Les protecteurs des oiseaux en ont ras-le-bol des informations mensongères !
Communiqué de Presse de la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux
Bruxelles: La Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux (LRBPO) tient, une nouvelle fois, à réagir face aux nombreuses informations mensongères que les médias se complaisent à transmettre et à amplifier. Les oiseaux migrateurs sont à nouveau montrés du doigt comme étant responsable des nouveaux cas de présence du H5N1 en Turquie, le virus ayant récemment tué à plusieurs reprises.
Tout comme en octobre et novembre dernier, en pleine migration automnale de millions d'oiseaux sauvages, ceux-ci sont à nouveau accusés par certains, avec un relais important et malheureux de nombreux médias, d'être responsables de la propagation du virus H5N1.
Et pourtant, toutes les preuves sont réunies pour assurer que les oiseaux migrateurs n'y sont pour rien. Et cela pour trois raisons principales :
- La propagation du virus H5N1 n'a en aucun cas suivi une route migratoire aviaire. Aucun oiseau ne
migre de la Chine vers l'Europe, suivant un tracé parfaitement horizontal. Par contre, le tracé de
la progression du virus correspond à la route principale commerciale humaine entre l'extrême
Orient et l'Europe, ce qui correspond plus ou moins à la ligne de chemin de fer de l'Orient
Express. Il semble donc évident que ce sont des activités humaines (transport de marchandises,
légal ou non) qui soit à l'origine de la propagation.
Aucun oiseau capturé lors des contrôles actifs (scientifiques et chasseurs) n'a été déclaré porteur du virus. Hors, il s'agit de plusieurs dizaines de milliers d'oiseaux migrateurs prélevés parmi les espèces les plus sensibles. De plus, de nombreux scientifiques affirment que, vu la violence de ce virus précis (H5N1), aucun oiseau porteur ne pourrait avoir la force suffisante pour entamer une migration. - La toute grande majorité des oiseaux migrateurs sont arrivés sur les sites d'hivernage. Ceux passant par l'Europe sont en Afrique. Hors, aucun cas de peste aviaire n'y a encore été décelé.
- Pour les protecteurs des oiseaux sauvages, il est impératif de mettre un terme à cette désinformation qui nuit gravement à l'avifaune sauvage. Il est grand temps de se focaliser sur les risques et les facteurs réels de cette propagation. Alors que certains médias continuent à relayer l'accusation envers les oiseaux migrateurs, peu d'entre eux (sinon aucun) ont commenté les images récentes provenant de Turquie. On pouvait y voir des hommes de la sécurité alimentaire, vêtus d'un équipement de protection maximum, courir après des oiseaux de basse-cour en compagnie de jeunes enfants pieds et mains nus. D'autres gosses jouaient même avec des cadavres d'oiseaux.
Pourquoi est-il donc utile de chercher une fausse cause au développement de l'épidémie alors que la vérité est évidente. Tout comme pour la Thaïlande et la Chine auparavant, les autorités turques ont démontré leur totale incompétence à gérer le problème de la peste aviaire et, une nouvelle fois, les oiseaux migrateurs sont montrés du doigt, jouant le rôle du parfait bouc émissaire.
A quand des informations sérieuses ?
Hugues FANAL
Directeur
Les élevages industriels sont à l'origine de la crise
Communiqué de presse du 2 mars du GRAIN
Un communiqué de presse du 2 mars du GRAIN, une organisation non gouvernementale internationale (ONG) dont le but est de promouvoir la gestion et l'utilisation durables de la biodiversité agricole fondées sur le contrôle exercé par les populations sur les ressources génétiques et les connaissances locales.
La grippe aviaire n'a vraiment rien de nouveau. Elle coexiste plutôt paisiblement avec les oiseaux sauvages, les élevages de volaille à petite échelle et les marchés de volaille vivante depuis des siècles. Mais la vague de souches extrêmement pathogènes de grippe aviaire qui a décimé la volaille et tué des gens à travers la planète ces dix dernières années est sans précédent - comme l'est l'industrie multinationale avicole aujourd'hui.
