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La Bhagavad Gita


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12 réponses dans ce topic

#1 Khanti

Khanti

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Posté 15 octobre 2005 à 16:01

Traduit du sanscrit par Anne-Marie Esnoul et Olivier Lacombe
Editions du Seuil, collection Points-Seuil.


La Bhagavad Gîta
A la fois guide de sagesse et récit cosmologique, la Bhagavad-Gîta est l'un des principaux textes sacrés de l'Inde, avec les Vedas et les Upanishad.
Ecrit en sanskrit il y a 2500 ans, ce texte offre des recoupements saisissants avec les théories les plus récentes de la physique quantique et de l'astrophysique, au sujet du Big-Bang, de la structure de l'univers, ou la nature énergétique et probabiliste de la matière.
Traduit du sanscrit par Anne-Marie Esnoul et Olivier Lacombe
Editions du Seuil, collection Points-Seuil
Extraits  



"Tout ce monde vivant est sous-tendu par moi
dans mon état non-manisfesté.

A la fin d'un éon,
tous les êtres vont à cette mienne nature,
puis, au commencement d'un éon,
je les émets à nouveau.

Maîtrisant ma propre nature cosmique,
j'émets encore et encore tout cet ensemble des êtres, malgré eux et par le pouvoir de ma nature.

C'est par moi, son surveillant,
que la nature enfante l'univers.
Et voilà la raison pour laquelle l'univers existe."
(Chant IX, 4-15)

"Considère que tous les êtres ont cette double nature comme matrice.
Je suis l'origine mais aussi la dissolution de l'univers entier"
(VII, 6)



"Enveloppé de ma magie et de mon pouvoir yogique, je ne suis pas visible à tous. Ce monde égaré ne me reconnait pas comme le Non-né, immuable."
(VII, 25)

"C'est par l'activité des qualités constitutives de la nature qu'en toute occasion les actes s'accomplissent. Mais si elle se laisse égarer par le moi factice, l'âme pense qu'elle en est l'agent. Cependant, celui qui connait la double série des qualités constitutives et des actes se rend compte qu'il s'agit simplement d'une action des qualités sur les qualités; en conséquence il ne s'y attache pas.
Egarés par les qualités de la nature, les hommes ordinaires s'attachent aux activités de ces qualités. Faibles, ils n'ont de la vérité qu'une connaissance parcellaire."
(III, 27,28,29)
"Cette mienne magie, divine et constituée par les "qualités naturelles", est inscrutable. Ceux qui s'abandonnent à moi, ceux-là vont au-delà de cette magie."
(VII, 14)


"Ceux qui, s'appuyant sur moi travaillent à se libérer de la vieillesse et de la mort, ceux-là connaissent le Brahman, le domaine entier du Soi, la totalité de l'agir.

"Ceux qui me connaissent dans le domaine des êtres, dans celui des dieux, et au moment de la mort aussi, ceux-là, l'esprit unifié, me connaissent."
(VII, 29-30)
"Celui qui me voit partout et qui voit le Tout en moi, je ne suis jamais perdu pour lui et il n'est jamais perdu pour moi."
(VI, 30)

    
"Allons! Je vais maintenant t'exposer mes divines manifestations, en m'en tenant à l'essentiel, ô meilleur des Kuru, car mon expansion est illimitée.

Des créatures je suis le commencement, la fin, et le milieu.

Je suis la mort qui emporte tout, la source des choses à venir.

Je suis le sceptre de ceux qui maîtrisent les peuples, l'art politique des conquérants, le silence des secrets, la connaissance des connaissants.

Et quelle que soit la forme de tout être, je le suis. Il n'est pas d'être, mobile ou immobile, qui existe en dehors de moi."
(X, 19-39)


"Je suis le but, le soutien, le seigneur, le témoin, la demeure, le refuge, l'ami, l'origine, la dissolution, la permanence, le réceptacle, le germe, l'immuable.

