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Dossier sur la grippe aviaire · 1/3

Le point de vue de médecins

Beaujolais et vaccin nouveaux

Par les Dr Alain ROSE-ROSETTE & Dr Marc VERCOUTERE

Chaque année, tel le « Beaujolais nouveau », le vaccin contre la grippe, « gratuit » pour les personnes de plus de 65 ans, nous est annoncé à grand renfort publicitaire et médiatique. Ce vaccin nouveau est préparé à partir des données de l'OMS en fonction de la grippe de l'année précédente en Extrême Orient.

Il s'agit d'un vaccin à virus vivants - qui peut donc à tout moment gagner en virulence - atténués par le formaldéhyde ou la betapropiolactone (cancérigènes). La culture de virus fait appel à des embryons d'oeufs cancérisés sur sérum de veau qu'aucun scientifique ne peut écarter dans la transmission possible de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Un dérivé mercuriel - le Thiomersal - est utilisé comme conservateur. Impliqué dans les troubles du comportement, les laboratoires s'étaient pourtant engagés à le retirer en 1999 à la suite d'études de toxicité effectuées par les Agences européenne et américaine du médicament. Des antibiotiques, comme la Néomycine ou la Gentamycine sont également présents dans ce vaccin.

Une efficacité incertaine à géométrie variable !

Le virus de la grippe étant particulièrement mutagène, le vaccin doit donc être renouvelé chaque année sans certitude que sa nouvelle mouture corresponde exactement au virus de la prochaine épidémie. L'efficacité du vaccin reposant sur la présence d'anticorps spécifiques varie de 20 à 65% selon les études pour les personnes âgées et tend même à diminuer avec le temps. Les sujets ayant été précédemment infectés (ou vaccinés), pro­duisent en effet des anticorps contre le premier type de virus qu'ils ont ren­contré, plutôt que contre les souches contenues dans un vaccin ultérieur. C'est le « péché originel » des immunologistes.

De plus, l'augmentation du nombre de ces anticorps spécifiques induits par le vaccin peut entraîner une baisse de l'immunité, voire son effondrement comme dans le sida.

The Lancet du 10 août 1974 révélait ainsi que « les résultats jusqu'à présent obtenus démontrent que l'offre annuelle d'une injection du vaccin dans la vaste industrie n'a pas entraîné une réduction significative de la maladie ».

Vingt ans plus tard, une étude de l'INSERM confirmait la survenue d'une grippe chez 20 à 60% des vaccinés ainsi que la supériorité de l'immunité naturelle qui protégeait bien plus longtemps.

Alors que 77% des 300 pensionnaires d'une maison de retraite de Colombie-Britannique avaient été vaccinés contre la grippe, 28 d'entre eux, ainsi que de nombreux membres du personnel lui-même vacciné à 57%, contractèrent, quatre à huit semaines plus tard une grippe de type B apparenté à B/Yamanashi, c'est-à-dire la même souche que celle utilisée pour la mise en route du vaccin administré en novembre 2000. Un antiviral, le Tamiflu, administré aux pensionnaires de l'un des services touché par les huit prermiers cas de grippe n'a pas empêché la survenue de 20 autres cas dans les autres services de l'établissement (réf : Epidemiology Services, B.C. Centre for Disease Control, Vancouver, Agence de santé publique du Canada, relevé des maladies transmissibles, vol 27-05, 1er mars 2001).

En 1994, la Caisse d'assurance maladie de Loire Atlantique constata en voulant étendre la vaccination à 43 000 assurés sexagénaires que ces derniers consultaient davantage et dépensaient plus de médicaments que les sexagénaires non vaccinés. Commentant cette étude, Libération, du 11 octobre 1994, reconnaissait que « l'efficacité du vaccin reste difficile à évaluer ».

Évaluation tellement difficile à chiffrer que pour la campagne 2001-2002, TF1 annonçait 2.500 décès chaque année en France par la grippe, tandis qu'Antenne 2 espérait une réduction de la mortalité annuelle de 7.500 personnes avec la vaccination !

