entraîner un net repli de la demande et une baisse des prix » , prévient Olivier Eluère, du Crédit agricole. Et une multiplication des défaillances des emprunteurs.
Très conscientes du risque, les banques ferment le robinet : elles durcissent les conditions de crédit. « BNP Paribas, qui finançait certains achats à 110 % [c’est-à-dire le prix du bien et les frais de notaire, NDLR] il y a trois ans, n’accepte plus de le faire », constate un banquier concurrent. Mouvement confirmé par Vincent Lemaire, de la société de courtage Empruntis : « De plus en plus d’acheteurs voient leur dossier rejeté… alors qu’il serait passé sans problème il y a un an. » En 1991, lors du krach de l’immobilier, c’est par là que tout avait commencé…

Situation du marché :
L’ancien (plus de 80 % des ventes de logements) connaît ses premiers signes de grippage. Le stock disponible en agences a quasiment doublé en cinq ans !
Le stock de logements neufs se reconstitue. Il représente plus de cinq mois de production. C’est une première alerte.

Situation personnelle
Plus de 30 % des revenus d’un acheteur servent uniquement à rembourser son crédit immobilier. Une augmentation de 40 % depuis 1999, alors au creux de la vague…
Cet effort a augmenté de 40 % depuis 1999 .
Comment supporter la hausse des prix sans faire exploser ses mensualités ?
Augmenter la durée du crédit. En cinq ans, elle s’est allongée de 25 % en moyenne !


Là où atterrissent les vols low cost, les prix s’envolent
/>Quand Ryanair a annoncé l’ouverture d’une ligne Londres-Stansted-Rodez, Jean-Stéphane Vilain a flairé le bon filon : le 1er mai 2003, son agence immobilière, installée au bord de la route de l’aéroport, était prête pour accueillir les passagers du premier vol ! Depuis, elle tourne à plein régime : les Britanniques ont craqué pour l’Aveyron. « Il y a cinq ans, les transactions ne dépassaient pas 300 000 euros, constate-t-il. Aujourd’hui, il n’est pas rare d’atteindre 800 000 euros. » Les biens les plus recherchés ? « Ceux que la population locale n’achèterait pas, estime-t-il. Des petits corps de ferme, même en très mauvais état. Une grange qui se vendait 45 000 euros en 2003 en vaut désormais 67 000. » Jean-Stéphane Vilain a chipé son idée à un confrère de Carcassonne, où Ryanair s’est posé dès 1998. « L’arrivée des low cost dans ces zones rurales a généré une forte pression sur la demande, note Sébastien Dusquesne, responsable du développement à UCB International Buyers.
La classe moyenne britannique, enrichie par dix ans de croissance et la valorisation de son patrimoine, est arrivée en force. » Les prix se sont envolés : 30 % de hausse en moyenne dans les zones (Limousin, Dordogne, Aude) récemment étudiées par la direction du tourisme. Avec la liaison Bergerac-Londres (plus de 300 000 passagers depuis mai 2003), les acheteurs british ont déferlé sur le Bergeracois, le Lot et le Lot-et-Garonne. Selon la CCI de Bergerac, 8 % des passagers de la ligne indiquent que le principal motif de séjour est l’achat d’une résidence. « Cette demande a fait redémarrer le marché intermédiaire, les biens entre 150 000 et 200 000 euros », constate Michel Jeannet, un agent immobilier local. Sur les passagers de la ligne, 5 % résident en Dordogne depuis plus d’un an, et prennent l’avion comme un taxi.
Dans les Alpes, où certains citoyens d’outre-Manche étaient déjà installés, l’arrivée d’easyJet (Londres-Genève, fin 1997) a encore fait grimper le marché. « Non seulement ils achètent, mais comme ils sont d’origine sociale et d’âge très différents, tout trouve preneur ! » dit Virginie Krafft, agent immobilier à Morzine. Même les studios délaissés par la clientèle française…
Mais gare à ne pas considérer ces étrangers comme des vaches à lait. « Ils sont très mobiles », explique Jocelyne Negaret, agent immobilier à Dinard (Ille-et-Vilaine), près de Saint-Malo. En 1999, les prix s’étaient envolés après l’ouverture d’une liaison Ryanair avec Londres. Les Britanniques avaient retapé les maisons. Puis revendu massivement : « Nous étions devenus trop chers pour eux », se désole Jocelyne Negaret.