Les petits élevages avicoles et les oiseaux sauvages sont injustement rendus responsables de la grippe aviaire qui affecte actuellement plusieurs parties du monde. Un nouveau rapport de GRAIN montre comment l'industrie avicole multinationale est à l'origine du problème et devrait être au centre des actions menées pour maîtriser le virus.
L'expansion de la production avicole industrielle et des réseaux commerciaux ont créé les conditions idéales à l'apparition et à la transmission de virus mortels comme la souche H5N1 de la grippe aviaire. Une fois qu'ils ont pénétré dans les élevages industriels surpeuplés, les virus peuvent rapidement devenir mortels et se développer. L'air vicié par la charge virale est transporté sur des kilomètres à partir des fermes infectées, pendant que les réseaux d'échanges commerciaux intégrés répandent la maladie par les nombreux transports d'oiseaux vivants, de poussins d'un jour, de viande, de plumes, d'oeufs à couver, d'oeufs, de fumier de volaille et d'alimentation animale.
« Tout le monde se focalise sur les oiseaux migrateurs et les poulets de basse-cour comme étant le problème, » indique Devlin Kuyek de GRAIN. « Mais ils ne sont pas les vecteurs effectifs de la forme fortement pathogène de la grippe aviaire. Le virus les tue, mais il est peu probable que ce soit eux qui le propagent. »
Par exemple, en Malaisie, le taux de mortalité par le H5N1 chez les poulets des villages est seulement de 5%, indiquant que le virus a du mal à se propager dans les petits élevages de poulets. Les manifestations de H5N1 au Laos, qui est entouré par des pays infectés, se sont seulement produites dans quelques fermes industrielles du pays, qui sont fournies par des établissements d'incubation Thai. Les seuls cas de grippe aviaire dans la volaille de basse-cour, qui couvre plus de 90% de la production du Laos, se sont produits à côté des fermes industrielles.
Les gouvernements des pays de l'Union Européenne ont répondu à la découverte des cygnes, des oies et des canards morts infectés avec des mesures sévères obligeant à l'enfermement des volailles. Maintenant, ils sont bien embêtés car la première et seule manifestation significative de contamination de volaille domestique s'est déclarée dans un gros élevage industriel de dindes en France, où les 11 000 volatiles étaient confinés, totalement séparés des oiseaux sauvages.
« Il apparaît de plus en plus évident, comme on l'a vu aux Pays-Bas en 2003, au Japon en 2004, en Egypte en 2006, que la grippe aviaire mortelle se déclare dans les grosses fermes industrielles et qu'ensuite elle se propage, » explique Kuyek.
Le cas de contamination nigérienne qui s'est déclaré au début de l'année a commencé par une seule ferme industrielle, appartenant à un membre du Conseil des Ministres, éloignée des axes principaux de déplacements des oiseaux migrateurs mais elle était connue pour importer des oeufs à couver hors réglementation. En Inde, les autorités locales indiquent que le virus H5N1 est apparu et s'est répandu à partir d'une ferme industrielle appartenant à la plus grande compagnie avicole du pays, les couvoirs Venkateshwara.
La question cruciale est de savoir pourquoi les gouvernements et les agences internationales, comme l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), ne font rien pour enquêter sur la manière dont les fermes industrielles et leurs sous-produits, tels que l'alimentation animale et le fumier, propagent le virus. Au lieu de cela, ils se servent de la crise comme une occasion d'industrialiser davantage le secteur avicole. Les initiatives se multiplient pour interdire la volaille en plein air, pour évincer les petits producteurs et pour réapprovisionner les fermes avec des poulets génétiquement modifiés. Le réseau de complicités avec une industrie prise dans une série de dénis et de dissimulations semble total.