Pour justifier cette campagne, faisant notamment appel à d'illustres comédiens ou à Mr Cinéma, les experts en marketing font référence au spectre de la grippe espagnole de 1918 - d'origine aviaire - responsable de 20 millions de décès, se gardant bien de préciser que cette pandémie avait été sept fois plus meurtrière chez les soldats américains vaccinés que chez les civils non vaccinés.

Ces mêmes experts se gardent bien d'évoquer l'aventure tragique de la vaccination de masse contre la grippe aux USA en 1976, qui coûta 135 millions de dollars et fut suspendue en raison de la survenue de 197 paralysies générales et 100 décès, le National Inquirer accusant publiquement le gouvernement de négligence grave.

La toxicité de la vaccination minimisée...

Aucune étude épidémiologique sérieuse n'étant menée en France, les encéphalites, les syndromes de Guillain Barré, les pneumonies gravissimes, les décès à court terme et même les cancers pulmonaires apparaissant dans les suites du vaccin, notamment dans les maisons de retraite (notamment les 9 décès à Sevran en janvier 2004), sont bien entendu ignorés et occultés tout comme l'exacerbation des attein­tes bronchiques, de l'asthme et du diabète, ainsi que le risque potentiel de transmission de l'ESB ou le risque de choc anaphylactique qui suppose du matériel de réanimation à disposition lors de l'injection.

Quid, du mercure, de l'aluminium, de la bétapropiolactone, du formaldéhyde, qui, à la faveur de la perméabilisation de la barrière hémato-méningée induite par l'océan de radiations électromagnétiques parasites dans lequel nous baignons, pénètrent maintenant dans notre cerveau pour y exercer leurs action neurotoxique et cancérigène...

Quid, de la sélection de virus plus « virulents » et agressifs, par le jeu du constant phénomène de commutation, pouvant ultérieurement faciliter l'explosion de nouvelles maladies émergentes tels le Sras ou la grippe aviaire pour laquelle les résistances aux anti-viraux ne cessent de se développer.

Bien entendu, les interférences entre le virus vaccinal de la grippe et le résultat des tests du sida sont occultés. Pourtant le New England Journal of Medecine du 9 mai 1996 avait déclaré que « la réplication du VIH est augmentée après administration du vaccin grippal à des patients infectés par le VIH. De plus, la vaccination semble augmenter la susceptibilité à l'infection in vitro des lymphocytes des personnes non infectées », voire leur susceptibilité à d'autres infections.

En dehors de la notion de sida, le fabricant du vaccin Influvac reconnaît également ce risque sous forme de « réponses faussement positives aux épreuves sérologiques utilisant la méthode Elisa pour détecter les anticorps contre HIV1, hépatite C, et surtout HTLV1. Infirmées par le Western Blot, ces réactions transitoires faussement positives seraient dues à la réponse IgM induite par la vaccination ».

Y aurait-il donc des perturbations immunitaires - heureusement transitoires - après le vaccin contre la grippe ? Quant à la nature de ces perturbations et leurs conséquences éventuelles, le silence est de rigueur devant les intérêts économiques en jeu...

Publications scientifiques sur les effets secondaires des vaccins contre la grippe.

Vaccination et mutations

Par les Dr Alain ROSE-ROSETTE & Dr Marc VERCOUTERE

Face au risque d'éclosion de nouveaux foyers de grippe aviaire dans les pays les plus touchés : « seule une vaccination systématique des volailles domestiques permettra de réduire au plus vite la pression infectieuse ». Cette stratégie défendue par tous les experts de l'OMS et de la FAO ne tient pas compte de l'instabilité génétique des virus grippaux de type A impliqués dans la grippe aviaire.