C'est moi qui réchauffe, retient, ou laisse aller la pluie; je suis l'immortalité et la mort; c'est moi qui suis l'Etre et le Non-Etre."

(IX, 18-19)
"Jugement, connaissance, savoir exempt d'engagement, patience, vérité, maîtrise de soi, plaisir et douleur, existence et non-existence, crainte et sécurité, non-nuisance, équanimité, contentement, austérité, libéralité, honneur et déshonneur, toutes ces manières d'être, dans leur diversité comme dans leur singularité, viennent de moi.


Quand on connaît réellement cette procession et ce pouvoir yogique qui sont miens, on est unifié par un yoga inébranlable; sur ce point il n'y a pas de doute."

(X, 4-7)


  

"Je vais maintenant énoncer ce connaissable par la connaissance de quoi on obtient ce qui est immortel: le Brahman sans commencement, suprême; on le dit ni être, ni non-être.

Les propriétés de tous les sens le manifestent, mais il est dépourvu de tout sens, sans attachement, il porte tout et, sans qualité, il expérimente les qualités.

Extérieur et intérieur aux êtres, immobile et mobile, à cause de sa subtilité il est incompréhensible; il est loin et il est tout proche.

Indivisible, il se présente comme divisé entre les êtres. (...)

On le dit lumière des lumières, par-delà les ténèbres; il est la connaissance, l'objet de la connaissance, et le but de la connaissance. Il demeure dans le coeur de chacun en particulier."
(XIII, 12-25)

  
"Chaque fois qu'il naît un être,
animé ou inanimé,
sache que c'est par l'union du champ
et du connaisseur du champ."
(XIII, 12-26)

"Les êtres qui ont une forme, ô fils de Kuntî,
en quelque matrice qu'ils se produisent,
le grand Brahman est leur matrice commune."
(XIV, 4)

"Tout l'univers que voila, d'êtres mobiles ou immobiles,
est égaré par tous ces modes d'existence et ces comportements.
(VII, 15)

"Celui qui voit vraiment, voit le Souverain Seigneur
résidant également dans tous les êtres périssables
alors qu'il est, lui, impérissable.

Voyant le seigneur établi partout de la même manière, (...)
il atteint le but suprême.

Quand il vient à découvrir que la distinction entre les êtres se fonde sur l'unité et n'est qu'une simple expansion de celle-ci, alors il accède au Brahman."

(XIII, 27-30)
  
"L'homme qui, abandonnant tous ses désirs, va et vient, libre d'attachement, ne dit plus: "C'est à moi", ni "Je"; celui-là accède à la paix."
(II, 39)
  
"C'est par l'attachement à l'acte que les ignorants agissent. Le sage doit agir tout pareillement, mais sans attachement, ne visant que l'intégrité de l'univers."
(III, 25)

"Celui dont toutes les entreprises sont affranchies du désir et d'attentes intéressées, c'est lui que les gens avisés noment un sage, lui dont l'agir est brulé par le feu de la connaissance.
Abandonnant tout attachement au fruit de l'acte (...), ne demandant et n'attendant rien, le Sage a beau agir, il n'est pas lié."
(III, 39-43)

"Celui dont le bonheur, la joie, la lumière, résident en lui-même et non plus en des choses extérieures, cet ascète accède à l'apaisement en Brahman."
(V,24)
"Satisfait de ce qu'il reçoit par hasard, ayant surmonté les couples des contraires, exempt d'égoisme, toujours le même dans le succès comme dans l'insuccès, il a beau agir, il n'est pas lié."
(IV, 22)
"L'ascète en qui tout mal a disparu, qui se discipline et s'unifie lui-même sans cesse, atteint aisément le bonheur infini: se confondre en Brahman."
(VI, 28)

Le coeur libre d'attachements extérieurs, ce qui est son vrai bonheur, il le trouve en son intérieur. L'âme unifiée dans l'union au Brahman, il jouit d'un bonheur impérissable."
(V, 24)

