M. C. Ruppert est une personne controversée et j'espère qu'il se trompe.
RITA:
Storm May Be the Coup de Grace for the American Economy and Many of Us As Well
by
Michael C. Ruppert
Tandis que je prépare mon départ pour Washington pour assister aux auditions tenues par le Congressional Black Caucus sur le 11/09 (ces vendredi et samedi), ma boîte aux lettres est progressivement inondée de messages que m'envoyent des personnes qui travaillent dans les industries de l'énergie et m'informent des conséquences potentielles du passage de Rita - le quasi-total anéantissement d'une économie Us en sursis.
30% des raffineries se concentrent dans la zone cible. Plus grave encore, la quasi totalité des raffineries qui produisent le diesel est menacée, ce qui promet (et tout spécialement dans le sillage de Katrina) une pénurie sans appel du diesel nécessaire aux moissons de grains et autres récoltes des mois de septembre et d'octobre. Sans le fuel pour alimenter les moissonneuses et autres engins agricoles, les récoltes pourraient bien rester sur place et y pourrir, ce qui pourrait engendrer:
une pénurie de nourriture (les prix pourraient tripler ou quadrupler) et un choc retentissant, dû au déficit des exportations, sur les marchés financiers et commerciaux.
Rita n'a pas encore frappé et 30% de la production domestique de gaz naturel est à l'arrêt.
Les Us ne peuvent pas importer d'outre-mer le gaz naturel comme ils le font pour le pétrole brut ou le raffiné. Les réparations sur les infrastructures endommagées par Katrina ont été stoppées pour procéder à l'évacuation des équipes. Le reste de la production énergétique du Golfe, épargnée par Katrina est directement dans son axe. Le gaz naturel connait une hausse de plus de 110% et le prix à payer cet hiver pour se chauffer au fuel domestique a déjà augmenté de 70% avant son arrivée. Depuis Katrina, la production de pétrole nationale des USA est en baisse d'un million de barils par jour (de 5Mbpd à 4 Mbpd). Nous produisons 9 Mbpd de moins qu'il y a une décennie.
...
()
CNN prévoit que le prix du gallon d'essence pourrait atteindre les 5 dollars et ceci pour un bon moment aidé par les manipulations du marché qui ne manqueront pas d'intervenir. Nous ne sommes pas encore familiarisés avec les pics "momentanés mais définitfs" des prix à la pompe constatés depuis Katrina et les réserves stratégiques de secours en pétrole des Etats-Unis, comme celles de l'agence d'énergie internationale, ont déjà été sollicitées une fois sans avoir été restituées.
La centrale nucléaire du Texas Sud - une des plus grande dans le pays - est complètement arrêtée en vue du passage de Rita. Elle se trouve à 12 miles de la côte du Texas et est une zone presque morte sur le chemin possible de l'ouragan. Le Texas a son propre schéma de puissance mais les manques catastrophiques en électricité pourraient facilement se propager dans tout le pays, en peu de temps. Le manque d'électricité conséquent à l'arrêt de cette centrale vient s'ajouter aux manques générés par la pénurie en gaz naturel qui n'alimente plus d'autres installations énergétiques.
Pour ceux d'entre vous qui s'attendent à ce que la FEMA se comporte différemment au Texas qu'à la Nouvelle-Orléans, le réveil risque d'être brutal. La FEMA fera ce qu'elle doit pour préserver même partiellement le fonctionnement du gouvernement et de l'infrastructure économique de l'Amérique.
Sauver des vies est l'une des fonctions les moins importantes de son mandat. J'avais de sérieux doutes quant à la capacité de l'Amérique de récupérer de Katrina, et je suis certain que - sauf intervention divine - c'est la fin de ce que nous appelons les Etats-Unis; non seulement en tant que superpuissance, mais aussi en tant que nation unifiée.
RITA:
Storm May Be the Coup de Grace for the American Economy and Many of Us As Well
by
Michael C. Ruppert
© Copyright 2005, From The Wilderness Publications, www.fromthewilderness.com. All Rights Reserved. May be reprinted, distributed or posted on an Internet web site for non-profit purposes only.
September 21st, 2005 1530 PST (FTW) – As I pack my bags to head to Washington for Congressional Black Caucus hearings on the September 11th attacks (to be conducted this Friday and Saturday) my inbox is being progressively flooded with emails from inside sources in the energy industry about what Hurricane Rita is now likely to accomplish – the near-complete destruction of an already teetering US economy.
Fully 30% of all US refining capacity is in the target zone. Perhaps most importantly, almost every refinery capable of producing diesel fuel is in immediate danger. This promises (especially in the wake of Katrina) a devastating and irreplaceable shortage of the diesel fuel needed to power America’s harvest of grain and food crops this month and next. Without diesel fuel to power the harvesters and combines, crops may be left to rot in the ground presenting a double whammy: food shortages (with prices that may treble or quadruple) and export defaults negatively impacting the financial markets and trade deficit.
Even before Rita strikes, fully 30% of all domestic natural gas production is shut in. The US cannot import natural gas from overseas like it can both crude and refined products. Repair work on infrastructure damaged by Katrina has been halted as crews have been evacuated. The remaining half of Gulf energy production undamaged by Katrina is directly in Rita’s crosshairs. Natural gas prices are up over 110% and home heating oil futures are up almost 70% before Rita even gets here. Since Katrina, US domestic oil production is down one million barrels per day (from 5Mbpd to 4 Mbpd). We were producing 9 Mbpd less than a decade ago
(Peak Oil has made replacement of losses almost impossible even as Saudi heavy-sour is being spurned as useless around the world, even with discounts of up to $10 and $12 per barrel.
A Bloomberg article today contains a quotation from a Wall Street energy expert as saying, “‘Rita is developing into our worst-case scenario,’ said John Kilduff, vice president of risk management at Fimat USA in New York. ‘This is headed right into our other major refining center just after all the damage done to facilities in Louisiana. From an energy perspective it doesn't get any worse than this.’”)
CNN is now predicting $5 per gallon gasoline and this will not likely go away with market manipulations. We had not yet experienced the permanent spikes resulting from Katrina, and the emergency reserves of the United States’ Strategic Petroleum Reserve and the International Energy Agency have already been tapped once and not refilled.
The South Texas Project nuclear plant – one of the largest in the country – is being completely shut down in preparation for Rita’s landfall. It is only 12 miles from the Texas coast and almost dead center in the hurricane’s projected path. Texas has its own power grid but catastrophic electricity shortages could easily ripple throughout the country in a short time. Electricity lost from that that facility will only be added to what is lost from other facilities powered by now critically short supplies of natural gas.
For those of you who expect FEMA to behave any differently in Texas than it did in New Orleans you are in for a crude awakening. FEMA will do what it must now do to preserve even a functioning part of America’s governing and economic infrastructure. Saving lives will be one of the least important functions in its mandate. While I had serious doubts about America’s ability to recover from Katrina, I am certain that – barring divine intervention – the United States is finished; not only as a superpower, but possibly even as a single, unified nation with the arrival of Hurricane Rita.
Ce message a été modifié par lateteatoto - 23 septembre 2005 à 23:32.