3 rue du Président Édouard Herriot
69001 Lyon
À l'attention de :
Monsieur Kader Attia artiste
Monsieur Thierry Raspail Directeur artistique
Monsieur Thierry Prat régisseur artistique général
Messieurs Jérôme Sans et Nicolas Bourriaud Commissaires
Je vous transmets cette protestation concernant l'oeuvre de Kader Attia « Flying Rats » exposée pour la biennale de Lyon à la Sucrière du Du 14 septembre au 31 décembre 2005.
Elle consiste en une volière géante où jouent - ou jouaient - 45 enfants, à la marelle, au toboggan, au poirier, aux billes, leurs petits cartables posés sur le sol, leurs tabliers à carreaux encore boutonnés. Enfants-mannequins faits de chiffons et de céréales, inanimés, mais comme vivants. Pas tous pourtant, car de certains, il ne reste qu'un short, des baskets. Parce que l'enclos est également une volière peuplée de 150 pigeons, de vrais pigeons qui peu à peu picorent et dévorent les enfants-céréales.
Je suis contre l'utilisation d'animaux vivants lors d'une exposition d'art. Ceux-ci tenus en captivités pendant toute l'exposition, stressés par les nombreux spectateurs.
Certes cette utilisation est devenue courante dans l'art contemporain; Broothaers a introduit un perroquet vivant dans son exposition “ Ne dites pas que je ne l’ai pas dit ” ( 1974, Anvers, Wide White Space Gallery), Nam Jun Paick des poissons rouges dans son Vidéo Fish ( 1979, Col MNAM- Centre Pompidou). Plus près de nous, Wim Delvoye a exposé des cochons vivants et tatoués, Maurizio Catalan un âne, Bustamante des oiseaux, Ping des insectes, Eduardo Kac avec Alba une lapine transgénique blanche ayant reçu un gène de méduse responsable de la synthèse d’une protéine fluorescente et son canaris trans-espèces oeuvre-dispositif créé en collaboration avec Ikuo Nakamura présenté publiquement du 21 octobre au 11 novembre 1994, simultanément au centre pour l'art contemporain de l'université du Kentucky à Lexington, et à la « Science Hall » de New-York.
Les ready made de Duchamp avaient démontré que le musée ou l'exposition était l’ instance légitimatrice, capable de transmuer en art n’importe quel objets, mais n'est-ce pas un peu facile d'utiliser des animaux, comme dans un cirque, pour traiter de l'expérience du temps ? N'importe quel montreur d'animaux de foire ne réussirait-il pas à nous insérer dans un temps subjectif concentré et intense, « l'instantanéité », surtout si les animaux montrés sont perçus comme dangereux par le spectateur. Cette oeuvre joue donc sur un effet facile et est éthiquement douteuse en utilisant des animaux vivants.
Mais ce n'est pas n'importe quel animal qui a été choisi mais le pigeon des villes et là c'est plus grave car cet oiseau est déjà très « chargé » négativement dans l'inconscient collectif.
Dans une oeuvre de ce genre le discours que l'artiste porte sur sa création fait corps avec , en est inséparable. Ce discours contribuant très fortement à la formation de l'émotion esthétique chez le spectateur en orientant sa vision vers certains archétypes universels, certains détails du discourt faisant également surgir à la surface de son esprit, comme une brume un matin d'automne, le parfum d'émotions ressenties autrefois.
Avant d'analyser sommairement le contenue des propos de l'artiste il nous faut situer son contexte idéologique. Ce texte ancien que j'ai rédigé en d'autres circonstance précisera clairement le problème :
Le pigeon biset a été domestiqué par l'homme depuis l'antiquité. L'espèce actuelle est issue d'une longue sélection. Jusqu'à la fin de la deuxième guerre mondiale il véhiculait de multiples symboles comme la paix, l'amour, l'espérance, l'esprit en opposition avec la matière, l'esprit saint, l'âme après la mort.
Après la deuxième guerre mondiale on assiste à un renversement de paradigme, il ne portera plus une image positive mais négative. Il deviendra un rat-volant, un nuisible, un messager de maladies étranges, inconnues et obscures. Il était un messager de lumière et il devint messager des ténèbres.
