Voici un article du Monde en date du 1er octobre 2005 :
Article Monde
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LE MONDE | 30.09.05 | 13h34 • Mis à jour le 30.09.05 | 13h34
Les 31 écoliers de Gluiras, village ardéchois de 400 âmes, seront les premiers à expérimenter "ComCom Go !", une carte à puce individuelle destinée aux 137 enfants des écoles de la communauté de communes des Châtaigniers. Le principe est simple : les écoliers badgent avant d'entrer en classe, pour indiquer leur présence, qui est alors enregistrée sur l'ordinateur de l'école.
Ce procédé est utilisé dans le cadre du projet Esp@ce, porté par le maire de Gluiras et président de l'intercommunalité, qui regroupe six communes, Alain Risson, également rapporteur de la commission technologies de l'information et de la communication de l'Association des maires de France (AMF). L'initiative fut retenue le 9 juillet 2003, au terme de l'appel à candidatures lancé par le ministère de la réforme de l'Etat (en association avec la Caisse des dépôts) en faveur du déploiement des cartes de vie quotidienne (CVQ).
Si, dans un premier temps, il s'agit seulement d'enregistrer la présence de l'écolier, l'information nom et prénom de l'enfant pourra ensuite servir pour d'autres applications : "L'utilisation des données transmises par les cartes d'enregistrement sera un gain supplémentaire de fiabilité et d'efficacité pour la gestion de la restauration collective, explique M. Risson. Elle permettra également aux parents disposant d'Internet de vérifier l'arrivée de leur enfant à l'école."
"PROCÉDÉ LIBERTICIDE"
Mais certains parents ne l'entendent pas de cette oreille. Ils dénoncent "un procédé liberticide et en décalage avec les réalités -des- villages ruraux". "Les écoles de notre communauté de communes comptent au plus deux classes, composées d'une vingtaine d'enfants. Le projet est complètement disproportionné par rapport aux effectifs", fait remarquer Martine Corneloup, représentant les parents d'élèves de l'école publique de Saint-Pierreville.
De leur côté, les enseignants sont majoritairement opposés au projet. Maxime Blache, instituteur à l'école de Marcols-les-Eaux (20 enfants), rappelle que "l'appel des enfants est une compétence relevant de l'éducation nationale, et non pas de la communauté de communes".
Le montant de l'expérimentation, estimé à 80 000 euros, bénéficie des subventions de la région Rhône-Alpes et de la Commission européenne. Les cartes sont délivrées gratuitement par la RATP, tandis qu'Ascom, société spécialisée dans le commerce de cartes à puce, offre les lecteurs de carte.
A l'issue d'une réunion avec les parents d'élèves et les enseignants de Gluiras, le 12 septembre, M. Risson espère pouvoir activer la borne d'enregistrement dans l'école de sa commune dans les jours ou les semaines à venir. Il précise toutefois le caractère non obligatoire du dispositif : "La carte sera délivrée uniquement aux parents volontaires."
Angélique Cléret
Article paru dans l'édition du 01.10.05
Si on peut plus sécher les cours... l'école va être moins attractive non?