Sous la table aussi, ça va se calmer…
Les sommets atteints par les prix de l’immobilier dans l’ancien poussent les taxes, frais et commissions à des niveaux pharaoniques. Et beaucoup commencent à penser aux dessous-de-table. Pour un appartement d’une valeur de 150 000 euros, ne pas déclarer 15 % du total permet d’économiser jusqu’à 6 000 euros. Tentant… mais « rarissime », affirment les professionnels. « Il faut être fou pour se prêter aujourd’hui à ce genre de pratiques » , assure René Pallincourt, président de la Fédération nationale de l’immobilier. Pour maître Pierre Volland, chargé de la discipline et de la déontologie au Conseil supérieur du notariat : « Les conséquences d’une opération de ce type sont d’une telle gravité, avec des sanctions qui peuvent aller jusqu’à la destitution du notaire, que le jeu n’en vaut vraiment pas la chandelle. » L’époque n’admettrait donc plus ce genre de pratique : disparue, l’enveloppe kraft remplie de grosses coupures, terminés, les actes de vente tronqués, les plus-values minorées et les droits de mutations amputés ?
Pourtant, un ancien administrateur de biens s’interroge. « Je ne vois vraiment pas pourquoi les dessous-de-table auraient cessé. Il y a toujours autant d’intérêt à échapper à toute comptabilité ou à écouler de l’argent liquide dont on ne peut pas justifier l’origine. » En « off », il est aisé de glaner moult anecdotes savoureuses auprès des professionnels comme des particuliers. Du co-propriétaire, chargé de la vente par ses co-indivisaires, qui demande un dessous-de-table « afin de se dédommager », au cadre qui, sur son temps libre, achète, retape et revend des petites surfaces et demande « un apport en liquidités ». En passant par l’intermédiaire qui propose des « conditions particulières de vente » pour décrocher à coup sûr le bien tant convoité. Symptomatique aussi, l’histoire de ce couple de jeunes retraités parisiens. Pour un bout de terrain dans le Var, il a été « prié » par le clerc de notaire de verser un quart du prix au noir avec la promesse d’une diminution des frais… de notaire. Certains acheteurs sont aussi soucieux de remettre dans le circuit des fonds dont ils ne peuvent pas justifier l’origine. « Certaines professions, comme les pharmaciens, les bijoutiers et même… les fleuristes, proposent une fois sur deux de payer une partie au black », explique un agent immobilier situé près de la place de la République, à Paris.
Quant au nombre de ventes concernées, le fisc reste muet. Mais un agent immobilier estime être confronté à ce type de demandes 5 fois sur 100. Un notaire du Sud-Ouest doute de la valeur vénale du bien dans 10 % des cas. D’autres assurent que la proportion s’élèverait à plus d’un tiers des transactions. Une évasion fiscale impossible à mesurer mais qui vient alimenter une partie des 50 milliards fraudés en France chaque année (source : Syndicat national unifié des impôts).
La pratique pourrait diminuer dans les prochaines années. En quelques années, la pression fiscale a fortement diminué, ce qui réduit l’intérêt de toute dissimulation. Les droits de mutation à titre onéreux sont ainsi passés de 7,6 % avant 1998 à 5,09 % aujourd’hui. Et la réforme de 2004 de l’impôt sur les plus-values immobilières (auquel sont soumis les particuliers en cas de vente d’un logement autre que leur résidence principale) a aussi fortement allégé la facture. Enfin, le fisc sait aussi manier le bâton. Ses logiciels sont désormais capables de détecter les différences flagrantes entre le prix de vente et le prix du marché. Il ne se gêne pas pour redresser l’évaluation, sans avoir à établir l’existence d’un dessous-de-table. En 2001, il a lancé 4 000 redressements de ce type pour un montant total de 52 millions d’euros. Pour le fraudeur, l’amende viendra gonfler l’addition de 40 %, voire de 80 % en cas de manœuvres frauduleuses et d’abus de droit. De quoi refréner bien des ardeurs… Pis, certaines communes repèrent les actes de vente manifestement sous-évalués et préemptent avant la signature de celui-ci, réalisant ainsi une bonne affaire au détriment du vendeur.