#2 e_r_i_c

e_r_i_c

    Chercheur

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Posté 15 octobre 2005 à 18:14

Bhagavad Gita à télécharger en pdf (484 Ko)

et

Le livre des morts tibétains au même format (2,47 Mo)

#3 exos

exos
  • Invités

Posté 15 octobre 2005 à 18:36

slt

merci khanti
je vais le commander car j'adore
j'ai pu comparé les versets grace au lien de eric c'est bien et pratique  :D
comme l'esprit evolue on ne voit pas toujours les memes chose et oui il faut relire

je dirais magnifique
c'est marrant la vie
aujourd'hui y avait 2 livres en presentation
l'autre c'est Adam et eve
derriere ce monstre qu"est la bhagavad gita
l'histoire des amoureux dechus passe en arriere plan
c'est celui la que je vais lire
les origines du monde et de la vie c'est autre chose
j'ai deja une affection pour la chronique de l'akkhassha ( les upanishads )

#4 Angel Of Death

Angel Of Death

    Définir, c'est limiter

  • Bannis
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Posté 15 octobre 2005 à 18:58

O_o Compare pas ce qui n'est pas comparable, la Bhagavad Gita a été lu par les plus grands philosophes et écrivains orientalistes comme Schopenhauer qui a fait découvrir la philo à des gens comme Nietzsche, Schopenhauer a dit à propos des Upanishads "Cette lecture a été la consolation de ma vie et sera la consolation de ma mort" c'est pas un vulgaire bouquin d'ésotérisme comme l'autre :ouf: par contre l'autre a un prix 6 fois plus élevé, faut voir le contenu :ouf:

Ce message a été modifié par Angel Of Death - 15 octobre 2005 à 19:01.

« Désirer avec indifférence, c’est l’essence même du jeu. »
Henry de Montherlant

« La justice n'est que le rêve imbécile de quelques hommes. L'injustice est la volonté même de Dieu. »
Anatole France

#5 exos

exos
  • Invités

Posté 15 octobre 2005 à 19:08

Angel Of Death, le Samedi 15 Octobre 2005, 19:00, dit :

O_o Compare pas ce qui n'est pas comparable, la Bhagavad Gita a été lu par les plus grands philosophes et écrivains orientalistes comme Schopenhauer qui a fait découvrir la philo à des gens comme Nietzsche, Schopenhauer a dit à propos des Upanishads "Cette lecture a été la consolation de ma vie et sera la consolation de ma mort" c'est pas un vulgaire bouquin d'ésotérisme comme l'autre :ouf:
slt

exact

je les ai comparé parcequ'ils etaient en presentation sur ce forum
et parceque j'ai fait un choix personnel

d'ailleurs j'ai parlé d'un monstre
et d'amoureux dechus
bien que je n'ai pas a me justifier

il est exact qu'ils ne sont pas du tout dans la meme categorie
et oui il y a des poids mouches
et des poids lourds
on est bien d'accord

#6 Cristobal

Cristobal

    Pèlerin de l'espace et du temps

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Posté 15 octobre 2005 à 19:16

--- La Bhagavad-Gîtâ dans la traduction de Shrî Aurobindo +++ ---

Vraiment, vraiment, lisez aussi cette Bhagavad-Gîtâ traduite par Aurobindo.

Elle existe dans une version avec aussi les explications d'Aurobindo.

Et il y aussi le texte seul, traduit par le même Aurobindo : c'est un petit livre, avec une couverture bleue, édité par Adrien MAISONNEUVE.

Voici quelques passages, pour comparer avec les extraits donnés par Khanti : "Chant IX"

4. Par Moi tout cet univers a été étendu dans l'ineffable mystère de Mon être; toutes les existences sont situées en Moi, et non Moi en elles.

5. Et cependant toutes les existences ne sont pas situées en Moi. Vois Mon divin yoga; Mon Moi est la source et le support de toutes les existences et il n'est pas situé dans les existences.

