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SIDA : le danger d'en avoir fait une école

De l'affrontement des « écoles »

Dionysos, plusieurs siècles avant JC, serait né de l'union morganatique (un peu spéciale, il faut en convenir) d'un Dieu et d'une mortelle. Il aurait multiplié les petits pains, aurait transformé l'eau en vin et aurait même fait des miracles durant son bref passage terrestre.

Plus intéressant encore, sont les pièces et gravures retrouvées par les archéologues et montrant sa crucifixion selon une troublante symbolique déjà vue ailleurs... et tandis que des écrits très anciens attestent de sa résurrection consécutive... au bout de trois jours... un vrai souci du détail par anticipation...

Cette mythologie fait suite à celle d'une autre divinité (le Dieu Mita) à peu près identique. Ces deux « aventures » précédent une autre bien plus récente qui donna naissance à la chrétienté telle qu'elle est assise sur ses fondements aujourd'hui...

Le Vatican a-t-il intérêt à accorder de la « publicité » et « à débattre publiquement » sur ce volet de l'Histoire ?

Il ne peut échapper, même au plus crétin d'entre nous, un troublant parallélisme de « reproduction » des mythes... selon des cycles historiques séculaires (millénaires même) et surtout sur le fondement d'un manque d'imagination évident des bâtisseurs de dogmes... manque d'imagination de nature à jeter un certain trouble chez le commun mortel s'il devait y avoir autre chose qu'une démarche obscurantiste sur la question.

En ce temps là, il n'y avait aucun respect des droits sur la propriété intellectuelle... les Perses et les Grecs n'avaient pas déposé leurs marques... de plus, ils ne sont plus là pour ester en réparation civile...

Les « initiés » et ceux qui possèdent une foi indéboulonnable, peuvent n'y apercevoir qu'un « hasard » malheureux. Ils peuvent tout autant affirmer, haut et fort, que la différence est ailleurs... la mythologie antique fut polythéiste tandis que la plus récente est résolument monothéiste... certes... mais quand même...

Les plus « érudits » (les gardiens du temple et des tables) ont même tenté, très discrètement, une autre explication : il s'agirait d'une intervention du « Malin » (le « Malin » saurait tout avant tout le monde)... préalablement à la réalisation d'un fait (la venue sur Terre du Fils de Dieu) avéré et annoncé déjà dans l'ancien testament... certes encore... mais quand même encore...

Quel rapport avec le VIH ?... aucun en apparence... mais encore...

La question n'est pas de savoir si Mita, Dionysos ou Jésus Christ ont, un jour, pris les traits d'un mortel (et réciproquement) ou même de savoir si le VIH est ou n'est pas.

La vraie question est de mieux comprendre pourquoi et comment les piliers du pouvoir et des intérêts bien compris (économiquement et politiquement bien sûr) ont utilisé ces faits réels ou supposés pour en tirer maints avantages personnels directs et indirects. Plus grave, me semble-t-il, est de comptabiliser ceux qui, moins chanceux, trinquèrent, trinquent et trinqueront sur le fondement de ces constructions mystico-humaines.

Pour balayer les « indécis » autrement appelés « hérétiques », l'Empereur Constantin ne s'encombra pas : il prit un acte impérial pour régler « définitivement » la question et l'assorti d'un dispositif répressif sanglant pour convaincre justement les « irréductibles du doute » en son Empire. Ce fut l'un des premiers actes qui légitima l'assise actuelle de Rome (beau début)... En fait, il jeta les bases des persécutions diverses et variées sous son règne et tout au long des siècles qui suivirent. Ce sont les dégâts collatéraux du bien fondé du dogme. De toute évidence, ça fait du monde quand même...

Aujourd'hui et dans d'autres domaines, on a désormais coutume de requalifier les « hérétiques » (les réfractaires aux dogmes convenus) de « négationnistes »... Faire passer celui qui doute sur le VIH du qualificatif de « dissident » (qualificatif qui ne manquait déjà pas de sel) à celui de « négationniste » est une démarche « intéressante »... Un « dissident » peut être remis sur le droit chemin (c'est un égaré), un « négationniste » doit être condamné (il ne saurait être admis dans le paysage social).

En vérité je vous le dis (lol), ce qui m'interpelle le plus est la relecture des premiers écrits « hiératiques » du début des années 80 : je suis troublé par l'extrême précision des textes « sacrés » initiaux... Tout y était déjà ou presque !... On ne va pas chipoter sur des corrections mineures consécutives (incorporation ou non du sarcome de Kaposi par exemple, ce qui est quand même dommage pour la crédibilité du film culte « Philadelphia » avec l'excellent Tom Hanks). Les « prophètes », autrement appelés « co-découvreurs », ont presque tout envisagé, il y a plus de vingt ans... c'est étonnant !

Fort heureusement et comme le 25 décembre 0001 (est-ce bien cela ?), la possibilité d'une rédemption, à la définition pas très claire, survînt en 1996. Les « pêcheurs », ceux de 0001 et ceux de 1996, eurent l'opportunité de saisir un geste du Divin : qui ne boira pas le sang du Fils de Dieu, dans le premier cas, et qui ne sortira pas couvert et ne croquera pas les tri thérapies lorsque le Malin l'habitera (c'est-à-dire que l'ambition est de circonvenir et d'inquiéter tout le monde), dans le second cas, sera promis aux affres de l'enfer...