Quand la société postindustrielle se mettra en place, après les multiples exodes rurales du 19° et 20° siècle, les rapports de l'homme avec la nature se modifieront profondément, en particulier avec les êtres vivants. Celui-ci perdant progressivement tout contact avec le monde rural et se regroupant dans de grandes agglomérations. Cette nature qui était perçue comme une mère nourricière, inconnue et sacrée, que l'homme devait respecter et écouter pour survivre, devint son ennemi, une structure chaotique, imprévisible dont il dut se protéger. Les êtres vivants devenant des machines biochimiques. L'animal vivant en liberté devint dangereux, suspect. Cette tendance en ce début de siècle atteint un certain paroxysme. Pour preuve les immenses troupeaux massacrés en vertu du principe de précaution pour se protéger d'une maladie n'ayant atteint que quelques cas humains.
Dans ce mouvement général la symbolique portée par le pigeon des villes fut fortement modifiée. On ne compte plus les articles dans la presse à compter de la fin des années soixante décriant cet oiseau. Ces articles proclamaient en substance que le pigeon véhiculait de mystérieux germes invisibles, des virus inconnus très dangereux, que ses déjections pouvaient percer les gouttières et même les toitures et détruire les bâtiments. Bref il devint un nuisible porteur de miasmes, un bouc-émissaire de la mort projeté par l'inconscient collectif. Cette nouvelle mythologie n'avait bien sûr aucune base scientifique.(1*)
On se mit à le pourchasser, à le massacrer sans pitié comme beaucoup d'autres espèces vivantes. Un marché économique important émergea pour sa capture, sa mise à mort et la protection des bâtiments. On fit tout pour l'éliminer mais en vain, cet oiseau réussissant à survivre grâce à des caractéristiques exceptionnelles d'intelligence et de grande fécondité.
Maintenant, au lieu de s'en prendre à l'oiseau trop fort, on veut s'attaquer à son maillon faible, ses amis, les humains qui le nourrissent (le pigeon ne peut survivre seul en zones urbaines, les graines ne poussent pas sur le bitume). Ces « nourrisseurs » sont maintenant des délinquants, ils commettent des « incivilités » et sont responsables de son occupation des agglomérations. Des campagnes de presse distillent une propagande bien rodée : sus aux nourrisseurs, responsables de tous les maux.
La diabolisation du pigeon passe au nourrisseur, celui-ci représenté comme un être dérangé psychologiquement, un SDF, une personne âgée à moitié gâteuse.
Quand est il exactement de ces « nourrisseurs », qui sont-ils ? Comme aucune étude sérieuse n'a jamais été faite sur eux, qui peut le dire ? Une chose est sûre, il a toujours existé des amis des animaux, des pigeons dans le cas d'espèce (commensal de l'homme depuis bien longtemps). La démarche de nourrir, soigner et protéger les animaux participe à ce qui fait la beauté de l'âme humaine. C'est cette même inspiration qui est à la source de l'entraide entre humains et de l'amour et de la compassion. N'est-il pas dangereux et imbécile de vouloir réprimer cet élan ? De pénaliser ces sentiments quand ils sont adressés au pigeon, ami fidèle de l'homme depuis des millénaires ? En pure perte en plus, on ne peut empêcher un humain d'avoir de la compassion pour ses semblables ou pour ses amis les animaux.
Et pourtant c'est ce que les pouvoirs publics font, ils ont pénalisé cette pratique ! Devant l'inefficacité des lois et règlements (contestables car basés sur un risque sanitaire non prouvé scientifiquement) ils en sont venus à durcir le ton. Augmentant dans certaines villes comme Paris le prix des amendes, embauchant de nombreux agents verbalisateurs chargés de réprimer ces malheureux nourrisseurs. Il est interdit maintenant d'aimer les animaux et la nature, point à la ligne, circulez il n'y a rien à voir ! Quelle époque ! Les personnes fragiles sont très souvent les victimes de cette répression, les jeunes échappant aux mailles du filet. Quelle lâcheté !