« Les agriculteurs perdent leurs moyens d'existence, les poulets locaux sont éliminés et quelques experts déclarent que nous sommes à l'aube d'une épidémie humaine qui pourrait tuer des millions de personnes, » conclut Kuyek. « Quand les gouvernements réaliseront-ils que pour protéger la volaille et les personnes contre la grippe aviaire, ils doivent les protéger contre l'industrie avicole mondiale ? »
Le rapport entier, « Qui est le dindon de la farce ? Le rôle central de l'industrie avicole dans la crise de la grippe aviaire », est disponible sur le site : http://www.grain.org/briefings/?id=195
Contact : Devlin Kuyek, GRAIN, à Montréal, Tél : +1 514 2737314, Email : devlin (at) grain.org, Web : http://www.grain.org
Les oiseaux migrateurs ne sont pas les "rats du ciel"
Communiqué de Presse du 26/01/06 de la Ligue pour la Protection des Oiseaux
Considérés trop souvent comme principaux vecteurs du H5N1, les oiseaux sauvages sont peu à peu transformés en "rats du ciel". La LPO condamne ce processus dommageable à l'égard d'une biodiversité extrêmement fragile.Elle tient à rappeler le rôle majeur joué par le transport illégal d'oiseaux sauvages ou domestiques dans ce dossier.
Quelques réalités mésestimées
L'hivernage des oiseaux en Afrique
Durant l'été 2005, alors que des oiseaux migrateurs de zones contaminées (Sibérie, Asie), s'apprêtaient à quitter leurs aires de nidification pour leurs quartiers d'hivernage, en Afrique, au Moyen Orient, mais également vers l'Australie, on nous prédisait l'émergence de nouveaux foyers aviaires sur ces différentes destinations, et l'hécatombe de nombreux oiseaux sauvages. En réalité, il n'en a rien été, en Afrique mais également en Australie et Nouvelle Zélande.
Nigeria
La confirmation, le 08 février 2006, du virus de la grippe aviaire H5N1 au Nigeria concernait, initialement et exclusivement, des élevages industriels de volatiles. A ce jour, au Nigeria, aucun oiseau sauvage contaminé n'a été trouvé. Il ne peut être exclu que le réservoir originel de ces foyers est le négoce de volailles provenant de Chine et de Turquie. Selon le laboratoire de référence de l'Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) et le Fonds des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la souche isolée du virus au Nigeria présente les mêmes caractéristiques génétiques que celle découverte en Turquie, qui elle-même s'apparente à la souche du lac chinois de la province de Qinqhai, foyer d'origine de la maladie.*
Espagne
Le 15 février 2006 à Benidorm, dans la province d'Alicante en Espagne, 2 tonnes de volailles ont été saisies. Importées illégalement de Chine, elles ont été acheminées en Espagne par camion. Il semble que leur destination finale devait être des restaurants chinois.
Ces mouvements de volailles peuvent participer gravement à la diffusion du virus à travers les pays et même les continents. Ils démontrent l'importance des contrôles aux frontières pour démanteler des réseaux de commerce illégaux. Ceci alors même que «La mondialisation a transformé le poulet en espèces migratrices et les mouvements des poulets autour du monde se produisent 365 jours par an, à la différence des migrations saisonnières des oiseaux sauvages» pour reprendre l'affirmation de Leon Bennun, directeur de Birdlife international.
Le trafic des oiseaux d'ornement
Le commerce illégal des oiseaux d'ornement à destination de la France est actuellement estimé à plus de 4 millions d'individus chaque année. Ce chiffre correspond également au nombre d'oiseaux légalement commercialisés, ce qui représente près de 8 millions d'oiseaux en tout.
Parmi les oiseaux recherchés, on constate que de nombreux passereaux sont originaires d'Asie du sud est et de Chine, tandis que les perroquets viennent principalement d'Afrique de l'ouest et de Tanzanie. De même, d'autres espèces proviennent d'Amérique du sud.
En conséquence, sans nier l'éventuel rôle des oiseaux migrateurs, la LPO souligne que, malgré la réglementation mise en ouvre pour gérer la crise, il paraît évident que le non-respect involontaire des mesures de précaution doit également être pris en compte dans l'analyse de la situation.