Modifié par nexus11, 13 fvrier 2007 à 11:07.


#43 Breizhfox

Breizhfox

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Posté 13 fvrier 2007 à 11:39

Je ne pense pas que le scénario des années 90 se reproduisent car le contexte est différent.
(...)

Merci pour votre réponse même si j'ai noté une légère contradiction (90 => marché spéculatif / depuis 2004 => marché spéculatif, mais c'est différent) et que vous ne répondez pas à ma question du profil des acheteurs actuels.

notez aussi qu'il y a une différence entre les prix annoncés par les propriétaires ,que ce soit en direct ou par agence ,aussi n'hésitez pas à faire des offres et à passer par l'intermédiaire d'un vrai professionnel qui saura négocier pour vous les meilleures offres.
Vous observez des marges de négociations allant jusqu'à combien (différence entre prétention initial vendeurs et prix négocié final) ?

Vous me paraissez assez ouverte d'esprit et bien connaitre votre métier. Je vous propose une interview téléphonique comme celles pratiquées ici :
Nous échangeons nos n° de téléphone par MP ou mails,
Je vous apelle un samedi matin ou un soir (comme vous voulez)
J'anonymise l'enregistrement : je modifie votre voix, je coupe les séquences indiquant des informations personnelles vous concernant.
Je vous renvoie une version de l'interview pour validation et accord de diffusion
Je diffuse cette interview sur le site de bulle-immobiliere.org .

Internet est un média alternatif, je trouve que nous n'avons pas assez d'informations, dans les médias traditionels, données par des vrais professionels de terrain.

merci pour votre réponse, positive ou négative. :wink:
" Dans un réfrigérateur, un œuf dit a son voisin :
- Bah dit donc, t'a pas l'air en forme ce matin. Tu es tout vert, un peu mou, et tu as même des poils verts un peu partout…
- hé, mais je suis pas un œuf,... je suis un kiwi ! "

#44 LUNA92

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Posté 15 fvrier 2007 à 11:45

Je ne pense pas que le scénario des années 90 se reproduisent car le contexte est différent.
(...)

Merci pour votre réponse même si j'ai noté une légère contradiction (90 => marché spéculatif / depuis 2004 => marché spéculatif, mais c'est différent) et que vous ne répondez pas à ma question du profil des acheteurs actuels.
:

en reponse à vos observations en 1990 spéculation des promoteurs et des institutionnels sur la durée totale de la période suivi d'une chute significative des prix à partir de 1992 jusqu'en 1998

en 2007 la speculation se fait depuis une période assez récente(1 an environ) mais elle est surtout apparente au niveau de l'offre faite par les vendeurs mais pas dans la réalisation des ventes.
les prix ont besoin de se stabiliser aprés une hausse a deux chiffres pendant une période de quatre années .

en effet les biens qui sont proposés à des tarifs trop élevés restent plusieurs mois sur le marché et ne se vendent qu'aprés de nombreuses renégociations des prix.(sauf pour les biens qui ne présentent que des qualités sortant de l'ordinaire et de ce fait se situent hors marché)


Il n'y a pas de profil acquéreur type, c'est assez varié:çela va du primo accédant qui s'endette sur 30 voir 35 ans ,qui a tres peu d'apport personnel en passant par ceux qui sont deja propriétaire d'un bien qui leur sert de tremplin pour acheter plus grand et qui de ce fait bénéficie d'un apport conséquent mais qui n'évite pas quand même l'endettement sur du long terme(à savoir qu'une chambre supplémentaire sur Paris et sa tres proche banlieue coûte environ 150 000 €) ou encore des gens qui payent cash jusqu'à 1 million € voir plus

les marges de négociation dépendent bien sur de la mise à prix des biens.