Ces virus ont en effet tendance à subir en permanence des modifications antigéniques fréquentes lors de leur réplication chez l'homme ou chez l'animal et sont donc bien adaptés pour échapper aux défenses immunitaires de l'hôte dont l'organisme est momentanément affaibli par les stimulations antigéniques. Ces virus de type A, y compris les sous-types de différentes espèces, peuvent échanger, c'est-à-dire « réassortir » leur matériel génétique et fusionner, voire récupérer le bagage génétique d'un virus mort.

C'est le phénomène constant de commutation, aboutissant à la création d'un nouveau sous-type, différent des virus dont il est issu et contre lequel les populations n'ont aucune immunité, y compris vaccinale, contre cette évolution antigénique.

Le docteur Mohammed Kher Taha, directeur adjoint du centre de référence du méningocoque à l'Institut Pasteur a récemment exprimé son angoisse devant ce mécanisme constant : « Dans l'évolution des infections à méningocoques, il y a un aspect qui nous fait très peur, ce sont les changements dans les types de bactéries apparus à l'occasion des campagnes de vaccination massives. Ainsi, en Tchéquie, après les campagnes de 1993, -mais aussi en Grande-Bretagne à l'issue de la vaccination de 20 millions de britanniques en 2000 - on a vu arriver des infections à méningocoque B, certains C ayant commuté vers les B. Ce phénomène de commutation dans lequel la bactérie se détruit et échange son bagage génétique avec les bactéries voisines se produit constamment. Ce qui change tout, c'est la sélection, par le vaccin, de nouveaux variants virulents et invasifs. » (Cf, UFC Que choisir, février 2003).

Ce phénomène a été également observé pour les virus, notamment avec les vaccins contre la rougeole, la coqueluche, la grippe ou la polio :

  • Les laboratoires SmithKline Beecham ont ainsi dressé pour la première fois en 1994 un constat alarmant de la vaccination systématique : « Les rougeoles ont été dix-huit fois plus nombreuses aux Etats- Unis en 1990 (27 672 cas) qu'en 1983, malgré une vaccination systématique contre la maladie depuis 1978. Ainsi, dix-huit épidémies ont été recensées parmi les populations scolaires très immunisées (71% à 99,8%) et pas moins de 77% des rougeoles déclarées sont apparues chez des élèves vaccinés. L'échec d'une vaccination préscolaire se traduit donc par une transformation paradoxale de la rougeole en maladie des vaccinés. » (Cf Jama, 1995, déclaration du laboratoire SKB ; Briss PA, Fehrs LJ, Parker RA, Wright PF, Sannella EC, Hutcheson RH, et al., « Sustained transmission of mumps in a highly vaccinated population: assessment of primary vaccine failure and wainning vaccine-induced immunity» In Journal of Infectious Disease, 169: 77-82,1994)
  • De même, des cas de coqueluche chez des adultes jeunes anciennement vaccinés en contact avec leurs jeunes enfants nouvellement vaccinés ont été observés.
  • « La réplication du VIH est augmentée après administration du vaccin grippal à des patients infectés par le VIH. De plus, la vaccination semble augmenter la susceptibilité à l'infection in vitro des lymphocytes des personnes non infectées », voire leur susceptibilité à d'autres infections (Réf : New England Journal of Medecine du 9 mai 1996).
  • Depuis une dizaine d'années, de nombreux cas de poliomyélites ont été observés lors de campagnes de vaccination contre cette maladie en Ouganda, en Albanie, aux USA... Après avoir obtenu la confirmation d'une mutation de l'un des virus vaccinaux responsable de cas de polio aux Caraïbes, Roland Sutter, directeur du service d'éradication de la polio au CDC d'Atlanta a été catégorique : « Il est clair que la sonnette d'alarme a été tirée. Notre problème est de savoir si l'heure est grave ou non. » (Courrier international, n° 536 du 8 février 2001).

La sonnette d'alarme n'ayant manifestement pas été entendue, l'heure est assurément grave. En méconnaissant les conditions concentrationnaires des élevages de volailles ou de porcs, en occultant l'océan de radiations électromagnétiques parasites mutagènes dans lequel nous baignons, la stratégie actuelle instaurée par les autorités sanitaires dans un climat proche de la psychose entretenue par certains experts de l'OMS ne peut que profiter à la grippe aviaire et... aux laboratoires.