6. Ainsi que demeure en l'éther le grand, le tout-pénétrant principe air, ainsi toutes les existences demeurent en Moi; c'est ainsi que tu dois le concevoir.

7. Toutes les existences, ô Kaunteya, retournent en ma divine nature dans le cours du cycle; au commencement du cycle de nouveau Je les projette.

8. M'appuyant, pressant sur Ma propre Nature, Je crée cette multitude d'existences, toutes irrémédiablement sujettes à la domination de la Nature.

9. Et ces oeuvres point ne M'enchaînent, ô Dhananjaya, car Je Me tiens au-dessus d'elles, comme indifférent, non attaché à ces actions.

10. Je suis la maîtrise qui préside à Ma propre action de la nature, [non point un esprit né en elle, mais] l'esprit créateur qui lui fait produire tout ce qui apparaît en manifestation. A cause de cela, ô Kaunteya, le monde procède par cycles.

11. Ceux qui sont dans l'erreur Me méprisent logé dans le corps humain, parce qu'ils ne savent pas Ma suprême nature d'être, [à Moi qui suis le] Seigneur de toutes les existences.

12. Toute leur action, toute leur connaissance, tout leur espoir sont vains; ils demeurent dans la nature râkshasique et asurique qui égare la volonté et l'intelligence.

13. Ceux dont l'âme est grande, ô Pârtha, qui demeurent dans la nature divine, ceux-là Me connaissent comme l'Impérissable, origine de toutes les existences, et, Me connaissant tel, ils se tournent vers Moi d'un amour unique et entier.

14. Toujours M'adorant, persévérant dans leur effort spirituel, se prosternant devant Moi avec dévotion, ils Me rendent un culte en un constant yoga.

15. D'autres encore Me cherchent par le sacrifice de la connaissance et M'adorent en Mon unité et en chaque être distinct et en chacune de Mes millions d'universelles faces.

(Chant IX, 4-15)

C'est la version de la Bhagavad-Gîtâ que je trouve la plus inspirante.

C'est tout bonnement extraordinaire.   :D

#7 Magnus

Magnus

    Hein ?

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Posté 15 octobre 2005 à 19:53

Voila j'ai lu le 1er tome du "mahabharata (l'episode du sacrifice des serpents), quelle est la difference entre le mahabharata, la bhagavad gita, les upanishad, les vedas ? Je suis un peu perdu avec tous ces merveilleux bouquins !
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#8 Cristobal

Cristobal

    Pèlerin de l'espace et du temps

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Posté 15 octobre 2005 à 20:38

1. La Bhagavad-Gîtâ est un des chapitres du Mahabharata. Le chapitre 8 je crois.

http://fr.wikipedia....i/Bhagavad_Gita

Pour les Upanishads et les Védas, je ne peux rien dire de très clair....  :D

Le mieux c'est d'aller, pour se faire une première vague idée, sur "Wikipédia", ici par exemple :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Upanishad

Ce message a été modifié par Cristobal - 15 octobre 2005 à 20:41.


#9 Salamandre

Salamandre
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Posté 15 octobre 2005 à 21:16

Les Upanishads sont des textes sacrés Hindoux, exprimant la philosophie mystique de l'Inde, à savoir que le monde , tous les êtres, sont issus de Brahman ou Cela, l'équivalent de notre Dieu occidental, si ce n'est qu'Il n'est pas considéré comme une personne, mais plutôt un arrière-plan, un Absolu, un Etat générateur. Et puis, différence avec l'Occident: non seulement le Brahman nous a créé mais en plus Il nous soutient à chaque instant. Nous ne sommes que des expressions de Lui sans le savoir.

#10 KaMiKaZe

KaMiKaZe

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Posté 16 octobre 2005 à 00:28

peut-etre que c'est un meilleur fondement pour une religion, que justement Brahman ou la notion d'un Etre Supreme chez les Hindoux soit un Absolu, car une religion avec un Dieu personnifié, ca permets a ses fideles de s'autoproclamer "croyants du Dieu Unique" et la ca va tres vite.