1)le bien est au prix et il se vend trés vite quelque fois sans aucune négociation
2)il est juste un peu au dessus el les marges sont faibles 2 à 3 %
3°Il est surestimé et la on peut avoir des écarts allant jusqu'à 20 %

j'espère répodre à vos questions quoiqu'il faudrait développer sur certains mécanismes.

je ne suis pas contre votre proposition mais pas avant deux ou trois semaines si vous le voulez bien. (envoyez moi un mp)
NB: je suis de sexe masculin même si mon pseudo je vous l'accorde est assez ambigue) :D

#45 nexus11

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Posté 15 fvrier 2007 à 12:27

une chambre supplémentaire sur Paris et sa tres proche banlieue coûte environ 150 000 €

C'est du délire ! C'était peut-être le prix psychologique correct pour un appartement avec 2 chambres il y a 10 ans (soit 1 million de francs), voir une petite maison de banlieue pour 200 000 (et encore pas celles toutes pourries des années 60 ou 70), mais UNE chambre ?
C'est vraiment une bulle irrationnelle où tout le monde croit que ça va encore monter, quand les gens vont se rendre compte que s'endetter sur 30 ans pour acheter une maison petite, mal foutue, à 1h de Paris, qui sera en ruine dans 20 ans est inacceptable, le retour va être violent...
Le mythe de "l'effet de rattrapage" est expliqué ici :
http://question22.canalblog.com/

#46 LUNA92

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Posté 15 fvrier 2007 à 12:49

une chambre supplémentaire sur Paris et sa tres proche banlieue coûte environ 150 000 €

C'est du délire ! C'était peut-être le prix psychologique correct pour un appartement avec 2 chambres il y a 10 ans (soit 1 million de francs), voir une petite maison de banlieue pour 200 000 (et encore pas celles toutes pourries des années 60 ou 70), mais UNE chambre ?
C'est vraiment une bulle irrationnelle où tout le monde croit que ça va encore monter, quand les gens vont se rendre compte que s'endetter sur 30 ans pour acheter une maison petite, mal foutue, à 1h de Paris, qui sera en ruine dans 20 ans est inacceptable, le retour va être violent...
Le mythe de "l'effet de rattrapage" est expliqué ici :
http://question22.canalblog.com/

Entiérement d'accord mais est ce que tout actuellement n'est pas une illusion? :???:

en tant que pro j'ai parfois vis à vis de certains acquéreur une honte mal dissimulée à leur dire qu'avec leur 300 000 € voir plus ils auront du mal à se loger . :peur:

et je ne dis pas le nombre de fois ou la situation a été tendue avec des vendeurs trop exigeant quand à leurs prétentions. :tresfache: et l'estimation du prix de vente de leurs biens.(faut voir les appartements et les immeubles :oops: )

#47 EcliptuX

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Posté 17 fvrier 2007 à 16:40

Breizhfox a bien voulu rédiger un article sur la Bulle immobilière. Cet article est disponible en exclusivité sur Onnouscachetout.com à cette adresse : http://www.onnouscac...lle-immobiliere

Encore merci Breizhfox ;)

#48 Breizhfox

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Posté 26 fvrier 2007 à 11:02

Source: Marianne
Date: 24/02/07

de JP Petit (l'économiste) :wink:
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Les Français doivent savoir que les biens qu'ils achètent à prix d'or peuvent perdre 30 à 40% de leur valeur dans les dix ans à venir


@ Luna92 => dis-moi, tu n'oublies pas de rappeller ça à tes clients? Ou dis-nous que c'est pas vrai ???:calin:
" Dans un réfrigérateur, un œuf dit a son voisin :
- Bah dit donc, t'a pas l'air en forme ce matin. Tu es tout vert, un peu mou, et tu as même des poils verts un peu partout…
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#49 LUNA92

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Posté 26 fvrier 2007 à 11:46

Source: Marianne
Date: 24/02/07

de JP Petit (l'économiste) :wink:
Image IPB

Les Français doivent savoir que les biens qu'ils achètent à prix d'or peuvent perdre 30 à 40% de leur valeur dans les dix ans à venir


@ Luna92 => dis-moi, tu n'oublies pas de rappeller ça à tes clients? Ou dis-nous que c'est pas vrai ???:calin:

puisque tu m'interpèles je vais essayer de te répondre le plus honnétement possible:

aujourdh'ui il me parait audacieux de faire un pronostic sur une baisse aussi forte du marché même (et je le pense vraiment)que ça serait souhaitable,n'en déplaise aux spéculateurs de tout poil.Bon sur dix ans pourquoi pas mais je n'en sais rien ,et comme je n'apporte des réponses qu'à ce dont je suis sûr je ne peux pas le faire comme je ne peux pas le dire à mes clients.