Avec la sélection de germes virulents et agressifs induits par ces vaccinations, voire par les anti-viraux, un nouveau tsunami sanitaire, diffusé par les oiseaux migrateurs, risque d'exploser avec la transmission interhumaine potentielle du virus de la grippe aviaire, de celui de la grippe équine ou d'autres virus comme celui du Sras...

Une catastrophe programmée

Par les Dr Alain ROSE-ROSETTE & Dr Marc VERCOUTERE

« Sommes-nous à la veille d'une catastrophe mondiale résultant du passage imminent dans l'espèce humaine d'un virus grippal hautement pathogène d'origine animale ? Est-on au contraire en train de noircir, à l'envie, une situation épidémiologique, et ce alors même qu'aucun expert au monde ne peut raisonnablement prédire comment elle pourra évoluer à court, moyen ou long terme ? »

Le Monde du 29 septembre 2005

Le franchissement de la barrière des espèces chez l'homme et... chez le chien

Depuis son apparition en 1997, le virus de la forme hautement pathogène de la grippe aviaire a entraîné l'abattage de près de 140 millions de volailles, essentiellement en Asie du Sud-Est. Il a contaminé plus de 110 personnes en deux ans, dont une soixantaine de cas mortels, essentiellement chez des éleveurs, en contact très étroit avec leurs volailles.

C'est maintenant au tour du chien d'être contaminé par le virus de la grippe du cheval. Contrairement à l'homme chez lequel aucune contamination interhumaine ne semble avoir été observée pour l'instant, le virus équin est contagieux chez le chien entraînant depuis un an d'importantes épidémies dans plusieurs états américains. De juin à août 2004, l'épidémie a ainsi touché plus de 10 000 chiens dans les champs de course au Texas, dans le Kansas. en Virginie-Oc­cidentale et en Floride. Entre janvier et mai 2005, sur sept champs de course de Flo­ride, et de nombreux autres en Arizona. Massachusetts, Ala­bama, Kansas, West Virginia et le Wisconsin, on estime qu'elle a touché 20 000 chiens de course supplémentaires.

L'identité génétique entre le virus du cheval et celui du chien s'élève à 96%, alors qu'entre les souches aviaires, porcines ou humaines, elle n'est, pour l'instant, que de 80 à 94%. C'est sans doute la raison pour laquelle, en passant chez le chien, le virus H3N8 de la grippe du cheval continue à se propager et se transmettre d'un chien à un autre avec une mortalité entre 5 et 8%. (Réf. : Le Figaro du 29 septembre 2005).

« Tuer la maladie à la source »

Il existe énormément de souches différentes de virus aviaires, certains peu pathogènes, retrouvés chez les oiseaux migrateurs qui n'infecteraient pas facilement l'homme, et d'autres hautement pathogènes comme le virus H5N1. « Pour l'instant, martèle Philippe Vannier, directeur de la Santé animale et du bien-être des animaux à l'Afssa, nous ne sommes absolument pas à l'aube d'un scénario catastrophe (...) j'estime que l'on n'a pas la preuve que les migrateurs puissent être des porteurs sains de formes hautement pathogènes (...) Certes, la faune sauvage est fortement touchée par le virus H5N1 mais on l'a isolé uniquement chez des oiseaux morts - et pour cause avec une telle virulence ! -. Pour l'heure, aucune souche hautement pathogène n'a été détectée chez des migrateurs sains ».

Ces propos « rassurants » semblent pourtant être contredits par la survenue certaine de grippe aviaire H5N1 en Turquie et en Roumanie, suggérant un lien direct avec les récents virus trouvés en Russie, Mongolie et Chine « véhiculés » par des oiseaux migrateurs résistants (AFP, 13 octobre 2005).