Ici nous voyons les pouvoirs publics qui non contents de ne pas prendre leur responsabilité en ne s'occupant pas de ce problème s'en prennent au peuple, aux petites gens. Participant ainsi à la tendance générale de notre civilisation à vouloir nier le fait vivant, à ne pas le respecter, préférant ses machines, ses ordinateurs aux êtres sensibles. On ne résoudra pas le problème des pigeons, ni d'ailleurs celui des autres espèces d'oiseaux envahissant les villes en s'attaquant aux nourrisseurs qui ne font que soigner le mal que fait notre incurie aux êtres vivants.
A Paris une ambiance spéciale s'est installé ces derniers temps, une atmosphère de délation envers les nourrisseurs, ressemblant à ce que vivent les peuples subissant une dictature. Les nourrisseurs se cachent, rasent les murs pour donner quelques graines à leurs protégés. Ils sont épié, observé par le voisinage, qui sûr de son bon droit n'hésite pas à invectiver, violenter et surtout dénoncer anonymement (quel courage !) par lettre les malheureux.
Il faut dire que les français sont des spécialistes de la délation, on l'a bien vu sous le régime de Vichy. Ces citoyens bons patriotes, qui font leur devoir et au delà de tout soupçon, qui ne donnent peut être même pas dix centimes d'euros à un SDF et qui en cas de guerre....... bon arrêtons là. Ils sont de toute façon victime de la propagande massive anti-pigeons développée comme un happening depuis 30 ans. On est en pleine hystérie collective. Ce genre d'hystérie qui en ce moment, sur la planète, génère des guerres un peu partout. Car qu'attendre quand on commence à jouer sur l'instinct de survie activé par les hypothétiques maladies si ce n'est des énergies émotionnelles incontrôlables et très dangereuses.
Honte aux pouvoirs publics et aux autres responsables pour avoir jeté de l'huile sur le feu, de vouer certains de leurs administrés aux gémonies de leurs voisins et de créer sans raison une minorité silencieuse et opprimée !
(1*) : On entend partout que les pigeons des villes sont dangereux, vecteurs de germes, porteurs de maladies transmissibles à l'homme. Mais est ce bien vrai ? En fait cet oiseau n'est pas plus contagieux que n'importe quel animal et cette mauvaise réputation faite au pigeon relève plutôt d'une phobie collective.
Les meilleurs experts sont formels pour déclarer que le pigeon des villes est non dangereux, comme exemple
cette lettre du Docteur Philippe de WAILLY, Membre de l'Académie Vétérinaire de France, Président de la section ornithologique du G.E.N.A.C. (Groupe d'Etude des Nouveaux Animaux de Compagnie) et Président de I.W.P.F France :
« Nul ne saurait nier l'existence de maladies graves chez les merveilleux pigeons de nos villes. Mais il convient d'affirmer que le plus gros pourcentage de mortalité chez eux est provoqué par des affections totalement et exclusivement spécifiques aux colombidés contre lesquelles les vétérinaires se trouvent souvent impuissants: variole du pigeon, paramyxovirose B (qui se manifeste par des torticolis et des convulsions), enfin l'herpès virus 1 (PH V 1) dont les signes cliniques sont sinusites, abattement, paralysie. Aucune de ces maladie n'est susceptible de provoquer le moindre malaise chez les humains. On signale, certes, quelques cas d'ornithose ou de salmonellose, mais ne risquons-nous pas d'attraper le pyocianique ou le staphylocoque doré dans le métro ou dans certaines salles hospitalières ? J'en connais des exemples bien précis. Certaines personnes sont allergiques aux plumes, ce qui se manifeste par des rhinites ou des troubles asthmatiques. Ce sont, plus fréquemment, les acariens des duvets de literie qui sont à l'origine de ses désagrément, bien plus que les pigeons vivants dans nos villes. Beaucoup moins que les pollens ou les poussières. Arrêtons donc de considérer les pigeons comme les bouc-émissaires de nos maux. L'homme moderne n'a-t-il pas suffisamment désacralisé la nature et sa création pour encore inventer une victime sacrificielle sur l'autel de son injustice et de sa méchanceté. »
Que dit Kader Attia sur « Flying Rats » par exemple sur le journal 20 minutes :
Pourquoi avoir créé une volière de pigeons « mangeurs d’hommes ?