tu sais Breitzfox je ne sais pas si je suis assez formé pour te répondre de façon crédible.
comme tu l'as fait remarqué dans un autre post je suis sur le terrain et mon rôle c'est de concilier les intérêts des vendeurs et des acquéreurs.(n'oublie pas quand même q'aujourd'hui l'acheteur potentiel bénéficie d'un maximum de recul sur sa décision: délai de sept jours de rétractation,conditions suspensives de prêt,diagnostics divers et qu'il est seul arbitre dans sa décision, du moins dans la majorité des cas)

j'ai coutume de dire aux eventuels candidats (acquéreurs ou vendeurs) qu'il n'y a pas de mauvais produits mais qu'il n'y a que des mauvais prix.

Mon métier (du moins c'est comme ça que je le conçois) c'est de conseiller au mieux les différents intervenants à qui j'ai affaire tous les jours ,aussi je vis l'évolution en temps réel et m'interdit de voir trop loin,car les perspectives que je lis depuis des années ne se sont jamais avérées.

je lis ici ou la des commentaires sur ma profession et la je voudrais préciser certains points
c'est vrai que l'agent immobilier n'est pas toujours à la hauteur de l'attente des clients ,passant plus pour un bonimenteur que pour un professionnel.(manque de formation et souvent d'éthique )
ce n'est pas vrai que tous les agents sont comme ça,du moins pour ma part j'ai une conception de mon boulot qui est toute autre.

Mais bon j'ai pas trop envie de me justifier....................

#50 Prosodie

Prosodie

Posté 26 fvrier 2007 à 12:10

:D UNE INFORMATION POLITIQUE intéressante et sur laquelle il conviendrait de s'interroger !

J'ai une amie, qui sur le plan politique, grâce au Net, cherchait à connaître les avantages du plan Borlo . Elle remplit un dossier via le site (dont je n'ai pas retenu le nom qu'elle m'a donné) <mais qui serait un site pour faire construire à taux zéro >. On la rappelle vite aimablement souhaitant compléter 1dossier succinct lui dit-on...

Elle s'explique, ouvertement, et dit "je cherche politiquement à savoir, si ce qu'on nous propose est égal à la réalité.pour les plans constrcution des maison à x €..

Elle fait le point avec le M. du tél..... qui lui suggère, compte-tenu de sa faible retraite, (très faible) de tenter de monter un dossier via "Sofinco ou Cetelem" <les mieux placés dans le rachat des crédits pluriels !!! > Oui, il dit cela... Vous pensez bien que je suis étonnée de ce qu'elle m'annonce, puisque ce sont les 2 seuls organismes qui fichent les "emprunteurs pluriels", les autres n'ayant pas de fichiers communs !!! Ce M. lui donne un numéro de téléphone à l'antenne ministérielle, dit-il, pour ce plan. Il lui suggère, tenez-vous bien :

- de faire racheter ses crédits... (hum, je ne sais pas par quelle pirouette), puis,
- de faire construire sur son terrain de 550 m2 de jardin qu'elle possède, - 2 Studios à louer, avec lesdits fonds à O% - ceci lui apporterait.. Un confort de retraite compte-tenu du faible montant de cette dernière... ...elle vivrait beaucoup mieux, rendez-vous compte ! et que cela aiderait des personnes en difficultés à se Loger... -

Réfléchissez, dit-il... je vous rappelle exactement sous huitaine... et nous verrons "Comment je peux vous aider" . Il appelle 8 jours + tard. Mon amie dit non, sui désolée, je ne change rien.

- 1 credit + 1 Crédit = rachat + rachat = commissions additionnées.sans cesse à reporter.. et d'ajouter.. elle.. SOFINCO & CETELEM... elle connait.....tout génère des commissions d'intermédiaires... et s'ajoutent indéfiniment.

Et bien le M. lui donna son téléphone perso... chez lui... afin de voir..ce que nous POURRIONS faire ensemble... ..

Elle a dit non, en remerciant de manière appuyée ce charmant Monsieur qui de fait, travaillait sans doute avec/sur le plan BORLO, mais connaissant certains renseignements , tel :veuve.... (elle pourrait être manipulée... par lesdits organismes.)..Il aurait < peut-être> touché, une commission.... et l'aurait dépouillée totalement , sous couvert de ...! Car pour faire construire.. il faut trouver et avancer l'argent, même à taux zéro... Ça m'a fait penser à une émission récente sur le une, qu'elle m'a conseillée de regarder... à propos d'une Agent Bancaire frauduleuse...