Je suis le croyant du Dieu Unique ET Toi tu ne crois pas en mon Dieu
Donc tu n'es pas croyant du Dieu Unique

Par conséquent je suis dans la Vérité et toi tu es un hérétique/paien/mécréant/infidele

Et la ca commence a se gater l'Histoire nous l'a montré

Par contre un Absolu, un Tout en qui tout est contenu, et bien on ne peut pas le "posséder", se dire que je le contient et il m'appartient, c'est "mon" Dieu. Car la c'est au dela de la notion d'Ego Individuel, et le but du jeu c'est de chercher, s'interroger et réfléchir et pas de faire le fanatique

Enfin je dis ca, mais malheureusement chez les Hindous il y a eu également beaucoup de fanatiques qui luttaient armes au poing contre les musulmans du futur Pakistan et Bengladesh... Mais je crois bien que les mahatmas n'approuvaient ce genre de méthodes (se souvient-on encore de Gandhi?)

En tout cas comme a dis exos d'une maniere différente, le Bhagavad Gita c'est un livre qu'il faut lire plusieurs fois dans sa vie et chaque relecture est différente

#11 ananda

ananda
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Posté 12 novembre 2005 à 23:39

Si on comprend tout simplement que Dieu est omniscient, omnipotent et omniprésent, alors on comprend tout, quelque soit le texte sacré.
On est en Lui, Il es en nous.
Ananda

#12 Khanti

Khanti

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Posté 31 mai 2007 à 09:11

Le Bouddhisme est une religion et une philosophie rependue en Asie, fondée dans le nord est de l’Inde au cinquième siècle avant Jésus Christ par Siddhârta Gautama, qui est connu sous le nom de “Bouddha”
- ce qui signifie “l’éclairé”.
C’est une religion sans dieu, dont la doctrine centrale est celle du karma.
La base de l’enseignement du Bouddhisme est contenue dans les « quatre vérités nobles» :
Que l’existence est une souffrance, que la cause de la souffrance est le désir, que l’affranchissement de la souffrance est le nirvana, et que le nirvana peut être atteint a travers le « chemin octuple ».
Le chemin octuple consiste à avoir une vue droite, un but droit, un discourt droit, une conduite droite, une vocation droite, un effort droit, une conscience droite et une concentration droite.
Il y a deux traditions majeures ou « véhicules » connues sous les noms de Hinayana et Mahayana.
Le Ladakh, comme la plupart de la religion de l’Himalaya, suit la tradition Bouddhiste Mahayana.

#13 ronanor

ronanor

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Posté 09 mars 2011 à 01:46

Bonjour à tous,

Je relance ce sujet pour vous inviter à lire (ou relire) la Bhagavad-Gîtâ.

Je trouve que ce livre renseigne sur plusieurs questions fondamentales et peut permetre de se recentrer aujourd'hui et maintenant.

:bravooo:

Voir le messageKhanti, le 15 octobre 2005 à 16:01, dit :

Traduit du sanscrit par Anne-Marie Esnoul et Olivier Lacombe
Editions du Seuil, collection Points-Seuil.


La Bhagavad Gîta
A la fois guide de sagesse et récit cosmologique, la Bhagavad-Gîta est l'un des principaux textes sacrés de l'Inde, avec les Vedas et les Upanishad.
Ecrit en sanskrit il y a 2500 ans, ce texte offre des recoupements saisissants avec les théories les plus récentes de la physique quantique et de l'astrophysique, au sujet du Big-Bang, de la structure de l'univers, ou la nature énergétique et probabiliste de la matière.
Traduit du sanscrit par Anne-Marie Esnoul et Olivier Lacombe
Editions du Seuil, collection Points-Seuil
Extraits  