C’est parti d’une anecdote.
Enfant à Sarcelles, je me suis évanoui dans la cour de l’école. Quand j’ai repris connaissance, les pompiers m’ont demandé si j’avais vu les oiseaux ! Ne connaissant pas cette expression populaire, je n’ai pas compris ce qu’ils voulaient dire. Du coup, j’ai grandi avec cette phobie des oiseaux.
Que signifie ce titre, Flying Rats ?
C’est le nom donné aux pigeons aux Etats- Unis. Ils sont propres quand ils vivent dans les falaises. Ceux des villes, bourrés de maladies, constituent une dégénérescence de la race. La volière est une métaphore de la décrépitude de notre société, où l’homme crée des choses qu’il ne maîtrise plus. Cette œuvre, c’est pareil : elle est sous l’emprise des pigeons… Comment va- t- elle évoluer ? Les premières sculptures ont été dévorées en une semaine. On verra bien ce qu’il restera fin décembre…
Recueilli par Marc Héneau
Dans cet interview l'artiste invente, prend ses phantasmes pour la réalité; le pigeon des villes n'est pas une dégénérescence de la race mais au contraire sa sublimation, cet oiseau étant le fruit d'une sélection génétique multi-millénaire, un animal domestique abandonné par l'homme (un peu comme le cheval mais lui l'oiseau s'est échappé ...). D'autre part ses fameuses maladies sont fictives ............ Le nom de la création « Flying Rats » ou Rats-Volants en Français annonce la couleur sur les intentions de l'artiste. Le rat qui serait responsable des grandes épidémies des siècles passés ....... C'est aussi le nom que lui donnent certaines personnes haïssant cet oiseau dans les grandes agglomérations.
D'autre part l'artiste fait manger des enfants, symbole d'innocence, d'espoir, d'immortalité et de fraîcheur par les pigeons dans une mise en scène suggérant l'aspect diabolique, obscur du pigeon.
Mais ceci n'est-il pas voulu par l'artiste ? Et si l’art ne choquant plus, il perdait une de ses fonctions ?
Bien sûr, le choc est permis à l’art, il est même nécessaire, car nous avons besoin de thérapies. Mais s’il implique une violation symbolique, psychique ou physique d’autrui, alors non, tout n’est pas permis - Beat Sitter-Liver, professeur de philosophie pratique à l’Université de Fribourg -.
Or cette mise en scène ne contribue t-elle pas à persuader ses spectateurs du dangers des pigeons ? Et en vertu de la loi dite de l'effet papillon (théorie du chaos) qui énonce que les battements de l'aile d'un papillon en Amazonie peuvent provoquer par une série d'évènements un cyclone en Asie, cette création ne risque t-elle pas d'inciter la population à massacrer encore plus les pigeons des villes ? Ne va t-elle pas diaboliser les rares animaux vivants encore en liberté ? Les oiseaux n'en feront-ils pas les frais ? Ceux-ci étant présentés à notre époque comme dangereux car pouvant transmettre des virus susceptibles de muter. Bref faire peur, avoir peur de la nature et préférer l'artificiel, plus contrôlé.
Je suis en phase avec cette déclaration de Sitter Liver : Quant à la liberté «intégrale» de l’art, selon le terme flou de Michel Thévoz (historien de l’art, ex-conservateur du Musée de l’art brut à Lausanne), je m’y oppose. Car il n’y a pas de liberté sans limite. L’art, comme toute action humaine, est lié à la nécessaire différenciation entre le bien et le mal.
Pour conclure cette oeuvre éveille en moi une émotion qui n'est pas du tout du domaine artistique, c'est l' écoeurement. Et je ne félicité pas les organisateurs de cette biennale d'être tombé dans le spectaculaire de mauvais goût.
Veuillez agréer mes très respectueuses salutations.
Le 26/09/05
Pascal Cousin
donner à manger aux pigeons augmente le nombre des pigeons
Plus la quantité de nourriture disponible est importante plus les pigeons se reproduisent, ceux-ci grâce aux nourrisseurs passant moins de temps à chercher leur pitance peuvent mieux poursuivre leur activité de reproduction.