Allain Bougrain Dubourg Président de la LPO
Compléments de rédaction :
* Le Ministre de l'agriculture du Nigeria M. Adamu Bello a d'ailleurs déclaré lors d'une conférence de presse "Chaque jour des oiseaux arrivent au Nigeria de Chine, de Turquie, et de l'Europe mais aussi d'Amérique latine". Ce dernier a également ajouté "le Nigeria est exposé à l'importation illégale de volaille par la population rurale, qui déplace les volailles d'un endroit à l'autre et les passe en contrebande dans le pays ce qui pourrait avoir participé à la propagation du virus". Il a également rapporté ces propos au journal Nigeria's Guardian "nous pensons que quelqu'un a pu avoir importé ou fait de la contrebande d'oiseaux souillés".
Pour nous contacter :
Par e-mail : lpo@lpo.fr
Par courrier :
La Corderie Royale - BP 90263
17305 Rochefort cedex (France)
Tél.(+33)05.46.82.12.34
Fax(+33)05.46.83.95.86
Source : Agir pour l'environnement n°164
Epizootie de grippe aviaire - Les oiseaux sauvages accusés à tort
L'avis de Birdlife International
Grippe aviaire : la réalité s'envole
Selon le Dc Leon Bennun, ( BirdLife International) les oiseaux sauvages sont accusés à tort de propager la grippe aviaire alors que des intérêts personnels dissimulent la réalité : la responsabilité de cette propagation incombe aux techniques modernes d'élevage. Les demandes de battues et de destruction des sites de nidification menacent, dit-il, de provoquer l'extinction de certaines espèces rares et n'empêchera pas la propagation de la maladie.
Pendant la deuxième semaine de février, l'Europe de l'ouest a déclaré ses premiers cas de contamination par le virus H5N1 de grippe aviaire chez des oiseaux sauvages. En Italie, Grèce et Slovénie, plus de 25 cygnes sont morts ; dés la St Valentin on déplorait aussi la mort de cygnes sauvages en Autriche et en Allemagne.
Les responsables de réserves naturelles, les éleveurs de volailles, et les autorités sanitaires s'attentent à l'extension de cette épidémie.
Alimentés d'une part par des articles de presse alarmistes et d'autre part par des tentatives par les agences gouvernementales de camoufler la responsabilité des élevages, des appels sont lancés pour prendre des mesures drastiques contre les populations d'oiseaux sauvages.
Je pense que ces mesures menaceront certaines espèces d'extinction, sans que cela n'ait d'effet sur le développement de l'épizootie de grippe aviaire.
Attraper les responsables
Il est fort probable que les cygnes qui meurent actuellement en Europe de l'ouest soient arrivés récemment venant de la Mer Noire, poussés vers le sud et l'ouest par le gel les empêchant de se nourrir.
Ils ont pu attraper la maladie d'autres animaux sauvages ; mais cela est peu probable étant donné les dizaines de milliers d'oiseaux d'eau testés négatifs au H5N1 cette dernière décennie.
Ils ont probablement attrapé le virus dans les fermes, avant de migrer, soit auprés de volailles infectées soit des déjections de celles-ci. Les cygnes pâturent souvent les champs cultivés et ont de fortes chances d'être rentrés en contact avec les déjections des volailles utilisées comme fertilisant.
Si les oiseaux sauvages avaient répandu la maladie à travers les continents, il y aurait des traces d'apparition d'épidémies le long des voies de migration. Il n'en a rien été.
La théorie "de l'oiseau sauvage" répandant le virus H5N1 ne fournit pas non plus d'explication pourquoi certains pays situés sur ces voies de migration en Asie ont échappé à la contamination, alors que leurs voisins ont subis des épidémies à répétition.
Ce qui est étonnant, c'est que des pays comme le Japon et la Corée du Sud, qui imposent des contrôles stricts sur l'importation et les déplacements des volailles d'élevage, après quelques épidémies de départ, n'en ont plus subies aucune. Myanmar a été épargné.
En fait, des pays qui n'ont pas développé d'élevages intensifs ont été eux aussi épargnés. La FAO (Organisation de l'ONU pour l'Alimentation et l'Agriculture) a rapporté qu'au Laos, 42 des 45 zones infectées étaient des zones d'élevages intensifs.