Essayez sur le site dudit plan à construction zéro, peut-être aurez-vous d'autres sentiments ou d'autres renseignements !

Cordialement :humhum: :humhum: :humhum:

#51 nexus11

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Posté 26 fvrier 2007 à 12:52

Entiérement d'accord mais est ce que tout actuellement n'est pas une illusion? :???:

L'argent que je gagne difficilement tous les mois n'est pas une illusion, comme les salaires qui ont très peu augmentés depuis 10 ans, la réalité c'est que personne en France ne peut s'acheter un bien immobilier aujourd'hui, sauf à des conditions dignes de la prison à vie...

#52 Fleur de Diamant

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Posté 26 fvrier 2007 à 12:55

la réalité c'est que personne en France ne peut s'acheter un bien immobilier aujourd'hui, sauf à des conditions dignes de la prison à vie...


J'ai récemment entendu qu'il avait été mis en place des prêts sur 50 ans... Si le pouvoir d'achat n'augmente pas, les gens vont s'endetter encore plus. C'est ce que tu décris bien nexus11.
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

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#53 LUNA92

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Posté 26 fvrier 2007 à 13:25

la réalité c'est que personne en France ne peut s'acheter un bien immobilier aujourd'hui, sauf à des conditions dignes de la prison à vie...


J'ai récemment entendu qu'il avait été mis en place des prêts sur 50 ans... Si le pouvoir d'achat n'augmente pas, les gens vont s'endetter encore plus. C'est ce que tu décris bien nexus11.

50 ans on en parle mais c'est pas encore fait dans 99,9% des cas(précision ce sont des banques espagnoles qui proposent ça en ce moment)j'en ai pas vu passer pour l'instant mais un courtier que je connais me l'a proposé.

la grosse moyenne des prêts actuellement se situe entre 20 et 25 ans,disons environ 60%

mais il ya aussi des acquéreurs qui empruntent sur des durées beaucoup moins longues.(10 à 15 ans)
et quelques dossiers sur 30 voir 35 ans mais la majorité de ces prets ne sont pas prévus pour aller à terme(revente dans les cinq ans en moyenne)
La l'acheteur ne paiera que des taux d'intérêts et ne pourra hypotéquer que sur une plus value à la revente.

c'est surtout les acheteurs qui ont un petit pouvoir d'achat qui risquent encore une fois d'être les dindons de la farce.

en ce qui me concerne je déconseille à mes clients de faire des emprunts sur une durée trop longue mais ça ne les empêche pas de faire tout le contraire.(y'a pas pire sourd que celui qui veut pas entendre).il faut reconnaître que beaucoup n'ont pas le choix si ils veulent acquérir leur logement.

C'est sur que les prix n'ont pas attendu 2012 pour ascencionner :biglol:

#54 Breizhfox

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Posté 26 fvrier 2007 à 13:57

quelques dossiers sur 30 voir 35 ans mais la majorité de ces prets ne sont pas prévus pour aller à terme(revente dans les cinq ans en moyenne)

Pourquoi revendre dans 5 ans ?
Y'a des particuliers qui spéculent ?

Modifié par Breizhfox, 26 fvrier 2007 à 13:57.

" Dans un réfrigérateur, un œuf dit a son voisin :
- Bah dit donc, t'a pas l'air en forme ce matin. Tu es tout vert, un peu mou, et tu as même des poils verts un peu partout…
- hé, mais je suis pas un œuf,... je suis un kiwi ! "

#55 LUNA92

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Posté 26 fvrier 2007 à 14:23

quelques dossiers sur 30 voir 35 ans mais la majorité de ces prets ne sont pas prévus pour aller à terme(revente dans les cinq ans en moyenne)

Pourquoi revendre dans 5 ans ?
Y'a des particuliers qui spéculent ?

oui il y'a des particuliers qui spéculent ,de plus en plus mais c'est pas seulement ça

certains acquéreurs achètent un petit deux pieces voir un studio et esperent s'en servir comme d'un tremplin pour acheter plus grand dans un moyen terme.

ou alors c'est souvent des celibataires qui dans les cinq ans rencontrent l'autre,font parfois un enfant et doivent s'agrandir.

en tout cas la rotation des biens depuis cinq ans me conforte dans mes commentaires.