Cette affirmation part du principe que les pigeons biset des villes sont des animaux sauvages comme le gibier. Comme les espèces sauvages sa stratégie de reproduction est dépendante des saisons et de la quantité de nourriture disponible. Cette supposition s'avère fausse et est en contradiction avec toutes les observations scientifiques sur les pigeons des villes, en effet ces pigeons sont des animaux domestiques (voir histoire du pigeonnier et législation).
La distinction entre animal sauvage et domestique est primordiale, puisqu'une forte capacité de reproduction est une caractéristique de l'animal domestique. Tout le monde sait que les pigeons urbains sont très prolifiques... Ces oiseaux étant le fruit d'une sélection génétique des anciens. Le Docteur Daniel Hagg-Wackernagel a constaté dans une étude datant de 1984 que les pigeons affamés pondent plus que les pigeons nourris régulièrement par l'homme ! Donc pourquoi accuser les nourrisseurs de la prolifération des pigeons urbains ? Ne serait il pas logique de tenir l'Homme responsable de cette situation par son abandon du pigeon biset dont la domestication remonte à l'antiquité.
Interdire de nourrir les pigeons est le moyen le plus efficace et les nourrisseurs sont la source du problème de la prolifération des pigeons biset
Ici on présuppose encore que l'augmentation du nombre des pigeons est proportionnelle à la quantité de nourriture disponible, on affirme que le pigeon biset, domestique, a le même comportement qu'un oiseau sauvage, vivant en plus en pleine campagne. Le contrôle du nombre de pigeons biset ne peut se faire par une interdiction des les nourrir.
Il faut à l'inverse, comme n'importe quel animal domestique, s'en occuper : le nourrir dans certains endroits bien déterminés et non gênant permettant d'y fixé les populations de pigeons où on pourra y installer éventuellement des pigeonniers contraceptifs
Donner à manger aux pigeons leur nuit, les rend dépendants et ils ne vivent plus d'une façon naturelle
Si les pigeons biset dépendent de l'homme c'est en raison de sa domestication et non du fait des nourrisseurs. La thèse soutenant que les pigeons puissent vivre sans l'aide de l'homme, d'une façon naturelle est absurde du point de vue biologique. Ces oiseaux ont maintenant les villes comme habitat naturel. Ils sont peu mobiles, et ont un rayon de mouvement restreint. Ces animaux étant incapable de trouver sans l'homme leur alimentation, ils en sont réduits à vivre des déchets de l'homme.
Et pour eux manger du pain et d'autres restes n'est pas sans conséquences pour leur santé, ces aliments étant mauvais pour leur métabolisme. Une alimentation contrôlée, adaptée à leur physiologie peut seule les maintenir dans un état sanitaire satisfaisant. Pour preuve l'espérance de vie d'un pigeon biset nourrit convenablement est de 12 à 15 années alors qu'en zone urbaine elle est de 2 à 3 années, cette faible durée générée par ses conditions de vie très dure (faim, système immunitaire affaibli, recherche permanente de nourriture qui l'épuise, stress...).
En nourrissant les pigeons, les nourrisseurs commettent des "incivilités", nuisent à la collectivité, parce que ces animaux font courir un risque sanitaire et parce que les fientes de pigeons endommagent les bâtiments
Indépendamment du fait que leur "prolifération" n'est pas due aux nourrisseurs, des préjugés, lieux communs sont colportés un peu partout : ils transmettent des maladies et détruisent les bâtiments.
Il a été prouvé que les pigeons des villes ne transmettent pas plus de maladie à l'homme que n'importe quel animal (dont les chiens, les chats, etc.). La fiente de pigeon dont le PH physiologique est pratiquement neutre n'est pas la cause de la destruction des immeubles, ni même des soi-disant problèmes esthétiques (gris, noirceur, etc.). Il faut en rechercher la cause dans la pollution atmosphérique. Beaucoup de bâtiments historique sont en très mauvais état alors qu'aucun pigeon n'y a résidé...