"Tout ce monde vivant est sous-tendu par moi
dans mon état non-manisfesté.
A la fin d'un éon,
tous les êtres vont à cette mienne nature,
puis, au commencement d'un éon,
je les émets à nouveau.
Maîtrisant ma propre nature cosmique,
j'émets encore et encore tout cet ensemble des êtres, malgré eux et par le pouvoir de ma nature.
C'est par moi, son surveillant,
que la nature enfante l'univers.
Et voilà la raison pour laquelle l'univers existe."
(Chant IX, 4-15)

"Considère que tous les êtres ont cette double nature comme matrice.
Je suis l'origine mais aussi la dissolution de l'univers entier"
(VII, 6)

"Enveloppé de ma magie et de mon pouvoir yogique, je ne suis pas visible à tous. Ce monde égaré ne me reconnait pas comme le Non-né, immuable."
(VII, 25)

"Cette mienne magie, divine et constituée par les "qualités naturelles", est inscrutable. Ceux qui s'abandonnent à moi, ceux-là vont au-delà de cette magie."
(VII, 14)

"Ceux qui, s'appuyant sur moi travaillent à se libérer de la vieillesse et de la mort, ceux-là connaissent le Brahman, le domaine entier du Soi, la totalité de l'agir.

"Ceux qui me connaissent dans le domaine des êtres, dans celui des dieux, et au moment de la mort aussi, ceux-là, l'esprit unifié, me connaissent."
(VII, 29-30)

"Celui qui me voit partout et qui voit le Tout en moi, je ne suis jamais perdu pour lui et il n'est jamais perdu pour moi."
(VI, 30)

"Allons! Je vais maintenant t'exposer mes divines manifestations, en m'en tenant à l'essentiel, ô meilleur des Kuru, car mon expansion est illimitée.
Des créatures je suis le commencement, la fin, et le milieu.
Je suis la mort qui emporte tout, la source des choses à venir.
Je suis le sceptre de ceux qui maîtrisent les peuples, l'art politique des conquérants, le silence des secrets, la connaissance des connaissants.
Et quelle que soit la forme de tout être, je le suis. Il n'est pas d'être, mobile ou immobile, qui existe en dehors de moi."
(X, 19-39)

"Je suis le but, le soutien, le seigneur, le témoin, la demeure, le refuge, l'ami, l'origine, la dissolution, la permanence, le réceptacle, le germe, l'immuable.
C'est moi qui réchauffe, retient, ou laisse aller la pluie; je suis l'immortalité et la mort; c'est moi qui suis l'Etre et le Non-Etre."
(IX, 18-19)

"Jugement, connaissance, savoir exempt d'engagement, patience, vérité, maîtrise de soi, plaisir et douleur, existence et non-existence, crainte et sécurité, non-nuisance, équanimité, contentement, austérité, libéralité, honneur et déshonneur, toutes ces manières d'être, dans leur diversité comme dans leur singularité, viennent de moi.
Quand on connaît réellement cette procession et ce pouvoir yogique qui sont miens, on est unifié par un yoga inébranlable; sur ce point il n'y a pas de doute."
(X, 4-7)

"Je vais maintenant énoncer ce connaissable par la connaissance de quoi on obtient ce qui est immortel: le Brahman sans commencement, suprême; on le dit ni être, ni non-être.
Les propriétés de tous les sens le manifestent, mais il est dépourvu de tout sens, sans attachement, il porte tout et, sans qualité, il expérimente les qualités.
Extérieur et intérieur aux êtres, immobile et mobile, à cause de sa subtilité il est incompréhensible; il est loin et il est tout proche.
Indivisible, il se présente comme divisé entre les êtres. (...)
On le dit lumière des lumières, par-delà les ténèbres; il est la connaissance, l'objet de la connaissance, et le but de la connaissance. Il demeure dans le coeur de chacun en particulier."
(XIII, 12-25)

...  :ange:

Ce message a été modifié par ronanor - 09 mars 2011 à 02:04.