Conclusions :

L'une des perversions majeure de l'approche officielle, de l'Ecole officielle donc, du SIDA est d'avoir érigé la question au niveau du quasi-dogme... avec des conséquences « internationalistes, politiques et économiques » redoutables :

Le dogme et le quasi-dogme n'autorise en rien une quelconque remise en cause, fut-elle partielle... elle n'autorise pas plus des recherches parallèles (je pense là à l'exploration stress oxydatif de Cheminot par exemple) : le monopole de la pensée exulte !

Il est probable que les premiers apôtres, co-auteurs des premiers drafts des lignes directrices de la Foi, seraient très surpris (peut-être ravis, mais aussi consternés) par les effets induits de leurs productions. Pierre, Paul, Luc (pas le nôtre... Luc le vieux) et autres seraient sans doute stupéfaits par les développements ultérieurs de leur action initiale... Ils auraient même peut-être des « doutes » sur la mise en place d'une telle machinerie des siècles plus tard. La réussite peut faire peur parfois ! Etaient-ils des types frustres ou étaient-ils des appartenants à la noblesse du moment ?

Il faudrait interroger les nouveaux apôtres Robert, Luc (le nôtre cette fois) et c'est très possible compte tenu de la contemporanéité : ne s'interrogent-ils jamais le soir dans leur lit ? Ont-ils le sentiment d'être acteurs ou manipulés dans leur entreprise d'ouverture de la boîte de Pandore ? Jamais de doutes ?

Lorsque notre ami Luc va témoigner chez Kadhafi, est-ce à comprendre comme l'expression d'une culpabilité quelconque ?... sachant que l'autre bédouin escompte bien monnayer sa clémence... le moment venu.

Lorsque ce cher Luc pense à un type diabolisé qui croupit dans une prison alsacienne et, plus encore, lorsqu'il pense à une jeune femme qui s'est fait exploser contre un arbre suite à la lecture d'un test qu'il a mis au point... dort-il bien ?

Ses aventures « papaye verte anti-âge » ne sont-elles pas les premiers symptômes de l'expression d'un ras le bol personnel et d'une culpabilité naissante... ?

Pour bien dormir, il faut se référer à l'Ecole... écarter le moindre doute... sinon, c'est l'insomnie garantie ! C'est la quadrature du cercle... Les effets sont tels que le moindre doute et la moindre remise en cause exploseraient ce dispositif si soigneusement construits et emporteraient ceux qui s'y sont mis à la fenêtre.

Un ou une intervenante ici a affirmé que « le seul bon séropo au long cours est le séropo mort »... Je serais tenté d'ajouter « ou très malade » (c'est encore mieux en terme d'image)... Je me souviens, en juillet 2000, avoir lu dans un avion un article du JDD écrit par Didier Derlich (l'astrologue de RTL) qui venait de mourir.

L'émotion était grande dans le public. Il y expliquait avoir été séropositivé en 1990 et avoir connu l'enfer durant la décennie malgré des médocs pris scrupuleusement : un cortèges de dérapages de sa santé physique...

Bien sûr et quand on est soi-même directement concerné depuis quelques temps (un an en l'espèce), il convient, lors de ce genre de lecture de héler la chef de cabine afin d'obtenir un whisky supplémentaire... et d'accrocher sa ceinture pour approcher la zone de turbulence annoncée.

Six années ont passées... mon intérêt pour les lectures précitées a décru, j'ai décroché ma ceinture et peux boire le whisky de l'hostess plus à l'aise... ma santé est excellente : comment me l'expliquer ?... est-ce faire un raccourci trop hâtif que de considérer ma « différence » entre Didier et moi... ?... à savoir qu'il croquait des médocs et moi pas ?... « rien à voir » disent les orthodoxes... «... et pour ma compagne, on explique comment ? »... « vraiment tu nous fais chier » ajoutent ces mêmes orthodoxes... Il est vrai que deux exemples individuels n'ont pas le mérite d'emporter l'adhésion d'une cohorte.

En admettant que le destin nous rattrape comme lui en dix ans, un constat s'impose quand même : il aura vécu l'enfer durant « sa » décennie et nous pas (enfin, je termine mon premier « septennat »)... encore bien même si les portes de l'enfer devaient s'ouvrir dès demain matin pour nous...

N'y a t il vraiment pas de place pour le doute ?... vu basiquement et pragmatiquement ?

Est-il si « dérangeant » que cela que de porter cette expérience individuelle (qui s'ajoute à bien d'autres) à la connaissance des « nouveaux arrivants dans la confrérie » ? Est-ce requalifiable en « négationnisme » ?

La certitude convenue du système doit-elle balayer le moindre espoir individuel pour mes « confrères et mes consoeurs » ?

N'ont-ils pas le droit de se faire leur idée, constitutive d'un choix de vie important, à la lumière d'autres expériences individuelles ?

Doivent-ils aller tête baissée dans le dogme ?... et se perdre dans les méandres de la décrépitude physique et mentale consécutive aux « thérapies » ?

Faut-il s'en remettre à Dieu ou au système social pour gérer notre passage dans ce bas monde ?

Que chacun puisse répondre à cette question de façon ouverte... et éclairée... qu'aucun ne puisse contrevenir au choix de chacun... que le choix reste permis en excluant le choix sous influence... c'est bien là l'essentiel... que personne ne soit le séide de personne...

Il en va pour le VIH comme pour tout le reste... simplement que dans ce cas, les choses sont plus concrètes et donc plus palpables.

Un individu sans espoir est un individu qui n'existe déjà plus... il est mort mentalement avant d'être mort physiquement.

Article mis en ligne le 01/02/06
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