Les campagnes de diabolisation des pigeons deviennent aussi une campagne de stigmatisation des nourrisseurs. Ceux-ci sont humiliés, sanctionnés pénalement, violentés. Les nourrisseurs devenant des délinquants alors qu'ils sont les seuls à assumer la responsabilité de l'homme vis à vis de cette espèce qui l'a longtemps servi. Cet homme qui l'a abandonné, fuyant sa responsabilité.
dr Capdevielle M-Pierre
16 rue Cartailhac
31000 Toulouse
dr Guiraud Gilbert
56 rte d'Eaunes
31600 Muret
nous n'avons jamais en 25 ans d'exercice constaté de pathologie transmise à l'homme par les pigeons. notre témoignage est confirmé par le docteur Philippe Bergès, vétérinaire ayant soigné lui même des milliers d'oiseaux sauvages (toujours très actif à la SPOV, sans jamais rien attraper..... ) (nous non plus d'ailleurs....)
arrêtons de massacrer au nom de l'ignorance. c'est comme la syphilis dont la transmission venait toujours de l'Etranger......
les américains se sont tellement trompés sur le pigeon qu'ils pleurent maintenant l'extinction totale du pigeon voyageur qui emplissait leur ciel, faisait l'admiration d'Audubon qui mettait déjà en garde contre les massacres exterminateurs.
au 19è, on mettait en cage d'exposition les individus d'ethnies inconnues, vous perpétuez cette façon inadmissible de traiter plus faible que soit; plus faible jusqu'à ce que l'homme arrive enfin à s'exterminer lui même, après des siècles de massacres commis au nom de l'anthropocentrisme.
sortez ces pigeons de là, et sortez vous vous même d'une ignorance meurtrière.
avec nos sentiments désolés.
Le risque sanitaire
Le pigeon des villes représente-t-il un risque zoonotique, c'est à dire de transmission de maladie de l'animal à l'homme ? En préalable, il est nécessaire d'évaluer l'état sanitaire de la population de pigeons. La dernière étude a été effectuée en 1990. A l'occasion de captures de pigeons, des individus (300) ont fait l'objet d'analyses en laboratoire. Les résultats peuvent être résumés, avec les pourcentages des animaux infectés :
Chlamydiose : 50 %
Salmonellose : 19 %
Levures et champignons : 85 %
Paramyxovirose : 32 %
Ces résultats peuvent paraître inquiétants mais doivent être relativisés. Aucune des salmonelles découvertes sur les pigeons n'est dangereuse pour l'homme (il existe plus de 2 000 variants de salmonelles dont seuls certains sont néfastes pour l'homme).
Chlamydia psittaci est l'agent de l'ornithose-psittacose, (ou chlamydiose), zoonose qui détermine des pneumonies graves chez l'homme. Cependant la contamination humaine se fait en général depuis les perruches ou les perroquets. Aucun cas de contamination humaine de chlamydiose par le pigeon n'a jamais été rapporté à DSV.
Parmi les levures, Cryptococcus neoformans vit dans le tube digestif du pigeon. Les personnes immuno-déprimés (sida, âge, greffe...) sont exposées à des mycoses respiratoires ou cérébrales graves. Mais l'ubiquité de cette levure disculpe relativement les pigeons.
Enfin, la présence de paramyxovirus chez le pigeon parisien n'est inquiétante que pour les autres oiseaux. Des maladies sanitairement et économiquement graves comme la maladie de Newcastle des volailles sont dues à des paramyxovirus. Cette contamination justifie l'interdiction de relâcher "à la campagne" les pigeons capturés dans Paris.
CITATIONS DU DOCTEUR CHARLES GOMEZ,
ANCIEN DIRECTEUR DES SERVICES VETERINAIRES DE LA PREFECTURE DE POLICE DE PARIS
Vous dirigez les services vétérinaires de la préfecture de police de Paris, quel est leur rôle exact dans la surveillance des pigeons ?