Ce qui justifierait les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé animale qui exhorte les autorités sanitaires à « mettre le maximum de fonds dans la lutte contre la maladie animale dans tous les pays où elle existe, pour tuer la maladie à la source et par là même éviter la possibilité de mutation du virus et son adaptation à l'homme ».

La toute récente stratégie mondiale de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture visant au contrôle progressif de la grippe aviaire nécessiterait 100 millions de dollars sur trois ans. Mais « en l'absence des financements nécessaires, le cycle de l'infection de la grippe aviaire, qui se développera chez les volailles cet hiver, ne sera pas stoppé » vient de déclarer Joseph Domenech, vétérinaire en chef à la FAO. Or, seuls 20 millions de dollars ont à ce jour été promis par différents bailleurs de fonds.

Pour tous les spécialistes de médecine vétérinaire dans les pays les plus touchés, « seule une vaccination systématique des volailles domestiques permettra de réduire au plus vite la pression infectieuse. » Le Vietnam vient ainsi de lancer un ambitieux programme de vaccination et de surveillance post-vaccinale de toutes les volailles élevées dans les provinces à risque, mais faute de 10 millions de dollars supplémentaires, cette opération ne pourra être menée à son terme.

Paradoxalement et contrairement aux discours officiels incitant à la mobilisation, les pays industriels - éloignés pour l'instant des foyers de grippe aviaire, mais pas de ceux de la grippe équine - préfèrent constituer à prix d'or des réserves d'un traitement antiviral qui n'a pas pourtant pas encore fait pleinement la preuve de son efficacité tandis que la résistance à ces antiviraux s'est accrue de façon inquiétante depuis dix ans (Réf., : Bright R et coll. : « Incidence of adamantane resistance among influenza A (H3N2) viruses isolated worldwide from 1994 to 2005 : a cause of concern. » Lancet, 2005). Les Etats-Unis auraient ainsi passé une commande record de ce médicament, le Tamiflu, du laboratoire Roche, pour un montant de plus de 1 milliard de dollars, tandis que la France disposerait d'un stock de 14 millions de traitements individuels.

Ces mêmes pays investissent également dans « des stocks massifs de vaccins en cours de production, vaccins dont rien n'indique qu'ils seraient d'emblée protecteurs contre le nouveau virus si ce dernier devait émerger à partir de l'actuel H5N1 ». Particulièrement coûteuses, toutes ces mesures préventives conseillées par l'OMS « ont pour effet quasi-mécanique de réduire celles qui, en toute logique - pasteurienne -, devraient les précéder » (Réf. : Le Monde, 29 septembre 2005).

Ce qui n'empêche pas ces mêmes pays de vacciner régulièrement l'homme et les animaux d'élevage (porcs, poulets..) ou de compagnie contre la grippe et bien d'autres maladies. En raison du caractère mutagène du virus de la grippe, un rappel annuel (chez l'homme) et biannuel chez le cheval est même recommandé.

Face à la survenue probable d'une pandémie de grippe aviaire, ces mesures ne seraient que palliatives, puisque les experts eux-mêmes reconnaissent que la seule incertitude résiderait dans son délai d'apparition. Preuve s'il en est que dette coûteuse politique amorcée est vouée à l'échec...

La vaccination contre le virus de la grippe aviaire : mythe ou réalité ?

Naturellement, nos milliards de bactéries et virus font partie intégrante de la vie. Seules des perturbations - notamment électromagnétiques parasites d'évolution exponentielle depuis une vingtaine d'années - dans les relations avec notre environnement proche ou lointain peuvent les rendre pathogènes pour des organismes affaiblis.

Tous les virus grippaux de type A impliqués dans la grippe aviaire, la grippe canine ou la grippe humaine sont génétiquement instables. Ils ont en effet tendance à subir en permanence des modifications antigéniques fréquentes lors de leur réplication chez l'homme ou chez l'animal et sont donc bien adaptés pour échapper aux défenses immunitaires de l'hôte dont l'organisme est momentanément affaibli.