A savoir aussi que le marché sur le secteur ou j'exerce est à 85 % represente par des petits logements (studio,deux pieces,et trois pieces de 45 à 55 m²) ceci explique peut etre cela.

#56 Fleur de Diamant

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Posté 26 fvrier 2007 à 14:28

LUNA92

certains acquéreurs achètent un petit deux pieces voir un studio et esperent s'en servir comme d'un tremplin pour acheter plus grand dans un moyen terme.


Le problème qu'ils risquent de rencontrer, avec la chute du coût de l'immobilier, c'est qu'ils vont s'endetter assez fort pour pouvoir avoir plus grand.
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

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#57 LUNA92

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Posté 26 fvrier 2007 à 16:24

LUNA92

certains acquéreurs achètent un petit deux pieces voir un studio et esperent s'en servir comme d'un tremplin pour acheter plus grand dans un moyen terme.


Le problème qu'ils risquent de rencontrer, avec la chute du coût de l'immobilier, c'est qu'ils vont s'endetter assez fort pour pouvoir avoir plus grand.

Oui c'est le problème en cas de chute des prix,quand à savoir quand ça interviendra.......perso je n'ai pas de réponse.

A voir l'activité récente des transactions au niveau du secteur ou je sévis ça n'a pas l'air de se calmer même si les transactions se font plus difficiles depuis quelques mois ,j'ai le sentiment que les acheteurs sont de plus en plus vigilents sur les prix et on ne peut leur donner tort.

Mais bon admettons que les prix s'écroulent ,;ben je crois que tout le reste de l'économie ne sera pas épargnée et là, il est à parier que les préocupations de tout un chacun seront ailleurs.

Aprés tout si l'on veut qu'il y ait un réel changement de société est ce qu'il ne faut pas y passer?

UN BON COUP DE PIED AU C.L ça ferait peut etre du bien ,non?

#58 Fleur de Diamant

Fleur de Diamant

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Posté 26 fvrier 2007 à 16:56

LUNA92,

Mais bon admettons que les prix s'écroulent ,;ben je crois que tout le reste de l'économie ne sera pas épargnée et là, il est à parier que les préocupations de tout un chacun seront ailleurs.


Exact, c'est pour cela que j'hésite à vendre pour m'installer ailleurs.


Aprés tout si l'on veut qu'il y ait un réel changement de société est ce qu'il ne faut pas y passer?

UN BON COUP DE PIED AU C.L ça ferait peut etre du bien ,non?


Si l'argent n'existait pas, je crois que nous vivrions bien mieux. Enfin, c'est mon avis.
Dans ces phénomènes qui se répètent, je crois qu'il faut savoir en tirer des leçons, et je crois que même le plus riche d'entre les riches, aura beau avoir tout son argent, à travers les évènements qui s'annoncent, il aura peut être du mal. Mais s'il lui faut cela, cet effet de boomerang pour comprendre...
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

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#59 Prosodie

Prosodie

Posté 26 fvrier 2007 à 17:03

Le système de Troc est encore moins équitable. Comment faire pour toutes les tranches de populations, de lieux et de traditions divers pour échanger. Comment faire pour les invalides et bien d'autres populations encore....

C'était le seul moyen pour coordonner nos efforts, cela dit, ce fût dévoyé, perverti !
:humhum: :humhum: :humhum:

#60 LUNA92

LUNA92

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Posté 26 fvrier 2007 à 17:11

Le système de Troc est encore moins équitable. Comment faire pour toutes les tranches de populations, de lieux et de traditions divers pour échanger. Comment faire pour les invalides et bien d'autres populations encore....

C'était le seul moyen pour coordonner nos efforts, cela dit, ce fût dévoyé, perverti !
:humhum: :humhum: :humhum:

Donc ce n'est pas un énième système qu'il faut instaurer!!!!

Je pencherais plutot vers un esprit communautaire tourné vers Dieu et comme Dieu est en chacun de nous ,personne n'a envie de se faire du mal( quoique......... :thermo: )