- Docteur Charles Gomez - Nous nous occupons des aspects sanitaires uniquement. Quand des gens tombent malades après avoir approché des oiseaux, nous menons des analyses. Il s'avère que les oiseaux responsables d'une infection ne sont jamais des pigeons, mais des canaris ou des perroquets. Pour le reste cela devrait être du ressort de la direction de la propreté de la ville.
extrait du blog : http://psychanalyse-...cle-891458.html
LA BARBARIE pour la science, la santé, la nourriture ou l'art... UTILE OU FUTILE, HUMANISTE OU PAS, EST INTOLÉRABLE.
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Ici, la "plaisanterie" qui consiste à présenter des pigeons, paisibles granivores, comme des anthropophages, en leur donnant pour toute pitance des figurines à l'image d'enfants en amalgame de céreales n'est pas sans conséquence néfaste sur la gente colombine. Ce spectacle de Grand guignol frappe l'imagination, vise l'effet au lieu de viser l'intellect malgré l'objet pompeux de l'exposition sur le temps.
Ici pourtant, les pigeons ne souffrent peut-être pas trop en dehors du stress de ce genre de lieux de passage, de la chaleur, la poussière, les transpots d'une ville à l'autre dont on ne sait rien. Certes, ils sont nourris et logés...rêve de pigeon des villes, animal domestique abandonné sans toit ni graines. Il y aurait aussi à vérifier que les couleurs soient commestibles.
Dans cette installation, ce qui pose le plus problème est l'idéologie fortement spéciste. C'est le fait que les pigeons martyrs de nos villes ingrates soient transformés en bourreaux! C'est une inversion de rôle qui confine au négationnisme. Négationnisme qui mène à dire que ce qui est n'est pas, que les pigeons ne sont pas des indigents qui souffrent mais des nantis qui nous vampirisent... De même que les révisionnistes affirment que les juifs ne furent pas tués, mais qu' ils ont tout inventé pour se faire plaindre et surtout accuser les innocents aryens du monde "civilisé" aux fins de les dominer par la culpabilité et de les déposseder par les réparations que ça implique. C'est le coup de la pseudo-victime qui est en fait bourreau, qu'on nous ressert allègrement, du côté gauche, à propos d'Israël, d'ailleurs. Car le négatuionnisme est moin d'être l'apanage de la droite. Et, comme on le bvoit avec les oiseaux "ratisés" afin de les ratiboiser, loin de se limiter au champ de la Shoah.
IL serait bon, pour continuer sur cette lancée, de rationnaliser un peu l'homme, propice à gober tous es messages pousse-au-crime, même les plus saugrenus.
Monsieur Kader Attia, coincé entre 2 identifications hélas peu compatibles de nos jours mais toutes deux de "races" assimilées à des rats pour mieux les asservir et les mépriser, rejoue quelque chose de cette méprisable méprise sur le dos des pigeons, peuple diffamé et chaque jour exterminé par les municipalités de notre "douce" France.
Les victimes granivores du spécisme transformées en mangeurs d'enfants, cela ne peut pas ne pas évoquer les juifs accusés d'être buveurs de sang d'enfants, pousse -au-délire diffamatoire imaginé pour les rendre effrayants et détestables, et justifier les pires pogromes à leur encontre.
Ainsi, les juifs furent d'abord diffamés, ensuite exterminés, comme le sont les pigeons accusés entre autres choses --toutes fausses-- de donner des maladies. Jusque là, qui connaît une seule personne malade d'une maladie de pigeons? Pas la DSV en tous cas. (Direction des services veterinaires)
Ils n'ont pas besoin qu'on en rajoute. Ils souffrent déjà assez. La loi les affame. les maires les font tuer de ma pire des façons dans des chambres à gaz ou à vide d'air. Ils sont empoisonnés par des tueurs urbains et non menacés de sanction car ici rêgne une grande indulgence, contrairement à ce qui se passe à l'encontre de ceux qui font leur devoir en les nourrissant.
Ces petites victimes de la domestication sont des êtres aussi spoliés et massacrés que les chiens et chats errants des pays barbares de Serbie , par exemple, mais aussi le nôtre dans les DOM TOM, entre autres mais aussi dans nos associations saturées d'animaux abandonnés ou par leurs maîtres qui, sous n'importe quel prétexte (déménagement, comportement, etc.) s'en débarassent en les assassinant ou le faisant faire par des vétérinaires patentés.
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