Ces virus de type A, y compris les sous-types de différentes espèces, peuvent échanger, c'est-à-dire « réassortir » leur matériel génétique et fusionner, voire récupérer le bagage génétique d'un virus mort. C'est le phénomène constant de commutation, aboutissant à la création d'un nouveau sous-type, différent des virus dont il est issu et contre lequel les populations n'ont aucune immunité, y compris vaccinale, contre ce nouveau sous-type.

Le docteur Mohammed Kher Taha, directeur adjoint du centre de référence du méningocoque à l'Institut Pasteur a récemment exprimé son angoisse devant ce mécanisme constant : « Dans l'évolution des infections à méningocoques, il y a un aspect qui nous fait très peur, ce sont les changements dans les types de bactéries apparus à l'occasion des campagnes de vaccination massives. Ainsi, en Tchéquie, après les campagnes de 1993, on a vu arriver des infections à méningocoque B, certains C ayant commuté vers les B. Ce phénomène de commutation dans lequel la bactérie se détruit et échange son bagage génétique avec les bactéries voisines se produit constamment. Ce qui change tout, c'est la sélection, par le vaccin, de nouveaux variants virulents et invasifs. » (Cf, UFC Que choisir, février 2003).

Ce phénomène a été également observé avec le vaccin contre la polio. Après de nombreux cas d'épidémies de poliomyélites survenues, depuis de nombreuses années, lors de campagnes de vaccination contre cette maladie, Roland Sutter, directeur du service d'éradication de la polio au CDC d'Atlanta a récemment reconnu après la survenue de cas de polio au cours d'une campagne de vaccination aux Caraïbes : « Il est clair que la sonnette d'alarme a été tirée. Notre problème est de savoir si l'heure est grave ou non. » (Courrier international, n° 536 du 8 février 2001).

Dans le cadre des fusions génétiques et du constant phénomène de commutation, ces vaccins anti-grippaux, ainsi que les autres vaccins viraux, voire les traitements anti-viraux, seraient-ils capable, - dans les conditions d'élevage intensif déprimant le système immunitaire - de sélectionner des virus plus agressifs et virulents dont les nouvelles caractéristiques génétiques permettraient le franchissement de la barrière des espèces comme c'est le cas avec la grippe aviaire et l'homme, la grippe équine et le chien, sans oublier le Sras, momentanément éteint ?

Devons-nous nous préparer à une épidémie de grippe comparable à celle de la grippe espagnole en 1918-1919, qui aurait été également d'origine aviaire, avec transmission inter-humaine, selon une récente étude scientifique américaine qui s'est bien gardée de rappeler que cette pandémie avait été sept fois plus meurtrière chez les soldats américains vaccinés que chez les civils non vaccinés ? (Réf. : « Vaccination condemned », Eleanor McBean, 1985)

Les laboratoires pharmaceutiques seraient-ils, une fois de plus, les seuls à tirer profit de cette catastrophe programmée, ainsi que le soulignait le Washington Post du 5 décembre 2002 devant la « spéculative » menace bioterroriste lors de la guerre d'Irak ?

Les antiviraux Tamiflu et Relenza sont-ils efficaces ?

Par le Dr Marc VERCOUTERE

Selon un rapport de l'Office canadien de coordination de l'évaluation des technologies de la santé (OCCETS), le Tamiflu et le Relenza ne seraient pas plus efficaces qu'un placebo dans le traitement préventif et curatif de la grippe (rapports technologiques de janvier et novembre 2001).

Alors que, depuis deux ans, la grippe aviaire restait circonscrite en Asie du Sud-est, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) multiplie depuis février 2005 les messages d'alerte auprès de la communauté internationale sur le risque d'une pandémie de grippe aviaire.

Bons élèves, les pays riches « préemptent des stocks massifs de vaccins en cours de production », contre un virus qui, par la sélection de virus plus virulents et agressifs, aura toujours une longueur d'avance.