Evolution mortelle
Les virus de la grippe aviaire particulièrement virulents sont rares chez les oiseaux sauvages.
Mais, dans les poulaillers industriels, la grande concentration de volailles, l'exposition constance aux déjections , à la salive et aux sécrétions fournissent les conditions idéales pour la reproduction, la mutation, la recombinaison et la sélection, à partir desquels des catégories extrêmement dangereuses de virus peuvent évoluer.
En ajoutant les mauvais diagnostics répétés, les dissimulations par l'industrie et les gouvernements, la vente et transformation sous l'effet de panique de volailles infectées, on a l'explication de pourquoi le H5N1 est maintenant endémique dans certaines parties du sud est asiatique.
En prenant en compte avant et après les déclarations d'épidémie en Asie, de la nature globale de l'industrie d'élevage de volailles, et les mouvements internationaux de volailles vivantes et de produits issus des volailles, on a le mécanisme le plus plausible de propagation du virus entre des endroits qui ne sont pas liés par les déplacements des oiseaux migrateurs.
Les épidémies, par leur caractère et le moment où elles se sont déclarées, ne correspondent pas aux mouvements des oiseaux sauvages ; mais, selon ces critères, elles ont souvent suivi les routes principales des échanges commerciaux.
La thèse comme quoi les mouvements de volailles ont joué un rôle majeur dans la propagation de la maladie est corroborée par une analyse des souches virales publiée récemment dans le journal américain "Proccedings of the National Academy of Sciences".
Certaines des organisations qui essaient de surveiller et contrôler la grippe aviaire telles que la FAO, semblent réticentes à attirer l'attention sur le rôle joué par l'élevage intensif, à cause de l'impact sur les économies nationales et sur l'accès à des ressources bon marché de protéines.
Destruction insensée
A cause de cela et pour d'autres raisons, le rôle des migrations des oiseaux sauvages dans la transmission de la maladie a été exagéré, et la presse l'a sensationnalisé.
Dans certain pays il y a eu un effet négatif sur la conservation des oiseaux, avec des demandes de destruction de populations entières, l'assèchement des marécages, et la destruction des sites de nidification.
En fait, les épidémies de H5N1 chez les oiseaux sauvages ont disparues d'elles-mêmes sans destruction ni intervention humaine.
Certains oiseaux les plus menacés courent un grand danger. Mais il y a aussi des possibilités réelles de dommages aux écosystèmes dont dépendent certaines personnes et économies.
Alarmant pour ceux qui craignent une épidémie de grippe aviaire humaine, cette vision déformée, implique aussi que les bonnes questions ne sont pas posées, et que les mesures de protection les plus efficaces ne seront peut être pas prises.
BirdLife International demande qu'une enquête indépendante sur la propagation du H5N1 soit conduite, étudiant le rôle de l'industrie globale de l'élevage de volailles, et établissant des cartes des élevages officiels et non officiels ainsi que les routes du commerce de volailles en liaison avec l'éruption des épidémies.
C'est peut être aussi le moment de se pencher sur la façon dont le monde se nourrit et de décider si le prix payé en terme de risque pour la santé humaine et pour la biodiversité de la planète par le développement des méthodes d'élevage moderne n'est pas trop élevé.
Le DC Léon Bennun est directeur d'information, science et politique de BirdLife International.
Source et copyright bbcnews online/ Green Room/Opinions : publication hebdomadaire sur des thèmes liés à l'environnement ; 17/02/06. www.news.bbc.co.uk
Traduction bénévole pour information à caractère non commercial MD pour Planète Non Violence
Site de BirdLife International
La peur de la grippe aviaire politiquement programmée - 1ère partie
La peur de la grippe aviaire est politiquement programmée - 2ème partie
Mis à jour le 06/03/06
Nombre de lectures :
+ 7982 avant la mise à jour
Voir aussi :
- Dossier sur la grippe aviaire - Partie 1/3 : le point de vue de médecins
- Dossier sur la grippe aviaire - Partie 3/3 : La peur politiquement synchronisée pour un "iatrogénocide" mondial
Sources :