Ces mêmes pays constituent également à prix d'or des réserves d'un médicament antiviral, « l'oseltamivir (Tamiflu) -qui - est, avec le zanamivir (Relenza), le seul antiviral actif sur le virus A/H5N1 »(expérimenté sur quelques dizaines de personnes !) selon la Direction générale de la santé. Les américains ont ainsi passé une commande pour 1 milliard de dollars, la France ou l'Angleterre se contentant chacun de plus de vingt à 40 millions de traitements individuels en prévention d'une éventuelle pandémie*.

« En contact permanent avec l'Oms » et spéculateur avisé, le laboratoire Roche, qui avait acheté en 1999 la licence de cet antiviral, doublera en 2005 sa production après l'avoir déjà multipliée par deux en 2004. Il prévoit ainsi un chiffre d'affaires de 660 millions de dollars, amputé, il est vrai, d'un don de 3 millions de traitements individuels consenti à l'Oms le 24 août dernier, c'est-à-dire la veille de la réunion des services vétérinaires des vingt-cinq Etats membres de l'Union européenne.

Si le Tamiflu « n'a pas encore fait pleinement la preuve de son efficacité » dans le traitement de la grippe aviaire, et alors que le premier cas de résistance vient d'être signalé, son efficacité, pourtant reconnue par les instances sanitaires dans le traitement préventif et curatif de la grippe, est totalement remise en cause par un rapport de synthèse d'études réalisé par l'OCCETS.

Parmi 117 sources de référence, les auteurs de l'étude ont retenu six essais cliniques menés durant la période de pointe de la saison grippale entre 1997 et 1999 et qui se conformaient aux critères d'admissibilité. 1735 personnes dont 469 dites « à risques de subir des complications » ont participé à cette étude en double aveugle, placebo contre Tamiflu.

Dans le cadre de l'estimation commune de tous les essais cliniques, plus de 70 % des participants étaient âgés de 18 à 65 ans et en bonne santé par ailleurs.

  • Cette méta-analyse ne démontre pas de réduction statistiquement significative des taux d'hospitalisation et de mortalité chez les participants traités par l'oseltamivir par rapport aux participants sous placebo.
  • Les auteurs sont arrivées aux mêmes conclusions concernant les complications comme l'otite, la sinusite, la bronchite ou la pneumonie.
  • Seule la reprise de l'activité est légèrement plus rapide avec le Tamiflu, tandis que, à l'inverse, les effets secondaires seraient légèrement plus élevés avec le placebo !

Un seul cas de résistance au Tamiflu avait été signalé sur 175 prélèvements. Un rapport sommaire de la FDA ne laisse cependant aucun doute sur les cas de résistance qui ne seraient pas tous signalés.

Pour être complet, tandis que le Relenza est contre-indiqué avant l'âge de 16 ans, le Tamiflu l'est avant l'âge d'un an ; des études chez le jeune rat ayant montré qu'à des doses importantes, le Tamiflu se retrouve dans le cerveau avec une mortalité importante.

Une autre étude, réalisée par l'OCCETS en janvier 2001, concernant le zanamivir en arrive aux mêmes conclusions. « Pour un régime gouvernemental d'assurance-maladie, il en coûterait plus cher pour distribuer du zanamivir à toute la population que les avantages qui en découleraient », selon l'un des auteurs du rapport, Bruce Brady, économiste de la santé.

En se faisant le VRP des laboratoires pharmaceutiques, qui ne sont pas des modèles de vertu comme en témoignent les affaires récentes du Vioxx, du Prozac « guère plus efficace qu'un placebo » mais responsable de nombreux suicides et homicides..., l'Oms serait-elle toujours « le bateau ivre de la santé publique » ?

Rapport complet de l'OCCETS sur le Tamiflu : L'oseltamivir dans le traitement de la grippe présumée.
Article mis en ligne le 27/10/05
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Auteurs :

  • Dr Alain ROSE-ROSETTE, Master of Public Health (University of Illinois)
  • Dr Marc VERCOUTERE · "CRI-VIE" · Tél./fax : 05 59 02 73 20 · Courriel : cri-vie@wanadoo.fr